Je viens de lire l’interview de Susan Blackmore publié sur NextModernity. Elle y discute des développements de la théorie des mèmes imaginée par Richard Dawkins durant les années 1970. Pour Dawkins, les mèmes sont le pendant culturel des gènes. Comme eux, ils chercheraient à maximiser leur chance de survie.
Si cette théorie est vraie, nous serions des machines à propager les mèmes autant que les gènes. En quelque sorte, ils nous manipuleraient, au moins partiellement.
Je suis assez d’accord avec cette idée. Dans leur course à la survie, les mèmes ne peuvent que nous entraîner à doper nos capacités cognitives ; cas si nous avons une meilleure mémoire, si nous pouvons traiter plus d’information, si nous vivons plus longtemps, nous devenons de meilleurs vecteurs de mèmes.
Cette hypothèse nous conduit inévitablement vers le transhumanisme, dont en France Rémi Sussan semble un des défenseurs. Je viens d’acheter son livre, je ne l’ai pas encore lu.







3 September 2006 @ 8:30
[...] Des mmes au transhumanismeDes mmes au transhumanisme Thierry Crouzet, 3 septembre 2006 Je viens de lire linterview de Susan Blackmore publi sur NextModernity. Elle y discute… [...]
4 September 2006 @ 15:35
La théorie des mèmes : Pourquoi nous nous imitons les uns les autres….
La version française (traduction de B. Thomass et préface de Richard Dawkins) de : “The Meme Machine” Quelques mots de Susan Blackmore Denis Failly - “Susan Blackmore, could you remind us shortly the basics of Memetics and Meme ?” Su…
10 September 2006 @ 23:48
Tout ceci me rappelle à quel point, à certaines époques, des gens avaient été massacrés pour avoir osé proclamer toutes les découvertes dérangeantes que nous avons fait sur nous-mêmes et notre environnement…aussi à quel point, les sectes savaient et savent toujours se glisser derrière l’inconscient collectif pour détourner le sens de ces découvertes.
Aujourd’hui, les sciences progressent avec une rapidité foudroyante pour démontrer l’adéquation au réel de certaines intuitions, remettant toujours plus en cause les dogmes et les tabous de nos craintes, y compris celui de ne plus pouvoir penser par nous mêmes. Mais quant aux réalisations possibles, ne doivent répondre, que les comités d’éthique et les mécènes auxquels les scientifiques doivent de poursuivre leur recherches.
Aussi, je ne suis pas étonné de voir que c’est en anglais que parraissent leurs résultats.
une parenthèse, j’ai modérément apprécié le ton de Rémi Sussan sur “le fin fond de l’afrique” alors que pas mal de foyers en france ne sont toujours pas équipés pour recevoir internet! Restons tout de même réalistes!!