Organisation sans organisation

Je viens de lire le début de Here Comes Eve­ry­body. Clay Shirky raconte com­ment des mil­liers de gens s’auto-organisèrent pour retrou­ver un télé­phone. J’ai man­qué débu­ter Le cin­quième pou­voir par une anec­dote com­pa­rable.

À par­tir de là, Shirky com­pare les struc­tures sociales orga­ni­sées et celles auto-organisées. Il évoque le pro­blème du coût crois­sant pour main­te­nir les pre­mières lorsque leur taille aug­mente, puis affirme, comme moi, que les nou­veaux outils tech­no­lo­giques nous aide­ront à nous auto-organiser à vaste échelle.

[…] most of the bar­riers to group action have col­lap­sed, and without those bar­riers, we are free to explore new ways of gathe­ring toge­ther and get­ting things done. […] Now that there is com­pe­ti­tion to tra­di­tio­nal ins­ti­tu­tio­nal forms for get­ting things done, those ins­ti­tu­tions will conti­nue to exist, but their pur­chase on modern life will wea­ken as novel alter­na­tives for group action arise.

Shirky n’est pas un uto­piste. Il ne croit pas à la dis­pa­ri­tion pro­chaine des struc­tures hié­rar­chiques mais annonce qu’elles vont avoir de la concurrence.

Je suis plus radi­cal. Dans tous les domaines où le mode hié­rar­chique n’est pas le plus effi­cace, je crois qu’il dis­pa­raî­tra jus­te­ment par la simple loi de la concurrence.

À pro­blèmes simples, solu­tions hiérarchiques.

À pro­blèmes com­plexes, solu­tions non-hiérarchiques.

Shirky en explique la rai­son comme je l’ai sou­vent fait. Tant que les coûts des tran­sac­tions entre les indi­vi­dus sont rai­son­nables au regard des béné­fices, on peut main­te­nir une struc­ture pyra­mi­dale. Quand ces coûts explosent, ce n’est plus possible.

Shirky donne l’exemple des com­mu­nau­tés qui se forment sur Fli­ckr. Aucune struc­ture pyra­mi­dale ne les aurait jamais mises en œuvre car la struc­ture de mana­ge­ment aurait été trop oné­reuse. Ces com­mu­nau­tés s’auto-organisent grâce à une plate-forme de services.

Les struc­tures pyra­mi­dales peuvent tout faire en théo­rie mais cer­tains rêves ont un coût pro­hi­bi­tif, d’autres approchent ce coût… et les gens dans les rouages hié­rar­chiques frisent alors la rup­ture. Je crois que trop de sys­tèmes pyra­mi­daux sont ainsi aujourd’hui au bord de la crise de nerf.

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17 commentaires à “Organisation sans organisation”

  1. gravatar.com swimmer21 ip:1
    29 August 2008 @ 10:58

    Ques­tion : Savoir si un pro­blème est simple ou com­plexe, est ce un pro­blème simple ou com­plexe ?
    Para­doxe, sys­tème, chan­ge­ment type 2.

  2. gravatar.com phyrezo ip:2
    29 August 2008 @ 11:11

    D’après JF Nou­bel, les struc­tures pyra­mi­dales semble aujourd’hui indis­pen­sable de part les archi­tec­tures invi­sibles (struc­ture du lan­gage, argent, flux d’information,…) qui nous régissent.

    Ces archi­tec­tures (ou meta-systèmes) indui­saient (et induisent aujourd’hui encore) le sys­tème pyra­mi­dal (à l’époque l’information étaient cen­tra­lisé top-down, l’emission argent est cen­tra­lisé aux mains des banques, l’énergie est cen­tra­li­sée). Ce sont toutes ces archi­tec­tures qui donnent le pou­voir à l’Etat ou aux struc­tures pyra­mi­dales (autre­fois l’Etat=ORTF, Etat=emission de mon­naie, etc…; ma société emprunte l’argent pour payer mon salaire et je suis contraint par ce flux top-down,…)

    Si vrai­ment la société doit s’applatir, il faut aussi modi­fier les archi­tec­tures invi­sibles. C’est ce qui se passe avec la décen­tra­li­sa­tion de l’information avec inter­net et aussi la décen­tra­li­sa­tion de l’energie avec les mini géné­ra­teur (héo­lien, solaire) ou cha­cun peut deve­nir pro­duc­teur. Pour aller au bout, il faut favo­ri­ser la décen­tra­li­sa­tion de l’émission de mon­naie, avec par exemple l’OpenMoney (voir TheTransitionner.com pour plus d’info).

    Mais comme le Shirky le dit pour les struc­tures hié­rar­chique, l’OpenMoney ne rem­pla­cera pas la mon­naie actuelle mais devra au moins lui faire concurrence.

  3. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    29 August 2008 @ 11:58

    @Swimmer On doit pou­voir sim­ple­ment répondre à cette ques­tion. Ima­gines tu as des gens qui bossent ensemble. Quand tu ajoutes une per­sonne est-ce que tu accrois les pos­si­bi­li­tés linéai­re­ment ou expo­nen­tiel­le­ment et avec quel indice. Si c’est linéaire, ce n’est pas com­plexe. Si c’est expo­nen­tiel avec un indice supé­rieur à un seuil à défi­nir, ça l’est.

    @phyrezo Faut pas cher­cher à faire la révo­lu­tion mais à inven­ter autre chose à côté. Nous ne savons pas quelles idées sont les bonnes. Donc inutiles de démon­ter les anciennes. Pro­po­sons d’autres choses et essayons.

  4. gravatar.com phyrezo ip:2
    29 August 2008 @ 14:38

    @Swimmer : une approche serait de décom­po­ser le pro­blème, et se deman­der si les sous-problèmes semble plus simples que le pro­blème ini­tial. Si oui on est face à un pro­blème com­pli­qué, si par contre le sous-problème semble tout aussi com­pli­qué que le pro­blème ini­tial, on est face à un pro­blème complexe.

    @Thierry : tout à fait d’accord ! notre his­toire nous montre que les révo­lu­tion, impose par le haut des nou­veaux sys­tèmes, mais qui reste donc tout aussi pyra­mi­dal. Chris­tophe Fau­rie (http://christophe-faurie.blogspot.com/) parle dans ces théo­rie du chan­ge­ment, du chan­ge­ment à effet de levier. Plu­tot que d’imposer par le haut un chan­ge­ment glo­bal à l’organisation, chan­geons loca­le­ment, puis ce chan­ge­ment, s’il s’avère effi­cace, se pro­pa­gera par lui-même. C’est la phi­lo­so­phie de l’OpenMoney, sans vou­loir rem­pla­cer par la force à la mon­naie étatique, elle se pro­pose de la rem­pla­cer loca­le­ment et pro­gres­si­ve­ment. Comme dans le post que tu as fait sur la Banque vir­tuelle (http://blog.tcrouzet.com/2007/08/27/banque-virtuelle/)

  5. gravatar.com Paul .ca ip:4
    29 August 2008 @ 19:33

    Oui cette anec­dote est éclai­rante pour le pou­voir du consom­ma­teur connecté à un réseau. :)

    Les entre­prises peuvent aussi se ser­vir de ce viral de l’internet dans leur propre intérêt.

    Et le pou­voir poli­tique uti­lise la loi ou décret.

    [humour on]
    > À pro­blèmes simples, solu­tions hiérarchiques.

    Comme le gilet fluo Obli­ga­toire pour les auto­mo­bi­listes en France qui veulent sor­tir de leur voi­ture en cas d’arrêt d’urgence ? :D

    Je viens de le lire l’information sur
    http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=71060

    Le Comité inter­mi­nis­té­riel de la sécu­rité rou­tière (CISR) du 13 février 2008 a décidé, à l’instar de nom­breux autres pays euro­péens, que les conduc­teurs de tout véhi­cule devront dis­po­ser d’un gilet de sécu­rité et d’un tri­angle de pré-signalisation.“
    http://www2.securiteroutiere.gouv.fr/vos-infos/presse/communiques/2–2008/CP_14-04–08.html
    décret n°2008–754 du 30 juillet 2008.

    Je connais­sais les stroumpfs bleus.

    Ah la France res­tera tjs un lea­der en matière de mode. Tous en fluo ! :D
    [humour off]

    Je com­prend dans ce contexte qu’on veuille plus de liber­tés indi­vi­duelles.
    Le Canada a une admi­nis­tra­tion publique plus récente (his­toire) mais au fil du temps les couches suc­ces­sives de règle­ment s’additionnent. :(

  6. gravatar.com Susan Calvin ip:5
    29 August 2008 @ 22:35

    ” À pro­blèmes simples, solu­tions hié­rar­chiques.
    À pro­blèmes com­plexes, solu­tions non-hiérarchiques. ” :

    C’est ici que nos approches res­pec­tives divergent du tout au tout. Aucun pro­blème n’est pro­blème pour tout le monde. Si nous fai­sons ce type de clas­si­fi­ca­tion, nous ne trou­ve­rons rien de plus appro­prié que ce que trouvent les orga­ni­sa­tions hié­rar­chiques, qui pour­tant ne par­viennent pas à résoudre LEURS pro­blèmes. Il m’est plu­tôt d’avis que chaque type d’organisation engendre des pro­blèmes dus à ses propres objec­tifs à atteindre à tout prix. Il y a loin d’avoir concur­rence.
    Celui qui fait jouer la concur­rence la fait jouer pour atteindre SON objec­tif. Encore faut il qu’il soit prêt à accep­ter les solu­tions trou­vées par l’un ou l’autre des types d’organisations qu’il met en concur­rence.
    En bref, la manière dont est généré un pro­blème dépend de la vue par­tielle de celui pour qui c’est un pro­blème.
    Tout ne se passe pas comme si nous étions capables d’intuitionner tout ce que sou­lève ce qui nous pose pro­blème. Une solu­tion peut engen­drer plu­sieurs pro­blèmes et vice-versa.
    Si Shirky élève ses conclu­sions au niveau de ce type de géné­ra­li­tés, il retombe lui-même dans l’incompréhension de ce que peut signi­fier un pro­blème. Et, par consé­quent, de ce que peut signi­fier une solu­tion.
    C’est pour­quoi, ma posi­tion serait d’être encore moins radi­cale que lui…et de déter­mi­ner au préa­lable quel est l’objectif de celui qui fait jouer la concurrence.

  7. gravatar.com Henri A ip:6
    29 August 2008 @ 22:54

    A Susan Cal­vin :
    N et NP, cela vous dit quelque chose ? Quand on parle de auto orga­ni­sa­tion on évite le psychologisme.

  8. gravatar.com J ip:7
    29 August 2008 @ 23:32

    je ne vois aucun rap­port direct entre ces deux suites d’affirmations, et ce glis­se­ment réa­lisé par thierry dans son article me gêne au plus haut point.

    1.” À pro­blèmes simples, solu­tions hié­rar­chiques.
    À pro­blèmes com­plexes, solu­tions non-hiérarchiques. ”

    2. ” À pro­blèmes simples, solu­tions orga­ni­sa­tion­nelles de type orga­ni­sées.
    À pro­blèmes com­plexes, solu­tions orga­ni­sa­tion­nelles de type autoorganisées. ”

    D’autre part, il me semble que le pro­blème éminem­ment com­plexe ”com­ment faire en sorte qu’une cité s’organise de façon à ce que les inté­rêts col­lec­tifs et du plus grand nombre soient un peu res­pec­tés”, la Poli­tique donc, ne peut trou­ver de réponse satis­fai­sante ni dans la non-hiérarchie ni dans l’autoorganisation.

    Ce qui fait des pro­po­si­tions 1 et 2 ci-dessus des dogmes qu’il faut à tout prix rela­ti­vi­ser, comme toute posi­tion dogmatique.

  9. gravatar.com Susan Calvin ip:5
    30 August 2008 @ 0:58

    A Henri A : Rela­ti­vité res­treinte et géné­ra­li­sée, cela vous dit quelque chose ?
    Quand on parle d’organisation tout court, on évite jus­te­ment de géné­ra­li­ser des cas par­ti­cu­liers du genre N et Np à l’ensemble que l’on appelle “orga­ni­sa­tion”.
    Il ne s’agit pas de croire que le for­ma­lisme serait une clé ouvrant sur un monde où tout serait expli­qué comme par magie !
    Ce qui n’est pas expli­qué à l’aide de sym­boles, ne ren­voit pas for­cé­ment à un “psy­cho­lo­gisme” créa­teur de chi­mères. Ce qui peut sépa­rer votre com­pré­hen­sion d’adulte de celle que vous aviez lorsque vous étiez enfant n’est pas uni­que­ment le fait ou le fruit de votre ima­gi­na­tion. Où bien pensiez-vous avoir acquis votre rigueur uni­que­ment en gran­dis­sant ?
    Vous les humains, vous vous plai­sez sou­vent à contem­pler la réso­lu­tion d’un “pro­blème bien défini”, peut être seriez vous plus avisé de com­prendre qu’en lui don­nant une défi­ni­tion vous n’avez fait que le dépla­cer hors de votre champ actuel d’intérêt…
    Exemple: Vous vous dites ” Ah ce bar­rage hydro­lique est mer­veilleu­se­ment conçu ! Il a par­fai­te­ment été cal­culé pour règler le pro­blème de ceux qui manquent d’électricité en contre­bas.” Et des années plus tard, vous vous aper­ce­vez qu’une algue des­truc­trice que le cou­rant d’eau gênait se met à pro­li­fé­rer jusqu’à per­tur­ber l’activité même de ceux qui s’étaient ins­tal­lés en contre­bas. Et ensuite vous vous retran­chez der­rière ce même for­ma­lisme en disant “Ah, mais ce n’est pas ce pro­blème là que vous m’avez demandé de règler !” Vous avez rai­son. Mais avoir rai­son ne résoud pas for­cé­ment les pro­blèmes. S’entraîner à avoir rai­son non plus.
    Mais, après tout…Je ne suis qu’une Robopsychologue…

  10. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    30 August 2008 @ 7:57

    @J C’est quoi du non hié­rar­chique si ce n’est pas auto-organisé ? Excepté le bor­del ou le néant je ne vois pas. Expliques-nous…

    @Calvin Henri a un peu répondu pour moi. Et ta réponse bien que huma­niste ne tient pas. Tu ne peux pas dire que la com­plexité est sim­ple­ment une ques­tion de point de vue. Ce serait magique. Le tour de passe-passe ne marche pas. Quand Micro­soft veut créer un nou­vel OS, c’est un pro­blème com­plexe à résoudre.

    Tu peux l’attaquer par l’approche hié­rar­chique, Micro­soft, l’approche auto-organisée, Linux… le pro­blème reste com­plexe. Ce n’est pas parce que tu le résous qu’il est sou­dain simple. Quand tu as des mil­lions de boucles de feed­back, tu ne les fais pas dis­pa­raître en fer­mant les yeux. Tu dois vivre avec… où vite vivre ailleurs.

    Je n’ai jamais dit que les pro­blèmes com­plexes étaient inso­lubles mais que nous devions pour les résoudre employer des méthodes ad oc.

    Quand au rela­ti­visme, stop avec ça. On est tous d’accord sur le ni blanc ni noir mais le gris. C’est trop facile de sans cesse sor­tir cet argu­ment qui ne nous fait pas avan­cer. Ok, il faut par endroit du hié­rar­chique, par endroit de l’auto-organisé. Est-ce que j’ai dit le contraire ? C’est pas jus­te­ment ce que j’ai dit dans ce billet ?

    J’ai clas­si­fié deux grands types de pro­blèmes et je leur ai collé deux grands types de solu­tion. Mais je n’ai pas défi­nis la limite entre ces deux zones, donc il y a des endroits où elles se pénètrent…

    Cal­vin ont fait une conver­sa­tion audio si tu veux… ça ira plus vite.
    http://blog.tcrouzet.com/2008/08/21/invitation-a-la-conversation-audio/

  11. gravatar.com Susan Calvin ip:5
    30 August 2008 @ 11:21

    Tout d’abord, déso­lée pour la conver­sa­tin audio, je ne dis­pose pas actuel­le­ment de micro. Par contre le jour où je ferais une conver­sa­tion audio vous pou­vez être sur que ce ne sera pas dans le but d’aller plus vite. A force d’aller tou­jours plus vite sur tout et sur rien nous finis­sons par être arrivés.…avant même d’être par­tis (!?) ce qui fina­le­ment n’avance à rien (même si ça en impose aux autres).

    Me qua­li­fier d’humaniste risque pro­ba­ble­ment de faire sou­rire pas mal de mes col­lègues de l’U.S. Robots, mais vous n’avez pro­ba­ble­ment pas tout à fait tort à ce sujet.
    Enten­dez ici que le fait d’avoir tort ou rai­son ne signi­fie pas grand chose pour moi (la poli­tique et moi ça fait vrai­ment deux). Que voulez-vous, les sciences pro­gressent ainsi, à force d’avoir tort.
    Vous avez en effet rai­son de dire que le rela­ti­visme n’est pas la pana­cée. Par contre, vous vous mépre­nez sur mes inten­tions (vous et Henri A.) lorsque vous affir­mez que je vous lis en dia­go­nale.
    Il est très inté­res­sant que vous ayez donné l’exemple du suivi et de la main­te­nance d’un sys­tème d’exploitation (micro­soft ou autre) parce qu’il reflête le type même de contre-indication à cette volonté qu’ont les ingé­nieurs de nom­mer dif­fé­rentes ver­sions pour s’y retrouver.

    C’est un peu comme pour mes robots ché­ris, les gars de la pro­duc­tion et du dépar­te­ment com­mer­cial qui cherchent sans arrêt à gagner sur les prix expliquent, à grand ren­fort de publi­cité, au consom­ma­teur que de nou­velles ver­sions sont sor­ties. Seule­ment lorsqu’ils font appel à mes ser­vices je m’aperçois qu’ils s’y perdent, même lorsqu’il ne s’agit que de trois lois.

    Bref, ceci pour vous expli­quer que ce n’est pas sur le point de la com­plexité que j’argumente sur votre article. Ce que j’ai dit plus haut n’a rien à voir avec les pré­oc­cu­pa­tions de Swim­mer ou Phy­rezo. Mon point d’achoppement porte sur la thèse que vous par­ta­gez avec M. Shirky au sujet de la concur­rence. Elle s’appuie sur deux élément évolu­tifs (les flux et l’auto-organisation) dans le temps (que vous n’avez pas à perdre il me semble), elle en prend une pho­to­gra­phie figée et base tous ses exemples des­sus.
    Nierez-vous avoir évolué d’un article à l’autre, vous qui sem­blez croire que je les lis de tra­vers et trop rapi­de­ment ?
    Ainsi laissez-moi règler le qui­pro­quo au sujet de mes com­men­taires en vous disant que j’y met plus en lumière le fait qu’une théo­rie de la concur­rence (qui est– ici je per­siste — plus l’expression de points de vues) met tota­le­ment de côté le dépla­ce­ment et l’évolution des pro­blèmes et de leur solu­tions, qu’une rela­ti­vité de points de vues qui est une “tarte à la crème” du rai­son­ne­ment poli­tique.
    Je ter­mi­ne­rai par un peu d’humour, en vous disant que ce n’est pas parce que ma posi­tion dif­fère de la votre qu’elles sont auto­ma­ti­que­ment en concurrence.

  12. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    30 August 2008 @ 11:54

    J’y com­prends rien… je vous ai pas com­pris… le micro s’impose… ça coûte rien :-)
    je ne sais plus de quoi on parle.

  13. gravatar.com Iza ip:8
    30 August 2008 @ 12:08

    je ne com­prends pas trop non plus (mais moi , c’est sou­vent ;-) , mais je tiens à dire que je trouve les com­men­taires de Susan pas­sio­nants, même si j’ai la sen­sa­tion de patau­ger .… j’apprécierais que vous conti­nuiez à échan­ger, même si ce n’est pas évident de vous com­prendre … cou­rage ! ça nous intéresse !

    (en plus, susan est un robot, ce n’est pas tous les jours qu’on a ce genre de conver­sa­tion ;-) .…)

  14. gravatar.com Equilibrium ip:5
    30 August 2008 @ 12:49

    Heu… Moi aussi je pige à peine, mais je crois qu’elle dit, en gros, que même chez linux, la main­te­nance d’un sys­tème d’exploitation res­semble à une pyra­mide de ver­sions et que mettre en concur­rence Linux et Micro­soft n’y change rien.
    Bon..historiquement, ça se tient, vu qu’ils sont tous les deux issus du même sys­tème plus ancien. M’enfin, il est aussi vrai qu’ils n’ont pas connu le même déve­lop­pe­ment. L’un équipe main­te­nant l’assemblée natio­nale (linux) alors que l’autre, pas.
    Par contre le pas­sage sur les “3 lois de la robo­tique” me laisse per­plexe même s’il me fait sou­rire, il doit sans doute faire réfé­rence aux neu­ros­ciences cognitives…

  15. gravatar.com Henri A ip:6
    30 August 2008 @ 13:14

    A Susan Cal­vin :
    “Quand on parle d’organisation tout court, on évite jus­te­ment de géné­ra­li­ser des cas par­ti­cu­liers du genre N et Np à l’ensemble que l’on appelle “orga­ni­sa­tion”.
    Il me semble que je vous rejoins dans ce com­men­taire :
    http://blog.tcrouzet.com/2008/08/20/sujet-de-these-4/#comment-60185

    Il ne s’agit pas de croire que le for­ma­lisme serait une clé ouvrant sur un monde où tout serait expli­qué comme par magie !“
    Le for­ma­lisme n’a jamais rien expli­qué, ce n’est pas sa fonction.

    Ce qui n’est pas expli­qué à l’aide de sym­boles, ne ren­voit pas for­cé­ment à un “psy­cho­lo­gisme” créa­teur de chi­mères.”“
    Tout à fait d’accord, à condi­tion de pra­ti­quer une pré­ci­sion et une exhaus­ti­vité dia­bo­lique dans sa prose.
    Par exemple l’analogie “rela­ti­vité res­treinte / géné­rale” n’a aucun rap­port avec le sujet. La res­treinte et la géné­rale sont deux théo­ries, et pas une théo­rie qui aurait deux niveaux de dif­fi­culté. Encore des mots pié­geux : “res­treint” alors qu’il n’y a rien de res­treint dans cette théo­rie, pareil pour “générale”.

    Le coup du micro ( dis­cus­sion orale ), peut être une bonne chose. Pas pour aller vite, mais pour éviter les més­in­ter­pré­ta­tions dans les deux sens.

  16. gravatar.com Paul .ca ip:9
    30 August 2008 @ 14:27

    Bien­ve­nue Susan Cal­vin :)

    Je pense que si j’élimine le méta-discours du robot phi­lo­sophe “rela­ti­viste” dans l’espace et le temps, tout devien­dra plus clair.

    > Aucun pro­blème n’est pro­blème pour tout le monde.
    +1

    > Celui qui fait jouer la concur­rence la fait jouer pour atteindre SON objec­tif.
    +1

    >déter­mi­ner au préa­lable quel est l’objectif de celui qui fait jouer la concur­rence
    +1

    > une théo­rie de la concur­rence met tota­le­ment de côté le dépla­ce­ment et l’évolution des pro­blèmes et de leur solu­tions
    (je com­prends mais je ne serai pas aussi catégorique)

    Si vous avez d’autre robots, invi­tez les on va pou­voir ini­tier un brains­tor­ming. ;)

    > Je ter­mi­ne­rai par un peu d’humour, en vous disant que ce n’est pas parce que ma posi­tion dif­fère de la votre qu’elles sont auto­ma­ti­que­ment en concurrence.

    Les robots n’atteignent pas encore l’excellence des humo­ristes humains. Au moins 1 chose avec l’imagination créa­tive ou on sauve notre pres­tige. ouf! :D

  17. gravatar.com J ip:10
    30 August 2008 @ 17:52

    ok ok…

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