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	<title>Comments on: Le libéralisme : une doctrine schizophrénique</title>
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	<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/</link>
	<description>La politique change. Voter n’est plus qu’un engagement parmi d’autres. Dans un monde toujours plus complexe, les partis et les systèmes hiérarchiques pyramidaux n’ont plus leur place. Il faut apprendre à vivre en réseau, à penser global et agir local.</description>
	<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 14:18:30 +0000</pubDate>
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		<title>By: J</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-56509</link>
		<dc:creator>J</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 11:31:50 +0000</pubDate>
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		<description>En ce qui me concerne, je vois deux tares essentielles à toute position qui prône la défense d'un système de pensée organisationnel, quel qu'il soit. 

La première est qu'afin de défendre le système de pensée on fait fie de la réalité constatée de ses effets quand ceux ci desservent le système, au lieu de l'aménager. 
Ce que HenriA résume très bien par "le fait A contredit la règle. C’est parce que A ne suit pas la règle. Croyance." ; auquel je rjoute le mot Endoctrinement). 

La seconde est que les doctrinaires oublient par fanatisme ou bêtise ce "léger détail" : un système d'organisation peut fonctionner un temps et ensuite être totalement corrompu et dévoyé par certaines forces en son sein qui apprennent à en utiliser les faiblesses intrinsèques pour leur seuls intérêts. 
Le libéralisme qui fonctionna plutôt bien entre début 50s et fin 70s mena à cette abhération qu'est l'ultralibéralisme et la financiarisation de tous les rouages du système. 
Le communisme donna un haut de pyramide hypertrophié censé réguler et redistribuer mais qui de fait rigidifia, stérilisa et corrompu tout le système. 
Etc... 

Le temps des synthèses créatives est venu!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En ce qui me concerne, je vois deux tares essentielles à toute position qui prône la défense d&#8217;un système de pensée organisationnel, quel qu&#8217;il soit. </p>
<p>La première est qu&#8217;afin de défendre le système de pensée on fait fie de la réalité constatée de ses effets quand ceux ci desservent le système, au lieu de l&#8217;aménager.<br />
Ce que HenriA résume très bien par &#8220;le fait A contredit la règle. C’est parce que A ne suit pas la règle. Croyance.&#8221; ; auquel je rjoute le mot Endoctrinement). </p>
<p>La seconde est que les doctrinaires oublient par fanatisme ou bêtise ce &#8220;léger détail&#8221; : un système d&#8217;organisation peut fonctionner un temps et ensuite être totalement corrompu et dévoyé par certaines forces en son sein qui apprennent à en utiliser les faiblesses intrinsèques pour leur seuls intérêts.<br />
Le libéralisme qui fonctionna plutôt bien entre début 50s et fin 70s mena à cette abhération qu&#8217;est l&#8217;ultralibéralisme et la financiarisation de tous les rouages du système.<br />
Le communisme donna un haut de pyramide hypertrophié censé réguler et redistribuer mais qui de fait rigidifia, stérilisa et corrompu tout le système.<br />
Etc&#8230; </p>
<p>Le temps des synthèses créatives est venu!</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Iza</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-56507</link>
		<dc:creator>Iza</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jun 2008 08:45:11 +0000</pubDate>
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		<description>Henri, je sais je sais, mais je me suis laissée aller ... une absence ;-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Henri, je sais je sais, mais je me suis laissée aller &#8230; une absence <img src='http://blog.tcrouzet.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Henri A</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-56499</link>
		<dc:creator>Henri A</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2008 21:41:27 +0000</pubDate>
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		<description>A Iza :
Laisses tomber ( en ce qui concerne ce genre d'individus ) !
Pour faire une analogie extrêmement précise, ils utilisent une logique qui date du début du XXe siècle. Des fondements hyper platoniciens en acier forgé qui repose évidement sur du vent et à chaque fois qu'ils se confrontent à une sorte de réalité ou d'application, ce sont les faits qui devraient plier face à ces fameux "fondements".
Mais il n'y a pas à proprement parlé de fondements en logique, c'est l'usage qui s'en occupe.
Tu te rappelles de l'argumentation type : le fait A contredit la règle. C'est parce que A ne suit pas la règle. Croyance.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A Iza :<br />
Laisses tomber ( en ce qui concerne ce genre d&#8217;individus ) !<br />
Pour faire une analogie extrêmement précise, ils utilisent une logique qui date du début du XXe siècle. Des fondements hyper platoniciens en acier forgé qui repose évidement sur du vent et à chaque fois qu&#8217;ils se confrontent à une sorte de réalité ou d&#8217;application, ce sont les faits qui devraient plier face à ces fameux &#8220;fondements&#8221;.<br />
Mais il n&#8217;y a pas à proprement parlé de fondements en logique, c&#8217;est l&#8217;usage qui s&#8217;en occupe.<br />
Tu te rappelles de l&#8217;argumentation type : le fait A contredit la règle. C&#8217;est parce que A ne suit pas la règle. Croyance.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: J</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-56498</link>
		<dc:creator>J</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2008 21:32:48 +0000</pubDate>
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		<description>Vive la France!
Vive l'Univers!

;)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vive la France!<br />
Vive l&#8217;Univers!</p>
<p> <img src='http://blog.tcrouzet.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /></p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Iza</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-56497</link>
		<dc:creator>Iza</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2008 21:22:13 +0000</pubDate>
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		<description>"La notion de libre consentement est au coeur de la pensée libérale"

et c'est bien là qu'est l'os, à mon avis. car en effet, exercer son libre arbitre (à mon avis aussi la dignité et la liberté la plus complète et la plus désirable pour les humains) est extrèmement compliqué. Il faut, pour l'exercer pleinement, posséder certaines compétences, et une base minimale de connaissances. Le libéralisme que vous décrivez ne prend pas en compte cet aspect des choses. Cela nuance largement, à mon avis, le comparatif (un peu caricatural ...non ? ) que vous faites ...

En effet, le libéralisme se donne pour objectif d'"assurer à chacun strictement les droits fondamentaux cités plus haut", droits qu'une grande part ne peut pas exercer correctement ... ça sent l'arnaque, non ????</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;La notion de libre consentement est au coeur de la pensée libérale&#8221;</p>
<p>et c&#8217;est bien là qu&#8217;est l&#8217;os, à mon avis. car en effet, exercer son libre arbitre (à mon avis aussi la dignité et la liberté la plus complète et la plus désirable pour les humains) est extrèmement compliqué. Il faut, pour l&#8217;exercer pleinement, posséder certaines compétences, et une base minimale de connaissances. Le libéralisme que vous décrivez ne prend pas en compte cet aspect des choses. Cela nuance largement, à mon avis, le comparatif (un peu caricatural &#8230;non ? ) que vous faites &#8230;</p>
<p>En effet, le libéralisme se donne pour objectif d&#8217;&#8221;assurer à chacun strictement les droits fondamentaux cités plus haut&#8221;, droits qu&#8217;une grande part ne peut pas exercer correctement &#8230; ça sent l&#8217;arnaque, non ????</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Archilibéral</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-56490</link>
		<dc:creator>Archilibéral</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jun 2008 14:57:33 +0000</pubDate>
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		<description>A l'auteur : je pense que vous faites erreur en parlant de schizophrénie à propos du libéralisme. Je le qualifie plutôt d'alchimie complexe. Pourquoi ? Parce que le libéral a le souci permanent que chacun puisse faire ses propres arbitrages entre 2 principes fondamentaux et inséparables : liberté et responsabilité individuelles, cette dernière découlant nécessairement de cette première (ce qui différencie le libéral du libertaire, je pense, pour qui la responsabilité de ses actes vis-à-vis d'autrui importe moins, voire peu, voire pas du tout, une partie peu reluisante de "l'héritage" contrasté de Mai68 ayant poussé à l'extrême le "tout pour ma gueule" que l'on vit aujourd'hui =&#62; il ne suffit pas d'être individualiste pour être libéral, l'égoïsme par l'écrasement de l'autre n'étant pas porté par les libéraux). Le libéralisme est une boîte à outils (dans laquelle il n'y a pas que la faucille et le marteau), pas un vademecum rigide qui prétendrait donner la recette d'un monde parfait à imposer à quiconque. Le libéralisme ne prétend pas sortir les hommes du fardeau de leur condition, il repose sur quelques principes clés (égalité en droits, liberté donc responsabilité, propriété privée, sûreté) sans lesquels la recherche du bonheur (propre à chacun et indéfinissable) est encore plus compromise. Le libéralisme n'est pas l'absence de règles, le libéralisme n'est pas l'anarchie (même s'il s'en rapproche un peu pour une mouvance libérale dite anarcho-capitaliste, au demeurant beaucoup plus intéressante que le mot peu engageant le laisse entendre). C'est souvent l'erreur grossière que font ses détracteurs en le qualifiant de "loi de la jungle", de "renard libre dans le poulailler libre" et j'en passe et des plus ridicules. Le libéralisme est exigeant : c'est pour cela que dans notre pays où la "mendicité agressive" s'exerce par une floppée d'intérêts catégoriels auprès de l'Etat (redistribuons, mais surtout envers moi !), il y a très peu de "rigueur libérale" (paradoxale association de mots, mais je le répète, le libéralisme n'est pas un laxisme). Pour répondre à votre question sur le "command-and-control" (si je saisis bien cette notion), elle est parfaitement compatible avec les idéaux libéraux. Vous ne verrez pas de libéral rejeter l'organisation, la hiérarchie lorsqu'elles sont librement consenties et lorsque vous n'y êtes pas maintenu contre votre gré (portes de sortie existantes). La recherche de l'efficacité, chère aux libéraux car favorisant l'accès au bonheur individuel (qui n'est pas réductible à un confort matérialiste, loin s'en faut), passe, notamment dans les entreprises, par des organisations humaines. L'autorité en soi n'est pas un problème lorsque celles et ceux qui y sont soumis y souscrivent pleinement. La notion de libre consentement est au coeur de la pensée libérale. C'est pourquoi la démocratie ("dictature de la majorité" disait Tocqueville) a ses limites, car la minorité est souvent bafouée dans ses droits fondamentaux, fléau que combat la démocratie libérale en cherchant à agir par défaut (assurer à chacun strictement les droits fondamentaux cités plus haut) plutôt que par excès (où l'arbitraire légal et l'inflation législative font des ravages sur le respect de la différence individuelle).
Espérant n'avoir pas été trop abscons et long sur ma conception du libéralisme, cordialement,</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A l&#8217;auteur : je pense que vous faites erreur en parlant de schizophrénie à propos du libéralisme. Je le qualifie plutôt d&#8217;alchimie complexe. Pourquoi ? Parce que le libéral a le souci permanent que chacun puisse faire ses propres arbitrages entre 2 principes fondamentaux et inséparables : liberté et responsabilité individuelles, cette dernière découlant nécessairement de cette première (ce qui différencie le libéral du libertaire, je pense, pour qui la responsabilité de ses actes vis-à-vis d&#8217;autrui importe moins, voire peu, voire pas du tout, une partie peu reluisante de &#8220;l&#8217;héritage&#8221; contrasté de Mai68 ayant poussé à l&#8217;extrême le &#8220;tout pour ma gueule&#8221; que l&#8217;on vit aujourd&#8217;hui =&gt; il ne suffit pas d&#8217;être individualiste pour être libéral, l&#8217;égoïsme par l&#8217;écrasement de l&#8217;autre n&#8217;étant pas porté par les libéraux). Le libéralisme est une boîte à outils (dans laquelle il n&#8217;y a pas que la faucille et le marteau), pas un vademecum rigide qui prétendrait donner la recette d&#8217;un monde parfait à imposer à quiconque. Le libéralisme ne prétend pas sortir les hommes du fardeau de leur condition, il repose sur quelques principes clés (égalité en droits, liberté donc responsabilité, propriété privée, sûreté) sans lesquels la recherche du bonheur (propre à chacun et indéfinissable) est encore plus compromise. Le libéralisme n&#8217;est pas l&#8217;absence de règles, le libéralisme n&#8217;est pas l&#8217;anarchie (même s&#8217;il s&#8217;en rapproche un peu pour une mouvance libérale dite anarcho-capitaliste, au demeurant beaucoup plus intéressante que le mot peu engageant le laisse entendre). C&#8217;est souvent l&#8217;erreur grossière que font ses détracteurs en le qualifiant de &#8220;loi de la jungle&#8221;, de &#8220;renard libre dans le poulailler libre&#8221; et j&#8217;en passe et des plus ridicules. Le libéralisme est exigeant : c&#8217;est pour cela que dans notre pays où la &#8220;mendicité agressive&#8221; s&#8217;exerce par une floppée d&#8217;intérêts catégoriels auprès de l&#8217;Etat (redistribuons, mais surtout envers moi !), il y a très peu de &#8220;rigueur libérale&#8221; (paradoxale association de mots, mais je le répète, le libéralisme n&#8217;est pas un laxisme). Pour répondre à votre question sur le &#8220;command-and-control&#8221; (si je saisis bien cette notion), elle est parfaitement compatible avec les idéaux libéraux. Vous ne verrez pas de libéral rejeter l&#8217;organisation, la hiérarchie lorsqu&#8217;elles sont librement consenties et lorsque vous n&#8217;y êtes pas maintenu contre votre gré (portes de sortie existantes). La recherche de l&#8217;efficacité, chère aux libéraux car favorisant l&#8217;accès au bonheur individuel (qui n&#8217;est pas réductible à un confort matérialiste, loin s&#8217;en faut), passe, notamment dans les entreprises, par des organisations humaines. L&#8217;autorité en soi n&#8217;est pas un problème lorsque celles et ceux qui y sont soumis y souscrivent pleinement. La notion de libre consentement est au coeur de la pensée libérale. C&#8217;est pourquoi la démocratie (&#8221;dictature de la majorité&#8221; disait Tocqueville) a ses limites, car la minorité est souvent bafouée dans ses droits fondamentaux, fléau que combat la démocratie libérale en cherchant à agir par défaut (assurer à chacun strictement les droits fondamentaux cités plus haut) plutôt que par excès (où l&#8217;arbitraire légal et l&#8217;inflation législative font des ravages sur le respect de la différence individuelle).<br />
Espérant n&#8217;avoir pas été trop abscons et long sur ma conception du libéralisme, cordialement,</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: L'Espace arc en ciel, le blog</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-37064</link>
		<dc:creator>L'Espace arc en ciel, le blog</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jul 2007 19:07:30 +0000</pubDate>
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		<description>[...] commencent à me chauffer grave à côté, ici et [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[...] commencent à me chauffer grave à côté, ici et [...]</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Vincent</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-36822</link>
		<dc:creator>Vincent</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jul 2007 07:31:18 +0000</pubDate>
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		<description>Je réponds au post de Thierry, en regrettant une fois de plus que dès que quelqu'un met un sujet un peu polémique sur la table, les commentaires se "barrent en couille". (que les commentateurs m'excusent, mais j'ai zappé vers le n°10...)

Hobbes parle effectivement d'un pouvoir souverain nécessaire pour protéger l'homme des penchants prédateurs des autres hommes. Mais sa définition n'implique pas que ce pouvor soit "central": des pouvoirs locaux sont tout à fait envisageables. D'autre part, en définissant ainsi l'objectif de ce pouvoir  - protéger les hommes qui mettent de côté leur nature prédatrice pour s'inscrire dans unsystème de production et d'échange de ceux qui prétendent vivre aux dépens des autres par la prédation -  Hobbes n'est absolument pas en contradiction avec la doctrine du laissez faire.

Cette doctrine stipule que l'état ne doit rien faire pour favoriser ou au contraire empêcher ces échanges, pourvu, et c'est là la distinction essentielle du libéralisme avec le "laxisme" avec lequel certains le confondent, qu'il n'attente pas aux droits naturels fondamentaux (vie, liberté, propriété) d'autrui. Dans la conception libérale classique, l'état, sous contrôle populaire, est chargé de faire respecter ces droits, et lorqu'il s'aventure au dela de ces limites claires, il tend à réduire sa capacité à faire respecter ces droits. Voila pourquoi il existe des règles qui "policent" les relations interindividuelles. 

Le libéralisme n''a donc rien de schizophrène.

-----

"Le libéralisme économique est un libéralisme de quelques uns qui impose le dogme de la rentabilité à tout prix : celui qui gagne le plus survit." : cette affirmation est démentie par un minimum d'observation objective de la réalité présente: l'immense majorité de la population des pays qui ont su mettre en place les bases d'un droit libéral, fut-il complété (certains diront altéré, c'est un autre débat) par un pendant de lois dites "sociales", vit de mieux en mieux, matériellement parlant (pour le spirituel, l'économie ne peut guère...). Même ceux qui n'accèdent pas à la "richesse des puissants" accèdent à des conditions de vie inimaginables deux générations auparavant. Les pauvretés qui subsistent dans ces pays sont un phénomène qui reste minoritaire (et le plus souvent entretenu par de mauvaises lois prises par la puissance publique, au nom des pauvres, de l'égalité, de l'environnement ou que sais-je encore, autre débat). Quant à la pauvreté dans les pays de tradition non libérale, c'est un autre problème, dont vous conviendrez qu'il est difficile de tenir le libéralisme pour responsable.

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"En vérité, le libéralisme n’a jamais été appliqué" : exact, mais pas pour les raisons évoquées: Une société libérale repose sur l'application stricte d'un droit du même nom, et naturellement, celui qui tend à violer ce droit (ne pas violer les droits naturels des tiers) tend à essayer d'infléchir le droit pour rendre légales ses propres violations. Et à ce jeu, les lobbies "riches" s'en tirent généralement mieux que les autres, mais les lobbies politiques tendent à rééquilibrer la donne en faveur de leurs propres clientèles. Voila pourquoi les codes de lois deviennent au fil des ans des sacs de noeuds qui nécessiteraient un bon nettoyage de printemps... Libéral. 

Aucune doctrine "pure" n'a jamais été appliquée nulle part (quoique Staline... bon, j'arrête). Les doctrines fournissent des "directions" dans lesquelles ceux qui les défendent croient qu'il est bon d'aller. Dans un système démocratique, des compromis sont inévitables.  Les libéraux veulent que ce compromis soit le plus libéral possible, les étatistes veulent le contraire, a chacun d'être plus convaincant que l'autre, c'est le jeu. 

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"Le besoin d'être managé" n'est pas une composante de base de la doctine libérale mais une résultante de la nécessité de diviser intelligemment les tâches pour produire efficacement. Comme l'a expliqué un libéral plus contemporain, Ronald Coase, si chaque action humaine devait faire l'objet d'une négociation ou d'une transaction, le coût de ces transactions deviendrait tel que toute action deviendrait impossible. Voila pourquoi les individus se regroupent en "firmes", qui, en mettant à disposition d'un groupe un capital commun, des règles communes, permettent de produire efficacement, la transaction ne reprenant ses droits que lorsque la production doit sortir de "la firme" et rencontrer les consommateurs. 

L'individu qui, par contrat, accepte de sacrifier quelques heures de liberté quotidiennes 5 jours par semaine (temps en constante régression depuis la nuit des temps) pour un salaire le fait parce que le salaire restant sera pour lui le moyen de mieux profiter de sa liberté, de l'exercer, pendant le temps éveillé qu'il lui reste à vivre. Cette acceptation du commandement d'autrui, dans une société de libertés, ne constitue en rien un renoncement à la liberté: le contrat peut être rompu. 

Dans une société libérale, le marché du travail est suffisamment dynamique pour que les employeurs fassent gaffe à ne pas transformer ce contrat en punition. Malheureusement, en France, la peur du chômage et la difficulté de licencier sereinement rendent à la fois certains employeurs particulièrement détestables et les salariés particulièrement dociles, d'où des ambiances de travail pourries dans de nombreuses sociétés. Mais c'est loin d'être le cas partout !  

--------
Vous parlez dans un autre post en lien de "la droite libérale" : 
"La droite libérale entend donner à tous une plus grande liberté d’entreprendre (ce que je souhaite) tout en cherchant à policer la société (ce que je déplore). Dun côté on dit plus de liberté, de l’autre moins de liberté. C’est un discours schizophrène."

Voilà le problème: cette droite là n'est pas libérale. Elle est interventionniste en économie (politique agricole, politique industrielle, protectionniste pan-européen), interventionniste socialement parlant (c'est lié), et dans un certain nombre de domaines fait peu de cas des libertés individuelles. La gauche a fait beaucoup de mal à l'idée libérale en l'assimilant -avec plus ou moins de succès- à cette droite là. 

Ceci dit, si une droite "véritable" venait à proner un désengagement dans l'économie et un recentrage sur la sanction des violations des droits individuels, ce qui est la base de la vie en société, ce ne serait pas schizophrène mais parfaitement logique, cf. supra.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je réponds au post de Thierry, en regrettant une fois de plus que dès que quelqu&#8217;un met un sujet un peu polémique sur la table, les commentaires se &#8220;barrent en couille&#8221;. (que les commentateurs m&#8217;excusent, mais j&#8217;ai zappé vers le n°10&#8230;)</p>
<p>Hobbes parle effectivement d&#8217;un pouvoir souverain nécessaire pour protéger l&#8217;homme des penchants prédateurs des autres hommes. Mais sa définition n&#8217;implique pas que ce pouvor soit &#8220;central&#8221;: des pouvoirs locaux sont tout à fait envisageables. D&#8217;autre part, en définissant ainsi l&#8217;objectif de ce pouvoir  - protéger les hommes qui mettent de côté leur nature prédatrice pour s&#8217;inscrire dans unsystème de production et d&#8217;échange de ceux qui prétendent vivre aux dépens des autres par la prédation -  Hobbes n&#8217;est absolument pas en contradiction avec la doctrine du laissez faire.</p>
<p>Cette doctrine stipule que l&#8217;état ne doit rien faire pour favoriser ou au contraire empêcher ces échanges, pourvu, et c&#8217;est là la distinction essentielle du libéralisme avec le &#8220;laxisme&#8221; avec lequel certains le confondent, qu&#8217;il n&#8217;attente pas aux droits naturels fondamentaux (vie, liberté, propriété) d&#8217;autrui. Dans la conception libérale classique, l&#8217;état, sous contrôle populaire, est chargé de faire respecter ces droits, et lorqu&#8217;il s&#8217;aventure au dela de ces limites claires, il tend à réduire sa capacité à faire respecter ces droits. Voila pourquoi il existe des règles qui &#8220;policent&#8221; les relations interindividuelles. </p>
<p>Le libéralisme n&#8221;a donc rien de schizophrène.</p>
<p>&#8212;&#8211;</p>
<p>&#8220;Le libéralisme économique est un libéralisme de quelques uns qui impose le dogme de la rentabilité à tout prix : celui qui gagne le plus survit.&#8221; : cette affirmation est démentie par un minimum d&#8217;observation objective de la réalité présente: l&#8217;immense majorité de la population des pays qui ont su mettre en place les bases d&#8217;un droit libéral, fut-il complété (certains diront altéré, c&#8217;est un autre débat) par un pendant de lois dites &#8220;sociales&#8221;, vit de mieux en mieux, matériellement parlant (pour le spirituel, l&#8217;économie ne peut guère&#8230;). Même ceux qui n&#8217;accèdent pas à la &#8220;richesse des puissants&#8221; accèdent à des conditions de vie inimaginables deux générations auparavant. Les pauvretés qui subsistent dans ces pays sont un phénomène qui reste minoritaire (et le plus souvent entretenu par de mauvaises lois prises par la puissance publique, au nom des pauvres, de l&#8217;égalité, de l&#8217;environnement ou que sais-je encore, autre débat). Quant à la pauvreté dans les pays de tradition non libérale, c&#8217;est un autre problème, dont vous conviendrez qu&#8217;il est difficile de tenir le libéralisme pour responsable.</p>
<p>&#8212;&#8211;</p>
<p>&#8220;En vérité, le libéralisme n’a jamais été appliqué&#8221; : exact, mais pas pour les raisons évoquées: Une société libérale repose sur l&#8217;application stricte d&#8217;un droit du même nom, et naturellement, celui qui tend à violer ce droit (ne pas violer les droits naturels des tiers) tend à essayer d&#8217;infléchir le droit pour rendre légales ses propres violations. Et à ce jeu, les lobbies &#8220;riches&#8221; s&#8217;en tirent généralement mieux que les autres, mais les lobbies politiques tendent à rééquilibrer la donne en faveur de leurs propres clientèles. Voila pourquoi les codes de lois deviennent au fil des ans des sacs de noeuds qui nécessiteraient un bon nettoyage de printemps&#8230; Libéral. </p>
<p>Aucune doctrine &#8220;pure&#8221; n&#8217;a jamais été appliquée nulle part (quoique Staline&#8230; bon, j&#8217;arrête). Les doctrines fournissent des &#8220;directions&#8221; dans lesquelles ceux qui les défendent croient qu&#8217;il est bon d&#8217;aller. Dans un système démocratique, des compromis sont inévitables.  Les libéraux veulent que ce compromis soit le plus libéral possible, les étatistes veulent le contraire, a chacun d&#8217;être plus convaincant que l&#8217;autre, c&#8217;est le jeu. </p>
<p>&#8212;&#8212;-</p>
<p>&#8220;Le besoin d&#8217;être managé&#8221; n&#8217;est pas une composante de base de la doctine libérale mais une résultante de la nécessité de diviser intelligemment les tâches pour produire efficacement. Comme l&#8217;a expliqué un libéral plus contemporain, Ronald Coase, si chaque action humaine devait faire l&#8217;objet d&#8217;une négociation ou d&#8217;une transaction, le coût de ces transactions deviendrait tel que toute action deviendrait impossible. Voila pourquoi les individus se regroupent en &#8220;firmes&#8221;, qui, en mettant à disposition d&#8217;un groupe un capital commun, des règles communes, permettent de produire efficacement, la transaction ne reprenant ses droits que lorsque la production doit sortir de &#8220;la firme&#8221; et rencontrer les consommateurs. </p>
<p>L&#8217;individu qui, par contrat, accepte de sacrifier quelques heures de liberté quotidiennes 5 jours par semaine (temps en constante régression depuis la nuit des temps) pour un salaire le fait parce que le salaire restant sera pour lui le moyen de mieux profiter de sa liberté, de l&#8217;exercer, pendant le temps éveillé qu&#8217;il lui reste à vivre. Cette acceptation du commandement d&#8217;autrui, dans une société de libertés, ne constitue en rien un renoncement à la liberté: le contrat peut être rompu. </p>
<p>Dans une société libérale, le marché du travail est suffisamment dynamique pour que les employeurs fassent gaffe à ne pas transformer ce contrat en punition. Malheureusement, en France, la peur du chômage et la difficulté de licencier sereinement rendent à la fois certains employeurs particulièrement détestables et les salariés particulièrement dociles, d&#8217;où des ambiances de travail pourries dans de nombreuses sociétés. Mais c&#8217;est loin d&#8217;être le cas partout !  </p>
<p>&#8212;&#8212;&#8211;<br />
Vous parlez dans un autre post en lien de &#8220;la droite libérale&#8221; :<br />
&#8220;La droite libérale entend donner à tous une plus grande liberté d’entreprendre (ce que je souhaite) tout en cherchant à policer la société (ce que je déplore). Dun côté on dit plus de liberté, de l’autre moins de liberté. C’est un discours schizophrène.&#8221;</p>
<p>Voilà le problème: cette droite là n&#8217;est pas libérale. Elle est interventionniste en économie (politique agricole, politique industrielle, protectionniste pan-européen), interventionniste socialement parlant (c&#8217;est lié), et dans un certain nombre de domaines fait peu de cas des libertés individuelles. La gauche a fait beaucoup de mal à l&#8217;idée libérale en l&#8217;assimilant -avec plus ou moins de succès- à cette droite là. </p>
<p>Ceci dit, si une droite &#8220;véritable&#8221; venait à proner un désengagement dans l&#8217;économie et un recentrage sur la sanction des violations des droits individuels, ce qui est la base de la vie en société, ce ne serait pas schizophrène mais parfaitement logique, cf. supra.</p>
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		<title>By: Hugues2</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-36765</link>
		<dc:creator>Hugues2</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jun 2007 23:50:23 +0000</pubDate>
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		<description>Je vais finir par croire qu'il existe sur internet des gens qui n'ont rien d'autres à faire que de venir casser le travail des autres pour empêcher ou tenter de ralentir une certaine avancée - Une évolution - qui de toute façon est déjà en marche.

Inutile donc de se prendre la tête avec des individus de mauvaises volontés...

Lorsque l'on veut avancer on fait des efforts dans ce sens... On se serre les coudes !

Dans le cas contraire on fout le bordel ! C'est ce qui se passe présentement... Bon j'en ai marre, je sors...

Amitiés à tous tout de même :-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je vais finir par croire qu&#8217;il existe sur internet des gens qui n&#8217;ont rien d&#8217;autres à faire que de venir casser le travail des autres pour empêcher ou tenter de ralentir une certaine avancée - Une évolution - qui de toute façon est déjà en marche.</p>
<p>Inutile donc de se prendre la tête avec des individus de mauvaises volontés&#8230;</p>
<p>Lorsque l&#8217;on veut avancer on fait des efforts dans ce sens&#8230; On se serre les coudes !</p>
<p>Dans le cas contraire on fout le bordel ! C&#8217;est ce qui se passe présentement&#8230; Bon j&#8217;en ai marre, je sors&#8230;</p>
<p>Amitiés à tous tout de même <img src='http://blog.tcrouzet.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /></p>
]]></content:encoded>
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	<item>
		<title>By: Henri Alberti</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2007/06/29/le-liberalisme-une-doctrine-schizophrenique/#comment-36746</link>
		<dc:creator>Henri Alberti</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jun 2007 20:44:15 +0000</pubDate>
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		<description>A Paul de Toronto, Thierry de Paris, Iza d'Italie, Garbun de Washington et surtout ses copains de l'hopital Saint Anne:
http://fr.sports.yahoo.com/29062007/70/gp-de-france-francais-et-anglais-l-amour-vache.html</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A Paul de Toronto, Thierry de Paris, Iza d&#8217;Italie, Garbun de Washington et surtout ses copains de l&#8217;hopital Saint Anne:<br />
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