Comment on reconnait un blogueur qui n’a rien à dire ? Il commente l’actualité.
Blague
10 November 2008 / 18 commentaires »
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cinquième pouvoir, politique, technologie... par Thierry Crouzet, expert de rien
10 November 2008 / 18 commentaires »
Cet article a été publié le Monday 10 November 2008 à 8:48 dans la catégorie Brèves. Vous pouvez suivre les commentaires avec le flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire ou faire un trackback depuis votre site.
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Les journalistes sont naïfs. Ils voient un compte Twitter avec des dizaines de milliers de followers et ils s’extasient. Ils font du détenteur du compte une star. Mais ont-ils un peu gratté derrière les apparences ?
Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg.
Je vous rassure, je suis aussi un con. Que faisons-nous ? Nous ne cessons de parler des médias traditionnels et de linker vers eux. Nous leur donnons ainsi un poids démesuré dans l’écosystème du Web.
De plus en plus d’outils cherchent à nous éloigner de notre URL personnel, chez nous quoi, pour nous attirer chez eux. « Visitez dans notre centre commercial, ne restez plus sur votre terrasse à discuter avec vos amis, nous dit-on. Vous n’avez même plus besoin d’aller chez eux, ils viennent aussi. » Super.
Je dois être naïf. Je ne suis pas l’actualité alors je tombe des nues quand, sur Twitter, François Bon attire mon attention vers un article du Monde où j’apprends que la presse en ligne va recevoir 60 millions d’Euros de subvention.
Tout le monde connait les conséquences de la prohibition, elle favorise la violence et ne diminue pas l’usage des biens prohibés.
« Vous êtes tous pourris, vous avez compris ? Vous êtes en état avancé de décomposition. Vous n’existez même pas. » Voici comment je pourrais résumer la pensée de Finkielkraut au sujet du Net après avoir écouté son entretien avec Pierre Lévy organisé par Michel Alberganti sur France Culture.
Richard Stallman, 1985, Le manifeste GNU. Hakim Bey, 1991, TAZ. John Perry Barlow, 1996, Déclaration d’indépendance du cyberspace. McKenzie Wark, 2006, A Hacker Manifesto.
Ce texte, écrit début avril 2009, devait s'intituler Dire non à un monde pour dire oui à d’autres et trouver sa place dans mon prochain livre que j'imaginais initialement comme une narrative nonfiction. Pour reconstituer cette histoire, j'ai interviewé par ordre d'apparition Quitterie Delmas, Jean-Yves de Chaisemartin, Virginie Votier et François Bayrou. Mais, comme souvent quand j'écris, mes projets se transforment et je ne pense pas utiliser cette matière sans mon livre car je veux y traiter de la conscience globale.
quitwitte Facebook et Twitter, bons pour la politique à papa, par @crouzet / http://bit.ly/csal2F
Georglob #Facebook et #Twitter, bons pour la politique à papa http://ow.ly/1oaBO Pas tt à fait d’accord avec @crouzet mais article à lire
10:45 Ecoute jean francois gervais a paris 11 – amateur mais personne ds la sable – vais pouvoir delirer
grebert Débat à Paris 11-Sceaux sur les réseaux sociaux et la politique. Il y a 4 intervenants: 3 PS ! Et @crouzet pour sauver le débat du lénifiant
grebert @crouzet les réseaux sociaux ne permettent pas l’échange d’idées, puisqu’il s’agit de s’intégrer à un groupe en adoptant sa ligne de pensée
15:19 Facebook et Twitter, bons pour la politique à papa ou le Web comme plus grand réseau social http://bit.ly/93qpOu
15:19 @grebert C’était comme tu le dis
nessyduloch RT @crouzet Facebook et Twitter, bons pour la politique à papa ou le Web comme plus grand réseau social http://bit.ly/93qpOu
berkati RT @nessyduloch RT @crouzet Facebook et Twitter,bons pour la politique à papa ou le Web comme plus grand réseau social http://bit.ly/93qpOu
ldupin Tjrs originaux #FF @antoinepic @aviers @Barbayellow @BuzzEdition @crouzet @dagrouik @ElectricGirl @eni_kao @holychic @igalico @kim
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10 November 2008 @ 13:05
Et comment reconnaît-on un blogueur qui n’a VRAIMENT rien à dire ?
Il commente les blogueurs.
Et vraiment vraiment rien à dire ?
Il commente les blogueurs qui commente les blogueurs…
Bref, on peut aller loin :’)
10 November 2008 @ 13:41
Cette raillerie est une facilité pour ne rien dire vous-même, Thierry
10 November 2008 @ 13:47
Je me moque simplement de mon précédent post…
10 November 2008 @ 14:16
Et que dire du super blagueur qui en regroupe des milliers sur un seul et unique site (Cozop)? lol
10 November 2008 @ 14:22
C’est tout le problème de coZop…
10 November 2008 @ 15:07
De fait Cozop est une très bonne idée technique. Le problème c’est la qualité des sources.
Il faudrait juste enlever les blogs qui n’apportent rien de nutritif comme sources.
Et mettre à la place … les médias. En sélectionnant les rubriques intéressantes des médias, celles qui ne tournent pas autour de l’actualité périmée en 4 secondes et demi.
Quand on navigue sur Cozop, ce qu’il y a de plus intéressant ce sont les quelques passages piqués aux médias.
Tout le reste c’est de la paraphrase sentimentale qui fait perdre du temps en tournant 100 fois autour du pot, à de très rares exceptions.
10 November 2008 @ 15:10
Je reconnaitrais ce style parmi 1000!
))
10 November 2008 @ 19:14
“mettre à la place … les médias”
Bof. Ce ne serait pas bcp mieux.
Plutôt mettre à la place le corpus de la littérature et de la science mondiale, et en découvrir chaque jour des fragments.
10 November 2008 @ 20:11
Comment reconnait-on un journaliste d’un carriériste ?
Le carriériste cours dans tous les sens pour dénicher des scoops qui n’existent pas,
alors que le journaliste sait parfois regarder autour de lui et attend que le scoop vienne à lui…
11 November 2008 @ 9:45
“Il faudrait juste enlever les blogs qui n’apportent rien de nutritif comme sources.”
C’est une formule – un best-of fondé sur les auteurs. Qui choisira les auteurs ? Chacun peut avoir son jugement. À l’arrivée, cette idée donne :
* les clubs de blogueurs (lieu-commun, kiwis, etc.) qu’on peut d’ailleurs retrouver sur cozop ;
* le classement wikio ou l’autorité technorati ;
* les agrégateurs par familles (comme la widgetbox modem).
L’autre formule est un best-of fondé sur les contenus. Donc, revenir à l’une des fonctions de base d’un organe de presse : l’édition, la sélection des contenus et le dialogue auteur-éditeur. C’était l’ambition initiale de France démocrate (et sans doute d’agoravox ? mon idée avec FD était qu’une communauté militante donnerait la base, en termes d’engagement et de critères communs, pour mener à bien ce travail d’édition), mais ça marche moyennement.
Les difficultés sont :
1) ça prend du temps (que personne n’est prêt à rémunérer),
2) l’auteur d’un papier n’y voit pas de valeur ajoutée directe – on publie encore comme on jette des bouteilles à la mer – ou pour un cercle de cyber-connaissances – non pour répondre à des critères de qualité qui seraient régis par des tiers – et d’ailleurs, si on le faisait, ça ne rapporterait rien.
Tiens, moi-même, quand je publie sur FD, je publie mes papiers tels quels sans les faire éditer par OG. Ça ne sera sans doute pas évident de passer à cette formule “éditée”. Celle de Vendredi, aussi : on verra si eux y arrivent !
11 November 2008 @ 19:33
Il me semblait que la vertu des blogs était précisément que tout le monde intéressant ou pas, pertinent ou non, nutritif un peu beaucoup, pouvait s’exprimer, et qu’ensuite, l’affaire se jouait entre Darwin et le référencement… Les meilleurs ou les plus costauds survivent. Pourquoi vouloir controler le modèle, de près ou de loin? D’ailleurs parmi les très bons blogs – c-a-d ceux que j’apprécie
, j’en connais qui ne font que ça, commenter l’actualité! et mieux que bien des journalistes!
11 November 2008 @ 19:52
“la vertu des blogs était précisément que …”
Vient un moment où à cette vertu théorique on substitue le choix: lire des choses intéressantes. La vie est courte.
Et pour cela il faut parvenir à une forme de tri parmi la masse d’articles publiés.
L’intérêt de Cozop serait justement qu’autre chose que “le référencement ou Darwin” hiérarchise l’information.
Sinon, quelle différence avec Wikio et autres agrégateurs ?
Comme le dit Frédéric:
“l’une des fonctions de base d’un organe de presse : l’édition, la sélection des contenus”.
Cozop cherche, comme Google, une solution dans le seul algo, automatisé.
(Car, comme le dit Frédéric, le tri humain coûte cher).
La plus grande réussite du Web en termes de production de contenu, Wikipedia, se repose sur l’édition humaine, et non sur un algo automatique.
C’est ce qui en assure la qualité.
Peut-on se passer de l’édition humaine ? sans doute pas, à ce stade, au vu des médiocres résultats des systèmes de tri automatisés.
11 November 2008 @ 20:14
En théorie, on est censé s’identifier pour utiliser correctement cozop.
Une espèce de tri est fait par le lecteur lui-même. L’algo consisterait à prendre en compte ces choix et par analogie en proposer d’autres.
Bon, il se trouve que par feignantise je ne m’identifie presque jamais ( comme d’autres probablement ).
Une misérable idée :
Sur le site cozop, tomber directement sur une espèce de fenêtre laissant le choix suivant , se connecter ou s’enregistrer ou passer directement sur le site.
Avec un peu de chance, des feignasses dans mon genre cliqueront enfin sur “se connecter”.
11 November 2008 @ 20:51
Logiquement une fois que tu es connecté… tu restes connectés, pour peu que tu acceptes les cookies coZop… donc c’est pas la mort.
En non connecté, coZop a pas bcp d’intérêt. Il affiche la moyenne de ce qui se lit.
12 November 2008 @ 0:51
oui, il faut laisser les cookies et éviter de les purger avec un logiciel comme ccleaner ou un outil de confidentialité / sécurité.
Je me souviens d’un exposé il y a 8 ans sur la technologie du portail du web qui doit afficher l’information suivant les gouts et profil du lecteur. Depuis j’ai jamais vu un portail qui donne un résultat satisfaisant.
Sur Allocine, malgré un profil très centré sur la comédie italienne et française il me propose la plupart du temps des blockbuster US, des thrilleurs et des films d’actions pour post-adolescents. Sur Cozop, j’ai un petit historique mais j’ai surtout de la politique française alors que j’ai indiqué Canada comme pays et que j’ai lu peu d’article de ce type.
12 November 2008 @ 7:50
80% des articles soumis à coZop sont politiques, donc ont affiche ce qu’on a. Par ailleurs, on a peu de sources canadiennes… et on ne fait pas encore le tri par pays.
20 November 2008 @ 19:42
Le grand problème est que si bien la publication est rendue presque gratuite… le gratuit, automatiquement, tend vers une valeur nulle, et alors il se fait que chaque jour qui passe l’effort de trier et la possibilité de trouver quelque chose d’utile entre tant de nullités coute plus chèr et garantit moins que le succès fera que le jeu de recherche en vaille la chandelle.
L’information interessante l’est en fonction de son exclusivité… seul ce que n’ont déjà tous les autres à de la valeur comme information. Les infos exclusives qu’on peut trouver “par hasard” ne sont pas assez nombreuses pour faire un metier de leur publication, tout comme personne n’est chercheur d’or amateur aujourd’hui parce que celui qu’on peut trouver par hasard ne suffit pas à nous maintenir pendant qu’on cherche…
Alors, pour stimuler les chercheurs d’information exclusive, il faut remunerer adéquatement le temps qu’ils emploient pour la chercher. Également, pour que quelqu’un d’humain en fasse un boulot de trier les pepites des bonnes nouvelles entre les tonnes de trivialitès qu’il ne coutte presque rien à produire… il faut remunerer adécuatement le temps investit dans la procédure de triage.
Malheureusement, dans le matériel, la compétitivité des marchés libres et non faussées que la plupart aime tant tend vers la réduction des couts d’adquisition et de distribution: les hebdomadaires gratuits, voire les journeaux gratuits.
Et dans le virtuel… et bien, on n’à toujours pas trouvé comment se faire payer quelque chose de virtuelle.
Des temps de Seattle, on croyait que IndyMedia était une grande invention, mais pour ce qui en est de l’information… ce ne fut que se tirer une grande balle dans les deux pieds. Quand on condamne les journalistes à ne pas être capables de se payer leur indépendance avec ce qu’ils gagnent en faisant leur boulot… il ne leur reste qu’un chemin… la reconversion.
Il est temps de faire travailler les cerveaux… avant qu’il n’y ait plus rien à rapporter.
Commentaire à:
Un passant a écrit :
“11 November 2008 @ 19:52
“la vertu des blogs était précisément que …”
Vient un moment où à cette vertu théorique on substitue le choix: lire des choses intéressantes. La vie est courte.
Et pour cela il faut parvenir à une forme de tri parmi la masse d’articles publiés.
L’intérêt de Cozop serait justement qu’autre chose que “le référencement ou Darwin” hiérarchise l’information.
Sinon, quelle différence avec Wikio et autres agrégateurs ?
Comme le dit Frédéric:
“l’une des fonctions de base d’un organe de presse : l’édition, la sélection des contenus”.
Cozop cherche, comme Google, une solution dans le seul algo, automatisé.
(Car, comme le dit Frédéric, le tri humain coûte cher).
La plus grande réussite du Web en termes de production de contenu, Wikipedia, se repose sur l’édition humaine, et non sur un algo automatique.
C’est ce qui en assure la qualité.
Peut-on se passer de l’édition humaine ? sans doute pas, à ce stade, au vu des médiocres résultats des systèmes de tri automatisés.”
21 November 2008 @ 1:43
Remarque très juste, surtout en ce moment.