C’est quoi un bon journaliste

Le plus simple est de défi­nir le mau­vais jour­na­liste, espèce bien plus répan­due. Cet ani­mal vous pose des ques­tions et connait les réponses à l’avance. Si vous lui dite ce que vous pen­sez, quelque chose qu’il n’a jamais lui-même pensé ou entendu, il ne vous écoute plus, il abrège l’interview car il veut pro­duire un contenu, qui croit-il, inté­res­sera ses lec­teurs ou auditeurs.

J’ai sou­vent constaté ce genre de réac­tions en par­lant du Peuple des connec­teurs et du Cin­quième pou­voir. Dès que j’avance l’idée que, grâce à la décen­tra­li­sa­tion des com­mu­ni­ca­tions, une force trans­ver­sale appa­raît, les jour­na­listes m’avouent qu’ils sont ras­su­rés à titre per­son­nel mais, à titre pro­fes­sion­nel, ils n’en ont rien à foutre.

Eux, ils aiment bien le cin­quième pou­voir comme empê­cheur de tour­ner en rond, contre-pouvoir du contre-pouvoir qu’ils sont déjà sen­sés être. Quand je leur dis que cet aspect des choses n’est même pas réduc­teur mais tout sim­ple­ment erroné, ils s’en vont car ils ne veulent sur­tout pas entendre un dis­cours poli­tique ni de gauche ni de droite. Dans quelle case le rangeraient-ils ?

Je reçois sou­vent les appels de jeunes jour­na­listes sta­giaires ou en fin d’étude. Ils réflé­chissent tous à l’influence d’internet sur la presse. Ils sont pires que les mau­vais jour­na­listes expé­ri­men­tés. Ils se sont construit un modèle et ne veulent pas en sor­tir. Ça se passe presque tou­jours mal entre eux et moi.

– Croyez-vous qu’internet change le métier de journaliste ?

– Non. Pour preuve, la presse, notam­ment géné­ra­liste, perd par­tout dans le monde de l’audience. Ça va mal et les jour­na­listes écrivent tou­jours la même chose (ce qu’ils veulent entendre). Écri­vez ce que les gens ont à dire, ayez des choses à dire vous-même, et vous trou­ve­rez un public. Les gens qui lisent ne sont pas très nom­breux. Adressez-vous à eux et non pas à ceux qui regardent la télé. Parce que pour imi­ter la télé rien ne vaut la télé. Même inter­net est meilleur pour ça que la presse.

– Que pensez-vous de la nou­velle for­mule de Libé.

– Il y a une nou­velle for­mule ? Je ne savais pas. Après tout ce que je viens de dire, vous com­pre­nez que je lis peu sou­vent la presse. Par­fois dans le train ou le métro (mais comme je n’habite pas à Paris).

Libé intro­duit le participatif.

– Super ori­gi­nal. Ils font comme USA Today avec plus d’un an de retard qui lui-même imite HoMy­News avec cinq ans de retard. Ils font par­ler les inter­nautes mer­veilleux. Mais comme ils leur font dire encore une fois ce qu’ils veulent entendre, ça ne change rien. La presse ago­nise à force de tour­ner en vase clos. Elle refuse de s’adresser à son véri­table public, les gens qui lisent, qui ont envie de s’agiter les neu­rones. La seule presse qui ne s’en sort pas trop mal, je crois, est d’ailleurs celle qui veut détendre nos neu­rones, au moins elle ne perd pas de vue son objec­tif contrai­re­ment à l’autre dite sérieuse.

– C’est quand même inno­vant cette approche de Libé.

– Vous vou­lez que je vous réponde oui. Non, ce n’est pas inno­vant. Libé frise la ban­que­route, le mar­ché publi­ci­taire migre vers le online, c’est un pro­ces­sus irré­ver­sible. Dans quelques années, le papier n’aura plus aucun sens pour la presse (il n’en a plus aucun depuis long­temps à mes yeux). Les éditeurs doivent accep­ter cette réa­lité. Ils doivent tra­vailler en fonc­tion des spé­ci­fi­ci­tés des médias et des lec­teurs. C’est fati­gant d’entendre tout le monde par­ler de la même façon.

Mon fils de neuf mois s’est mis à pleu­rer. J’ai demandé à la jeune jour­na­liste, avec une superbe voix, elle fera de la radio, de me rap­pe­ler un autre jour. Elle s’en est bien gar­dée. Elle ne vou­lait sur­tout pas que je détruise le monde que ses profs lui avaient soi­gneu­se­ment concocté au cours de ses études.

Un bon jour­na­liste est donc quelqu’un qui écoute les gens et leur fait dire ce qu’eux seuls peuvent dire. Il existe encore des bons jour­na­listes. Mais j’imagine que leur vie doit être dif­fi­cile dans un uni­vers média­tique qui semble peu­plé d’une armée de clones.

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/ Coup de gueule

36 commentaires à “C’est quoi un bon journaliste”

  1. gravatar.com swimmer21 ip:1
    13 February 2008 @ 17:01

    Ouais, tu demandes aux jour­na­listes d’être com­pé­tents en +. Uto­pie ou réa­lité. Je pense aussi aux jour­na­listes qui sont dans des canards d’entreprises, pro­fes­sion­nels ou autres. Ceux là détonnent par leur écoute.
    Le genre de situa­tion que tu décris, j’appelle cela des myo­pies sys­té­miques. On ne voit pas le sys­tème à l’oeuvre, seule­ment un petit bout, et tou­jours le même.

  2. gravatar.com Alicia l'Américaine ip:2
    13 February 2008 @ 17:30

    Oh Thierry. You’re so cruel to the poor jour­na­lism stu­dents! :) I love the way you never stop ques­tio­ning the struc­ture of our information.

  3. gravatar.com TOTO ip:3
    13 February 2008 @ 18:14

    @Alicia l’Américaine

    Mon­sieur Crou­zet a oublié qu’il a été un jour étudiant, c’est vrai pas en jour­na­lisme, cela se ver­rait. Mais il est vrai que les jour­na­listes actuels ne sont pas de grands talents.

    Mr Crou­zet ne jugez pas le novice c’est trop facile, jugez plu­tôt les jour­na­listes de métiers, les “qui se disent des“cadors” “
    salut!

  4. gravatar.com Thierry Crouzet ip:4
    13 February 2008 @ 19:36

    Ce que j’ai écrit est valable pour tous les jour­na­listes. Le plus sur­pre­nant est juste de consta­ter que les jeunes ont le même travers.

  5. gravatar.com Ax ip:5
    13 February 2008 @ 20:40

    Le seul grand média inno­vant créé en 2007 c’est LePost.fr

    Pour­quoi ? parce que le contenu par­ti­ci­pa­tif est mélangé au contenu pro­fes­sion­nel dans un sys­tème de tag­ging com­mun, sans aucune cen­sure ni modé­ra­tion a priori.

    Il n’y a plus de cloi­son­ne­ment hié­rar­chique entre le contenu pro­fes­sion­nel et ama­teur, c’est au lec­teur de faire son marché.

    (Il y a certes la page de Une avec des articles choi­sis par la rédac­tion, mais qui est faci­le­ment contour­nable grâce aux mul­tiples pages de tags, qui sont autant de Une secon­daires incluant le contenu amateur.

    C’est très dif­fé­rent de ce qui se passe sur les blogs 20minutes où la fron­tière amateurs/professionnels avec la par­tie rédac est plus forte, avec tou­te­fois, dans ce der­nier cas, l’avantage de la reprise des conte­nus ama­teurs par Google News — reprise cri­ti­quée par ver­sac, à tort je trouve.)

    Pour le moment, si la forme du Post est pas­sion­nante, le contenu n’est pas tou­jours à la hau­teur, le super­fi­ciel est pri­vi­lé­gié par le public, mais c’est là un pro­blème de lectorat.

    Quand on a cessé de cher­cher des boucs émis­saires à la tête des struc­tures, on en vient à cette évidence: le public, les “citoyens”, les “par­ti­ci­pants” ne sont pas meilleurs indi­vi­duel­le­ment. Les dia­mants sont tou­jours rares, sinon ils ne seraient pas ce qu’ils sont.

  6. gravatar.com Henri A ip:6
    13 February 2008 @ 20:55

    C’est quoi un bon jour­na­liste ?“
    La ques­tion ne se pose même pas. C’est quoi un bon voleur ? C’est quoi un bon escroc ? Un mau­vais escroc ?
    Je ne vais pas encore remettre Karl Kraus sur la table ( quoique si ), qui décri­vait en 1900 le rôle des jour­na­listes. Quand il y a des rota­tives à faire tour­ner, de la dis­tri­bu­tion à faire, for­mer des jour­na­listes, etc…enfin bref, une indus­trie à faire mar­cher et des grosses bouches à nour­rir, il n’est plus ques­tion de cher­cher quelque chose qui s’approche d’une vérité, et d’une cer­taine hon­nê­teté.
    Cela ne date pas de 8 mois, ni de 5 ans et 8 mois, mais plu­tôt depuis plus d’un siècle.

    A Ax: Signé Henri “non sher­lok” A.

  7. gravatar.com Thierry Crouzet ip:4
    13 February 2008 @ 22:31

    HoMy­News fait ce que fait lepost depuis des lustres… :-)

  8. gravatar.com Ax ip:5
    14 February 2008 @ 1:22

    ohMy­News c’est comme Ago­ra­vox, non ?
    C’est à dire modé­ra­tion des articles a priori ?

    LePost ne modère pas les articles, c’est la nou­veauté.
    Cela per­met une très grande réactivité.

    Et la fré­quen­ta­tion a été très forte très rapi­de­ment, du fait de l’implication du Monde dans le projet.

    Par ailleurs, et c’est essen­tiel pour la visi­bi­lité des articles, je ne vois pas de cir­cu­la­tion par tag­ging sur OhMy­News, à l’inverse du Post.

  9. gravatar.com charlie ip:7
    14 February 2008 @ 1:31

    Le plus sur­pre­nant est juste de consta­ter que les jeunes ont le même tra­vers.“
    > pas tant que ça vue la for­ma­tion :(
    Un des exer­cices de fin d’année de [je ne sais plus le nom de cette grosse école qui est LA grande école pari­sienne] c’est de réus­sir à faire… le même JT que le 20 heures de TF1.
    C’est aussi la struc­ture écono­mique des média qui en est la cause : l’information est une mar­chan­dise, le champ jour­na­lis­tique est struc­turé autour des JT de TF1 et France2, c’est ce qui y passe qui devient de l’information, du coup, pour infor­mer, les quo­ti­diens du len­de­main traitent les mêmes sujets, de la même façon, ça devient plus homo­gène.
    Comme ça se vend encore, pas de rai­son que ça se passe autre­ment.
    Comme ça se vend moins bien, les nou­velles for­mules fleu­rissent et fanent, le “par­ti­ci­pa­tif” doit bien pou­voir faire vendre alors on le met dans le sous-titre, pas de rai­sons que ça marche.

  10. gravatar.com charlie ip:7
    14 February 2008 @ 1:33

    Sinon, c’est une vrai ques­tion ? Parce que la réponse qui vient, comme ça, là, bête et méchante c’est qu’un bon jour­na­liste est un jour­na­liste… [allez, Toto, devi­nez :) ]

  11. gravatar.com Ax ip:5
    14 February 2008 @ 1:38

    Le jour­na­lisme façon JT c’est nul (y com­pris les JT 2.0 façon six35).
    Cela tient beau­coup à la ges­tion du temps. Il faut faire court et cibler la masse, donc on sup­prime le plus intéressant.

    En revanche, il y a des vraies pro­duc­tions de qua­lité à la télé avec les docu­men­taires. On peut repro­cher ceci ou cela dans le trai­te­ment, mais il y a de bons trucs.
    Par exemple les docu­men­taires ani­ma­liers. Le 5e pou­voir chez les cro­co­diles, rien à redire c’est bien traité !

  12. gravatar.com charlie ip:7
    14 February 2008 @ 1:45

    > Ax : tu écris : “Par exemple les docu­men­taires ani­ma­liers…“
    Je ne suis pas du tout d’accord avec toi, je pense que tu as une vision idyl­lique et pas­séiste du docu­men­taire ani­ma­lier.
    Trop sou­vent, le cro­co­dile embus­qué bouffe un zèbre vivant dans le Seren­géti et c’est pas propre. Sinon, c’est le bébé tigre qui meurt et c’est triste. Même les requins se font muti­ler par des pêcheurs et c’est pas propre non plus.
    Même là, le sen­sa­tion­nel frappe.
    :)

  13. gravatar.com Ax ip:5
    14 February 2008 @ 1:54

    Il est vrai qu’on reste piégé par l’introduction de la dra­ma­tur­gie. Mais cela c’est propre à tout récit, à tout conte. Ce n’est pas une spé­ci­fi­cité de la télé.

    Même pour les Mille et Une Nuits ou l’Odyssée, l’auteur ajou­tait des morts et des cha­grins pour rendre le récit plus captivant.

    L’introduction de la dra­ma­tur­gie est presque aussi inévi­table pour rendre un récit digé­rable par un humain, que l’introduction d’un ins­tru­ment de mesure pour obser­ver les atomes, même si dans un cas comme dans l’autre cela déforme la réalité.

    Il n’y a que dans la police qu’on sup­porte d’attendre 95% du temps avant de pas­ser à l’action.

    Un spec­ta­teur ou un audi­teur n’accepte pas ce taux d’attente énorme qui carac­té­rise le monde vrai par oppo­si­tion au récit.

    L’homme est en attente de l’événement, il n’a pas attendu la télé pour ça. Il y a de beaux déve­lop­pe­ments chez Hei­deg­ger sur cette attente de l’Ereignis.

  14. gravatar.com charlie ip:7
    14 February 2008 @ 2:02

    Passe pour le bébé tigre. Mais le zèbre, non. Ce n’est pas de la dra­ma­tur­gie, c’est du raco­lage. Les plus bas ins­tincts du télé­spec­ta­teur sont sol­li­ci­tés, après, on s’étonne que l’insécurité aug­mente ! [et puis un docu­men­taire doit-il obéir aux même règle qu’un récit ?]

    Pour Hei­deg­ger, je ne sais pas, comme je n’ai pas la télé­vi­sion, je ne connais pas cette émission.

  15. gravatar.com TOTO ip:3
    14 February 2008 @ 2:26

    Ah oui! j’oubliais! c’est quoi un journaliste?

  16. gravatar.com Ax ip:5
    14 February 2008 @ 2:29

    [et puis un docu­men­taire doit-il obéir aux même règle qu’un récit ?]

    Même dans le cinéma, il y a eu des expé­riences “vérité”: temps réel, pas de dramaturgie.

    Les expé­riences ne se sont pas bcp mul­ti­pliées, faute de spectateurs.

    Mon vrai désac­cord avec les concep­tua­listes “gau­chistes”, c’est qu’ils pointent trop sou­vent du doigt les auteurs, pro­duc­teurs et dif­fu­seurs, res­pon­sables des défor­ma­tions de la vérité et des sol­li­ci­ta­tions de bas ins­tincts.
    Alors qu’en fait c’est le “citoyen” spec­ta­teur qui est deman­deur, quoi qu’on dise.

    Au bout d’un moment, quand on bosse pour la vérité nue dans l’indifférence com­plète du spec­ta­teur, le décou­ra­ge­ment vient, et la ten­ta­tion de la mise en scène & du trucage.

    Même les femmes sont mal­heu­reuses sans des hommes pour les mani­pu­ler et les prendre de force. [/mode macho]

    La vérité c’est comme la gen­tillesse , s’il n’y a pas plus de l’un et de l’autre sur terre, c’est qu’en fait vérité et gen­tillesse emmerdent tout le monde. L’homme a besoin de conflits, de men­songes, de mises en scène et de dis­putes.
    Les couples avec conflits sur­vivent plus long­temps que les couples sans conflits.

    L’ennui est la source de tous les men­songes, plus que la mani­pu­la­ton de super-structures capi­ta­listes ou autres.

    Comme l’ennui croît à mesure que les désirs sont réa­li­sés, plus un monde satis­fait de désirs, plus il génère du men­songe pour com­bler le vide laissé par la satis­fac­tion du désir.

  17. gravatar.com TOTO ip:3
    14 February 2008 @ 2:39

    ””“Les couples avec conflits sur­vivent plus long­temps que les couples sans conflits””””

    Là, vous dites une “conne­rie” cela m’étonne de vous, et puis il faut citer la source de l’enquête qui en est arri­vée a ce postulat.…

  18. gravatar.com charlie ip:7
    14 February 2008 @ 2:40

    Ax : Suis-je une “concep­tua­listes “gau­chistes”” ou un pré­texte ? :)
    Ma phrase sur Hei­deg­ger était un indice que j’étais pas­sée en mode/grosse blague…

    Je crois que ta phrase en mode/macho des­sert quelque peu ton pro­pos. Relis-la. A mon avis, il faut cor­ri­ger en mode/gros goret.

  19. gravatar.com TOTO ip:3
    14 February 2008 @ 2:43

    “Comme l’ennui croît à mesure que les désirs sont réalisés””

    Mais sachez quand même que:
    “Le désir s’accroit, plus les faits se reculent”

  20. gravatar.com Ax ip:5
    14 February 2008 @ 2:43

    une “concep­tua­listes “gau­chistes””“
    “phrase en mode/macho”

    C’était deux réponses à Hei­deg­ger, mode grosse blague aussi. Zen :)

  21. gravatar.com charlie ip:7
    14 February 2008 @ 2:52

    Déso­lée, je suis res­tée blo­quée en mode/féministe éner­vée depuis un sémi­naire sur la psy­cha­na­lyse hier soir… :(

  22. gravatar.com charlie ip:7
    14 February 2008 @ 2:54

    Mais en fait, je ne trouve quand même pas ça drôle.

  23. gravatar.com Ax ip:5
    14 February 2008 @ 3:02

    Cela dit, pour avoir dis­cuté avec près de 500 filles sur la ques­tion, dans le cadre d’un scé­na­rio, le macho/salaud fait tou­jours recette, et le gentil/respectueux pas du tout.

    Il est vrai que c’était des comé­diennes. Pas for­cé­ment repré­sen­ta­tives des autres femmes. D’où ma vision un peu défor­mée de la classe fémi­nine, je ne fré­quente que des femmes d’un cer­tain type, de même que mes réfé­rences intel­lec­tuelles sont sur­tout des artistes un peu “dérangés”.

  24. gravatar.com alainF ip:8
    14 February 2008 @ 10:00

    rejoints assez votre ana­lyse sur les jour­na­listes , le fond du pro­bleme venant du quasi mono­pole des groupes de presses qui freinent les vrais jour­na­listes d inves­ti­gua­tions.… qui n existent plus vraie­ment.
    aujourd hui que nous sert on .…. les chiens écra­sés, les avis de deces .… pre­mier centre d interet des quo­ti­diens natio­naux et quelques articles sava­ments ins­truits par les direc­tions de presse.… ou est donc cette fameuse liberté de la presse ? enca­dré aujourd hui pour etre bien lisse et bien propre sur soit!!!!!

    alors oui inter­net sera sans aucun doute le cin­quieme pou­voir mais avec le meilleurs et le pire.…. sachons lire entre les lignes!!!

  25. gravatar.com Henri A ip:9
    14 February 2008 @ 13:29

    A Axisme :
    “Cela dit, pour avoir dis­cuté avec près de 500 filles sur la ques­tion, dans le cadre d’un scé­na­rio, le macho/salaud fait tou­jours recette, et le gentil/respectueux pas du tout.
    Il est vrai que c’était des comé­diennes. Pas for­cé­ment repré­sen­ta­tives des autres femmes. D’où ma vision un peu défor­mée de la classe fémi­nine, je ne fré­quente que des femmes d’un cer­tain type, de même que mes réfé­rences intel­lec­tuelles sont sur­tout des artistes un peu “dérangés”.”

    Enfin un peu de luci­dité. Cela dit tu pour­rais chan­ger les mot “filles, femmes” par “poli­tique”, “gauche”, “sciences”, “futu­ro­lo­gie”, “sar­ko­zie”, “ogm”, “trans­hu­ma­nisme”, etc…

  26. gravatar.com Paul .ca ip:10
    14 February 2008 @ 15:44

    > C’est quoi un bon journaliste ?

    Peut-être un(e) jour­na­liste qui a reçu une récom­pense d’une Fédé­ra­tion pro­fes­sion­nelle des journalistes.

    Marie-Hélène Proulx a reçu la bourse Arthur-Prévost et au vu de son article “Vision­naires” paru dans Job­boom de jan­vier 2008, elle le mérite à mon avis.
    On y découvre entre autres que l’inventeur du télé­phone ne serait pas Gra­ham Bell qui a déposé le 1er le bre­vet mais Anto­nio Meucci, immi­grant ita­lien qui ‘pro­tè­gea son inven­tion par un “aver­tis­se­ment de bre­vet”, for­mule renou­ve­lable, plus écono­mique qu’un bre­vet’.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Meucci

  27. gravatar.com jugurta ip:11
    14 February 2008 @ 20:00

    Qu’est ce qu’un bon jour­na­liste? La réponse à cette ques­tion est très simple. C’est quelqu’un qui cherche une réponse qu’il ne connaît pas a priori à une ques­tion qu’il s’est posée.

    C’est quelqu’un qui enquête, qui détruit ses cer­ti­tudes, qui ne sait pas à l’avance ce qui va sor­tir de ses entre­tiens, de ses recherches.

    Alors que dans la presse fran­çais, le hic c’est que les jour­na­listes, trop sou­vent partent avec un a priori et veulent arri­ver à ce q’ils avaient déjà ima­giné en amont. Quitte par­fois à tron­quer ou faire dire n’importe quoi et son contraire à celui qui passe sous la mou­li­nette de leur ITW.

    Si l’objectivité n’existe pas, l’honnêteté elle existe, Hubert Beuve Merry.
    L’objectivité est une fin vers laquelle il faut tendre, René Ray­mond.

  28. gravatar.com Paul .ca ip:10
    14 February 2008 @ 20:42

    @jugurta
    Une inter­view ça se pré­pare, s’il arrive comme un béo­tien il risque de faire de la publi-information. beurk !
    Je suis d’accord qu’au départ de l’enquête, il doit pas avoir d’apriori mais il doit finir par connaitre le domaine un mini­mum et savoir diri­ger l’interview sinon il va se faire mené par le bout du nez comme cer­tains présentateurs/journalistes.
    Si un inter­viewé dit des inexac­ti­tudes voir des men­songes, c’est au jour­na­liste par ses ques­tions de le mon­trer au spectateur/auditeur sans frois­ser son inter­lo­cu­teur. Sinon y qu’a deman­der à l’invité quelle ques­tion il veut et voilà. Ne riez pas ça c’est déjà vu.

    Main­te­nant l’erreur à éviter c’est quand le jour­na­liste parle autant voir plus que l’invité.
    :D

  29. gravatar.com Henri A ip:9
    14 February 2008 @ 20:53

    A jugurta:
    Ce que tu décris pour­rait s’appliquer à un « bon » phi­lo­sophe, un « bon » socio­logue, un « bon » his­to­rien, un « bon cher­cheur ».
    Le pro­blème qu’en on parle de jour­na­lisme, c’est de mettre dans le même sac des choses qui n’ont rien à voir entre elles. L’information ( neutre, ni pour ni contre, ni vrai ni faux ), le vrai, le faux, l’honnêteté, la per­ti­nence. Seule, l’information et sa mise en forme à un rap­port direct avec le jour­na­lisme.
    Le reste a un rap­port directe avec « la per­sonne » en tant que per­sonne quelque soit son métier.
    L’exemple de Paulo dit « le peau rouge blanc », est le tra­vail et la recherche d’une per­sonne ( hon­nê­teté ou pas, vrai ou faux ), c’est quand la per­sonne couche son tra­vail sur le papier ( ou un autre média ) qu’elle le fait en tant que journaliste.

  30. gravatar.com jugurta ip:11
    14 February 2008 @ 21:25

    @Paul.ca

    Bien entendu qu’il faut potas­ser son sujet ou son inter­lo­cu­teur. Mais de là à par­tir avec une idée pré­con­cue et vou­loir à tout pris la mettre en forme en gui­dant l’interviewé vers ce que l’on sou­haite écrire, il y a un monde..

    @henri,

    Un jour­na­liste est un cher­cheur du présent…une enquête jour­na­liste se doit d’être rigou­reuse autant que celle d’un his­to­rien qui lui va tavailler sur le temps long.
    Un bon jour­na­liste, peut être pris par la rapi­dité de l’actualité, et faire des erreurs mais s’il revient sur ses erreurs, c’est déjà une bonne chose. Un mau­vais conti­nuera lui de nier celles-ci.

  31. gravatar.com Iza ip:12
    15 February 2008 @ 23:05

    Alors qu’en fait c’est le “citoyen” spec­ta­teur qui est deman­deur, quoi qu’on dise.”

    Axel, j’ai fran­che­ment pas le temps, mais note moi celle là dans un coin, et je reviens me facher tout rouge… disons, dans quinze jours ;-) )

    PS : le spec­tacle en direct, c’est les 20 et 21 février à 21H, sur http://stagedereal.com, venez nombreux !!!!

  32. gravatar.com Ax ip:5
    16 February 2008 @ 3:13

    Iza il doit y avoir un bug. Les phrases hor­ribles sont de Char­lie. Tout s’est mélangé pen­dant la nuit.

  33. gravatar.com Duplicate content - coZop.com ip:13
    18 February 2008 @ 11:53

    […] dis « devrait » parce qu’on ne peut jamais avoir de cer­ti­tude. Cet article publié sur mon blog, n’apparaît pas en pre­mier sur […]

  34. gravatar.com balladur ip:14
    31 January 2009 @ 3:27

    C’est vrai tout ça le vase clos est le pire qui soit. Vous avez mille fois raison!!!

  35. gravatar.com Marianne ip:15
    19 August 2009 @ 4:46

    Bon­jour à tous,

    Dites moi M. Crou­zet, j’ai une faveur à vous deman­der.
    Certes, nous ne nous connais­sons pas mais vous m’êtes sym­pa­thique sur­tout lorsque vous appe­lez les jour­na­listes –sur­tout les jeunes, l’avenir– à l’originalité.
    Aca­dé­mi­que­ment, je suis une étudiante en droit et en science poli­tique mais j’oriente ce qui est pour l’instant mon temps libre au jour­na­lisme d’investigation, s’il faut don­ner un nom à mes recherches.
    Je ne crois pas qu’un bon jour­na­liste est un jour­na­liste neutre et objec­tif. Pour moi, un bon jour­na­liste est un jour­na­liste pré­cau­tion­neux dans ces asser­tions, détaillé, pas­sionné et com­pé­tent. Et je dirais tant mieux si de sur­croît, il défend un point de vue.
    Bref, je suis actuel­le­ment en train de mon­ter un pro­jet qui m’aidera-je l’espère– à trou­ver des finan­ce­ments mais j’ai un grand besoin de conseils de toute sorte, notam­ment pour faire atten­tion à ne pas m’écarter de mes objec­tifs. J’aimerais savoir si vous pou­vez m’aider, ou si vous connais­sez quelqu’un qui pour­rait m’aider. Je pré­fè­re­rais détailler mon pro­jet dans un mail personnel.

    J’ai gran­de­ment besoin de votre soutien !

    Cheers– Marianne

  36. gravatar.com Thierry Crouzet ip:16
    19 August 2009 @ 8:14

    Lis les livres de Kra­kauer et des nou­veaux nou­veaux jour­na­listes américains

    http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/

    ET n’hésite pas à m’envoyer un mail, voir http://blog.tcrouzet.com/informations/#mail

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Vers une complexité volontaire.

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Le cinquième pouvoir
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La décentralisation de la puissance politique.

Équinoxe d’automne
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Paris, le 21 septembre 1991, j’avais 28 ans.

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J’ai eu l’idée
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« Du sérieux, du pro­fond, du léger, du comique… » Henri Alberti