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	<title>Comments on: Discussion avec un Passant</title>
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	<description>La politique change. Voter n’est plus qu’un engagement parmi d’autres. Dans un monde toujours plus complexe, les partis et les systèmes hiérarchiques pyramidaux n’ont plus leur place. Il faut apprendre à vivre en réseau, à penser global et agir local.</description>
	<lastBuildDate>Tue, 16 Mar 2010 10:54:27 +0000</lastBuildDate>
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		<title>By: phyrezo</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62423</link>
		<dc:creator>phyrezo</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 17:41:02 +0000</pubDate>
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		<description>Au Passant : je n&#039;ai lu que ton premier commentaire, apres ca partais en cacouhete. Mais le premier est interessant, et encore une fois on se retrouve. 

Le but du jeu c&#039;est de construire des systèmes en réseau, à côté des pyramides. Comme l&#039;OpenMoney ne doit pas attendre la fin des monnaies centralisés pour emmergé, autant que l&#039;Internet n&#039;a pas du attendre la chute de la presse écrite, etc... 

La manière dont je comprends le discours de Thierry, ce n&#039;est pas tant de dire qu&#039;il faut détruire les pyramides, mais de pointer leurs limites pour éveiller la  consience des gens et les accompagner dans la transition. Et je ne le vois partir tel Don Quichotte au combat contre la World Bank.

La ou par contre il y a combat, c&#039;est tout ce qui entrave l&#039;émergence du réseau. Et ca la pyramide en est spécialiste: tuer la concurence dans l&#039;oeuf. Au début d&#039;internet, les fournisseur d&#039;accès recevaient la visite des flics toutes les deux semaines, pour arrêter les serveurs.

Une avancée comme celle de l&#039;Auto-entrepreneur est par contre un signal plutot positif, mais encore largement trop timide: quelle difficulté de se mettre à son compte en France !

Alors attention, si l&#039;OpenMoney se diffuse tu va avoir une prise d&#039;arme de la pyramide, parce qu&#039;effectivement cela remets en cause l&#039;autorité pyramidale. 

Des pyramides dans le réseaux pourquoi pas, mais pas une pyramide qui fait obstruction au réseau.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Au Passant : je n&#8217;ai lu que ton premier commentaire, apres ca partais en cacouhete. Mais le premier est interessant, et encore une fois on se retrouve. </p>
<p>Le but du jeu c&#8217;est de construire des systèmes en réseau, à côté des pyramides. Comme l&#8217;OpenMoney ne doit pas attendre la fin des monnaies centralisés pour emmergé, autant que l&#8217;Internet n&#8217;a pas du attendre la chute de la presse écrite, etc&#8230; </p>
<p>La manière dont je comprends le discours de Thierry, ce n&#8217;est pas tant de dire qu&#8217;il faut détruire les pyramides, mais de pointer leurs limites pour éveiller la  consience des gens et les accompagner dans la transition. Et je ne le vois partir tel Don Quichotte au combat contre la World Bank.</p>
<p>La ou par contre il y a combat, c&#8217;est tout ce qui entrave l&#8217;émergence du réseau. Et ca la pyramide en est spécialiste: tuer la concurence dans l&#8217;oeuf. Au début d&#8217;internet, les fournisseur d&#8217;accès recevaient la visite des flics toutes les deux semaines, pour arrêter les serveurs.</p>
<p>Une avancée comme celle de l&#8217;Auto-entrepreneur est par contre un signal plutot positif, mais encore largement trop timide: quelle difficulté de se mettre à son compte en France !</p>
<p>Alors attention, si l&#8217;OpenMoney se diffuse tu va avoir une prise d&#8217;arme de la pyramide, parce qu&#8217;effectivement cela remets en cause l&#8217;autorité pyramidale. </p>
<p>Des pyramides dans le réseaux pourquoi pas, mais pas une pyramide qui fait obstruction au réseau.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Un passant</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62408</link>
		<dc:creator>Un passant</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 05:16:29 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4172#comment-62408</guid>
		<description>Takatukité

Pas un instant tu argumentes sur le fond du sujet.

Tu te contentes d&#039;accuser ton interlocuteur de copier-coller.

ça mène à quoi ? 

Tu ne fais pas avancer d&#039;un poil le sujet.

Tu ressembles à un homme qui, alors qu&#039;on lui parle d&#039;un film, et qu&#039;on lui propose de voir le DVD, crie : &quot;tu l&#039;as volé ton DVD ?&quot;
Et il en reste sur cette accusation sans chercher à voir le film: &quot;tu l&#039;as volé ton DVD ? Je le sais, tu ressembles aux mecs qui volent des DVDs&quot;

Sors de ta parano et de l&#039;ad hominem, et essaie de débattre du fond.

Ton commentaire sur &quot;les sphères mondaines parisiano-politicardes&quot; est tellement ridicule et inapproprié, adressé à un interlocuteur que tu ne connais pas, et qui a passé sa vie à se détourner des salons mondains et des carrières tracées pour vivre en électron libre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Takatukité</p>
<p>Pas un instant tu argumentes sur le fond du sujet.</p>
<p>Tu te contentes d&#8217;accuser ton interlocuteur de copier-coller.</p>
<p>ça mène à quoi ? </p>
<p>Tu ne fais pas avancer d&#8217;un poil le sujet.</p>
<p>Tu ressembles à un homme qui, alors qu&#8217;on lui parle d&#8217;un film, et qu&#8217;on lui propose de voir le DVD, crie : &#8220;tu l&#8217;as volé ton DVD ?&#8221;<br />
Et il en reste sur cette accusation sans chercher à voir le film: &#8220;tu l&#8217;as volé ton DVD ? Je le sais, tu ressembles aux mecs qui volent des DVDs&#8221;</p>
<p>Sors de ta parano et de l&#8217;ad hominem, et essaie de débattre du fond.</p>
<p>Ton commentaire sur &#8220;les sphères mondaines parisiano-politicardes&#8221; est tellement ridicule et inapproprié, adressé à un interlocuteur que tu ne connais pas, et qui a passé sa vie à se détourner des salons mondains et des carrières tracées pour vivre en électron libre.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Takatukité</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62407</link>
		<dc:creator>Takatukité</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 03:25:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4172#comment-62407</guid>
		<description>Apparemment, la lecture de Thomas Mann ne vous à pas beaucoup avancé:
Question de précisions à comprendre, sans doute.

Comien de fois j&#039;ai lu des gens faire des commentaires avec des copiés collés d&#039;idées de personnes qui les ont impressionné. Ces commentaires  polémiques sur les styles, portent invariablement sur des écrivains morts. Ces mêmes commentateurs qu&#039;on retrouve dans des émissions télé pour nous faire la leçon de la culture, alors qu&#039;ils se dédisent d&#039;un écrivain à l&#039;autre parce qu&#039;un documentaliste de leur équipe leur rédige leur fiches.

Ce sont typiquement des gens comme toi qui me font douter de &quot; la culture et des bienfaits du système &quot; par rapport aux théories de gens qui commencent à penser et à réfléchir par eux-mêmes.

Je ne spécule aucunement sur tes sources, vous autres, vous avez tous les mêmes, le parfait &quot;petit manuel de ce qu&#039;il faut connaître pour avoir l&#039;air de penser&quot; dans les sphères mondaines parisiano-politicardes.
Vous décortiquez soigneusement le style des auteurs qu&#039;on vous demande de lire &quot; pour le système &quot; pour être sur de n&#039;avoir loupé aucune critique. Vous avalez les commentaires des commentaires de ces livres dans les magazines aux fonds de commerces promotionnels, alors que l&#039;auteur s&#039;escrime à être le plus clair possible pour amener le lecteur à comprendre ce qu&#039;il écrit.
Vous retrouvez les mêmes situations dans la vie et vous répétez les mêmes erreurs...Et pourtant, ben oui, &quot; c&#039;était dans le bouquin que j&#039;ai lu hier &quot;...
Vous begayez vos systèmes alors que le nombre de livres qui vous disent que ce n&#039;est plus là que vous trouverez quoique ce soit s&#039;ammoncelle dans vos bibliothèques.
Si effectivement tu te trouves près d&#039;un arbre de cons, c&#039;est que tu n&#039;en est pas tombé très loin. Mais c&#039;est bien, ca t&#039;as fait au moins un peu avancé...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Apparemment, la lecture de Thomas Mann ne vous à pas beaucoup avancé:<br />
Question de précisions à comprendre, sans doute.</p>
<p>Comien de fois j&#8217;ai lu des gens faire des commentaires avec des copiés collés d&#8217;idées de personnes qui les ont impressionné. Ces commentaires  polémiques sur les styles, portent invariablement sur des écrivains morts. Ces mêmes commentateurs qu&#8217;on retrouve dans des émissions télé pour nous faire la leçon de la culture, alors qu&#8217;ils se dédisent d&#8217;un écrivain à l&#8217;autre parce qu&#8217;un documentaliste de leur équipe leur rédige leur fiches.</p>
<p>Ce sont typiquement des gens comme toi qui me font douter de &#8221; la culture et des bienfaits du système &#8221; par rapport aux théories de gens qui commencent à penser et à réfléchir par eux-mêmes.</p>
<p>Je ne spécule aucunement sur tes sources, vous autres, vous avez tous les mêmes, le parfait &#8220;petit manuel de ce qu&#8217;il faut connaître pour avoir l&#8217;air de penser&#8221; dans les sphères mondaines parisiano-politicardes.<br />
Vous décortiquez soigneusement le style des auteurs qu&#8217;on vous demande de lire &#8221; pour le système &#8221; pour être sur de n&#8217;avoir loupé aucune critique. Vous avalez les commentaires des commentaires de ces livres dans les magazines aux fonds de commerces promotionnels, alors que l&#8217;auteur s&#8217;escrime à être le plus clair possible pour amener le lecteur à comprendre ce qu&#8217;il écrit.<br />
Vous retrouvez les mêmes situations dans la vie et vous répétez les mêmes erreurs&#8230;Et pourtant, ben oui, &#8221; c&#8217;était dans le bouquin que j&#8217;ai lu hier &#8220;&#8230;<br />
Vous begayez vos systèmes alors que le nombre de livres qui vous disent que ce n&#8217;est plus là que vous trouverez quoique ce soit s&#8217;ammoncelle dans vos bibliothèques.<br />
Si effectivement tu te trouves près d&#8217;un arbre de cons, c&#8217;est que tu n&#8217;en est pas tombé très loin. Mais c&#8217;est bien, ca t&#8217;as fait au moins un peu avancé&#8230;</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Passant - suite</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62406</link>
		<dc:creator>Passant - suite</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 03:21:11 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4172#comment-62406</guid>
		<description>Puisque Takatukité aime les bouquins, 

voici un extrait assez intéressant sur la considération a priori paradoxale qu&#039;Adorno porte à Spengler:

-----------------------------------------------

Michael Löwy
&quot;Ernst Bloch &amp; Theodor Adorno : lumières du romantisme&quot;


&quot;(Pour Adorno,) l’oubli dans lequel est tombé après sa mort l’auteur de La Décadence de l’Occident (Spengler) ne se justifie pas : 

« Spengler n’a pas trouvé d’adversaire à sa taille : l’oubli ressemble à une dérobade » ; 

si l’on examine les critiques jusqu’à 1922 on se rend compte 

« à quel point l’esprit allemand échoua devant un adversaire qui semblait concentrer en lui la force historique du passé ». 

L’acuité intellectuelle de Spengler lui a permis de deviner 

« l’ambiguïté des Lumières à l’époque de la domination universelle ». 

Ses «pronostics spécifiques sont tout aussi étonnants » : 

que ce soit au sujet de l’art, de la presse, de la guerre, de l’économie, le cours des événements 

« correspond assez nettement au pronostic de Spengler »

Quoi qu’on puisse penser de cette surprenante sur-evaluation de Spengler (et, parallèlement, de l’excessive dé-valuation (de Huxley), 

il est évident qu’Adorno prend au sérieux ce type de critique romantique des idéologies conformistes du progrès – sans nullement accepter ses prémisses anti-illuministes rétrogrades et conservatrices.

En dernière analyse, Adorno se situe plutôt sur le terrain d’une critique interne de l’Aufklärung que sur celui du romantisme.&quot;



-----------------------------------------------



Ce qui est intéressant dans cette attitude d&#039;Adorno, c&#039;est qu&#039;il ne méprise pas a priori les analyses de Spengler, au nom de son manque de rigueur scientifique, comme fait Musil.

Musil se gausse de Spengler et ne le prend pas au sérieux. Il démontre sa fausseté.

&quot;Manque de rigueur&quot;. On croirait entendre Henri ou Paul.


Adorno, à l&#039;inverse, prend en considération la force des intuitions de Spengler, et perçoit leur poids politique. 

Adorno ne s&#039;arrête pas à une critique de la méthode de Spengler, il cherche à voir si, peu importe sa méthode analogique, Spengler dit des choses qui aident à comprendre le monde.

Son attitude critique est beaucoup plus riche intellectuellement que celle de la gausserie méprisante.


Et il est clair que Kraus ou Musil n&#039;ont pas su répondre intellectuellement à ce qui se jouait à l&#039;époque, et qui a débouché sur le nazisme.

Leur mépris intellectuel pour Spengler a été un obstacle à la formulation d&#039;une réponse adaptée.


-------

Pour terminer sur une analogie, la critique de Spengler par Musil ressemble à la critique du Front National par la gauche française: elle échoue, parce qu&#039;elle est trop frontale et méprisante.

A l&#039;inverse, Sarkozy a réussi à vaincre le Front National, non pas en s&#039;opposant directement à lui, mais en aspirant quelques symboles (sans grand danger pour la société), le vidant ainsi de son énergie vitale.

Là où la gauche s&#039;opposait intellectuellement au Front National, sans réussir, Sarkozy l&#039;a détruit biologiquement, par siphonnage des fluides.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Puisque Takatukité aime les bouquins, </p>
<p>voici un extrait assez intéressant sur la considération a priori paradoxale qu&#8217;Adorno porte à Spengler:</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Michael Löwy<br />
&#8220;Ernst Bloch &amp; Theodor Adorno : lumières du romantisme&#8221;</p>
<p>&#8220;(Pour Adorno,) l’oubli dans lequel est tombé après sa mort l’auteur de La Décadence de l’Occident (Spengler) ne se justifie pas : </p>
<p>« Spengler n’a pas trouvé d’adversaire à sa taille : l’oubli ressemble à une dérobade » ; </p>
<p>si l’on examine les critiques jusqu’à 1922 on se rend compte </p>
<p>« à quel point l’esprit allemand échoua devant un adversaire qui semblait concentrer en lui la force historique du passé ». </p>
<p>L’acuité intellectuelle de Spengler lui a permis de deviner </p>
<p>« l’ambiguïté des Lumières à l’époque de la domination universelle ». </p>
<p>Ses «pronostics spécifiques sont tout aussi étonnants » : </p>
<p>que ce soit au sujet de l’art, de la presse, de la guerre, de l’économie, le cours des événements </p>
<p>« correspond assez nettement au pronostic de Spengler »</p>
<p>Quoi qu’on puisse penser de cette surprenante sur-evaluation de Spengler (et, parallèlement, de l’excessive dé-valuation (de Huxley), </p>
<p>il est évident qu’Adorno prend au sérieux ce type de critique romantique des idéologies conformistes du progrès – sans nullement accepter ses prémisses anti-illuministes rétrogrades et conservatrices.</p>
<p>En dernière analyse, Adorno se situe plutôt sur le terrain d’une critique interne de l’Aufklärung que sur celui du romantisme.&#8221;</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Ce qui est intéressant dans cette attitude d&#8217;Adorno, c&#8217;est qu&#8217;il ne méprise pas a priori les analyses de Spengler, au nom de son manque de rigueur scientifique, comme fait Musil.</p>
<p>Musil se gausse de Spengler et ne le prend pas au sérieux. Il démontre sa fausseté.</p>
<p>&#8220;Manque de rigueur&#8221;. On croirait entendre Henri ou Paul.</p>
<p>Adorno, à l&#8217;inverse, prend en considération la force des intuitions de Spengler, et perçoit leur poids politique. </p>
<p>Adorno ne s&#8217;arrête pas à une critique de la méthode de Spengler, il cherche à voir si, peu importe sa méthode analogique, Spengler dit des choses qui aident à comprendre le monde.</p>
<p>Son attitude critique est beaucoup plus riche intellectuellement que celle de la gausserie méprisante.</p>
<p>Et il est clair que Kraus ou Musil n&#8217;ont pas su répondre intellectuellement à ce qui se jouait à l&#8217;époque, et qui a débouché sur le nazisme.</p>
<p>Leur mépris intellectuel pour Spengler a été un obstacle à la formulation d&#8217;une réponse adaptée.</p>
<p>&#8212;&#8212;-</p>
<p>Pour terminer sur une analogie, la critique de Spengler par Musil ressemble à la critique du Front National par la gauche française: elle échoue, parce qu&#8217;elle est trop frontale et méprisante.</p>
<p>A l&#8217;inverse, Sarkozy a réussi à vaincre le Front National, non pas en s&#8217;opposant directement à lui, mais en aspirant quelques symboles (sans grand danger pour la société), le vidant ainsi de son énergie vitale.</p>
<p>Là où la gauche s&#8217;opposait intellectuellement au Front National, sans réussir, Sarkozy l&#8217;a détruit biologiquement, par siphonnage des fluides.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Passant (suite)</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62405</link>
		<dc:creator>Passant (suite)</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 03:17:43 +0000</pubDate>
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		<description>Puisque Takatukité aime les bouquins, voici un extrait assez intéressant sur la considération a priori paradoxale qu&#039;Adorno porte à Spengler:

-----------------------------------------------

Michael Löwy
&quot;Ernst Bloch &amp; Theodor Adorno : lumières du romantisme&quot;


&quot;(Pour Adorno,) l’oubli dans lequel est tombé après sa mort l’auteur de La Décadence de l’Occident (Spengler) ne se justifie pas : 

« Spengler n’a pas trouvé d’adversaire à sa taille : l’oubli ressemble à une dérobade » ; 

si l’on examine les critiques jusqu’à 1922 on se rend compte 

« à quel point l’esprit allemand échoua devant un adversaire qui semblait concentrer en lui la force historique du passé ». 

L’acuité intellectuelle de Spengler lui a permis de deviner 

« l’ambiguïté des Lumières à l’époque de la domination universelle ». 

Ses «pronostics spécifiques sont tout aussi étonnants » : 

que ce soit au sujet de l’art, de la presse, de la guerre, de l’économie, le cours des événements 

« correspond assez nettement au pronostic de Spengler »

Quoi qu’on puisse penser de cette surprenante sur-evaluation de Spengler (et, parallèlement, de l’excessive dé-valuation (de Huxley), 

il est évident qu’Adorno prend au sérieux ce type de critique romantique des idéologies conformistes du progrès – sans nullement accepter ses prémisses anti-illuministes rétrogrades et conservatrices.

En dernière analyse, Adorno se situe plutôt sur le terrain d’une critique interne de l’Aufklärung que sur celui du romantisme.&quot;



-----------------------------------------------



Ce qui est intéressant dans cette attitude d&#039;Adorno, c&#039;est qu&#039;il ne méprise pas a priori les analyses de Spengler, au nom de son manque de rigueur scientifique, comme fait Musil.

Musil se gausse de Spengler et ne le prend pas au sérieux. Il démontre sa fausseté.

&quot;Manque de rigueur&quot;. On croirait entendre Henri ou Paul.


Adorno, à l&#039;inverse, prend en considération la force des intuitions de Spengler, et perçoit leur poids politique. 

Adorno ne s&#039;arrête pas à une critique de la méthode de Spengler, il cherche à voir si, peu importe sa méthode analogique, Spengler dit des choses qui aident à comprendre le monde.

Son attitude critique est beaucoup plus riche intellectuellement que celle de la gausserie méprisante.


Et il est clair que Kraus ou Musil n&#039;ont pas su répondre intellectuellement à ce qui se jouait à l&#039;époque, et qui a débouché sur le nazisme.

Leur mépris intellectuel pour Spengler a été un obstacle à la formulation d&#039;une réponse adaptée.


-------

Pour terminer sur une analogie, la critique de Spengler par Musil ressemble à la critique du Front National par la gauche française: elle échoue, parce qu&#039;elle est trop frontale et méprisante.

A l&#039;inverse, Sarkozy a réussi à vaincre le Front National, non pas en s&#039;opposant directement à lui, mais en aspirant quelques symboles (sans grand danger pour la société), le vidant ainsi de son énergie vitale.

Là où la gauche s&#039;opposait intellectuellement au Front National, sans réussir, Sarkozy l&#039;a détruit biologiquement, par siphonnage des fluides.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Puisque Takatukité aime les bouquins, voici un extrait assez intéressant sur la considération a priori paradoxale qu&#8217;Adorno porte à Spengler:</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Michael Löwy<br />
&#8220;Ernst Bloch &amp; Theodor Adorno : lumières du romantisme&#8221;</p>
<p>&#8220;(Pour Adorno,) l’oubli dans lequel est tombé après sa mort l’auteur de La Décadence de l’Occident (Spengler) ne se justifie pas : </p>
<p>« Spengler n’a pas trouvé d’adversaire à sa taille : l’oubli ressemble à une dérobade » ; </p>
<p>si l’on examine les critiques jusqu’à 1922 on se rend compte </p>
<p>« à quel point l’esprit allemand échoua devant un adversaire qui semblait concentrer en lui la force historique du passé ». </p>
<p>L’acuité intellectuelle de Spengler lui a permis de deviner </p>
<p>« l’ambiguïté des Lumières à l’époque de la domination universelle ». </p>
<p>Ses «pronostics spécifiques sont tout aussi étonnants » : </p>
<p>que ce soit au sujet de l’art, de la presse, de la guerre, de l’économie, le cours des événements </p>
<p>« correspond assez nettement au pronostic de Spengler »</p>
<p>Quoi qu’on puisse penser de cette surprenante sur-evaluation de Spengler (et, parallèlement, de l’excessive dé-valuation (de Huxley), </p>
<p>il est évident qu’Adorno prend au sérieux ce type de critique romantique des idéologies conformistes du progrès – sans nullement accepter ses prémisses anti-illuministes rétrogrades et conservatrices.</p>
<p>En dernière analyse, Adorno se situe plutôt sur le terrain d’une critique interne de l’Aufklärung que sur celui du romantisme.&#8221;</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>
<p>Ce qui est intéressant dans cette attitude d&#8217;Adorno, c&#8217;est qu&#8217;il ne méprise pas a priori les analyses de Spengler, au nom de son manque de rigueur scientifique, comme fait Musil.</p>
<p>Musil se gausse de Spengler et ne le prend pas au sérieux. Il démontre sa fausseté.</p>
<p>&#8220;Manque de rigueur&#8221;. On croirait entendre Henri ou Paul.</p>
<p>Adorno, à l&#8217;inverse, prend en considération la force des intuitions de Spengler, et perçoit leur poids politique. </p>
<p>Adorno ne s&#8217;arrête pas à une critique de la méthode de Spengler, il cherche à voir si, peu importe sa méthode analogique, Spengler dit des choses qui aident à comprendre le monde.</p>
<p>Son attitude critique est beaucoup plus riche intellectuellement que celle de la gausserie méprisante.</p>
<p>Et il est clair que Kraus ou Musil n&#8217;ont pas su répondre intellectuellement à ce qui se jouait à l&#8217;époque, et qui a débouché sur le nazisme.</p>
<p>Leur mépris intellectuel pour Spengler a été un obstacle à la formulation d&#8217;une réponse adaptée.</p>
<p>&#8212;&#8212;-</p>
<p>Pour terminer sur une analogie, la critique de Spengler par Musil ressemble à la critique du Front National par la gauche française: elle échoue, parce qu&#8217;elle est trop frontale et méprisante.</p>
<p>A l&#8217;inverse, Sarkozy a réussi à vaincre le Front National, non pas en s&#8217;opposant directement à lui, mais en aspirant quelques symboles (sans grand danger pour la société), le vidant ainsi de son énergie vitale.</p>
<p>Là où la gauche s&#8217;opposait intellectuellement au Front National, sans réussir, Sarkozy l&#8217;a détruit biologiquement, par siphonnage des fluides.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Un passant</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62404</link>
		<dc:creator>Un passant</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 02:23:12 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4172#comment-62404</guid>
		<description>&quot;Takatukité&quot; tu es ce qu&#039;il y a de plus misérable.
Tu n&#039;apportes jamais aucune argumentation, tu cherches juste à dénigrer les personnes.

Ce genre de phrase:

&quot;il le recopie sans doute d’un bouquin&quot;

combien de fois je l&#039;ai entendue dans la bouche de gens qui n&#039;avaient jamais rien à dire, qui n&#039;étaient jamais capables de mener aucune argumentation, et qui en définitive en arrivaient à des arguties de ce style. 

Ce sont typiquement les gens comme toi qui me font douter des théories de Thierry.

Quand on voit la masse de cons qu&#039;il y a sur Terre, on se dit que si notre système reste viable malgré eux, c&#039;est qu&#039;il est très très bien foutu. 

Lis Thomas Mann au lieu de spéculer sur mes sources avec a priori persifleur.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Takatukité&#8221; tu es ce qu&#8217;il y a de plus misérable.<br />
Tu n&#8217;apportes jamais aucune argumentation, tu cherches juste à dénigrer les personnes.</p>
<p>Ce genre de phrase:</p>
<p>&#8220;il le recopie sans doute d’un bouquin&#8221;</p>
<p>combien de fois je l&#8217;ai entendue dans la bouche de gens qui n&#8217;avaient jamais rien à dire, qui n&#8217;étaient jamais capables de mener aucune argumentation, et qui en définitive en arrivaient à des arguties de ce style. </p>
<p>Ce sont typiquement les gens comme toi qui me font douter des théories de Thierry.</p>
<p>Quand on voit la masse de cons qu&#8217;il y a sur Terre, on se dit que si notre système reste viable malgré eux, c&#8217;est qu&#8217;il est très très bien foutu. </p>
<p>Lis Thomas Mann au lieu de spéculer sur mes sources avec a priori persifleur.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Takatukité</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62403</link>
		<dc:creator>Takatukité</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Dec 2008 02:01:03 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4172#comment-62403</guid>
		<description>&quot; la précision n&#039;existe pas&quot; :
Comprenez ici que le manque de précision peut aussi déraper sur la perception du monde de cet homme là... Il y a là comme un petit &quot;carrefour d&#039;Hanoï&quot; qui devra très rapidement  s&#039; autoréguler  ;-)

Lorsqu&#039;il écrit : &quot; Thomas Mann ne critique pas a priori le principe des analogies, mais la façon dont elles sont conduites par Spengler, avec un esprit pessimiste et misanthrope. &quot; il le recopie sans doute d&#039;un bouquin parce que le mot &quot;analogie&quot; était dans la phrase qu&#039;il a repiquée, mais pour lui, cela veut probablement aussi bien dire le contraire.

Tout dépendra si c&#039;est Thomas Mann ou Spengler qui se retrouve en face de lui. Si aucun des deux ne trouvent cette remarque intelligente, ce n&#039;est que là qu&#039;il se souviendra, comme par magie, de l&#039;auteur de ce commentaire.
:-)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8221; la précision n&#8217;existe pas&#8221; :<br />
Comprenez ici que le manque de précision peut aussi déraper sur la perception du monde de cet homme là&#8230; Il y a là comme un petit &#8220;carrefour d&#8217;Hanoï&#8221; qui devra très rapidement  s&#8217; autoréguler  <img src='http://blog.tcrouzet.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Lorsqu&#8217;il écrit : &#8221; Thomas Mann ne critique pas a priori le principe des analogies, mais la façon dont elles sont conduites par Spengler, avec un esprit pessimiste et misanthrope. &#8221; il le recopie sans doute d&#8217;un bouquin parce que le mot &#8220;analogie&#8221; était dans la phrase qu&#8217;il a repiquée, mais pour lui, cela veut probablement aussi bien dire le contraire.</p>
<p>Tout dépendra si c&#8217;est Thomas Mann ou Spengler qui se retrouve en face de lui. Si aucun des deux ne trouvent cette remarque intelligente, ce n&#8217;est que là qu&#8217;il se souviendra, comme par magie, de l&#8217;auteur de ce commentaire.<br />
 <img src='http://blog.tcrouzet.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Un passant</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62401</link>
		<dc:creator>Un passant</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2008 22:29:21 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4172#comment-62401</guid>
		<description>Sans U, fatigant, pour l&#039;adjectif.

C&#039;est pas une question de pisser le plus loin, c&#039;est une question de philosophie castratrice à force de récuser les analogies et les imprécisions. La précision n&#039;existe pas. Un mot n&#039;est pas quelque de précis. N&#039;importe quel mot est déjà un gouffre d&#039;analogies. Il comprend tout le flou de ses usages divers.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Sans U, fatigant, pour l&#8217;adjectif.</p>
<p>C&#8217;est pas une question de pisser le plus loin, c&#8217;est une question de philosophie castratrice à force de récuser les analogies et les imprécisions. La précision n&#8217;existe pas. Un mot n&#8217;est pas quelque de précis. N&#8217;importe quel mot est déjà un gouffre d&#8217;analogies. Il comprend tout le flou de ses usages divers.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Henri A</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62400</link>
		<dc:creator>Henri A</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2008 21:46:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4172#comment-62400</guid>
		<description>Le passant :
J&#039;ai passé l&#039;age de jouer à celui qui pisse le plus loin.
Tu es fatiguant.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le passant :<br />
J&#8217;ai passé l&#8217;age de jouer à celui qui pisse le plus loin.<br />
Tu es fatiguant.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Un passant</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2008/12/13/discussion-avec-un-passant/comment-page-1/#comment-62398</link>
		<dc:creator>Un passant</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Dec 2008 21:14:14 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4172#comment-62398</guid>
		<description>Le problème de Spengler n&#039;est pas qu&#039;il use de l&#039;analogie en mêlant des tonnes de données diverses. 
Mais qu&#039;il parte d&#039;une vision pessimiste et anti-moderniste du monde.
Il trouve ce qu&#039;il cherche, et ce qu&#039;il cherche est négatif.

Thomas Mann a mieux perçu le cas Spengler, que n&#039;a fait Musil. Musil tombe sur la méthode de Spengler, avec un esprit de caricature qui ne mène à rien.

Thomas Mann ne critique pas a priori le principe des analogies, mais la façon dont elles sont conduites par Spengler, avec un esprit pessimiste et misanthrope.

Thomas Mann critique l&#039;idée de départ pessimiste et les conclusions de Spengler, mais il a du respect pour le côté épopée et stimulant du brassage des données culturelles. 

C&#039;est trop facile de se gloser du mélange des données en taxant quelqu&#039;un de dilettante. 

Adorno est également plus fin que Musil, dans son jugement des failles de Spengler.

Pour ce qui est de la méthode analogique, Proust manie l&#039;analogie tout azimut, et il ne dit pas de conneries par ce biais.

Montaigne mélange des tonnes de données, passe son temps à faire des analogies, et il ne dit pas de conneries.

Henri dit des trucs précis, mais on ne voit pas où ça mène. ça fait cul-de-sac.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le problème de Spengler n&#8217;est pas qu&#8217;il use de l&#8217;analogie en mêlant des tonnes de données diverses.<br />
Mais qu&#8217;il parte d&#8217;une vision pessimiste et anti-moderniste du monde.<br />
Il trouve ce qu&#8217;il cherche, et ce qu&#8217;il cherche est négatif.</p>
<p>Thomas Mann a mieux perçu le cas Spengler, que n&#8217;a fait Musil. Musil tombe sur la méthode de Spengler, avec un esprit de caricature qui ne mène à rien.</p>
<p>Thomas Mann ne critique pas a priori le principe des analogies, mais la façon dont elles sont conduites par Spengler, avec un esprit pessimiste et misanthrope.</p>
<p>Thomas Mann critique l&#8217;idée de départ pessimiste et les conclusions de Spengler, mais il a du respect pour le côté épopée et stimulant du brassage des données culturelles. </p>
<p>C&#8217;est trop facile de se gloser du mélange des données en taxant quelqu&#8217;un de dilettante. </p>
<p>Adorno est également plus fin que Musil, dans son jugement des failles de Spengler.</p>
<p>Pour ce qui est de la méthode analogique, Proust manie l&#8217;analogie tout azimut, et il ne dit pas de conneries par ce biais.</p>
<p>Montaigne mélange des tonnes de données, passe son temps à faire des analogies, et il ne dit pas de conneries.</p>
<p>Henri dit des trucs précis, mais on ne voit pas où ça mène. ça fait cul-de-sac.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
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