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	<title>Comments on: Narrative nonfiction</title>
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	<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/</link>
	<description>La politique change. Voter n’est plus qu’un engagement parmi d’autres. Dans un monde toujours plus complexe, les partis et les systèmes hiérarchiques pyramidaux n’ont plus leur place. Il faut apprendre à vivre en réseau, à penser global et agir local.</description>
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		<title>By: Henri A</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63602</link>
		<dc:creator>Henri A</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2009 12:09:39 +0000</pubDate>
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		<description>En parlant de création dans tous les sens du terme : 
Ce soir et demain à partir de 20h se déroulera ce truc -&gt;
http://stagedereal3.ning.com/
La dessus :
http://www.protopage.com/stagedereal#Untitled/Panneau_g%C3%A9n%C3%A9ral</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En parlant de création dans tous les sens du terme :<br />
Ce soir et demain à partir de 20h se déroulera ce truc -&gt;<br />
<a href="http://stagedereal3.ning.com/" rel="nofollow">http://stagedereal3.ning.com/</a><br />
La dessus :<br />
<a href="http://www.protopage.com/stagedereal#Untitled/Panneau_g%C3%A9n%C3%A9ral" rel="nofollow">http://www.protopage.com/stagedereal#Untitled/Panneau_g%C3%A9n%C3%A9ral</a></p>
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	<item>
		<title>By: Thierry Crouzet</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63590</link>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 07:48:17 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4954#comment-63590</guid>
		<description>J&#039;ai pas l&#039;intention de proposer IHL à un autre éditeur dans l&#039;immédiat. Je sais que seul un éditeur qui m&#039;édite par ailleurs pourra peut-être un jour avoir envie de sortir ce texte. Je connais trop bien leur métier et le marché. Je discute sur d&#039;autres idées en ce moment. J&#039;ai envie de commencer un truc et de le boucler, et de faire ça vite, genre Boom que j&#039;évoquais et dont je viens de construire un plan détaillé.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai pas l&#8217;intention de proposer IHL à un autre éditeur dans l&#8217;immédiat. Je sais que seul un éditeur qui m&#8217;édite par ailleurs pourra peut-être un jour avoir envie de sortir ce texte. Je connais trop bien leur métier et le marché. Je discute sur d&#8217;autres idées en ce moment. J&#8217;ai envie de commencer un truc et de le boucler, et de faire ça vite, genre Boom que j&#8217;évoquais et dont je viens de construire un plan détaillé.</p>
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	<item>
		<title>By: Nouv</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63589</link>
		<dc:creator>Nouv</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 07:37:47 +0000</pubDate>
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		<description>&quot;Proust a été jugé trop dense au début&quot;

Oui et il n&#039;a pas trouvé d&#039;éditeur. Publié à compte d&#039;auteur.

Et pratiquement tous les éditeurs reconnaissent encore aujourd&#039;hui qu&#039;ils ne publieraient pas Proust, si le livre arrivait comme ça chez eux en manuscrit.
Trop dense. Il y a une vraie construction dramatique, mais il reste la densité qui bloque.

On ne débat pas ici de la qualité d&#039;une oeuvre, mais de sa publication chez un éditeur.

Donc si tu n&#039;es pas soucieux d&#039;avoir bcp de lecteurs rapidement, il n&#039;y a aucun problème là-dessus. Mais l&#039;éditeur s&#039;en soucie davantage.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Proust a été jugé trop dense au début&#8221;</p>
<p>Oui et il n&#8217;a pas trouvé d&#8217;éditeur. Publié à compte d&#8217;auteur.</p>
<p>Et pratiquement tous les éditeurs reconnaissent encore aujourd&#8217;hui qu&#8217;ils ne publieraient pas Proust, si le livre arrivait comme ça chez eux en manuscrit.<br />
Trop dense. Il y a une vraie construction dramatique, mais il reste la densité qui bloque.</p>
<p>On ne débat pas ici de la qualité d&#8217;une oeuvre, mais de sa publication chez un éditeur.</p>
<p>Donc si tu n&#8217;es pas soucieux d&#8217;avoir bcp de lecteurs rapidement, il n&#8217;y a aucun problème là-dessus. Mais l&#8217;éditeur s&#8217;en soucie davantage.</p>
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	<item>
		<title>By: Un ancien</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63585</link>
		<dc:creator>Un ancien</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 07:13:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4954#comment-63585</guid>
		<description>Superbe émission sur la poésie en ce moment sur Public Sénat, bibliothèque Médicis, avec Podalydès (remarquable lecteur de Céline et de Proust), émission d&#039;Elkabbach.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Superbe émission sur la poésie en ce moment sur Public Sénat, bibliothèque Médicis, avec Podalydès (remarquable lecteur de Céline et de Proust), émission d&#8217;Elkabbach.</p>
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	<item>
		<title>By: Thierry Crouzet</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63584</link>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 07:13:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4954#comment-63584</guid>
		<description>Je te rappelle que Proust a été jugé trop dense au début... et que Proust n&#039;est dramatique que pour les gens qui l&#039;ont déjà lu une fois (si ce n’est plusieurs fois). La première fois que j&#039;ai essayé de le lire, les premières fois, j&#039;étais totalement submergé. Et j&#039;ai l&#039;impression que c&#039;est comme ça pour beaucoup de lecteurs. Après tu entres et tout s&#039;éclaire, mais ça demande une initiation.

Idem pour tous les grands livres. Le suspens, la tension, tous les auteurs cherchent à l&#039;introduire et je n&#039;ai pas l&#039;impression de faire autrement, seulement je l&#039;a place où ça m&#039;intéresse (mon livre est plus que construit...). Dans le twiller, c&#039;est amusant de créer des surprises et des retournements, d’opposer les gentils et les méchants, mais je n&#039;ai pas cherché à faire ça dans Ératosthène car mon suspens est ailleurs que dans l&#039;action (et en plus les méchants vont arriver).

Sur les textes courts et les textes longs, ta théorie ne tient pas. Si tu te contentes de textes courts, tu n’approfondis pas, tu n’entres pas dans la matière... Il y a des sujets qui demandent de la longueur... après tu peux en parler par fragments mais pas avant d&#039;avoir exploré dans une longueur construite.

Dire que les gens ne lisent plus de textes longs est en plus une connerie. Les livres se vendent pas moins qu’avant et même plutôt plus. Ok, ce n’est peut-être pas Proust mais ça n’est pas nouveau. Flaubert se lamentait là-dessus déjà. Les ebooks vont réintroduire la longueur que le web avait un peu écartée en plus.

Ce qui m’importe en tant qu’auteur c’est que de temps à autres des gens viennent me voir et me disent qu’en lisant mes livres j’ai entre-ouvert pour eux une petite porte. Parce c’est à ça que mes livres ont servi pour moi. Je n’ai pas besoin que mes lecteurs soient des millions pour qu’ils m’encouragent et que je poursuive sur cette voix. Si un jour je trouve une serrure qui, en même temps qu’elle me correspond, correspond à beaucoup de gens, je ne serai pas mécontent, mais ça ne changera rien à la nature de ce que j’écris.

Ceux qu’on appelle les classiques ont souvent eu de leur vivant bien moins de lecteurs que n’importe quel auteur d’aujourd’hui, même ceux qui vendent peu. Et avec mes chiffres de vente actuels, je ne suis même pas rangé dans ceux qui vendent peu. La  plupart de livres qui sortent ne se vendent même pas.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je te rappelle que Proust a été jugé trop dense au début&#8230; et que Proust n&#8217;est dramatique que pour les gens qui l&#8217;ont déjà lu une fois (si ce n’est plusieurs fois). La première fois que j&#8217;ai essayé de le lire, les premières fois, j&#8217;étais totalement submergé. Et j&#8217;ai l&#8217;impression que c&#8217;est comme ça pour beaucoup de lecteurs. Après tu entres et tout s&#8217;éclaire, mais ça demande une initiation.</p>
<p>Idem pour tous les grands livres. Le suspens, la tension, tous les auteurs cherchent à l&#8217;introduire et je n&#8217;ai pas l&#8217;impression de faire autrement, seulement je l&#8217;a place où ça m&#8217;intéresse (mon livre est plus que construit&#8230;). Dans le twiller, c&#8217;est amusant de créer des surprises et des retournements, d’opposer les gentils et les méchants, mais je n&#8217;ai pas cherché à faire ça dans Ératosthène car mon suspens est ailleurs que dans l&#8217;action (et en plus les méchants vont arriver).</p>
<p>Sur les textes courts et les textes longs, ta théorie ne tient pas. Si tu te contentes de textes courts, tu n’approfondis pas, tu n’entres pas dans la matière&#8230; Il y a des sujets qui demandent de la longueur&#8230; après tu peux en parler par fragments mais pas avant d&#8217;avoir exploré dans une longueur construite.</p>
<p>Dire que les gens ne lisent plus de textes longs est en plus une connerie. Les livres se vendent pas moins qu’avant et même plutôt plus. Ok, ce n’est peut-être pas Proust mais ça n’est pas nouveau. Flaubert se lamentait là-dessus déjà. Les ebooks vont réintroduire la longueur que le web avait un peu écartée en plus.</p>
<p>Ce qui m’importe en tant qu’auteur c’est que de temps à autres des gens viennent me voir et me disent qu’en lisant mes livres j’ai entre-ouvert pour eux une petite porte. Parce c’est à ça que mes livres ont servi pour moi. Je n’ai pas besoin que mes lecteurs soient des millions pour qu’ils m’encouragent et que je poursuive sur cette voix. Si un jour je trouve une serrure qui, en même temps qu’elle me correspond, correspond à beaucoup de gens, je ne serai pas mécontent, mais ça ne changera rien à la nature de ce que j’écris.</p>
<p>Ceux qu’on appelle les classiques ont souvent eu de leur vivant bien moins de lecteurs que n’importe quel auteur d’aujourd’hui, même ceux qui vendent peu. Et avec mes chiffres de vente actuels, je ne suis même pas rangé dans ceux qui vendent peu. La  plupart de livres qui sortent ne se vendent même pas.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Nouveau</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63583</link>
		<dc:creator>Nouveau</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 02:23:01 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4954#comment-63583</guid>
		<description>(PS

Le vrai problème de la littérature, c&#039;est qu&#039;on écrit par fragments, mais on demande au lecteur de nous lire en tant que somme.

Il faut 300 jours ou plus pour écrire un livre.

On écrit une page petit à petit. On peut être dense alors, l&#039;attention est focalisée, pas noyée.

Mais personne lit en 300 jours, on veut lire en quelques jours. 

Et la force d&#039;attention n&#039;est pas du tout la même, quand on lit une page par jour, ou 50.

D&#039;un coup le lecteur se retrouve noyé avec 50 pages à lire en une fois, très denses.

C&#039;est pour ça que les règles dramatiques sont inventées: maintenir l&#039;attention du lecteur sur un long récit, sans l&#039;épuiser, sans que ce soit trop dense. En évitant l&#039;accumulation de détails. En tendant d&#039;un point A à un point Z.


C&#039;est d&#039;ailleurs le même problème pour un commentaire dans un blog.

Quand on écrit, on prend son temps, on est concentré sur ce qu&#039;on dit, on peut écrire une page facile.
Mais le lecteur qui débarque, il n&#039;a pas le temps de lire tout ça. Alors il lit en diagonale et c&#039;est indigeste.

Se passer de techniques dramatiques, c&#039;est vraiment casse-gueule, car on n&#039;est pas dans le rythme du lecteur, quand on écrit. On devient trop dense.)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>(PS</p>
<p>Le vrai problème de la littérature, c&#8217;est qu&#8217;on écrit par fragments, mais on demande au lecteur de nous lire en tant que somme.</p>
<p>Il faut 300 jours ou plus pour écrire un livre.</p>
<p>On écrit une page petit à petit. On peut être dense alors, l&#8217;attention est focalisée, pas noyée.</p>
<p>Mais personne lit en 300 jours, on veut lire en quelques jours. </p>
<p>Et la force d&#8217;attention n&#8217;est pas du tout la même, quand on lit une page par jour, ou 50.</p>
<p>D&#8217;un coup le lecteur se retrouve noyé avec 50 pages à lire en une fois, très denses.</p>
<p>C&#8217;est pour ça que les règles dramatiques sont inventées: maintenir l&#8217;attention du lecteur sur un long récit, sans l&#8217;épuiser, sans que ce soit trop dense. En évitant l&#8217;accumulation de détails. En tendant d&#8217;un point A à un point Z.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs le même problème pour un commentaire dans un blog.</p>
<p>Quand on écrit, on prend son temps, on est concentré sur ce qu&#8217;on dit, on peut écrire une page facile.<br />
Mais le lecteur qui débarque, il n&#8217;a pas le temps de lire tout ça. Alors il lit en diagonale et c&#8217;est indigeste.</p>
<p>Se passer de techniques dramatiques, c&#8217;est vraiment casse-gueule, car on n&#8217;est pas dans le rythme du lecteur, quand on écrit. On devient trop dense.)</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Un ancien</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63580</link>
		<dc:creator>Un ancien</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2009 23:11:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4954#comment-63580</guid>
		<description>&quot;Je ne vois pas ou tu veux en venir l’ancien&quot;

ici:

Il faut plutôt questionner le traitement, qu&#039;en rester à cette idée qui ne mène pas loin: &quot;mon genre ne rentrait pas dans une case&quot;.

Thierry nous dit qu&#039;il se fout de toutes les règles dramatiques. C&#039;est bien plus qu&#039;un simple refus d&#039;entrer dans un genre.

Quand tu lis Racine ou Proust, ils se sont tous penchés sur les règles structurelles de l&#039;art du récit. 

L&#039;art du récit dépasse le cadre de l&#039;art d&#039;un genre en particulier.

Proust insistait énormément sur la construction, sur les surprises, sur les retournements de situations, sur le renversement des perspectives.

Il y a un vrai suspens chez Proust, même s&#039;il paraît distendu par la longueur des morceaux.

Il y a une vraie construction dramatique de personnages antagonistes.

(c&#039;est généralement avec la définition d&#039;un antagonisme qu&#039;un récit peut naître)

---

(Je suis assez sceptique sur la justification d&#039;écrire des livres, d&#039;ailleurs, sauf s&#039;ils sont exceptionnellement bien construits. On n&#039;a plus le temps de lire des trucs de 300 pages.

La plupart des copains blogueurs de Thierry m&#039;ont dit qu&#039;ils n&#039;avaient pas lu jusqu&#039;au bout ses livres, ni le Peuple ni le 5eme P, alors qu&#039;ils lisent ses articles sur le blog. On n&#039;a plus le temps de lire 300 pages sur des sujets intellectuels.

Je voudrais bien savoir qui a lu la version Livre du blog de Thierry, d&#039;ailleurs.

Il faut arrêter avec cette recherche de la Somme, du Livre. 

J&#039;ai l&#039;impression que Thierry est meilleur pour écrire des fragments, que pour écrire des sommes. (Comme Nietzsche, d&#039;ailleurs, et comme Montaigne).

Thierry aime bien accumuler des tas d&#039;exemples, parce qu&#039;il est curieux de tout. Mais sur 300 pages c&#039;est indigeste. On a l&#039;impression d&#039;une accumulation de bons morceaux, plus que d&#039;un récit bien structuré, bien tendu, allant d&#039;un point A à un point Z. Le récit est haché par trop de réflexions internes, ponctuant chaque exemple, qui épuisent dans le cadre d&#039;une continuité.)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>&#8220;Je ne vois pas ou tu veux en venir l’ancien&#8221;</p>
<p>ici:</p>
<p>Il faut plutôt questionner le traitement, qu&#8217;en rester à cette idée qui ne mène pas loin: &#8220;mon genre ne rentrait pas dans une case&#8221;.</p>
<p>Thierry nous dit qu&#8217;il se fout de toutes les règles dramatiques. C&#8217;est bien plus qu&#8217;un simple refus d&#8217;entrer dans un genre.</p>
<p>Quand tu lis Racine ou Proust, ils se sont tous penchés sur les règles structurelles de l&#8217;art du récit. </p>
<p>L&#8217;art du récit dépasse le cadre de l&#8217;art d&#8217;un genre en particulier.</p>
<p>Proust insistait énormément sur la construction, sur les surprises, sur les retournements de situations, sur le renversement des perspectives.</p>
<p>Il y a un vrai suspens chez Proust, même s&#8217;il paraît distendu par la longueur des morceaux.</p>
<p>Il y a une vraie construction dramatique de personnages antagonistes.</p>
<p>(c&#8217;est généralement avec la définition d&#8217;un antagonisme qu&#8217;un récit peut naître)</p>
<p>&#8212;</p>
<p>(Je suis assez sceptique sur la justification d&#8217;écrire des livres, d&#8217;ailleurs, sauf s&#8217;ils sont exceptionnellement bien construits. On n&#8217;a plus le temps de lire des trucs de 300 pages.</p>
<p>La plupart des copains blogueurs de Thierry m&#8217;ont dit qu&#8217;ils n&#8217;avaient pas lu jusqu&#8217;au bout ses livres, ni le Peuple ni le 5eme P, alors qu&#8217;ils lisent ses articles sur le blog. On n&#8217;a plus le temps de lire 300 pages sur des sujets intellectuels.</p>
<p>Je voudrais bien savoir qui a lu la version Livre du blog de Thierry, d&#8217;ailleurs.</p>
<p>Il faut arrêter avec cette recherche de la Somme, du Livre. </p>
<p>J&#8217;ai l&#8217;impression que Thierry est meilleur pour écrire des fragments, que pour écrire des sommes. (Comme Nietzsche, d&#8217;ailleurs, et comme Montaigne).</p>
<p>Thierry aime bien accumuler des tas d&#8217;exemples, parce qu&#8217;il est curieux de tout. Mais sur 300 pages c&#8217;est indigeste. On a l&#8217;impression d&#8217;une accumulation de bons morceaux, plus que d&#8217;un récit bien structuré, bien tendu, allant d&#8217;un point A à un point Z. Le récit est haché par trop de réflexions internes, ponctuant chaque exemple, qui épuisent dans le cadre d&#8217;une continuité.)</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Henri A</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63579</link>
		<dc:creator>Henri A</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2009 21:27:45 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4954#comment-63579</guid>
		<description>Je ne vois pas ou tu veux en venir l&#039;ancien ( qui dépasse tout juste la trentaine ).
Mélange de critique &quot;littéraire&quot; avec la critique marketing vendeur de tapis, plus une &quot;psychologie&quot; essentialiste des lecteurs en contradiction avec la multitude des façons de lire.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne vois pas ou tu veux en venir l&#8217;ancien ( qui dépasse tout juste la trentaine ).<br />
Mélange de critique &#8220;littéraire&#8221; avec la critique marketing vendeur de tapis, plus une &#8220;psychologie&#8221; essentialiste des lecteurs en contradiction avec la multitude des façons de lire.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>By: Un ancien</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63578</link>
		<dc:creator>Un ancien</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2009 21:04:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.tcrouzet.com/?p=4954#comment-63578</guid>
		<description>Dans la démarche qui est la tienne, l&#039;auto-édition est la meilleure voie. Comme Proust.

C&#039;est vraiment pas un problème de genre, mais de traitement, où tu ne cherches pas les ficelles qui amènent le public.

A commencer par le choix du sujet, plus encore que du genre.

&quot;Eratosthène&quot; suscite a priori l&#039;ennui. 

Ce qui manque à ce personnage, c&#039;est un aspect maléfique, ou un ennemi. 

Tu définis ton sujet positivement: &quot;l&#039;homme qui inventa...&quot;

C&#039;est surtout le mal qui attire.

(Même en poésie, c&#039;est pas pour rien que &quot;les Fleurs du mal&quot; sont le best-seller...
Même chez Hugo le Mal est omniprésent.
Et dans le thriller c&#039;est bien sûr le mal qui fascine.)


Je cherche le nombre de ventes des Mémoires d&#039;Hadrien. 

A noter que le livre a tout de suite eu des prix littéraires, donc ça fausse l&#039;analyse des ventes.

Quand un livre a un prix, le public l&#039;achète pour le prix, plus que pour le contenu, et souvent ne le lit pas après.

Quand les livres étaient vendus non coupés, la plupart n&#039;étaient jamais coupés jusqu&#039;au bout par l&#039;acheteur.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la démarche qui est la tienne, l&#8217;auto-édition est la meilleure voie. Comme Proust.</p>
<p>C&#8217;est vraiment pas un problème de genre, mais de traitement, où tu ne cherches pas les ficelles qui amènent le public.</p>
<p>A commencer par le choix du sujet, plus encore que du genre.</p>
<p>&#8220;Eratosthène&#8221; suscite a priori l&#8217;ennui. </p>
<p>Ce qui manque à ce personnage, c&#8217;est un aspect maléfique, ou un ennemi. </p>
<p>Tu définis ton sujet positivement: &#8220;l&#8217;homme qui inventa&#8230;&#8221;</p>
<p>C&#8217;est surtout le mal qui attire.</p>
<p>(Même en poésie, c&#8217;est pas pour rien que &#8220;les Fleurs du mal&#8221; sont le best-seller&#8230;<br />
Même chez Hugo le Mal est omniprésent.<br />
Et dans le thriller c&#8217;est bien sûr le mal qui fascine.)</p>
<p>Je cherche le nombre de ventes des Mémoires d&#8217;Hadrien. </p>
<p>A noter que le livre a tout de suite eu des prix littéraires, donc ça fausse l&#8217;analyse des ventes.</p>
<p>Quand un livre a un prix, le public l&#8217;achète pour le prix, plus que pour le contenu, et souvent ne le lit pas après.</p>
<p>Quand les livres étaient vendus non coupés, la plupart n&#8217;étaient jamais coupés jusqu&#8217;au bout par l&#8217;acheteur.</p>
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		<title>By: Thierry Crouzet</title>
		<link>http://blog.tcrouzet.com/2009/03/01/narrative-nonfiction/comment-page-1/#comment-63577</link>
		<dc:creator>Thierry Crouzet</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2009 20:01:38 +0000</pubDate>
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		<description>Trouver un public n&#039;est pas l&#039;obsession de tous les écrivains heureusement. Si c&#039;était mon cas par exemple, j&#039;aurais continué à faire des guides. Comme je suis joueur, mon éditeur m&#039;avais conseillé les jeux, juste avant qu&#039;il introduise le sodoku en France. J&#039;aurais continué à vendre 100 000 ex par ans.

Mais c&#039;était pas satisfaisant. Je voulais toujours trouver un public mais avec ce qui me travaillait, quelque chose d&#039;indistinct même pour moi, ce qui impose de sortir soi-même des rails. En faisant ça, tu peux toujours faire un bestseller du premier coup, mais si ta pensée est un poil décalée, c&#039;est plus difficile et ça demande du temps (surtout parce que ta pensée n’est même pas claire pour toi). Ce qui compte c&#039;est de bosser, c&#039;est d&#039;être droit dans ses bottes et puis si ça marche tant mieux. Je ne me suis jamais lamenté d&#039;avoir vendu mes deux derniers livres à 3000 exemplaires. Ils sont des briques d&#039;une maison plus grande (j&#039;espère).

Quand à la poésie comme chanson... Je commente pas vraiment. 1 / Parce que je suis pas un lecteur de poésie 2/ Parce la chanson m&#039;a toujours gonflée, surtout en français parce que je la comprends trop bien (là-dessus tu ajoutes les accords mineurs et majeurs et tu as le total pathos qui m’exaspère).

La chanson est trop souvent pour moi le fond (pas terrible) sans la forme (ou une forme avec les violons). Si j’ai aimé le rock, celui des Clash par exemple, même de U2, c’est parce que le fond et la forme se répondaient et se nourrissaient. Mais là on parle plus de chanson mais de musique.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Trouver un public n&#8217;est pas l&#8217;obsession de tous les écrivains heureusement. Si c&#8217;était mon cas par exemple, j&#8217;aurais continué à faire des guides. Comme je suis joueur, mon éditeur m&#8217;avais conseillé les jeux, juste avant qu&#8217;il introduise le sodoku en France. J&#8217;aurais continué à vendre 100 000 ex par ans.</p>
<p>Mais c&#8217;était pas satisfaisant. Je voulais toujours trouver un public mais avec ce qui me travaillait, quelque chose d&#8217;indistinct même pour moi, ce qui impose de sortir soi-même des rails. En faisant ça, tu peux toujours faire un bestseller du premier coup, mais si ta pensée est un poil décalée, c&#8217;est plus difficile et ça demande du temps (surtout parce que ta pensée n’est même pas claire pour toi). Ce qui compte c&#8217;est de bosser, c&#8217;est d&#8217;être droit dans ses bottes et puis si ça marche tant mieux. Je ne me suis jamais lamenté d&#8217;avoir vendu mes deux derniers livres à 3000 exemplaires. Ils sont des briques d&#8217;une maison plus grande (j&#8217;espère).</p>
<p>Quand à la poésie comme chanson&#8230; Je commente pas vraiment. 1 / Parce que je suis pas un lecteur de poésie 2/ Parce la chanson m&#8217;a toujours gonflée, surtout en français parce que je la comprends trop bien (là-dessus tu ajoutes les accords mineurs et majeurs et tu as le total pathos qui m’exaspère).</p>
<p>La chanson est trop souvent pour moi le fond (pas terrible) sans la forme (ou une forme avec les violons). Si j’ai aimé le rock, celui des Clash par exemple, même de U2, c’est parce que le fond et la forme se répondaient et se nourrissaient. Mais là on parle plus de chanson mais de musique.</p>
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