L’union nationale est-elle possible ?

En France, ces vingt der­nières années, nous avons essayé la gauche et la droite, disons le PS et le RPR/UMP et même deux fois la coha­bi­ta­tion. Résul­tat, c’est tou­jours la merde. La France pour­suit son déclin écono­mique à l’échelle mon­diale et, ce qui est bien plus grave, les Fran­çais sont tou­jours aussi pes­si­mistes. Moi, je me dis, sans trop d’illusions je le pré­cise, qu’il est temps d’essayer autre chose.

À droite et à gauche, on veut reprendre les mêmes, ou presque, et sur­tout les mêmes méthodes, ou presque, tout ça pour se plan­ter comme par le passé. Alors, quand j’entends dire que l’union natio­nale est impos­sible par les tenants de la droite et de la gauche, je me marre. Réveillez-vous. La droite ou la gauche, c’est pos­sible mais ça ne marche plus depuis vingt ans. On vient d’essayer… plu­sieurs fois même.

Tout le monde savait que c’était impos­sible à faire. Puis un jour est venu un homme qui ne le savait pas. Et il l’a fait.1

Avec cette remarque, Chur­chill nous a déjà démon­tré que nous devions ten­ter l’union natio­nale. J’ajoute quelques arguments.

  1. Si on ne prend pas de risques, on n’a aucune chance de gagner gros. Et comme la France a besoin d’un jack­pot, autant essayer ce qui ne l’a pas été depuis bien longtemps.
  2. Ce n’est parce que l’union natio­nale a été ten­tée sans suc­cès qu’il faut l’écarter défi­ni­ti­ve­ment (dans ce cas la gauche et la droite devraient être ban­nies de la politique).
  3. L’union natio­nale serait faible car non appuyée sur une majo­rité. Mais l’union natio­nale ne peut-elle être, elle-même, la majo­rité ? Les légis­la­tives viennent après la pré­si­den­tielle. Entre temps, l’union natio­nale peut être créée.
  4. Le pou­voir fort, auto­ri­taire, qui fait pas­ser des idées par-dessus celles des autres n’a aucune effi­ca­cité dans notre monde com­plexe où per­sonne ne contrôle vrai­ment ce qui se passe.
  5. Un pou­voir d’union, donc sans majo­rité propre à l’intérieur de ses rangs, est forcé au dia­logue et à la col­la­bo­ra­tion. Or, aujourd’hui, nous avons besoin de l’intelligence de tous. L’union natio­nale est le meilleur moyen de faire fonc­tion­ner l’intelligence col­lec­tive. En elle-même, elle impose le dialogue.
  6. Pour être effi­cace, l’union natio­nale doit modi­fier les ins­ti­tu­tions pour intro­duire le dia­logue à tous les niveaux. Elle doit construire un pays où les forts jus­te­ment ne sont pas tout-puissants. C’est son fon­de­ment phi­lo­so­phique. Je crois qu’il n’a encore jamais été mis en œuvre. Dans un sys­tème fait pour les forts, comme en Ita­lie, l’union natio­nale est cha­hu­tée. À cette union natio­nale, dès son élec­tion, de chan­ger le cadre où elle s’exercera.
  7. Les mou­ve­ments d’union natio­nale seraient instables. Dans un monde qui évolue sans cesse, la sta­bi­lité n’est pas vrai­ment un avan­tage. Pour preuve, on demande aujourd’hui aux entre­prises et aux indi­vi­dus d’êtres réac­tifs et non figés sur des pré­ceptes. Nous devons en attendre autant de nos gou­ver­ne­ments. L’instabilité, c’est la vie. La sta­bi­lité, c’est la mort. Mais insta­bi­lité ne veut pas dire anar­chie. L’instabilité peut-être créative.
  8. Inter­net nous apprend en ce moment la pos­si­bi­lité de cocréer de la valeur, d’œuvrer dans un esprit gagnant-gagnant. D’une cer­taine façon, inter­net résulte d’une union inter­na­tio­nale. Tout le monde s’est retroussé les manches, sans se pré­oc­cu­per de natio­na­lité, ni de savoir dans quelle entre­prise on tra­vaillait. Ça n’empêche pas la concur­rence mais cette méthode de tra­vail a per­mis un fan­tas­tique déve­lop­pe­ment en une dizaine d’années. Pour­quoi pas cela en France ?

C’est juste quelques idées dont j’ai étayé cer­taines dans Le cin­quième pou­voir. Quand je vois des hommes poli­tiques dirent qu’ils refu­se­ront de par­ti­ci­per à une union natio­nale je les trouve mau­vais per­dants par anti­ci­pa­tion et, sur­tout, très pré­ten­tieux. Ils croient sans doute que nous ne pou­vons pas nous pas­ser d’eux.

Je crois que, au contraire, les hommes de gauche comme de droite aiment trop le pou­voir pour le refu­ser quand on leur pro­po­sera de le par­ta­ger. Ceux parmi eux qui sont intel­li­gents, qui aiment la France, se met­tront au tra­vail. Nous sommes soixante mil­lions, il y aura tou­jours des volon­taires. Et tant mieux s’ils ne sont pas tous poli­ti­ciens (depuis long­temps je suis per­suadé que les forces vives de la nation ne font pas de la poli­tique parce que le cli­vage droite-gauche les désespère).

Pour une fois, l’union natio­nale met­trait en place une poli­tique pour les Fran­çais et non pas contre ceux des camps adverses. C’est peut-être une uto­pie mais j’ai envie de la voir vivre.

1. Je n’ai pas trouvé la source de cette cita­tion de Chur­chill. En cher­chant, je suis tombé sur une autre cita­tion com­pa­rable par Mark Twain : « On avait oublié de leur dire que c’était impos­sible, alors ils l’ont fait. »

Article aussi publié sur Ago­ra­vox.

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31 commentaires à “L’union nationale est-elle possible ?”

  1. gravatar.com Sarro Philippe ip:1
    12 March 2007 @ 10:29

    Union natio­nale contre quoi ? Contre les extrémismes ?

  2. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    12 March 2007 @ 10:35

    Pas du tout… Faut arrê­ter jus­te­ment de pen­ser la poli­tique contre. L’union natio­nale peut-être pour nous, pour aller de l’avant.

  3. gravatar.com Sarro Philippe ip:1
    12 March 2007 @ 10:40

    C’était de la provocation.

  4. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    12 March 2007 @ 10:52

    :-) Du coup j’ai ajouté une phrase à la fin du billet…

  5. gravatar.com charlie ip:3
    12 March 2007 @ 11:09

    Sur l’union natio­nale, j’ai tou­jours la même ques­tion : pour faire quoi et com­ment ? Tou­jours d’accord sur le fait qu’il faut dépas­ser les vieux cli­vages, qu’il faut dia­lo­guer, que l’urgence l’impose. Pas seule­ment écono­mi­que­ment, mais socia­le­ment et envi­ron­ne­men­ta­le­ment aussi, les 3 sont liés.

    J’avais fait un post à ce sujet, pour sou­li­gner qu’à mon avis, la ques­tion du chan­ge­ment cli­ma­tique — et sur­tout les réponses qu’on envi­sage — por­tait une nou­velle ligne de cli­vage : remise en cause de la crois­sance telle qu’on la connait ou non. Du coup, j’ai un peu peur que l’union natio­nale sans pro­jet défini soit un truc élec­to­ral de plus, voire conduise à une redé­fi­ni­tion de la bipo­la­ri­sa­tion, façon démo­crates / répu­bli­cains, et que ce soit tou­jours dans les mêmes vieux pots qu’on fasse les mêmes vieilles soupes.

    L’accord de l’UDF avec Lepage va plu­tôt dans le bon sens, mais là encore, sur quelles bases est-il passé ? Si c’est un accord “sou­tient contre postes ou inves­ti­tures aux légis­la­tives”, ben, vous pou­vez pas savoir com­ment je m’en fous. Si c’est un accord sur le pro­gramme, que l’UDF, plu­tôt à la ramasse sur l’environnement, intègre des éléments du pro­gramme de Lepage, ça devient inté­res­sant. Et encore, ça dépend des éléments en ques­tion, là aussi, si c’est trois mesu­rettes, ça ne va pas être pos­sible : les cau­tions écolo pour cause d’élection, pour ma part, j’en ai soupé.

    Résumé : inté­res­sée, mais pas au point de faire un chèque en blanc. “il est temps d’essayer autre chose”, dis-tu. Tout à fait d’accord, mais est-ce bien ça qu’il faut essayer ?

  6. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    12 March 2007 @ 11:14

    Tu vois autre chose dans ce qu’ILS nous pro­posent? Moi pas. Alors essayons ça en atten­dant mieux. Pour faire quoi? Le web s’est fait sans pro­jet, il s’est fait parce que les gens ont tra­vaillé ensemble. Le pro­jet peut appa­raître de lui même. Si ça marche entre les gens.

  7. gravatar.com Marcus ip:4
    12 March 2007 @ 12:17

    Le temps des hommes et des femmes de dia­logue et de bonne volonté serait-il enfin arrivé ? C’est en tout cas mon intime convic­tion.
    Il importe de mettre le prag­ma­tisme, l’ouverture d’esprit, la tolé­rance, l’écoute et le res­pect de l’autre, au cœur de la gou­ver­nance.
    Cela nous rap­por­che­rait aussi de nos amis et par­te­na­nires euro­péens. Nous en avons bien besoin.

  8. gravatar.com Axel ip:5
    12 March 2007 @ 12:46

    Pour faire quoi? Le web s’est fait sans pro­jet, il s’est fait parce que les gens ont tra­vaillé ensemble. Le pro­jet peut appa­raître de lui même. Si ça marche entre les gens.”

    Je suis bien d’accord avec ça.
    S’il avait fallu dire au début “le web pour faire quoi ?” on dis­cu­te­rait encore du pro­jet et le web n’existerait pas.
    Lan­çons l’outil, l’union natio­nale est un outil, et ensuite on décou­vrira plein d’applications.

  9. gravatar.com José ip:6
    12 March 2007 @ 15:29

    La droite ou la gauche, c’est pos­sible mais ça ne marche plus depuis vingt ans. On vient d’essayer… plu­sieurs fois même.“

    Et tu penses sérieu­se­ment que réunir tous ces gens, dont tu sembles pen­ser le plus grand bien, don­nera de meilleurs résul­tats que de les subir sépa­ré­ment ? :)

    A moins que tu ne penses à pas à ceux-là ? A moins qu’ils soient réunis sur un pro­jet ? Et lequel ?

  10. gravatar.com Garbun ip:7
    12 March 2007 @ 17:09

    Ne pas essayer de chan­ger un sys­tème qui marche mal sous pre­texte que ça ne le chan­gera pas for­cé­ment est une connerie.

  11. gravatar.com José ip:6
    12 March 2007 @ 17:52

    Merci Gar­bun, mais on va dire de ta réponse qu’elle est dila­toire :)

    Pour ma part, si je sou­hai­tais l’Union natio­nale –ou plu­tôt si je la croyais possible-, je com­men­ce­rais par ne pas consi­dé­rer l’ensemble de la classe poli­tique comme “défaillante“ –parce que c’est aussi avec elle que se fera ladite union– et les ques­tions déran­geantes comme des conneries.

    Ça pour­rait mettre le doute sur la réa­lité de la volonté de dia­logue ou sur la sin­cé­rité, l’opportunité et la soli­dité de la démarche d’union.

  12. gravatar.com SoAnn ip:8
    12 March 2007 @ 18:20

    Bay­rou uti­lise seule­ment une vieille recette que tous ont uti­lisé mais qui marche avec tout le monde actuel­le­ment… Quand Le Pen dit qu’il est du centre ou que Sarko cite Jaures, cela choque plus. Quand Bay­rou le fait, cela passe mieux et tout le monde mord à l’hameçon! Les hommes poli­tiques ont tou­jours dit qu’ils n’étaient ni de droite ni de gauche, mais dans les faits la divi­sion est tou­jours, plus ou moins binaires, et vous pou­vez l’appeler comme vous le sou­hai­tez, cela ne chan­gera rien!

    A par­tir de là, faire tra­vailler des gens dont les valeurs sont dif­fé­rentes appe­lera tou­jours le com­pro­mis, le manque d’entente ou d’avancées fortes. ET donc l’immobilisme sera favo­risé. Je retiens de Bay­rou des posi­tion­ne­ments très libé­raux dans le sens irré­gulé du terme et suis entiè­re­ment d’accord avec Char­lie pour dire que le ral­lie­ment avec Lepage, c’est de la pure poudre aux yeux! Il s’est sim­ple­ment acheté une cau­tion morale! Et les deux trois free­men qui pensent avoir influencé cela peuvent tou­jours s’en tar­guer! Les hommes/femmes poli­tiques écoutent beau­coup de monde, mais ils n’agissent pas avec la logique avec laquelle on aime­rait les voir faire. J’ai un peu peur pour eux qu’ils soient déçus si Fran­çois passe. Je ne l’espère pas. Mais je pars du prin­cipe qu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

    A par­tir de là, prô­ner l’Union Natio­nale, aller dans ce sens uni­que­ment depuis que les son­dages sont un peu plus favo­rables, c’est vrai­ment risible. Bay­rou qui fus­ti­geait les son­dages il y a encore deux mois n’arrête pas de les citer main­te­nant! Du jour où il a été mis au second tour comme capable de battre Sarko, tout le monde s’est dit “pour­quoi pas?”, tom­bant alors dans la théo­rie du vote utile mani­pu­lée par les médias, vous fai­sant réa­li­ser ce que vous cri­ti­quiez il y a encore quelques jours ici… Si le 5ième pou­voir ne peut sor­tir d’analyse plus fine que les pou­voirs pré­cé­dents, je me demande bien vers où l’on se dirige…

  13. gravatar.com Paul de Montréal ip:9
    12 March 2007 @ 18:36

    L’union natio­nale ca serait de prendre les meilleurs qqsoit leur étiquette poli­tique et les juger au résul­tat et pas à la maniere qu’ils ont de contour­ner les obs­tacles — par la droite ou la gauche.
    Parmi les poli­ti­ciens élus au com­mande, il fau­drait qu’ils sachent bien rai­son­ner, com­mu­ni­quer et col­la­bo­rer entre eux et avec leur conci­toyens avec un sens prag­ma­tique plus que dog­ma­tique.
    “Peu importe la cou­leur du chat pourvu qu’il attrape la souris.”

    Ca implique de chan­ger les men­ta­li­tés et les vieux cli­vages poli­tiques mais sans oublier l’histoire et les inter­êts par­ti­cu­liers de chaque groupe sociaux.
    Bay­rou par­ti­cipe un peu a faire pro­gres­ser ce pro­ces­sus mal­gré les résis­tances fortes des deux par­tis PS et UMP.

    Quand au 5ième pou­voir, il a besoin d’une infor­ma­tion de qua­lité qu’il peut trou­ver plus faci­le­ment sur l’internet que sur le TF1 de Bouygues car sinon ca sera le café du com­merce online.

  14. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    12 March 2007 @ 19:44

    J’ai tou­jours, ici et dans mes livres, milité pour le win-win. Si le win-win n’était pas effi­cient dans la nature, il n’y aurait pas d’évolution. Je crois que si on encou­rage le win-win on a tout à y gagner. L’union natio­nale me paraît aller dans ce sens, en tout cas on peut le rêver.

    Mais ne croyez pas que je me fais des illu­sions. Qui que ce soit qui atteint le pou­voir se retrou­vera face à la com­plexité incon­trô­lable. C’est pour ça qu’au fond voter ne sert pas à grand chose et que je ne vote­rais pro­ba­ble­ment pas.

    Mes argu­ments ne sont pas par­ti­sans, je me fous de qui aura le pou­voir pour la rai­son ci-dessus. Mais sur­tout arrê­tez de dire que l’union natio­nale est impos­sible. J’ai écrit ce billet pour dénon­cer cette absur­dité. Une chose est impos­sible que si on l’a essayée au préalable.

    Et ne res­sor­tez pas l’exemple de la 4e répu­blique. C’était il y a 50 ans. Vous croyez que le monde n’a pas changé depuis. À cette époque, nous n’étions pas face à une crise écolo­gique majeure. La guerre froide à côté c’était de la rigo­lade. Les temps changent, la poli­tique doit chan­ger même si les hommes ne changent pas.

    Soyez un peu aven­tu­reux. C’est tout ce que je vous demande. Si vous allez voter, choi­sis­sez le chan­ge­ment. Il n’y a pas que Bay­rou (il ne me fait pas rêver mais il pro­pose une expé­rience qui ne me déplait pas). Mais stop à l’UMPS. Ces gens n’ont jamais rien prouvé et ils nous donnent des leçons.

    Depuis sep­tembre, je me suis battu avec d’autres pour que Bay­rou ait la parole. À cette époque, il était invi­sible dans les son­dages. Je suis per­suadé que c’est grâce en par­tie au cin­quième pou­voir que Bay­rou en est là où il est (il le recon­naît lui-même – déma­go­gie vous allez me dire). Un his­to­rien s’amusera un jour à rele­ver les emprunts qu’il a fait aux idées qui cir­culent sur le web. Je ne vais pas m’amuser à ça car je tra­vaille déjà à autre chose mais ce tra­vail mérite d’être fait. Nous n’aurons pas de preuve mais bon…

    Comme le sug­gère José, l’union natio­nale ne fonc­tion­nera que si elle sort du car­can poli­tique. On verra bien ce que fera Bay­rou si d’aventure il est au pou­voir. Je demande à voir comme au poker. Et si c’est la merde, rien ne nous empê­chera de faire marche arrière… Il faut trou­ver de vraies solutions.

    Ici et ailleurs nous en pro­po­sons de temps en temps, elles fini­ront par faire leur che­min. Une recon­fi­gu­ra­tion du pay­sage poli­tique leur per­met­trait sans doute de gagner du ter­rain. Je suis pour la révo­lu­tion, même une simple petite révo­lu­tion électorale.

  15. gravatar.com Garbun ip:10
    12 March 2007 @ 19:44

    José, comme le dit Thierry, il n’y a pour l’instant pas d’autre pro­po­si­tion. Ma phrase visait les argu­ments disant “on en sait rien si ça sera mieux”, qui pour le coup sont conservateurs.

  16. gravatar.com Axel ip:5
    12 March 2007 @ 19:56

    Pour So-Ann, un peu d’écologie dans cette cam­pagne :
    le pou­voir des fleurs :

    http://www.page2007.com/2007/03/12/video-clip-bayrou-changer-les-ames-changer-les-coeurs-le-pouvoir-des-fleurs/

  17. gravatar.com Dilbert ip:11
    12 March 2007 @ 20:47

    Le remède à la “com­plexité incon­trô­lable” dont parle Thierry est tout bon­ne­ment de rendre le pou­voir aux gens. Cela implique un recul de l’Etat dans presque tous les domaines. Qui y est prêt ? Sûre­ment pas les poli­ti­ciens. C’est pour­quoi je suis scep­tique même à l’égard d’une “union nationale”.

  18. gravatar.com romeo ip:12
    12 March 2007 @ 21:16

    Thierry, pour­quoi oublies tu de reve­nir à l’essentiel en te lais­sant égarer par tel ou tel posi­tion­ne­ment doite/centre/gauche ou telle ou telle alliance entre candidats ?

    L’union natio­nale pour laquelle tout citoyen quelque peu réflé­chi aspire ne pourra se bâtir qu’autour d’un pro­jet “par­ti­ci­pa­ti­ve­ment” mené, tu es le mieux placé pour le savoir !

    Ce n’est qu’ainsi que les cli­vages poli­tiques pour­ront être dépas­sés, petit à petit. Dans l’action, des citoyens de bonne volonté se met­tront pro­gres­si­ve­ment à tirer ensemble les wagons dans le sens du “bon sens”, et ils oublie­ront d’eux-mêmes les lignes de frac­tures arti­fi­cielles er pure­ment intel­lec­tuelles qui les oppo­saient aupa­ra­vant. Ils en vien­dront même à se deman­der com­ment ils ont pu ainsi se lais­ser divi­ser dans le passé et perdre tant de temps en chi­mères et inactions.

    Il n’y a que comme cela que le pays pourra com­po­ser ce noyau dur, socle des réformes qu’il fau­dra défi­nir par­ti­ci­pa­ti­ve­ment et “vendre” à la grande majo­rité des français.

    Donc il faut voter à l’évidence pour le can­di­dat qui croit sin­cè­re­ment à cette façon de faire, car voter pour quelqu’un qui ne lan­ce­rait pas avec convic­tion ce pro­cess le len­de­main de l’élection revien­drait à assis­ter à la des­cente du pays 5 ans de plus.

    Dans cette cam­pagne, il n’y a qu’un seul can­di­dat qui a pris le risque dès son départ de lan­cer un pro­cess par­ti­ci­pa­tif, et le résul­tat est pas mal du tout. Ce can­di­dat a eu un cou­rage cer­tain et a fait preuve d’un bon diag­nos­tic concer­nant le genre de “trai­te­ment” que les fran­çais sont sucep­tibles d’accepter.

    C’est ce can­di­dat qui doit pas­ser, et les autres (tous sauf Sar­kozy et Le Pen) devront avoir une porte grande ouverte, là aussi dès le len­de­main de l’élection, pour rejoindre ce mou­ve­ment com­plè­te­ment nou­veau dans l’hexagone.

    A eux tous, ils for­me­ront une majo­rité à l’assemblée, les citoyens pour­ront donc se mobi­li­ser avec effi­ca­cité autour des nou­veaux organes participatifs.

    Le pays sera alors et enfin sur de très bon rails.

  19. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    12 March 2007 @ 21:40

    @Romero Je suis d’accord à 100% pour la par­ti­ci­pa­tion… mais où est la géné­ra­tion par­ti­ci­pa­tion dans le staff de Ségo­lène aujourd’hui… elle a été brillante jusqu’au moment d’annoncer son pro­gramme… et puis oublié la par­ti­ci­pa­tion… aucune révi­sion consti­tu­tion­nelle pro­fondes pour la mettre en place à tous les niveaux… Pour moi, Ségo­lène s’est ser­vie du mode col­la­bo­ra­tif. J’aimerais de tout cœur me tromper.

    En fait, nous avons besoin du mode col­la­bo­ra­tif et de l’union natio­nale. Mais ces imbé­ciles sont inca­pables de s’entendre. Alors je pré­fère un can­di­dat faible au moins il sera obligé de col­la­bo­rer avec les autres poli­tiques et avec nous aussi. Si on retrouve le PS au pou­voir, nous allons revivre ce que nous venons de vivre. Car les éléphants sont là, ils tiennent à leur pou­voir, ils viennent de prendre Ségo­lène à la droite… Et tant qu’ils seront là, ils essaie­ront de gar­der le pou­voir pour eux.

  20. gravatar.com erik ip:13
    12 March 2007 @ 22:25

    Thierry, vous êtes hor­ri­ble­ment et inuti­le­ment aggres­sif (ces imbé­ciles…). De plus, à l’instar des magouilleurs que vous dénon­cez, vous jouez à plu­sieurs bandes : vous plai­dez la cause de l’union natio­nale non pour ce qu’elle appor­tera au pays mais parce qu’elle affai­blit l’opposition ou la majo­rité et laisse place à votre 5ème pou­voir (qui n’est en fait qu’un 4ème pou­voir bis, donc plus contre-pouvoir que pou­voir). Je m’explique, pour que l’union natio­nale soit pos­sible il faut :
    – que plus de 300 dépu­tés s’en pré­va­lant soient élus, ce qui lais­se­rait l’opposition écra­sée et divi­sée ;
    – que le pré­sident, avant même de dis­soudre l’assemblée, prenne l’initiative d’un réfé­ren­dum pour ins­tau­rer la pro­por­tion­nelle. Dans ce cas, c’est la majo­rité qui devien­drait vul­né­rable.
    Votre pro­jet : dis­cré­di­ter la repré­sen­ta­tion afin non de la com­plé­men­ter, de moder­ni­ser la vie poli­tique, mais de revi­si­ter à la sauce 2.0 les antiques illu­sions liber­taires. Tristoune…

  21. gravatar.com José ip:6
    12 March 2007 @ 22:43

    Thierry, Je ne fais aucun pari sur les éléphants socia­listes. Un éléphant ça trompe énor­mé­ment. On sait :)

    Mais peux-tu me dire où est le mode par­ti­ci­pa­tif et la nou­veauté de méthode, de pen­sée ou de pro­po­si­tion, chez ceux que Fran­çois Bay­rou –Ministre de l’Education Natio­nale pen­dant 4 ans, de 93 à 97, illu­miné aujourd’hui par l’idée auda­cieuse qu’à l’entrée en 6e, il serait bon de savoir lire et écrire– a pré­senté hier comme son équipe du renouveau :

    - Jean-Louis Bour­langes,
    – Jean Arthuis, Ministre de l’Economie et des Finances de Juppé,
    – Mariel de Sar­nez,
    – Jean Pey­re­le­vade, ancien direc­teur adjoint du Cabi­net de Mau­roy à Mati­gnon (81–83), ex PDG du Cré­dit Lyon­nais et par ailleurs auteur de l’excellent “Le Capi­ta­lisme Total“-,

    Je n’ai rien contre eux, mais il ne me vien­drait pas l’esprit de dire que tous ces notables chrétiens-démocrates sont des rosières, tel­le­ment plus fraiches que des éléphants, hein !

    Quant à l’Union natio­nale, je me per­mets de ren­voyer, entre autres, à ceci : http://carnetsdenuit.typepad.com/carnets_de_nuit/2007/03/quand_bayrou_ve.html

    En gros, ça dit que Bay­rou cherche avec jus­tesse, de son point de vue, à dépor­ter vers la droite la ligne de par­tage et le centre de gra­vité d’une bi-polarisation recom­po­sée. Fin du coup.

    Pour­quoi pas, d’ailleurs ? Mais, par pitié, oubliez deux secondes le mar­ke­ting à deux balles et n’essayez pas de vendre ça comme un pro­duit révo­lu­tion­naire : la date de péremp­tion est dépas­sée depuis 1958. :) )

  22. gravatar.com SoAnn ip:8
    12 March 2007 @ 22:54

    Ouaip… Bay­rou a déjà mis plus de 100 000 euros offi­ciel­le­ment dans le son­dages depuis que cela marche… On peut par­ler révo­lu­tion, mais les révo­lu­tions se font des valeurs fortes, et là je n’en vois pas chez lui…

  23. gravatar.com Henri Alberti ip:14
    12 March 2007 @ 22:59

    Je crois que pour une fois, le pro­blème est simple. L’union natio­nale dont on parle comme le dit Romero, va de la gauche à la droite en excluant d’office le cas Sar­kozy et sa bande. Cette méfiance que nous avons envers les poli­tiques ( avec rai­son ) ne s’applique que dans ce cas et je com­prends tout à fait le tra­vail zélé de page2007 qui va dans ce sens.
    Les pro­blèmes écolo­giques et écono­miques nous attendent de pieds fermes, mais n’oublions pas que le pro­blème géo­po­li­tique est là en pleine action. Les cala­mi­tés que subissent le petit, moyen et grand orient s’aggravent et vont sûre­ment s’amplifier.
    A une époque pas si loin­taine un cer­tain Bush ET Blair, Ber­lus­coni, Aznar, le mec d’Australie et du Por­tu­gal se trou­vaient dans une posi­tion clé au même moment plus un cer­tain Chi­rac. Qu’aurait fait Sar­kozy ? Ber­lus­coni, Aznar et le mec du Por­tu­gal ne sont plus ( Blair très bien­tôt ).
    Donc quand nous par­lons d’unité de quoi que ce soit en France, c’est sans Sarkozy.

    Pour les autres, si leur poli­tique est misé­rable comme d’habitude, l’exaspération des gens aug­men­tera dan­ge­reu­se­ment, et plus cette exas­pé­ra­tion sera grosse et plus le mode par­ti­ci­pa­tif aura des chances d’émerger. Il me semble que c’est logi­que­ment inexo­rable à condi­tion de faire très gaffe en paral­lèle aux pro­blèmes géo­po­li­tiques et espé­rer qu’il y aura des per­sonnes avec un mini­mum d’intelligence dans les postes clé au bon moment.

  24. gravatar.com romeo ip:12
    12 March 2007 @ 23:12

    Thierry, Ségo­lène n’a pas hypo­thé­qué son ave­nir en s’engageant sur des pro­messes vis à vis des éléphants. Elle a appelé le trou­peau car elle a besoin de 100 % des voix du PS pour opti­mi­ser ses chances de pas­ser, point barre. Ne pas l’avoir fait aurait été sans doute une grave erreur, car il faut bien com­men­cer par gagner les éléctions.

    D’autre part, les nou­veaux membres du PS qui ont amené Ségo­lène à gagner haut la main les pri­maires n’aiment pas les éléphants, et après les élec­tions, si Ségo­lène est élue comme je pense que cela va être le cas, Ségo­lène fera la pluie et le beau temps au PS et les éléphants n’auront plus qu’à aller paître dans leur retraite locale ou à faire ce qu’on leur dira de faire.

    Il faut faire le pari de Pas­cal : qu’avons nous à perdre si Ségo­lène gagne ? Dans le pire des cas elle aura évité à la France la déchéance sar­ko­zyste. Dans le meilleur des cas, elle aura en plus ins­tauré la par­ti­ci­pa­tion dans la vie quo­ti­dienne des fran­çais et de ce fait ouvert une auto­route aux réformes.

    Une fois élue, si il lui pre­nait l’envie de lais­ser tom­ber la par­ti­ci­pa­tion aux oubliettes, ses élec­teurs, la blogo etc. se rap­pel­le­ront à ses sou­ve­nirs. Etre citoyen veut dire sur­veiller sa démo­cra­tie comme le lait sur le feu, non ?

    Ségo­lène est la seule qui peut battre sarko, dis­po­ser d’un socle à l’assemblée et au niveau local, tout en lan­çant à fond le par­ti­ci­pa­tif, en ouvrant pour cela la porte à Bay­rou et aux autres démo­crates et répu­bli­cains dans l’âme (c’est à dire presque tous sauf Sarko et Le Pen).

    Aucun autre can­di­dat ne peut offrir pareille package. Et seul le pro­cess par­ti­ci­pa­tif peut per­mettre de mener à bien les réformes. Toutes les ten­ta­tives du haut vers le bas, conduitent par la gauche ou la droite ayant foirées.

    Qu’avons nous donc à perdre de plus ? Rien.

    Donc il faut parier sur Ségo­lène sans pour autant “lui lacher la bride” une fois élue. On est des citoyens, pas des esclaves.

  25. gravatar.com Garbun ip:15
    13 March 2007 @ 0:01

    Ségo­lène est la seule qui peut battre sarko”

    Ce n’est pas ce que disent les son­dages (pour ce qu’ils valent).

  26. gravatar.com Enfant Terrible ip:16
    13 March 2007 @ 0:03

    En lisant les com­men­taires, j’ai pu voir qu’un pro­grès avait été fait:

    1 — on a réussi à com­prendre que ce n’était pas autour d’un homme (un chef, un roi, un empe­reur, un dic­ta­teur, un pré­sident) qu’il fal­lait se réunir, comme cela avait été fait tra­di­tion­nel­le­ment depuis les temps his­to­riques (la mémoire his­to­rique est la prin­ci­pale source des tra­di­tions) mais autour d’un pro­jet né d’une idée nouvelle.

    2 — Le prin­ci­pal écueil auquel nous nous heur­tons tou­jours est que tous les pro­jets poli­tiques sont vec­teurs d’opinions et sont de manière interne comme de manière externe sujets à la faculté de juger. Ils portent sur des juge­ments de valeurs et pro­voquent en retour des juge­ments de valeurs.

    3– la véri­table crise à laquelle nous fai­sons face à chaque occa­sion qui nous est don­née d’agir sur le gou­ver­nail de notre navire, est celle de notre inca­pa­cité momen­ta­née, face aux pro­blèmes sociaux et écono­miques, de trou­ver des pro­jets qui ne devront pas être là pour pro­mou­voir le juge­ment de valeur d’une per­sonne où d’un groupe.
    Exemple, inter­net, un pro­jet infor­ma­tique bâtit pour amé­lio­rer la réflexion et de nou­velles méthodes de cal­cul, a ren­con­tré en che­min des outils dont les dif­fé­rents niveaux de lan­gage ont amé­lioré les com­mu­ni­ca­tions. Les outils qui ont été mis à notre dis­po­si­tion via la struc­ture réseau se sont déve­lop­pés tel­le­ment vite que les juge­ments de valeurs ade­quats ne se sont pas encore déve­loppé à leur encontre.

    4 — lorsque l’on doit sur­vivre, ou face à un dan­ger réel et immi­nent, les juge­ments de valeur sur ce qu’il y a à faire sont de fait écar­tés au pro­fit de l’action pour reve­nir en masse une fois le dan­ger passé. Par le passé, des chefs se sont escri­més à pro­vo­quer de telles réac­tions pour gou­ver­ner de manière facile. La plu­part venaient des extrèmes, mais pas tous. Le resul­tat fut catas­tro­phique. Pour­quoi? Ils posaient au préa­lable le pro­jet de réunir des gens autour d’eux, et pour se faire, ils ont eu besoin de créer un agré­gat de juge­ments de valeurs.
    Par le passé j’ai moi-même écouté en toute bonne foi ceux qui avaient essayé cette méthode. Et aujourd’hui je me suis rendu compte qu’elle a à chaque fois échoué.

    5 — je me suis aperçu à plu­sieurs reprises qu’il était impos­sible de dia­lo­guer avec des gens qui fai­saient pas­ser les juge­ments de valeur avant les idées créa­trices de pro­jet. Et je me suis demandé pour­quoi, alors que nous rai­son­nons avant d’émettre un juge­ment, nous étions tous pous­sés à emettre un juge­ment avant d’emettre une idée.
    La réponse s’est fait jour ces der­niers temps alors que nous sommes de plus en plus à nous connec­ter: la mau­vaise com­mu­ni­ca­tion.
    C.à d. que par peur de ne pas être immé­dia­te­ment com­pris par notre entou­rage, nous sommes pous­sés à emettre des juge­ments de valeur afin de règler la dis­tor­sion qu’il y a entre nous.

    6 — j’en ai conclu ceci: le pre­mier pro­jet écono­mique et poli­tique qu’il nous faut abso­lu­ment mettre en oeuvre avant tous les autres c’est de confir­mer les moyens de nous réunir autour d’un pro­jet. d’apporter au plus grand nombre pos­sible de per­sonnes, d’abord de notre pays, en favo­ri­sant le même mou­ve­ment dans les autres pays, inter­net, que cha­cun puisse uti­li­ser indi­vi­duel­le­ment, dans le meilleur des cas. Car c’est le seul moyen actuel­le­ment par lequel nous pou­vons envoyer en même temps les infor­ma­tions et les moyens de les com­prendre.
    un argu­ment de poids est celui-ci: vous qui dis­po­sez indi­vi­duel­le­ment d’internet, seriez-vous pret à reve­nir en arrière sans y être obligé?
    Non bien sur.
    Et pour­quoi?
    parce que même si vos juge­ments sont remis en cause à chaque fois que vous les expri­mez, vous réus­sis­sez quand même à réunir des gens autour de vos idées, que vous vous appe­liez tar­tem­poin ou igo­ro­trou. vous n’êtes plus iden­ti­fiés à vos juge­ments de valeurs ou ceux que les autres protent sur vous, votre idée est deve­nue votre identité.

    Der­niè­re­ment en sur­fant sur la toile je suis tombé sur un site de Libé­ra­tion qui par­lait d’un nou­veau métier: net­toyeur de répu­ta­tion sur inter­net. Vos juge­ment de valeur laissent des traces dans les ser­veurs. Et des gens se pro­posent de les effa­cer par dif­fé­rents moyens lorsque ceux-cis nuisent, à votre recherche d’emploi par exemple. Mon sou­rire s’agrandit lorsqu’un para­graphe rap­pe­lait que le meilleur moyen de contre­ba­lan­cer les effets néga­tifs des juge­ments de valeur était d’avoir des idées et de bâtir ou par­ti­ci­per à un projet.

    Beau­coup de choses s’éclaircissent lorsque l’on se met à com­prendre ce simple fait.

  27. gravatar.com Michel ip:17
    13 March 2007 @ 1:25

    Bon­jour

    ça bouge, ça bouge, construi­sons des outils,
    met­tons les en place et com­men­çons la tâche.

    Je pense aussi, que l’intelligence col­lec­tive peut
    faire plus qu’un pou­voir central.

    Je fais parti des sceptiques.

    @+

  28. gravatar.com Enfant Terrible ip:16
    13 March 2007 @ 2:04

    @Michel: j’aime ton enthou­siasme.
    Pour les rai­son que je viens de citer je ne par­le­rais pas encore d’”intelligence col­lec­tive” (deux juge­ments de valeur acco­lés l’un à l’autre). Je com­men­ce­rais par dire que si on com­mence par “un ensemble de capa­ci­tés de rai­son­ne­ment mis en réseau” cela suf­fira ample­ment. Plus tard, si tout le monde le sou­haite, cela pourra deve­nir une “intel­li­gence collective”

    Il faut d’abord trou­ver des idées qui per­met­tront aux Four­nis­seurs d’accès de col­la­bo­rer à ce pro­jet qui peut deve­nir NOTRE pro­jet (celui de faire d’ “inter­net pour tous“une réa­lité incontournable)

  29. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    13 March 2007 @ 7:51

    Inter­net pour tous c’est en cours. Ça peut guère aller plus vite. Inter­net est la tech­no­lo­gie qui se déploie le plus rapi­de­ment de l’histoire (excepté le por­table qui n’est qu’une nou­velle ver­sion du télé­phone). Faut pas mettre la char­rue avant les bœufs. Les choses vont se faire.

    Je crois que ceux qui sont déjà connec­tés doivent en pro­fi­ter pour expé­ri­men­ter. Cette élec­tion pré­si­den­tielle nous détourne des choses impor­tantes en fait. Nous nous cha­maillons au sujet des per­son­na­li­tés et de leurs idées étri­quées. Nous avons sans doute mieux à faire.

  30. gravatar.com Michel ip:18
    13 March 2007 @ 12:03

    Bon­jour

    Excuse moi de te dire cela enfant ter­rible, tu as tout faux.
    Tu restes ancré sur de vielles bases, je per­çois ce que tu com­prends,
    mais l’intelligence col­lec­tive c’est pas ça.

    Tu trou­ve­ras sur mon blog un cer­tain nombre de liens, qui te
    mène­ront au saint Graal :-) )

    Voici une petite vidéo pour te mettre le pied a l’étrier ;-) .

    http://www.axiopole.info/video/video.html

    Je reste enthou­siaste à l’idée de par­ti­ci­per au changement.

    ami­ca­le­ment

    @+

  31. gravatar.com Mathis ip:19
    27 March 2007 @ 16:22

    union natio­nale, iden­tité natio­nale, la marseillaise…

    déci­de­ment la mode de par­ler de toutes ces valeurs natio­na­listes, et quand je lis un des billets de Magyd Cherfi sur son blog (http://toujoursunconnardpoursauverlafrance.artistes.universalmusic.fr/blog/index.php)

    ca me fait peur la france de demain :(

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