Archive : January 2008
Blanchot : ex ecrivain
22 Tuesday January 2008Bernard Szajner : artiste
22 Tuesday January 2008Je résiste pas
21 Monday January 2008Coïncidences à Londres
18 Friday January 2008Avec Isabelle, nous avons vécu quatre ans à Londres et nous avons dans cette ville nos habitudes. Quand nous y sommes retournés la semaine dernière, c’était pour revivre nos habitudes, non pas pour courir voir la dernière exposition car nous n’avons jamais eu cette habitude.
Après avoir dîné dans notre restaurant favori de Soho, nous avons décidé d’aller au cinéma. Comme toujours nous n’achetons pas de programme et nous passons de salle en salle jusqu’à ce qu’un film nous arrête.
Nous n’avons pas cherché longtemps. Nous tombons sur Into the wild. Je ne savais pas que le livre de John Krakauer, pour moi un des grands livres de la fin du XXe siècle, venait d’être décliné en film.
Nous achetons nos tickets, avec une légère appréhension. Le cinéma est si mièvre en ce moment que nous nous attendons toujours au pire. Nous n’avons pas été déçus. Dans son livre, Krakauer nous plonge dans la quête initiatique de Christopher McCandless. Il réveille en nous ce qui pousse bien des hommes à prendre la route, à se lancer dans des aventures folles, quitte à en périr comme McCandless en 1992.
La quête est exaltée, c’est une quête métaphysique. McCandless meurt à 23 ans mais il laisse plus d’expériences en partage que bien des vieillards. Sa vie brève n’a pas été vaine. McCandless est un héros au sens grec, mort sur le champ de bataille pour gagner la gloire immortelle.
Malheureusement le film en fait un paumé. En se privant de la voix de Krakauer, du point de vue d’un autre homme, il s’abandonne au pathos grandiloquent, sur un vague air d’Easy Rider sans jamais en retrouver la grâce. Lisez donc le livre et évitez le film. Il m’a semblé durer un siècle alors que j’ai lu le livre d’une traite sans voir le temps passer.
Le lendemain soir, un peu frustré par l’expérience de la veille, nous avons cherché un autre film. Nous choisissons presque au hasard Control, j’avais juste vu ce titre dans un classement des meilleurs films de 2007 réalisé par un blogueur dont j’ai oublié le nom.
Control, sans que je le sache au préalable, est l’histoire de Ian Curtis, le chanteur de Joy Division, un des groupes de ma jeunesse, dont j’ai les versions originales des vinyles, classées collector depuis longtemps. Comme McCandless, Curtis meurt à 23 ans, comme lui il nous laisse une montagne d’expériences.
Control tient mieux qu’Into the Wild, même s’il passe sous silence le plus important à mes yeux, l’acte créateur, et se complait sur l’anecdotique, les amourettes que nous avons tous vécu. La bande son est superbe lors des concerts de Joy Division, plus pugnaces que les enregistrements en studio. Je me suis souvenu d’un autre film, vu aussi à Londres, qui mettait en scène Curtis, 24 hours Party People, bien plus joyeux et jubilatoire.
Deux jours de suite, par le plus grands des hasards, je me retrouvais en compagnie de deux de mes héros morts au même âge, mort volontairement d’une certaine façon. La vie nous réserve de temps à autre ce genre de coïncidences. Elles ont le don de me rendre heureux, de me rappeler qu’il peut se produire des rencontres sublimes de temps à autre.
Peut-on déchiffrer l’avenir ?
16 Wednesday January 2008Le 24 janvier, à 21 heures, je participe à un débat à ce sujet en en compagnie d’Henri Atlan, Étienne Klein et Francis Grosjean. Il sera animé par Antoine Spire et se déroule dans le cadre de la dix-huitième semaine de la science à Saint Michel sur Orge.
Warming or not ?
16 Wednesday January 2008
Un lecteur m’a suggéré de regarder cette vidéo qui met en cause non pas le réchauffement climatique actuel, avéré si on regarde les courbes de température, mais le fait que les émissions CO2 d’origine humaine le provoquent.
Le début du film m’a fait sursauter à cause du premier argument énoncé : nous n’avons pas la preuve que le CO2 est responsable du réchauffement. Je déteste ce genre d’argument car on peut immédiatement lui opposer la proposition inverse : nous n’avons pas de preuve que le CO2 ne provoque pas le réchauffement.
La science ne se réduit pas aux mathématiques. En science, il n’y a pas de preuves, mais des hypothèses que nous confrontons à la réalité. Soit elles tiennent, soient elles ne tiennent pas.
Ce film comme les films qui défendent les positions contraires me dérangent. Il s’agit chaque fois d’expliquer des courbes et de chercher des corrélations. Comme notre cerveau est fantastiquement doué pour cet exercice, nous sommes capables de faire dire n’importe quoi aux chiffres. Au passage, nous savons être persuasifs, d’où le grand nombre de théories conspirationnistes.
Le réchauffement est-il provoqué par l’homme ou non ? Franchement, je crois que nous n’en savons rien. Ce film est aussi convainquant que ceux qui défendent l’idée contraire. Excepté quelques articles de vulgarisation, je n’ai pas suffisamment étudié la question pour me forger une opinion.
En revanche, il me suffit de débarquer dans une grande ville pour ressentir la pollution. Je n’ai pas envie de vivre dans un tel monde. Je n’ai pas besoin de la menace du réchauffement climatique pour désirer vivre dans un autre monde.
Même si le CO2 et les autres gaz industriels ne provoquent pas le réchauffement climatique, ils nous empoisonnent et c’est pour cette raison que nous devons limiter les émissions. Nous n’avons même pas besoin de rappeler que les énergies fossiles ne sont pas inépuisables et que, dans tous les cas, nous devons trouver d’autres solutions.
Ma position est idéologique. Les écologistes doivent reconnaître que leur position est idéologique. À l’aide d’arguments scientifiques souvent biaisés, ils ne doivent pas faire croire que c’est la seule possible
Je ne sais pas si le réchauffement climatique se poursuivra mais la peur qu’il engendre me paraît bénéfique car elle orientera vers un développement plus en accord avec la nature. Je l’espère du moins.
Je ne crois pas, comme le film le suggère, que le réchauffement climatique soit agité à seule fin d’empêcher les pays en voie de développement de se développer. L’Inde ou la Chine nous prouvent qu’il est possible de se développer malgré cette menace. Par ailleurs, le ticket d’entrée des nouvelles technologies n’est pas nécessairement plus élevé que celui des anciennes. Un pays, si ses habitants le souhaitent, peut prendre en marche le train du développement. L’Afrique a même tout à gagner de la peur du réchauffement climatique car elle est la mieux placée pour produire de l’énergie solaire à grande échelle.
Dans ce film comme dans tous les films sur le sujet que j’ai pu voir, celui de Gore notamment, le camp adverse n’a pas la parole. Les partisans des diverses thèses ne semblent plus débattre. Nous entrons dans une ère d’endoctrinement. Prenons garde : le dogmatisme conduit à la violence.
Pour moi, le réchauffement climatique est aujourd’hui un prétexte pour agir, agissons et ne perdons pas de vue que le prétexte n’est qu’un prétexte.
Galactic North
14 Monday January 2008Quand je suis à Londres, j’aime me promener dans les librairies et acheter des livres au feeling. La semaine dernière je suis tombé sur Galactic North, un space opera d’Alastair Reynolds. Je ne connaissais pas l’auteur et j’ai découvert qu’il mettait en scène les thèmes qui me sont chers. Dans ce roman, deux camps s’affrontent : les conservateurs, des hommes « naturels », et les Conjoigners, des hommes en communication constante les uns avec les autres, qui partagent leurs pensées et vivent en essaim. Une troisième faction joue au médiateur : les Demarchists acceptent quelques implants, notamment pour accéder au réseau. Ils pratiquent la démocratie directe en continu et leur société est non hiérarchique. J’ai retrouvé le même plaisir que quand je lisais les space opera de l’âge d’or de la SF.
Interview au sujet de coZop
14 Monday January 2008Je viens de publier sur le blog de coZop un petit interview effectué par Donatien Rodriguez.
Débridage du flux RSS
13 Sunday January 2008Je viens de trouver un plugin qui bloque les trackbacks par IP. Je vais essayer de voir si l’usage n’est pas trop infernal, sinon je briderai à nouveau mon flux. Je reste persuadé que cette ouverture des flux ne sera pas éternelle, je la déconseille même dès à présent. Lorsque des services comme coZop seront opérationnels, les flux ouverts, déjà très minoritaires, disparaîtront définitivement. Netvibes & cie devront rétribuer les contenus grâce auxquels ils fonctionnent. Les services 2.0 se construisent aujourd’hui au dépend des auteurs.













