Je ne suis pas surpris mais bon… Alors que le monde doit mettre le frein sur la démographie, sa consommation énergétique, son usage des ressources naturelles, Attali accepte une mission pour voir comment relancer la croissance en France (et il ne s’agit pas que d’économie, je l’ai entendu parler de croissance démographique sur France Info). Au vingt-et-unième siècle, qu’on utilise encore cette idée de croissance, selon sa définition ancienne, est une aberration.
Attali accepte une mission stupide
26 July 2007







26 July 2007 @ 10:24
La croissance, ce n’est pas forcément l’augmentation de la consommation de ressources, c’est l’enrichissement.
26 July 2007 @ 10:28
Bien sûr mais Attali parle de croissance (notamment démographique) pas seulement d’enrichissement… et l’enrichissement on s’en fout si on n’est pas heureux (et si la planète déraille).
26 July 2007 @ 22:36
Pensez-vous qu’Attali mérite de gâcher de la bande passante électronique ?
Rafraichissez-vous les neurones en étudiant les deux excellents livres de Bernard Maris intitulés l’antimanuel d’économie 1 Les Fourmis et l’antimanuel d’économie 2 Les Cigales.
Vous comprendrez immédiatement ce que valent tous les grands principes économiques, leurs prédicateurs etleurs experts !
19 August 2007 @ 15:40
Je crois que derrière l’idée de promouvoir la croissance démographique en France, il y a un raisonnement beaucoup moins ingénu que certains voudraient le croire. Comme chacun sait, c’est l’économie qui commande. La sécurité sociale, les retraites, cela nécessite à moyen terme d’élargir la base des actifs (tant que l’on reste dans l’imaginaire économiciste occidental). C’est là que se pose pour la classe dominante, qui se garde bien de le dire, le problème de l’immigration. En effet, si ce ne sont pas des natifs de France qui travailleront pour nos retraites, ce seront des étrangers. Problème, ces étrangers ne sont pas des pages blanches sur lesquelles viendront magiquement s’inscrire les idéaux républicains. Au contraire, ils sont habités par la mémoire, des sentiments, des cultures. Tout cela fait des frictions, et surtout coûte cher à l’Etat. Le spectre des émeutes hante les rêves de la bourgeoisie française.