Quelques définitions pour commencer.
- Ne pas étudier. Expression du peuple des connecteurs qui était entendue au sens de ne pas suivre un parcours étiqueté mais choisir dans l’immensité des savoirs ceux capables d’enrichir sa personnalité. Ne pas étudier ne veut donc pas dire ne pas apprendre mais apprendre ce que tu choisis d’apprendre, ce qu’aucun cursus ne peut te proposer, même le plus maléable. Quand tu commences par faire un école pour avoir un diplôme qui te donnera tel ou tel job, il y a un bug.
- Généraliste. Antonyme : spécialiste. Synonyme : éclectique. Celui qui n’est spécialiste de rien a priori mais qui a l’aptitude de plonger dans un domaine si nécessaire. Ératosthène est le prototype du généraliste. Un généraliste ne s’enferme pas dans une voie une fois pour toute. Ainsi un généraliste « n’étudie pas », il ne fait pas une école (et s’il en fait une ça n’a aucune importance), car il n’existe pas d’école du généralisme (chaque généraliste s’invente son cursus). Il ne connaît pas moins de choses qu’un spécialiste mais les choses qu’il connait se répartissent plus horizontalement.
- Spécialiste. Personne ne peut s’intéresser qu’à une chose donc le pur spécialiste ne peut exister. Mais un critique d’art plastique qui ne sait parler que de l’art et qui n’ose jamais parler de littérature, de musique, de mathématique, de philosophie… est un spécialiste. L’analogie médicale suffit à bien comprendre la différence entre généraliste et spécialiste. Dans Ératosthène, je défends l’idée que, en période de changement extrême, le spécialiste n’est plus adapté car les spécialités du passé explosent et celles de l’avenir n’existent pas encore.
- Expert. C’est un mec qui a un CV et qui, de ce fait, est censé avoir une opinion juste sur quelque chose. Un expert peut être un généraliste ou un spécialiste. C’est une fonction sociale souvent employée pour justifier les décisions de ceux qui se placent au-dessus des autres (et nous faire avaler des couleuvres). Voilà pourquoi je déteste les experts. Il faudrait leur faire confiance banco.
- Structure. J’oppose ce mot à désordre et l’associe à une forme d’ordre. Ainsi la plupart des phénomènes naturels apparaissent structurés. Tous les réseaux, sauf les réseaux aléatoires, ont donc une structure.
- Hiérarchie. C’est une structure très particulière qui se schématise en strates, souvent suivant le modèle pyramidal mais pas seulement. Dès que je parle de hiérarchie, je pense au mille feuilles (un de mes gâteaux préféré) et je me dis toujours que je préfèrerais être la couche supérieure bien croustillante que celle coincée entre deux tartines de crèmes (chantilly de préférence à au beure).
Maintenant, je vais répondre une seconde fois à Stan suite à ses nouvelles interventions. Je ne crois pas que nous soyons d’accord comme tu le supposes. Que les hiérarchies facilitent la vie ne justifie pas que nous les utilisions. La dictature a quelques avantages aussi, en économisant par exemple la liberté. L’efficacité ne justifie rien du tout.
Je pense que nous devons nous affranchir des hiérarchies car, même bien intentionnées, elles contiennent les germes de la dictature. « Puisque je suis au-dessus de toi, tu vas faire ce que je te dis. » Nous devons nous casser la tête pour y parvenir (et c’est possible…). C’est valable en informatique comme dans la vie de tous les jours. Si en informatique nous nous enfermons dans des systèmes hiérarchiques, nous seront les esclaves de ceux qui contrôleront ces hiérarchies. Voilà pourquoi, par exemple, j’applaudis toutes les tentatives de création de réseaux indépendants du système de nommage traditionnel par DNS (le point à point de modem en modem par exemple).
Je ne veux décapiter rien du tout. Je ne prône pas la révolution. Je pense que nous pouvons construire à côté du système hiérarchique un système qui ne le serait pas ou le serait de moins en moins (de nombreuses amorces existent). Les gens choisiront alors dans quel système ils vivront.
Jusqu’à aujourd’hui, le système hiérarchique n’a jamais laissé ces initiatives se développer (les utopies pirates par exemple…). Logique, dans ce système, les hiérarques entendent garder leur position dominante. Le système hiérarchique a cela de particulier qu’il est sectaire. Les hiérarques croient invariablement qu’il existe un idéal dont ils sont très proches. Si on faisait la statistique, nous trouverions sans doute que 100% de ces hirérarques croient en une des trois religions du livre (ou apparentée), forme très spéciale de spiritualité, qui a pour conséquence de renforcer leur position en la justifiant.
Pour moi, une autre forme de spiritualité peut exister, une spiritualité qui ne recourt à aucune hiérarchie. Depuis la nuit des temps, des centaines de dieux ont existé, souvent placés au-dessus des hommes, sauf dans les religions comme le bouddhisme qui ne recourent pas au concept de Dieu ou plutôt qui le placent en chacun de nous. Pour un humaniste, l’homme est plus important que Dieu. Nous devons aimer ce qui existe sous nos yeux. Il y a une chose merveilleuse dans le monde : la créativité. Elle déborde de partout. C’est la véritable merveille et c’est elle que je préfère vénérer… Elle a la puissance de nous arracher des habitudes et d’inventer ce que beaucoup jugent impossible.
J’en reviens à quelque chose de plus terre à terre mais qui est intimement lié à ce qui précède. Stan, quand tu dis que les experts doivent simplifier leur discours pour se faire comprendre, tu poses un postulat qui n’a rien de nécessaire. Dans une société non hiérarchique, il ne s’agit pas de se faire comprendre de tous mais de tous ceux que ça intéresse. Et tu peux parier qu’il y aura des gens capables de te comprendre (si tu es capable de t’exprimer clairement).
C’est le modèle hiérarchique, sa version pyramidale, qui nous a imposé la vision « moi Dieu doit être entendu de tous. » Mais c’est absurde. Tout le monde ne peut pas entendre tout le monde. Partant de là, on parle à ceux qui veulent nous entendre et jamais à tout le monde (ce qui est tout simplement impossible… à moins de se prendre encore une fois pour Dieu). D’un côté, il y a des gens qui sont ouverts, qui discutent et se mettent en position de faiblesse. De l’autre, il y a des experts qui se protègent car ils protègent leur gagne-pain.
L’éducation, qui nous impose de manière autoritaire l’accumulation de savoir, est essentielle afin de devenir soit même un expert dans une poignée de domaines et être en mesure non pas de comprendre la communication extérieure simplifiée d’un système, mais le système lui-même.
Tu poses encore le même postulat. Si seuls les experts peuvent comprendre quelque chose, si les autres n’ont pas accès à leur expertise, nous sommes en état de dictature. Je ne prétends pas que nous devons tous devenir les experts de toutes choses, devenir neurochirurgien au moindre mal de crâne, mais juste que nous devons plonger dans ces matières si nous en éprouvons le désir (dans ce cas, il faut bosser je n’ai jamais supposé que quiconque avait la science infuse). À ce moment, nous devons pouvoir prétendre dialoguer à égalité avec ces dits experts.
Tu balaies d’un revers de la main la vie de tous les grands éclectiques qui au cours des siècles ont fait avancé la culture humaine. D’Ératosthène à Da Vinci, de Cicéron à Leibnitz… Je pourrais citer tous le courant contemporain des nouveaux essayistes américains, à commence par Taleb. Lui et ses amis, dont certains prix Nobel, ont fait le choix de publier leurs nouvelles idées dans des livres distribués en librairie plutôt que dans des revues scientifiques. Les experts ne parlent plus aux experts car ils ont compris que l’innovation peut jaillir de partout (c’est le principe de la wikinomics).
Il ne s’agit donc pas pour moi de pproposer un monde où personne ne se ferait confiance, bien au contraire. Je demande aux experts de nous faire confiance le jour où nous nous intéressons à leur domaine. La confiance ne se donne pas aveuglément. Si un mec dans la rue te jure qu’il est pilote d’avion, vas-tu immédiatement monter avec lui en avion ? Moi, quand je vois un CV, je ne fais pas confiance. Le CV ne prouve rien. La confiance se construit. Elle n’est pas due (surtout pas aux hiérarques).
Mais je voudrais mettre en garde aux démons de cette technologie. L’accès gratuit a une information très diversifiée, vulgarisée, si peu vérifiée, ne dois pas nous donner l’illusion d’une connaissance absolue et accessible a tous. L’acquisition du savoir est difficile, l’acquisition du savoir est laborieuse, mais l’acquisition du savoir est aussi le seul moyen à notre disposition pour changer le monde qui nous entoure.
Tu supposes donc que certaines élites peuvent accéder à la connaissance absolue ! Et tu cherches à faire croire que je suis contre l’acquisition des savoirs alors que je défends pour tous ce droit… et que j’en fais même un devoir tout au long de la vie (acquisition qui n’a aucunement besoin d’être laborieuse comme tu le supposes, pour moi c’est un jeu). Je viens de lire Le Guépard. Tu me fais penser au prince Salina qui dit :
Il faut que tout change pour que tout reste comme avant.

27 May 2008 @ 1:14
Peut être Thierry est il possible de penser la hiérarchie autrement qu’en strates. Par exemple, dans un processus, c’est un enchainement dans le temps qui fonde une forme de hiérarchie.
Ce qui, et je suis certain que celà vous plait, place le créateur, l’initiateur, au premier plan de la hiérarchie de ce processus.
Par ailleurs, dans le cadre des sociétés humaines (nation, entreprise, communauté, etc), et quand il s’agit d’inventer de nouvelles structures hiérarchiques, on peut imaginer d’autres formes d’autorité que celle de celui qui initie ; quoi qu’il en soit, il me semble que l’autorité acquise par les études ne peut suffire, et que celle acquise auprès des pairs dans un domaine de compétence lors de travaux concrets lui est largement supérieure.
Et bien plus adaptée à une société dont les réseaux et les communautés sont en train de devenir les éléments structurants…
27 May 2008 @ 7:39
Je n’ai rien contre les structures qui ne sont pas hiérarchiques. C’est vrai qu’une séquence temporelle implique une forme de hiérarchie que personne ne peut nier. Mais être le premier, a priori, ne confère aucune autorité.
Dans une société qui technologiquement évolue exponentiellement, on ne peut s’assoir sur ses études. Elles sont juste une étape anecdotique. Tout les gens qui ont un peu d’expérience le savent. Et ce n’est pas un hasard si Jobs ou Gates ont arrêté leurs études.
La forme d’apprentissage à 100% du temps avec un passage à la pratique ultérieur est absurde. Perso, je n’ai jamais cessé d’apprendre et de faire. Et tout ce que j’ai apris au-delà du lycée c’était en faisant, poussé par la nécessité de faire. J’ai certes fait une école d’ingénieur mais ça n’avait aucune importance. C’était par hasard parce que ça me laissait beaucoup de temps pour faire autre chose justement.
27 May 2008 @ 9:57
Il est vrai qu’il n’y a pas d’école pour apprendre à gagner des milliards. C’est que ça doit être particulièrement difficile, et plus que la science, et un peu de la débrouille en terre sauvage et hostile.
Peut-être est-ce une des raisons qui décida Héraclite à ce qu’il quittât la civilisation pour se planquer dans un coin au calme pour réfléchir. Des milliards j’vous dis et dans la rivière…hi hi hi !
27 May 2008 @ 9:58
On est toujours le plus grand spécialiste des défauts d’autrui.
(Reconnais qu’c'est pas faux).
27 May 2008 @ 10:03
Est-ce une spécialité ou un amateurisme ? Ou même une compétence universellement répandue ? Si nous la partageons tous, ce n’est plus une spécialité.
27 May 2008 @ 11:21
C’est assez pour dire que la spécialité est une position d’auto-intrigue de l’égo. En revanche j’aime beaucoup l’égo et je ne suis bouddhiste que pour constater l’évanescence des choses…Tiens ! comme Héraclite.
27 May 2008 @ 11:21
Mais cétait quand même Pythagore qui était le plus fort, car il a inventé les universités cachées du monde.
27 May 2008 @ 11:24
Quant à Eratosteigne c’était un prime géographe donc assez peintre. Puisque le peintre est un deus pictor ou créateur de mondes. Et les portulans dans les oeuvres de Vermeer le disent assez. Mieux encore Vermeer était un amateur et le plus grand peintre derrière Vinci qui était surtout ingénieur etc. Si l’on considère le gagne pain du Léonard.
27 May 2008 @ 11:38
Pour ma part, le savoir bien assimilé c’est-à-dire intégré comme une identité à la personnalité est un très bon moyen de bonnes conversations et surtout le seul rempart contre les défoulements de la désinformation comme on en voit sur Agoravox.
Il est des conversations improbables et impossibles dans des ambiances, ou devrais-je dire l’autoroute du tout venant, qui font la part trop belle aux idées les moins éprouvées mais qu’elles ne sont pas neuves non plus.
Les personnes intelligentes n’ont pas besoin qu’on leur dise ou de s’entredire ce qui est intelligent. Elles le comprennent spontanément. Quand le non-intelligent, qui a souvent fait peu d’études, pense que l’intelligence est une forme de la bêtise. Il préfère la ruse, mais celle qui se fait toujours avoir à la fin. Le monde est vraiment bien fait, tout comme les Fables de La Fontaine.
27 May 2008 @ 11:50
Tu crois que je n’ai pas d’égo
J’évoque dans mon livre cette image d’Ératosthène comme peinte… et ton allusion à Vermeer tome à pic. Il n’y a rien à rajouter. Je sens que vais parler de Vermeer dans mon livre
27 May 2008 @ 11:56
Savais-tu que “L’atelier du peintre” de Vermeer était un tableau que Hitler voulait absolument détenir, car la tradition disait que celui qui possédait la carte et ce tableau devenait le maître du monde.
Et Alechinski a repris les remarques marginales dans les portulans des tableaux de Vermeer.
Attention ! Vermeer terrain glissant immense peintre et plein de sens. Le schijnrealism hollandais est une peinture abstraite bourrée de sens cachés mais visibles, et elle a tout à voir avec la recherche scientifique. Au même moment Spinoza polissait des lentilles de verre pour faire de la philo à côté, et Huygens inventait le “voir loin et voir près” l’infiniment grand et petit.
Celui qui possède la carte du monde en est le maître. Et c’est autant une magie shamanique que de la science motivée et praticienne.
27 May 2008 @ 11:59
Vermeer : apparition de la syntaxe photographique dans la peinture.
Après les essais de Vinci qui a failli inventer la photographie. Peut-être l’a-t-il inventée, si le suaire de Turin était effectivement un joke mis en oeuvre par ses travaux sur la lumière et sa gravure. Ce qui semble de plus en plus probable.
27 May 2008 @ 12:01
Pour le coup, avec Demy t’es tombé sur un grave spécialiste de pleins de trucs buissonnants. Y a pas que les femmes qui m’intéressent. Mais elles aiment tellement quand je leur parle de ces choses de la culture soyeuse…
27 May 2008 @ 12:05
Je ne savais pas pour Hitler et Vermeer. Cette idée que tenir la carte c’est tenir le monde a été théorisée par Strabon au premier siècle. Sous son influence, Auguste a fait tracer la carte du monde, d’après celle d’Ératosthène, sur le forum à Rome pour démontrer la toute puissance de l’empire. Et comme Hitler vénérait la Rome antique… la boucle est bouclée (je vais te devoir des droits d’auteur).
27 May 2008 @ 12:14
On essaient de battre le record du monde de l’ essentialisme ? Attention, je commence à fabriquer les balles.
27 May 2008 @ 12:30
Ce tableau a été entre les mains de tous ceux qui ont dominé le monde, c’est pour ça qu’il a cristallisé cette légende. Et Goering était en charge de le trouver et le prendre, pour assurer la maîtrise magique sur le monde.
Le plus amusant est qu’il porte un autre titre éloquent “L’Atelier du peintre ou Clio la muse de l’Histoire”. D’une certaine façon il était un talisman, un peu comme dans la “Peau de chagrin” de Balzac. Le chagrin étant un âne.
Et bien sûr, cette problématique renvoie à la carte magique de Borges, celle qui correspond en tous points au territoire qu’elle décrit.
Le passage de la géographie vers l’art fut la vision katoptique où la vue à vol d’oiseau qui permet la constitution d’une carte et c’était assez brouillon dans l’Antiquité. Vinci s’est bien débrouillé, mais la première carte katoptique fut une vue ultérieure et gravée de Venise, entre représentation artistique et carte géographique d’urbanisme.
27 May 2008 @ 12:33
J’ai toutes les références de ces histoires dingues et que tu les trouveras jamais sur le net et même pas dans toutes les bibales…Hi hi hi !
Des décennies de recherches…Demy le maître du monde de Demy.
27 May 2008 @ 12:35
Comme tu es intarissable tu vas tout lâcher…
27 May 2008 @ 12:40
Non j’préfère déconner et défend’ mes copines contre les compères louches Etaix et Carrière les mandarins du cinoche à papy.
27 May 2008 @ 12:47
“Surfer tue”
27 May 2008 @ 12:47
“Surfumer tue”
27 May 2008 @ 13:02
Concernant l’expertise (tiens, je me trompe ou Stan n’a pas réagi à mon précédent commentaire… j’y réagissais au même paragraphe que toi, pas tout à fait pour la même raison d’ailleurs…) :
Pour moi, l’expert est celui dont la compétence et les expériences est reconnue par les pairs et les partenaires …. je n’y mets donc pas du tout le même sens que toi, presque le contraire d’ailleurs. Question de vocabulaire ???
Demain : je trouve tes interventions passionnantes (yeeppeee). juste un truc :
“Les personnes intelligentes n’ont pas besoin qu’on leur dise ou de s’entredire ce qui est intelligent. Elles le comprennent spontanément. Quand le non-intelligent, qui a souvent fait peu d’études, pense que l’intelligence est une forme de la bêtise.”
Mon travail, et mes valeurs, consistent à mettre en œuvre le principe suivant : les gens “intelligents” sont ceux qui ont eu la chance d’évoluer dans un milieu qui leur a permis de développer certaines compétences. Bien entendu, il y a un potentiel de départ… mais en fréquentant de tous jeunes enfants, tu vois bien que celui-ci est souvent bien mal exploité par le système scolaire, en tous cas pour une large part du public.
Le “non-intelligent” (sic) qui a fait peu d’études m’intéresse moi, au plus haut point, et tout ce dont nous débattons par ici ne nous conduira vers un avenir meilleur que si nous sommes capables de relever le défi de lui permettre de “comprendre le monde” pour faire le lien avec mon commentaire du post précédent.
Le “système” hiérarchique ayant été parfaitement incapable de le faire (il faut bien le reconnaître Stan !), j’ai l’espoir que le réseau puisse apporter des opportunités….
27 May 2008 @ 13:31
Il y a le gars qui naît dans une famille où il peut trouver une bibliothèque.
Et il y a le gars qui naît dans une famille sans bibliothèque.
Voilà l’inégalité du savoir et elle détermine le parcours de vie, mais pas forcément la vie intérieure.
27 May 2008 @ 13:33
@Henri
Je quitte la scène avec un mélange d’amertume et d’amusement.
27 May 2008 @ 13:36
A Paul:
Je comprends…
27 May 2008 @ 14:13
Ben alors ? Paul, Henri ?? un ptit coup de mou ???
27 May 2008 @ 14:23
Tiens en passant : j’avais trouvé le commentaire de Satured après le premier com de Stan sacrément hard. Comme il était très long, j’y ai vu des choses intéressante mais je m’y suis perdue.
En revanche quelques sarcasmes m’ont sauté aux yeux … que je n’ai pas super bien compris. Mais bon, je ne suis qu’une très modeste commentatrice, un effet de ma “non intelligence” sans doute.
Quand à vous Henri et Paul … une lassitude ??? en ce qui te concerne Henri, tu te lasses sans doute de devoir sans cesse veiller à ce que les définitions… tout ça… l’essentialisme … C’est cette débauche de définitions là au dessus ????
et toi Paul… idem ??? dois-je rapprocher ton com de “tc réinvente le sens des mots ….” lu après le com de Stan ?…
27 May 2008 @ 14:54
A Iza :
“l’essentialisme … C’est cette débauche de définitions là au dessus ????”
Pas du tout, au contraire ! Je comptais laisser un message du genre :
“Enfin quelque chose qui ressemble à une certaine forme de perfection dans sa forme, justement !”
C’est les conneries sur hitler, vermeer, la magie, etc…développées par une certaine banane nommée Pauwels.
Bizarrement Thierry et Demianou s’entendent sur le sujet des conspirationnistes par rapport aux évènements récents tout en discutant positivement, un peigne sur l’oreille, des conspirationnistes par rapport au sujets datant de 70 ans.
27 May 2008 @ 15:06
@Henri Je travaille à un roman… en ce moment. N’oublie pas que j’ai un passé de joueur de jeu de rôle et que les scénarios conspirationnistes y ont toujours eut le beau rôle… car super faciles à construire a posteriori. Ça fait de bonnes histoires pour s’amuser.
Je ne vois pas ce qu’a de conspirationniste un délire d’Hitler (qu’il soit véritable ou non on s’en fiche en plus). On est dans l’histoire, les histoires. Ma référence à Strabon n’a rien de conspirationniste. Il a écrit :
La géographie tout entière est orientée vers la pratique du gouvernement. Il serait plus facile de contrôler un pays si l’on connaissait ses dimensions, sa situation relative, les particularités originales de son climat et de sa nature.
Tout ça pour Auguste et ses successeurs.
Et pour les définitions, je les ai posées pour faire plaisir à Paul qui me tarabuste sans cesse et aussi parce que je travaille sur ces mots dans mon Ératosthène. Mais je reste persuadé que nous devons faire du langage ce que bon nous semble et user les mots comme bon nous semble. À chacun de définir ses mots… et ça c’est antiessentialiste.
27 May 2008 @ 15:22
@ Henri A,
Les références c’est pas du tout Pauwels.
Je te parle là d’histoire de l’art et pas de scénario new age.
L’histoire de l’art est une discipline universitaire.
Et on se demande ce que les délires conspirationnistes viennent faire là-dedans.
27 May 2008 @ 15:24
Le truc c’est que ces matheux on leur parle de trucs hyper pointus en sciences humaines et leur manque de culture générale explose d’évidence.
L’art c’est pour les gonzesses on sait bien ! gnagnagan tictactictac !
27 May 2008 @ 15:26
Henri A confond le “Matin des magiciens” ou-un-truc-comme-ça de Pauwels avec “l’Histoire de l’art” de Gombrich qu’il ne connaît même pas. (Gombrich c’est pas la référence non plus de cette histoire d’Adolf).
27 May 2008 @ 15:29
A Iza
Je vais te répondre par une charade.
Mon premier est un moulin à paroles qui joue avec un Don Quichotte.
Mon deuxième est un “jongleur” qui lance des dizaines de balles en l’air mais qui retombent au sol.
Mon tout me rappelle une chronique humoristique que j’ai écrit sur le thème des précieuses ridicules de Molière (suite à une participation dans un forum francophone de cinéma).
Qui suis je ?
A Thierry
Une définition commune c’est juste un point de départ pour bien se comprendre et éviter les quiproquo. D’ailleurs tu remarquera que j’avais compris avant ta définition le problème avec Expert et Stan qui pensait plutôt spécialiste.
Le reste c’est savoir correctement jonglé avec les concepts et là y a du travail malgré ou à cause du savoir emmagasiné !
Je préfère une tête bien faite que bien pleine.
27 May 2008 @ 15:32
J’aimerais bien savoir où Henri A aurait lu les communications de Pauwels sur cette recherche du tableau de Vermeer par Hitler.
A moins que Henri A sorte des noms comme ça juste pour voir l’effet que ça fait.
27 May 2008 @ 15:36
Ah ça Thierry je l’avais compris que vous ”n’avez rien contre les structures qui ne sont pas hiérarchiques” (dixit)
Mais j’avoue que j’ai du mal à imaginer une structure sans hiérarchie… Même dans le cadre de l’autoorganisation complète (ou anarchie… ; que je ne crois pas souhaitable pour au moins quelques milliers d’années, jusqu’à ce que peut être chacune des unités possède en elle le but et les règles de l’ensemble - cf cellule/adn par exemple), des hiérarchies apparaissent, limitées dans le temps ou l’espace en fonction des tâches à remplir par les collectifs.
Par contre, je défends la redéfinition de ce qui doit fonder l’autorité dans les collectifs. Comme vous je trouve absurde que l’autorité se fonde quasiment uniquement à l’entrée du système et soit figée (cf le cas français, prototype de cette abhération) et sans boucles de rétroactions.
Le modèle de fonctionnement de la communauté scientifique est à ce titre précieux.
Pour résumer mon point de vue, oui aux hiérarchies, mais oui à une refonte des mécanismes conférant l’autorité et donc la capacité de donner le La aux structures sociales.
Voyez d’ailleurs à quel point les pouvoirs établis et loin d’être toujours légitimes au regard de la compétence ((!) facteur clé) commencent à frémir façe à Agoravox ou Wikipedia, et à l’Internet en général d’ailleurs.
27 May 2008 @ 15:51
MDR le pouvoir tremble devant Agoravox et les 3 retraités qui débattent dans les forums à coups de grandes lattes d’injures dans la gueule de bois.
Il tremble tellement le pouvoir, que Agoravox doit s’expatrier en Italie après avoir harcelé Sarkozy, Carla Bruni, et Ségolène Royal. Bref, ils se sont mis tout le monde politique à dos, et même Quitterie Delmas en la menaçant de procès comme Demy l’a été.
La volonté de puissance de Revelli et de ses satellites s’est vautrée et c’est pas fini. C’est pas avec des délires conspiratio qu’on va remplacer le pouvoir et les institutions. Ca c’est sûr !
27 May 2008 @ 15:54
@ Paul.ca,
Je sais…c’est toi !
27 May 2008 @ 15:54
“Enfin quelque chose qui ressemble à une certaine forme de perfection dans sa forme, justement !”
“Et pour les définitions, je les ai posées pour faire plaisir à Paul qui me tarabuste sans cesse et aussi parce que je travaille sur ces mots dans mon Ératosthène. Mais je reste persuadé que nous devons faire du langage ce que bon nous semble et user les mots comme bon nous semble. À chacun de définir ses mots… et ça c’est antiessentialiste.”
Ah bon, pendant un instant vous m’avez fait tourner la tête… parce qu’effectivement, comme Paul insistait de son côté sur les définitions, et qu’ensuite vous vous congratuliez dans le départ amer…. je ne savais plus quoi comprendre (non intelligence.. quand tu nous tiens…)
@paul : … je vois à peu près.. mais du coup, ta critique est très différente que celle d’Henri. D’où ma confusion.
27 May 2008 @ 15:54
Paul Charade, hi hi hi ! c’est lui.
Trop fort Demy.
27 May 2008 @ 16:02
Inutile de se mettre martel en tête la solution est en autre ici :
http://www.lespacearcenciel.com/la-prophetie-des-andes-james-redfield-extrait.html
Et ici :
http://www.lespacearcenciel.com/objectif-2012.html
Je vous fait part également d’une idée de Génie, pour ceux qui se sentent en affinité avec le projet : (20000Prod.com)
http://www.20000prod.com/
Lespacearcenciel.com est de la partie !
Amitiés
27 May 2008 @ 16:03
A Thierry l’enchanteur :
« Mais je reste persuadé que nous devons faire du langage ce que bon nous semble et user les mots comme bon nous semble. »
Pour un artiste, tout à fait d’accord. Pour la vie de tous les jours cela peut devenir problématique.
« À chacun de définir ses mots… et ça c’est antiessentialiste. »
Quelque soit la définition, à partir du moment ou on définit, il n’y a plus de problème.
Pour les délires de Hitler, c’est autre chose, c’est le seul aspect de Demianou qui m’énerve vraiment.
Tu as répété dans tes bouquins et ton blog expérimental que les gros faits historiques du style guerre ( Napoléon ) sont des choses très compliquées impossible à expliquer de façon plus ou moins absolue.
La seconde guerre mondiale est encore plus compliquée et ne se résume pas à la folie ou le caractère infernal de quelques individus. Je sais, tu ne le fais pas; mais demianou l’a fait à plusieurs ( millions de fois ) reprises.
A Demian Merlin :
Je ne confond rien. Le truc de Pauwels est un délire qui s’est bien vendu. Je ne mets pas en doute les spécialistes de l’histoire de l’art. L’intérêt que porte Thierry sur ce genre d’histoire ( Hitler, Vermeer ), il me semble, est « artistique ».
Pour l’histoire de la seconde guerre mondiale, c’est une anecdote.
27 May 2008 @ 16:10
@ Henri A,
Dans cette phrase et ta syntaxe : “Pour les délires de Hitler, c’est autre chose, c’est le seul aspect de Demianou qui m’énerve vraiment.” on dirait que tu confonds Hitler et Demian. Et franchement j’étais pas né…
Et si tu penses la folie d’Hitler comme un élément anecdotique de la seconde guerre mondiale, je suppose que tu considères aussi comme anecdotique le caractère apaisé et normal que la démocratie favorise.
Tu m’diras les différences entre la dictature et la démocratie et dans ses éléments non anecdotiques, comme la recette de la choucroute en temps de paix ou en temps de guerre.
27 May 2008 @ 16:13
@ Henri A,
Et ton insistance à prétendre qu’un historien (Demian) ignorerait que les événements historiques sont toujours amenés par des événements antérieurs signifie que tu cultives une mauvaise compréhension de ton interlocuteur, ou plutôt une mauvaise foi avouée.
27 May 2008 @ 16:48
A Demianou :
[ Dans cette phrase et ta syntaxe : “Pour les délires de Hitler, c’est autre chose, c’est le seul aspect de Demianou qui m’énerve vraiment.” on dirait que tu confonds Hitler et Demian. Et franchement j’étais pas né…]
La syntaxe est minable en effet. Je voulais dire que chaque fois que tu mets hitler sur le tapis, ce qui veut dire souvent, tu m’énerves.
En tant que théoricien de l’art, historien, politologue, peintre, mannequin, champion du monde de tout, je te conseille de jeter un œil, voire deux, sur ces deux bouquins mésestimés en France:
« Les derniers jours de l’humanité » de Karl Kraus ( 1919 )
« Troisieme nuit de Walpurgis » de Karl Kraus 1933.
Avant propos de ce bouquin chez moi :
http://henrialberti.blogspot.com/2006/12/avant-propos-du-traducteur-en.html
27 May 2008 @ 16:58
Je ne suis pas champion du monde des champions.
Mais j’ai la taille mannequin (38) car j’ai des amies qui font du 36. Et elles sont intraitables sur la ligne.
Il faut dire que je me prive aussi pour entrer dans mes pantalons en sautant du 9ème étage droit dedans.
27 May 2008 @ 17:52
Quel est le résultat de l’opération suivante : A contre B ?
Spécialiste et généraliste, cela correspond pour moi à l’alternance de la fermeture et de l’ouverture, du plein et du vide. Il ne faut pas oublier qu’on oublie. On apprend, on oublie aussi.
Ce qui est intéressant ce sont les correspondances qui semblent se dessiner : spécialiste fermeture plein hiérarchie, généraliste ouverture vide réseaux. Quelle image se dégage de cette juxtaposition ?
27 May 2008 @ 17:54
@ Henri A,
En ce moment je lis les “Essays” de Montaigne en anglais. Parce que je les ai lus tellement en français que je dois feinter pour les lire à nouveau.
Je n’ai pas l’intention de lire tous les livres du monde, ce qui était possible au temps de Vinci et plus au nôtre. J’ai juste choisi les livres qui me semblent les meilleurs au plan stylistique et du contenu et pour mon goût, et je les apprends par coeur.
Ensuite, je lis leurs traductions dans les langues que je connais.
27 May 2008 @ 17:55
Tiens ! lis voir les Mémoires de Saint-Simon et on en reparle dans 10 ans.
27 May 2008 @ 17:57
Bien sûr, je me goinffre des petites gaudrioles entre…pour la pourlèche paraventure. Et même des livres cochons comme l’histoire de Fanny Hill de John Cleland. La classe et tout…
27 May 2008 @ 18:00
Il ne faut pas lire que pour apprendre ou pour savoir, il faut lire pour être émerveillé et atteindre l’extase qui transforme l’individu.
27 May 2008 @ 18:01
Un bon livre véritable c’est un ami fidèle et disponible ou inépuisable jusqu’à la fin.
27 May 2008 @ 19:19
Quelle plaie ce Demian…
Tiens, surveille ça du coin de l’oeil ainsi qu’Hadopi dans les semaines qui viennent, tu saisiras mieux.
Etats généraux pour des médias en difficultés
http://www.lesechos.fr/info/comm/300267866.htm?xtor=RSS-2059
27 May 2008 @ 19:35
@ Jean-Marc,
Si tu saignes trop tu peux toujours aller voir un toubib. Mais ça peut t’entraîner loin avec tes manières de psycho.
27 May 2008 @ 19:37
Avec ces Etats-Généraux de la Presse, t’as la trouille hein ? Carlo-Jeanmarc.
27 May 2008 @ 19:46
@Iza: Continuez à vous perdre, c’est de toute façon le meilleur chemin que l’on pourra trouver dans le savoir.(en gros je ne suis pas vraiment un fan du savoir.)
Pour que l’on comprenne mieux, il faudrait brûler tous les livres du monde…et voir ce qui pourra se produire ensuite!
27 May 2008 @ 19:47
Demian, à moins que tu sois un salopard, étant donné que tu es intelligent, tu devrais frémir aussi…
27 May 2008 @ 20:15
@ Jean-marcarlo,
Oui ! je suis forcément intelligent puisque je vois combien tu es stupide.
27 May 2008 @ 20:23
Mon opinion est que Agoravox c’est le modèle napolitain de l’information c’est-à-dire la décharge sauvage et urbaine à ciel ouvert.
27 May 2008 @ 21:31
Une fois tous les livres brulés, et tous les textes provenant de livres vidés du net, là on pourra enfin, chacun d’entre nous, donner sa propre définition des quelques mots qui resteront sur la planète. Quel pied ce sera !
27 May 2008 @ 21:36
Mince ! Satured vient de me piquer ma réplique
Toi aussi, Satured tu as lu “Farenheit” ?
27 May 2008 @ 21:39
Exactement !
27 May 2008 @ 21:55
Alors là, serrons nous la pogne mon frère, t’es aussi un enfant terrible
27 May 2008 @ 22:02
C’est fabuleux. Je débarque après deux jours sans lecture, et je découvre en colonne droite:
“Demian West: Mon opinion est que Agoravox …”
Je peux repasser dans mille ans, Demian West aura toujours une opinion à donner sur Agoravox, quel que soit le billet d’origine…
27 May 2008 @ 22:07
“Etats généraux pour des médias en difficultés
http://www.lesechos.fr/info/comm/300267866.htm?xtor=RSS-2059”
“il faut de vrais groupes multimédias
Nos champions ne sont que des nains.
Nous n’avons que deux groupes de presse qui dépassent le milliard d’euros de chiffre d’affaires, Lagardère et Ouest France”
Après les nationalisations de la gauche en 81, Sarkozy va mener les Lagardérisations:
Agoravox sera absorbé d’office par le groupe Lagardère. Carlo sera déporté en Guyane.
27 May 2008 @ 22:16
Iza,
tu ne pourrais pas appeler ton pote qui parle 4 langues dont deux qui n’existent pas ?
On le met face à demianou et à eux deux avec un peu de chance, ils créeront une méga singularité dans l’espace, une planète qui sait.
27 May 2008 @ 22:23
““L’atelier du peintre” de Vermeer était un tableau que Hitler voulait absolument détenir”
J’imagine que Hitler le préférait au petit pan de mur jaune de la vue de Delft, qui devait lui rappeler des phobies étoilées…
27 May 2008 @ 22:34
@ Ax,
Très fine remarque et très cultivée.
27 May 2008 @ 22:37
Incroyable ! je quitte ce blog le temps de vivre une intense romance excessive et quand j’y retourne je lis Ax qui précise à nouveau : “Demian West aura toujours une…”
27 May 2008 @ 22:44
Y a une de mes copines qui passe chez PPDA “Vol de nuit” elle est poète mannequin et canon de la guerre des phéromones.
27 May 2008 @ 22:47
@ Henri A,
j’aime tellement quand tu m’appelles Demianou, ça m’évoque tellement ce à quoi j’ai échappé si tu avais été une femme. C’est un sentiment comme le sublime au XVIIIème siècle quand les théoriciens s’accrochaient en haut des falaises pour se fiche la trouille et se reposer du pittoresque qui était son opposite plus calme et bovin aussi ovin.
28 May 2008 @ 8:05
Epilogue de l’affaire Etaix versus Wagner Edelman ici
http://coinducinephage.canalblog.com/archives/2008/05/20/9252755.html#comments
Toubiana de la Cinémathèque ne diffuse que les commentaires à charge sur son blog, et tout pour favoriser une rumeur et faire pression.
28 May 2008 @ 8:29
Dans cette discussion surréaliste, Hitler fait figure de gentil garçon, avec qui l’on parlerait volontiers peinture et histoire, très loin de l’imposante figure du Mal absolu représenté par Carlo R.
28 May 2008 @ 9:30
Ax fan de Proust pouvait pas passer à côté du petit pan de mur jaune…
28 May 2008 @ 11:30
“en gros je ne suis pas vraiment un fan du savoir.”
Hé hé, moi non plus…
“Pour que l’on comprenne mieux, il faudrait brûler tous les livres du monde…et voir ce qui pourra se produire ensuite!”
ça aussi, à la limite… mais ça ne me dis pas ce que vous vouliez dire avec “ici on vous dira que”, “on inventera ceci ou cela…” … je vois bien un lien entre les deux mais ces temps ci, il faut me faire un dessin avec des flèches, c’est comme ça….
Enfant terrible et Satured :
ahhhh, je me disais aussi. Bien sur que vous devez vous serrer la pogne. je me demandais même dès fois si vous n’étiez pas une seule et même personne (sauf qu’enfant terrible est un bon camarade et que je ne connais pas aussi bien Satured .
@Henri :
ouiiiii !!! j’y pense depuis plusieurs jours ! utresmager pour ceux qui n’auraient pas suivi, s’entendrait sans doute bien avec Demian.
A tous : vous savez quoi, je commence à bien aimer Demian … c’est trop fou !!
28 May 2008 @ 12:30
“A tous : vous savez quoi, je commence à bien aimer Demian”
Je me disais la même chose
Et cela conforte mon principe de défendre les trolls et électrons libres.
Quand Demian nous parle peinture, littérature et histoire, cela vaut largement tout ce qu’a écrit versac depuis la naissance de son blog…
Un fou cultivé a toujours plus de conversation qu’un HEC.
28 May 2008 @ 12:58
A Ax:
“Quand Demian nous parle peinture, littérature et histoire, cela vaut largement tout ce qu’a écrit versac depuis la naissance de son blog…”
N’importe quoi vaut mieux que ce qu’a écrit versac depuis…blog.
Histoire de l’art à la place d’histoire.
Je le détesterais moins si il divisait son débit par 100 et sa mauvaise foi par 10, n’est-ce pas demianou ?
28 May 2008 @ 14:16
@Henri
> Je le détesterais moins si …
Ne prenons pas le problème à l’envers.
La vie est courte.
De quoi aimerais tu vraiment discuter et avec qui ?
Sinon il y a toujours 1001 occasions de perdre son temps.
Quand c’est pour gagner sa vie, ça peut se justifier mais dans les loisirs …
28 May 2008 @ 16:04
J’ai toujours trouvé Versac encombrant car il ne dit rien.
Il me semble trop occupé à entendre et lire ce qu’il ne dit pas et les stats que ses non-propos engendrent mécaniquement et par le seul fait que le web est dans sa préhistoire.
28 May 2008 @ 16:11
Le Coinducinéphage m’a répondu et il est fâché, lisez :
“Au sujet de vos commentaires concernant M. Pierre Etaix. Vous avez gagné il y a désormais un modérateur sur “Le coin du cinéphage”. M. Demian West, je trouve votre manière de vous exprimer peu démocratique. Vous aviez une tribune chez moi, je vous ai laissé vous exprimer, vous avez largement abusé de ma patience – ou de ma bêtise c’est selon -. Je trouve d’ailleurs assez abject d’évoquer à votre rescousse, la mémoire de Max Jacob mort au camp de Drancy… Il faut comparer ce qui est comparable… A noter que personnellement je n’avais jamais évoqué le nom de Me Wagner, il figurait dans un article du « Monde » joint, journal qui doit bien évidemment participer au vaste complot de désorganisation ourdi contre votre amie. En guise de remerciements, vous n’avez trouvé que matière à sarcasmes divers ici ou dans les blogs de vos petits camarades, ce qui est particulièrement déplaisant. Asséner une chose à l’envi n’a jamais prouvé que l’on disait la vérité. Je vous invite donc à vous exprimer ailleurs, il y a plusieurs forum sur ce sujet. Je salue votre grand talent comme artiste cependant. ”
Vous remarquerez qu’il en vient à la conclusion que je voulais quand il dit ; “Asséner une chose à l’envi n’a jamais prouvé que l’on disait la vérité” car c’est bien ce qu’ils ont fait, Etaix-Carrière-Ciment-Toubiana-Ruquier etc. dans plusieurs sites et blogs pour attenter à LA réputation de mon amie avocate. Je vais faire bon emploi de cette phrase.
Toubiana, le direlot de la Cinémathèque a retiré mon dernier com et il a laisser les deux premiers mais sans les diffuser. Il ne sait plus quoi faire.
Il est clair que ces gens voulaient mettre à genoux Maître Francine Wagner et ils n’imaginaient même pas que quelqu’un leur répondrait. Ce sont des minables qui se cachent derrière leur public asservi ou berné tout simplement. Je les tiens en laisse de mon oeil…ça me fait plaisir… hi hi hi !
J’en ai rien à fiche que Etaix soit un génie et que Carrière soit le plus grand scénariste français qui terrorise tous les élèves des écoles de cinéma en France. Il m’évoque Ingres qui terrorisait ses élèves. Car un regard pouvait faire ou ruiner une carrière.
Ces académies sont un danger pour l’art.
Demian West “la revanche XIV”.
28 May 2008 @ 16:51
@ Ax,
Je n’ai jamais parlé peinture avec Hitler non plus que peinture avec Revelli.
Quand on ouvre un journal on se doit d’avoir une culture générale en béton, comme tout bon journaliste sorti des écoles. Et c’est pour éviter les gaffes et les anachronismes et les bavures.
Regardez tous les directeurs de journaux, ce sont des bêtes de conversations culturelles et historiales, et Revelli ne s’écarte jamais de son slogan de vente quand il paraît à la telly. Il n’a rien à dire d’autre que “le Journalisme Citoyen c’est le citoyen qui remplace le journaliste”. C’est nul et sans avenir du moins dans le journalisme.
Il sauverait la face s’il passait à autre chose après le vautrage de ce Journalisme Cétoilechien. Il insiste avec CareVox où bientôt on pourra lire les articles sur la théorie du complot HIV et comment soigner le sida avec des conseils du Doc’ Mourey de la Jésus Académie.
28 May 2008 @ 17:53
Salut Demian West
Je ne sais pas ce qui s’est passé entre toi et Revelli, vu que sur ton site tu te poses comme RedacAgoravox, mais je trouve que tu jettes le bébé avec l’eau du bain en ce qui concerne le journalisme citoyen, ou les initiatives de type wikipedia.
Il me semble que tu ne discernes pas ce que ces projets portent de très prometteur. Tu me fais ainsi penser à ces conducteurs de calèches qui regardaient les premières autobiles les dépasser, et les jaugeaint de manière hautaine car trop bruyantes et sales.
Celà dit, tu es divertissant… Un tel étalage de savoirs, doublé d’un ego surdimenssionné qui pourrait expliquer ton rejet du journalisme par tous, et je te l’accorde un esprit alerte, font de toi un divertissement digne d’une visite chez Barnum…
Quant à la qualité de ton art, qui te vaut certainement quelques succès car tu sais dessiner, je ne te trouve ni la force graphique et la profondeur conceptuelle d’un Warhol quand il aborde les portraits, ni l’implacable mise à nue de la réalité humaine d’un Bacon, ni le talent à faire émerger l’ambivalence des sensations d’un Ray Caesar, ni…, ni…
Il y a par ailleurs quelquechose de la mollesse bourgeoise de Dufy dans tes choix de couleurs et la nature de tes traits.
Sois modeste petit artiste, et laisse la modernité envahir ton esprit et ton art…
N’est ce pas? ; )
28 May 2008 @ 18:12
Jean Marc,
Tes essais pour tenter de me vexer sont si drôles que tu n’y connais rien en art.
KestacontreDufy ?
La modernité ce n’est sans doute pas ta critique d’art comme ça pour voir. Tu as tout du Journalisme Cétoilechien : la conversation de bistrot du journalisme.
28 May 2008 @ 18:15
Et dire Andy W “un artiste conceptuel” c’est Mort de Rire à la clinique des stars.
28 May 2008 @ 18:17
Je suis déçu par ta réponse Demian
Je l’attendais plus cultivée…
Et je maintiens ma critique de ton art.
28 May 2008 @ 18:18
Effectivement je trouve les automobiles trop bruyantes et sales et le baril de Barnum trop cher, si bien que tantôt les calèches reprendront du sévice. Tu devrais mieux choisir tes exemples, O journaliste Cétoilechien.
Ca va Carlo et tes masques, y s’portent bien ?
C’est paske j’ai dit que t’avais pas de conversation en peinture qu’t'essaies ?
C’est raté.
28 May 2008 @ 18:21
Tu manifestes surtout que tu ne connais rien à l’art conceptuel.
28 May 2008 @ 18:24
Wahrol et son oeuvre réaliste photographique s’opposaient à l’art conceptuel. Le Pop Art c’est l’anti art conceptuel.
28 May 2008 @ 18:48
Tu es la preuve vivante qu’on peut avoir de la mémoire et être un âne : )
Par ailleurs, je n’aime pas tes manières dialectiques, aussi faussaires que ton “art” : tu déformes les propos de tes interlocuteurs pour pouvoir les attaquer à ton aise sur un point qui t’arrange.
Je n’ai ainsi jamais dit que Warhol était un artiste conceptuel, mais sous entendu que son art véhiculait un concept.
Et définitivement je maintiens ma critique de tes zolis dessins :
“”"”"Quant à la qualité de ton art, qui te vaut certainement quelques succès car tu sais dessiner, je ne te trouve ni la force graphique et la profondeur conceptuelle d’un Warhol quand il aborde les portraits, ni l’implacable mise à nue de la réalité humaine d’un Bacon, ni le talent à faire émerger l’ambivalence des sensations d’un Ray Caesar, ni…, ni…
Il y a par ailleurs quelquechose de la mollesse bourgeoise de Dufy dans tes choix de couleurs et la nature de tes traits.”"”"”
Sois modeste petit artiste, et laisse la modernité envahir ton esprit et ton art…
28 May 2008 @ 18:49
A Paul de ca. :
“De quoi aimerais tu vraiment discuter et avec qui ?”
Elle est bizarre cette question. En théorie, nous devrions discuter du sujet proposé par l’hôte de ce blog.
Si je veux discuter d’un truc particulier avec quelqu’un de ce blog, je le fais, point.
De façon plus générale, j’aimerais bien discuter de ce que a écrit Wittgentein avec lui-même ou alors des chansons des Beatles avec eux-même et George Martin.
28 May 2008 @ 18:51
Jean-Marc,
Tu répètes tes manifestations qui t’ont déjà rendu assez ridicule.
Tu cherches à vexer mais tu n’en as pas l’art. Flop !
28 May 2008 @ 18:53
Et je ne vois pas pour laquelle raison je devrais être modeste et juste pour me faire entuber par un passant au discours hasardeux comme toi. Tu rêves ?
28 May 2008 @ 18:54
Mais je n’en ai pas la prétention cher Demian, contrairement à toi qui te prétend…
Ce n’était qu’une critique de tes dessins de la part de quelqu’un qui aime l’art et n’aime pas réciter les traités.
28 May 2008 @ 18:55
Bon, en ce qui me concerne, stop, j’ai dis ce que j’avais à dire. Et je trouve que tout celà manque de respect pour Thierry comme le fait remarquer Henri. Or j’aime bien Thierry, même si je ne le connais pas personnellement.
28 May 2008 @ 18:57
Jean-Marc,
Je me fiche complètement de ton avis au sujet de mes oeuvres. Elles n’ont pas été conçues pour toi. Tu peux en dire ce que tu veux, ça ne changera rien dans les deux hémisphères.
28 May 2008 @ 19:00
Tu crois vraiment que les artistes composent leurs oeuvres pour entendre des compliments de circonstances venant de personnes comme toi ? On dirait que tu n’as jamais voyagé hors d’un Prisunic.
28 May 2008 @ 19:02
@ Jean-Marc,
Ce que tu appelles “respect” c’est probablement boire tes injures de ton dard, et que je te dise après combien ça m’a rendue “heuuureeeuuuussseee”.
28 May 2008 @ 19:25
@Jean-marc J’ai pris pour habitude de laisser passer les insultes et autres trucs qui déferlent sans cesse sur moi… et j’essaie d’attraper à au vol les choses miraculeuses qui se produisent parfois, même assez souvent. Voilà pourquoi je suis contre la modération des forums. Ça présente quelques inconvénients mais aussi beaucoup d’avantages comme l’a souligné Ax.
Par exemple quand Demian parle d’Alechinsky ça éveille des échos en moi… j’ai beaucoup admiré ce peintre… des connexions se créent là où personne ne les attend. C’est comme avec le petit pan de mur jaune évoqué par AX sur lequel j’ai écrit un texte il y a près de 15 ans. Je crois même que je l’avais publié dans une revue d’informatique pour affirmer que le multimédia avait toujours existé.
28 May 2008 @ 19:27
Arrête ! tu vas faire pleurer Jean-Marc.
28 May 2008 @ 19:28
Si les hommes étaient autant sentimentaux avec les femmes qu’entre-hommes, la courbe de la démographie s’inverserait aussitôt.
28 May 2008 @ 19:32
@Demian Je sais pas si tu as vu mais tu peux modifier un com après l’avoir posté. Donc fait ça plutôt que poster 10 messages à la suite. C’est pénible. J’ai pas envie de chercher le pug-in qui empêche ça.
28 May 2008 @ 19:35
Pourquoi devrai-je poster mes commentaires dans des séries qui ne correspondent pas à la structuration de mon expression donc de mon cerveau ? C’est moi qui parle et pas un autre.
Et si ça plaît pas je m’en fiche. Je vais là où c’est possible et le web est si vaste.
28 May 2008 @ 19:36
Si de me lire est pénible. He bien ne me lisez pas.
28 May 2008 @ 19:38
La pensée, parfois, est aussi un dialogue avec soi-même.
Et donc, chaque pensée est un commentaire de plus.
28 May 2008 @ 19:41
C’est pas un problème, tu sautes 2 lignes et tu continues. Et ta pensée continue sans spammer le fil.
28 May 2008 @ 19:43
Tous ces termes, comme “troll” “spam” “flood” etc. sont une manière d’entériner la censure et donc la police de la pensée. Et ça enferme l’homme dans son égo censeur. Aucun intérêt.
Tous ces termes sont des vecteurs de peurs et de menaces.
28 May 2008 @ 19:44
Ils faut les considérer comme vides de sens et de forces.
28 May 2008 @ 19:48
@Henri
>“De quoi aimerais tu vraiment discuter et avec qui ?”
Elle est bizarre cette question. En théorie, nous devrions discuter du sujet proposé par l’hôte de ce blog.
Je parlais en général et pas de ce blog en particulier avec ses participants.
Elle est si essentielle cette question qu’on l’oublie.
> De façon plus générale, j’aimerais bien discuter de ce que a écrit Wittgentein avec lui-même ou alors des chansons des Beatles avec eux-même et George Martin.
Wittgentein, les Beatles ou George Martin sont ils des participants de ce blog ?
Comment comptes tu t’y prendre ?
A Thierry
120 minutes pour décider d’éditer c’est beaucoup trop à mon humble avis. 5 minutes c’est suffisant.
28 May 2008 @ 19:53
@Paul .ca Tu as 120 minutes tant que personne ne poste un autre com.
28 May 2008 @ 19:57
Qui a lu Wittgenstein sait de quoi il camisole.
28 May 2008 @ 19:58
Wittgenstein est le meilleur sujet de conversation de l’élite.
C’est quand vous voulez et quand vous ne voulez pas.
28 May 2008 @ 20:18
A Demianou :
Ne me dit pas que ton DEA couteau suisse à géométrie variable de Strasbourg est aussi un DEA sur Wittgenstein ?!
28 May 2008 @ 20:19
Oui thierry pour la non modération et l’intérêt à attraper de ci de là quelques étincelles au milieu du bruit.
En plus, son côté Performance On Blogs pourrait, je dis bien pourrait, être chouette en soi.
Mais quel manque d’écologie informationnelle, et que de prétention l’accompagnent!
Il n’empêche, et c’est celà le point qui m’a fait réagir, que ces attaques incessantes et pseudo-élitistes sur le journalisme dit citoyen m’irritent, particulèrement dans le contexte actuel.
28 May 2008 @ 20:36
Comme Thierry je pense que le problème ce ne sont pas les insultes de Demian. Quand les insultes sont systématiques et visent tout le monde, elles s’annulent et n’ont plus aucune portée négative. Elles se lisent au seul niveau du style.
Le seul problème des commentaires de Demian c’est le flood, l’alignement de dizaines de commentaires, qui peuvent amener à rendre un billet et ses commentaires illisibles.
(En cela, Demian est bien de l’école de Montaigne, rajoutant sans cesse des variantes jusqu’à devenir parfois indigeste et lourd. On n’est pas dans l’économie de moyens.)
Certains logiciels de forums permettent de limiter le nombre de messages postés par jour.
28 May 2008 @ 20:37
@ Henri A,
Wittgenstein je l’ai abordé pendant ma maîtrise de 300 pages, intitulée “Faux et usage de Faux, ou le réalisme en peinture”. Mes profs ont failli me saquer car ils trouvaient que c’était le format doctorat. Mais c’était vraiment trop brillant et surtout hyper prétentieux. Hi hi hi !
28 May 2008 @ 20:38
@ Jean-Marc,
T’aurais dû nous le dire tout de suite que tu étais motivé par la jalousie, on n’avait rien vu…hi hi hi !
28 May 2008 @ 20:41
@ Ax,
Si tu ne veux pas des commentaires de Demian en nombre, commence par ne pas lui poser de questions et ne pas l’interpeler comme on dit chez les oignons pleurards.
28 May 2008 @ 20:42
@ Ax,
Quand on me traite d’âne c’est donc que j’insulte tout le monde est systématiquement ?
MDR
28 May 2008 @ 20:47
Ax,
Pour dire que l’injure serait de l’école de Montaigne, c’est assez dire que tu ne l’as pas lu du tout.
28 May 2008 @ 20:48
Et qu’il serait lourd en plus. C’est juste que le livre t’est tombé des mains.
28 May 2008 @ 21:17
Demian, Montaigne fait partie des quelques livres de chevet que j’ai depuis l’adolescence.
Je ne parlais pas d’insulte à son sujet, mais de construction du discours par ajouts incessants (les éditions a, b, c de ses Essais, qui sont essentiellement constituées d’ajouts au fil des années, et non de ratures des essais précédents.)
Et il y a effectivement une forme de lourdeur chez lui, qualificatif qui n’est pas entièrement péjoratif (quand on le prend dans un sens physique), peut même devenir une qualité (rejoignant la solidité). Un cassoulet est un plat lourd, ce n’est pas pour autant un mauvais plat.
Lourdeur s’apparente ici à richesse, et la richesse a en soi une part de don nutritif, et une part d’étouffement par surabondance et indigestion.
28 May 2008 @ 21:30
@ Ax,
C’est un peu prétentieux de prétendre qu’on aurait goûté Montaigne dès l’adolescence. N’en fais pas trop, tout de même, dans la lourdeur. Hi hi hi !
Tu es touchant Ax !
28 May 2008 @ 21:34
A Demianou:
Tu ne connais pas Raoul ?
28 May 2008 @ 21:51
Jsé pa sijdoi répondr jvoudré pa floodé ni spamé
28 May 2008 @ 21:52
jconé l’Oural
28 May 2008 @ 23:34
@ demian
Montaigne est un auteur qu’on découvre au lycée, et qui correspond bien à cette période philosophique de l’adolescence (je parle d’ados de 16 ans, pas de 14).
Il est plus facile d’apprécier Montaigne à l’adolescence que La Fontaine, qui nous parait trop facile et léger, à cette période de la vie marquée par le snobisme, les grandes attitudes, et la recherche de défis à relever.
A 16 ans j’étais davantage porté à lire les fragments posthumes de Nietzsche et Finnegans Wake de Joyce, qu’ à regarder Plus belle la vie (qui n’existait pas encore, mais que je regarde maintenant.)
C’est avec la maturité qu’on cesse de faire des distinctions entre le noble et le facile, qu’on observe la diversité de la vie sans toujours chercher la difficulté, qu’on cesse de faire une équation entre difficulté et noblesse.
29 May 2008 @ 9:07
Ax,
Là tu me fais trop rire quand tu dis presque que les lycéens lisent les ouvrages entiers des auteurs qu’ils étudient au lycée. Platon et Molière je veux bien, mais les Essais ? à 16 ans ça te passe complètement au-dessus de la tête, à part les 2, 3 extraits obligatoires pour ne pas sècher au bac. Les fragments posthumes de Nietzsche c’est tant de pages que tu as dû piquer des lopins ça et là. Sinon ta vie sentimentale a dû être un désert, et tu commençais mal.
Et La Fontaine facile et léger. Là je meurs car c’est le français dans son style le plus parfait et complexe.
En fait, au lycée on lit sans comprendre. C’est bien connu. On y apprend à répéter : “J’apprends donc je sais !” c’est un truc de la suggestion. Hi hi hi !
29 May 2008 @ 9:11
Pour ma part, apprendre mécaniquement et recracher des référents sans en avoir saisi des sens cachés par la réflexion et sans s’être approprié la substance par identité, ce n’est pas lire. C’est juste préparer des examens. Faut pas confondre le plaisir et le devoir, voire la torture.
29 May 2008 @ 9:14
Je préconise même de ne plus lire les livres depuis la page 1 jusqu’à la dernière, mais d’ouvrir les livres au hasard et de lire quelques pages chaque fois. Ca suffit amplement pour goûter le truc comme un bon chocolat chantilly.
Car dans le premier cas, tu te trouves toujours et même avec les meilleurs, à compter le nombre de pages pour atteindre enfin la fin du chapitre qui commence à être long. Ce qui veut dire que la lecture est hypocrite. Et ça c’est un pli que tu chope au lycée. Une erreur de jeunesse quoi.
29 May 2008 @ 11:18
“ouvrir les livres au hasard et de lire quelques pages chaque fois”
C’est de cette façon que j’avais procédé pour Nietzsche à 16 ans.
J’avais ouvert dans une librairie Zarathoustra au hasard, j’avais lu “de la tarentule voici le trou”, je n’avais rien compris, j’avais vaguement entendu dire que Nietzsche était un auteur sulfureux, et c’est ainsi qu’a démarré l’aventure, pour plusieurs années.
Nietzsche m’a embarqué assez loin pour cesser d’aller en cours à partir de la classe de première, et passer mon bac en candidat libre loin des chaises de l’école, en l’étudiant au jardin du luxembourg, près de la statue de Sainte-Beuve marquée au pied “le vrai, le vrai seul”.
Les fragments sont bien adaptés à un ado, on en retire davantage que d’une lecture prématurée de la Phénoménologie.
Depuis ce temps, mes livres de chevet sont restés pour beaucoup des fragments et carnets, Proust à part.
Je suis d’accord avec toi, sur le fait que jeune on ne comprend rien à ce qu’on lit, alors même qu’on croit tout comprendre.
Mais vieux on comprend qu’il n’y avait pas tant de chose à comprendre, et que la plupart des grandes oeuvres de philosophie sont du vent jouant avec des mots. (C’est la critique radicale que fait Valéry de la philosophie).
A tout prendre, si elles n’étaient lues de ceux qui ne les comprennent pas, qui les lirait, ces oeuvres, parmi ceux qui comprennent qu’elles promettent plus qu’elles ne tiennent ?
Personne ne lit avec autant de passion le Nietzsche de Heidegger que le jeune qui y perçoit des merveilles, prenant les mots pour des choses.
29 May 2008 @ 11:39
Il faut rappeler que Valéry avait trouvé son moment d’or de la littérature française dans les “Mémoires de Saint Simon” et plus particulièrement dans le chapitre inouï du ” lit de Justice” ou l’auteur curialiste décrivait toutes les passions sur les visages quand Louis XIV donnait la justice.
Valéry était un grand mathématicien qui ne craignait pas d’abandonner les arts pendant des années pour mieux encore les retrouver, à l&