Sur l’île de La Réunion, et ailleurs, Alain Bénard, maire de Saint-Paul, est souvent pris pour un extraterrestre. Mais pourquoi se lance-t-il dans le participatif ? Lire la suite →
Hier soir, en partant à La Réunion, la tête totalement dans le sac car fiévreux, je trouve le moyen de m’énerver en voyant à Roissy une pub pour CapGemmini. Je me suis dit que j’avais eu de la chance il y a vingt ans de ne pas commencer ma carrière dans une telle boîte. Renverser les slogans, c’est toujours amusant mais je n’avais pas envie de rire. « Penser local, agir global » c’est ce que font les hommes depuis le début de la révolution industrielle. Ils ont une idée dans leur coin, sans tenir compte de l’interdépendance, et l’applique au nom du profit à la planète entière. On connaît les conséquences. Qu’une boîte puisse se revendiquer d’un tel slogan m’énerve, surtout quand il s’agit d’une boîte de cravatés, de gens qui veulent toujours monter plus haut… qui ne rêvent que croissance.
En introduction du Peuple des connecteurs, je fais l’hypothèse que notre réseau social se densifie, que nos degrés de séparation diminuent. D’après Milgram, nous étions à six à la fin des années 1960, à combien sommes-nous maintenant que des outils comme Facebook se développent ? Cinq ? Quatre ? Bientôt moins sans doute. Alors des papiers comme celui-ci vont se multiplier. Chaque fois que quelqu’un commettra une faute, on pourra le rattacher à quelqu’un d’autre et mettre en cause cet autre, ces autres. Je ne veux pas défendre Sarkozy dans l’affaire Arche de Zoé sur laquelle je ne n’ai aucun avis mais juste attirer l’attention sur le fait qu’il est simple d’impliquer n’importe qui dans n’importe quoi pour peu que cette personne soit très connectée, ce qui est nécessairement le cas d’un politicien.
La théorie découle presque toujours de l’expérience. Ma philosophie n’est rien d’autre que ma vie. J’éprouve le besoin de vous raconter un petit bout de cette vie pour relativiser ce qui m’arrive avec Google. Lire la suite →
Le soir du 7 juillet 1730, le bourreau de Saint-Paul de La Réunion pendit Olivier Le Vasseur dit La Buse. Six ans plus tôt, le dernier des pirates s’était pourtant repenti et avait été amnistié. De quoi l’accusait-on alors ? Pourquoi un esclavagiste sanguinaire était-il allé cueillir le pirate à Madagascar où il vivait misérablement ? Les actes du procès ayant disparu, personne ne connait les dessous de cette histoire. Une légende évoque le trésor de La Buse, caché quelque part à La Réunion. On aurait voulu faire parler le forban. Il aurait jeté une carte à la foule venue le voir agoniser. Lire la suite →
J’ai enfin l’accord de mon éditeur pour distribuer gratuitement Le peuple des connecteurs. Je vais reprendre l’idée d’une version audio. Je viens de créer une page où les lecteurs volontaires pourront se signaler et où je publierai leur lecture. Nous sélectionnerons collégialement les meilleures voix. Plutôt que de donner à lire la version actuelle, je travaille à une seconde édition. Mon idée est de distribuer les fichiers audio à partir du 16 février 2008, deuxième anniversaire de la publication du livre. Volontaires !
J’ai déjà tiré la sonnette d’alarme au sujet de la position dominante de google, j’en ai subit les conséquences l’année dernière lors du lancement de bonVote, je la subis à nouveau aujourd’hui avec bonWeb. Jeudi, nous avons été blacklistés, effacés de l’index Google, notre trafic s’est instantanément écroulé, un de nos annonceurs a rompu son contrat. Lire la suite →
J’avais critiqué les étudiants qui manifestaient contre le CPE, j’oppose aujourd’hui les mêmes arguments. Quand on manifeste, c’est qu’on attend quelque chose du gouvernement, donc qu’on suppose qu’il peut nous sauver… Je pense que nous devons prendre nos vies en main, passer à l’action plutôt qu’à la revendication. Emmanuel Bruant se demande si les étudiants non grévistes qui s’opposent aux grévistes constituent un cinquième pouvoir ? Je ne le pense pas car que proposent-ils sinon d’interdire d’interdire ? Un cinquième pouvoir étudiant devrait plutôt inventer l’université de demain, se moquant de celle de hier, se moquant des mesures gouvernementales, songeant à son avenir et à celui du monde.
Un ami engagé en politique m’a demandé avec quel parti politique j’aimerais collaborer. Je lui ai répondu que ce parti n’aurait aucune ambition électorale, ce serait donc un a-parti, un à côté des partis, son ambition serait de faire émerger un sentiment collectif de vaste ampleur qui accessoirement viserait, peut-être, à un moment lointain de son histoire, si rien n’avance, quelques positions électives. Lire la suite →
Je crois que la longue traîne est vitale pour chacun de nous comme pour la biosphère dans son ensemble. La longue traîne, si elle s’installe, nous fera sortir définitivement de l’âge industriel et de la forme de capitalisme qui l’accompagne. Lire la suite →
Le 28 novembre, dans les locaux de l’ESCP-EAP, le réalisateur Benjamin Rassat diffuse Quand l’Internet fait des bulles, partie 1 et partie 2. Pour créer un teaser pour la soirée, il a demandé aux personnages de son film, dont moi, de dire pourquoi ils aiment internet. Avant de me retrouver face à la caméra, j’ai essayé de répondre en imitant Georges Pérec. Lire la suite →
J’ai participé à un petit débat sur Europe 1 en compagnie de Michel Field, Olivier Duhamel et Robert Ménard, secrétaire général de Reporters Sans Frontière. [audio:200711mediapolis.mp3]
Bjorn Lomborg, l’auteur de The skeptical environmentalist, remarque que les pesticides tuent 20 personnes par an aux États-Unis et que le passage au tout organique coûte 100 milliards de dollars. En conséquence, les prix des fruits augmentent, les gens en mangent moins ce qui provoque annuellement 26 000 morts par cancer. Lire la suite →
L’art d’aujourd’hui me parle quand il est architectural. J’aime l’architecture parce qu’elle structure l’espace, j’aime la littérature quand elle structure mon imaginaire, j’aime la BD parce qu’elle structure la page, j’aime les photos montages pour la même raison. Les œuvres qui ne possèdent pas cette dimension architecturale, la plupart de celles exposées dans nos galeries, me paraissent datées. Lire la suite →
Après les blogs, c’est maintenant au tour des réseaux sociaux d’attirer les politiciens. Une journaliste du Parisien m’a posé quelques questions au sujet de Facebook et a publié un mini résumé de notre conversation le 24 octobre. Lire la suite →
Hier, une amie libraire me conseille de lire Lettre à D, Histoire d’un amour. Dans ce texte écrit en 2006, un texte qui possède une lumière limpide que seules les personnes âgées sont capables de produire, André Gorz dit à sa femme âgée de 82 ans tout ce qu’il a oublié de lui dire, il lui jure de mourir avec elle lorsque sa terrible maladie l’emportera. En septembre dernier, ils se sont suicidés. À côté de son histoire d’amour, Gorz raconte son histoire intellectuelle, il évoque l’écologie politique dont il fut un des premiers partisans et définit les existentialistes comme des « gens décidés à « changer de vie » sans rien attendre du pouvoir politique, en entreprenant de vivre ensemble autrement, de mettre en pratique leurs fins alternatives. » Les connecteurs seraient donc des existentialistes.
Lors de l'émission Place de la toile, je ne suis intervenu que durant la seconde partie. Le duplex ne facilite pas la prise de parole. J'ai tout de même glissé quelques idées pendant que le préposé à la sécurité, le représentant du vieux monde moribond, défendait son bout de gras. Je rappelle que ces gens ont tout intérêt à diaboliser les hackers. En faisant d'eux de dangereux terroristes, ils augmentent d'autant leur salaire et leur autorité. [audio:20071102franceculture.mp3]
Je suis de 11 à 12 heures sur France culture. Le sujet : les hackers, la hack culture. Le point de départ : La cyberguerre mondiale aura-t-elle lieu ? Nous parlerons sans doute de l’attaque qui frappa l’Estonie début mai. Lire la suite →
Tous les blogs sont collaboratifs parce que l’auteur écrit des articles que les lecteurs commentent. Mais j’ai l’impression que nous esquissons ici autre chose. Pacco illustre mes textes, Paul retraite les images de Pacco, Henri nous compose la musique des connecteurs, Fred se prépare à monter une vidéo à partir de rushes que je tarde à lui envoyer... J’imagine que Lény pourrait me créer un filigrane pour placer en fond de mon bandeau jaune. Une sorte de structure qui changerait aléatoirement et qui illustrerait le dynamisme des réseaux. Je ne sais pas où nous allons mais en tout cas merci. L’aventure continue.