Des commentaires en couleurs

Je viens de colo­rer les com­men­taires pos­tés par les gens qui cherchent à cacher leur iden­tité (c’est un bri­co­lage qui ne sera sans doute pas exhaus­tif). Il me semble que ce code cou­leur sera une infor­ma­tion utile à tous les com­men­ta­teurs. C’est un élément à prendre en compte dans les dis­cus­sions. La fran­chise me paraît une qua­lité. Avoir le cou­rage de ses opi­nions en est une autre. Per­son­nel­le­ment, je n’ai pas envie de dis­cu­ter avec les gens qui avancent mas­qués. Je ne dis pas qu’ils ont sys­té­ma­ti­que­ment tort mais leurs méthodes me déplaisent.

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/ Brèves

15 commentaires à “Des commentaires en couleurs”

  1. gravatar.com phyrezo ip:1
    20 September 2008 @ 17:57

    tech­ni­que­ment je suis dépassé. Je ne sais pas ce qu’est un anomyzer.

    Mais sans ano­my­zer, ça t’avance à quoi mon adresse IP ? Tu sais que je viens de Paris, et encore…

    Contrai­re­ment à Hum­bold, Muta­tis, Auguste, et autre pseudo der­rière il ne semble se trou­ver qu’une seule per­sonne, il me semble impor­tant de culti­ver une iden­tité numé­rique. Cela per­met d’être plus cohé­rant d’aller plus loin dans le débat et la réflexion.

    C’est pour­quoi j’ai créé l’identité phy­rezo. Tout au long des post, on sait qu’il y a une per­sonne, on peut pour­suivre la conver­sa­tion. Et si on veut aller plus loin, com­prendre ce qui guide ma réflexion, on peut aussi cli­quer sur le pseudo…

    C’est vrai que pour moi Auguste et le tou­tim envoie des coup dans l’eau, car je ne peut pas aller plus loin. Pas tant à connaitre son IP, mais peut être ce qui l’interesse, ce à quoi il croit, etc…

  2. gravatar.com Paul .ca ip:2
    20 September 2008 @ 17:58

    Ça me dis­trait et attire davan­tage mon atten­tion ce fond rouge.
    [via ano­ny­my­zer] à côté du pseudo me semble bien et suffisant.

  3. gravatar.com Pierre [via anonymyzer] ip:3
    20 September 2008 @ 18:11

    La démo­cra­tie a inventé le vote caché, contre le vote à main levée qui n’est jamais franc.

    L’avancée d’Internet serait jus­te­ment de pou­voir débattre du fond, sans res­ter pri­son­nier des auto­cen­sures qui s’attachent à la per­sonne découverte.

    C’est le b à ba de la psy­cho­lo­gie qu’on se cen­sure quand on est à visage découvert.

    La dis­cus­sion ano­nyme sur Inter­net, c’est l’équivalent du bul­le­tin caché qu’on met dans une urne, dans une démo­cra­tie : on peut dis­cu­ter du fond sans aucune auto­cen­sure, sans pres­sion, sans ter­ro­risme de la pen­sée.
    Enorme pro­grès dans le débat de vérité.

    Vou­loir reve­nir au vote à main levée c’est une régres­sion, pas un pro­grès comme vous l’imaginez dans votre idéalisme.

  4. gravatar.com Paul .ca ip:2
    20 September 2008 @ 19:03

    Pour ce qui est du cou­rage qu’il faut pour expri­mer ici ses opi­nions à “visage décou­vert” il faut rela­ti­vi­ser. ;)

    Je tiens a saluer le grand cou­rage de Roberto Saviano, 29 ans, auteur à suc­cès de «Gomorra». Depuis son roman-document qui parle de la camorra (mafia napo­li­taine) il est sous pro­tec­tion poli­cière.
    http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/notizie-italiane/lauteur-de-gomorra-a-mantoue

    Un film est tiré du livre avec le même titre.
    http://www.imdb.com/title/tt0929425/

  5. gravatar.com Thierry Crouzet ip:4
    20 September 2008 @ 19:20

    J’ai aucun pro­blème avec les iden­ti­tés numé­riques. Phy­rezo par exemple ça me va très bien. Ne pas connaître mes inter­lo­cu­teurs je m’en fiche. Ce qui me dérange c’est les gens qui se cachent, prennent plu­sieurs iden­ti­tés, se répondent à eux mêmes et font croire qu’ils ont rai­son… Et sur­tout lancent des argu­ments qu’ils n’auraient jamais le cou­rage de défendre en face à face.

    Le Web per­met à tout le monde de s’exprimer, c’est ça l’avancée… pas de pou­voir se cacher comme un truand. Quand au vote caché, ce n’est pas un acquis pour moi mais bien au contraire un des signes divers que nous renon­çons à nos res­pon­sa­bi­li­tés. Je ne porte pas le vote très haut dans mon coeur.

    Bon je vais virer le fond rouge et lais­ser la ref anonymyzer.

  6. gravatar.com Adverbe.com - Ecrire pour le Web, formation, travail en réseau à distance, conseil éditorial, rédaction ip:5
    22 September 2008 @ 10:48

    Les com­men­taires sont-ils utiles sur les blogs ?…

    L’Atelier des médias revient sur le sujet des com­men­taires des blogs (De l’or ou de la boue dans les com­men­taires ?) dans un échange entre Pierre Assou­line (écri­vain et blo­gueur) et Ver­sac (ex-blogueur et chef d’entreprise).
    Le pre…

  7. gravatar.com J ip:6
    22 September 2008 @ 11:14

    Gomorra : pas lu le livre, mais le film j’ai trouvé ça très très bien, à tous points de vue. Ca fait un moment que j’avais pas vu un film euro­péen aussi dense.

  8. gravatar.com ocarbone ip:7
    24 September 2008 @ 14:59

    Bonne idée !

    J’aimerai bien pou­voir dis­po­ser du script per­met­tant d’ajouter le Tag [via ano­ny­my­zer] … pourriez-vous m’indiquer où le récu­pé­rer ?
    D’avance, merci !

  9. gravatar.com Thierry Crouzet ip:4
    24 September 2008 @ 15:40

    J’ai juste intro­duit un filtre IP dans mon tem­plate. Le tout à la main. C’est pas un plug-in. Pas le temps de le faire.

  10. gravatar.com Henri A ip:8
    24 September 2008 @ 20:01

    Au gou­rou :
    Je ne sais pas dans quel fil mettre ce truc :

    Nas­sim Nicho­las Taleb : “Plus la finance est mathé­ma­ti­sée, plus c’est du bara­tin“
    Nas­sim Nicho­las Taleb est l’auteur du “Cygne noir” (Les Belles Lettres, 2008)

    les gens qui font du risque mathé­ma­tique, qui appliquent des méthodes d’ingénierie mathé­ma­tique aux risques des mar­chés (…) pensent pou­voir don­ner une mesure de risque comme on mesure une tem­pé­ra­ture, et ils sont convain­cus de la per­ti­nence de leur modèle. Votre grand-mère pour­rait faire aussi bien sur les mêmes ins­tru­ments financiers !

    En décembre 2007, l’Ecole supé­rieure de com­merce de Paris vous a engagé pour par­ler devant le comité exé­cu­tif d’une grande banque fran­çaise. Vous ne vou­lez pas la nom­mer, mais ses cou­leurs sont rouge et noir. Que s’est-il passé ?

    J’ai exposé ma thèse, puis j’ai demandé à l’assistance, au comité exé­cu­tif com­bien d’entre eux uti­li­saient les méthodes char­la­ta­nesques comme le ratio de Sharpe et la valeur en risque (“value at risk”). Ils ont presque tous levé la main. Après leur avoir donné mon avis, j’ai senti une cer­taine hos­ti­lité envers ma per­sonne. On voyait faci­le­ment qu’ils pen­saient maî­tri­ser leur risque. C’est le symp­tôme clas­sique d’une orga­ni­sa­tion qui ne com­prend pas ses risques. Lors du dîner, per­sonne ne vou­lait s’asseoir à côté de moi.

    Existe-t-il des méthodes per­met­tant aux banques de conte­nir le risque ?
    Oui. Avant le krach de 1987, les gens étaient plus pru­dents et prag­ma­tiques. Ils ne se basaient pas sur des esti­ma­tions d’événements rares, et cela mar­chait très bien. En 1987, on a com­mencé à don­ner aux tra­ders des méthodes basées sur une évalua­tion des pro­ba­bi­li­tés. En octobre, on a eu un krach.

    Com­ment qua­li­fier la ges­tion des risques dans les banques ?
    C’est un mirage. Les gens font des pro­jec­tions théo­riques à par­tir d’événements qui doivent n’avoir lieu que tous les mille ans ou les dix mille ans, alors que la finance moderne n’a que quinze ans d’existence ! Dans les pro­duits déri­vés, 90% du compte de résul­tat d’un tra­der peut être réa­lisé en un jour. Les banques ont 2 comptes de résul­tat : celui qui vient de la marge d’intérêt du compte cou­rant de votre belle-mère et celui qui vient de la ges­tion du risque. En 1982, les banques amé­ri­caines ont perdu en un seul mois tout l’argent gagné dans leur his­toire. Elles l’ont encore fait en 1990–1992 et elles viennent de perdre 1.400 mil­liards de dol­lars, soit beau­coup plus que ce qu’elles ont gagné au cours de toute leur histoire…

    Il a déjà vendu 700.000 exem­plaires de son der­nier ouvrage “the Black Swan”

    Jérôme Ker­viel, qui a fait perdre tant d’argent à la Société Géné­rale ? C’est un “Black Swan”. La quasi-faillite de la banque d’affaires amé­ri­caine Bear Stearns ? un “Black Swan”. Celle de Leh­man Bro­thers ? un “Black Swann”. La décon­fi­ture de Fan­nie Mae et Fred­die Mac ? un “Black Swan”

  11. gravatar.com phyrezo ip:9
    24 September 2008 @ 20:23

    Au gou­rou

    j’ai lu sur une source pas fiable sur inter­net (et j’ai cher­cher en vain une source fiable), qu’on avait fait tra­der des singes, et qu’ils s’en sor­taient en moyenne aussi bien que les tra­ders les plus aguérris.

    La finance, c’est fina­le­ment assez simple, quand les mar­chés montent, tu peux pas­ser autant que coup de fil que tu veux, tu gagnes plein de fric, et à la fin de l’année tu t’achète une fer­rari. Quand les mar­chés chutent, tu passes autant de coup fil que tu veux, tu perds plein de fric (sur­tout main­te­nant que la vente à décou­vert n’est plus auto­ri­sée, ce qui était soit dit en pas­sant une totale absur­dité, car on pou­vait dès lors faire le mar­ché tout seul), et tu demande au contri­buables de casquer.

  12. gravatar.com Paul .ca ip:10
    24 September 2008 @ 21:00

    Merci Henri :) je pen­sais jus­te­ment au “Black Swan”. le lien ?
    Il faut inter­pré­ter son pro­pos avec son contexte et le milieu finan­cier ou il intervient.

    phy­rezo,
    Les singes ne savent pas tout. Quand les mar­chés chutent, tu peux gagner de l’argent avec la vente à décou­vert. Ils ont fermé ven­dredi cette pos­si­bi­lité jusqu’à début octobre pour une enquête sur des rumeurs fausses émises.

  13. gravatar.com phyrezo ip:9
    24 September 2008 @ 21:33

    @Paul

    bien sur d’un point de vu micro, à l’échelle de l’individu, tu peux tirer ton épingle du jeu grâce a la vente a décou­vert, qui je per­siste me semble être une abé­ra­tion pour la finance; mais en macro, les ins­ti­tu­tions finan­cières dans leur ensemble vont perdre du fric.

    Quand j’ai com­men­cer à tra­vailler pour le monde finan­cier, j’ai cher­cher à com­prendre le méca­nisme. Je me suis dit, si dans ce pro­ces­sus de s’échanger des bouts de papiers qq’un gagne de l’argent, for­ce­ment qq’un de l’autre coté en perd. Mais à l’époque (en 2005), ce n’était pas ce que j’observais, quelque-soit la banque les tra­ders tou­chaient des grosses primes. Comme si par le simple fait d’échanger des bout de papiers, il y avait de la valeur créée (comme dans l’industrie).

    C’est la que j’ai com­pris que les mar­chés mon­taient. Donc, qu’on échange son papier ou pas, on pou­vait tous gagner de l’argent, qui cor­res­pon­dait grosso modo, à ce que je com­pre­nais, à la valeur créée par l’économie “réelle”. Du coup tous les tra­ders était content et pou­vais s’acheter des ferrari.

    Seule­ment cet état de grâce ne pou­vait pas durer, et la je me rends compte qu’il y a aussi des moments ou tous perdent de l’argent (bien sur cer­tain hedge fund on peut être réus­sit à pro­fi­ter de la crise et a gagner de l’argent, mais en glo­ba­le­ment ils ont perdu). Seule­ment on ne leur demande pas de rendre la ferrari.

    “Les singes ne savent pas tout“
    Et jen’ai pas réus­sit à véri­fier la source de cette expé­rience. L’idée serait de dire que jus­te­ment, que dans le tra­ding les savoirs, les gam­mas et autres grecs, les VaR et autre pro­duit de Monte Carlo, fina­le­ment ne te sont pas d’une grande aide, et ne change pas les gains moyens.

    Enfin pour reve­nir à la vente à décou­vert, ce prin­cipe m’a tou­jours sem­blé étrange. Quelle est l’idée der­rière vendre quelque chose qu’on pas, a part trans­for­mer la bourse en un énorme jeu de rou­lette.
    Le risque sys­té­mique que je vois, c’est àque tu peux faire le mar­ché dans le sens qui jus­te­ment te conviens.
    A par­tir du moment ou tu n’as pas besoin d’avoir le stock pour vendre, tu peux vendre autant que tu veux (admet­tons que tu sois quand même, mais uni­que­ment limité par ta capa­cité de t’assurer à une chambre de com­pen­sa­tion, mais que tu ai de grosses liqui­di­tés). Il te suf­fit alors de mettre pro­gres­si­ve­ment de gros volume en vente sur le mar­ché, méca­ni­que­ment par la loi de l’offre (deve­nue plus impor­tante de part tes ventes) et de la demande (constante), le mar­ché va se mettre à bais­ser. Et c’est tout benef pour toi… CQFD (je me demande si ce n’est pas la méthode avec laquelle Soros avait fait chu­ter la livre Sterling)

  14. gravatar.com Henri A ip:8
    24 September 2008 @ 22:23

    Je n’ai rien lu de Taleb, à part ce qu’en a dit Thierry.
    Je n’y connais rien en écono­mie et en bourses ( finan­cières ).
    L’intérêt de mon com­men­taire plus haut est que j’ai copié col­ler le truc dans un fil de traders.

  15. gravatar.com Paul .ca ip:10
    24 September 2008 @ 22:29

    @phyrezo
    J’ai failli tra­vaillé à la bourse de Mont­réal comme infor­ma­ti­cien mais j’ai investi en bourse il y a qq années. Je me suis inté­ressé un peu à l’analyse tech­nique et je com­prend ce qu’en dit Taleb. il veut en rela­ti­vi­ser l’intérêt.

    > la vente à décou­vert, ce prin­cipe m’a tou­jours sem­blé étrange

    Oui c’est étrange si on le sort de son contexte. Je t’apprendrai rien en te disant que la bourse c’est de l’investissement mais aussi une pré­vi­sion ou un pari sur la valeur futur. Tu joues à la hausse quand tu pré­vois que ça va mon­ter et à la baisse quand tu pré­vois une baisse. Vu ainsi ça devient logique et utile au mar­ché. Tu disais en sub­stance quand “les gens gagnent c’est que d’autres gens perdent” et de la même manière quand “des gens perdent c’est que d’autres gens gagnent”. C’est loin d’être aussi sim­pliste et méca­nique mais je vou­lais juste indi­quer la réciproque.

    > de mettre pro­gres­si­ve­ment de gros volume en vente sur le marché

    Oui c’est tout un art de gagner sans trop effrayer les autres déten­teurs. Ça me fait pen­ser à la pèche au très gros pois­son. De temps en temps il faut lâcher du leste et repar­tir sans en avoir l’air. A l’usure on va l’avoir. :D

    .…

    pour la com­plexité je suis plu­tôt situé à équi­dis­tance entre ton avis et celui de ce jour­na­liste financier :

    Plus géné­ra­le­ment, des pro­duits deve­nus trop com­plexes pour être com­pris par le mana­ge­ment d’une banque devraient atti­rer l’attention et, en consé­quence, ne plus être uti­li­sés”.
    http://laplumedaliocha.wordpress.com/2008/09/22/quand-la-finance-echappe-aux-financiers-eux-memes/

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