Le réseau libre

J’ai repris hier ma vieille habi­tude de ne plus voter. Parce que je crois à l’incapacité de nos gou­ver­nants de nous gou­ver­ner mais aussi parce que je crois qu’il n’est plus temps de voter pour quelqu’un, c’est-à-dire contre quelqu’un d’autre.

Nous devons tra­vailler ensemble. Mais, pour atteindre cet objec­tif presque déme­suré, il n’est pas néces­saire, comme le signale Axel Kara­kar­tal, de créer le parti de ceux qui rêvent de l’union nationale.

Créer un parti, c’est bri­guer des postes élec­tifs, c’est donc s’engager à prendre la place d’autres élus, donc immé­dia­te­ment se faire des enne­mis. Le simple fait d’entrer dans un parti inter­dit de construire l’union nationale.

Au cours de la cam­pagne pré­si­den­tielle, j’ai ren­con­tré des gens intel­li­gents et ouverts de tous les bords et je crois que nous pou­vons nous par­ler. Plu­tôt de créer un parti, cher­cher à nous faire élire, nous pou­vons tra­vailler ensemble. L’union natio­nale, c’est faire cir­cu­ler les idées impor­tantes d’un bout à l’autre du champ politique.

J’ai entamé dans ma com­mune une telle ini­tia­tive et je me dis que nous pou­vons nous lan­cer dans le même pro­jet à l’échelle nationale.

Le but serait de créer Le réseau libre.

Réseau : pour insis­ter sur l’absence de chef, la décen­tra­li­sa­tion, l’ouverture…

Libre : parce que le réseau ne se lie à per­sonne ni à aucune ten­dance en par­ti­cu­lier, parce que ses membres peuvent appar­te­nir à toutes les mou­vances poli­tiques ou même à aucune… et d’autant plus libre que le réseau, en lui-même, ne brigue aucun man­dat (ce qui n’empêche pas cer­tains de ses membres d’avoir des ambi­tions électorales).

Le réseau libre serait un méta-parti en quelque sorte, une struc­ture hori­zon­tale plu­tôt que ver­ti­cale. Il inau­gu­re­rait une nou­velle façon de faire de la poli­tique, une façon tour­née vers l’action et non vers la recherche du pouvoir.

Le pou­voir, c’est agir. Dans la vie, on peut créer son entre­prise ou cher­cher à pro­gres­ser dans une entre­prise exis­tante. Nous dis­po­sons ainsi de deux modes d’action. Nos poli­ti­ciens choi­sissent exclu­si­ve­ment le second mode, en bri­guant des postes pré­exis­tants (ils se par­tagent le gâteau).

Il est temps de pen­ser la poli­tique avec une logique d’entrepreneur (agran­dir la taille du gâteau). Ne plus cher­cher à conqué­rir des postes mais en créer de nou­veaux. Cette façon de faire de la poli­tique n’exige pas la fin des par­tis et de la poli­tique ordi­naire. Elle peut se déve­lop­per en paral­lèle pour demain, peut-être, deve­nir domi­nante. Ce pour­rait être une façon douce de pas­ser du mode de gou­ver­nance actuel vers un nou­vel ordre social.

Après avoir plongé dans cette cam­pagne, je sens la néces­sité d’inventer quelque chose de neuf. J’avoue que la poli­tique tra­di­tion­nelle est à vous décou­ra­ger de vous enga­ger. Je vais essayer de par­ler autour de moi de cette idée d’un réseau libre, sans trop savoir encore quelle forme il prendra.

En tout cas, je suis tota­le­ment contre une ini­tia­tive comme vivreavecsarkozy.com. Essayons de nous par­ler, essayons de nous amé­lio­rer les uns les autres plu­tôt que de nous foca­li­ser sur nos fai­blesses respectives.

PS 1 : Avec le réseau free­men, nous avons déjà esquissé une forme de réseau libre. Le réseau libre ne serait pas un mais mul­tiple (ce qui est le propre des réseaux décen­tra­li­sés). J’ai acheté à tout hasard le domaine lereseaulibre.com, j’y ins­tal­le­rai au mini­mum le wiki que je pro­mets depuis longtemps.

PS 2 : Le réseau libre n’a aucun lien avec le cin­quième pou­voir, il ne se veut pas un contre pou­voir mais un faci­li­ta­teur de dia­logue. Son ambi­tion serait de favo­ri­ser l’esprit gagnant-gagnant.

PS 3 : Le cin­quième pou­voir doit, quant à lui, conti­nuer son che­min, s’affirmant comme contre pou­voir dès que néces­saire ou comme force de pro­po­si­tion aussi sou­vent que pos­sible. Le réseau libre devrait ainsi être par­ti­cu­liè­re­ment à son écoute.

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/ Politique 2.0

142 commentaires à “Le réseau libre”

  1. gravatar.com Axel ip:1
    7 May 2007 @ 11:33

    BRAVO !

  2. gravatar.com » LE RESEAU LIBRE par THIERRY CROUZET BLOG POLITIQUE Page 2007 blog politique » Archives ip:2
    7 May 2007 @ 11:54

    […] com­men­taires Le réseau libre on Notre choix pour le second tour de la pré­si­den­tielle 2007 — Logique de par­tis — Logique de […]

  3. gravatar.com jugurta ip:3
    7 May 2007 @ 12:02

    Bonne idée Thierry ce réseau libre …pour tous ceux qui ont com­pris que “les poli­tiques n’ont plus que le pou­voir de ralen­tir les mutations”

  4. gravatar.com Michel ip:4
    7 May 2007 @ 12:11

    Bon­jour

    Ce que j’apprécie énor­mé­ment chez toi Thierry c’est cette remise en ques­tion per­pé­tuelle, tu te boni­fie de jour en jour, tes lec­tures deviennent un régal.

    Le Wiki ne suf­fira pro­ba­ble­ment pas pour cette idée grandiose.

    De tout coeur avec toi

    Michel @+

  5. gravatar.com Iza ip:5
    7 May 2007 @ 13:10

    Oui, oui oui. Je dis bravo aussi.

    Je n’ai jamais pris ma carte de rien ( tout juste du club vidéo, et encore) à cause de ça. A cause de ce que Char­lie dénon­çait il y a quelques jours, qu’Axel déve­lop­pait aussi: parce que ça oblige inévi­ta­ble­ment à la mau­vaise foi, au mini­mum, à l’aveuglement toujours…;

    C’est donc aujourd’hui qu’on se remonte les manches.
    D’accord pour ne pas stig­ma­ti­ser, pas démo­lir à priori. Atten­dons de voir, mais en res­tant vigilants…

  6. gravatar.com Henri Alberti ip:6
    7 May 2007 @ 14:03

    Tout cela peut se résu­mer à s’astreindre à un mini­mum d’honnêteté intel­lec­tuelle et à un effort dans la pré­ci­sion ; de là à ne pas démo­lir ce qui doit être démo­lie, il y a une marge.

  7. gravatar.com halluin ip:7
    7 May 2007 @ 14:19

    j’ai pris la meme déci­sion cette année de ne pas voter ‚pour les uns c’est de l’incivilité pour moi cette une façon de dire mon point de vue qu’il soit de n’importe quels par­ties politiques,ils ont tous des solu­tions qu’ils sont inca­pables de tenir et que la france ne fait que s’enfoncer chaques jours de plus en plus et sans etre chauvin,on a tout pour etre heu­reux dans notre pays mais regar­dons ce que nous en faisons.

  8. gravatar.com lény ip:8
    7 May 2007 @ 14:53

    p’tain ça bouge, le rhi­zome est le truc le plus vivace, le plus auto­nome, le plus vivant …

  9. gravatar.com Adverbe.com - Ecrire pour le Web, formation, travail en réseau à distance, conseil éditorial, rédaction » Blog Archive » A quoi bon la démocratie ? ip:9
    7 May 2007 @ 15:45

    […] appa­rait comme un luxe inat­tei­gnable. Beau­coup plus cohé­rente, l’attitude construc­tive du réseau libre de Thierry Crou­zet qui a le mérite de pous­ser sa logique jusqu’au bout, de manière […]

  10. gravatar.com geo ip:10
    7 May 2007 @ 15:50

    Joli texte, mais il n’y a rien de bien nou­veau dans l’dée, les mou­ve­ments anar­chistes y ont pensé depuis long­temps, enfin vous pou­vez tou­jours y croire, ça occupe

  11. gravatar.com Axel ip:1
    7 May 2007 @ 16:04

    les mou­ve­ments anar­chistes y ont pensé depuis longtemps”

    le pro­blème des mou­ve­ments anar­chistes, c’est qu’ils sont en rup­ture avec tout.

    Ici c’est dif­fé­rent, l’approche est plus constructive.

    Autre nou­veauté : les réseaux anciens étaient dif­fi­ciles à faire vivre, faute de moyens, faute de relais médiatiques.

    Inter­net change la donne, avec des outils don­nant un poids nou­veau aux réseaux sociaux.

    C’est Inter­net qui rend la struc­ture par­ti­sane obso­lète, puisqu’on n’a plus besoin d’argent pour échan­ger, construire et s’organiser.

    La fonc­tion prin­ci­pale du parti poli­tique, c’est d’être une machine à concen­trer de l’argent pour une stra­té­gie de pouvoir.

  12. gravatar.com Vincent ip:11
    7 May 2007 @ 17:12

    J’en suis !

    Très bonne ini­tia­tive qui cor­res­pond tout à fait à mes sou­haits de citoyen “impliqué”

  13. gravatar.com geo ip:10
    7 May 2007 @ 18:37

    Vous confon­dez avec les mou­ve­ments nihi­listes qui effec­ti­ve­ment étaient en rup­ture avec tout et non construc­tifs, les mou­ve­ments anar­chistes sous l’impulsion de Prou­hon pré­co­ni­saient la sup­prés­sion de l’état et de toutes les contraintes sociales sur les indi­vi­dus.
    De vou­loir déve­lop­per un mou­ve­ment glo­bal “hori­zon­tal” induit l’absence d’un lea­der contrai­re­ment au sys­tème poli­tique actuel (pyra­mi­dale), c’est le prin­cipe de la gou­ver­nance du peuple par le peuple. Ce prin­cipe à ma connais­sance n’a jamais été mis en pra­tique, tant dans le monde moderne que dans les socié­tés dites pri­mi­tives (dans les­quelles il y a tou­jours un réfé­rent + ou — mys­tique par ailleurs)
    Ce prin­cipe, ne semble pas viable a grande échelle, d’ailleurs l’auteur du texte admet:
    “sans trop savoir encore quelle forme il pren­dra.“
    Le fait de réunir des per­sonnes de sen­si­bi­li­tés dif­fé­rentes mon­trera très vite ses limites; on revien­drait à l’époque des lumières avec des cercles de “phi­lo­sophes” qui cher­che­ront à influen­cer éter­nel­le­ment la poli­tique du monde sans pour autant y chan­ger quoique ce soit, puisqu’extérieur au système.

    ce texte n’engage que ma propre vision d’un monde poli­ti­que­ment cohé­rent, même s’il y a de nom­breuses imper­fec­tions (que l’on doit s’astreindre à corriger)

  14. gravatar.com Iza ip:5
    7 May 2007 @ 19:14

    Sauf que Thierry ne dit pas que ce “reseau libre” aura à influen­cer qui que ce soit. Il ne dit pas non plus que cette nou­velle gou­ver­nance doit se sub­sti­tuer à l’actuelle.

    Il dit plu­tôt (il me semble) qu’il existe une marge de manoeuvre que nous devons uti­li­ser, qu’il existe sans doute des solu­tions que nous devons inven­ter, sans attendre qu’on nous y auto­rise ou qu’on nous y pousse.

    Je crois qu’il nous faut effec­ti­ve­ment occu­per cet espace que nous sommes peu nom­breux à voir, por­tés par l’enthousiasme que (là aussi) nous sommes peu nom­breux à éprou­ver (encore moins, hélas, depuis hier).

    Ceci bien sûr ne nous empe­chera pas Henri, de démo­lir ce qui doit l’être ;-) , tu peux comp­ter sur moi !! nous disions sim­ple­ment : ne pas démo­lir “à priori”.

    Je n’ai aucune illu­sion sur le bon­homme pré­sident , mais je me pro­mets d’étudier pré­ci­sé­ment et avec rigueur .… ce qu’il fau­dra sans doute démolir.

    Pour résu­mer : j’ai bien entendu un a priori néga­tif, mais je veux faire l’effort de regar­der en face, posé­ment et libre­ment ce qu’il nous pro­pose. Nous ver­rons bien.

  15. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    7 May 2007 @ 19:36

    @Geo Le sys­tème hori­zon­tal existe, c’est inter­net. Ce que les anar­chistes éclai­rés ont ima­giné, nous l’avons construit.

  16. gravatar.com Michel ip:13
    7 May 2007 @ 22:14

    Bon­soir

    @Geo

    De nou­veaux concept de pen­sées émmergent.
    Les gou­rous ne sont plus Prou­dhon, Kro­pot­kine etc…

    Mais Richard Stall­man, Linus Bene­dict Tor­valds, Ras­mus Ler­dorf.
    Dans un autre registre tu as Pierre Lévy, Jean Fran­cois Noubel.

    Nous contro­lons ton ordi­na­teur ne touche à rien,
    bien­venu dans la cin­quième dimension.

    @+ Michel

  17. gravatar.com zouzou ip:14
    7 May 2007 @ 22:17

    Il inau­gu­re­rait une nou­velle façon de faire de la poli­tique, une façon tour­née vers l’action et non vers la recherche du pouvoir”

    Si on ne venait pas de lire que vous par­lez de votre ^réseau^, on pour­rait pen­ser que cette phrase parle de Sar­kozy.
    Il ne vous a pas attendu pour faire de la poli­tique autre­ment, et pour agir !

  18. gravatar.com Carlo Revelli ip:15
    7 May 2007 @ 22:28

    Thierry, ta des­crip­tion du réseau libre me rap­pelle furieu­se­ment la
    des­crip­tion d’Internet.… :-) Inter­net est le réseau libre par
    excel­lence! Ensuite, tout est ques­tion d’outil et de méthodes pour
    cana­li­ser les mil­lions de per­sonnes qui le com­posent dans des actions
    intel­li­gentes, intel­li­gibles et concrète tant au niveau local que
    national.

    Tout ceci me rap­pelle la célèbre Décla­ra­tion d’indépendance du
    Cybe­res­pace que Bar­low (le co-fondateur de la Elec­tro­nic Fron­tier
    Foun­da­tion) eu le culot de lire à Davos devant tous les chefs d’état
    de la pla­nète en 1996… Là aussi il parle bel et bien de réseau
    libre. Je pense que vu les temps qui courent ce magni­fique texte est
    très d’actualité et vrai­ment à médi­ter… Je me demande si je ne vais
    pas le publier demain sur Ago­ra­Vox… :-)

    DECLARATION D’INDEPENDANCE DU CYBERESPACE

    Gou­ver­ne­ments du monde indus­triel, géants fati­gués de chair et
    d’acier, je viens du cybe­res­pace, nou­velle demeure de l’esprit. Au nom
    de l’avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous
    lais­ser tran­quilles. Vous n’êtes pas les bien­ve­nus parmi nous. Vous
    n’avez aucun droit de sou­ve­rai­neté sur nos lieux de rencontre.

    Nous n’avons pas de gou­ver­ne­ment élu et nous ne sommes pas près d’en
    avoir un, aussi je m’adresse à vous avec la seule auto­rité que donne
    la liberté elle-même lorsqu’elle s’exprime. Je déclare que l’espace
    social glo­bal que nous construi­sons est indé­pen­dant, par nature, de la
    tyran­nie que vous cher­chez à nous impo­ser. Vous n’avez pas le droit
    moral de nous don­ner des ordres et vous ne dis­po­sez d’aucun moyen de
    contrainte que nous ayons de vraies rai­sons de craindre.

    Les gou­ver­ne­ments tirent leur pou­voir légi­time du consen­te­ment des
    gou­ver­nés. Vous ne nous l’avez pas demandé et nous ne vous l’avons pas
    donné. Vous n’avez pas été conviés. Vous ne nous connais­sez pas et
    vous igno­rez tout de notre monde. Le cybe­res­pace n’est pas borné par
    vos fron­tières. Ne croyez pas que vous puis­siez le construire, comme
    s’il s’agissait d’un pro­jet de construc­tion publique. Vous ne le
    pou­vez pas. C’est un acte de la nature et il se déve­loppe grâce à nos
    actions collectives.

    Vous n’avez pas pris part à notre grande conver­sa­tion, qui ne cesse de
    croître, et vous n’avez pas créé la richesse de nos mar­chés. Vous ne
    connais­sez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits
    qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que
    vous pour­riez obte­nir en impo­sant toutes vos règles.

    Vous pré­ten­dez que des pro­blèmes se posent parmi nous et qu’il est
    néces­saire que vous les régliez. Vous uti­li­sez ce pré­texte pour
    enva­hir notre ter­ri­toire. Nombre de ces pro­blèmes n’ont aucune
    exis­tence. Lorsque de véri­tables conflits se pro­dui­ront, lorsque des
    erreurs seront com­mises, nous les iden­ti­fie­rons et nous les régle­rons
    par nos propres moyens. Nous établis­sons notre propre contrat social.
    L’autorité y sera défi­nie selon les condi­tions de notre monde et non
    du vôtre. Notre monde est différent.

    Le cybe­res­pace est consti­tué par des échanges, des rela­tions, et par
    la pen­sée elle-même, déployée comme une vague qui s’élève dans le
    réseau de nos com­mu­ni­ca­tions. Notre monde est à la fois par­tout et
    nulle part, mais il n’est pas là où vivent les corps.

    Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans pri­vi­lège ni pré­jugé
    dicté par la race, le pou­voir écono­mique, la puis­sance mili­taire ou le
    lieu de naissance.

    Nous créons un monde où cha­cun, où qu’il se trouve, peut expri­mer ses
    idées, aussi sin­gu­lières qu’elles puissent être, sans craindre d’être
    réduit au silence ou à une norme.

    Vos notions juri­diques de pro­priété, d’expression, d’identité, de
    mou­ve­ment et de contexte ne s’appliquent pas à nous. Elles se fondent
    sur la matière. Ici, il n’y a pas de matière.

    Nos iden­ti­tés n’ont pas de corps; ainsi, contrai­re­ment à vous, nous ne
    pou­vons obte­nir l’ordre par la contrainte phy­sique. Nous croyons que
    l’autorité naî­tra parmi nous de l’éthique, de l’intérêt indi­vi­duel
    éclairé et du bien public. Nos iden­ti­tés peuvent être répar­ties sur un
    grand nombre de vos juri­dic­tions. La seule loi que toutes les cultures
    qui nous consti­tuent s’accordent à recon­naître de façon géné­rale est
    la Règle d’Or (6). Nous espé­rons que nous serons capables d’élaborer
    nos solu­tions par­ti­cu­lières sur cette base. Mais nous ne pou­vons pas
    accep­ter les solu­tions que vous ten­tez de nous imposer.

    Aux États-Unis, vous avez aujourd’hui créé une loi, la loi sur la
    réforme des télé­com­mu­ni­ca­tions, qui viole votre propre Consti­tu­tion et
    repré­sente une insulte aux rêves de Jef­fer­son, Washing­ton, Mill,
    Madi­son, Toc­que­ville et Bran­deis (7). Ces rêves doivent désor­mais
    renaître en nous.

    Vous êtes ter­ri­fiés par vos propres enfants, parce qu’ils sont les
    habi­tants d’un monde où vous ne serez jamais que des étran­gers. Parce
    que vous les crai­gnez, vous confiez la res­pon­sa­bi­lité paren­tale, que
    vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos
    bureau­cra­ties. Dans notre monde, tous les sen­ti­ments, toutes les
    expres­sions de l’humanité, des plus vils aux plus angé­liques, font
    par­tie d’un ensemble homo­gène, la conver­sa­tion glo­bale infor­ma­tique.
    Nous ne pou­vons pas sépa­rer l’air qui suf­foque de l’air dans lequel
    battent les ailes.

    En Chine, en Alle­magne, en France, en Rus­sie, à Sin­ga­pour, en Ita­lie
    et aux États-Unis (8), vous vous effor­cez de repous­ser le virus de la
    liberté en érigeant des postes de garde aux fron­tières du cybe­res­pace.
    Ils peuvent vous pré­ser­ver de la conta­gion pen­dant quelque temps, mais
    ils n’auront aucune effi­ca­cité dans un monde qui sera bien­tôt cou­vert
    de médias informatiques.

    Vos indus­tries de l’information tou­jours plus obso­lètes vou­draient se
    per­pé­tuer en pro­po­sant des lois, en Amé­rique et ailleurs, qui
    pré­tendent défi­nir des droits de pro­priété sur la parole elle-même
    dans le monde entier. Ces lois vou­draient faire des idées un pro­duit
    indus­triel quel­conque, sans plus de noblesse qu’un mor­ceau de fonte.
    Dans notre monde, tout ce que l’esprit humain est capable de créer
    peut être repro­duit et dif­fusé à l’infini sans que cela ne coûte rien.
    La trans­mis­sion glo­bale de la pen­sée n’a plus besoin de vos usines
    pour s’accomplir.

    Ces mesures tou­jours plus hos­tiles et colo­nia­listes nous mettent dans
    une situa­tion iden­tique à celle qu’ont connue autre­fois les amis de la
    liberté et de l’autodétermination, qui ont eu à reje­ter l’autorité de
    pou­voirs dis­tants et mal infor­més. Nous devons décla­rer nos
    sub­jec­ti­vi­tés vir­tuelles étran­gères à votre sou­ve­rai­neté, même si nous
    conti­nuons à consen­tir à ce que vous ayez le pou­voir sur nos corps.
    Nous nous répan­drons sur la pla­nète, si bien que per­sonne ne pourra
    arrê­ter nos pensées.

    Nous allons créer une civi­li­sa­tion de l’esprit dans le cybe­res­pace.
    Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos
    gou­ver­ne­ments ont créé.

    Davos (Suisse), le 8 février 1996.
    http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html#R5

  19. gravatar.com Michel ip:13
    7 May 2007 @ 22:50

    Wahouuuuuuuu !!!

    La neti­quette, c’est de la pré­his­toire ce truc. ;-) )))))))))))))))))))

    @+

  20. gravatar.com Carlo Revelli ip:15
    7 May 2007 @ 22:57

    Neti­quette, cybe­res­pace, 1996. C’est vrai­ment la pré­his­toire du net. :-)

    Et pour­tant ce texte garde toute son actua­lité et sa fraî­cheur. Et en plus, même la ques­tion de la neti­quette est d’actualité (cf les dif­fé­rentes chartes Néthique par exemple).

  21. gravatar.com Michel ip:13
    8 May 2007 @ 0:12

    @ > Carlo

    L’auteur dit que ce texte peut être rema­nié.
    Don­nons lui plus de frai­cheur, embel­lis­sons le de 10 années.

    @+ ;-)

  22. gravatar.com » LE RESEAU LIBRE - BLOGS RELAIS BLOG POLITIQUE Page 2007 blog politique » Archives ip:2
    8 May 2007 @ 0:22

    […] Thierry Crou­zet lance le réseau libre. […]

  23. gravatar.com Michel ip:13
    8 May 2007 @ 0:22

    Gou­ver­ne­ments du monde, géants décé­ré­brés , nous venons du cin­quième pou­voir, nou­velle demeure de l’esprit. Au nom du pré­sent comme du futur, nous vous deman­dons, à vous qui êtes dépas­sés, de nous lais­ser tran­quilles. Vous êtes les bien­ve­nus parmi nous. Vous n’aurez aucun droit de sou­ve­rai­neté sur les lieux de d’échanges et de par­tage du savoir.

  24. gravatar.com Garbun ip:16
    8 May 2007 @ 1:42

    Et pour­tant ce texte garde toute son actua­lité et sa fraîcheur.”

    Plus que jamais même.

    A faire tour­ner sans modé­ra­tion (jeu de mot pourri inside).

  25. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    8 May 2007 @ 6:59

    Oui, superbe… fau­drait juste qu’il soit plus open source, que les portes du nou­veau monde soient plus ouvertes… mais l’essentiel est dit et met le doigt sur la bataille qui a déjà commencé.

  26. gravatar.com sophie ip:17
    8 May 2007 @ 9:30

    Une gre­nouille vit un boeuf
    Qui lui sem­bla de belle taille.
    Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un oeuf,
    Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se tra­vaille,
    Pour égaler l’animal en gros­seur.
    Disant : ” Regar­dez bien ma soeur;
    Est-ce assez ? dites-moi; n’y suis-je point encore ?
    Nenni. — M’y voici donc ? — Point du tout.
    M’y voilà ?
    Vous n’en appro­chez point “
    La ché­tive pécore.
    S’enfla si bien qu’elle creva.

    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages:
    Tout bour­geois veut bâtir comme les grands sei­gneurs,
    Tout petit prince a des ambas­sa­deurs,
    Tout mar­quis veut avoir des pages.

  27. gravatar.com Marie-Noëlle ip:18
    8 May 2007 @ 9:57

    Bon­jour,
    Très bonne idée que ce réseau libre.

    Je pense aussi que l’internet est l’outil idéal pour mettre en réseau les hommes à tra­vers des uni­tés qui existent déjà et qui s’appellent les asso­cia­tions défen­dant des droits comme ceux à l’éducation, à la santé, au loge­ment, au tra­vail.…
    En effet, ce sont des struc­tures qui sont plus concen­trées autour des objec­tifs que diri­gées par des hommes .

    Un droit c’est une belle phrase mais qui n’a d’existence réelle pour cha­cun d’entre nous que si elle prend vie dans son quo­ti­dien. J’en ai sou­vent fait l’expérience et si je peux la faire par­ta­ger, c’est avec plai­sir.
    J’ai donc animé plu­sieurs asso­cia­tions sur ma com­mune, dans le domaine de l’école (en tant que parent et je suis aussi ins­tit) , du loge­ment et du droit du tra­vail mais aussi au niveau natio­nal sur le droit de la famille. L’avantage est que ces struc­tures réunissent toutes les dif­fé­rences, de géné­ra­tion, de niveau social et bien sûr de parti poli­tique et c’est ce qui en fait leur efficacité.

    Mon rêve a donc tou­jours été de créer un réseau, déjà au niveau local, de toutes ces éner­gies et de toutes ces com­pé­tences éton­nantes basées en plus sur le bénévolat.

    Thierry, je n’étais pas inter­ve­nue depuis long­temps sur ton blog car je suis tou­jours éton­née de voir que vous ne faites jamais réfé­rence à ces asso­cia­tions (c’est une impres­sion peut-être…je n’ai pas tout lu)

    Quand j’ai décou­vert le livre du 5ème pou­voir, j’ai pensé que c’était le moyen qui man­quait pour les mettre en syner­gie. La dif­fi­culté entre le monde de ces asso­cia­tions et l’organisation poli­tique est de pas­ser de l’un à l’autre en gar­dant la même efficacité.

    Sur ma com­mune, j’ai tou­jours choisi un objec­tif pré­cis qui fédère les citoyens et je n’ai jamais passé le pas en choi­sis­sant un camp poli­tique (quoique…à l’issu de mon plein gré!)
    Pour moi, un parti, n’est qu’un mor­ceau d’un tout et en plus de parti pris. J’ai pas envie de me cou­per en mor­ceaux et de me pri­ver des uns et des autres. De plus, toutes les per­sonnes qui ont fran­chi le pas, en se disant qu’elles auraient une effi­ca­cité à l’intérieur d’un parti, ont vite déchanté.

    Et pour­tant, il faut bien un sys­tème poli­tique pour orga­ni­ser la vie publique. Le sys­tème du cadre balisé par la gauche et la droite a-t-il plus d’inconvénients que d’avantages en bri­dant les ini­tia­tives citoyennes? Je le crois et je ne suis pas la seule appa­rem­ment. En créant des cli­vages et des oppo­si­tions, cha­cun s’épuise, alors que les dif­fé­rences sont sources d’émulation.

    L’idée du réseau libre est une struc­ture qui devrait être plus adap­tée à une nou­velle orga­ni­sa­tion publique en pri­vi­lé­giant les inter­ac­tions et en évitant que la forme ne l’emporte sur le fond. Au contraire, la forme serait au ser­vice du fond. Elle pour­rait créer le vrai contre-pouvoir des citoyens qui est impos­sible à faire valoir vu le mor­cel­le­ment actuel.
    Elle per­met­trait aussi de mettre en lumière toutes les actions posi­tives des citoyens qui le font fonctionner,ceux qui créent des richesses finan­cières mais sur­tout humaines et donnent une belle image de notre pays en créant une vraie dynamique.

    Mais y a –t-il un lien entre ces deux mondes, celui de l’internet et des associations?

    Je pense qu’il est impor­tant de par­tir des actions de proxi­mité en se fai­sant ren­con­trer déjà, dans une com­mune, des gens qui se croisent et qui s’ignorent au nom de pré­ceptes édic­tés par d’autres…la mani­pu­la­tion à dis­tance fonc­tionne très bien. Faire asseoir autour d’une table ces per­sonnes est un pas de géant et une révé­la­tion pour tous!(c’est du vécu!)
    Donc la pre­mière chose est de défi­nir des objec­tifs pré­cis, très concrets. Mais il est vrai que cela demande beau­coup de temps et d’écoute. Si j’ai bien com­pris c’est ce que tu fais sur Balaruc.

    A cha­cun de savoir ce qu’il est décidé à faire. “Ne vous deman­dez pas ce que l’Etat peut faire pour vous mais ce que vous pou­vez faire pour l’Etat”.
    Refaire le monde sur les blogs, c’est très bien, agir au quo­ti­dien dans les asso­cia­tions, c’est très bien aussi, pour­quoi ne pas réunir les deux?

  28. gravatar.com Carlo Revelli ip:15
    8 May 2007 @ 11:33

    J’ai fini par en faire un article sur Ago­ra­Vox :-)

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23976

  29. gravatar.com Tristan Valmour ip:19
    8 May 2007 @ 12:11

    Bon­jour Thierry,

    Je sou­tiens tota­le­ment votre ini­tia­tive, et vous assure que vous pou­vez comp­tez sur moi. Envoyez-moi un cour­riel si vous pen­sez que je puis vous être utile. De mon côté, je vais pro­po­ser un parti poli­tique fondé sur des valeurs huma­nistes, parce qu’il faut repen­ser la société et l’économie autour de l’Homme. Ce sera une force de réflexions citoyennes et égale­ment d’action.

    Avec mes amitiés.

  30. gravatar.com Michel ip:13
    8 May 2007 @ 13:27

    Bon­jour

    @ > Marie-Noëlle

    Les asso­cia­tions sont et ont eté essen­tielles.
    Mal­heu­reu­se­ment elles fonc­tionnent sur un mode pyra­mi­dale, par­fois sur des pré­si­dences exclu­sives ou l’enjeu est mal­heu­reu­se­ment le pouvoir.

    Serait-il pos­sible de repen­ser le fonc­tion­ne­ment des associations ?

    @ +

  31. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    8 May 2007 @ 13:29

    J’avoue que je ne me suis jamais engagé dans le monde asso­cia­tif. Mais construire inter­net n’est-ce pas s’engager dans le monde asso­cia­tif ? J’ai essayé de par­ti­ci­per à cette asso­cia­tion là depuis plus de dix ans. Il est temps de recol­ler tous les morceaux.

  32. gravatar.com Montja ip:20
    8 May 2007 @ 13:32

    Non seule­ment nous sou­te­nons cette ini­tia­tive, mais nous avons déjà entre­pris de tra­vailler sur un pro­jet dans ce sens.

    extrait de nos réflexions
    .…

    Nous pen­sons nous orien­ter vers une orga­ni­sa­tion en cercles, consi­dé­rant que les pro­jets col­la­bo­ra­tifs ont des ani­ma­teurs, des tech­ni­ciens, et des appor­teurs de contenu, … qui peuvent consti­tuer autant de cercles.

    Le pre­mier cercle serait consi­tué d’un groupe ‘lea­der’ ou cen­tral pour défi­nir les contours du pro­jet, et ses axe de déve­lop­pe­ment (site, struc­ture, .…). (…) sim­ple­ment basé sur le niveau d’implication et les sou­haits que l’on a pu obser­ver des uns et des autres.

    Le second cercle serait consti­tué d’individualités ou groupes qui sou­haitent davan­tage s’impliquer sur les dif­fé­rents thèmes et axes d’action rete­nus tels que la rédac­tion de contenu.

    Enfin, le der­nier cercle serait consti­tué sym­pa­thi­sants / adhé­rents / relais vers le monde exté­rieur (Net et ter­rain), qui pour­raient ainsi tis­ser un réseau

    Il est bien entendu que ces cercles ne seront pas cloi­son­nés et que cha­cun pourra s’il le désire faire toute pro­po­si­tion qu’il juge utile au pro­jet, voire s’intégrer dans un ou l’autre des groupes, pour le groupe cen­tral, il fau­dra accord de celui-ci à une majo­rité simple.

    .….

    voilà, si vous sou­hai­tez en savoir davan­tage, nous sommes à votre dis­po­si­tion pour répondre à vos ques­tions ic: http://montja.free.fr/enavantcitoyen/chat/

  33. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    8 May 2007 @ 13:34

    :-) Réunis­sons toutes les bonnes volontés.

    Je n’aime pas cette ter­mi­no­lo­gie de cercle qui implique un centre… à moins qu’on reste sur le contour. Je crois qu’aujourd’hui le réseau décen­tra­lisé est la seule forme envi­sa­geable, car elle évite de retom­ber dans les vieux formalismes.

  34. gravatar.com Redsan ip:21
    8 May 2007 @ 13:41

    Sympa mais utopique !

  35. gravatar.com Montja ip:20
    8 May 2007 @ 13:44

    Il ne s’agit que d’une repré­sen­ta­tion, mais basée sur l’expérience que nous avons pu vivre de la dif­fi­culté de faire tra­vailler ensemble 10+ per­sonnes de sen­si­bi­li­tés et moti­va­tions dif­fé­rentes, d’où une ten­ta­tive d’organisation en groupes de tra­vail homo­gènes, plus comp­tacts, la notion de cercles n’a pour nous rien de hie­rar­chique. :) :)

  36. gravatar.com Axel ip:1
    8 May 2007 @ 13:47

    Je crois qu’aujourd’hui le réseau décen­tra­lisé est la seule forme envisageable”

    de cet avis aussi :-)

    ça n’empêche pas de don­ner de la visi­bi­lité à d’autres formes d’organisations en paral­lèle : cercles, asso­cia­tions, par­tis, mouvements…

    mais le réseau libre en lui-même, doit être un simple réseau sans for­ma­lisme.
    “favo­ri­sant l’échange et n’imposant rien.”

  37. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    8 May 2007 @ 13:51

    Petite pré­ci­sion… On me demande si cette ini­tia­tive est réa­li­sable, peut durer… ici on affirme qu’elle est uto­pique… ben faut essayer et nous aurons la réponse à toutes ces questions.

    Je vou­drais reve­nir le pour­quoi de ce texte.

    Alors que je ne me suis jamais vrai­ment engagé avec Bay­rou, alors même que j’ai mul­ti­plié les articles cri­tiques contre lui… alors que je n’ai pra­ti­que­ment jamais tou­ché à Sarko, à peine égra­ti­gné Royal, les gens n’ont cessé de me voir comme un sup­por­ter de Bayrou.

    Tout ce que j’écrivais ou ten­tais de faire, orga­ni­ser un débat, c’était pour ser­vir Bay­rou. J’ai trouvé ça débile, cas­tra­teur même. Et symp­to­ma­tique de l’état de la France.

    Alors je me dis qu’on peut essayer d’éviter de tom­ber dans ces tra­vers… d’où cette ini­tia­tive. J’ai envie de pou­voir par­ler avec les gens de tous les par­tis, j’ai envie de pou­voir boire un coup avec eux sans qu’on me dise que je me ral­lie à un tel ou un tel.

    Un homme libre ne se ral­lie pas mais il parle avec tout le monde jus­te­ment parce qu’il est libre.

  38. gravatar.com Henri Alberti ip:22
    8 May 2007 @ 14:06

    C’est-ce que Syl­vain Poi­rier essaie de faire mais avec une struc­ture logique de com­pé­ti­tion contrai­re­ment aux bri­co­lages qu’on voit ici et là.
    Je trouve déses­pé­rant d’être pra­ti­que­ment le seul à avoir fait l’effort d’étudier son pro­jet ( qui peut se modi­fier et s’améliorer, voir algo­rithme P2P style torrent ).

  39. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    8 May 2007 @ 14:14

    Faire se par­ler les hommes ne néces­site pas d’autre logi­ciel que celui qu’ils ont dans la tête… avec un plug-in collaboratif.

    Au sujet de Syl­vain, tu as tout résumé. Tu as fait l’effort. Syl­vain ne fait pas assez d’effort pour aller vers les autres. Son truc est trop rigide. Pure­ment top-down.

  40. gravatar.com Henri Alberti ip:22
    8 May 2007 @ 15:02

    Un réseau décen­tra­lisé pur et dur a plu­sieurs défauts, ne serait-ce que de ne pas savoir ce qu’il se passe à l’autre bout du réseau sans pas­ser par plu­sieurs nœuds.
    Pour prendre l’exemple FREE­wo­MEN, il me fau­drait un an pour lire tout ce qui s’est dit dans les 110 blocs.
    Je pense que le réseau cen­tra­lisé à l’envers ( les postes convergent vers une cen­trale dédié à la liste des listes de liens ) est plus effi­cace pour la dis­tri­bu­tion d’huile de ricin…heu, d’information. Exemple: planete-bove.effraie.org dans votezbove.org en fai­sant abs­trac­tion de la conno­ta­tion bovénesque.

  41. gravatar.com Marie-Noëlle ip:18
    8 May 2007 @ 15:24

    @Thierry, tu dis ” construire inter­net, n’est-ce pas s’engager dans le monde asso­cia­tif?“
    De mon point de vue, non, parce que l’internet n’est qu’un sup­port, qu’une forme avec des res­sources excep­tion­nelles mais une forme quand même. Sur quel fond vou­lez vous tra­vailler? Il faut de la matière : des objec­tifs pré­cis. Si ce ne sont que des idées, c’est très bien, mais on tourne vite en rond et on risque de retom­ber dans les cli­vages, juste ceux aux­quels on veut échapper.

    L’action enri­chit la réflexion. Quand l’objectif d’une asso­cia­tion est de faire chan­ger une loi, on réflé­chit sur les liber­tés indi­vi­duelles, sur la place de l’état dans la vie pri­vée, sur les réels pou­voirs des poli­tiques, sur les moyens du simple citoyen face à l’administration. De l’extérieur, on a tou­jours l’impression que tout est prévu, qu’il y a une solu­tion pour tout! S’y frot­ter per­met d’en com­prendre les fonc­tion­ne­ments mais sur­tout les dys­fonc­tion­ne­ments pour pou­voir prendre le bon angle d’attaque.
    J’ai suivi, comme beau­coup, l’affaire d’Outreau mais j’ai été comme cer­tains à ne pas être sur­prise, parce que j’avais vu de près les rouages de la justice.

    Nour­rir le fond du réseau libre, c’est par exemple se poser la ques­tion :” que fait un simple citoyen si un matin, on vient l’arrêter chez lui pour le mettre en garde à vue sur simple dénon­cia­tion? Pen­sez que ça n’arrive qu’aux autres est pure uto­pie! Tra­vaillez dans le monde asso­cia­tif de ce type per­met d’être témoin. Si on veut res­ter cohé­rent on ne peut plus ne pas être actif.

    Au fait Thierry, si on te dis que ce que tu fais n’est pas réalisable…ne compte pas sur la per­sonne qui le dit et fais-le!
    De la part de Marie-Noëlle, une femme libre!

    @ Michel
    Bien sûr, je ne parle pas des asso­cia­tions qui fonc­tionnent comme des entre­prises ou des partis…avec de l’argent et du pou­voir à se par­ta­ger! Ce genre là j’ai connu au niveau natio­nal : j’étais vice pré­si­dente de l’Arpec pour la révi­sion de la pres­ta­tion com­pen­sa­toire ( les 4 pou­voirs en action!)

    Moi je parle de l’immense tissu des petites qui reposent sur l’engagement, la soli­da­rité, la déter­mi­na­tion et qui n’ont pas d’argent ou juste assez pour mener à bien leur pro­jet. Chaque fois que je me suis enga­gée, je savais que j’y pas­se­rai du temps et même de l’argent mais ce sont des aven­tures for­mi­dables où on voit les êtres humains se lever, émer­ger de la masse silen­cieuse. C’est vrai qu’ils sont beso­gneux et dis­crets mais sur­tout ils ont le vrai cou­rage de l’engagement, celui où on a des coups à prendre! Mais quel bon­heur par­tagé, à chaque pas réussi et sur­tout quand on fait abou­tir le pro­jet qu’on s’était fixé.
    D’ailleurs sur ce type d’associations, on retrouve sou­vent les mêmes personnes…on en rit quand on se voit : et oui tou­jours les mêmes!

  42. gravatar.com Le réseau libre . « Le Blog de Marie-Noëlle BRAMONTE ip:23
    8 May 2007 @ 15:44

    […] vient de déve­lop­per une idée de réseau libre. Je ne sais pas si je com­prends tout mais cela res­semble à la struc­ture à laquelle je pense […]

  43. gravatar.com Casa ip:24
    8 May 2007 @ 15:54

    La croi­sière s’amuse !

    Pen­dant donc que le nou­veau Pré­sident vogue, les appa­reils et leurs repré­sen­tants briguent les postes de l’exécutif ;
    Nous aurons donc un Pre­mier ministre qui ne sor­tira pas des urnes légis­la­tives.
    Préparons-nous donc pour éviter aussi au par­le­ment la Répu­blique des
    blocs & partis .

    Quelles sont les mis­sions fon­da­men­tales du Député ?

    Consti­tu­tion­nel­le­ment, il vote les Lois et contrôle l’action du gou­ver­ne­ment ( sic).
    Nor­ma­le­ment issu de la société civile, il est le man­da­taire de ceux qui l’ont choisi et envers les­quels il a contracté des obli­ga­tions. Il les repré­sente à la tri­bune de la Nation, l’assemblée Nationale.

    Géné­ra­liste et péda­gogue, il est en charge du débat de société, et recherche par son vote le point d’équilibre de la société fran­çaise ; c’est son role.

    Et sa force, c’est le droit et la loi.
    De leur accord, naît l’ordre juste.
    Le droit parle de la réa­lité, de la vérité,
    La loi répond du pos­sible.
    Le droit et la loi débattent et contestent sans cesse, mais en der­nier res­sort,
    La loi découle du droit.
    Le droit est insub­mer­sible, La loi peut être en eaux troubles…

    Mesu­rez avec moi l’intervalle :

    Le droit : Article pre­mier de la consti­tu­tion de la Répu­blique :
    « La France est une Répu­blique indi­vi­sible, laïque, démo­cra­tique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans dis­tinc­tion d’origine, de race ou de reli­gion. Elle res­pecte toutes les croyances. Son orga­ni­sa­tion est décen­tra­li­sée. »
    La loi : Quels ser­vices publics de soli­da­rité ? Dis­cri­mi­na­tion posi­tive ? Décentralisation ?

    Le droit : Article deux de la consti­tu­tion de la Répu­blique :
    « …Son prin­cipe est : gou­ver­ne­ment du peuple, par le peuple et pour le peuple. »
    La loi : Démo­cra­tie cap­tée par les par­tis pour toutes les élec­tions, même celle ou l’on doit élire son repré­sen­tant direct à l ‘assem­blée Nationale !

    Vous me sui­vez ? je ter­mine :
    La for­mule Répu­bli­caine défi­nit irré­pro­cha­ble­ment l’axiome social de notre Répu­blique :
    Liberté, égalité, fra­ter­nité. Rien à ajou­ter.
    « La liberté, c’est le droit,
    L’égalité, c’est le fait,
    La fra­ter­nité, c’est le devoir. »

    Pour les Légis­la­tives, faites votre devoir ! N’élisez pas des machines, ces par­tis poli­tiques qui ne nous repré­sentent plus,
    Eli­sez des femmes et des hommes authen­ti­que­ment poli­tiques en qui vous avez confiance et aptes à vous représenter.

    Com­bat­tez le cynisme et l’idéologie, exi­gez la com­pé­tence ; parce que nous le valons bien …

    Aux urnes citoyens,
    Casa 2007

  44. gravatar.com Sylvain Poirier ip:25
    8 May 2007 @ 16:31

    Il est vrai que la ques­tion de l’animation du débat d’idées en poli­tique qui devrait pré­cé­der toute prise de déci­sion, dont vous par­lez ici, n’est pas l’objectif de mon pro­jet, qui n’y appor­te­rait pas grand-chose de plus par rap­port à ce qu’on peut faire sur inter­net de manière assez désor­ga­ni­sée. Mon pro­jet vise plu­tôt à refon­der l’autre ver­sant de la poli­tique, à savoir l’exercice effec­tif du pouvoir.

  45. gravatar.com Michel ip:26
    8 May 2007 @ 16:39

    @ Marie-Noëlle

    je viens de lire ton texte, tu fais réfé­rence à “objec­tif, pou­voir, fédé­rea­tion”.
    Dans ce que pré­cise Thierry il ne s’agit pas de celà.

    L’idée est de ras­sem­bler autour d’un outil pour faire émmer­ger quelque chose.
    Ce sont ceux qui par­ti­cipent grâce aux outils col­la­bo­ra­tifs qui construisent .

    Dans ce cas de figure ce n’est plus un pro­jet qui ras­semble mais une construc­tion qui assemble.

    Nous venons grâce à ce blog (l’outil) d’échanger nos points de vue (col­la­bo­ra­tif) , ce n’est que l’emergence ou les pre­mices (construc­tion) de quelque chose que nous ne dis­cer­nons pas encore mais qui prend forme au gré de nos échanges(emmergence).

    @ > Henri Alberti

    Je pense qu’il faut sor­tir de cette idée de vou­loir la cen­tra­li­sa­tion à tout prix.
    Tu as un dic­tion­naire ? est-ce pour autant que tu lis toutes les pages ?
    Tu as l’eau cou­rante, tu fais pas cou­ler l’eau toute la jour­née.
    Par contre avec ton dic­tion­naire tu com­plètes tes connais­sances et avec l’eau cou­rante tu amé­liores ton quotidien.

    @+

  46. gravatar.com Hasselmann ip:27
    8 May 2007 @ 16:53

    Thierry,
    nous avons bavardé à St Denis (l’Usine) lors des assises de la blo­go­sphére.
    Faites un tour sur http://providentielle.blogspot.com, pour situer mon action et celle de ceux qui me suivent.
    A quelques ajus­te­ments prés nous siommes en phase, il reste 5 ans pour être vrai­ment inno­vants, sans autres ambi­tions que celle de voir émer­ger des gens de convic­tion, qui réfle­chissent, et qui ensuite agissent.
    Faire ou durer il faut choi­sir, nous ne pré­ten­dons pas durer, mais nous comp­tons bien, faire dans les 5 ans qui viennent!
    bien cordialement.

  47. gravatar.com Henri Alberti ip:22
    8 May 2007 @ 17:04

    A Michel:
    Il faut faire atten­tion aux méta­phores:
    Si dans le dic­tion­naire les mots ne sont pas ran­gés par ordre alpha­bé­tique, on est obligé de se le far­cir en entier si on a pas de chance.
    Pour l’eau cou­rante, si les robi­nets sont cachés au hasard et change de place aléa­toi­re­ment cela devient pénible.
    Je parle de cen­tra­li­sa­tion des liens, adresses avec un exemple ( qui n’est pas révo­lu­tion­naire ) mais qui fonc­tionne, il me semble.

  48. gravatar.com Michel ip:26
    8 May 2007 @ 17:19

    @ > Henri Alberti

    Les méta­phores dont j’ai usé atten­daient cette réac­tion ;-) ))

    Donc nous par­lons de ran­ge­ment de clas­si­fi­ca­tion de cla­reté, mais pas de centralisation.

    @+

  49. gravatar.com Michel ip:26
    8 May 2007 @ 17:33

    Cet échange avec Henri m’a fait pen­ser à ce très beau texte de Kha­lil Gibran

    Et une femme qui por­tait un enfant dans les bras dit, Parlez-nous des Enfants.

    Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à tra­vers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appar­tiennent pas.

    Vous pou­vez leur don­ner votre amour mais non point vos pen­sées, Car ils ont leurs propres pen­sées. Vous pou­vez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la mai­son de demain, que vous ne pou­vez visi­ter, pas même dans vos rêves. Vous pou­vez vous effor­cer d’être comme eux, mais ne ten­tez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

    Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont pro­je­tés. L’Archer voit le but sur le che­min de l’infini, et Il vous tend de Sa puis­sance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre ten­sion par la main de l’Archer soit pour la joie ; Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

    Kha­lil Gibran, Le prophète

  50. gravatar.com Henri Alberti ip:22
    8 May 2007 @ 17:37

    A Michel:
    J’allais allè­gre­ment te poser la ques­tion sui­vante:
    Tu dois faire mal aux mouches, toi aussi, non ?
    Mais après ce que je viens de lire tu vas de ce pas absor­ber un godet d’huile de ricin.

  51. gravatar.com Michel ip:26
    8 May 2007 @ 18:01

    vous êtes bien aller“
    une expres­sion si chère au Roi, est devenu aussi banal que, “ça va !“
    Mais où est passé l’étymologie de cette expres­sion ?
    Non je n’ai pas besoin du père Fuca, pourquoi ?

    oups, je sors’

  52. gravatar.com Henri Alberti ip:22
    8 May 2007 @ 18:14

    A Michel:
    Je plai­sante.
    A Thierry:
    Je fais exprès de pos­ter pas mal, parce que cer­taines mes­sa­ge­ries vont explo­ser !!
    Suis-je clair ?

  53. gravatar.com Aurélien Ponroy ip:28
    8 May 2007 @ 18:42

    Bon­jour,

    L’idée est sédui­sante mais j’ai du mal à y croire. Je suis sans doute encore trop mar­qué par le moule républicain…

    En fait, je ne vois pas com­ment le réseau libre pour­rait être autre chose qu’un espace de réflexion de la société (ou plu­tôt d’une par­tie de la société) sur elle-même. Ce qui en soit serait déjà le bien­venu… même si d’une cer­taine façon ça existe déjà, entre autres grâce à des blogs comme celui-ci.

    Pour pas­ser à l’action, c’est à dire à la prise de déci­sion, com­ment faire autre­ment que par consul­ta­tion des citoyens? C’est à dire par vote? C’est à dire par confron­ta­tions d’argumentaires sup­por­tant les dif­fé­rentes options?
    Aussi construc­tif que cela puisse être, on retombe inévi­ta­ble­ment dans une logique d’oppositions d’idées. Pour garan­tir une cer­taine clarté du débat il fau­dra des repré­sen­tants, des porte-drapeaux, des porte-parole… une hié­rar­chie. Et là je ne parle que du débat, où on pour­rait encore conce­voir que les groupes se fassent et se défassent d’un thème à un autre.
    Mais au niveau de l’action elle-même? Qui est en charge de la mener? De la contrô­ler? De rap­por­ter? Là-encore d’autres orga­ni­sa­tions, d’autres hiérarchies.

    En fait, plu­tôt que de tout remettre à plat, même en paral­lèle du sys­tème exis­tant, il me sem­ble­rait plus effi­cace de ten­ter d’assainir les pra­tiques actuelles en réfor­mant nos ins­ti­tu­tions, en impo­sant des gardes-fous, des contres-pouvoirs. Je pense qu’un parti peut-être por­teur de cette ambi­tion. Je pense que c’est plus une ques­tion de volonté que de sys­tème. C’est sou­vent la volonté qui per­met à la réa­lité de cor­res­pondre à la théorie.

    Auré­lien Ponroy

  54. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    8 May 2007 @ 20:04

    @Henri Que le réseau soit décen­tra­lisé n’empêche pas des annuaires, des moteurs, des wikis, des agré­ga­teurs… qui aident à la navigation.

    @Marie-Noëlle Inter­net, pour moi, c’est bien plus qu’un sup­port, voir mes papiers inter­net comme ter­ri­toire. Par exemple, quand tu fais du busi­ness sur inter­net, tu en fais vrai­ment, ce n’est pas une abs­trac­tion. Mais c’est sûr qu’il faut se don­ner des objec­tifs… le pre­mier serait que des gens qui ne se parlent pas se parlent… et réa­lisent que sur bien des points ils sont peut-être d’accord. Ces der­niers mois, avec Casa­baldi notam­ment, nous avons essayé d’établir un dia­logue entre les libé­raux et les alters… et ça marche, ça com­mence en tout cas. Il faut au pas­sage chan­ger bien des cadres, mais on y arrive. Une fois que ces gens se parlent, réa­lisent qu’ils sont en fait d’accord sur les sujets de fond, on se retrouve beau­coup plus fort pour agir… Mais bien sûr qu’il ne faut pas oublier d’agir.

    @Aurélien Pon­roy Quand tu crées une entre­prise, tu de ne demandes rien à per­sonne, tu n’as pas besoin d’avoir l’accord de tes clients poten­tiels. Le plus sou­vent tu te lances et tu crées un besoin ou le fait émer­ger. C’est démo­cra­tique, à mon sens, tout en se pas­sant de vote. D’une cer­taine façon, tu fais, les clients votent après, c’est un sys­tème de régu­la­tion classique…

    Les membres d’un réseau libre dis­posent à pre­mière vue d’au moins trois modes d’actions :

    1 –Lob­bying, peuvent dis­cu­ter avec les élus pour leur souf­fler des idées (les francs-maçons fai­saient ça… peut-être qu’ils le font encore :-) )

    2 – Les membres du réseau peuvent eux-mêmes agir, comme agissent les membres des asso­cia­tions, ou en fai­sant des expé­riences, comme par exemple essayer de réduire le coût éner­gé­tique de leur habi­ta­tion (je parle de ça… car je fais ça en ce moment).

    3 – Ils peuvent créer des entre­prises qui résultent des idées qui émergent sur le réseau. Exemple, les ini­tia­tives de micro­cré­dit comme prosper.com sont hau­te­ment poli­tiques sans pas­ser par les États.

  55. gravatar.com Aurélien Ponroy ip:28
    8 May 2007 @ 21:09

    @Thierry Crou­zet

    Quand je crée une entre­prise, je dois res­pec­ter un cadre légal, je dois aussi avoir l’aval de banques et/ou de diverses admi­nis­tra­tions. Je dois rap­por­ter de mes acti­vi­tés aux impôts ou aux ins­tances natio­nale ou euro­péennes de contrôle de la qua­lité ainsi qu’à mes employés. Le client, aussi vital soit-il, n’est qu’un maillon.

    Les trois modes d’actions que tu décris existent déjà il me semble. D’ailleurs tu cites un exemple pour cha­cun d’entre eux, et je pour­rais en faire autant. Grâce, entre autres, aux mul­tiples blogs et forum d’Internet, le réseau libre existe déjà, non? Ou alors que lui manque-t-il pour exis­ter selon toi?

  56. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    8 May 2007 @ 21:13

    Tu peux créer une entre­prise sans rien deman­der à per­sonne, sur­tout pas aux banques. je l’ai fait avec bonWeb.

    Oui, le réseau libre existe… Mon appel vise à créer un méta-parti pour essayer de faire cir­cu­ler les idées dans le champ poli­tique, donc dans le champ de l’action sociale… Aujourd’hui ça n’existe pas vrai­ment. Beau­coup de gens qui font de la poli­tique ne sont pas libres. il faut des gens libres pour les aider à se libé­rer :-)

  57. gravatar.com Henri Alberti ip:22
    8 May 2007 @ 21:14

    A Thierry:
    Ce que j’appelle “réseau cen­tra­lisé à l’envers” cor­res­pond a ce tu appelles “agré­ga­teurs”, bon autant pour moi.
    J’ai vu l’émission de la cinq et je n’ai pas grand chose à y redire, à part le silence conster­nant sur la cam­pagne Bové.
    Cette émis­sion remet les choses en place par rap­port au fameux débat inter­net, on y voit Carlo fus­ti­ger ce qui m’a l’air d’être la presse.
    Anec­dote: on voit la tronche de l’invisible Axel ( il res­semble à un de mes anciens boss en plus jeune ).

  58. gravatar.com Alexandra ip:29
    8 May 2007 @ 21:14

    Bon­soir, je ne savais pas trop où pos­ter mon com­men­taire mais puisque je suis une inter­naute citoyenne libre, je prends la déci­sion de le publier ici.
    Je vou­lais juste vous féli­ci­ter pour votre appa­ri­tion dans le repor­tage dif­fusé à l’instant sur arte, sur la net-politique. J’ai trouvé leur tra­vail très inté­res­sant et cela me conforte dans la rédac­tion de mon mémoire. Sim­ple­ment votre théo­rie du 5e pou­voir et votre désir de le voir s”imposer est à mon avis un peu trop radi­cale. La preuve en est, les blogs d’initiative per­son­nelle ont à mon avis encore for­te­ment besoin des autres médias pour faire par­ler d’eux. Il ne fau­drait pas que les dis­cri­mi­na­tions déjà exis­tantes se reportent sur cet autre pla­te­forme d’interaction et de débat démo­cra­tique. Mal­heu­reu­se­ment la frac­ture est réelle, la télé­vi­sion reste encore le média le plus influent dans notre société. Nos cer­veaux ont long­temps été condi­tion­nés pour ingur­gi­ter les infor­ma­tions divul­guées à la tv. Nous n’avons pas encore le reflex d’être nos propres maîtres à pen­ser en nous déviant des sen­tiers bat­tus par les grands groupes de l’audiovisuel grâce à un simple clic. Il fau­dra du temps encore pour que la voix du peuple sur le net cesse d’être une sorte de sym­biote. Je n’emploie peut-être pas les bons mots du fait de ma jeune expé­rience, mais le constat est simple, les télés res­tent encore trop allu­mées car s’improviser expert sur le net demande plus d’efforts pour pro­duire sa propre ana­lyse.
    En tout cas je n’en reste pas moins admi­ra­tive de vos tra­vaux et votre livre est à mon sens une belle pho­to­gra­phie de notre société actuelle qui se réveille pour mettre en marche son éner­gie et faire valoir ses droits trop long­temps étouf­fés.
    Merci à vous

  59. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    8 May 2007 @ 21:24

    Je n’ai pas encore regardé le film :-) J’y suis donc !

    La TV… un média domi­nant qui voit ses parts du mar­ché pub dimi­nuer… le reste va suivre, c’est le sens de l’histoire…

  60. gravatar.com Aurélien Ponroy ip:28
    8 May 2007 @ 21:30

    @Thierry Crou­zet

    Soit. Encore une fois l’idée est belle. Je suis prêt à en dis­cu­ter et à par­ti­ci­per avec mes modestes moyens.

    Je pense qu’une des dif­fi­cul­tés est de défi­nir l’interface entre ce méta-parti et le monde hyper struc­turé de l’action poli­tique classique.

    Quant à la “libé­ra­tion” des acteurs de la poli­tique, sont-ils si pri­son­niers que cela?… ne serait-ce pas plu­tôt nos conci­toyens qu’il fau­drait “libérer”?

  61. gravatar.com Farid ip:30
    8 May 2007 @ 21:43

    C’est fou cette envie per­ma­nente de vou­loir inven­ter des choses qui existent déjà…

  62. gravatar.com Michel ip:26
    8 May 2007 @ 21:51

    @Aurélien Pon­roy

    Le réseau libre n’existe pas.

    Tout dépend quelle défi­ni­tion nous don­nons à la liberté.

    Celà fait 6 ans que j’ai monté ma boite de NTIC, si un tel réseau avait vu le jour ,
    j’aurais été l’un des pre­miers partisan.

    Ce que l’on me sou­met depuis 1 décé­nie n’est que de la soupe pré­ma­ché prête pour le micro-onde, j’aurais aimé pou­voir inter­ve­nir sur bon nombre de choses me parais­sant abé­rentes sur le net, mais au nom de l’argent et du ROI, il fal­lait que je ferme ma bouche et quand j’emmettais la moindre cri­tique ou idée, la réponse était , nous sommes les meilleurs, nous avons le pou­voir, tai­sez vous manant inculte.

    L’erreur de beau­coups de res­pon­sables, est de ne jamais écou­ter la base qui pour­rait peau­fi­ner, amé­lio­rer, et rendre l’entreprise beau­coup plus per­for­mante
    socia­le­ment et économiquement.

    Je pense que cette façon de pen­ser (moi chef et toi obéi) tend à dis­pa­raitre,
    au sein de toutes les organisations.

    C’est déjà le cas pour VISA depuis une tren­taine d’années, Micro­soft planche la– des­sus, le groupe Bour­bon à la Réunion com­mence à fonc­tion­ner sur ce model, donc ce n’est pas uto­pique comme nous pour­rions le penser.

    La pro­po­si­tion de Thierry est une vraie Révo­lu­tion, je passe pas à côté.

    Dans cette aven­ture je n’ai pas l’impression de suivre quelqu’un ou un mode de pen­sée, j’ai le confort de pen­ser que je vais par­ti­ci­per et ne pas être encore un spec­ta­teur, mais un acteur avec d’autres acrteurs.

    C’est gri­sant la Liberté

    @+

  63. gravatar.com Aurélien Ponroy ip:28
    8 May 2007 @ 21:52

    Qui com­prend invente.
    [Louis Scutenaire]

  64. gravatar.com Jean-Baptiste ip:31
    8 May 2007 @ 22:59

    @ Henri Alberti Je signale que l’application agré­geant les blogs bové http://planete-bove.effraie.org ne semble plus fonc­tion­ner ce soir par contre http://buzz.unisavecbove.org a eu la même fonc­tion à une grande échelle.

  65. gravatar.com Jean-Baptiste ip:31
    8 May 2007 @ 23:02

    @ thierry Cru­zet J’avais monté le site buzz.unisavecbove.org avec Dru­pal pour agré­ger les dif­fé­rents blogs sui­vant la can­di­da­ture de José Bové. (150 blogs envi­ron) Presque 4000 contri­bu­tions y com­pris les vidéo etc… Et cela en 6 semaines envi­rons, c’est court. Trop …
    Je reten­te­rai bien l’expérience d’agrégation d’un réseau de blog moins cir­cons­tan­ciel.
    Dans cette aven­ture je n’étais pas un mili­tant mais un pro­fes­sion­nel et j’aimerai com­plé­ter l’expérience.
    N’hésitez pas à me contac­ter à ingold.jb AT gmail.com
    Jean-Baptiste
    Quelques notes rapides : Les fonc­tion­na­li­tés d’annotation et clas­si­fi­ca­tion peuvent être un plus mais si elle n’ont pas fonc­tionné à plein. Je suis conscient qu’au niveau gra­phique ça péchait. Toutes les bonnes volon­tés sont les biens venus.

  66. gravatar.com Florent ip:32
    8 May 2007 @ 23:48

    Je vous sug­gère d’en dis­cu­ter avec Mr. Michel Bau­wens, qui est un pion­nier de la pen­sée peer-to-peer, non dans le sens des tris­te­ment célèbres logi­ciels de par­tage de fichier, mais dans le sens réel pair-à-pair.

    Son oeuvre consiste à ten­ter de trans­po­ser le maxi­mum des notions engen­drées par les concepts du pair-à-pair dans le monde non-informatique, tels que l’économie (ex: micro­cré­dit), la culture (ex: licenses crea­tive com­mons), la col­la­bo­ra­tion de masse (ex: wiki­pe­dia) ou encore la politique.

    http://www.p2pfoundation.net/Main_Page
    http://www.p2pfoundation.net/Category:French

    Je suis de plus en plus per­suadé que c’est de cette réflexion que pour­rait émer­ger une nou­velle idéo­lo­gie, et votre appel en fait par­tie. Et per­son­nel­le­ment, je suis prêt à me mobi­li­ser pour elle (chose qui ne m’a pas effleuré l’esprit depuis ma naissance).

    Néa­moins, un tel réseau ne pour­rait exis­ter que dans une liberté d’expression la plus totale, un ano­ny­mat rigou­reux. Serait-ce enfin une oppor­tu­nité d’utiliser free­net pour une bonne rai­son? http://freenetproject.org/

    L’idéal serait un group­ware décen­tra­lisé, ano­nyme, dont les fonc­tion­na­li­tés seraient axées sur:
    * la dis­cus­sion de groupe (“forum”), les témoi­gnages
    * le par­tage des connais­sances (wiki)
    * les pétitions/votes/référendums

    En espé­rant que votre appel ne reçoive pas que son écho :)

  67. gravatar.com Henri Alberti ip:22
    8 May 2007 @ 23:51

    A Jean Bap­tiste:
    Je connais, j’ai mis deux trucs des­sus ( mon blog entre autre ), mais comme tu le dis gra­phi­que­ment et struc­tu­rel­le­ment c’était un bor­del ! ((-:
    Mais j’ai confiance.

  68. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    9 May 2007 @ 6:31

    @Jean Bap­tiste Merci pour cette proposition.

    Vu votre enthou­siaste à tous va fal­loir y aller je sens… j’essaie au plus vite d’installer le wiki pour que les dis­cus­sions puissent être construc­tives. Mais encore un peu pris par mon nou­veau né :-)

    @Florent Oui c’est le même esprit. J’ai juste un réel pro­blème avec l’anonymat. Pour moi, un homme libre n’avance pas mas­qué. Un homme libre n’a pas peur de la trans­pa­rence. L’open source est la condi­tion de la liberté.

  69. gravatar.com Marie-Noëlle ip:18
    9 May 2007 @ 8:47

    @Florent
    La force jus­te­ment n’est pas l’anonymat puisque tous les éléments ont la même valeur : il n’y a pas de chef, juste des relais. Ce ne sont pas les neu­rones qui font l’importance du cer­veau mais les synapses. Ce ne sont pas les indi­vi­dus qui sont impor­tants mais les contacts qu’ils ont entre eux à un moment donné pour un objec­tif donné.
    C’est ça la vraie révo­lu­tion : renon­cer à la culture du chef : un groupe peut-il fonc­tion­ner sans chef? non, mais le chef peut ne pas être incarné. Il est rem­placé par l’idée : et l’idée est insai­sis­sable.
    On est à contre –cou­rant de ce qui vient de se pas­ser : l’homme incar­nant l’idée : l’homme ou la femme pro­vi­den­tielle!!! euh pré­si­den­tielle!
    Le fonc­tion­ne­ment de l’internet res­semble à celui du cer­veau. Il semble être à ses tours de chauffe, et quelqu’uns en entre­voit les pos­si­bi­li­tés.
    La grande ques­tion est : cette fonc­tion nou­velle va-t-elle vrai­ment trans­cen­der la nature humaine, habi­tuée à subir l’organisation ver­ti­cale?
    D’abord, si n’on essaie pas, on le le saura pas.
    Per­son­nel­le­ment je pense que c’est l’ultime carte que nous avons pour nous sau­ver nous-mêmes, avec deux maître-mots : le libre arbitre et la prise de conscience.

  70. gravatar.com Daniel ip:33
    9 May 2007 @ 8:58

    Tout à fait d’accord avec vous. Délais­ser l’éphémère et le coup de fouet d’adrénaline média­tique au pro­fit d’une struc­ture hori­zon­tale fai­sant de la “micro-politique” au lieu de bras­ser des grands concepts pilo­tés par des caciques en vue.
    J’ai expli­qué ce point de vue plu­sieurs fois. Il fau­drait faire un suivi des pro­blèmes dans le temps, et non se conten­ter d’en par­ler une fois ou deux. Une fois qu’une dif­fi­culté a été repé­rée, qu’un pro­blème se des­sine, suivre le tout jusqu’à sa réso­lu­tion. Par exemple, le suivi des sans abris à Paris a été remar­quable; mais on a oublié ceux de pro­vince. Suivi: jour J + 100, J+300, J+1.000, jusqu’à réso­lu­tion totale. Ce que ne font pas les médias actuels ni, bien sûr, Inter­net.
    Uti­li­ser Inter­net autre­ment, en jouant sur le temps, sur la durée au lieu du splash, du buzz.

  71. gravatar.com Florent ip:34
    9 May 2007 @ 9:09

    @thierry, marie-noëlle:

    Trou­vez vous dom­mage que le vote aux pré­si­den­tielles soit ano­nyme? Je suis per­son­nel­le­ment dis­posé à la full dis­clo­sure, Cela ne me dérange pas que l’on puisse savoir ce que je vote aux micro­ré­fé­ren­dums. Mais quelles seraient les consé­quences d’une telle trans­pa­rence, vis à vis du pou­voir en place? Je ne me sen­ti­rais pas par­ti­cu­liè­re­ment libre de par­ler si mon iden­tité réelle est faci­le­ment résol­vable (cf. fer­me­ture de blogs sarko…). Pour résu­mer mon pro­pos, je pense que l’option d’anonymat (com­bi­née avec de la modé­ra­tion col­lec­tive) doit être pré­sente dans le sys­tème, même s’il ne s’agit que d’une option uti­li­sable sur commande.

    Effec­ti­ve­ment, open source est une variable obli­ga­toire. Moi je ver­rais la par­tie “vote” de ce système/logiciel/réseau comme “notre propre machine de vote élec­tro­nique”, en réponse à la polé­mique des machines à voter (cf. les démons­tra­tions amé­ri­caines de mani­pu­la­tion de machines). Il y a eu un cer­tain nombre de dis­cus­sions cen­trées autour de la polé­mique “machines à voter” ces der­nières semaines, et pro­ba­ble­ment pas sans rai­son. Nous pou­vons créer la nôtre.

    Une nou­velle qui me semble impor­tante concerne le sys­tème de réfé­ren­dums spon­ta­nés mis en place en angle­terre. Si l’on consi­dère les posi­tions de notre nou­veau pré­sident de la répu­blique face à Inter­net (cf. réponse à candidats.fr), je pense que ce type de sys­tème ne pourra s’instaurer/se réa­li­ser en france qu’en cas d’adoption publique (bottom-top).

  72. gravatar.com Tataiza ip:35
    9 May 2007 @ 9:30

    Dieu que c’est inté­res­sant cette dis­cus­sion. j’ai mille choses à dire … mais très peu de temps. Alors en vrac :

    Non ça n’existe pas déjà. ou plu­tôt, les ingré­dients existent, l’outil aussi, mais pour l’instant tous n’est pas connecté réel­le­ment ensemble. Pour reve­nir aux pro­po­si­tions de Thierry et à l’entreprise :

    l’outil (inter­net) pour­rait nous per­mettre de faire connaître des expé­ri­men­ta­tions pour s’en ins­pi­rer peut être, dans tous les domaines (comme Thierry dans sa mai­son avec sa solu­tion éner­ge­tique). Les gens expé­ri­mentent déjà, Inter­net existe avec beau­coup d’outils d’aide à la navi­ga­tion. Manquent juste…encore d’autres aides à la navi­ga­tion.. pour aider à trou­ver des solu­tions concrêtes, des par­te­na­riat, orga­ni­ser des ren­contres.… le vrai réseau en somme, qui existe tou­jours sur le papier ou d’une façon incan­ta­toire, mais qui peine ter­ri­ble­ment à vivre avec un grand V.

    D’ailleurs Marie-Noelle, c’est (entre autres) à mon sens la fai­blesse du mou­ve­ment asso­cia­tif, dans lequel “reseau” rime sou­vent avec lob­bying au mieux. En clair, pour être force de pro­po­si­tion, pour agir dans les réseaux asso­cia­tifs il faut de la légi­ti­mité, de la repré­sen­ta­ti­vité, être connu, être coopté.… non, ce n’est pas “libre”. Moi en tant qu’individu, je ne peux pas par­ti­ci­per si je ne fais pas la preuve que je peux m’engager béné­vo­le­ment “à l’ancienne mode”, ou que je peux réunir autour de moi des adhé­rents.… bref, pour par­ti­ci­per, je dois à un moment ou à un autre par­ti­ci­per à un truc vertical.

    Ce dont parle Thierry, c’est fina­le­ment une autre forme d’engagement, en rup­ture par rap­port à l’engagement asso­cia­tif parce qu’il n’impose pas de pas­ser par le col­lec­tif, mais qui peut par­fai­te­ment s’articuler avec, être com­plé­men­taire (et ça pour l’instant, ça n’existe donc pas… vraiment…)

    un modèle écono­mique était pour­tant assez révo­lu­tion­naire (le monde de l’économie soli­daire, hélas assez aban­donné, pour ne pas dire déman­telé par l’actuel gour­ver­ne­ment pro­dui­sait pas mal d’innovation, je suis cer­taine qu’il faut les lier au réseau libre), il per­met entre autres d’associer des usages, des assocs, des col­lec­ti­vi­tés dans un but d’intérêt col­lec­tif, jetez un oeil, c’est assez chouette :

    http://www.scic.coop/

    Autre chose abor­dée dans la dis­cus­sion : la prise de déci­sion. Je vous engage à vous pen­cher sur les nou­velles approches de la coopé­ra­tion, par exemple celle de Jean-Michel Cornu dont j’ai déjà parlé, très ins­pi­rée par les NTIC et qui pro­pose quelques pistes

    http://www.generationcyb.net/Premieres-approches-d-un-projet,1016

    Enfin juste un exemple de com­ment pou­voir poli­tique, réseau et invi­dus peuvent se connec­ter : l’initiative de la mis­sion TIC d’une col­lec­ti­vité locale qui a choisi de construire son cahier des charges pour le contrat de pro­jet 2007–2013 à par­tir de l’expression de tous… (sou­vent ce genre de truc, c’est un voeu pieux, voire de la mal­hon­ne­teté intel­lec­tuelle) là c’est assez chouette :

    http://www.livreblanc.corse.fr/

    Allez, zou à bientôt

  73. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    9 May 2007 @ 9:32

    Certes l’open source peut être uti­lisé par les enne­mis de la liberté. Mais je crois que les gens qui se veulent libres ne doivent pas avoir peur et pour cela ils doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls.

    Per­son­nel­le­ment, je n’aime pas le sys­tème du vote. Je me suis sou­vent expli­qué à ce sujet. Je pré­fère créer ma boîte plu­tôt que des gens dans une boîte votent pour savoir s’ils vont m’embaucher ou non.

  74. gravatar.com HOPI ip:36
    9 May 2007 @ 9:32

    Merci pour cette analyse.

    Je rela­tais dans un papier sur Revo­lu­tion Orange le 18 Avril der­nier une conver­sa­tion avec un nou­vel elec­teur de 18 ans a pro­pos du pre­mier tour des elec­tions pre­si­den­tielles autour du concept Reseau-Faisceau.

    Je rejoins apres cette cam­pagne votre point de vue.

    Voici a toutes fins utiles le papier en question.

    Fais­ceau ou Reseau”

    HOPI/ April 18, 2007

    J’ai vu quelque chose du monde” disait George Cle­men­ceau, l’ami de Monet. C’est en repon­dant un gamin de 18 ans avec qui je dis­cu­tais poli­tique que m ‘est revenu cette phrase qui com­mence un dis­cours, appris par coeur en cours ele­men­taire, il y plus de 40 ans.

    Bien qu ‘il ne l’ait pas exprime, il consi­de­rait que mon age “mur” etait a la fois digne d’interet dans ce que je pou­vais lui dire sur le sujet des elec­tions, et en meme temps l’objet d’une vague mefiance, comme si le fait que nous ayons trois bonnes decen­nies d’ecart nous tenaient a l’ecart d’une com­pre­hen­sion mutuelle pro­fonde cha­leu­reuse, fina­le­ment fraternelle.

    J’ai eu envie de rele­ver le defi de cette mefiance et de lui dire non pour qui je vote­rai, mais pourquoi.

    Et je lui ai demande s ‘il connais­sait ce qu ‘etait un “fais­ceau”, quand on ne par­lait pas d’onde elec­tro magne­tiques. Je ne fus pas vrai­ment sur­pris par sa surprise.

    Poses ver­ti­ca­le­ment les uns contre les autres en for­mant un cercle, les fusils, sou­vent ornes de bataillo­nettes sont une des autres defi­ni­tion de “fais­ceau”, cette sorte de botte ser­ree ou tous les ele­ment sont conte­nus, lies les un aux autres, dans une sorte de “garde a vous” ver­ti­cal… fige, dis­ci­pline autour d’un objet central.

    Il a vu tout de suite l ‘image. Puis le lui ai donne l’origine ita­lienne, ethy­mo­lo­gique de fais­ceau, fasci. Je n’ai pas eu besoin d’insister beau­coup pour voir dans son regard la rela­tion entre la forme, l’objet, et l’ideologie fas­ciste. Auto­ri­taire, dic­ta­to­riale par nature, ver­ti­ca­le­ment dis­ci­pli­nee, ser­ree autour du chef ( sou­vent une hache, fran­cisque) qui domine, dirige, impose, effraie, l’image des fais­ceau de branches liga­tu­rees autour de l’outil qui les a cou­pee, ras­sembles, liga­tu­ree est para­doxa­le­ment uti­li­see aussi comme l’un des sym­bole de la paix…

    C’est pour moi, et c’est ce que je lui ai dit, l’un des modes de rela­tions humaines, un des modeles d’organisation, a par­tir duquel on peut regar­der ce qui nous entoure, ceux qui nous gou­vernent, ce a qui l ‘on demande de nous gou­ver­ner, dans un pays, comme dans une entre­prise, un mode de rela­tion, per­so­nel, fami­lial etc.… Le fais­ceau, la ver­ti­ca­lite, l’autorite plus ou moins mili­taire, tenant sous pres­sion, liga­ture, le groupe dont l’allegeance au chef est la condi­tion de l’appartenance au groupe en dehors duquel, il n’y a pas d’options, c’est l’idee gene­rale. L’efficacite base sur l’organisation hyper hie­rar­chi­see du modele ayant comme cor­ro­laire, l’indispensable et quasi aveugle obeis­sance des membres.

    Je lui ait dit que c’etait “un” modele. Mais qu ‘il y en avait un autre, impor­tant, que je per­so­nel­le­ment je lui oppo­sais volontiers.

    Curieux, il m’a demande quel etait ce modele.

    La non plus, je n’ai pas eu beau­coup a expli­quer a un ama­teur de jeux sur inter­net de 18 ans ce qu ‘etait la nature et les cara­te­ris­tiques d’un “reseau”, et que la encore, ses prin­cipes etaient appli­cables a l ‘ana­lyse des sys­temes d’organisation, mode de pen­see, “phi­lo­so­phies”, tout comme le modele du “faisceau”.

    Alors on les a passe en revue, juste his­toire d’etre bien clair. Dans un reseau, l ‘inter­ac­ti­vite, base sur l’interconnexion “hori­zon­tale” est une don­nee fon­da­men­tale. Cer­tains ne sont pas hie­ra­chises et tout le monde “parle” a tout le monde, ou alors ils le sont et c’est le plus sou­vent sur la base de com­pe­tences ope­ra­tion­nelles, plus que de titres. Sou­vent tout du moins.

    Un reseau n’implique pas neces­sai­re­ment de centre ( etoile), mais sou­vent l’interconnection, res­pon­sable, indi­vi­duelle ou col­lec­tive avec des fonc­tions auto regu­lantes, presque “natu­relles”. Enfin, un reseau genere sou­vent autant de liberte/droits que de contraintes/devoirs.

    Il y a eu un long silence, un sou­rire nais­sant, puis son visage s’est illu­mine. Je lui ai dit que entre fais­ceau et reseau comme modeles, a de tres rares excep­tions pres et dans des cir­cons­tances excep­tion­nelles, j’avais tou­jours choisi les modeles batis sur le modele du reseau et que dans la cam­pagne elec­to­rale actuelle, j’essayais de voir ceux des can­di­dats qui cor­res­pon­daient le plus a ce modele car je pen­sais qu ‘en poli­tique, plus encore que dans d’autres domaines ce mode de fonc­tion­ne­ment, pour impar­fait qu ‘il puisse etre, etait encore et de loin, meilleur que celui du “fais­ceau” ou apparente.

    Inutile de dire qu ‘il va voter pour la pre­miere fois, et que cette pre­miere voix “eclai­ree” d’un jeune elec­teur, apres qq ins­tants de reflexions sou­riante a scelle autour de la meme ana­lyse cette com­pli­cite fra­ter­nelle entre nous, que nos ages, bagages et refe­rences scul­tu­relles nous deniaient a priori.

    Vou­lons nous sou­te­nir l ‘idee d’un fais­ceau ou d’un reseau en poli­tique? Com­ment l ‘un et l ‘autre se tra­duisent — il en termes ins­ti­tu­tion­nels, en termes de traits de per­so­na­lite quand il s’agit de choi­sir un chef d’etat dans une “demo­cra­tie”, ou repute telle?

    Au tra­vers de ces deux filtres, l’image de Nico­las Sar­kozy, Sego­lene Royale, et Jean-Marie Le Pen s’opposent de maniere lumi­neuse, evi­dente, fla­grante a celle de Fran­cois Bay­rou en n’otant nul­le­ment le sens de l’autorite confere par la com­pe­tence, l’humanisme et l’attention aux autres, y com­pris a ceux qui ne pensent pas comme lui et dont il appelle les com­pe­tences a ser­vir la com­mu­naute toute entiere.

    Fina­le­ment, il est tres inter­es­sant de consta­ter que ces filtres fonc­tionnent remar­qua­ble­ment bien dans les ana­lyses de pro­grammes, comme dans celles des personalites.

    “fais­ceau” ou “reseau”, une autre maniere de pen­ser, de par­ler, de choi­sir et d’agir.

    Une autre phi­lo­so­phie dont inter­net et ce qu’il repre­sente est sans doute l’enfant le plus pre­cieux et le plus fragile.

    HOPI

  75. gravatar.com Tataiza ip:35
    9 May 2007 @ 9:36

    Et bien sûr, concer­nant le libre arbitre et la prise de conscience, je ne vous ferai pas mon topo habi­tuel sur l’éducation popu­laire tout ça.…. pour ceux qui ne connai­traient pas, ren­sei­gnez vous, c’est le nerf de la guerre à mon avis.

    Autre chose : la tele­vi­sion (the drug of the nation), il faut sim­ple­ment la jeter nom de diou. Voilà une chose qu’elle est simple. Après on peut faire un tas de trucs supers, revoir tous les épisodes de Star­trek New géné­ra­tion ou apprendre par coeur des tableaux de maître en fai­sant des puzzles; Moi par exemple je connais par coeur “la liberté menant le peuple de Dela­croix”. ça en jette quand même plus que de savoir com­ment s’appelle le nou­veau fina­liste de la nou­velle star, non ? ;-)

  76. gravatar.com Florent ip:34
    9 May 2007 @ 9:42

    > Per­son­nel­le­ment, je n’aime pas le sys­tème du vote. Je me suis sou­vent expli­qué à ce sujet. Je pré­fère créer ma boîte plu­tôt que des gens dans une boîte votent pour savoir s’ils vont m’embaucher ou non.

    Le seul pro­blème est que l’on vit dans un sys­tème poli­tique pour
    lequel l’état est “l’émanation du peuple” (quel dom­mage qu’on ne
    puisse pas écrire les guille­mets en énorme) uni­que­ment via le vote.

    Je sup­pose que la com­bi­nai­son : émis­sion de réfé­ren­dum + vote +
    jus­ti­fi­ca­tion (pour­quoi je vote pour / contre / blanc, …) + data
    mining + modé­ra­tion col­la­bo­ra­tive pour­raient pro­po­ser plus de matière
    que le simple vote actuel. Sur­tout, pro­fi­ter d’un feedback.

  77. gravatar.com Marie-Noëlle ip:18
    9 May 2007 @ 9:58

    @ Tataiza
    Quand tu parles de la fai­blesse du monde associatif…c’est celle de tout groupe humain, de toute façon. Il est néces­saire à la consti­tu­tion du groupe de mettre des garde-fous pour éviter les prises de pou­voir et ses abus. J’ai tel­le­ment vécu ça dans les asso­cia­tions que j’ai de la matière à dis­cus­sion.
    @ Florent
    Il est vrai que depuis que j’ai lu cette phrase de Thierry “on vote comme on parie!” ma réflexion suit son cours.
    Concré­te­ment, j’ai remar­qué que pour la pre­mière fois, beau­coup de gens on dit pour qui ils votaient pour avoir la pos­si­bi­lité d’argumenter. Même si par­fois ce fut assez chaud..surtout dans les familles.
    On n’en est sans doute qu’au début de la réflexion, car jusqu’à pré­sent c’est établi comme une base démo­cra­tique : le vote secret.
    Et je crois que c’est un fon­de­ment, mais n’est ce pas aussi un peu hypo­crite, une façon de faire taire la base! Vote et tais-toi ! Il y a donc à l’opposé, ceux qui s’affichent et ceux qui ne disent rien.
    L’histoire de Duha­mel est un épiphé­no­mène de ce chan­ge­ment. Avec les moyens de com­mu­ni­ca­tion mul­tiples mais sur­tout por­table et inter­net, les gens se livrent plus.
    D’ailleurs Duha­mel a dit qu’il n’y avait plus de cercle privé!
    C’est un débat pas­sion­nant qui s’ouvre pro­vo­qué par l’internet.…
    Et c’est parti!
    Bon, mais il faut quand même que je fasse mon repassage!

  78. gravatar.com Garbun ip:37
    9 May 2007 @ 10:32

    Il serait pas mal de cla­ri­fier tout ça. De mon point de vue, l’idée serait de créer un site dans l’esprit free­men qui com­pren­drait une par­tie forum, un wiki, pour­quoi pas un por­tail (genre aggré­ga­teur RSS) pour tout blog/article trai­tant du 5ème pou­voir et sa pen­sée réseau.

    Jusque là tout le monde est ok ?

  79. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    9 May 2007 @ 10:42

    Je vais essayer d’installer dif­fé­rentes choses… pour que les échanges puissent se consolider.

  80. gravatar.com Michel ip:38
    9 May 2007 @ 13:12

    Bon­jour

    Nous avons décou­vert cet outil assez com­plet, nous ne l’avons pas encore testé,
    mais ça vient.

    http://www.framasoft.net/article4283.html

    @+

  81. gravatar.com Victor Hugo ip:39
    9 May 2007 @ 14:48

    Inté­res­sant! Ca fait réflé­chir, je pense que c’est effec­ti­ve­ment dyna­mique et libre. Mais je pense quand même qu’une cer­taine struc­ture ou orga­ni­sa­tion est néces­saire. C’est un peu comme les réseaux de résis­tants fran­çais pen­dant la seconde guerre mon­diale. Le plus gros chal­lenge a été de rendre cela cohé­ren pour opti­mi­ser son impact.

  82. gravatar.com Jean-Baptiste ip:40
    9 May 2007 @ 16:30

    @Garbun et Thierry Crou­zet : J’avais déve­loppé un sys­tem agré­ga­teur style digg like avec Dru­pal. Ce CMS a beau­coup de fonc­tion­na­lité com­mu­nauté + forum et je crois wiki donc
    Regar­dez l’application dont buzz.unisavecbove.org car elle peux être amé­lioré notam­ment gra­phi­que­ment. Si vous étés inté­ressé dites moi le car j’ai un peu de temps en ce moment étant à la recherche d’emploi après cette séquence recherche cam­pagne pré­si­den­tielle . Jean-Baptiste ingold.jb @ gmail . com

  83. gravatar.com michel ip:41
    9 May 2007 @ 17:54

    Loue spin doc­tors en folie, vous ver­rez, ils sont pas mau­vais, d’ailleurs c’est eux qui ont conseillé à notre nou­veau pré­sident de faire un peu de bateau à la JFK. http://www.henautpresident.com

  84. gravatar.com Iza ip:5
    9 May 2007 @ 20:18

    Merci michel, je viens de rire un bon moment, ça m’a bien déten­due après cette bonne semaine …(agrlllllll).

    J’ai pas bien com­pris à qui tu répon­dais, mais cha­peau bas :-) ))

  85. gravatar.com Garbun ip:42
    10 May 2007 @ 6:50

    Alors que nous essayons de mettre en place un “car­re­four de la liberté”, voilà ce que d’autres font :

    http://www.lexpress.fr/info/infojour/rss.asp?id=43913

    Le vrai com­bat n’est défi­ni­ti­ve­ment pas gauche contre droite, mais contrainte contre liberté.

    Et les voir blo­quer par la vio­lence l’accès aux cours de 10 000 étudiants pour pro­tes­ter contre le “fas­cisme” de quelqu’un me fait dou­ce­ment rigoler…

  86. gravatar.com lény ip:8
    10 May 2007 @ 9:04

    85 com­men­taires !! non de dieu, j’ai pas tout lu, loin de là, suf­fit de s’absenter quelques heures et hop on perd le fil … tout ça pour dire qu’un réseau ne devrait il pas prendre en compte qu’il n’ y a pas que des psy­cho­pathes de la gachette blo­go­cé­phale? parce que là pour par­ti­ci­per à un débat, il na faut faire que ça, ne serait ce que pour le lire.

  87. gravatar.com Le Réseau Libre » Blog Archive » J0 ip:43
    10 May 2007 @ 9:59

    […] Tout à com­mencé avec ce billet… […]

  88. gravatar.com Florent ip:34
    10 May 2007 @ 10:08

    Dans le registre tech­nique, il y a un pro­jet par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sant qui pour­rait ser­vir de pla­te­forme à ce réseau:

    http://www.cloudstack.com/

  89. gravatar.com geo ip:44
    10 May 2007 @ 13:59

    @Garbun a écrit :
    ”“Le vrai com­bat n’est défi­ni­ti­ve­ment pas gauche contre droite, mais contrainte contre liberté””

    Pas bien nou­veau cette inter­ro­ga­tion, déjà en 1968 la ques­tion se posait, sou­ve­nez vous “il est inter­dit d’interdire“
    Je pen­se­rais plus à cher­cher cet espace de liberté où il n’y a pas de contrainte. Mais toute société à ses contraintes ne serait ce que le res­pect des autres.
    Il sem­ble­rait que pour le moment inter­net offre cet espace, même s’il n’est que virtuel.

  90. gravatar.com lény ip:8
    10 May 2007 @ 14:26

    pfff c’est tout en une langue inconnue

  91. gravatar.com Laurent Bervas : Immobilier Casablanca / Investir au Maroc ip:45
    10 May 2007 @ 21:12

    Il se passe quelque chose .…..

    Je pense que nous sommes pas mal à nous être dit que les par­tis poli­tiques ce n’étaient pas pour nous. Et puis il y eut plu­sieurs choses : — les 30 / 40 ans n’ont plus été repré­sen­tés. — un…

  92. gravatar.com Garbun ip:46
    10 May 2007 @ 23:32

    déjà en 1968 la ques­tion se posait, sou­ve­nez vous “il est inter­dit d’interdire””

    Exact, et ça n’empêche pas les jeunes qui se plaisent à scan­der des slo­gans soixante-huitards d’interdire aux autres l’accès aux uni­ver­sité, ou à leur voi­ture (en la brû­lant). La cohé­rence n’est pas le fort de l’homme.

  93. gravatar.com geo ip:47
    11 May 2007 @ 0:06

    @ Gar­bun

    Il sem­ble­rait que les mots liberté et démo­cra­tie, n’ont pas le même sens pour tout le monde. Ques­tion d’appréciation!

  94. gravatar.com geo ip:47
    11 May 2007 @ 0:10

    et puis 68, c’est bien loin, nous n’avons plus les mêmes valeurs.….heureusement..et pour­tant j’y étais (comme dirais le gro­gnard de Napoléon)

  95. gravatar.com Michel ip:48
    11 May 2007 @ 0:16

    nom dodiu ! c’tait l’bon temp !

  96. gravatar.com geo ip:47
    11 May 2007 @ 0:19

    mais non! mais non! le lan­cer de pavés était trop fati­guant, et puis.…..fallait cour­rir vite, c’était pas le bon temps. En plus il fai­sait vache­ment chaud, alors ima­gi­nez un peu?

  97. gravatar.com Alain Lafon ip:49
    11 May 2007 @ 7:34

    Bon­jour Thierry,
    Quelques réflexions jetées sur un coin de papier — je tiens les réfé­rences à ta dis­po­si­tion.
    Au plan théo­rique, il s’agit d’une uto­pie, un réseau ne pou­vant fonc­tion­ner qu’avec un ou des sys­tèmes de repères et de régu­la­tion.
    Au plan pra­tique c’est une uto­pie qui fonc­tionne, le web en est une démons­tra­tion pro­bante.
    L’histoire nous apprend égale­ment que le réseau a besoin d’un centre, d’un régu­la­teur, mais elle nous montre aussi que le centre est une variable d’ajustement.
    Peut-être faut-il réin­ven­ter le centre et pas­ser du centre au cen­tral ;=)
    Cordialement

  98. gravatar.com alain lafon ip:45
    11 May 2007 @ 7:38

    Poli­tique autre­ment — mode d’emploi…

    Le réseau libre vu par Thierry Crou­zet Thierry Crou­zet veut inven­ter un débat poli­tique dont les aspi­ra­tions de pou­voir seraient absentes. Il sou­haite un réseau non hie­rar­chisé, un réseau sans centre. Au plan théo­rique, il s’agit d’une utopie, …

  99. gravatar.com Michel ip:48
    11 May 2007 @ 12:12

    Bon­jour

    @ > Alain Lafont

    Jamais, sans doute, le chan­ge­ment des tech­niques, de l’économie et des moeurs n’ont été si rapides et désta­bi­li­sants. Or la vir­tua­li­sa­tion consti­tue jus­te­ment l’essence, ou la fine pointe, de la muta­tion en cours. En tant que telle, la vir­tua­li­sa­tion n’est ni bonne, ni mau­vaise, ni neutre. Elle se pré­sente comme le mou­ve­ment même du “deve­nir autre” — ou hété­ro­gé­nèse — de l’humain. Avant de la craindre, de la condam­ner ou de s’y jeter à corps perdu, je demande que l’on prenne la peine d’appréhender, de pen­ser, de com­prendre dans toute son ampleur la virtualisation.

    Pierre Lévy

    Toi qui à bossé avec l’armée, voici un petit his­to­rique de l’origine d’internet:

    En 1969, l’agence DARPA (Defense Advan­ced Researche Pro­ject Agency) dépen­dant du DOD (Depart­ment Of Defense), déve­loppa le réseau ARPANET (Réseau d’ARPA) avec 4 noeuds.
    Dési­rant consti­tuer un réseau fiable, résis­tant aux attaques enne­mies (si l’un des noeuds venait à être détruit) et un maillage impor­tant au niveau des Etats-Unis, l’agence tra­vailla étroi­te­ment avec les centres de recherche uni­ver­si­taire à la défi­ni­tion de l’architecture de com­mu­ni­ca­tion et à la réa­li­sa­tion d’une tech­no­lo­gie d’interconnexion. Le pro­jet “Inter Net­wor­king” fut à l’origine du nom Inter­net.
    L’idée de départ est de ne pas avoir de struc­ture cen­tra­li­sée mais dis­tri­buée.
    On pas­sait de l’informatique cen­tra­li­sée à l’informatique dis­tri­buée. Les années 70 vont voir naîre dif­fé­rents pro­to­coles réseaux qui consti­tue­ront les bases des réseaux actuels.

    @+

  100. gravatar.com Guy ip:50
    11 May 2007 @ 12:27

    Un réseau, ce n’est pas la dis­pa­ri­tion de la hié­rar­chie. On ne peut pas pré­tendre à l’égalité de chaque noeud. A titre d’exemple, si je suis là à débattre aujourd’hui, c’est parce que Thierry Crou­zet a un poids supé­rieur au mien, les 2 notions ne sont donc pas anti­no­miques mais bien complémentaires

  101. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    11 May 2007 @ 12:37

    @Guy On ne dit pas qu’internet n’est pas hié­rar­chique mais qu’il est décen­tra­lisé et non pyra­mi­dal. Per­sonne n’est au centre, per­sonne au-dessus des autres. Des hié­rar­chies, il est tou­jours très simple d’en trou­ver (nombre de liens, reve­nus, trafic…).

  102. gravatar.com Guy ip:50
    11 May 2007 @ 12:51

    Disons dans ce cas là que c’est une hié­rar­chie libre­ment consen­tie, mais c’est jus­te­ment parce qu’il y a des fédé­ra­teurs, des gens ou des lieux autours des­quels les idées peuvent se foca­li­ser, que le sys­tème fonc­tionne. Si tous les noeuds avaient le même poids, là effec­ti­ve­ment, ça ne mène­rait à rien.

  103. gravatar.com Michel ip:48
    11 May 2007 @ 13:03

    Bon­jour

    Dans le cas où Thierry vien­drait à dis­pa­raitre (ce que je ne sou­haite pas)
    Le réseau libre conti­nue­rait sans lui (si l’un des noeuds venait à être détruit).
    Dans ce cas je ne voit pas pour­quoi Thierry serait supé­rieur à qui que et quoique ce soit.

    Par contre , je consi­dère Thierry comme un Lea­der­ship, car il faut bien faire une tran­si­tion, les choses évolue­rons et mute­rons, cette notion de Lea­der­ship ten­dera a dis­pa­raître progressivement.

    Nous devons ten­ter cette ini­tia­tive du réseau libre, nous ver­rons ce qu’il en émmerge, lais­sons faire la magie.

    @+

  104. gravatar.com Guy ip:50
    11 May 2007 @ 13:35

    ça n’est pas là une dif­fé­rence fon­da­men­tale avec une struc­ture hié­rar­chique : Si Sar­kozy casse sa pipe, il sera remplacé

  105. gravatar.com Michel ip:48
    11 May 2007 @ 13:54

    @ Guy

    Il n’est pas ques­tion de rem­pla­ce­ment, mais de continuté .

    Le réseau s’autosuffit pas besoin de Tête pour le rendre pérène,
    à moins de faire sau­ter la pla­nète ;-) ))))

    @+

  106. gravatar.com Henri Alberti ip:22
    11 May 2007 @ 13:57

    C’est exac­te­ment ce sujet qui nous inté­resse à Iza et moi en s’inspirant des tra­vaux de Jean Michel Cornu. J’ai ouvert une dis­cus­sion sur le forum exprès. Donc Guy, l’innénarable Michel, et d’autres, vous savez ce qu’il vous reste à faire

  107. gravatar.com zarc ip:51
    11 May 2007 @ 19:09

    L’idée de puis­sance d’un tel réseau réside dans la puis­sance de l’échange
    Mais il est déjà fait, il s’appelle l’internet

    Un inter­net que cha­cun d’entre nous filtre selon ses humeurs

  108. gravatar.com Marie-Noëlle ip:18
    13 May 2007 @ 11:48

    Bon­jour,

    J’ai déve­loppé sur mon blog ce qui me paraît une des bases pour par­ti­ci­per à ce réseau : la ter­mi­no­lo­gie et la ques­tion de l’anonymat.
    Voici les extraits sans la par­tie perso. .…(avec quelques modifs)

    Si l’on veut réunir des citoyens de tous hori­zons, il faut au mini­mum pou­voir se com­prendre pour échan­ger. Il faut donc se mettre d’accord sur une terminologie.

    Si n’échangent que ceux qui ont le même cadre de réfé­rences, le réseau risque d’être vite pri­son­nier de ce cadre et des gens comme moi, ne par­lant pas bien “cette langue” s’en exclue­ront d’eux-mêmes, sans par­ler de ceux qui n’oseront jamais y entrer.

    Le dan­ger est de se retrou­ver entre soi…il me semble que c’est à l’encontre de l’idée de réseau et de cette liberté d’en faire partie.

    Ensuite, pour mieux se com­prendre il faut aussi mieux se connaître. Grâce aux liens sur les noms de ceux qui écrivent sur le blog de Thierry, on a par­fois accès au blog ou au site des personnes.

    Mais sou­vent quand on clique sur un nom et qu’il n’y a que du texte der­rière…
    Alors, on lit, on essaie de com­prendre une pen­sée, de sup­po­ser un pro­fil pour pou­voir enga­ger un échange. On cherche des indices…
    Dif­fi­cile de faire connais­sance avec des pseu­dos.
    D’ailleurs, lire une blo­go­liste me fait pen­ser au compte-rendu des courses de che­vaux (tiens on reparle de pari)

    Pour­quoi se cacher der­rière des pseu­dos, pour­quoi cet anonymat?

    Bien sûr, dans un pre­mier temps, sur inter­net, on ne savait pas sur qui on allait tom­ber. Mais il ne s’agit plus de cela dès que l’on aborde des sujets pré­cis avec des per­sonnes identifiées.

    Nous avons la chance d’être dans un pays de liberté, liberté ché­rie si dure­ment acquise, recon­quise au cours de notre his­toire et ins­crite en bonne com­pa­gnie au fron­ton de nos mai­ries. Pour ne pas la perdre, il faut la faire vivre ! Et pour cela il faut l’exercer!

    Puisque le réseau s’appelle le réseau libre, ins­cri­vons nos noms en son coeur, simple geste de cohérence.

    D’ailleurs, cette ques­tion de l’anonymat rejoint, en cette période élec­to­rale, celle de l’anonymat du vote.

    Voter à bul­le­tin secret pour gar­der la liberté de voter pour qui on veut. Mais si on le dit…ce n’est plus un secret. Or il est très inté­res­sant de noter que pour cette élec­tion, fina­le­ment beau­coup on dit pour qui il votait…

    Cha­cun a voulu exer­cer une autre liberté, celle de défendre son point de vue et échan­ger des arguments.

    Excer­cer son devoir de citoyen, est-ce donc sim­ple­ment voter à l’abri d’un iso­loir ou bien expli­quer son choix en confron­tant ses argu­ments à ceux des autres pour essayer de mieux les com­prendre ou de les faire évoluer.

    Bien sûr, si on a pas d’arguments c’est plus simple de bran­dir le droit au secret et si, on ne veut pas assu­mer ses choix, se cacher der­rière un pseudo.

    De ce fait, un dis­cours dés­in­carné a du mal à pas­ser et la com­mu­nauté peut se voir pri­vée d’un point de vue intéressant!

    Il me semble donc que pour construire sur de bonnes bases, il faut que toutes les éléments soient cohé­rents. Un maçon se lancerait-il dans une construc­tion sans savoir si tous les moel­lons ont la même consistance?

    Nom­més et ano­nymes peuvent-ils créer un vrai maillage, si les règles qui les unissent ne sont pas les mêmes?
    Le risque n’est-il pas de créer, dès le départ des hié­rar­chies?
    Pour­quoi se bri­der dès le départ?

    Ce qui a créé la force des échanges de l’internet, dans l’anomymat ne serait-il pas devenu une de ses faiblesses?

    En per­met­tant l’émergence de tous ces citoyens libres, le réseau libre réussira-t-il cette muta­tion de la société grâce à l’internet? Per­mettre à chaque citoyen de faire ses choix et de les assumer.

    L’anonymat en cela est-ce une entrave ou un outil de la liberté?

    Beau­coup de ques­tions à mettre sur le forum, peut-être?

  109. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    13 May 2007 @ 12:20

    Tu devrais mettre ce texte sur le wiki.

  110. gravatar.com Marie-Noëlle ip:18
    13 May 2007 @ 13:11

    Tu sais, Thierry, je suis vrai­ment une débu­tante en infor­ma­tique…
    Si j’ai tout cet envi­ron­ne­ment (mail, MSN, site et blog) c’est grâce à mon staff (mari et fille). J’avance pas à pas.

    Je pen­sais que le wiki était sur­tout pour des défi­ni­tions évolu­tives.
    Là c’est plus ouvrir une réflexion avec des ques­tion­ne­ments. Et il me sem­blait que c’était déjà un peu long pour le forum?

  111. gravatar.com Garbun ip:52
    13 May 2007 @ 13:17

    Marie-Noëlle,

    La rai­son pour laquelle j’utilise per­son­nel­le­ment un pseudo est que je le trouve pour ma part plus sympa que mon nom. De plus, mon pré­nom est Florent, et il y a déjà un florent qui poste de temps en temps ici, donc il fau­drait mettre nom et pré­nom, ça ne serait pas for­cé­ment plus clair.

    Ensuite je ne crois pas que l’utilisation de pseudo puisse poser un quel­conque pro­blème. La per­ti­nence d’un dis­cours ne dépend pas d’un nom ou d’un pseudo; je ne juge pas dif­fé­rem­ment un Henri Alberti d’un Dil­bert ou d’un Enfant Terrible.

    Ton argu­ment est : “De ce fait, un dis­cours dés­in­carné a du mal à pas­ser et la com­mu­nauté peut se voir pri­vée d’un point de vue intéressant!”.

    A ce moment là, c’est à l’auteur de déci­der s’il veut conti­nuer à uti­li­ser un pseudo en sachant que cer­tains ne prê­te­rons guère atten­tion à lui pour cette rai­son (ce dont je doute quand même).

    L’anonymat en cela est-ce une entrave ou un outil de la liberté?”

    En tout cas, l’interdire serait une entrave à la liberté.

    Comme tou­jours j’ai donc envie de dire : lais­sons les choses se faire libre­ment, et si une solu­tion est meilleure que l’autre et dans l’intérêt de tous, alors cha­cun la choisira.

  112. gravatar.com Axel ip:1
    13 May 2007 @ 13:45

    Marie-Noëlle

    per­son­nel­le­ment je ne suis pas ano­nyme, mais cer­tains n’ont pas d’autre choix que de l’être.

    Par­ler poli­tique, s’exposer, ce n’est pas tou­jours com­pa­tible avec les impé­ra­tifs professionnels.

    N’oublie pas qu’Alain Duha­mel a été sus­pendu de ses acti­vi­tés d’animateur poli­tique, pour avoir sim­ple­ment, au détour d’une phrase, dit qu’il vote­rait pour un candidat.

    Il y a aussi beau­coup d’esprit sec­taire en France. Quand on parle fran­che­ment, quand on prend posi­tion, quand on s’engage, on découvre que des tas de portes se ferment, tous ceux qui ont inté­rêt à com­battre ce pour quoi l’on s’engage.

    Tu ne peux pas exi­ger que tout le monde s’engage sur ce che­min difficile.

    Je pré­fère lire “koz” ano­nyme, par exemple, que de ne pas le lire du tout, s’il devait renon­cer à blo­guer faute d’anonymat possible.

  113. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    13 May 2007 @ 15:00

    Marie-Noëlle si tu veux je te crée un compte sur le blog du réseau libre pour que tu puisses y publier des papiers. je fais ça pour tous ceux qui le sou­haitent. J’essaierai d’arranger le look. :-)

    Si quelqu’un d’autre veut le faire :-)

  114. gravatar.com Marie-Noëlle ip:18
    13 May 2007 @ 15:06

    @ Axel

    Oh, je n’exige rien! A hur­ler de rire pour qui me connaît!!
    Je tiens trop à ma liberté, je res­pecte donc celle des autres.
    Je crois juste à la force de l’exemple.

    Je constate ce que j’ai tou­jours constaté, mal­heu­reu­se­ment : ce sont tou­jours les mêmes qui s’exposent.
    Et la fameuse majo­rité silen­cieuse, râle en silence mais ne fait rien de concret. En lais­sant le ter­rain libre, on ne peut pas après se plaindre qu’il soit occupé, bien ou mal par tou­jours les mêmes. On fait un bou­le­vard aux politiques…

    Et c’est pas tou­jours très confor­table d’être le point de mire parce qu’on a décidé de s’engager. Par contre je trouve que c’est plus simple quand on le fait en son nom propre. Les sec­taires sont tou­jours dérou­tés : impos­sible de mettre une étiquette.

    C’est pour cette rai­son que je trouve l’idée de Thierry oppor­tune. Il donne avec l’idée du réseau, la pos­si­bi­lité de par­ler en son nom propre, sans idéologie.…(Coluche dixit) mais de le faire tous ensemble pour éviter jus­te­ment le point de mire.

    C’est jus­te­ment un moyen de cas­ser les esprits sectaires…plutôt que de consi­dé­rer que c’est comme ça et qu’il faut faire avec.

    Pour moi, c’est impos­sible d’être ano­nyme, car soit on parle.…soit on parle puis on agit. Et si on agit.….on se montre.

  115. gravatar.com Garbun ip:53
    13 May 2007 @ 15:12

    Je com­prends ton point de vue, mais si tu forces les gens à écrire sous leur nom, ceux qui ne veulent pas se dévoi­ler — et qui l’aurait fait avec un pseudo — ne par­ti­ci­pe­ront pas (comme le disait Axel), donc ce n’est pas une bonne solution

  116. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    13 May 2007 @ 15:18

    Par expé­rience, je sais que les pseu­dos ne sont pas un obs­tacle à la trans­pa­rence. Très vite, nous finis­sons par connaître nos noms et par nous voir. Car inter­net n’est qu’un des lieux d’échanges pos­sibles. Comme il ne faut pas tout lui réduire, les pseu­dos se lèvent d’eux-mêmes.

    Donc en gros cer­tains com­mencent par uti­li­ser des pseu­dos puis quand ils par­ti­cipent à l’aventure ils se dévoilent à tous ceux qui sont sur le même bateau qu’eux.

    La plu­part des pseu­dos ne sont d’ailleurs que des noms de guerre… Casa­baldi, Char­lie, Adam Kesher, Enfant Ter­rible… Moi je les connais tous.

    Il ne faut pas oublier, en plus, qu’utiliser des pseu­dos ne garanti pas l’anonymat. Pour beau­coup, c’est une façon d’incarner un nou­veau per­son­nage… celui qu’ils veulent deve­nir souvent.

  117. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    13 May 2007 @ 15:20

    Typi­que­ment ce genre de conver­sa­tion devrait tour­ner sur le forum…

    http://www.lereseaulibre.com/forum/

  118. gravatar.com Axel ip:1
    13 May 2007 @ 15:22

    soit on parle….soit on parle puis on agit. Et si on agit…..on se montre.”

    la simple dif­fu­sion d’une infor­ma­tion est une action.

    Pas besoin de mon­trer sa bobine pour agir.

    L’information c’est le pou­voir. Tout agent infor­ma­teur est une femme ou un homme d’action.

    Per­son­nel­le­ment, l’anonymat de mes inter­lo­cu­teurs ne me dérange pas, car j’aime les femmes et les hommes de l’ombre, qui agissent sans cher­cher la recon­nais­sance publique. Avec ceux qui montrent leur bobine, on se demande tou­jours si au fond leur moti­va­tion ce n’est pas d’être connu, pour ensuite être élu, prendre le pou­voir ou je ne sais quoi.

    Le cirque des blo­gueurs qui ne pensent qu’à pas­ser à la télé, en par­ti­cu­lier, me semble ridi­cule au plus haut point.

    Le som­met du ridi­cule, c’est quand une TV invite des blo­gueurs pour les fil­mer en train de “blo­guer live” un soir d’élection.

    J’aime Proust parce qu’il a écrit la Recherche dans sa chambre, plongé dans ses per­son­nages. S’il avait écrit la Recherche dans un stu­dio TV sous l’oeil des camé­ras, c’est autant de vie et de force en moins qu’auraient ses personnages.

    (Sur la fin je fais déri­ver un peu ton sujet. Je sais que ce n’était pas ton pro­pos. Mais c’est une com­po­sante à inté­grer : si l’anonymat a ses fai­blesses, la fin de l’anonymat a aussi ses écueils. Je ne crois pas à la supé­rio­rité d’un sys­tème sur l’autre. Jugeons sur les écrits. Céline ne s’appelait pas Céline, et alors ? “Louis-Ferdinand Des­touches” n’aurait rien fait de mieux.)

  119. gravatar.com Marie-Noëlle ip:18
    13 May 2007 @ 15:28

    @ Gar­bun
    Axel dit “tu exiges…” et toi “tu forces”.…

    Il me semble qu’on ne parle pas le même langage!

    C’est bien pour ça qu’avant de par­ler d’anonymat, je par­lais de ter­mi­no­lo­gie. On parle peut-être tous le fran­çais mais on n’utilise pas les mêmes mots.

    C’est assez révé­la­teur :d’ailleurs c’est un des indices qui per­met de connaître les gens. Mais per­son­nel­le­ment je n’ai pas le temps de jouer aux jeux de pistes.…

    Et puis ceux qui ne veulent pas se dévoiler.….ont quelque chose à cacher, alors qu’ils le res­tent! C’est sûr qu’ils n’ont pas leur place dans un réseau libre : sinon bon­jour l’incohérence!

  120. gravatar.com Marie-Noëlle ip:18
    13 May 2007 @ 15:35

    @ Thierry
    Merci de ta pré­ve­nance pour m’ouvrir un compte sur le Réseau libre. Mais n’y a t-il dèjà pas trop de lieux d’échanges.
    Et puis je crois que je vais retour­ner sage­ment sur mon blog et mon site d’école.

    Vu les réac­tions pro­duites par ce que j’écris, je vois bien que je mets les pieds dans le plat. Le choc de deux mondes. Je suis d’une autre époque!!!

  121. gravatar.com Axel ip:1
    13 May 2007 @ 15:38

    Vu les réac­tions pro­duites par ce que j’écris”

    Ce ne sont pas des réac­tions contre toi, ce que tu écris est inté­res­sant.
    La fin de l’anonymat me paraît impos­sible, c’est tout.
    Je crois qu’il ne faut pas s’arrêter à ces ques­tions de surface.

  122. gravatar.com Michel ip:54
    13 May 2007 @ 17:59

    Bon­jour

    Ca va se ter­mi­ner en bas­ton tout ça ;-) )))))))))))))))))))))

    Perso, la liberté est de pou­voir choi­sir, je prè­fère Gar­bun que florent.

    J’aime bien Zorro et aussi Diégo de la Véga, il y a ceux qui connaissent
    son iden­tité et d’autres pas, c’est tout le charme.

    @=

  123. gravatar.com Axel ip:1
    13 May 2007 @ 18:05

    Une solu­tion serait de consti­tuer un groupe interne, ne com­pre­nant que des per­sonnes sans pseu­do­nyme, pour ceux qui n’acceptent pas de dis­cu­ter avec des pseudos.

  124. gravatar.com Henri Alberti ip:22
    13 May 2007 @ 18:16

    A Marie Noelle:
    “Il me semble qu’on ne parle pas le même langage!

    C’est bien pour ça qu’avant de par­ler d’anonymat, je par­lais de ter­mi­no­lo­gie. On parle peut-être tous le fran­çais mais on n’utilise pas les mêmes mots. ”

    Je n’arrête pas de le répé­ter, vous prê­chez un converti.
    A part ça, arrê­tons la para­noïa.
    Thierry four­nit un outil, uti­li­sons le si on a envie de le faire, point.
    Pour ce qui est des dif­fi­cul­tés tech­niques ou autres ( lan­gages ), ceux qui veulent par­ti­ci­per sont là AUSSI pour ça ! On doit aider notre pro­chain quelque soit la dif­fi­culté, c’est ce que j’appelle l’échange. Il ne doit pas y avoir de hié­rar­chie ni d’élitisme.
    Si quelqu’un se pose une ques­tion, il la pose. Si quelqu’un d’autre a une réponse, il la donne.
    Mais.…dans le wikiforumblog.

  125. gravatar.com Thierry Crouzet ip:12
    13 May 2007 @ 20:22

    Je vous invite à dis­cu­ter de tout ça sur le forum du réseau libre.

  126. gravatar.com geo ip:55
    14 May 2007 @ 11:05

    Axel a écrit :
    13 May 2007 @ 18:05

    Une solu­tion serait de consti­tuer un groupe interne, ne com­pre­nant que des per­sonnes sans pseu­do­nyme, pour ceux qui n’acceptent pas de dis­cu­ter avec des pseudos.”””

    Déci­dé­ment, même sur un réseau libre se déve­loppe la poli­tique de parti: les ano­nymes dis­cutent entre eux, les pseu­dos dis­cutent entre eux, les nomi­na­tifs dis­cutent entre eux, com­ment cela s’appelle t’il déjà? du.….sectarisme, et bien c’est un réseau qui n’est pas si libre que cela.

    A Marie Noelle

    Non, vous vous trom­pez, je n’ai rien ni à cacher, ni à me reprocher.

  127. gravatar.com geo ip:55
    14 May 2007 @ 23:34

    Thierry Crou­zet a écrit :
    13 May 2007 @ 20:22

    Pas spé­cia­liste de l’informatique, je ne trouve pas votre forum, c’est être d’une autre génération

  128. gravatar.com Michel ip:56
    15 May 2007 @ 0:00

    @ > Marie-Noëlle

    Bon­jour

    Vu les réac­tions pro­duites par ce que j’écris”

    ça veut dire que tes écrits ont de l’effet et de la poigne.
    Tu défends tes convic­tions, tu le fais avec suc­cès.
    Ceux auprès de qui tu débats, ont eux aussi des convic­tions,
    par­fois celles-ci concordent avec les tiennes et par­fois c’est le clash.
    Mais bon, rien de bien dra­ma­tique, ce n’est que le pre­misse d’un grand mariage.
    Comme le dit Henri les mots n’ont pas for­cem­ment les mêmes echos.

    Tient je te trace la route http://www.lereseaulibre.com/forum/
    une fois sur place je serais ton ange-gardien ;-)

    @+

  129. gravatar.com Jean-Michel Cornu ip:57
    15 May 2007 @ 17:10

    Merci à Isa­belle de m’avoir parlé de cette ini­tia­tive très inté­res­sante. J’ai pro­fité d’un dépla­ce­ment pour lire les dif­fé­rentes réac­tions (çà foi­sonne :-)

    Je serais ravi de par­ti­ci­per et de par­ta­ger les quelques tra­vaux que j’ai pu faire sur la coopé­ra­tion (http://www.cornu.eu.org/texts/cooperation ), ainsi que ceux du groupe intel­li­gence col­lec­tive de la Fing (http://ic.fing.org/ )

    quelques pre­mières idées à la lec­ture du billet de Thierry Crou­zet et des réac­tions de chacun :

    –1– Mettre en com­mun quelques règles pour par­ta­ger nos idées et nos expé­riences
    La coopé­ra­tion repose non pas sur le fait d’être altruiste ou de vou­loir l’être mais sur un envi­ron­ne­ment qui favo­rise (ou au contraire rend plus dif­fi­cile) la coopé­ra­tion. Ainsi les règles simples des ter­mites (pla­cer une bou­lette de terre agglu­ti­née de salive) là où on trouve l’odeur des bou­lettes des autres ter­mites) conduit à de magni­fiques cathé­drales bâties sans archi­tectes. D’autres règles conduisent au contraire à des conflits d’intérêts (par exemple le dilemme du pri­son­nier pour ceux qui connaissent la théo­rie des jeux).

    Per­son­nel­le­ment je suis un peu altruiste et un peu indi­vi­dua­liste (j’aimerai pou­voir dire que je vais tou­jours dans le sens de l’intérêt des autres mais je dois avouer que je suis aussi… un être humain…).

    Par contre nous les humains nous avons deux par­ti­cu­la­ri­tés par rap­port aux ter­mites :
    — Nous avons acquis la capa­cité de chan­ger notre envi­ron­ne­ment (pour le meilleur et pour le pire)
    — et (bien plus rare­ment hélas), nous pou­vons par­fois com­prendre com­ment tel envi­ron­ne­ment peut faci­li­ter le “vivre ensemble” ou au contraire le rendre plus dif­fi­ci­le­ment atteignable.

    Je crois donc peu à la pos­si­bi­lité de chan­ger les choses sim­ple­ment par la volonté d’imposer ce qui serait la bonne solu­tion (les bonnes idées conduisent sou­vent aux dic­ta­tures) et c’est pour cela que l’idée de Thierry me semble très intéressante.

    Comme il a été indi­qué, il s’agit de pro­po­ser un fonc­tion­ne­ment de type inter­net pour la cité en com­plé­ment de l’approche poli­tique. Inter­net est un “réseau de réseaux” d’ordinateurs : la seule chose qui soit par­ta­gée est un ensemble d’interface com­munes (sous la forme de pro­to­coles). Ce type d’architecture a mon­tré sa force pour per­mettre à l’innovation d’émerger. Dans un “réseau de réseaux humain” il faut savoir quoi par­ta­ger : pro­ba­ble­ment sim­ple­ment quelques infor­ma­tions com­munes (par exemple des listes de tags pour savoir si nous débat­tons sur des choses simi­laires) tout en lais­sant la pos­si­bi­lité d’expérimenter de nom­breuses idées. L’objectif n’est pas de débattre avant pour choi­sir “LA” solu­tion la meilleure mais de faci­li­ter l’expérimentation et d’aider les meilleures idées à remon­ter pour deve­nir plus visibles.
    Ainsi, plu­tôt qu’un seul por­tail où seraient “choi­sie” la solu­tion “idéale” à pro­mou­voir, j’espère qu’il y aura de nom­breuses idées, par­fois incom­pa­tibles entre elles, et qu’elles seront expé­ri­men­tées, par exemple :
    — des sites avec ano­ny­mat, des sites sans ano­ny­mat et des sites per­met­tant les deux (sui­vant le débat ini­tié par Marie-Noëlle). Je viens jus­te­ment de suivre une réunion de cher­cheurs qui com­parent les apports res­pec­tifs dans Wiki­pé­dia des “ins­crits” (donc iden­ti­fiés) et des “IP” (les per­sonnes qui contri­buent sans s’identifier).
    — des asso­cia­tions struc­tu­rées et des réseaux infor­mels ou un mixte des deux (de nou­veau un débat pro­posé par Marie-Noëlle). La coopé­ra­tion est une ges­tion par oppor­tu­nité alors que la poli­tique ou la ges­tion de pro­jet clas­sique consiste à gérer les contraintes (cf aussi les remarques de Gar­bun et de geo). Les deux conduisent à des approches dif­fé­rentes (cela explique que j’ai décou­vert effaré que toutes les sug­ges­tions aux­quelles j’arrivais pour faci­li­ter la coopé­ra­tion étaient exac­te­ment inverses des règles habi­tuelles de ges­tion de pro­jet :-) Mais dans la vie cou­rante, on a à la fois à gérer des oppor­tu­ni­tés et des contraintes. de ce point de vue, la pro­po­si­tion de ne pas oppo­ser le réseau libre et la poli­tique mais de cher­cher une coha­bi­ta­tion entre les deux me semble saine. Voir aussi l’approche de Tela Bota­nica qui a monté à la fois un réseau infor­mel en ligne pour gérer les oppor­tu­ni­tés (déve­lop­per la taxo­no­mie de toutes les plantes en fran­çais, ce que per­sonne n’avait réus­sit à faire avant) et une asso­cia­tion pour les contraintes (employer des sala­riés, gérer les outils, gérer des finan­ce­ments…)
    — Montja indique qu’il est dif­fi­cile de faire tra­vailler plus de 10 per­sonnes ensemble. Cela est vrai et pour­tant cela a été mis en défaut par le net et par le mou­ve­ment du déve­lop­pe­ment de logi­ciel libre. Cela milite pour expé­ri­men­ter et essayer des choses qui nous semblent impos­sibles afin de ne pas res­ter dans nos anciens sys­tèmes de pen­sée. Il sera bien temps ensuite de com­prendre ensuite pour­quoi cela a pu mar­cher (dans le cas cité, voir le texte d’Eric Ray­mond : “la cathé­drale et le bazar”)

    Quel point com­mun avoir entre ces dif­fé­rents essais et ses approches qui peuvent sem­bler incom­pa­tibles de réseau libre ? peut être prin­ci­pa­le­ment un ensemble de tags pour iden­ti­fier qui par­ti­cipe et faci­li­ter, grâce aux fils RSS et aux com­men­taires croi­sés, la cross fer­ti­li­sa­tion. On pour­rait ainsi ima­gi­ner créer par exemple sous del*icio*us (ou un autre outil) un tag “réseau libre” et un ensemble de tags sur les choses dont on sou­haite par­ler “choix col­lec­tif”, “soli­da­rité”, “par­tis poli­tiques”, etc.

    –2– Pas­ser à l’échelle
    Un réseau suit une loi par­ti­cu­lière appe­lée la “loi de Met­calfe” (plus on est nom­breux et plus il est inté­res­sant d’y par­ti­ci­per). Com­ment donc faire en sorte que le plus grand nombre (et la plus grande diver­sité de per­sonnes) s’impliquent ? Cela néces­site de trou­ver quelle va être la moti­va­tion d’un citoyen (pas que les habi­tués des blogs et Wikis si pos­sible) des élus, etc. pour venir par­ta­ger du temps et de l’attention (sachant que ce dont nous dis­po­sons le moins est de l’attention).

    –3– le chan­ge­ment par la prise de conscience
    Je disais au début de ce com­men­taire que l’homme a la capa­cité de chan­ger son envi­ron­ne­ment mais n’est pas tou­jours conscient de ce qui se passe. Donc, plu­tôt que de cher­cher ce qui devrait “for­cer” tout le monde a aller dans le même sens que nous décré­te­rions “le meilleur” essayons de com­prendre ce qui se joue dans une col­lec­ti­vité (celle qui échange ici, ou bien à une autre échelle celle du pays dans lequel nous vivons). Une science exté­rieure qui apporte des solu­tions toutes faites ne per­met pas de prendre en compte la com­plexité de la situa­tion ni la diver­sité des par­ti­ci­pants. Pour cela, nous avons essayé avec le groupe intel­li­gence col­lec­tive de la Fing de créer un ques­tion­naire d’autoévaluation pour per­mettre à cha­cun dans un groupe de se poser un ensemble de ques­tions à la fois indi­vi­duel­le­ment et col­lec­ti­ve­ment : http://ic.fing.org/news/comprendre-par-vous-meme-ce-qui-se-passe-dans-un-groupe

    Pour résu­mer (en m’excusant pour ce pre­mier post bien trop long), quelques idées d’éléments com­muns :
    — Un réseau pour déve­lop­per de nou­velles oppor­tu­ni­tés, tout en cher­chant com­ment coha­bi­ter avec les démarches de ges­tion de contraintes
    — plu­tôt que de cher­cher des réponses (par nature réduc­trices) cher­chons des bonnes ques­tions pour explo­rer de nou­velles façons de voir
    — Une logique de choix a pos­te­riori, plu­tôt que de pla­ni­fier un monde qui est par essence imprévisible

    J’espère que ces quelques réflexions à chaud à la lec­ture des com­men­taires foi­son­nants autour de la pro­po­si­tion de réseau libre pour­ront sti­mu­ler encore la dis­cus­sion :-)

  130. gravatar.com tcrouzet ip:58
    15 May 2007 @ 17:48

    super… je vais piquer ce com et en faire un billet sur le reseau libre… atten­dez pour commenter.

  131. gravatar.com Iza ip:59
    16 May 2007 @ 21:42

    je crois qu’il faut dire que main­te­nant on peut com­men­ter sur lereseaulibre.com, parce que ya pas grand monde qui y est allé, je ne sais pas si c’était très clair…

  132. gravatar.com geo ip:60
    17 May 2007 @ 23:49

    impos­sible de me connec­ter sur le reseau libre, refuse le mot de passe, j’ai passé l’age de jouer alors je laisse tom­ber
    et puis entre nous l’informatique ce n’est pas tout à fait mon truc

    salut à tous et bonne route sur le réseau “libre”

  133. gravatar.com Iza ip:59
    20 May 2007 @ 21:14

    je par­lais du blog : lereseaulibre.com. il doit t’être acces­sible même si tu plantes sur le forum (on peut peut être t’aider ? )

  134. gravatar.com Les sites du Réseau libre ip:43
    23 May 2007 @ 23:07

    […] les femmes et les hommes libres se ren­contrent et coopè­rent­blog | wiki | forum | archives | à pro­pos « Le forum fonc­tionne Des pos­si­bi­li­tés d’un réseau libre […]

  135. gravatar.com Le réseau libre, par Thierry Crouzet ip:43
    24 May 2007 @ 23:12

    […] Thierry Crou­zet, Le réseau libre […]

  136. gravatar.com Le réseau libre - sites relais ip:43
    24 May 2007 @ 23:21

    […] Billet fon­da­teur : Thierry Crou­zet — Le Réseau libre […]

  137. gravatar.com Le réseau libre « Crédit facile ip:61
    27 May 2007 @ 12:38

    […] Billet fon­da­teur : Thierry Crou­zet — Le Réseau libre […]

  138. gravatar.com L'Hérétique ip:62
    28 May 2007 @ 9:41

    Je suis un peu per­plexe : les blogs actuels ne sont-ils pas déjà une forme de réseau libre ? Ne risque-t-on pas plu­tôt d’empiler des struc­tures sur des structures ?

    Je trouve qu’il est déjà extra­or­di­nai­re­ment dif­fi­cile de se repé­rer dans la blo­go­sphère, et même sur la Toile : les réseaux sont très nom­breux. Votre ini­tia­tive est bien sûr louable, mais j’ai du mal à voir com­ment concrè­te­ment elle se met­tra en place.

  139. gravatar.com fvz ip:63
    1 June 2007 @ 22:08

    Bon, moi j’suis un peu vieux, alors j’ai déjà vu un peu de choses depuis les forums télé­ma­tiques. Je constate que la ten­ta­tive de Thierry et Axel esrt récur­rente depuis une ving­taine d’années, et que la technique-support se déve­lop­pant, ainsi que la dif­fu­sion vers le grand public, ce type de réseau maillé avec des noeuds fédé­ra­teurs a de plus en plus de chance de fonc­tion­ner. Alors ça vaut la peine d’essayer, encore une fois. Après le mini­tel, use­net, les news­groupes, le web 1, main­te­nant vive le web 2 et les wiki ! Ce qui est à la fois amu­sant, rafrai­chis­sant, et un peu… attris­tant, c’est que les concepts de base res­tent les mêmes, le besoin de sys­tème “neu­ro­nal” aussi, et que ça n’aboutit, dans le meilleur des cas, qu’à un “think-tank” dans lequel les poli­tiques ver­sion 5 ou 5.1 viennent éven­tue­le­ment pui­ser des idées ou des argu­ments au ser­vice de leur idées pré-établies.
    Celà dit, pour­quoi pas ? Un think tank a une influence réelle, et n’est pas en tant que tel un outil de pou­voir. Dans les expé­riences pas­sées que j’évoque, à chaque fois, pour celles aux­quelles j’ai par­ti­cipé, ça c’est arrêté suite à une ins­tru­men­ta­li­sa­tion par un “parti” lut­tant pour un “pou­voir” quel­conque (les “” par­ceque ce n’était pas tou­jours dans le domaine poli­tique). Par ailleurs, des ini­tia­tives comme wiki­pe­dia ne semblent pas, elles, ins­tru­men­ta­li­sées. Donc peut être que d’une part les par­ti­ci­pants à ce type de réseau sont moins naïfs, et que d’autre part on arrive plus vite à la “masse cri­tique” qui fait qu’une prise de contrôle ne devient plus pos­sible. Donc, à suivre. Donc, pour suivre, il faut par­ti­ci­per (c’est le prin­cipe de l’aubege espa­gnole). Donc je m’inscrit et je par­ti­ci­pe­rai à mesure de mes faibles pos­si­bi­li­tés. Bonne chance, à nous !

  140. gravatar.com Florent ip:34
    13 June 2007 @ 12:38

    Une petite nou­velle qui pour­rait être intéressante;

    Peer gover­nance towards non repre­sen­ta­tio­nal demo­cracy:
    http://blog.p2pfoundation.net/peer-governance-towards-non-representational-democracy/2007/06/09

  141. gravatar.com FrédéricLN ip:64
    12 July 2007 @ 14:45

    Tout à fait d’accord avec fvz : le des­tin d’un “think tank ouvert” est de se faire piller et occa­sion­nel­le­ment ins­tru­men­ta­li­ser par les appa­reils, fer­més, de conquête du pou­voir. Et c’est pour­quoi … je suis par­tant également !

  142. gravatar.com Microwebia » Le Réseau libre ou la naissance de la politique 2.0. ip:65
    18 August 2007 @ 11:14

    […] ce billet, inti­tulé Le réseau libre, il pro­pose une alter­na­tive pour le moins nova­trice aux par­tis poli­tiques actuels. On savait […]

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Titre (facultatif)

L'alternative nomade
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Vers une complexité volontaire.

Le cinquième pouvoir
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La décentralisation de la puissance politique.

Équinoxe d’automne
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Paris, le 21 septembre 1991, j’avais 28 ans.

Croisade
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Un techno-thriller dont vous pourriez être la victime.

J’ai eu l’idée
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« Du sérieux, du pro­fond, du léger, du comique… » Henri Alberti