De la théorie à la pratique

PaccoJ’ai hésité avant de publier le billet qui suit sur ce blog. Il peut paraître hors sujet, car spé­ci­fique à Bala­ruc les Bains, ma com­mune. Pour­tant, en y réflé­chis­sant, je me suis dit que ce texte n’était qu’une appli­ca­tion pra­tique des idées que je déve­loppe ici. La dura­bi­lité devrait être défen­due par­tout tout comme son coro­laire le modèle par­ti­ci­pa­tif. Quant à l’action locale c’est aussi un de mes che­vaux de batailles.

J’ai écrit ce texte et l’ai envoyé hier à quelques amis dans le cadre de la pré­cam­pagne muni­ci­pale. En février der­nier, une jour­na­liste de Midi Libre m’avait demandé mes pro­jets au niveau local. J’avais évoqué un pacte à la Nico­las Hulot. Ce texte va dans ce sens.

Pour un Bala­ruc durable

Je suis né à Bala­ruc les Bains en 1963, peu avant la des­truc­tion du vil­lage buco­lique où vécurent mes ancêtres. Cette des­truc­tion fut pro­non­cée au nom du pro­grès mais le pro­grès est relatif.

Durant les années 1970 et 1980, il équi­va­lait à une urba­ni­sa­tion débri­dée, une crois­sance aveugle et irres­pec­tueuse de l’environnement comme du patri­moine. Les ges­tion­naires rivaient leurs yeux sur des indices quan­ti­ta­tifs (nombre d’habitants, de tou­ristes, masse sala­riale, reve­nus com­mer­ciaux, défi­cit…). Tout ce qui n’était pas chif­frable, comme la qua­lité de vie, ne les inté­res­sait pas.

Aujourd’hui, le Bala­ruc buco­lique aurait une plus grande valeur que le Bala­ruc bétonné par les pro­mo­teurs. Depuis le début du XXIe siècle, de nou­veaux mots comme « durable » ou « res­pec­tueux » appa­raissent pour carac­té­ri­ser le pro­grès. Les lieux qui ont été à l’avant-garde de ce mou­ve­ment qua­li­ta­tif voient aujourd’hui leur cote mon­ter, aussi bien au regard de leurs habi­tants que des tou­ristes. En France, il suf­fit de par­cou­rir la Dor­dogne, la val­lée du Lot, le Lot-et-Garonne par exemple…

Mal­heu­reu­se­ment, depuis la fin des années 1960, nous n’avons rien construit de durable sur la com­mune de Bala­ruc. Les thermes qui devraient être notre joyau menacent de s’effondrer. L’étang qui baigne nos plages ago­nise. Des rejets nau­séa­bonds pol­luent notre air. Les hydro­car­bures empoi­sonnent nos sols. Les pro­mo­teurs menacent les der­niers espaces verts. Le vieux centre de Bala­ruc s’inonde à chaque orage. Notre écono­mie dépend du bon vou­loir de la sécu­rité sociale.

Si le XXIe siècle se carac­té­rise par le durable, Bala­ruc et ses habi­tants ne tire­ront leur épingle du jeu qu’en étant à l’avant de ce mou­ve­ment d’envergure pla­né­taire. Nous devons pen­ser à notre ave­nir, à celui de nos enfants et de leurs enfants. Nous devons construire un Bala­ruc durable et renon­cer au pro­vi­soire, à l’approximatif et au tape à l’œil. Nous devons bâtir en res­pec­tant l’environnement. Nous devons être exem­plaires et faire de cette exem­pla­rité notre carte de visite.

Cette exem­pla­rité doit atteindre son paroxysme dans notre acti­vité phare : le ther­ma­lisme. Notre ambi­tion doit être de pra­ti­quer la « méde­cine durable ». Dans un siècle où la durée de vie ne ces­sera de se pro­lon­ger, nous devons aider les patients à pro­fi­ter au mieux de chaque ins­tant. Non content de sou­la­ger leurs maux a pos­te­riori, nous devons nous enga­ger sur le che­min de la pré­ven­tion en appli­quant à la santé la même approche qu’à l’environnement.

Le ther­ma­lisme du XXIe siècle ne peut se pra­ti­quer que dans un envi­ron­ne­ment durable. Nous devons atteindre une adé­qua­tion entre ce que nous vou­lons faire et le cadre où nous le fai­sons. Nous construi­rons ainsi une ville har­mo­nieuse où les tou­ristes comme les Bala­ru­cois seront heu­reux de vivre.

Ce pro­jet n’est pos­sible que si tous les habi­tants y col­la­borent : les anciens qui ont la mémoire du génie du lieu mal­traité par les pro­mo­teurs, les jeunes pour qui nous construi­sons la ville de demain et leurs parents qui aspirent à la santé, à la sécu­rité et à l’harmonie. Nous avons aussi la chance unique d’attirer de nou­veaux rési­dents de toute la France, por­teurs d’une mul­ti­tude d’expériences. Nous devons nous appuyer sur cette force.

Cette par­ti­ci­pa­tion de tous est indis­pen­sable si nous vou­lons nous ins­crire dans la durée. Nous devons construire aujourd’hui des choses qui demain seront encore debout. Nous devons déci­der en concer­ta­tion et en son­geant à l’intérêt de ceux qui vien­dront après-nous autant qu’à nos propres inté­rêts. Nous ne vivons plus dans un monde aux res­sources illi­mi­tées. Nous devons apprendre la par­ci­mo­nie et pen­ser un déve­lop­pe­ment intel­li­gent. Il ne s’agit plus de mener une poli­tique Klee­nex ne ser­vant que les inté­rêts personnels.

L’accord entre les habi­tants est la manière la plus directe de s’inscrire dans la durée. Lorsqu’une seule per­sonne décide, elle est faible. Les hommes ensembles sont plus sages qu’un homme seul qui décide pour eux tous. Cette méthode par­ti­ci­pa­tive est aussi la seule capable de dépas­ser la briè­veté des échéances élec­to­rales. Les citoyens par­ti­ci­pants doivent deve­nir une force qui s’inscrit dans la durée.

Pour construire un Bala­ruc durable, nous devons donc nous y atte­ler tous ensemble, en fai­sant taire les que­relles par­ti­sanes, en jouant le gagnant-gagnant plu­tôt qu’en jouant les uns contre les autres. Ensemble nous devons faire entrer Bala­ruc de plein pied dans le XXIe siècle. Nous devons avoir de l’ambition. Notre ville doit être vue comme un modèle. Ses thermes doivent deve­nir les pre­miers à s’engager dans la méde­cine durable. Nous devons par­tir gagnant. Ce Bala­ruc, il ne nous reste qu’à l’inventer.

Pour résu­mer, je sou­haite un « Bala­ruc durable ». De cette vision, on peut main­te­nant déduire des pro­po­si­tions poli­tiques. En voici quelques unes.

  1. Mise en place de la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive (déve­lop­pe­ment des comi­tés de quar­tier, inci­ta­tion aux péti­tions, invi­ta­tion des citoyens volon­taires aux réunions de travail…).
  2. Le mana­ge­ment par­ti­ci­pa­tif doit être intro­duit dans tous les ser­vices muni­ci­paux et ther­maux. Il faut réduire les hié­rar­chies et favo­ri­ser les prises de res­pon­sa­bi­lité individuelle.
  3. La par­ti­ci­pa­tion de tous n’est pos­sible qu’accompagnée d’une totale trans­pa­rence des inten­tions, des négo­cia­tions, des déci­sions. La muni­ci­pa­lité ne doit pas mettre les citoyens devant le fait accompli.
  4. La par­ti­ci­pa­tion des citoyens passe par un réseau de com­mu­ni­ca­tion moderne. Nous devons ins­tal­ler du très haut débit sur la com­mune. Ouvrir des points d’accès gra­tuits à internet.
  5. Pour s’inscrire dans la durée, il faut com­men­cer par raf­fer­mir nos fon­da­tions en trai­tant le pas­sif de l’époque indus­trielle (dépol­lu­tion des anciens ter­rains des Raf­fi­ne­ries par exemple).
  6. La durée s’étend vers l’avenir mais elle prend racine dans le passé. Nous devons mettre en valeur notre patri­moine cultu­rel, notam­ment les ves­tiges romains. Je pense à l’aqueduc.
  7. Tous les nou­veaux bâti­ments publics ou pri­vés devraient être durables et écolo­giques. Nous devons pri­vi­lé­gier les maté­riaux nobles comme le bois. Il faut arrê­ter de faire croire que les pavillons pseudo-provençaux appar­tiennent à notre patrimoine.
  8. Le lien inter­gé­né­ra­tion­nel doit être ren­forcé pour favo­ri­ser le gagnant-gagnant de tous les Bala­ru­cois. En écou­tant les anciens, les jeunes évite­ront de réin­ven­ter la roue.
  9. Les thermes doivent ces­ser d’être les deuxièmes en nombre de curistes. Ils doivent être les pre­miers dans la méde­cine pré­ven­tive et durable. Nous devons les posi­tion­ner comme un pro­duit révolutionnaire.
  10. Si nos res­sources natu­relles sont limi­tées (eau ther­male, boue…), nous devons l’admettre et faire avec. Plu­tôt que nous déve­lop­per en quan­tité, nous devons nous déve­lop­per en qua­lité. Nous avons tous à y gagner, les Bala­ru­cois comme les curistes.
  11. Les der­niers espaces verts doivent être pré­ser­vés (le Pioch, les Arènes, le bois Saint-Gobain…). Nous avons besoin de pou­mon au cœur et en péri­phé­rie de la com­mune. Ces espaces doivent être entre­te­nus mais lais­sés le plus pos­sible à l’état nature (pas ques­tion de les peu­pler de fausses colon­nades, de les grilla­ger et de faire payer l’entrée).
  12. Ces espaces verts doivent être inter­con­nec­tés par des pistes cyclables et pié­tonnes. S’inscrire dans la durée, c’est aussi mili­ter pour la santé, donc nous effor­cer de réduire autant que pos­sible l’usage des véhi­cules moto­ri­sés. Aujourd’hui, il faut prendre la voi­ture pour aller se pro­me­ner dans la Gardiole !
  13. Pour ne pas fer­mer nos portes à de nou­veaux rési­dents, nous pou­vons envi­sa­ger de modi­fier le POS, auto­ri­ser des construc­tions plus élevées mais res­pec­tant les stan­dard archi­tec­tu­raux des écopolis.
  14. Pour la sur­vie de l’étang, toutes les com­munes du bas­sin ver­sant doivent tra­vailler ensemble et lan­cer un plan Mar­shall en s’inspirant de ce qui fut fait pour le lac d’Annecy.
  15. Il ne s’agit pas de se vou­loir plus gros pour être plus puis­sant. Au XXIe siècle c’est celui qui s’engage dans le durable qui sera puis­sant, pas celui qui pour­suit la crois­sance quan­ti­ta­tive en créant des super­ag­glos. L’idée des super­ag­glos est un ves­tige du vieux rêve de la crois­sance tout azi­mut des années 1970. Les agglos n’ont de per­ti­nence que si leur for­ma­tion contri­bue à la dura­bi­lité. Elles doivent prendre en compte l’histoire et la géo­gra­phie et non seule­ment l’économie. Pour le moment, elles ont été pen­sée pour mul­ti­plier le pou­voir de leur patron.
  16. La nou­velle image de Bala­ruc devrait séduire de nou­veaux tou­ristes sen­sibles aux pro­blé­ma­tiques du siècle. Les com­mer­çants ver­ront affluer de nou­veaux clients.
  17. Pour durer, il faut éviter de n’avoir qu’une source de revenu. Nous devons diver­si­fier notre clien­tèle tou­ris­tique. À côté du ther­ma­lisme sub­ven­tionné, nous devons déve­lop­per un ther­ma­lisme pré­ven­tif qui séduira une popu­la­tion nouvelle.

La vision d’un Bala­ruc durable per­met de décli­ner des mesures cohé­rentes. Il me paraît indis­pen­sable d’avoir une vision claire pour ne pas faire tout et n’importe quoi. Même l’éthique poli­tique, par exemple la trans­pa­rence comme le refus du clien­té­lisme, peut être et doit être décli­née à par­tir de la vision.

PS : pour des com­men­taires spé­ci­fi­que­ment locaux rendez-vous sur Roque­rols, le blog citoyen de ma femme ou sur balaruc.fr.

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34 commentaires à “De la théorie à la pratique”

  1. gravatar.com Roquerols » Archive » Un projet pour Balaruc ip:1
    18 October 2007 @ 22:48

  2. gravatar.com Henri A ip:2
    18 October 2007 @ 22:59

    Tu as bien fait de le pos­ter, tous les athées ne sont pas des monstres froids sans foi ni loi.

  3. gravatar.com Balaruc.fr » Archive » Pour un Balaruc durable ip:1
    18 October 2007 @ 23:04

    […] Je viens de publier sur mon blog ma vision pour Bala­ruc. Je l’ai écrite seul, certes après avoir parlé avec des Bala­ru­cois, mais cette vision ne découle pas d’un tra­vail d’équipe. Il lui reste à ren­con­trer d’autres visions. De leur inter­sec­tion, naî­tra j’espère un véri­table pro­jet, qui à mes yeux ne peut qu’être ouvert et trans­pa­rent, et donc ins­pi­rer poten­tiel­le­ment tous les can­di­dats, quel que soit leur bord. […]

  4. gravatar.com swimmer21 ip:3
    19 October 2007 @ 10:19

    Bien, bien. Belle ini­tia­tive. Je te pro­pose de rem­pla­cer le terme durable par cus­to­mi­sable ou per­son­na­li­sable. L’impression don­née alors par le texte est tout autre :

    J’ai hésité avant de publier le billet qui suit sur ce blog. Il peut paraître hors sujet, car spé­ci­fique à Bala­ruc les Bains, ma com­mune. Pour­tant, en y réflé­chis­sant, je me suis dit que ce texte n’était qu’une appli­ca­tion pra­tique des idées que je déve­loppe ici. La cus­to­mi­sa­tion devrait être défen­due par­tout tout comme son coro­laire le modèle par­ti­ci­pa­tif. Quant à l’action locale c’est aussi un de mes che­vaux de batailles.

    J’ai écrit ce texte et l’ai envoyé hier à quelques amis dans le cadre de la pré­cam­pagne muni­ci­pale. En février der­nier, une jour­na­liste de Midi Libre m’avait demandé mes pro­jets au niveau local. J’avais évoqué un pacte à la Nico­las Hulot. Ce texte va dans ce sens.

    Pour un Bala­ruc personnalisable

    Je suis né à Bala­ruc les Bains en 1963, peu avant la des­truc­tion du vil­lage buco­lique où vécurent mes ancêtres. Cette des­truc­tion fut pro­non­cée au nom du pro­grès mais le pro­grès est relatif.

    Durant les années 1970 et 1980, il équi­va­lait à une urba­ni­sa­tion débri­dée, une crois­sance aveugle et irres­pec­tueuse de l’environnement comme du patri­moine. Les ges­tion­naires rivaient leurs yeux sur des indices quan­ti­ta­tifs (nombre d’habitants, de tou­ristes, masse sala­riale, reve­nus com­mer­ciaux, défi­cit…). Tout ce qui n’était pas chif­frable, comme la qua­lité de vie, ne les inté­res­sait pas.

    Aujourd’hui, le Bala­ruc buco­lique aurait une plus grande valeur que le Bala­ruc bétonné par les pro­mo­teurs. Depuis le début du XXIe siècle, de nou­veaux mots comme « per­son­na­li­sable» ou « cus­to­mi­sable» appa­raissent pour carac­té­ri­ser le pro­grès. Les lieux qui ont été à l’avant-garde de ce mou­ve­ment qua­li­ta­tif voient aujourd’hui leur cote mon­ter, aussi bien au regard de leurs habi­tants que des tou­ristes. En France, il suf­fit de par­cou­rir la Dor­dogne, la val­lée du Lot, le Lot-et-Garonne par exemple…

    Mal­heu­reu­se­ment, depuis la fin des années 1960, nous n’avons rien construit de cus­to­mi­sable sur la com­mune de Bala­ruc. Les thermes qui devraient être notre joyau menacent de s’effondrer. L’étang qui baigne nos plages ago­nise. Des rejets nau­séa­bonds pol­luent notre air. Les hydro­car­bures empoi­sonnent nos sols. Les pro­mo­teurs menacent les der­niers espaces verts. Le vieux centre de Bala­ruc s’inonde à chaque orage. Notre écono­mie dépend du bon vou­loir de la sécu­rité sociale.

    Si le XXIe siècle se carac­té­rise par le per­so­na­li­sable, Bala­ruc et ses habi­tants ne tire­ront leur épingle du jeu qu’en étant à l’avant de ce mou­ve­ment d’envergure pla­né­taire. Nous devons pen­ser à notre ave­nir, à celui de nos enfants et de leurs enfants. Nous devons construire un Bala­ruc cus­to­mi­sable et renon­cer au pro­vi­soire, à l’approximatif et au tape à l’œil. Nous devons bâtir en res­pec­tant l’environnement. Nous devons être exem­plaires et faire de cette exem­pla­rité notre carte de visite.

    Cette exem­pla­rité doit atteindre son paroxysme dans notre acti­vité phare : le ther­ma­lisme. Notre ambi­tion doit être de pra­ti­quer la « méde­cine per­son­na­li­sable». Dans un siècle où la durée de vie ne ces­sera de se pro­lon­ger, nous devons aider les patients à pro­fi­ter au mieux de chaque ins­tant. Non content de sou­la­ger leurs maux a pos­te­riori, nous devons nous enga­ger sur le che­min de la pré­ven­tion en appli­quant à la santé la même approche qu’à l’environnement.

    Le ther­ma­lisme du XXIe siècle ne peut se pra­ti­quer que dans un envi­ron­ne­ment cus­to­mi­sable. Nous devons atteindre une adé­qua­tion entre ce que nous vou­lons faire et le cadre où nous le fai­sons. Nous construi­rons ainsi une ville har­mo­nieuse où les tou­ristes comme les Bala­ru­cois seront heu­reux de vivre.

    Ce pro­jet n’est pos­sible que si tous les habi­tants y col­la­borent : les anciens qui ont la mémoire du génie du lieu mal­traité par les pro­mo­teurs, les jeunes pour qui nous construi­sons la ville de demain et leurs parents qui aspirent à la santé, à la sécu­rité et à l’harmonie. Nous avons aussi la chance unique d’attirer de nou­veaux rési­dents de toute la France, por­teurs d’une mul­ti­tude d’expériences. Nous devons nous appuyer sur cette force.

    Cette par­ti­ci­pa­tion de tous est indis­pen­sable si nous vou­lons nous ins­crire dans la durée. Nous devons construire aujourd’hui des choses qui demain seront encore debout. Nous devons déci­der en concer­ta­tion et en son­geant à l’intérêt de ceux qui vien­dront après-nous autant qu’à nos propres inté­rêts. Nous ne vivons plus dans un monde aux res­sources illi­mi­tées. Nous devons apprendre la par­ci­mo­nie et pen­ser un déve­lop­pe­ment intel­li­gent. Il ne s’agit plus de mener une poli­tique Klee­nex ne ser­vant que les inté­rêts personnels.

    L’accord entre les habi­tants est la manière la plus directe de s’inscrire dans la durée. Lorsqu’une seule per­sonne décide, elle est faible. Les hommes ensembles sont plus sages qu’un homme seul qui décide pour eux tous. Cette méthode par­ti­ci­pa­tive est aussi la seule capable de dépas­ser la briè­veté des échéances élec­to­rales. Les citoyens par­ti­ci­pants doivent deve­nir une force qui s’inscrit dans la durée.

    Pour construire un Bala­ruc per­son­na­li­sable, nous devons donc nous y atte­ler tous ensemble, en fai­sant taire les que­relles par­ti­sanes, en jouant le gagnant-gagnant plu­tôt qu’en jouant les uns contre les autres. Ensemble nous devons faire entrer Bala­ruc de plein pied dans le XXIe siècle. Nous devons avoir de l’ambition. Notre ville doit être vue comme un modèle. Ses thermes doivent deve­nir les pre­miers à s’engager dans la méde­cine per­son­na­li­sable. Nous devons par­tir gagnant. Ce Bala­ruc, il ne nous reste qu’à l’inventer.

    Pour résu­mer, je sou­haite un « Bala­ruc cus­to­mi­sable». De cette vision, on peut main­te­nant déduire des pro­po­si­tions poli­tiques. En voici quelques unes.

    1. Mise en place de la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive (déve­lop­pe­ment des comi­tés de quar­tier, inci­ta­tion aux péti­tions, invi­ta­tion des citoyens volon­taires aux réunions de tra­vail…).
    2. Le mana­ge­ment par­ti­ci­pa­tif doit être intro­duit dans tous les ser­vices muni­ci­paux et ther­maux. Il faut réduire les hié­rar­chies et favo­ri­ser les prises de res­pon­sa­bi­lité indi­vi­duelle.
    3. La par­ti­ci­pa­tion de tous n’est pos­sible qu’accompagnée d’une totale trans­pa­rence des inten­tions, des négo­cia­tions, des déci­sions. La muni­ci­pa­lité ne doit pas mettre les citoyens devant le fait accom­pli.
    4. La par­ti­ci­pa­tion des citoyens passe par un réseau de com­mu­ni­ca­tion moderne. Nous devons ins­tal­ler du très haut débit sur la com­mune. Ouvrir des points d’accès gra­tuits à inter­net.
    5. Pour s’inscrire dans la durée, il faut com­men­cer par raf­fer­mir nos fon­da­tions en trai­tant le pas­sif de l’époque indus­trielle (dépol­lu­tion des anciens ter­rains des Raf­fi­ne­ries par exemple).
    6. La durée s’étend vers l’avenir mais elle prend racine dans le passé. Nous devons mettre en valeur notre patri­moine cultu­rel, notam­ment les ves­tiges romains. Je pense à l’aqueduc.
    7. Tous les nou­veaux bâti­ments publics ou pri­vés devraient être durables et écolo­giques. Nous devons pri­vi­lé­gier les maté­riaux nobles comme le bois. Il faut arrê­ter de faire croire que les pavillons pseudo-provençaux appar­tiennent à notre patri­moine.
    8. Le lien inter­gé­né­ra­tion­nel doit être ren­forcé pour favo­ri­ser le gagnant-gagnant de tous les Bala­ru­cois. En écou­tant les anciens, les jeunes évite­ront de réin­ven­ter la roue.
    9. Les thermes doivent ces­ser d’être les deuxièmes en nombre de curistes. Ils doivent être les pre­miers dans la méde­cine pré­ven­tive et durable. Nous devons les posi­tion­ner comme un pro­duit révo­lu­tion­naire.
    10. Si nos res­sources natu­relles sont limi­tées (eau ther­male, boue…), nous devons l’admettre et faire avec. Plu­tôt que nous déve­lop­per en quan­tité, nous devons nous déve­lop­per en qua­lité. Nous avons tous à y gagner, les Bala­ru­cois comme les curistes.
    11. Les der­niers espaces verts doivent être pré­ser­vés (le Pioch, les Arènes, le bois Saint-Gobain…). Nous avons besoin de pou­mon au cœur et en péri­phé­rie de la com­mune. Ces espaces doivent être entre­te­nus mais lais­sés le plus pos­sible à l’état nature (pas ques­tion de les peu­pler de fausses colon­nades, de les grilla­ger et de faire payer l’entrée).
    12. Ces espaces verts doivent être inter­con­nec­tés par des pistes cyclables et pié­tonnes. S’inscrire dans la durée, c’est aussi mili­ter pour la santé, donc nous effor­cer de réduire autant que pos­sible l’usage des véhi­cules moto­ri­sés. Aujourd’hui, il faut prendre la voi­ture pour aller se pro­me­ner dans la Gar­diole !
    13. Pour ne pas fer­mer nos portes à de nou­veaux rési­dents, nous pou­vons envi­sa­ger de modi­fier le POS, auto­ri­ser des construc­tions plus élevées mais res­pec­tant les stan­dard archi­tec­tu­raux des écopo­lis.
    14. Pour la sur­vie de l’étang, toutes les com­munes du bas­sin ver­sant doivent tra­vailler ensemble et lan­cer un plan Mar­shall en s’inspirant de ce qui fut fait pour le lac d’Annecy.
    15. Il ne s’agit pas de se vou­loir plus gros pour être plus puis­sant. Au XXIe siècle c’est celui qui s’engage dans le durable qui sera puis­sant, pas celui qui pour­suit la crois­sance quan­ti­ta­tive en créant des super­ag­glos. L’idée des super­ag­glos est un ves­tige du vieux rêve de la crois­sance tout azi­mut des années 1970. Les agglos n’ont de per­ti­nence que si leur for­ma­tion contri­bue à la cus­to­mi­sa­tion. Elles doivent prendre en compte l’histoire et la géo­gra­phie et non seule­ment l’économie. Pour le moment, elles ont été pen­sée pour mul­ti­plier le pou­voir de leur patron.
    16. La nou­velle image de Bala­ruc devrait séduire de nou­veaux tou­ristes sen­sibles aux pro­blé­ma­tiques du siècle. Les com­mer­çants ver­ront affluer de nou­veaux clients.
    17. Pour durer, il faut éviter de n’avoir qu’une source de revenu. Nous devons diver­si­fier notre clien­tèle tou­ris­tique. À côté du ther­ma­lisme sub­ven­tionné, nous devons déve­lop­per un ther­ma­lisme pré­ven­tif qui séduira une popu­la­tion nouvelle.

    La vision d’un Bala­ruc per­son­na­li­sable per­met de décli­ner des mesures cohé­rentes. Il me paraît indis­pen­sable d’avoir une vision claire pour ne pas faire tout et n’importe quoi. Même l’éthique poli­tique, par exemple la trans­pa­rence comme le refus du clien­té­lisme, peut être et doit être décli­née à par­tir de la vision.

    PS : pour des com­men­taires spé­ci­fi­que­ment locaux rendez-vous sur Roque­rols, le blog citoyen de ma femme ou sur balaruc.fr.

    Quelques remarques :
    1) je ne sais pas si pro­po­ser un pro­gramme cor­res­pond à la logique qui sous-tend ce que tu pro­poses.
    2) je trouve qu’il y a beau­coup de il “faut”, cela “doit” dans ton texte. Ceci ne me semble pas cohé­rent avec la logique par­ti­ci­pa­tive.
    3) Viser la seule com­mune comme por­teur de pro­jet ne me semble pas per­ti­nent. Je pense plus effi­cace de créer un truc (pla­te­forme, réseau) du nom de “Bala­ruc Per­son­na­li­sable 2007″ ou “Free­Ba­la­ruc”, puis de réunir l’ensemble des per­sonnes qui te semblent impor­tante en fai­sant un Bar­camp, pondre un pro­jet, se dis­tri­buer le tra­vail et ensuite, si le besoin se fait sen­tir de prendre la mai­rie pour des ques­tions pra­tiques, faites le. Sinon, lais­sez le à d’autres (les poli­tiques sont là pour ça, non?). Prendre la mai­rie pour prendre la mai­rie et mettre en oeuvre un pro­gramme comme tu le pro­pose, c’est du vieux à mon sens.
    4) je pense que tu as iden­ti­fié les prin­ci­paux enjeux concer­nant la vie de la com­mune. Pas ceux des per­sonnes qui y vivent. Un exemple, tu assignes des rôles aux vieux et aux jeunes. Ils n’en peut être rien à faire pour 80% d’entre eux. Je t’invites à lais­ser cela ouvert, sans rôle pré­cis pour per­sonne et voir ce qui se passe. Les per­sonnes sont bien­ve­nues telles qu’elles sont. Inutile d’en rajou­ter. Les résul­tats sont géné­ra­le­ment assez étonnants.

  5. gravatar.com Thierry Crouzet ip:4
    19 October 2007 @ 11:35

    Ce texte est sorti d’un jet comme tous les textes que je publie sur le blog. De la dif­fé­rence entre cet exer­cice et celui d’écrire un livre.

    Le sur-mesure qui est le propre aux longues traînes nais­santes est fon­da­men­tal. Mais le sur-mesure peut être jetable. Il faut du sur-mesure durable. Je crois que le durable implique le sur-mesure mais pas réci­pro­que­ment. Il fau­drait que je déve­loppe sans doute (plus tard ;-) )

    Main­te­nant durable est pas mal uti­lisé aujourd’hui… mais je n’y peux rien. C’est bien un des défis que nous devons rele­ver. Faire du sur-mesure pour atteindre l’objectif du durable. Le sur-mesure n’est qu’un moyen, tout comme le participatif.

    Je ne pro­pose pas un pro­gramme. J’ai juste essayé de mon­trer com­ment à par­tir d’une vision ou d’un objec­tif à long terme on pou­vait décli­ner des mesures poli­tiques. C’était un exer­cice pra­tique. Aussi une façon de dénon­cer nos poli­ti­ciens actuels qui prennent des mesures en tous sens et qui se contre­disent souvent.

    Si un pro­gramme doit se construire, il se construira col­la­bo­ra­ti­ve­ment. Je crois en revanche que la vision ne se construit pas. Cer­tains per­sonnes en portent, ils les exposent, d’autres les adoptent ou non.

    Une vision doit jaillir d’une intui­tion. C’est un pur acte créa­tif. Pas le résul­tat d’un tra­vail. Le pro­gramme oui. C’est un peu comme avoir l’idée d’un théo­rème puis cher­cher à le démon­trer. On ne fait pas le contraire en général.

    Sur l’usage du « il faut » ou « on doit »… je crois que nous avons des obli­ga­tions. Alors on peut tour­ner autour du pot mais au final le devoir nous rat­trape. C’est vrai que beau­coup de gens n’aiment pas être mis devant le fait accom­pli. Mais si j’étais un poli­ti­cien qui cherche à séduire à tout prix cela se sau­rait. ;-)

    J’ai tenté l’approche citoyenne… c’est long à mettre en place et les gens ont beau­coup de mal à se mobi­li­ser hors des échéances élec­to­rales. Il faut pro­fi­ter des fenêtres de tir. Nous avons essayé de créer un Réseau libre ici-même et nous avons vu le résul­tat. Les choses n’avancent que si des gens portent des objec­tifs à long terme et se fixe d’autres objec­tifs à court-terme.

    Mon but n’est pas de prendre la mai­rie. Si les can­di­dats adoptent les idées qui me paraissent impor­tantes je serais heu­reux. Je ne sou­haite rien d’autre. Mal­heu­reu­se­ment ce n’est pas aussi simple car les idées que je pro­pose passent par une cer­taine forme de renon­ce­ment au pou­voir. Tu vois les conflits. On peut pas tou­jours res­ter là immo­bile à prê­cher la bonne parole. Si Gandhi avait ima­giné la non vio­lence et ne l’avait pas mise en pra­tique l’Inde serait peut-être tou­jours anglaise ou elle se serait libé­rée dans un ter­rible bain de sang.

    Quant aux rôles… je n’assigne rien. Je dis juste aux gens qui n’ont pas de rôle qu’ils pour­raient en avoir un. Je donne des pistes. Et qu’un vieux décide de faire un truc de jeune ou inver­se­ment je n’y vois aucun inconvénient.

  6. gravatar.com Paul de Montreal ip:5
    19 October 2007 @ 13:39

    > On peut pas tou­jours res­ter là immo­bile à prê­cher la bonne parole.

    Exact à pro­pos j’ai vu hier une comé­die US “School for Scoun­drels” qui citait à la fin une expres­sion que je ne connais­sais pas :
    “Ceux qui peuvent le faire le font. Ceux qui ne peuvent pas l’enseignent.”

    C’est pas gen­til pour les pro­fes­seurs et ca pri­vi­le­gie clai­re­ment l’action.

  7. gravatar.com lény ip:6
    20 October 2007 @ 0:08

    Très bien Thierry.

    … Sinon il est sympa ton bled ;)

  8. gravatar.com lény ip:6
    20 October 2007 @ 0:11

    Paul > excel­lente la phrase que tu sites

  9. gravatar.com utresmager ip:7
    20 October 2007 @ 11:11

    Je ne veux pas être le pes­sis­miste de ser­vice, il y a certes des inten­tions louables mais d’une part elle sont for­te­ment condi­tion­nées par les rouages admi­nis­tra­tifs, légis­la­tifs, poli­tiques donc c pas aujourd’hui où toutes ces belles idées pour­ront com­men­cer à voir le jour (naï­veté du néo­physte en poli­tique) et puis toutes ces idées sont de relayer rava­ler le sys­tème en place pour moi c’est un peu court comme rêve évolution.

  10. gravatar.com Thierry Crouzet ip:4
    20 October 2007 @ 13:51

    Vous n’êtes donc pas un néo­phyte en poli­tique pour don­ner de tels conseils. Com­men­cez par avoir l’honnêteté de révé­ler votre iden­tité et de nous par­ler de votre mer­veilleuse expérience.

    Puis ne dites pas que ces idées ne marchent pas sans pro­po­ser des solu­tions autres que celles déjà en place et qui, elles, montrent qu’elles ne marchent pas depuis longtemps.

    Ils se trouvent que ces idées sont en train de deve­nir domi­nante par­tout dans le monde. Le sys­tème en place soit vous le faites explo­ser par une révo­lu­tion, uto­pie totale car aucune révo­lu­tion n’a jamais vrai­ment changé la donne, soit vous chan­gez le sys­tème de l’intérieur.

    Tendre vers le par­ti­ci­pa­tif serait une révo­lu­tion radi­cale. Exemple. Le mini­tel était cen­tra­lisé en gros. Inter­net ne l’était pas. Vous connais­sez la suite. Je ne fais que défendre des idées triviales.

  11. gravatar.com Satured de la politique ip:8
    20 October 2007 @ 14:57

    @Paul du canada:
    [“Ceux qui peuvent le faire le font. Ceux qui ne peuvent pas l’enseignent.”

    C’est pas gen­til pour les pro­fes­seurs et ca pri­vi­le­gie clai­re­ment l’action.]:

    Pour­quoi, “pas gen­til” ? On peut clai­re­ment s’aperçevoir que les pro­fes­seurs n’ont jamais rien fait d’autre que deman­der à leurs élèves d’agir avec leurs acquis (c’est pas gen­til pour les mau­vais élèves, mais c’est comme ça). Mais en géné­ral les acquis rentrent tou­jours par une oreille et res­sortent par l’autre :-) .

    En plus, bien sou­vent les domaines ensei­gnés ren­voient à des champs d’action qui néces­sitent plu­sieurs per­sonnes pour le faire. Un pro­fes­seur ne va tout de même pas se col­ti­ner à lui seul un ensemble de tâches nor­ma­le­ment conçues pour être réa­li­sées par plu­sieurs per­sonnes. Ce serait sans doute reve­nir à un sys­tème pyra­mi­dal. Non ?
    Dois-je rap­pel­ler à l’aimable assis­tance qu’étienne Chouard est un pro­fes­seur ? Et que qua­si­ment per­sonne ne conteste l’absence actuelle de réfé­ren­dum sur un cer­tain traité euro­péen ? la phrase avec ce qui se passe entre les deux oreilles de cer­taines per­sonnes peut aussi s’appliquer sur ce genre de consen­sus il me semble. Non ?

    Alors s’il vous plait, arrê­tez de faire croire que les pro­fes­seurs sont inac­tifs, parce qu’en géné­ral ils savent très bien se mobi­li­ser pour les inté­rêts de leur pro­fes­sion avec un mini­mum de dégats pour leur élèves !
    Nous sommes loin de pou­voir en dire autant pour d’autres pro­fes­sions ! Merci d’avance de faire les rec­ti­fi­ca­tifs qui conviennent !

  12. gravatar.com Paul de Montreal ip:9
    20 October 2007 @ 15:17

    Quel rec­ti­fi­ca­tif ? :D

    Dans le contexte du film, j’ai inter­prété cette phrase dans un sens plus géné­ral d’accomplissement per­son­nel qui dépasse la vie d’un ensei­gne­ment lambda.
    Dans la vie, “Ceux qui peuvent le faire, le font. Ceux qui ne peuvent pas l’enseignent.” Cette phrase induit que ceux qui sont inca­pable de le faire, l’enseigne.

    Main­te­nant pour qu’il n’y ait aucun mal­en­tendu, j’ai du res­pect pour le tra­vail des ensei­gnants quand il est de qua­lité car il forme les citoyens de demain et pré­pare l’avenir.

  13. gravatar.com Paul de Montreal ip:9
    20 October 2007 @ 15:22

    Voila un rectificatif:

    qui dépasse la vie d’un ensei­gnant lambda.

  14. gravatar.com Satured de la politique ip:8
    20 October 2007 @ 16:07

    Vous ne connais­sez pra­ti­que­ment rien de la vie d’un ensei­gnant lambda. Le seul cor­rec­tif à faire est dans l’espèce de pen­sée qui se rouve dévoi­lée der­rière cette phrase pleine de pré­sup­po­sés elle-même:
    Cette phrase induit que ceux qui sont inca­pables de le faire, se cachent der­rière un pseudo ensei­gne­ment fic­tif (sans avoir aucune notion des pro­blèmes qui se posent aux élèves) pour ne pas avoir à agir. Ce qui est tota­le­ment dif­fé­rent ! (oui, inca­pables avec un “s”. Je suis autant capable d’avoir une bonne ortho­graphe [action] que de l’enseigner [ensei­gne­ment] et ce qui n’est qu’une ques­tion de syn­taxe est aussi appli­qué, dans le monde réel, pour d’autres domaines. Merci.)

    Merci d’avoir cla­ri­fié le mal­en­tendu qui pou­vait trans­pa­raître sur la notion d’enseignement, qui n’est pas don­née à tout le monde. Et encore moins à ceux qui s’imaginent qu’enseigner ne néces­site aucune pra­tique, expé­rience ou action préa­lables.
    Tout ceci pour­rait en effet se trou­ver sous entendu sans que le contexte du film en ques­tion n’ait été décrit. Car il faut tout de même faire la part des choses entre une idée que l’on reprend à son compte et qui ne com­porte pas toutes les accep­tions d’origine, et une idée que l’on tronque volon­tai­re­ment à des fins pure­ment provocatoires.

    De plus, comme l’idée mal­heu­reuse que je me vois contraint d’évoquer a eu sta­tis­ti­que­ment l’effet de ren­voyer à un pré­ju­ge­ment néga­tif dans nombre de films qui l’ont repris (exemple parmi tant d’autres: “cock­tail” ou l’on voit un jeune hulu­berlu gen­ti­ment sabor­der ses études et accu­ser le pro­fes­seur de tous ses maux) je pense qu’en l’absence d’un contexte clair­ment défini il fau­drait s’abstenir de nom­mer “ensei­gne­ment” ou “ensei­gner” une espèce de “quant à soi” qui consiste à regar­der les autres se plan­ter et à les cri­ti­quer afin de meu­bler et de dis­si­mu­ler une cer­taine absence d’activité.
    Je pro­po­se­rais donc un rec­ti­fi­ca­tif, en l’absence des réfé­rences du film en ques­tion, qui me sem­blera plus juste:
    ” Ceux qui peuvent le faire, le font. Ceux qui ne le peuvent pas en dis­courent abondamment.”

  15. gravatar.com Satured de la politique ip:8
    20 October 2007 @ 16:23

    Lorsque je dis ” Vous ne connais­sez pra­ti­que­ment rien de la vie d’un ensei­gnant lambda.” Je mets déjà en pra­tique cer­taines idées qui impliquent que la vie de quelqu’un soit suf­fi­sam­ment com­plexe pour qu’un “expert” puisse la modé­li­ser sans autre forme de pro­cès et déduire de ce modèle quoi que ce soit d’applicable pour le plus grand bien de celui dont il a modé­lisé la vie. Ne par­lons pas de ce que cette vie peut gagner en com­plexité lorsqu’elle se trouve impli­quée dans le pro­ces­sus de l’enseignement.

  16. gravatar.com Paul de Montreal ip:9
    20 October 2007 @ 16:29

    il se trouve que j’enseigne aux ensei­gnants parfois.

    Pro­po­sez si vous vou­lez mais c’est inexact.
    Votre connais­sance de l’orthographe fran­çaise n’a rien à faire la dedans.
    La cita­tion tra­duite de l’expression amé­ri­caine est :

    Ceux qui peuvent le faire le font. Ceux qui ne peuvent pas l’enseignent.”

    Que ca vous plaise ou pas Mon­sieur l’enseignant qui est dégouté de la poli­tique fran­çaise. Comme je vous comprend.

  17. gravatar.com Satured de la politique ip:8
    20 October 2007 @ 16:50

    Il se trouve que j’interviens par­fois pour cor­ri­ger et amé­lio­rer cer­taines “consul­ta­tions” dans le domaine de l’enseignement afin d’en don­ner une meilleure inté­gra­tion et en gom­mer cer­taines inexac­ti­tudes déplo­rables pour les élèves.

    Cette cita­tion peut demeu­rer une cita­tion, il n’en est pas moins que les idées aux­quelles cette cita­tion ren­voie demeurent en pra­tique inexactes, que celle-ci soit tra­duite en fran­çais, en japo­nais ou en java­nais. Nous par­lions d’une dif­fé­rence entre le dis­cours et la pra­tique: en voici une.

    Sinon, oui, en effet l’odieuse faci­lité avec laquelle on arrive dans ce pays à faire pas­ser, avec cinisme, des idéo­lo­gies pour des pro­duits d’une mure réflexion pen­sée pour l’action me révolte. Et j’agis quo­ti­dien­ne­ment pour les com­battre les unes après les autres afin que des per­sonnes en deve­nir puisse dis­po­ser du plus grand nombre de choix pos­sibles.
    Cette cita­tion en fut une en son temps, je viens la com­battre ne vous en déplaise.

  18. gravatar.com Satured de la politique ip:8
    20 October 2007 @ 17:00

    puissent dis­po­ser du plus grand nombre.…” J’écris bien mieux que je ne tape.

    L’orthographe est un exemple pris au hasard de théo­rie qui s’enseigne, mais se met aussi en pra­tique. Comme je l’écrivais quelques lignes plus haut, il y en a d’autres. Cet exemple n’a pas “rien à voir” avec mon pro­pos antérieur.

  19. gravatar.com Paul de Montreal ip:9
    20 October 2007 @ 17:18

    Oui j’avais com­pris mais si on la com­bat mal on en devient quelque part l’allié bien invo­lon­taire.
    J’avais pensé à des réfu­ta­tions de cette cita­tion mais j’ai oublié main­te­nant avec notre lutte de coqs gau­lois. Enfin l’honneur est sauf. Nous avons livré un com­bat épui­sant mais fort hono­rable de parts et d’autres. ;)

    > des per­sonnes en deve­nir puisse dis­po­ser du plus grand nombre de choix possibles.

    C’est louable et il faut éviter d’éliminer des choix et inter­pré­ta­tions cohé­rentes et rai­son­nables avec celles qui ne le sont pas. Dans le doute je m’abstiens généralement.

  20. gravatar.com utremager ip:10
    21 October 2007 @ 20:29

    à Thierry Crou­zet
    mon ide entité: un des mil­lards de pois­sons rouges qui vivent dans le glo­cal que nous par­ta­geons; et si votre requête d’un dévoi­le­ment d’identité veut s’attend à un nom connu et bien rassurez-vous mon nom évoquera aussi peu de choses à un nombre encore moindre de per­sonnes que le vôtre ne le fait. Et si je vous avouais là tout de go m’appeler David Vincent seriez-vous plus avancé sur qui je suis. On me connaît d’ailleurs aussi bien dans la vie réelle (pas inter­nau­tique) sous mon pré­nom et patro­nyme que sous ce nick­name plus alias que pseudo. J’utilise depuis plus de douze ans sans affect j’entends, pure­ment fonc­tion­nel­le­ment comme outil inter­net qui dès 94 en Scan­di­na­vie où je rési­dai alors, était déjà for­te­ment implanté, et je n’ai jamais conçu, entendu qu’il y avait une requête à dévoi­ler son iden­tité, cv etc. A la bonne heure qu’on le fasse, photo à la pluie, toutes les coû­tures etc.
    Détrom­pez vous Thierry Crou­zet, je suis juste un pur ano­nyme, sans aucune ambi­tion ni sur le net, ni ailleurs à être reconnu comme pré­cur­seur où quoi que cela soit en matière de démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive, forum inter­nau­tique où que sais-je qui vous motive . Je suis venu voir curieux et pas inqui­si­teur, je prends la peine certes en dilet­tante — quoique le temps passé me coûte dans mon emploi du temps dédié à la réa­lité (bou­lot, famille, contem­pla­tion, transport(s)…) aussi si cela vous déplaît tant — déci­dé­ment votre pro­jet de démo­cras­cie par­ti­cipe hâtive j’y crois guère vu comme vous avez autant de mal à lais­ser un nou­veau s’exprimer! — met­tez moi à la porte et j’obtempérerai sans rechi­gner, utre­ma­ger est autant mon nom que mon état civil et je ne revien­drai pas sous d’autres atours. Et vous Thierry Crou­zet qui êtes vous?

  21. gravatar.com utremager ip:10
    21 October 2007 @ 20:45

    enfin sinon merci pour la leçon sur les révo­lu­tions (on sait une révo­lu­tion c’est 360 degré!).
    Ensuite s’il s’agit de mettre en place des idées qui sont déjà en passe d’être domi­nantes dans le monde alors sauve qui peut!
    Quant à mon expé­rience: juste quelques décen­nies sans doute à peu près comme vous sur cette Terre, dans un cur­sus iti­né­rant géo­gra­phi­que­ment et pro­fes­sion­nel­le­ment, non bala­ru­cois; dans autres étants je me suis miré, aussi sau­mâtres, par­fois des marches moins shal­low.
    Enfin heu­reu­se­ment que tout cela n’est que du vir­tuel car en matière d’hospitalité, de bien­ve­nue c tout juste déjà de la tolé­rance — sinon un tollé rance ! Excusez-moi d’avoir mal­com­pris la kab­ba­lis­tique à l’entrée du temple gra­vée sur l’entrevous quel­que­part après lâcheté pépée j’ai pas vu que fal­lait être com­passé et pyramidal

  22. gravatar.com utremager ip:11
    21 October 2007 @ 20:57

    là j’ai un peu plus de temps je le prends par souci de ne pas laissé Thierry un peu frus­tré par ma cri­tique un peu short (au niveau de la taille). Mais là j’ai relu les pre­mières pro­po­si­tions et vrai­ment mais y a per­sonne là parmi vous tous pour réagir, sur la phra­séo­lo­gie, l’ineptie qui perle à chaque pro­pal, les remugles quasi purges de Mos­cou reloo­kées djeunes argot contem­por — mana­ge­ment par­ti­ci­pa­tif, trans­pa­rence des inten­tions etc relis toi Thierry je pense que tu peux faire mieux et puis pour Bala­ruc aussi et puis autant de por­po­si­tions déjà sans aviss à la popou­la­cion! c pas un contre addictif?

  23. gravatar.com Thierry Crouzet ip:4
    21 October 2007 @ 22:19

    La porte n’est pas fer­mée puisque tu as la parole. Tu peux dire tout ce que tu veux. Mais, si tu veux que d’autres dis­cutent avec toi, soit pré­cis. Démonte juste une pro­po­si­tion et on pourra com­men­cer à dis­cu­ter plu­tôt que manier mine de rien les attaques ad hominem.

  24. gravatar.com lény ip:6
    21 October 2007 @ 23:01

    La vache ! Utre­ma­ger, déten­dez vous. Je crois au contraire que ce blog et l’idée d’un cer­tain nombre de ceux qui y com­mentent, c’est d’apprendre des expé­riences des autres alors vos remarques sont les bien venues. Croyez moi il n’y a pas de club, juste des gens qui à force de se par­ler finissent par­fois par tis­ser des liens. Mais je suis sûr que vous com­pre­nez bien que votre venue sur les com­men­taires, disons viru­lente, peut sus­ci­ter des inter­ro­ga­tions quand à vos charges.

  25. gravatar.com Henri A ip:2
    21 October 2007 @ 23:26

    La vache lény, tu causes bien !
    A utre­ma­ger :
    Dois-je vous rap­pe­ler que je vous ai traité de « pénible » pour le style ?
    Votre réponse:
    « à Henri A et les sorry dans ton genre c’est dom­mage et sans intér^t pour les étymons Mind your lan­guage (Mend your lingo). Mais si on doit essuyer des attaques ad homi­nem d’ado minés c pas la peine vot’ For’Whom? Je constate que Signor Crouz du Stag­neiro de Thalu peut drop­per toutes les notions de philo — lais­sons lui le béné­fice de le faire avec com­pé­tence et maî­trise — sans qu’on relève, mais par­don pour votre com­pli­cité, si y a pas la place pour des esprits libres, dites-le fran­che­ment. Y a quand même c vrai une petite ambiance d’amen à tout ski dit le Gou­rou­zet mais bon peuple des CONnec­teurs y a pet^t un jus­de­mots sub­li­mi­nal! hein Henri Z! Bon les adu­les­cents moi le tchatt ctpique tu me pique peu pour moi pour ça y a la cour de récré pour les plus jeunes et le bis­tro pour les autres »

    On fait mieux pour par­ti­ci­per à une dis­cus­sion. Si on tra­duit en lan­gage simple, ce ne sont que des insultes, non ? Je pense que les com­men­taires vous concer­nant ont été plu­tôt cool, non ? Alors quoi !

  26. gravatar.com lény ip:6
    21 October 2007 @ 23:35

    j’avais raté ça ou c’est vieux non ? C’est vrai que moi j’aurai dit “hé bandes de connards vous m’faites mar­rer avec vos idées à la con, putain c’que vous êtes minables. Et toi Henri A, j’arrive et tu me casses déjà les couilles avec tes coms à la cons etc etc”. J’trouve que que ça claque plus. C’est plus sec quoi.

  27. gravatar.com utremager ip:11
    21 October 2007 @ 23:48

    Détendu, je le suis. Lény je vous entends et à la bonne heure, ni club — ni fer3 dans la tronche — ni secte, ni gou­rou… au quai! n’abordons plus la ques­tion.
    Je main­tiens que je ne réagis qu’aux pro­pos qu’ils soient signés Pierre Paul ou Jacques. Thierry Crou­zet connais pas veuillez me par­don­ner mais votre nom, qui vous êtes m’est aussi inconnu que Julio Soto Gur­pide l’est pour vous.
    Alors pour les attaques à domi­ner vrai­ment y a pas sujet.
    Quant à démon­ter une des pro­po­si­tions y a pas objet puisque y a pas de méca­nisme déve­loppé, de construc­tion, de struc­ture pour l’heure les pro­po­si­tions ne sont que fumeuses et il y a pour­tant déjà tant à dé-monter! Je prends blal­bla­bla bâti­ments doivent être durables et écolo­giques bla­bla­bla bois noble.. etc
    Qu’est-ce que durables, écolo­giques pour un bâtie­ment qui le dit qui le déter­mine qui dicte la néces­sité du pro­jet de bâti­ment avant de savoir s’il va même être (ne pas le construire n’est-ce pas le plus écolo­gique?!) a quel titre le bois serait –il plus noble qu’autre chose, quel bois?
    Ne pas mettre tout dans le tou­risme ther­ma­lien nous dit-on non il faut diver­si­fier les tou­rismes ther­mi­naux! Tou­risme! Patrimoine!Culture!
    Le néo­pro­ven­çal depuis qu’il sévit (40 ans au moins à grande échelle au sud de Lyon jusqu’à Boni­fa­cio) est notre patri­moine que ça soit de la merde c une autre affaire — la notion de patri­moine n’invoque que l’héritage du passé et non une quel­conque qua­lité — il est vrai que l’on a été très gâté mais aussi ces siècles concentraient-ils sou­vent les pou­voirs en peu de mains et tous les bras à leurs ser­vices ce qui est bien plus aisé pour faire pyra­mides et châ­teaux mer­veilleux.
    Pro­mis je prends plus de temps demain pour démon­ter une pro posi­tion — ou y trou­ver kek­chose en quoi croire

  28. gravatar.com utremager ip:11
    22 October 2007 @ 0:04

    Désolé Henry A l’historique peu pour moi, faut remonté au tien au sien au mien on s’en sort plus. J’ai déjà mon pas­sif!
    Que qq me contre­dise. Mais quand on me parle de chan­ger les hommes de gom­mer leur défauts, leur lâcheté, leur mes­qui­ne­rie, qu’on invoque une trans­pa­rence mons­trueuse j’ai peur et pour­tant chaque jour je déplore tous ces défauts mais c l’homme il est ainsi fait et otus les sys­tèmes qu’on pré­tendu faire autre­ment, le trans­for­mer sont tous les ismes que l’on sait. Mais qu’ai-je àcri­ti­quer un maire de Bala­ruc qui sera peut-être légè­re­ment aty­pique, rat­trappé par sa façade vir­gi­nale, écla­boussé par les boues ter­mi­nales. Clint East­wood a été maire d’un petit bled de Cali­for­nie, Car­men jecrois; un peu comme le cow­boy qu’il pla­na­tait dans ses films ten­dance shé­rif réac plu­tôt même, fina­le­ment il est retourné aux films.

  29. gravatar.com Paul de Montreal ip:12
    22 October 2007 @ 0:26

    @utremager
    Mélan­gez Paul avec Pierre et Jacques est une telle faute de dis­cer­ne­ment que je reste per­plexe et presque sans voix.
    ;) :D

    Le style est joli mais je m’intéresse davan­tage au contenu qu’à la forme. L’Art je m’en moque un peu … beau­coup … pas­sion­né­ment.
    Voyez cha­cun exprime ses idées mal­gré le blog qui pri­vi­lé­gie l’auteur prin­ci­pal avec ses articles et les com­men­taires en option que ne le fait un forum.

    Main­te­nant res­pect à la loco­mo­tive TC vu le tra­vail que ca nes­site avec ses billets quo­ti­diens. J’exclu bien sur les breves ‘people’ qui encadrent cet article.

  30. gravatar.com utremager ip:11
    22 October 2007 @ 7:33

    effec­ti­ve­ment même médio­cre­ment je ne pour­rai pas main­te­nir le rythme des billets quo­ti­diens, je suis désor­mais plus busy que oiseux, plus nég-osium qu’inactif. L’accélération du temps mène à la réflexion-action autant que la sagesse post adu­les­cente. La phrase sur l’enseignant faute de faire on peut la trans­po­ser sur l’écrit vain.
    Enfin mr Crou­zet avec tout le res­pect, permettez-moi de m’échauffer sur vos pro­po­si­tions parce que j’en ai vu de ces idées, de ces pro­grammes sans suite mais chaque jour et fort d’une petite expé­rience dans une demie dou­zaine de pays et deux conti­nents (puisqu’il faut se pré­sen­ter et mettre du poids) je me bats plu­tôt seul et sur­gissent du néant des frères d’armes parce qu’on n’est jamais seuls effec­ti­ve­ment à pen­ser ce que l’on pense à aller vers ce pour quoi on se bat. Et c’est l’addition de ces efforts qui ini­tie les chan­ge­ments et les pou­voirs et le reste suivent ou non… mais bien après

  31. gravatar.com lény ip:13
    22 October 2007 @ 12:41

    utre­ma­ger > contre quoi vous batez vous? juste pour que je sache com­ment vous voyez les choses parce que pour le moment j’ai du mal à hap­pré­hen­der com­plè­te­ment vos coms.

  32. gravatar.com Iza ip:14
    22 October 2007 @ 13:35

    je me bats plu­tôt seul et sur­gissent du néant des frères d’armes parce qu’on n’est jamais seuls effec­ti­ve­ment à pen­ser ce que l’on pense à aller vers ce pour quoi on se bat. Et c’est l’addition de ces efforts qui ini­tie les chan­ge­ments et les pou­voirs et le reste suivent ou non… mais bien après”

    Je m’étais dit que je n’interviendrais pas (parce nous, pour en cau­ser, il suf­fit qu’on se passe un coup de fil et qu’on se voie). .. et que du coup, je laisse la place aux autres.Mais là, je veux juste sou­li­gner que ce der­nier truc dont tu parles res­semble bien plus à ce qu’écris Thierry que ce que tu sembles y lire. Je ne suis pas entrée dans les détails concer­nant Bala­ruc, mais ce que je sais, c’est que Thierry ne croit en aucun cas aux solu­tions glo­bales toutes prêtes. c’est même l’inverse de son dis­cours, en général.

    Pour répondre à Leny, il me semble que (comme beau­coup d’autres), utre­ma­ger reçoit cer­tains pro­pos de Thierry … mal. Je l’ai déjà dit, mais c’est très dif­fé­rent pour nous, ça fait des mois qu’on lit les billets de Thierry sans par­ler de ses trois bou­quins. Quand il avance un truc (notam­ment ce que j’appelle des trucs “limites”, on en a déjà parlé), nous le rece­vons à la lumière (aussi) de tout le reste.

    Voilà pour­quoi j’insiste à chaque fois pour que nous fas­sions cet effort là, d’engager la conver­sa­tion si je puis dire. Et ce n’est pas tou­jours facile.

    Mais il me semble que ça vient, non ?

  33. gravatar.com Thierry Crouzet ip:4
    22 October 2007 @ 13:52

    M’accuser d’avoir de vues glo­bales à la suite d’un papier qui ne concerne qu’une ville de 6000 habi­tants c’est un peu fort !

  34. gravatar.com utremager ip:11
    22 October 2007 @ 14:47

    vues glo­bales s’il y a idée de pla­né­taire je ne vois pas d’où ça sort! En revanche les 6000 de Bala­ruc sont bien des humains et à moins qu’ils soient pas­sés à la nais­sance par de secrètes foruches cau­dines qui les aient tami­sés pour qu’il n’en reste que des idéa­listes démor­lo­ckés les bala­ru­cois doivent être un échan­tillon moyen du panel humain. Rien de plus iso­trope que la société des hommes

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