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	<title>Comments on: Blogs et politiques, bis</title>
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	<description>La politique change. Voter n’est plus qu’un engagement parmi d’autres. Dans un monde toujours plus complexe, les partis et les systèmes hiérarchiques pyramidaux n’ont plus leur place. Il faut apprendre à vivre en réseau, à penser global et agir local.</description>
	<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 05:18:01 +0000</pubDate>
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		<title>By: Thierry Crouzet</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2006/07/25/blogs-et-politiques-bis/#comment-566</link>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jul 2006 09:39:17 +0000</pubDate>
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		<description>Tu as raison pour politique. Je suis très embêté avec toutes les définitions officielles car elles excluent de la politique tous les systèmes auto-organisés, où il n'y a pas de gouvernement à proprement parler. Pour moi, un anarchiste fait de la politique. Un libertarien aussi. Toutes les définitions classiques les excluent du champ politique. C'est sûr qu'on peut dire que l'auto-organisation est une forme de gouvernement. Mais n'est-ce pas un peu tiré par les cheveux? Peu importe, je vais reposter deux nouvelles définitions en tenant compte de tes suggestions. Et je discuterai des nuances dans le livre. Faut partir d’une base claire pour tout le monde.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tu as raison pour politique. Je suis très embêté avec toutes les définitions officielles car elles excluent de la politique tous les systèmes auto-organisés, où il n&#8217;y a pas de gouvernement à proprement parler. Pour moi, un anarchiste fait de la politique. Un libertarien aussi. Toutes les définitions classiques les excluent du champ politique. C&#8217;est sûr qu&#8217;on peut dire que l&#8217;auto-organisation est une forme de gouvernement. Mais n&#8217;est-ce pas un peu tiré par les cheveux? Peu importe, je vais reposter deux nouvelles définitions en tenant compte de tes suggestions. Et je discuterai des nuances dans le livre. Faut partir d’une base claire pour tout le monde.</p>
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		<title>By: José</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2006/07/25/blogs-et-politiques-bis/#comment-565</link>
		<dc:creator>José</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jul 2006 09:21:54 +0000</pubDate>
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		<description>Salut Thierry,

Le langage est un lieu commun, c’est-à-dire, au sens propre, un lieu qui appartient à tous. Les dictionnaires tentent de codifier ce lieu commun, de donner à chaque mot des définitions qui soient à la fois précises, exhaustives (les mots ont souvent plusieurs acceptions) et acceptables par tous, à une époque donnée. 

A partir de là, on peut discuter sans fin de la part d’idéologie(s) véhiculée par chaque auteur de dictionnaire et contenue dans chaque définition, et chacun peut même refaire le dictionnaire comme ça l’arrange. 

Mais à quoi sert le langage ? A partager, à échanger, à communiquer. Si chacun donne sa propre définition à chaque mot usuel, il n’y a plus de “lieu commun“ et plus d’échange possible, chacun parlant à l’autre d’une chose différente.

Soit Bonvote est ton projet personnel, c’est respectable et tu peux appliquer à chaque mot la définition que tu entends, soit Bonvote est un projet commun et dans ce cas, pourquoi ne pas commencer par utiliser des définitions de mots que tous peuvent vérifier et sur lesquelles tous peuvent s’entendre ?

Tu as noté ailleurs que les définitions varient selon les dictionnaires. C’est exact, sans quoi il n’y en aurait qu’un, celui de l’Académie ou un autre. En revanche, toutes ces définitions sont, en général cohérentes les unes avec les autres.

Je n’ai sous la main que deux définitions du mot politique : celle d’un dictionnaire encyclopédique Larousse en 3 volumes (datant des années 60) et celle d’un Petit Robert récent. Tu peux t’y référer pour plus de précisions, mais voici les définitions de base : 

Larousse : Relatif à l’organisation et au gouvernement des affaires publiques…
Robert : Relatif à la cité, au gouvernement de l’Etat… Relatif à la société organisée…

On pourrait en prendre d’autres et, pour commencer, le Littré. Il n’y est pas question d’art, d’art de vivre, d’art de vivre en société, d’art de vivre ensemble ou de vie sociale, qui ne définissent ni la ni le politique. Serait-ce cela, d’ailleurs, peu de “blogs politiques“ correspondraient à la définition généreuse.

En résumé : pour le mot “politique“, je reprendrais trois ou quatre définitions usuelles (Académie, Littré, Larousse, Robert) dans leur acception première. Pour “site politique“ (pas blog, donc ?), je te suggère ceci : 

“Site web, très souvent un blog, qui traite de politique. Un site politique est soit partisan (sympathisant, militant, responsable, candidat à une élection ou élu), soit indépendant.
Selon la sensibilité de son auteur (ou de ses auteurs, dans le cas d’un site collaboratif), il décrit, interroge, analyse, enquête, discute, critique ou approuve tel ou tel aspect de la vie politique. Il est parfois force de proposition dans tel ou tel aspect particulier de la vie de la cité (organisation des pouvoirs publics, organisation sociale, environnement, urbanisme, éducation, etc),   
 
Restent à préciser les proportions du contenu politique qualifiant : tu dis “fréquemment“, j’aurais plutôt tendance à dire “principalement“ ou de “manière significative“, faute de pouvoir quantifier plus présisément.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Salut Thierry,</p>
<p>Le langage est un lieu commun, c’est-à-dire, au sens propre, un lieu qui appartient à tous. Les dictionnaires tentent de codifier ce lieu commun, de donner à chaque mot des définitions qui soient à la fois précises, exhaustives (les mots ont souvent plusieurs acceptions) et acceptables par tous, à une époque donnée. </p>
<p>A partir de là, on peut discuter sans fin de la part d’idéologie(s) véhiculée par chaque auteur de dictionnaire et contenue dans chaque définition, et chacun peut même refaire le dictionnaire comme ça l’arrange. </p>
<p>Mais à quoi sert le langage ? A partager, à échanger, à communiquer. Si chacun donne sa propre définition à chaque mot usuel, il n’y a plus de “lieu commun“ et plus d’échange possible, chacun parlant à l’autre d’une chose différente.</p>
<p>Soit Bonvote est ton projet personnel, c’est respectable et tu peux appliquer à chaque mot la définition que tu entends, soit Bonvote est un projet commun et dans ce cas, pourquoi ne pas commencer par utiliser des définitions de mots que tous peuvent vérifier et sur lesquelles tous peuvent s’entendre ?</p>
<p>Tu as noté ailleurs que les définitions varient selon les dictionnaires. C’est exact, sans quoi il n’y en aurait qu’un, celui de l’Académie ou un autre. En revanche, toutes ces définitions sont, en général cohérentes les unes avec les autres.</p>
<p>Je n’ai sous la main que deux définitions du mot politique : celle d’un dictionnaire encyclopédique Larousse en 3 volumes (datant des années 60) et celle d’un Petit Robert récent. Tu peux t’y référer pour plus de précisions, mais voici les définitions de base : </p>
<p>Larousse : Relatif à l’organisation et au gouvernement des affaires publiques…<br />
Robert : Relatif à la cité, au gouvernement de l’Etat… Relatif à la société organisée…</p>
<p>On pourrait en prendre d’autres et, pour commencer, le Littré. Il n’y est pas question d’art, d’art de vivre, d’art de vivre en société, d’art de vivre ensemble ou de vie sociale, qui ne définissent ni la ni le politique. Serait-ce cela, d’ailleurs, peu de “blogs politiques“ correspondraient à la définition généreuse.</p>
<p>En résumé : pour le mot “politique“, je reprendrais trois ou quatre définitions usuelles (Académie, Littré, Larousse, Robert) dans leur acception première. Pour “site politique“ (pas blog, donc ?), je te suggère ceci : </p>
<p>“Site web, très souvent un blog, qui traite de politique. Un site politique est soit partisan (sympathisant, militant, responsable, candidat à une élection ou élu), soit indépendant.<br />
Selon la sensibilité de son auteur (ou de ses auteurs, dans le cas d’un site collaboratif), il décrit, interroge, analyse, enquête, discute, critique ou approuve tel ou tel aspect de la vie politique. Il est parfois force de proposition dans tel ou tel aspect particulier de la vie de la cité (organisation des pouvoirs publics, organisation sociale, environnement, urbanisme, éducation, etc),   </p>
<p>Restent à préciser les proportions du contenu politique qualifiant : tu dis “fréquemment“, j’aurais plutôt tendance à dire “principalement“ ou de “manière significative“, faute de pouvoir quantifier plus présisément.</p>
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