Plateformes, 2.0, colonialisme et Hadopi

Le cin­quième pou­voir est une force de décen­tra­li­sa­tion média­tique, éner­gé­tique, écono­mique… et pour­quoi pas spirituelle.

Pou­voir doit être entendu au sens de pou­voir faire, capa­cité d’agir et non pas capa­cité d’ordonner ou de domi­ner (c’est en fait un non pou­voir). Un point a au mieux le pou­voir sur lui-même et c’est de ce pou­voir éven­tuel que peut hypo­thé­ti­que­ment émer­ger un pou­voir glo­bal. Il se tra­duit par des chan­ge­ments et non par des contraintes impo­sées de manière auto­ri­taire, par le haut, ce que j’entends par pou­voir.

Le cin­quième pou­voir, bien que force de décen­tra­li­sa­tion, n’interdit pas l’existence de zones cen­tra­li­sées et de pou­voirs au sens clas­sique. Il a même besoin de pla­te­formes d’échange, qui d’une cer­taine manière sont centralisées.

Par exemple, tous les pro­jets open source s’organisent autour de sites cen­traux où les gens se connectent, par­tagent leurs outils et leurs expé­riences. Dans le domaine média­tique, les blogs décen­tra­li­sés peuvent se retrou­vés fédé­rés autour de divers outils, tel que Digg.com ou d’autres agrégateurs.

Mais, dans la pers­pec­tive décen­tra­li­sée, une pla­te­forme n’est jamais tota­le­ment cen­trale, tota­le­ment unique. Chaque point peut se connec­ter à de mul­tiples pla­te­formes qui, en échange, n’exigent jamais l’exclusivité. Nous pou­vons publier nos pho­tos sur plu­sieurs sites. Chaque pla­te­forme peut ainsi explo­rer des poten­tia­li­tés dif­fé­rentes, ce qui poten­tiel­le­ment sti­mule l’innovation.

Ainsi il ne faut pas confondre les hubs/plateformes dans un réseau décen­tra­lisé des points de pas­sage obli­gés dans une struc­ture hié­rar­chique. Wiki­pe­dia est une pla­te­forme ency­clo­pé­dique, elle n’est pas l’Encyclopédie offi­cielle (comme avait sou­vent voulu l’être les ency­clo­pé­dies traditionnelles).

Pour moi, le 2.0 peut se défi­nir comme l’émergence de pla­te­formes de fédé­ra­tion de conte­nus pro­duits de façon décen­tra­li­sée (elles rendent pos­sible la col­la­bo­ra­tion). Dai­ly­mo­tion fédère les vidéos. Fli­ckr les pho­tos. Ces pla­te­formes ne devraient en aucune manière s’approprier les conte­nus qu’elles fédèrent. En tant qu’utilisateur nous devrions refu­ser d’utiliser les pla­te­formes qui ne par­tagent pas leurs béné­fices avec les auteurs des conte­nus fédé­rés. C’est à nous uti­li­sa­teurs de dénon­cer ce sys­tème et c’est en le dénon­çant que nous exer­ce­rons notre pouvoir.

La pla­te­forme doit faci­li­ter les échanges. Elle ne doit pas s’accaparer tous les reve­nus et se trans­for­mer en un pou­voir cen­tral, pour le coup de nature auto­ri­taire. Or ce réflexe cen­tra­li­sa­teur se déve­loppe sur le web comme par­tout ailleurs. Google est le plus grand voleur de conte­nus. Il se sert de nos sites pour créer ses pages de recherche qu’il moné­tise sans jamais nous rever­ser quoi que ce soit.

Certes il nous envoie des visi­teurs… c’est très bien quand on est à la tête d’un site mar­chand (et qu’on converti le visi­teur en argent) mais quand on est créa­teur de conte­nus, les visi­teurs arrivent, consomment nos conte­nus et s’en vont. En tant que créa­teur, on peut avec ce sys­tème acqué­rir de la noto­riété. Mais ima­gi­nons que l’ancien monde n’existe pas (je ne publie pas de livres ou ne donne pas de confé­rences payantes). Que fait-on de la noto­riété ? On est inca­pable de la conver­tir en reve­nus qui nous per­met­tront de créer de nou­veaux conte­nus. Le 2.0 actuel n’est pas auto­suf­fi­sant. Il me fait pen­ser au colo­nia­lisme. Il se nour­rit sur un monde plus ancien que lui et il le phagocyte.

S’il veut sur­vive, s’il veut se déve­lop­per, il doit accep­ter le par­tage à tous les niveaux. Si Google prend quelques phrases d’un site pour créer une page, il doit par­ta­ger avec ce site. Il ne peut pas dire « je t’envoie un visi­teur en échange ». Car ce visi­teur n’a pas chez Google et chez nous la même valeur.

Ce n’est pas à Google de déci­der la loi du mar­ché sous pré­texte qu’il est le plus fort. Il n’est pas le plus fort, c’est les créa­teurs de conte­nus qui le sont. Si demain ils refusent que Google les pille, Google est mort. Un cin­quième pou­voir des créa­teurs reste à naître. Le véri­table ennemi des créa­teurs n’est pas la copie des conte­nus mais le refus des pla­te­formes 2.0 de par­ta­ger ce qu’elles gagnent avec ces contenus.

La solu­tion au droit d’auteur dans un monde 2.0 est donc évidente. Il faut que le par­tage soit ins­ti­tué à tous les niveaux (et que les créa­teurs l’exigent, pas besoin de loi). À par­tir de ce moment les conte­nus peuvent cir­cu­ler libre­ment. Plus ils cir­cu­le­ront, plus nous géné­re­rons de reve­nus directs et indirects.

La vrai honte c’est que Google et les autres ser­vices pillent les créa­teurs. Sur le dos des créa­teurs, ils génèrent plus d’argent que n’en ont jamais généré les créa­teurs. Si le gâteau était par­tagé, tout le monde y trou­ve­rait son compte.

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Tags: / Coup de gueule

307 commentaires à “Plateformes, 2.0, colonialisme et Hadopi”

  1. gravatar.com Un ancien ip:1
    10 April 2009 @ 12:00

    En tant qu’utilisateur nous devrions refu­ser d’utiliser les pla­te­formes qui ne par­tagent pas leurs béné­fices avec les auteurs des conte­nus fédérés.”

    Voilà.

    On avance :-)

    Ce que je trouve hor­ri­pi­lant dans la “croi­sade” des “pirates”, c’est une mise en avant exclu­sive de la liberté.

    La liberté est une valeur, fondamentale.

    Mais elle n’est pas la seule: rien n’est pos­sible, sans pen­ser égale­ment à l’économie de la création.

    Trop d’acteurs du “réseau des pirates” sont uni­que­ment des dif­fu­seurs, qui ont inté­rêt à la gra­tuité des sources et des conte­nus: leur com­bat n’est pas dés­in­té­ressé, quand ils reven­diquent la gra­tuité et la liberté.

    Il faut pen­ser écono­mie. Créer a un coût.

    Un créa­teur de contenu doit vivre de son contenu, plu­tôt que de devoir inven­ter des pro­duits déri­vés inutiles et sources de gas­pillage écolo­gique, comme des t-shirts etc.

    On s’en fout du t-shirt à l’effigie d’un auteur ! L’auteur ne doit pas vivre en ven­dant des t-shirt.

    Donc : repla­cer le pro­blème, au-delà de la seule ques­tion de la liberté.

    C’est très bien qu’existent des ser­vices cen­tra­li­sés, du moment qu’il y a redistribution.

    D’ailleurs, You­Tube a signé des contrats avec les auteurs, et com­mence à redistribuer :

    je pré­fère ce modèle You­Tube, trans­pa­rent et allant vers la redis­tri­bu­tion des reve­nus, au modèle du pirate peer to peer, caché et clan­des­tin, sans redis­tri­bu­tion, où il y a vol pur et simple, dans le dos du créateur.

    Pour résoudre les pro­blèmes de bande pas­sante de You­Tube, on peut aussi aller vers des pla­te­formes de par­tage peer to peer, du moment qu’on pense à la ques­tion de la rému­né­ra­tion des auteurs.

    On a trop vite consi­déré que le micro-paiement n’était pas une solu­tion. Les pla­te­formes VOD pro­po­sant des films à 1,99 euro pour 48 heures se déve­loppent, il y a un public.
    Il fau­drait abais­ser à 1 euro la loca­tion d’un film.
    On a tous connu la loca­tion de K7 puis de DVD, ça n’avait rien de scan­da­leux.
    La gra­tuité de tout n’est pas un droit de l’homme.

    Il y aura tou­jours des pirates, et le sys­tème peut les sup­por­ter, tant que ça reste une mino­rité. Ce qui n’est pas viable, c’est la géné­ra­li­sa­tion du piratage.

  2. gravatar.com Ancien (suite) ip:2
    10 April 2009 @ 12:16

    quand on est créa­teur de conte­nus, les visi­teurs arrivent, consomment nos conte­nus et s’en vont. En tant que créa­teur, on peut avec ce sys­tème acqué­rir de la noto­riété. Mais ima­gi­nons que l’ancien monde n’existe pas (je ne publie pas de livres ou ne donne pas de confé­rences payantes). Que fait-on de la noto­riété ? On est inca­pable de la conver­tir en reve­nus qui nous per­met­tront de créer de nou­veaux conte­nus. Le 2.0 actuel n’est pas auto­suf­fi­sant. Il me fait pen­ser au colo­nia­lisme. Il se nour­rit sur un monde plus ancien que lui et il le phagocyte.”

    Excellent ! Voilà un mani­feste intel­li­gent, équi­table et res­pon­sable, qui nous change de la cochon­ne­rie imma­ture qu’est le mani­feste du “réseau des pirates”.

    C’est cela qu’il faut répandre.

  3. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    10 April 2009 @ 14:52

    J’ai pas l’impression d’avoir jamais dit autre chose, sur­tout pensé autre chose. Les hubs jouent un rôle vital dans les struc­tures en réseau. Si on a un seul hub, on dans un sys­tème cen­tra­lisé. S’il existe une mul­ti­tude de hubs de diverses tailles, on est dans un réseau décen­tra­lisé et dis­tri­bué. Un hubs dépend des liens qui lui arrivent. Si les hub ne jouent pas win-win, le réseau s’écroule.

  4. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:4
    10 April 2009 @ 15:11

    Arrête ! Revelli, Crou­zet Voi­sin et Del­mas des gou­rous ? c’est une secte ton machin. Ca fait des années que je le dis.

    Remarque ! vous n’êtes que 20 ou 30 dans votre église. Et sans message.

    Spi­ri­tuel” : le gro­tesque à son comble.

    De l’humilité , de l’humilité et encore de l’humilité et un peu d’humidité pour faire pas­ser l’humilité. :-)

    Faut pas se prendre au sérieux ni se pendre au sérieux d’ailleurs. Nous ne sommes guère lus…

  5. gravatar.com Un ancien ip:1
    10 April 2009 @ 15:27

    J’ai pas l’impression d’avoir jamais dit autre chose, sur­tout pensé autre chose.”

    C’est vrai mais tu as ten­dance à taper de pré­fé­rence sur les gros acteurs tra­di­tion­nels (Majors, Télé­vi­sion, ou Google…),

    et à moins cibler les nou­veaux petits acteurs qui font la même chose (les “nou­veaux” médias).

    Le fait que tu comptes beau­coup d’amis dans les nou­veaux médias jouant un rôle… Tu t’abstiens de cri­ti­quer publi­que­ment un truc quand tes potes sont impliqués.

    A cela s’ajoute une ten­dance à valo­ri­ser le “don de soi”, pour l’artiste, qui est une vue romantique.

    Et quand tu penses Art, tu penses aux grands créa­teurs qui vivent un peu en dehors du monde écono­mique, pour l’Histoire.

    Alors qu’une bonne par­tie de l’art, c’est l’industrie ou l’artisanat du diver­tis­se­ment, qui a besoin d’un modèle écono­mique, et qui joue un rôle très impor­tant dans une société.

    Il faut dénon­cer d’une même force les Majors escla­va­gistes, les pla­te­formes 2.0 escla­va­gistes, et le Pacte des pirates tout autant esclavagiste.

    Le Pacte des pirates n’est pas équi­table. On ne peut dénon­cer les Majors qu’en trou­vant un sys­tème alter­na­tif équitable.

    Cozop était clai­re­ment une piste inté­res­sante, mais le finan­ce­ment par la pub a ses limites, et le contenu n’était pas d’assez grande qua­lité pour déga­ger un réel revenu, au-delà de la col­lec­tion de mots clés…

    C’est un peu le cercle vicieux de la créa­tion de contenu: sans argent au départ, dif­fi­cile de créer un bon contenu; et sans bon contenu, dif­fi­cile de monétiser.

    C’est le rôle des pro­duc­teurs, d’avancer de l’argent pour finan­cer la pro­duc­tion de contenu. Tan­dis que le modèle de finan­ce­ment par la pub ne vient qu’une fois que le contenu est réa­lisé, s’il a trouvé moyen de se réa­li­ser sans argent !

  6. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:4
    10 April 2009 @ 15:37

    Pour ma part, je ne suis pas mécon­tent des suites de cette orgie de pira­te­rie. Car, et je le vois déjà, on va vers une radi­ca­li­sa­tion de l’artiste. D’un côté ceux, comme moi, qui vont se fixer plus encore dans l’élite, et d’autre part, les artistes-mécanos sur le mode col­lec­ti­viste. Et vous aurez moins d’art excellent et plus d’art digeste qui plaît aux masses, c’est-à-dire une sorte de clas­si­cisme mer­dique comme en Union Sovié­tique ou dans les régimes des années 40.

    Les artistes atta­chés à la sin­gu­la­rité seront près des mécènes riches, et pas des mécènes informes du net pour des caca­huètes, et ces artistes élitistes seront riches pour vivre l’art comme il voudraient.

    C’est la masse et la foule contre le stu­diolo ou le cabi­net de curio­sité des Princes.

    Un vrai artiste ne peut créer dans la misère, c’est l’histoire qui le dit. Les artistes mythiques qui parais­saient misé­rables, l’étaient parce qu’ils dépen­saient trop ou parce qu’ils vivaient au-dessus de leurs moyens.

  7. gravatar.com Manitoo ip:5
    10 April 2009 @ 16:41

    Et vous aurez moins d’art excellent et plus d’art digeste qui plaît aux masses, c’est-à-dire une sorte de clas­si­cisme merdique”

    C’est exac­te­ment ce que pro­duit le sys­tème audio­vi­suel.
    D’ailleurs, il n’y a pas “créa­tion” au sens ins­piré, mais sim­ple­ment “pro­duc­tion”. Les artistes ne savent pas pour beau­coup ce que veut dire créer. Je le constate sur­tout dans le domaine musi­cal, étant concerné.
    Le pro­duit est for­maté pour le plus grand nombre selon une simple logique marchande.

    Concer­nant l’accusation de “vol” il faut bien sai­sir une chose : une oeuvre copiée ne veut pas dire une oeuvre ache­tée. Si ceux qui copiaient ne pou­vaient le faire, ils n’achèteraient pas plus ! Ils seraient juste moins cultivés.

    De plus il n’y a pas vol de bien, au sens où l’on ne dépos­sède pas quelqu’un de quelque chose qu’il a. Il s’agit jus­te­ment d’un sup­port repro­duc­tible à l’infini sans cout. C’est la nature même du sup­port qui est en cause.
    Inter­dire la copie veut donc dire bri­der arti­fi­ciel­le­ment une expan­sion cultu­relle comme on en a guère ren­con­tré dans l’histoire.
    Réso­lu­ment, cela invite à chan­ger de men­ta­lité et d’en finir avec le règne égoïste de l’appartenance d’une idée, d’une création.

    En atten­dant il serait sou­hai­table de mettre en place la struc­ture per­met­tant cette révo­lu­tion. Pas­ser à coté d’une tel oppor­tu­nité serait impar­don­nable ! Mais guère étonnant.

  8. gravatar.com Un ancien ip:1
    10 April 2009 @ 16:56

    De plus il n’y a pas vol de bien, au sens où l’on ne dépos­sède pas quelqu’un de quelque chose qu’il a.”

    Il faut arrê­ter avec cet argument.

    Lorsqu’un pro­duc­teur accepte de finan­cer la créa­tion d’une oeuvre, il anti­cipe des recettes liées aux droits d’auteurs.

    Si, en l’absence de droits d’auteurs, ces recettes ne vont plus au pro­duc­teur, il cesse de finan­cer d’autres projets.

    Il y a bel et bien vol de la pos­si­bi­lité de trou­ver un finan­ce­ment pour l’artiste, puisque le pro­duc­teur ne peut plus anti­ci­per des recettes qui n’arriveront pas.

    ça ne sert à rien de cacher cette réa­lité en jouant avec les mots. C’est typi­que­ment la mau­vaise foi qui est insup­por­table chez les par­ti­sans du piratage.

    Il est évident que 500 000 télé­char­ge­ments pirates ne sont pas l’équivalent de 500 000 DVD ache­tés en moins.
    Mais il suf­fit que ce soit l’équivalent de 10 000 DVD en moins, pour mena­cer les condi­tions d’une production.

    Par ailleurs, les par­ti­sans du pira­tage sont plein de mau­vaise foi en ayant une vision sta­tique des choses:

    ils parlent du pira­tage aujourd’hui, qui est encore res­treint: on vend encore beau­coup de DVD, donc on conti­nue de pou­voir pro­duire des films.

    Mais si l’on com­mence à tolé­rer et bana­li­ser le pira­tage, là vous ne ven­drez plus aucun DVD, et alors la pro­duc­tion s’effondrera.

    Comme l’a très bien dit Thierry:

    Le 2.0 actuel n’est pas auto­suf­fi­sant. Il me fait pen­ser au colo­nia­lisme. Il se nour­rit sur un monde plus ancien que lui et il le phagocyte.”

    Pour le moment, il y a encore de la matière du monde ancien à pha­go­cy­ter, mais ce ne sera pas éter­nel si ce modèle de pha­go­cy­tage se déve­loppe exclusivement.

  9. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:4
    10 April 2009 @ 17:00

    Mani­too,

    Vous êtes pris en fla­grant délit de détour­ne­ment de pensée.

    Ne confon­dez pas Céline Dion et Arno Bre­cker, c’est du n’importe quoi !

    L’art mer­dique c’est l’art sans tech­nique ou pauvre que vous ame­nez en télé­char­geant. A moins que vous consi­dé­riez les Rol­ling Stones comme de la merde, ce qui vous pla­ce­rait dans des zones vides du goût.

    Le clas­si­cisme mer­dique dont je parle, c’est un art de non-artistes qui bri­colent dans des garages et qui imitent un art qui n’est plus.

    Vous pen­sez vrai­ment que les Rol­ling Stones auraient com­posé Brown Sugar ou tout le reste s’ils n’avaient pas espéré s’enrichir et vivre une vie pleine de jouis­sances sen­suelles et artis­tiques ? Les artistes sont des sen­suels qui ont des besoins énormes, c’est juste ce que vous ne pou­vez com­prendre et vous n’aurez plus que la musique d’ascenseur gra­tuite “gling-gling”.

    Quand nous, les artistes dans le monde des artistes qui reste fermé, nous nous gave­rons entre artistes de l’art au top. Et j’échange avec assez d’artistes remar­quables pour vous dire que c’est ce qu’il vous attend.

    Pour ma part, une per­sonne qui aura défendu ou plaidé pour le pira­tage n’aura jamais une de mes oeuvres, j’en fais le ser­ment, car j’ai trop de res­pect pour mes oeuvres.

    Les pirates n’aiment pas l’art ils le détestent et le dévorent ils l’anéantissent comme la tribu bar­bare des Van­dales autre­fois. Les musées et les oeuvres ont sur­vécu aux barbares.

    Il reste que pré­tendre que l’idée De “Brown Sugar” n’appartiendrait pas à ses auteurs les Rol­ling Stones est une idée qui appar­tient à un malade men­tal, qui pré­cise lui-même que ses idées ne sont pas les siennes.

    Faites-vous soi­gner, vous en avez urgem­ment besoin.

    Vous pou­vez déjà voir les dégâts dans la dif­fé­rence qua­li­ta­tive entre le t-shirt Ago­ra­vox et le t-shirt Mick Jag­ger, l’un bande l’autre fait t-shirt sec.

  10. gravatar.com Henri A ip:6
    10 April 2009 @ 17:37

    Cela m’étonne pas, rol­ling stones des pho­to­co­pieurs ! 3 bons disques sur 20.

  11. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:4
    10 April 2009 @ 18:05

    Et toi, t’as fait quoi de ta vie ?

  12. gravatar.com Henri A ip:6
    10 April 2009 @ 18:10

    T’es de la police ? Laquelle de vie, j’en ai eu plusieurs ?

  13. gravatar.com Un ancien ip:1
    10 April 2009 @ 18:14

    Il manque clai­re­ment un truc aux Stones. Trop enfer­més dans l’Ego, la défonce et la jouissance.

    Il manque un souffle ouvrant vers l’infini.

    Nar­cis­sisme étroit, qui n’a jamais trouvé sa 2e vitesse.

  14. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:4
    10 April 2009 @ 18:21

    L’avenir c’est l’ego à fond. :-)

    Et je suis bien pourvu.

    @ Henri

    C’est pas vrai que t’as eu plu­sieurs vies, t’en as qu’une et elle a plein de taches de gras sur ton t-shirt.

    @ Ancien,

    Je ne sais pas quoi dire.

    @ Crou­zet,

    Mais qu’est-ce tu fais toute la journée ?

    @ Char­lie,

    Tu as vu ma Ché­rie ? Es-tu jalouse ? j’aime quand ma copine rend les femmes jalouses…:-)

  15. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    10 April 2009 @ 18:31

    Pour les Stones, façon de par­ler d’autre chose, je suis un peu de l’avis d’Henri… Mais quand ils ont été bons, ils ont presque égalé les Beach Boys du Pet Sound.

    Sinon pour­quoi je cri­tique les gros et pas les petits 2.0… parce que les petits per­sonne ne les connaît et non parce que des amis les dirigent. En fait je n’ai pas tant d’amis que ça dans ce milieu. Faut pas exa­gé­rer. Je ne suis pas LLM.

    Et les gros m’ont fait gagner des tunes, jamais les petits. Donc il est plus légi­time pour moi de cri­ti­quer le 2.0 qui gagne de l’argent, dont j’ai pro­fité, que de cri­ti­quer ceux qui courent après le suc­cès. Il est légi­time que Google par­tage pas ceux qui ne gagnent rien (et qui sou­vent perdent de l’argent).

    Pour le don, je trouve le sys­tème pas mal. La pub ne rap­porte rien. À Mont­pel­lier, http://www.montpellier-journal.fr/, reçoit 1000 euros de don par mois. C’est un modèle presque viable. Il fau­drait qu’il triple mais ce n’est pas inac­ces­sible. Pour gagner la même chose avec la pub, fau­drait qu’il fasse 50 fois son tra­fic actuel. Si un jour on fait avan­cer coZop qui se com­plait en alpha (c’est-à-dire n’existe pas…), je me demande s’il ne fau­drait pas mettre en place un sys­tème de don pour don­ner direc­te­ment aux auteurs ou asso­cia­tion. La pub per­met­trait à coZop de survivre.

  16. gravatar.com Un ancien ip:1
    10 April 2009 @ 18:48

    que de cri­ti­quer ceux qui courent après le succès”

    Certes, mais c’est eux qui construisent la phi­lo­so­phie et la pra­tique du nou­veau monde.

    C’est jus­te­ment pour cela que je les critique.

    Je ne cri­tique pas TF1, parce que TF1 per­sonne ne croit que c’est l’avenir.

    Je cri­tique les jeunes pousses, qui construisent un nou­veau sys­tème sur une base viciée, qui clai­re­ment nous conduit … à la répé­ti­tion de l’ancien système.

    C’est au moment où les graines sont semées qu’on peut agir. Les vieux chênes en fin de vie ont déjà un pied dans la tombe, pas besoin qu’on s’occupe d’eux.

  17. gravatar.com Ancien (suite) ip:2
    10 April 2009 @ 19:01

    Pour le don, je trouve le sys­tème pas mal. La pub ne rap­porte rien.”

    En somme, cela revient à dire:

    ce qui per­met de vivre, c’est de faire payer direc­te­ment l’utilisateur ! :-)

    Tu pré­fères le don au péage, mais cela revient un peu au même: on fait payer l’utilisateur en échange d’un ser­vice qui l’intéresse.

    La dif­fé­rence, c’est que, comme tout le monde ne donne pas, il faut que ceux qui donnent, donnent plus.
    Avec le sys­tème du péage on répar­tit sur tous les uti­li­sa­teurs, donc cha­cun débourse moins.

  18. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:4
    10 April 2009 @ 19:33

    Aussi, au moment où un otage fran­çais vient de mou­rir de la main de pirates en mer, on est en droit de s’interroger sur le choix lugubre et sinistre des télé­char­geurs illi­cites qui se recon­naissent des pirates et qui avancent sous le dra­peau noir à la tête de mort. C’est lamentable !

  19. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    10 April 2009 @ 19:39

    Payer direc­te­ment… c’est dans le direc­te­ment que tout est. La pla­te­forme fait la promo, met en avant des artistes, fait en sorte que les gens qui donnent pour que l’artiste pour­suive son tra­vail… la pla­te­forme se rému­nèrent par la pub ou des pro­duits déri­vés. C’est une pos­si­bi­lité. Il faut en essayer et je suis sûr que les artistes gagne­ront plus que par le passé… et que le sys­tème abou­tira à une meilleure répartition.

  20. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:4
    10 April 2009 @ 19:42

    Bref ! t’as inventé le télé­thon ! MDR

  21. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    10 April 2009 @ 19:45

    Sauf que le télé­thon est un gros truc cen­tra­lisé où les gens donnent pour un seul truc… ima­gine un télé­thon plus ouvert… si ça marche pour le télé­thon, ça peut mar­cher pour les artistes. ;-)

  22. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:4
    10 April 2009 @ 19:47

    Aussi la carte vitale gold.

    Fau­dra fon­der le truc le 24 décembre au soir à minuit.

    Et arrê­ter les mélanges gin vodka à l’herbe de bison et servi par la polo­naise canon que je connais…ça donne trop d’idées immédiates.

  23. gravatar.com Un ancien ip:1
    11 April 2009 @ 8:26

    …excé­dés par le qua­li­fi­ca­tif de «liber­ti­cide» à pro­pos de cette loi, a uti­lisé l’image d’un pou­lailler libre avec des renards libres: libres de man­ger toutes les poules qu’ils veulent et quand il n’y a plus de poules, ils meurent eux-mêmes d’inanition”

    http://bibliobs.nouvelobs.com/blog/chanson/20090410/11904/loi-hadopi-le-coup-de-gueule-de-francoise-hardy

    Fran­çoise Hardy :

    «Je suis scan­da­li­sée et espère ne pas être la seule, non seule­ment que la loi Hadopi ait été reje­tée par l’Assemblée natio­nale, mais qu’elle l’ait été de cette façon.

    C’est incroyable que les dépu­tés, de gauche comme de droite, ne réa­lisent pas que le pira­tage Inter­net est en train de détruire notre pro­fes­sion et toutes les pro­fes­sions qui sont autour, en nui­sant davan­tage encore aux «petits» qu’aux «gros». Pour le cinéma, c’est la même chose. Quand on pense à ce que coûte un disque, à ce que coûte un film, à tous les gens qui en vivent, c’est vrai­ment dra­ma­tique. Comme le dit Tho­mas, on peut com­prendre que si les gens ont l’opportunité d’avoir une voi­ture gra­tui­te­ment, ils s’en foutent de contri­buer ainsi à la mort de l’industrie auto­mo­bile. L’objectif pre­mier de cette loi était de faire prendre conscience de ce genre de chose. Objec­tif uto­pique, sans doute.

    Je déplore que des Cabrel, Gold­man, Renaud et autres ne soient pas mon­tés au cré­neau, comme Alain Cor­neau, par exemple. Je ne sais plus si c’est Cor­neau ou Jean-Claude Car­rière qui, excé­dés par le qua­li­fi­ca­tif de «liber­ti­cide» à pro­pos de cette loi, a uti­lisé l’image d’un pou­lailler libre avec des renards libres: libres de man­ger toutes les poules qu’ils veulent et quand il n’y a plus de poules, ils meurent eux-mêmes d’inanition.

    Fran­çoise Hardy»

    PS. C’est mani­fes­te­ment à Jean-Claude Car­rière que revient la pater­nité — du moins dans ce contexte — de «l’image du pou­lailler libre avec des renards libres»

  24. gravatar.com Iza ip:7
    11 April 2009 @ 10:40

    tiens Ax, c’est très ins­truc­tif que tu montres cet article. Parce que pré­ci­sé­ment ce type de posi­tion m’horripile.

    Je te sug­gère de lire les com­men­taires qui suivent ce billet, (les 4 ou 5 pre­miers du moins), je les trouve parfaits.

    Je me régale de lire que :

    - ces mes­sieurs dames étaient effec­ti­ve­ment moins scan­da­li­sés (et mobi­li­sés) quand il s’agissaient de défendre les inter­mit­tents. Crois moi, je suis fort bien pla­çée pour le savoir.

    - Quand il s’agit de tou­cher à leurs petits sous (enfin, petits .…), ça s’énerve tout rouge.

    J’entendais Pas­cal Negre l’autre jour sur France Inter (qui entre paren­thèses était très mau­vais face à Fran­çoise Ben­ha­mou).…. oui le pira­tage menace la pro­duc­tion audio­vi­suelle et musi­cale et les droits des auteurs .… c’est bien vrai … DANS L’ANCIEN MONDE. Si on veut conser­ver sa marge ET s’en mettre plein les poches, ça ne peut plus mar­cher. Dommage.

    Je ne conteste pas du tout le pro­blème de finan­ce­ment.… je conteste le remède pro­posé. Ensuite, on peut débattre de la façon dont les uns et les autres argu­mentent .… mais sur le fond, on n’avance pas beaucoup.

    Il faut trou­ver le nou­veau modèle écono­mique, et fli­quer le web n’aide en rien. C’est tout. En revanche, ça aidera plein de pro­blèmes à se développer.

    Je suis pour trou­ver des façons nou­velles de rému­ne­rer le droit d’auteur et tout le reste .…. mais ça doit chan­ger radicalement.

    J’aime assez que cette ques­tion divise des camps qui sem­blaient figés (la gauche avec les artistes par exemple). ça nous oblige à faire des efforts de reflexion au delà des repré­sen­ta­tions et c’est très bien.

    J’aime aussi que la ques­tion de la liberté revienne au milieu de ça .…

    ça me fait rire (excuse moi) que toi, plu­tôt très libé­ral, tu valo­rises un argu­ment typi­que­ment anti libé­ral (l’image du poul­lailler libres avec les renards libres).…

    les lignes sont brouillées, et c’est très bien.

  25. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:8
    11 April 2009 @ 11:45

    @ Iza,

    Il fau­drait que tu changes aussi de photo pour ne plus brouiller ainsi les repères des hommes ser­viles qui han­tisent ce forum pas si fort. Tu devrais mettre la photo de Jane God­zilla qui fait ses courses à la supé­rette à côté du siège de TFI et avec des mi-bas cou­leur chair grise qu’on voit quand elle se baisse pour ramas­ser les patates.

    On pour­rait mieux se concen­trer sur le sujet de l’article à Mon­sieur CrouzeMarie.

  26. gravatar.com Un ancien ip:1
    11 April 2009 @ 12:54

    Quand il s’agit de tou­cher à leurs petits sous (enfin, petits ….), ça s’énerve tout rouge.”

    Jus­te­ment, j’ai trouvé ces com­men­taires odieux.

    Cette espèce de façon qu’a un cer­tain public, de consi­dé­rer l’artiste comme son esclave, n’est pas acceptable.

    Dans l’échelle des valeurs, s’il y a bien quelqu’un qui, au regard de ce qu’il apporte à la société, pré­sente et future, a le droit de gagner de l’argent, c’est l’artiste.

    Avant le ban­quier, le joueur de foot, ou le fonc­tion­naire du fisc dont le rôle est pure­ment méca­nique et pour­rait être robo­tisé, si les syn­di­cats ne fai­saient pres­sion pour qu’on ne touche pas au nombre de fonctionnaires…

    La gauche sait très bien défendre la valeur de l’argent, quand il s’agit de récla­mer des aug­men­ta­tions de salaire. Mais l’artiste n’a pas le droit de par­ler argent ?

    Et s’il y a bien des sacri­fiés du fait du pira­tage, ce sont les intermittents:

    baisse du nombre de pro­duc­tions = baisse du nombre de cachets pour les intermittents.

    Les stars peuvent s’en sor­tir en mon­neyant autre­ment leur noto­riété; les inter­mit­tents ne s’en sortent pas.

    C’est jus­te­ment tout ce petit monde de petites gens qui dis­pa­raît: dans les mai­sons de disque, on garde les stars mais on licen­cie les assis­tants, les ingé­nieurs, les atta­chés de presse, etc.

    Pour ce qui est du libé­ra­lisme, le libé­ra­lisme repose sur le droit, le res­pect des contrats, et le res­pect de la propriété.

    Sinon ce n’est pas une société libé­rale, c’est la jungle, l’absence de société, cha­cun sort avec ses deux pis­to­lets comme Jarry et tire sur tout ce qui bouge.

  27. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:8
    11 April 2009 @ 14:47

    Pour ma part, je trouve qu’actuellement le net s’étoffe en conte­nus de valeurs cultu­relles, lit­té­ra­ture etc. Et que la mou­vance popu­laire ou des masses avec les pirates est en train d’éclater par un trop plein de non-infos ou d’infos sans suite.

    C’est l’excès de bavar­dages qui annule la bulle pseudo citoyenne.

    Par exemple, désor­mais je lis des livres sur le net et je trouve beau­coup d’éléments qui vont rem­pla­cer d’anciens sys­tèmes ou canaux de culture.

    En revanche, tout ce qui est de l’immédiateté est aussi futile que les infos à la télé : c’est le len­de­main qu’on com­prend vraiment.

    Il y a la rue du web et ses pirates, et les bons lieux où pour ma part je m’installe plus volon­tiers. Rien de nou­veau sous le soleil.

  28. gravatar.com Henri A ip:6
    11 April 2009 @ 20:00

    A l’ancien :
    Tu es pénible. Il semble que tu aies gardé les réflexes des anciens (?) mili­tants des par­tis poli­tiques ! Faire dire et faire pen­ser à ses inter­lo­cu­teurs des choses qu’ils n’ont pas dites ni pen­sés.
    “Dans l’échelle des valeurs, s’il y a bien quelqu’un qui, au regard de ce qu’il apporte à la société, pré­sente et future, a le droit de gagner de l’argent, c’est l’artiste.“
    A part le fait que cette phrase est com­plè­te­ment stu­pide, admet­tons :
    La santé ? L’éducation ? La nour­ri­ture ? etc…

    Les artistes créa­teurs ne sont pas des Demian west :
    Tu n’a riens contre les contra­dic­tions, on dirait !

  29. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:8
    11 April 2009 @ 20:33

    @ Henri A,

    T’es comme tous ces types qui veulent se frit­ter avec Demian et qui chialent quand il se barre et qu’ils le réclament après…

    Des mecs seuls.

    Sur Ago­ra­vox chaque semaine, les débiles qui dégoi­saient sur moi se lamentent de mon absence. Ils attendent encore que je revienne.

    Tout ça ce sont des gens, comme toi, qui ne savent pas échan­ger et qui ne savent pas com­mu­ni­quer avec l’autre. Il y a du han­di­cap dans l’air et sur le net…

  30. gravatar.com Oaz ip:9
    11 April 2009 @ 23:14

    Dans l’échelle des valeurs, s’il y a bien quelqu’un qui, au regard de ce qu’il apporte à la société, pré­sente et future, a le droit de gagner de l’argent, c’est l’artiste.”

    Dans l’échelle des valeurs de qui ?
    Ca fait peur de lire des trucs pareils. “Ok pour le par­tage mais je décide de la répar­ti­tion” en quelque sorte.

    Tout le monde, même les “pirates”, est ok sur un prin­cipe de par­tage per­met­tant de conser­ver un finan­ce­ment à la créa­tion. Vivre en société, c’est faire des conces­sions sur son inté­rêt per­son­nel afin de trou­ver le com­pro­mis qui opti­mise la satis­fac­tion glo­bale, somme des satis­fac­tions indi­vi­duelles.
    Mais le numé­rique a changé la donne. Aujourd’hui, le blo­cage pour l’atteinte d’un tel com­pro­mis est plu­tôt du côté des créa­teurs, ou du moins de leurs repré­sen­tants les plus reven­di­ca­tifs. Ils n’envisagent qu’une loi répres­sive ne pas tou­cher à l’ordre établi.

    Et tout ça n’est pas grand chose… Réduire la ques­tion de la pro­priété intel­lec­tuelle à la seule acti­vité “artis­tique”, c’est abor­der le pro­blème par le petit bout de la lor­gnette. Les “biens” de toutes sortes régis par la pro­priété intel­lec­tuelle sont aujourd’hui majo­ri­tai­re­ment pos­sé­dés par le monde occi­den­tal. Aug­men­ter le prix de ces “biens” sans notion de limite et de par­tage nous réserve pro­ba­ble­ment d’autres mésaventures.

  31. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 4:55

    Dans l’échelle des valeurs de qui ?
    Ca fait peur de lire des trucs pareils.”

    L’artiste crée une valeur ajou­tée unique qui n’est pas mécanisable.

    Aujourd’hui, il est pos­sible de rem­pla­cer les cais­sières par des caisses auto­ma­tiques.
    Leur tra­vail est méca­ni­sable: c’est le simple enre­gis­tre­ment d’un prix, aucune créa­ti­vité per­son­nelle n’est requise.

    Les syn­di­cats, au nom de la défense de l’emploi, réclament le main­tien d’un type d’emploi qui est devenu inutile: la cais­sière de supermarché.

    Idem pour les mineurs à une époque: on ne consom­mait plus de char­bon, mais il fal­lait main­te­nir les mineurs !

    Idem pour les fonc­tion­naires du fisc: avec la décla­ra­tion élec­tro­nique, un grand nombre de fonc­tion­naires humains du fisc ne sont plus néces­saires; mais les syn­di­cats refusent les sup­pres­sions d’emploi.

    A l’inverse, la crise écono­mique du milieu artis­tique n’est pas la consé­quence d’une baisse de la consom­ma­tion d’oeuvres cultu­relles. Ni la consé­quence d’oeuvres géné­rées sans tra­vail humain, par mécanisation.

    Jamais le peuple n’a été autant consom­ma­teur et deman­deur d’oeuvres cultu­relles. L’artiste est donc jugé nécessaire.

    On n’est pas face à un type d’emploi que l’évolution de la société a rendu inutile.

    On est sim­ple­ment face à un type de tra­vail que cer­tains, tout en le trou­vant néces­saire, ne veulent plus payer, avec le culte de la gratuité.

    Quand un tra­vail est jugé néces­saire, quand son fruit est consommé avec plai­sir par des mil­lions d’utilisateurs, quand aucune méca­ni­sa­tion ne rem­place la créa­ti­vité humaine dans le domaine, il n’y a aucune rai­son que ce type de tra­vail ne soit pas rému­néré … alors qu’on rému­nère par ailleurs des emplois deve­nus obso­lètes, uni­que­ment pour ne pas licencier.

    Par ailleurs, le tra­vail de l’artiste nour­rit les géné­ra­tions futures, il dépasse la consom­ma­tion en un ins­tant pré­sent.
    L’histoire de l’humanité est liée à l’histoire de l’art. C’est notre prin­ci­pale dif­fé­rence avec le monde ani­mal et minéral.

  32. gravatar.com Ancien (suite) ip:10
    12 April 2009 @ 7:43

    (Il faut bien com­prendre, c’est fon­da­men­tal dans ce débat, qu’on n’est pas dans le cadre de la défense cor­po­ra­tiste d’une pro­fes­sion obso­lète, deve­nue caduque.

    Tout le monde consomme le tra­vail de cette pro­fes­sion, et attend chaque semaine ses nou­veau­tés au cinéma, par exemple.

    Tout le monde juge son tra­vail néces­saire et irrem­pla­çable, mais cer­tains ne veulent plus le payer, disent que ça doit être gratuit.

    La seule com­pa­rai­son pos­sible, c’est avec l’esclavage:

    tout le monde jugeait le tra­vail des esclaves néces­saire, mais on ne vou­lait pas le payer.

    C’est très dif­fé­rent de la défense cor­po­ra­tiste d’une pro­fes­sion deve­nue para­si­taire, n’intéressant plus per­sonne. La pro­fes­sion inté­resse, son fruit est appré­cié et consommé, il doit donc être rémunéré.

    Le droit d’auteur reste le sys­tème le plus juste, qui établit un lien direct entre l’auteur et son public, même si d’autres sys­tèmes peuvent exis­ter en com­plé­ment: abon­ne­ments, sub­ven­tions, mécé­nat… Je ne pense pas qu’un seul sys­tème glo­bal puisse suf­fire à tout finan­cer. Une licence glo­bale qui vou­drait tout englo­ber aurait un coût démesuré.

    On ne peut pas cri­ti­quer la cen­tra­li­sa­tion, et défendre la licence glo­bale comme unique modèle économique.

    Les mêmes qui com­battent la glo­ba­li­sa­tion du monde défendent une licence glo­bale comme unique modèle écono­mique… Pla­çant l’artiste sous tutelle d’une gigan­tesque caisse de répartition…)

  33. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 7:50

    (Le gros pro­blème de la licence glo­bale, au-delà de son prin­cipe, c’est que ceux qui défendent ce modèle pro­posent un prix ridi­cule, pas du tout à la hau­teur des besoins de finan­ce­ment. Genre 2 euro, ou 5 euro, déduits de l’abonnement Internet !

    Rien qu’une carte de cinéma illi­mi­tée, c’est 20 euro par mois.

    Une licence glo­bale vou­lant englo­ber le cinéma, la musique, la lit­té­ra­ture, serait d’au moins 30 euro par mois, en plus de l’abonnement Internet.)

  34. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:11
    12 April 2009 @ 8:16

    D’un autre côté, cette vio­lence, qu’on vou­drait faire à l’artiste pour le contraindre à la gra­tuité, signi­fie sur­tout que les consom­ma­teurs ont com­pris qu’ils étaient dépen­dants des oeuvres et qu’ils en veulent à tous prix. C’est pour­quoi il faut enfer­rer les artistes.

    Dans l’histoire, il était des princes qui met­taient en pri­son leurs artistes pour qu’ils créent à volonté, tout comme Sta­line avait su le faire. Le nou­veau des­poste est l’internaute, enfin pas tous, une frange des inter­nautes et qu’ils vont perdre à l’Assemblée en plus.

    Toute cette affaire démontre que les artistes sont les vrais régnants et sou­ve­rains du monde. Chaque grande ville ne construit plus de cathé­drale mais son musée d’art contem­po­rain : voilà la vérité.

    L’art c’est la puis­sance de demain dans la société oisive des loi­sirs. Et les artistes seront, sont les Maîtres.

  35. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 9:09

    les consom­ma­teurs ont com­pris qu’ils étaient dépen­dants des oeuvres et qu’ils en veulent”

    Abso­lu­ment. Très juste.

    Cette exi­gence de gra­tuité et cette reven­di­ca­tion de pira­te­rie montre à quel point l’artiste est néces­saire, n’est pas un para­site de la société, et doit donc pou­voir en vivre.

    Je n’exige pas la gra­tuité pour ce qui ne m’intéresse pas. L’oeuvre artis­tique est res­sen­tie comme hau­te­ment néces­saire dans une vie, chaque jour, au point qu’on la vole.

    Mais il va de soi que cet hom­mage que les pirates rendent aux artistes s’accompagne d’une naï­veté quant aux condi­tions de pro­duc­tion de ce qu’ils aiment et volent.

  36. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    12 April 2009 @ 9:31

    Des dizaines d’études ont été réa­li­sées depuis des années prou­vant que le pirates est jus­te­ment celui qui dépense le plus pour ache­ter des oeuvres. Copie et achat ne sont pas anti­no­miques. Encore une fois tu déplaces le débat là où il n’a pas lieu d’être. Les pirates défendent le droit de la copie des don­nées numé­riques, et sur­tout le droit de les échan­ger. Hadopi inter­dit la libre cir­cu­la­tion des don­nées, même celles qu’on crée soit même car il est impos­sible de dif­fé­ren­cier les don­nées… sans y mettre le nez dedans, donc sans espion­ner les échanges. Hadopi va bri­der les jeunes créa­teurs, va bri­der tout le monde au pré­texte de pré­ser­ver les droits d’auteurs. Si Hadopi passe, les artistes ne gagne­ront pas un cen­time de plus. C’est ça le véri­table pro­blème. Hadopi n’est pas fait pour aider les artistes mais pour don­ner une arme de répres­sion qui sera uti­li­ser au besoin pour faire taire des gens.

  37. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 9:56

    Thierry, ton truc est pas valable.

    Aujourd’hui on a une coha­bi­ta­tion entre l’ancien sys­tème de rému­né­ra­tion, et le nou­veau, le piratage.

    Si le pira­tage n’est pas com­battu, tu auras un effon­dre­ment de l’ancien système:

    il sera de plus en plus facile d’obtenir un pro­duit piraté, sûr, de bonne qua­lité, faci­le­ment et rapidement.

    Pour­quoi payer alors ?

    C’est parce que le pira­tage reste com­pli­qué qu’il est encore limité, et que le réflexe demeure d’acheter des oeuvres.

    On vit cette période inter­mé­diaire où le pira­tage n’est pas encore la norme ni pra­ti­qué par tous.

    Hadopi est clai­re­ment une demande du milieu cultu­rel, et pas du milieu poli­cier pour baillon­ner les gens.
    Tu peux cri­ti­quer les moda­li­tés, mais arrête d’y voir le fan­tasme d’un Etat poli­cier, ce n’est pas du tout la genèse de cette loi.

    L’Europe, qui adore tout contrô­ler, est d’ailleurs contre Hadopi. C’est sur­tout en France qu’on a des lob­bys du monde de la culture et des syn­di­cats, défen­dant une pro­tec­tion des condi­tions de création.

  38. gravatar.com Iza ip:7
    12 April 2009 @ 10:02

    Il y a plein de choses justes dans ce que vous dites, le pro­blème est tou­jours : ce que vous faits de ces don­nées pour argu­men­ter une posi­tion très forte (anti piraterie).

    J’essaie de reprendre dans l’ordre.

    le res­pect de la pro­priété : très juste. Il fonde la pen­sée libé­rale, il est mis à mal parce qu’il faut redé­fi­nir quelque chose là dedans pour bâtir un nou­veau modèle. le prin­cipe de l’open source, du libre, à radi­ca­le­ment bou­le­versé la ques­tion de la pro­priété inte­lec­tuelle. Il va bien fal­loir faire avec. Mais le faire d’une façon créa­tive, ce n’est pas reve­nir de force en arrière. Sur­ement pas.
    Je m’étonne quand même que tu ne tilte pas sur le moyen ici mis en oeuvre pour “reve­nir en arrière” .… une loi, qui comme le dit thierry au des­sus, est sur­tout une arme de repres­sion au ser­vice, non pas des artistes, mais de ceux qui ont tout inté­rêt à ce que rien ne bouge.

    La gra­tuité : per­son­nel­le­ment, je ne télé­charge jamais rien et j’achète tout. Sur­tout pour une rai­son, l’éducation. J’ai beau­coup de mal avec ça. C’est mon métier, j’ai beau­coup de mal avec le non res­pect de la loi devant des enfants (petits). J’ai tra­vaillé là des­sus dans mes spec­tacles, Henri pourra te le confir­mer. J’ai sur­tout beau­coup de mal avec le fait que per­sonne n’interroge ce truc là, comme si ça cou­lait de source.

    En revanche, je conçois par­fai­te­ment que l’on puisse avoir une posi­tion “poli­tique” là des­sus, et faire usage de tout ça, avec des grands ados, en débat­tant et critiquant.

    Enfin, je suis entou­rée de gens dans mon bou­lot qui télé­chargent beau­coup et qui ont des tous petits reve­nus. Ceux là me disent ” de toute façon, si ce n’était pas pos­sible, nous ne pour­rions tout sim­ple­ment pas voir ces films et écou­ter ces disques”. Avant, ces gens ne consom­maient pas ces biens cultu­rels, et c’est tout. Cet argu­ment rejoins aussi celui de Thierry. Fli­quer ne ser­vira à rien.

    Les artistes : mon chéri est inter­mit­tent, nous vivons là dedans depuis tou­jours. Je sais par­fai­te­ment ce que coute la pro­duc­tion etc .…. Je sais bien que des métiers sont mena­cés, ça me pose problème.

    Je le redis, ce n’est pas le fond (il y a un pro­blème, il faut trou­ver des solu­tions) qui me gène, bien au contraire, je me bats moi aussi pour trou­ver d’autres modèles écono­miques, c’est le remède pro­posé, nul. Et tous ceux qui le sou­tiennent en bélant comme des idiots .… genre cet article de Fran­çoise Hardy, affli­geant d’autocentrisme. Leur inté­rêt leur obs­cur­çit le juge­ment (du remède pro­posé) et c’est nuL. Je le redis, ils étaient moins viru­lents quand ils s’agissait de défendre le régime inter­mit­tent (mort, ou en fin d’agonie).

    Ceci dit, je vous l’accorde, on pro­fère d’énormes conne­ries dans le camp d’en face, bien entendu.…. comme sou­vent dans ce genre de cas.

  39. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:11
    12 April 2009 @ 10:25

    Ce que vous ne com­pre­nez pas c’est que c’est une ques­tion de statut.

    Il est impé­ra­tif ou vital pour les pirates qu’ils méca­nisent la consom­ma­tion des oeuvres car ils ne les goûtent qu’en masses. C’est-à-dire qu’ils veulent jouir d’oeuvres tou­jours nou­velles et innombrables.

    Quand tu peux te culti­ver consi­dé­ra­ble­ment et plus que l’ordinaire en ayant 20 livres dans ta bibliothèque.

    C’est bien parce qu’ils achètent et consomment beau­coup que les pirates veulent détruire la sou­ve­rai­neté de l’artiste. Car ils ne veulent pas que ça dure.

    De plus, il est une ten­dance dans la popu­la­tion qui pense que le Beau est une injure au Peuple. Et donc, qu’il faut vexer ceux qui pro­duisent les beautés.

    Ainsi, ces deux cou­rants conjoints : des télé­char­geurs qui aiment tel­le­ment l’art qu’ils veulent l’asservir et ceux qui déstestent l’art car il est une injure à leur âme vouée à la lai­deur, he bien ces deux cou­rants veulent trans­for­mer l’artiste en un tech­ni­cien der­rière son ordi­na­teur. Et quand il le serait devenu, il lui répon­drait : Mon­sieur l’artiste vous n’êtes pas un créa­teur mais un tech­ni­cien comme les autres et vous n’avez pas d’autre droit que d’offrir vos oeuvres comme d’autres offrent leurs logi­ciels libres.

    C’est donc bien une attaque contre un sta­tut et quand ce sta­tut serait détruit : l’artiste, le vrai, n’aurait plus ni envie de créer, non plus que l’inspiration. Je sais dequoi je parle…

    Et le pire, c’est que ce mou­ve­ment est né au sein de la grande indus­trie et du grand capi­tal lié à la finance, qui vou­lait dès les années 90 méca­ni­ser ou “infor­ma­ti­ser” toutes les étapes de la fabri­ca­tion à la chaîne, pour entre­te­nir la méga­ma­chine capitaliste.

    Et les inter­nautes télé­char­geurs sont des dépen­dants d’une drogue qui a été dis­tri­buée gra­tui­te­ment par les dea­lers techno-scientifiques, pour qu’à la fin ces télé­char­geurs fassent le sale bou­lot et s’attaquent aux der­niers rem­parts des liber­tés indi­vi­duelles que sont les artistes, dont cha­cun sait qu’ils main­tiennent des com­por­te­ments non for­ma­tés ou non convenus.

    Voilà la grande perte que vous vou­lez et le monde de demain des pirates c’est une seule tête et pour tous les rangs. Mais ça ne pas­sera pas, car les poli­tiques ne sont pas pour l’ultra-industrialisation des popu­la­tions et des talents.

    C’est la limite du capi­ta­lisme : il ne peut aller dans le lieu de l’inspiration pour y voler les plans du moteur qui n’a pas encore été créé.

    C’est pour­quoi selon le droit, un indus­triel n’a pas le droit de deman­der à un auteur qu’il cède ses droits et sur des oeuvres qu’il n’a pas encore créées.

    C’est ce que les télé­char­geurs illi­cites demandent. Et c’est la contre­fa­çon ou l’atteinte au droit des auteurs la plus vile et la plus non-conforme au droit fran­çais, car il s’agit ni plus ni moins que de l’exploitation totale de l’artiste.

    C’est une uto­pie, et tout le monde cultivé sait que, depuis Ausch­witz, toute uto­pie mène au mes­sia­nisme et donc au fas­cisme exterminateur.

    Ce qui veut dire que la plu­part des bons et meilleurs artistes ne sui­vront pas cette volonté des télé­char­geurs illi­cites car il s’agit d’un nou­veau modèle que vous vou­lez impo­ser et qu’il ne vient pas du monde des arts.

    Les avant-gardes artis­tiques ne se laissent pas dire par des pou­voirs quels qu’ils soient.

    Ce sont les artistes qui décident et ce ne sont pas les menaces de misère s’ils n’obéissaient pas qui les feraient céder sur les points de leur liberté.

    Si demain les télé­char­geurs avaient le pou­voir sur la dis­tri­bu­tion des oeuvres, les artistes les évite­raient comme la peste. Car la créa­tion est un acte très com­plexe qui exige que l’artiste fasse ses choix sans la moindre contrainte, ou le moins possible.

    Mais il reste que les télé­char­geurs auraient plein de tech­ni­cien du son arrangé ou des colo­ristes de sur­face pour se lais­ser accroire qu’ils béné­fi­cie­raient d’art à volonté, mais de l’art comme de la sau­cisse au kilo­mètre. Au bout de peu de temps, ils en vien­draient à recher­cher les grands artistes qu’ils devraient payer à prix d’or, tout comme on paye chère la grande cui­sine. C’est un phé­no­mène natu­rel et de culture impa­rable et éternel.

    De nos jours, pour redon­ner sa valeur à l’art, il faut le raré­fier. Il faut faire peu d’oeuvres et de la plus haute qua­lité et la dis­tri­buer à ceux qui la méritent en y met­tant le prix ou la sin­cé­rité de vision.

    En d’autres termes et en un mot : Vous confon­dez l’art avec la dis­trac­tion, et “Guer­nica” est tout sauf une distraction.

  40. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 10:54

    c’est le remède pro­posé, nul”

    J’en par­lais dans un autre sujet : Hadopi est clai­re­ment une loi à la con, parce qu’on ne sait plus appli­quer la loi en France.

    Au lieu d’appliquer la loi exis­tante (qui réprime déjà le pira­tage), on n’ose pas, alors on essaie d’inventer une nou­velle loi, sans arrêt.

    Ce sys­tème d’inflation et de fuite en avant d’un cadre légis­la­tif rare­ment appli­qué est un vieux pro­blème français.

    Mon­tes­quieu ciblait déjà “les lois super­flues nui­sant aux nécessaires”.

    La cri­tique des moda­li­tés d’Hadopi est une chose;
    la défense du pira­tage et de la culture gra­tuite en est une autre.

    Avant, ces gens ne consom­maient pas ces biens cultu­rels, et c’est tout.”

    Le truc c’est qu’on n’a aucun moyen de dis­tin­guer les pirates qui n’achèteraient pas, des pirates qui achèteraient.

    On a des sys­tèmes qui offrent des cartes oranges aux pauvres;
    il y a des média­thèques de prêt gra­tuit ou moyen­nant un faible abon­ne­ment annuel;
    l’Etat peut offrir la culture à des caté­go­ries de popu­la­tions pauvres.

    Mais en léga­li­sant le pira­tage on pro­vo­que­rait un effon­dre­ment des achats.
    C’est cette dyna­mique du pira­tage qu’il faut bien stopper.

    Il y a des moments dans l’histoire où des dyna­miques néga­tives doivent être stoppées:

    - la course aux arme­ments
    – la pol­lu­tion
    – la consom­ma­tion folle épui­sant les res­sources
    – le pira­tage étouf­fant la création.

    Toute dyna­mique n’est pas iné­luc­table, et ne peut pas être conti­nuée indéfiniment.

  41. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:11
    12 April 2009 @ 11:01

    Je ter­mine en affir­mant que les artistes qui auront su pré­ser­ver leurs oeuvres de cette dévo­ra­tion sau­vage, d’oeuvres vite consom­mées puis jetées à la pou­belle, ils seront les grands et rares artistes que demain recon­naî­tra comme les maîtres de leur siècle et plus encore. Tous les four­nis­seurs de la masse télé­char­geante gra­tis seront autant oubliés que les artistes médié­vaux qui soient offi­ciaient dans l’anonymat des monas­tères où ils étaient inter­dits de signer leurs oeuvres avec leur nom, soient étaient res­tés au stade d’artiste novice hasar­deux et fabri­cant du même à lon­gueur de vie misé­rable, sous-smicard dirait-on aujourd’hui.

    Le lum­pen­pro­lé­ta­riat du pro­lé­taire c’était sa femme, et le lum­pen­pro­lé­ta­riat de ces deux-là deve­nus télé­char­geant sont les artistes ral­liés à leur cause dévo­ra­trice. Soit l’artiste devenu anti­no­mique de sa condi­tion géniale et roman­ti­que­ment indi­vi­dua­liste et supra­sen­sible, ou spi­ri­tuelle (athée) selon l’acception de Duchamp.

  42. gravatar.com Iza ip:7
    12 April 2009 @ 12:08

    la dis­tri­buer à ceux qui la méritent en y met­tant le prix ou la sin­cé­rité de vision. ”

    ben voilà. ça c’est dit.

    Lega­li­ser le pira­tage”, effec­ti­ve­ment, c’est une conne­rie. soit on trouve un nou­veau modele, et ce n’est plus du pira­tage, mais un truc legal. Soit on laisse comme c’est, et comme tu le dis, c’est déjà ille­gal, nul besoin de legiférer.

    stop­per une dyna­mique nega­tive”. Là aussi, nous ne sommes pas tous d’accord. La dyna­mique en ques­tion, elle va lar­ge­ment au delà de la ques­tion du pira­tage, et la stop­per, c’est jeter effec­ti­ve­ment le bébé avec l’eau du bain.

  43. gravatar.com Maurice Perry ip:12
    12 April 2009 @ 12:54

    Mon­sieur l’artiste vous n’êtes pas un créa­teur mais un tech­ni­cien comme les autres et vous n’avez pas d’autre droit que d’offrir vos oeuvres comme d’autres offrent leurs logi­ciels libres”

    Que de mépris pour le logi­ciel libre!

    Sachez que les logi­ciels peuvent être de véri­tables chef-d’œuvres; mais comme dans d’autres dis­ci­plines, il faut être ini­tié pour en appré­cier la beauté.

    Nous autres hackers, nous aimons l’élégance d’un algo­rithme, la beauté d’une archi­tec­ture bien équi­li­brée; et lorsque nous avons réa­lisé quelque chose dont nous sommes fiers, nous aimons que d’autres puisse l’apprécier, l’utiliser.

    Com­ment gagnons nous notre vie? en tra­vaillant. En pro­po­sant des ser­vices, en aidant d’autres per­sonnes à appli­quer nos tech­niques à leurs problèmes.

    Mais le plus beau, c’est que nos concur­rents peuvent aussi pro­po­ser leurs ser­vices autour de nos solu­tions libres. Ils peuvent gagner leur vie grâce aux pro­duits que NOUS avons créés, et en retour, ils nous apportent leurs tech­niques, leur feed­back et des amé­lio­ra­tions à nos produits.

    Le déve­lop­pe­ment est une acti­vité de créa­tion au même titre que la musique ou la lit­té­ra­ture et je suis per­suadé que des modèles de type open-source peuvent s’appliquer à d’autres formes de création.

  44. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    12 April 2009 @ 13:01

    Mau­rice vient de tout résu­mer à mon sens. En infor­ma­tique, nous avons réglé ce pro­blème. Est-ce que les peinte ont été inter­dit de copier les déjeu­ners sur l’herbe ? Non, au contraire, c’est ainsi que la culture se crée. Le droit de copier, c’est aussi le droit de créer… une oeuvre se nour­rit tou­jours des oeuvres pré­cé­dentes… et c’est cela qui importe au créateur.

  45. gravatar.com Henri A ip:6
    12 April 2009 @ 13:01

    Je repost le com­men­taire qui est mal­heu­reu­se­ment tou­jours d’actualité :
    A l’ancien :
    Tu es pénible. Il semble que tu aies gardé les réflexes des anciens (?) mili­tants des par­tis poli­tiques ! Faire dire et faire pen­ser à ses inter­lo­cu­teurs des choses qu’ils n’ont pas dites ni pen­sés.
    “Dans l’échelle des valeurs, s’il y a bien quelqu’un qui, au regard de ce qu’il apporte à la société, pré­sente et future, a le droit de gagner de l’argent, c’est l’artiste.”
    A part le fait que cette phrase est com­plè­te­ment stu­pide, admet­tons :
    La santé ? L’éducation ? La nour­ri­ture ? etc…
    Les artistes créa­teurs ne sont pas des Demian west :
    Tu n’a riens contre les contra­dic­tions, on dirait !

    Je déve­loppe :
    « Tout ça ce sont des gens, comme toi, qui ne savent pas échan­ger et qui ne savent pas com­mu­ni­quer avec l’autre. Il y a du han­di­cap dans l’air et sur le net… »

    Demia­nou, tu me la coupes : tu as rai­son à l’envers. Mais tu as rai­son.
    Cela serait posi­tif d’échanger et de com­mu­ni­quer avec ses interlocuteurs…mais ce n’est pas facile. Pas facile d’échanger avec des pro­pos arro­gants tein­tés d’un com­plexe de supé­rio­rité qui n’ont pas lieu d’être dou­ble­ment. Ne serait-ce que en admet­tant une com­pé­tence supé­rieure, l’arrogance est contre pro­duc­tive.
    Mais cette com­pé­tence supé­rieure est un fan­tasme.
    Les quelques inter­ve­nants, Thierry, Iza ( par exemple ) ont plus que des notions de ce l’on appelle « les arts », « les artistes » et l’industrie artis­tique. Moi-même, j’ai plus que des notions sur ces sujets ( à part le cinéma ).

    Ancie­nou
    Comme le dit Iza, il se dit de grosses bêtises aussi dans le camp des non-hadopi, mais comme dans toutes les confron­ta­tions il ne fau­drait pas oublier les lois phy­siques et psy­cho­lo­giques de l’action et de la réac­tion.
    La loi hadopi est inap­pli­cable cor­rec­te­ment, tech­ni­que­ment et juri­di­que­ment.
    Elle est contre pro­duc­tive ; elle ne s’occupe pas du tout du vrai pro­blème, la rému­né­ra­tion des artistes.
    Elle a été pré­sen­tée en force par des incom­pé­tents et de façon….arrogante. Il fal­lait bien s’attendre à une réac­tion mus­clée et donc exa­gé­rée dans l’autre sens.
    Arrê­tons d’utiliser les misé­rables tech­niques des poli­ti­ciens ou des jour­na­listes en uti­li­sant par exemple le mot valise « pirate » et de faire des amal­games ridi­cules pour ne pas dire répu­gnants ( ça c’est pour Demianou ).

  46. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 15:52

    Perso j’inclus les créa­teurs de logi­ciels dans les artistes. Ce sont des auteurs.

    En revanche sur ce point :

    Com­ment gagnons nous notre vie? en tra­vaillant. En pro­po­sant des ser­vices, en aidant d’autres per­sonnes à appli­quer nos tech­niques à leurs problèmes.”

    Je ne suis pas d’accord pour devoir gagner sa vie avec des tra­vaux méca­niques, qui sont du temps perdu pour la créa­tion artistique.

    Tris­tan Nitot doit gagner sa vie grâce à Fire­fox, en juste recon­nais­sance de son tra­vail, et pas en don­nant des cours d’informatique le soir.

    Je n’aime pas non plus le prin­cipe des confé­rences payées. On doit gagner sa vie avec le plus essen­tiel de son tra­vail, et pas avec un bla­bla surpayé.

    Je suis cho­qué qu’on soit payé 1000 euro pour dire presque rien à une confé­rence, alors qu’on n’est pas payé en créant un logi­ciel que des mil­lions de gens utilisent.

    (J’ai une fois été invité à une confé­rence payée, je n’ai jamais envoyé la facture).

  47. gravatar.com Maurice ip:12
    12 April 2009 @ 16:14

    Je suis cho­qué qu’on soit payé 1000 euro pour dire presque rien à une confé­rence, alors qu’on n’est pas payé en créant un logi­ciel que des mil­lions de gens utilisent.”

    Moi je suis cho­qué qu’on touche des royal­ties toute sa vie pour un tra­vail qu’on n’a fait qu’une fois. Je crois que j’ai eu une mau­vaise éducation.

  48. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    12 April 2009 @ 16:17

    Rassure-toi je me fais presque jamais payer… sauf quand des entre­prises ou des clubs pri­vés me demandent… ce qui est rare. :-)

    Bien sur que se faire payer pour des tâches annexes est nul et détourne de l’essentiel. Mais regarde le passé. Nos grands écri­vains par exemple. La plu­part se consa­craient à l’essentiel quand ils avaient des reve­nus annexes ou ils vivaient dans la misère. Et je crois que rien n’a changé. Aujourd’hui, le revenu annexe c’est bos­ser un peu pour gagner de la tune et cette expé­rience n’est sou­vent pas inutile.

    Si tu veux vivre avec ton art, tu fais dans le déjà vu, pour pas cho­quer des esthètes qui ne voient que par une révo­lu­tion datant d’un siècle. Mais est-ce encore de la créa­tion ? N’est-ce pas de la copie ?

    Les nova­teurs qui en même temps gagnent leur vie existent mais ne sont pas légion. Droit d’auteur ou pas. L’essentiel de la créa­tion n’a jamais rap­porté un copeck à leur créa­teur. C’est le prin­cipe même de la créa­tion. De pro­duire des choses que les gens n’attendent pas encore, ne sont pas encore prêts à payer… mais qui vont se révé­ler néces­saires peu à peu. Les mecs qui font de la pho­to­co­pie sont des arti­sans comme les autres, indis­pen­sables comme le bou­lan­ger, il faut qu’ils trouvent un moyen de se faire payer… c’est celui de se rendre indis­pen­sable, comme le boulanger.

    Si tu ne payes pas, tu as plus de pain… les gens trou­ve­ront tou­jours le moyen de don­ner même si le sys­tème du droit d’auteur actuel s’écroule. Nous avons besoin des photocopies.

    Payer pour l’éternité un créa­teur oui car il ajoute à notre culture… en revanche les arti­sans sont payés au jour le jour, chaque fois qu’ils vendent leur pain. Si un bou­lan­ger avait des droits d’auteurs à vie sur une baguette, on crè­ve­rait de faim.

  49. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 16:21

    Est-ce que les peinte ont été inter­dit de copier les déjeu­ners sur l’herbe ?”

    Thierry tu prends tou­jours l’exemple du créa­teur soli­taire, dont la créa­tion néces­site très peu d’investissement.

    Alors for­cé­ment tu passes à côté du problème…

    Le sec­teur le plus concerné par le droit d’auteur, c’est d’abord la pro­duc­tion ciné, parce qu’un film c’est plu­sieurs mil­lions d’euro.

    On vit encore avec une bonne fré­quen­ta­tion en salles, mais quand tout le monde aura son écran géant à domi­cile, n’ira plus au ciné, et ne verra que des films pira­tés, tu n’auras plus le financement.

    Alors tu diras : “on pro­duira des films avec moins d’argent”: mais ce que tu pro­poses c’est un appau­vris­se­ment de la création.

    Avec ton rai­son­ne­ment du type “on s’en sor­tira”, on a tué le cinéma italien.

    Alors dis clai­re­ment que tu t’en fous, que cette sur­vie du cinéma ne t’intéresse pas, que tu ne vas pas voir ces films, mais ne fais pas croire qu’on s’en sor­tira tou­jours sans veiller aux condi­tions de créations.

    La France a mon­tré à quel point on pou­vait sau­ver un art, en veillant à son milieu créa­tif: c’est le seul cinéma de cette échelle qui a sur­vécu à l’américanisation du marché.

    Et ça ne s’est pas fait par hasard, mais avec des lois pro­té­geant le sec­teur, au nom de son impor­tance culturelle.

    C’est très bien que cer­tains films se fassent avec 3 bouts de ficelle, mais il n’y a pas de rai­son de réduire le cinéma aux films à tout petit bud­get.
    Tout cela pour quoi ? Pour que l’argent non investi dans un DVD soit consa­cré à quoi ? A se payer un joint en plus ?

    La vérité c’est que tu t’en fous de la dis­pa­ri­tion de tout un sec­teur de l’industrie cultu­relle, sur­tout que pour toi ce n’est pas de l’art qui compte.

    C’est ta liberté, mais les gens de ce sec­teur ne sont pas dupes des pro­messes de finan­ce­ment faites en l’air, sans réalité.

    Dans le domaine infor­ma­tique, pour un Wiki­pe­dia qui trouve un finan­ce­ment par le don, com­bien de pro­jets sont viables ?

    Dai­ly­mo­tion crève de devoir s’en tenir à un modèle gra­tuit. Des mil­lions d’euro de perte.

    On parle d’un rachat de Dai­ly­mo­tion par TF1 !!
    Voilà à quoi conduit le gratuit !

    Des tas de ser­vices ont dis­paru, à cause de cet envi­ron­ne­ment du “tout gra­tuit” obligé, qui n’apporte pas de financement.

    Fina­le­ment, c’est Google qui va tout bouf­fer, à cause de ce modèle du gra­tuit, dont il est le seul à profiter.

  50. gravatar.com Ancien - suite ip:13
    12 April 2009 @ 16:34

    Si un bou­lan­ger avait des droits d’auteurs à vie sur une baguette, on crè­ve­rait de faim.”

    Hum.

    Le droit d’auteur a été inventé pour les oeuvres de l’esprit, notam­ment quand le tra­vail de concep­tion intel­lec­tuelle est très supé­rieur à la valeur de la mar­chan­dise matérielle.

    Exemple : un film, des mil­lions d’euro pour le pro­duire, mais il suf­fit de zéro euro pour le copier sur le Net.

    Ce qui n’est pas le cas de la baguette.

    Je ne suis pas pour le bre­vet abu­sif sur tout et n’importe quoi.

  51. gravatar.com Oaz ip:9
    12 April 2009 @ 17:42

    L’artiste crée une valeur ajou­tée unique qui n’est pas méca­ni­sable.“
    “Le gros pro­blème de la licence glo­bale, c’est que ceux qui défendent ce modèle pro­posent un prix ridicule”

    La ques­tion de la méca­ni­sa­tion est effec­ti­ve­ment très impor­tante dans ce débat. Dans les tra­vaux méca­ni­sables on trouve aussi, pêle-mêle, les fabri­cants de CD, les chauf­feurs rou­tiers qui trans­portent des boites, les maga­si­niers de toutes sortes, le ven­deur de la FNAC, la cais­sière de la FNAC, le gui­che­tier du cinéma…
    La plu­part de ces métiers ne sont même plus au niveau de la méca­ni­sa­tion : ils sont au niveau de l’obsolescence.
    Donc, avant de par­ler de prix ridi­cule ou pas d’une contri­bu­tion glo­ba­li­sée, il faut faire la part des choses entre le créa­tif rému­né­rable et l’obsolète que per­sonne ne veut plus payer.

    Sur les créa­teurs de logi­ciels,
    “Com­ment gagnons nous notre vie? en tra­vaillant. En pro­po­sant des ser­vices”
    “Je ne suis pas d’accord pour devoir gagner sa vie avec des tra­vaux méca­niques, qui sont du temps perdu pour la créa­tion artis­tique.“
    Ca, c’est une grande mécon­nais­sance du pro­ces­sus intel­lec­tuel de créa­tion logi­cielle. Un auteur ne peut pas vivre décon­necté de ses uti­li­sa­teurs auquel il rend ser­vice. Les acti­vi­tés de ser­vice et de créa­tion logi­cielle “pure” se nour­rissent l’une de l’autre.
    Je sup­pose que, dans une cer­taine mesure, cela est valable pour d’autres domaines de la création.

  52. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    12 April 2009 @ 17:44

    Les films pro­duits à coup de mil­lions ne m’ont jamais excité. Les cinéastes d’aujourd’hui sont ceux qui uti­lisent les tech­nos numé­riques peu chères d’aujourd’hui. Et rien n’empêche d’imaginer des pro­duc­tions open source dans le domaine du cinéma. Linux ça coû­te­rait aussi cher à déve­lop­per que Win­dows, bien plus, des cen­taines de fois plus que n’importe quel film. Donc les cinéastes et les autres artistes qui ont besoin de beau­coup de moyen doivent trou­ver des méthodes de pro­duc­tion adap­tées à leur temps sinon ils ne pro­dui­ront que des films d’un autre temps… ce que nous donne à voir le cinéma d’aujourd’hui.

    PS : Je ne me fous pas du cinéma, j’en ai consommé plus que beau­coup de gens, seule­ment comme pour la musique, les autres arts, les jeux… j’ai fouillé pour trou­ver ce qui me transformait.

  53. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 17:52

    Les films pro­duits à coup de mil­lions ne m’ont jamais excité.”

    Oui j’avais com­pris, mais tu ne peux pas condam­ner toute une pro­fes­sion parce que toi ça ne t’intéresse pas.

    N’oublie pas qu’un film à gros bud­get, c’est des cen­taines de per­sonnes qui peuvent en vivre.

    Beau­coup de grands cinéastes ont com­mencé avec de petits jobs pour des films à gros bud­get ou pour des téléfilms.

    Si tu sup­primes toute la merde com­mer­ciale, tu sup­primes aussi tout un vivier d’emplois très utiles aux grandes oeuvres.

    On ne va pas faire que du cinéma caméra à l’épaule.

    *
    *

    Pour faire dans la finesse, le mot de poé­sie du jour est signé Tavernier:

    Ber­trand Taver­nier : “le pira­tage fabrique des cer­velles molles”

    http://www.lepost.fr/article/2009/04/12/1493362_bertrand-tavernier-le-piratage-fabrique-des-cervelles-molles.html

    Taver­nier : ” « C’est le droit moral de l’auteur qui est violé »,. « Le pain doit être gra­tuit, la viande, les soins médi­caux, les trans­ports, l’hôpital, oui, mais je ne vois pas pour­quoi un mor­ceau de musique ou l’art devraient être gratuits ».”

  54. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:14
    12 April 2009 @ 17:55

    Com­ment pouvez-vous dire que vous com­pre­nez quelque chose à l’art, quand vous ne ces­sez de le déva­lo­ri­ser ou de débattre de ce qu’il coû­te­rait ou non.

    Tous vos pro­pos visent à diluer l’art dans son oubli mécanisé.

    Heu­reu­se­ment, vous n’êtes pas les per­sonnes qui théo­risent les arts. Et heu­reu­se­ment, je suis théo­ri­cien des arts, donc je dis ce qu’est l’art de mon siècle. J’ai été formé pour ça, et c’est ma voca­tion de nais­sance. J’ai été reconnu par l’université et formé par elle pour ça. Donc, quoi que vous puis­siez dire, vous ne sau­riez l’imposer sur mon dis­cours qui est for­cé­ment le plus éclairé.

    Je pré­cise, que je n’expose même pas le mil­lième des points, exemples et argu­ments qui seraient de rigueur dans une dis­cus­sion savante autour de ces ques­tions. Parce que vous seriez vite per­dus, mais on peut essayer…:-)

    Car confondre les artistes et les arti­sans, comme Crou­zet le fait, n’est même pas du niveau DEUG des arts plas­tiques ou d’histoire de l’art.

    C’est une opi­nion popu­liste ou ordi­naire et donc non-éclairée que vous dif­fu­sez et ça fait des siècles que ces idées cir­culent, mais hors du monde des arts et de sa dis­ci­pline rigoureuse.

    En d’autres termes, j’attends, sur le net, des inter­lo­cu­teurs valables qui en sau­raient plus que 1515 Mari­gnan et Van Gogh la misère…

    Sur Ago­ra­vox, j’ai tout fait pour for­mer un peu ou ini­tier des per­sonnes aux arts et à ses théo­ries, et je ne reçu que bri­mades et moque­ries. Et des intel­lec­tuels ont quitté Ago­ra­vox quand ils ont vu ça. Car ils sai­sis­saient bien la qua­lité et la rigueur de ce que j’apportais.

    L’erreur du net est cette illu­sion que le pre­mier venu qui n’aurait pas étudié une dis­ci­pline, la chan­ge­rait ou en dirait tout ou des nou­velles for­mules. C’est une folie.

    Aussi, les tech­ni­ciens de l’informatique ne sau­raient pré­tendre connaître les arts, comme il le fau­drait pour les théoriser.

    Vous ne tien­driez pas une dis­cus­sion ouverte entre savants sur la ques­tion de la pers­pec­tive comme forme sym­bo­lique depuis Alberti jusqu’à Dürer. Comme une dis­cus­sion sur la per­sis­tance du leit­mo­tiv ou du stan­dard de repré­sen­ta­tion jusqu’au schi­jn­rea­lim fla­mand par exemple. Et que de dire de la ques­tion du pas­sage des arts méca­niques ou de l’artisanat vers les arts libé­raux ou phi­lo­so­phiques selon Vinci.

    Vous le voyez bien, les ques­tions artis­tiques sont d’un très haut niveau et les novices ou ama­teurs ne peuvent qu’écouter pour apprendre. C’est la règle. A tout le moins, s’ils vou­laient nous en dire un jour, qui n’est pas proche…

    Pour ma part, il ne me vien­drait jamais à l’idée de débattre de la place du logi­ciel dans la société et com­ment il devrait être emballé. Car ce n’est pas ma dis­ci­pline. Et sur­tout, il ne me vien­drait pas à l’idée de conseiller aux créa­teurs de logi­ciels les prix qu’ils devraient pra­ti­quer, car je suis déjà bien occupé avec ma discipline.

    Ceux qui s’occupent de tout ne savent rien, et même trop peu de leur propre dis­ci­pline. Car s’ils en savaient assez, ils seraient assez occu­pés à ran­ger leur propre savoir au lieu de débattre de comètes impro­bables dans le ciel d’à côté.

    La phrase de Crou­zet : “Nos grands écri­vains par exemple. La plu­part se consa­craient à l’essentiel quand ils avaient des reve­nus annexes ou ils vivaient dans la misère.” est tota­le­ment fausse. Zola était richis­sime tout comme Hugo et Bau­de­laire avait hérité de sa mère, si bien qu’il a dû être mis sous tutelle tel­le­ment il dépen­sait. Crou­zet ne choi­sit que les artistes qui servent son pro­pos, mais il est aussi for­maté par des mytho­lo­gies hol­ly­woo­diennes qui n’ont rien à voir avec l’histoire des arts. Vous me rap­pe­lez Zara Whites qui me répon­dait qu’elle avait étudié l’histoire dans Asté­rix la BD, quand je ten­tais une petite conver­sa­tion sur l’histoire.

  55. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 18:28

    il faut faire la part des choses entre le créa­tif rému­né­rable et l’obsolète que per­sonne ne veut plus payer.”

    D’accord avec ça.

    De plus en plus de caisses de cinéma sont désor­mais auto­ma­tiques, sans personnel.

    Il y a encore des écono­mies à faire, et les pro­duc­tions doivent réper­cu­ter les économies.

    Bien sûr.

    De même je suis pour le pas­sage du DVD obso­lète à la VOD, avec une écono­mie de matière, de sto­ckage et de transport.

    Tout cela ne concerne pas le concept de droit d’auteur.

    On peut réduire les coûts de créa­tion d’un film, mais cela a une consé­quence : moins de gens vivent dans ce milieu.

    Au pas­sage, on détruit le rêve de dizaines de mil­liers de gens, qui aiment tra­vailler dans le milieu artis­tique, et sont vic­times des écono­mies faites.

    Quand la Fnac Bas­tille ferme, des ven­deurs qui vivaient en par­lant musique toute la jour­née, vont se retrou­ver à vendre de l’essence aux portes de Paris…

    Est-ce un pro­grès social, de bais­ser le nombre de gens vivant dans le milieu culturel ?

  56. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:14
    12 April 2009 @ 18:48

    Bien sûr, l’informatique change la société et entiè­re­ment. Mais pour la ser­vir, et pour ser­vir aussi les arts.

    Toute autre trans­for­ma­tion qui vise­rait à alié­ner une dis­ci­pline, ne révé­le­rait en fait que des défor­ma­tions ou des pul­sions qui n’ont rien d’informatiques, mais qu’elles seraient humaines, soient issues de l’inconscient des maîtres de l’informatique, soient chez ceux qui usent de l’informatique.

    L’informatique bien com­prise doit favo­ri­ser la créa­tion des créa­teurs, et quand elle est mal uti­li­sée, elle sert à la méca­ni­sa­tion des arts vers leur dis­pa­ri­tion. Et cette errance ne sert que des esprits mal­sains, ou excessifs.

    Les télé­char­geurs nagent dans l’excès.

  57. gravatar.com Maurice Perry ip:12
    12 April 2009 @ 18:53

    J’ai récem­ment acheté le DVD du “Voleur de Bicy­clette” de Vit­to­rio De Sica. Un film ita­lien, à très petit bud­get. Je ne regrette pas du tout cet achat et j’aurai même payé plus cher pour l’avoir. Je n’achèterai par contre pas le DVD du der­nier James Bond.

    Le cinéma ita­lien est mort. Bien avant l’apparition d’Internet et même avant le DVD. Ce sont les grosses pro­duc­tions amé­ri­caines qui ont tué le cinéma ita­lien. James Bond a tué le Voleur de Bicyclette.

    Oh!!! voilà que le théo­ri­cien en art se met à par­ler d’informatique.

  58. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:14
    12 April 2009 @ 19:06

    Vous igno­rez donc, que ce sont Alberti et Bru­nel­les­chi les inven­teurs de la pers­pec­tive à point de vue cen­tral qui sont les fon­da­teurs de la vision numé­ri­sée pen­dant la renais­sance flo­ren­tine. Et qu’Alberti est le pre­mier théo­ri­cien des arts.

    Mais on sent sur­tout que votre arro­gance d’informaticien se déploie bien dans les moque­ries que vous réser­vez à cette dis­ci­pline des arts visuels.

    On s’en fiche. Pen­dant que vous pen­sez avoir colo­nisé les arts, les arts se sont infil­tré par­tout et si avant dans vos troupes, qu’elles crèvent de soif dans le désert des arts où nous avons le robi­net bien en main car nous sommes les créa­teurs de ces sub­stances dont les télé­char­geurs ne peuvent plus se passer.

    Vos machines et vos canaux sans nos conte­nus ne sont que des vides qu’il faut remplir.

    Pour ce qui est de la notion d’artiste. C’est Joseph Beuys, qui fut le plus grand artiste euro­péen du second XXème siècle face à Warhol et en Alle­magne, qui créa le concept “d’art étendu”. Il avait dit dans son mani­feste à la Doku­menta de Kas­sel en 1972 en tant que théo­ri­cien des arts, que “Chaque homme était un artiste”.

    Dans ce sens le créa­teur de logi­ciel est un artiste et même le télé­char­geur. Il reste que cette théo­rie a été refu­sée par ceux-là-mêmes du public qui ne vou­laient pas être consi­dé­rés comme des artistes.

    La phrase vou­lait dire en fait, que chaque homme est poten­tiel­le­ment un artiste. Mais il est des exi­gences de la vie d’artiste que la plu­part ne veulent pas vivre. Et les créa­teurs de logi­ciels créent sûre­ment des oeuvres de l’esprit, mais ils ne vivent pas en artiste forcément.

    Et ils ne vou­draient pas être consi­dé­rés en artiste, sur­tout à une époque où l’artiste est consi­déré comme un pri­vi­lé­gié et qu’il est méprisé.

  59. gravatar.com Maurice Perry ip:12
    12 April 2009 @ 19:19

    Mais on sent sur­tout que votre arro­gance d’informaticien se déploie bien dans les moque­ries que vous réser­vez à cette dis­ci­pline des arts visuels.”

    Mes moque­ries sont uni­que­ment pour vous

  60. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:14
    12 April 2009 @ 19:25

    Je fais corps avec ma discipline…Et je ne vous crois pas quand vous dites que vos moque­ries ne seraient que pour moi. C’est vrai­ment trop facile. Et ça vous fait l’économie oppor­tune de par­ler d’art, et donc de mon­trer vos lacunes.

    Pour bien sai­sir ce qu’est un artiste, il faut bien appré­hen­der l’apport du roman­tisme et sa notion d’individu génial opposé à l’artiste ouvrier dans la société col­lec­ti­viste ou des avant-gardes comme au Bau­haus avec Moholy-Nagy. Beuys pen­sait que l’homme du XXème siècle était par­venu à ce degré où chaque homme avait conscience de sa fonc­tion créa­trice et qu’il pou­vait l’imposer à la société et selon le modèle né avec Van Gogh : faire de sa vie une oeuvre d’art.

    Il est évident que peu d’hommes en sont capables et que peu le veulent. Ce néan­moins, l’acte fon­da­teur de Beuys avait son uti­lité car il a dit que c’était possible.

    Je pense qu’aujourd’hui, chaque homme est un esthète et que beau­coup agissent dans une sorte de per­ver­sion de cette pré­mo­ni­tion de Beuys, car il y a trop d’amateurs d’art et qui l’étouffent. Et que l’art devien­dra une forme d’initiation secrète au-dedans d’arts bana­li­sés et lissés.

  61. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 19:27

    Le cinéma ita­lien est mort. Bien avant l’apparition d’Internet”

    Bien sûr. Mais il est mort de n’avoir pas pro­tégé ses condi­tions de finan­ce­ment, pour résis­ter au mar­ché des films américains.

    A l’inverse le cinéma fran­çais s’est pro­tégé, et a résisté.

    Cela montre qu’il est pos­sible, et sou­hai­table, de résis­ter au vent de l’histoire, par­fois, et de se pro­té­ger du vent dominant.

    Pour ce qui est des films à petit bud­get, les grands films d’auteurs repré­sentent tout de même des petits bud­gets … importants !

    Un bud­get mini en cinéma c’est déjà 100000 euro, ça ne se trouve pas comme ça.

    Rien qu’un bon scé­na­rio, c’est un à deux ans de travail.

    Un bon mon­tage, c’est six mois de travail.

    + Les comé­diens, les lumières, les techniciens…

    On ne connait aucun modèle sur Inter­net qui puisse finan­cer ça, aussi souvent.

    Il s’agit pas de pro­duire 3 films par an !

    Le bud­get de Mul­hol­land Drive, de Lynch, c’est 15 mil­lions de dol­lars. Il n’y a pas que les James Bond qui coûtent cher !

    Un film de Kubrick c’était pas donné.

    Barry Lyn­don (11 mil­lions de dol­lars), ver­sion cheap caméra à l’épaule, c’est plus Barry Lyndon…

  62. gravatar.com Oaz ip:9
    12 April 2009 @ 19:44

    Est-ce un pro­grès social, de bais­ser le nombre de gens vivant dans le milieu cultu­rel ?“
    Sup­pri­mer des emplois obso­lètes ne signi­fie pas auto­ma­ti­que­ment sup­pri­mer glo­ba­le­ment des emplois.
    Mal­gré les tech­no­lo­gies et les télé­char­ge­ment, le bud­get consa­cré aux loi­sirs et à la culture ne semble pas en baisse. Il se déplace, voilà tout.
    Si je prends mon cas per­son­nel, qui en vaut bien d’autres, l’essentiel de mon bud­get est consa­cré aux jeux videos. Ces jeux, je sais com­ment les obte­nir pour les obte­nir à moindre frais sans rému­né­rer les auteurs mais je n’y songe même pas. Tout sim­ple­ment parce que j’estime que ce que je donne vaut le plai­sir qu’ils me procurent.

    L’argent pour rému­né­rer la créa­tion est là. Il a tou­jours été là mal­gré les évolu­tions tech­no­lo­giques. Il y sera tou­jours car, effec­ti­ve­ment, il y a des “sub­stances” dont on ne peut plus se pas­ser. Moins de rému­né­ra­tion signi­fie moins de sub­stances. Le pro­blème n’est pas là : comme il y aura tou­jours cet argent (hors cas excep­tion­nels de famines nous fai­sant recu­ler de cen­taines d’années), il y aura tou­jours des pro­duc­teurs pour ces sub­stances.
    Là où l’artiste qui n’est pas une pute se plante, c’est dans son “nous” qui englo­be­rait une hypo­thé­tique caste des artistes.

    Les artistes des­ti­nés à pros­pé­rer sont ceux qui don­ne­ront énor­mé­ment en échange d’une rému­né­ra­tion dont la jus­tesse sera appré­ciée par leur public et non pas par leur petite per­sonne. Ceux-là pour­ront même faire vivre tout un ensemble de métiers qui n’ont pas une fonc­tion stric­te­ment créa­tive.
    Les autres, ceux qui choi­sissent la voie de la rareté arti­fi­cielle vont dis­pa­raitre et per­sonne ne les regrettera.

    Je vois un seul obs­tacle à cela : la main mise sur les créa­teurs par les inter­mé­diaires non créa­tifs. C’est d’ailleurs en grande par­tie la situa­tion actuelle. Ces inter­mé­diaires, qu’ils soient four­nis­seurs d’accès inter­net ou mai­sons de pro­duc­tions ne sont que des canaux et sont autant de lob­bys qui orientent la puis­sance publique pour leur pro­fit.
    Le vrai pro­blème des créa­teurs, c’est de prendre la main sur ces acteurs-là. Pour cela, leur seul allié est le public.

  63. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:14
    12 April 2009 @ 19:50

    Ils vont dis­pa­raître à vos yeux et VOUS ne les regret­te­rez pas.

    Ils seront juste ailleurs, à se la cou­ler douce comme des princes près de leurs Déesses au bord de la pis­cine où l’on ne vous verra jamais…les jeux vidéo craignent l’eau.

    Le dépit se lit tel­le­ment dans votre pro­pos… :-)

    Et la caste…

    Les vrais artistes se fichent des demandes ou des exi­gences du public, ils créent comme ils veulent.

    Et donc nous n’avons que faire et nous nous moquons de votre cahier des charges pour l’art que vous vou­driez dans les siècles à venir. Pen­dant que vous par­lez de ce que vous ne connais­sez pas, nous les artistes, nous créons en pra­ti­ciens comme nous le vou­lons, libre­ment et sans jamais suivre le public qui va sou­vent au plus facile et au lieu com­mun de l’ordinaire.

    Par exemple, en pein­ture, si tu suis le public, tu ne peins que des bords de mer avec la petite famille et le chien qui joue sur la plage. Voilà l’art que le public et les télé­char­geurs met­traient en place par leurs exigences…c’est de la merde !

  64. gravatar.com Maurice Perry ip:12
    12 April 2009 @ 20:01

    Par exemple, en pein­ture, si tu suis le public, tu ne peins que des bords de mer avec la petite famille et le chien qui joue sur la plage. Voilà l’art que le public et les télé­char­geurs met­traient en place par leurs exigences…c’est de la merde !”

    Alors là, pour une fois je suis d’accord avec vous

  65. gravatar.com Henri A ip:6
    12 April 2009 @ 20:14

    Heu…Demianou, on fait gaffe quand on parle de mon ancêtre. La pers­pec­tive est un détail par rap­port à tout ce qu’il a apporté.
    Quand à Joseph Beuys ( l’homme qui par­lait aux lapins morts ), le roman­tisme , Bau­haus, Van Gogh, et la mul­ti­tude d’autres, cela s’apprend déjà dans les deux pre­mière années des Beaux arts, avant la spé­cia­li­sa­tion ( c’était comme ça à mon époque ).
    Il est vrai que tu as un DEA des mathé­ma­tiques de Valéry !
    La vérité, il me semble doit être entre ces deux choses : DEA de concours de bites ou DEA de deas.

  66. gravatar.com Oaz ip:9
    12 April 2009 @ 20:17

    Les vrais artistes se fichent des demandes ou des exi­gences du public, ils créent comme ils veulent.”

    Certes, mais mon pro­pos n’est pas là.
    Le vrai artiste peut ne pas être une pute et se ficher d’une demande du public mais, à un moment, il fau­dra bien que sa créa­tion ren­contre un public.

    Admet­tons l’existence d’artistes géniaux qui ne trou­ve­ront jamais un public. Ceux-ci sont, par défi­ni­tion, com­plè­te­ment en dehors du débat concer­nant le pillage de leurs oeuvres puisque celles-ci n’intéressent qu’une poi­gnée.
    Que cet art là ait besoin d’un finan­ce­ment, très bien mais tout cela se passe de toutes façons hors du contexte “télé­char­ge­ment et baisse des ventes”.

  67. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 20:18

    Il se déplace, voilà tout.”

    Toute la ques­tion est jus­te­ment de savoir où ça se déplace.

    C’est faux de croire qu’il n’y a que du dépla­ce­ment interne.

    Par exemple, Canal+ consacre de plus en plus d’argent au foot, et ce dépla­ce­ment d’investissement se tra­duit par une baisse de l’investissement en cinéma.

    Consé­quence immé­diate : des films ne se font plus, stop­pés faute de financement.

    Le pro­blème du pira­tage est très dur à évaluer, car il n’est qu’à son début. Des géné­ra­tions entières ne télé­chargent pas.

    Et un fran­çais sur deux n’a pas Internet.

    Cela fait peu de temps qu’un nombre signi­fi­ca­tif de fran­çais a le haut débit…

    Emule reste d’un manie­ment com­pli­qué… c’est long, il y a le pro­blème des virus…

    Toute la ques­tion, incon­nue, est de savoir quel dépla­ce­ment moné­taire se fera, quand le pira­tage sera de plus en plus facile, et étendu à une majo­rité de la population.

    Dans une situa­tion de crise écono­mique, qui plus est, on peut pen­ser que beau­coup s’achèteront une deuxième tranche de jam­bon, qu’on ne peut pas pira­ter, et ne paie­ront plus pour des films qu’ils peuvent trou­ver gratuitement.

    Grosse incon­nue aussi sur la fré­quen­ta­tion des salles de cinéma, à mesure que se répan­dra le grand écran à domi­cile, cou­plé à Internet.

    Il y a 8 ans j’allais au cinéma tous les jours. Main­te­nant je regarde presque tout sur écran à domicile.

    L’argent que je don­nais au cinéma, je le donne de plus en plus à l’abonnement Inter­net, achats de disques durs, écrans, PC chan­gés régulièrement…

    Pen­dant mes années d’études j’ai acheté 1000 livres. Main­te­nant je ne lis que sur écran, la plu­part du temps des res­sources gratuites…

    Les livres se vendent encore, sur­tout grâce aux vieux, qui sont res­tés aller­giques à l’écran d’ordinateur.

    Quand on va se retrou­ver en plein avec le modèle du gra­tuit, les anciennes géné­ra­tions mortes, ça va être une autre affaire.

    Quand on verra Dai­ly­mo­tion racheté par TF1, on se dira peut-être que le gra­tuit a ses limites.

    On aura Google comme Super Major pro­dui­sant des films… En plus de tout le reste. Gigan­tesque ten­ta­cule qui détien­dra tout le pou­voir d’alpha à omega.

    Google, le géant écono­mique né de la culture du gratuit.

    La plus grosse puis­sance cen­trale que le monde ait jamais connu, née du culte de la liberté…

  68. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:14
    12 April 2009 @ 20:21

    Toute oeuvre et tout artiste ren­contre néces­sai­re­ment son public. Mais s’il avi­lit son art à ce qu’il cor­res­ponde à la demande du public, il ne ren­con­trera que la médiocrité.

    Ce qui fait la qua­lité d’une oeuvre, c’est l’entière liberté de l’artiste dans ses choix et le public n’a rien à y faire. C’est pour ça qu’il aime les oeuvres, car elles viennent d’ailleurs, de l’inconnu. Sinon, n’importe qui du public pour­rait rem­pla­cer l’artiste et c’est tou­jours un vautrage.

    Le finan­ce­ment des arts est ce qu’il y a de plus sau­vage dans la culture comme dans la nature, c’est le meilleur qui gagne. Et c’est ainsi que l’art s’améliore.

    Mais c’est tout sauf ce nivel­le­ment col­lec­ti­viste que les télé­char­geurs veulent.

    Vous ima­gi­nez le monde des artistes en monde de l’angélisme, quand c’est le monde le plus concur­ren­tiel qui soit. Et les vrais artistes sont des ogres, des monstres et des per­sonnes avides et sen­suelles qui sont très loin d’offrir quoi que ce soit hor­mis leurs pieds pour que le public les baise.

    Vous n’imaginez pas comme le nar­cis­sisme des artistes est flatté par cette his­toire des télé­char­geurs qui vou­draient tout pour rien, car les artistes savent désor­mais qu’ils les tiennent par les couilles.

    Me suis-je bien fait com­prendre ? :-)

  69. gravatar.com Iza ip:7
    12 April 2009 @ 21:08

    Je vois un seul obs­tacle à cela : la main mise sur les créa­teurs par les inter­mé­diaires non créa­tifs. C’est d’ailleurs en grande par­tie la situa­tion actuelle. Ces inter­mé­diaires, qu’ils soient four­nis­seurs d’accès inter­net ou mai­sons de pro­duc­tions ne sont que des canaux et sont autant de lob­bys qui orientent la puis­sance publique pour leur profit.”

    orientent pour leur seul pro­fit.” c’est bien le souci.

    Ax, tu parles de la créa­tion audio-visuelle. Tu sais que c’est eux qui ont plombé le régime inter­mit­tent et tu sais pour­quoi ? parce que toutes les assis­tantes de prod qui por­taient 3 cafés et un dos­sier par jour, et ce à l’année, étaient décla­rées dans le régime inter­mit­tent … pour que l’assedic dégage encore un peu plus de marge aux boites de prod …

    Plus d’emploi, ok. Plus d’emploi dans le milieu cultu­rel, plus de musi­ciens, de tech­ni­ciens, de gens qui écrivent etc .… et qui arrivent à en vivre ok. Plus de para­sites qui se la racontent dans les majors par de la pseudo direc­tion artis­tique à 2 balles pour des salaires miro­bo­lants … fran­che­ment .…. ceux là, je ne pleure pas sur leur sort.

    Ce sys­tème a vécu et meurt aussi de ses excès, parce que les gens ne veulent plus être pris pour des cons, sur­tout quand leur achat est main­te­nant mis en balance avec la deuxième tranche de jam­bon, effectivement.

    Mais comme quelqu’un le disait plus haut, nous sommes encore bien nom­breux à vou­loir payer pour un pro­duit de qua­lité… c’est bien du coup la ques­tion des gros sous qui coince. Les énormes reve­nus des affreuses com­pils qui fai­saient la richesse des majors pour la musique, des gros films bien lourds et bien com­mer­ciaux pour le cinéma.

    Alors les pro­duc­teurs geignent : ouais, mais c’est avec cette argent que nous pou­vions décou­vrir de nou­veaux talents, pro­duire des choses moins grand public .… des clous ! ça fait bien long­temps que plus grand monde ne fai­sait cet effort, ou fai­sait sem­blant .… bien bien avant le tele­char­ge­ment et internet.

    Alors quand je les entends pleu­rer sur “les petits et les indés qui trinquent en pre­mier”, je me marre. Les petits et les indés souffrent aussi, c’est sûr, mais ayant moins à perdre, ils se remet­tront plus vite et seront plus créatifs.

    Ceux qui pleurent en revanche sur leur vieilles et juteuses mar­tin­gales .…ça va être plus dur.…

    Ne confon­dons pas donc, comme le dit Demian, la créa­tion et le diver­tis­se­ment, les gros sous et le besoin légi­time de vivre de son acti­vité, fut elle artistique.

  70. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 22:01

    Ce sys­tème a vécu”

    Ce sys­tème a pro­duit des mil­liers de chefs d’oeuvre depuis 100 ans.

    Le cinéma est un milieu pourri, on le sait. Il est gan­gréné par la mafia, on le sait.

    Il est aussi plein de para­sites, de fils et filles à papa qui obtiennent des rôles que de plus talen­tueux n’obtiennent pas, on le sait.

    Et ne par­lons pas des coucheries…

    Mais avec tout cela, ce sys­tème a pro­duit des mil­liers de chefs d’oeuvre.

    Tu me per­met­tras de cher­cher, sans les trou­ver, les équi­va­lents sur Inter­net dans la culture du bout de ficelle, sans financement.

    Le cinéma, même d’auteur, coûte cher. Je pré­fère un sys­tème pourri qui le finance, à une absence de sys­tème qui ne le finance pas.

    Les inter­mit­tents se plaignent d’être exploi­tés par les pro­duc­tions, mais quels cachets vont-ils trou­ver sur Internet ?

    Inter­net ne dégage aucune marge pour pro­duire un film.

    Tu sais com­bien il faut de “pages vues” avec de la pub, pour enga­ger 5 inter­mit­tents pour un court ?

    Un petit court c’est plu­sieurs mil­liers d’euro.

    Il faut 1 mil­lion de visi­teurs pour finan­cer un seul court métrage, avec la pub sur Internet.

    Com­bien d’intermittents pour­ront exis­ter, si l’on doit tour­ner un film entier avec 5000 euro ?

    Je ne crois abso­lu­ment pas qu’on va arri­ver à un monde ver­tueux, débar­rassé de tous ses para­sites, par la seule magie de la culture libre sur Internet.

    En ce moment il y a “Le chat” sur Arte. C’est un petit film de qua­lité fran­çaise, très clas­sique, qui ne change pas le monde, et n’a pas changé l’histoire du cinéma. Mais putain que c’est mieux que toutes les merdes qui pul­lulent sur YouTube…

    Quand on enlève de You­Tube les extraits de films, et les courts métrages pro­duits clas­si­que­ment, qu’est-ce qui reste, de ces mil­lions d’amateurs ?

    J’en ai ras le bol de ces trucs bâclés que le Net érige en modèle.

  71. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:14
    12 April 2009 @ 22:12

    Le Chat” chef-d’oeuvre.

    Je pré­fère revoir Le Chat pour la quan­tième fois que décou­vrir le der­nier buzz du n’importe quoi sans len­de­main, et même pas absurde, juste con et qu’on doit regar­der parce que ça vient du net.

  72. gravatar.com Oaz ip:9
    12 April 2009 @ 22:26

    Par exemple, Canal+ consacre de plus en plus d’argent au foot“
    qui, quoi que l’on en pense, est aussi une forme de spec­tacle qui exige une part de créa­tion.
    Contrai­re­ment à la tranche de jam­bon, ça reste du dépla­ce­ment interne.
    Par ailleurs, un dépla­ce­ment externe n’est pas un pro­blème en soi : même en éradi­quant tout échange d’oeuvre qui ne rém­nuère pas l’auteur, si les gens sont contraints d’acheter quelque chose de plus grande néces­sité, il n’y aura pas plus d’argent pour la création.

    L’argent que je don­nais au cinéma, je le donne de plus en plus à l’abonnement Inter­net, achats de disques durs, écrans, PC chan­gés régu­liè­re­ment…“
    Ca, c’est un des argu­ments forts pour la contri­bu­tion créa­tive.
    Jai lu dans une inter­view de je ne sais plus quel chan­teur que si on avait pré­levé depuis long­temps une somme infime sur chaque achat de PC, on n’en serait pas là.
    Le finan­ce­ment par les canaux de dis­tri­bu­tion est depuis long­temps une constante. Si de nou­veaux canaux appa­raissent, il est quand même plus logique de cher­cher le finan­ce­ment de ce côté là plu­tôt que de vou­loir main­te­nir des canaux obsolètes.

    On aura Google comme Super Major pro­dui­sant des films…“
    Sur Google, il y aurait mille choses à dire.
    Oui, ce mono­pole fait peur mais le suc­cès de Google est dû à une alchi­mie entre divers éléments. Un d’entre eux, peu connu, est la qua­lité de leur créa­ti­vité infor­ma­tique. L’approche qu’ils ont eu pour atti­rer cette créa­ti­vité fait figure d’ovni dans le monde du déve­lop­pe­ment logiciel.

    Sur le cinéma, je n’y connais rien mais il me semble logique de dire que son finan­ce­ment est d’un autre ordre de gran­deur.
    Est-ce qu’une for­mule de type “myma­jor­com­pany” pour­rait se déve­lop­per pour du cinéma ?

  73. gravatar.com Un ancien ip:1
    12 April 2009 @ 22:52

    Est-ce qu’une for­mule de type “myma­jor­com­pany” pour­rait se déve­lop­per pour du cinéma ?”

    myma­jor­com­pany ce sont des par­ti­cu­liers qui inves­tissent sur un talent.

    Quelques remarques:

    - l’argent récolté est assez faible

    - ce n’est pas du don, c’est une part, une forme d’actionnariat:
    les inves­tis­seurs pri­vés attendent un retour sur leur inves­tis­se­ment. Donc ils misent sur le droit d’auteur. (Les concerts aussi, mais ce n’est pas évident de gagner de l’argent avec des concerts… Beau­coup de frais, dif­fi­cile de dépla­cer du monde…)

    - j’ai l’impression que ce sys­tème pro­duit sur­tout des talents peu nova­teurs, dont le son est vite reconnu par le public, vite assi­milé (vite oublié ?).
    Un peu “nou­velle star” ou “starac”…

    Il faut bien se rendre compte, que quand Wiki­pe­dia, l’oeuvre la plus connue du monde libre sur Inter­net, réus­sit à récol­ter quelques mil­lions d’euro … par an
    … le cinéma, lui, pro­duit CHAQUE SEMAINE plus de dix films dont cha­cun a ras­sem­blé autant de millions…

    C’est à dire que le finan­ce­ment du cinéma, c’est chaque année à peu près 500 fois Wikipedia !!

    Chaque jour, le cinéma a besoin d’autant d’argent que Wiki­pe­dia en reçoit en un an et demi !

  74. gravatar.com Iza ip:7
    12 April 2009 @ 23:26

    Tu me per­met­tras de cher­cher, sans les trou­ver, les équi­va­lents sur Inter­net dans la culture du bout de ficelle, sans financement.”

    ah, mais moi, je n’ai pas dit que la solu­tion était là. Je dis que la solu­tion “hadopi” est mau­vaise, et que les jéré­miades de ses par­ti­sans me saoulent. Mais j’ai dit (et je ne suis pas la seule) qu’il y a un vrai pro­blème de finan­ce­ment à solu­tion­ner, mais pas comme ça.

    Je n’ai pas dit que cette solu­tion était for­cé­ment “sur” inter­net. Par contre il y a de fortes chances que les solu­tions alter­na­tives et les nou­veaux modeles se déve­loppent en pre­nant appui sur Inter­net, ce qui est très différent.

  75. gravatar.com Oaz ip:9
    12 April 2009 @ 23:26

    C’est à dire que le finan­ce­ment du cinéma, c’est chaque année à peu près 500 fois Wiki­pe­dia !!
    Chaque jour, le cinéma a besoin d’autant d’argent que Wiki­pe­dia en reçoit en un an et demi !”

    Pré­senté comme ça, ma pre­mière réac­tion serait de dire : il serait temps pour mon­sieur cinéma de son­ger à opti­mi­ser ses coûts…

    Ma deuxième réac­tion est de dire : mais cet argent, aujourd’hui il va au cinéma. Comment-y arrive-t-il ? (avec tous ces pirates et leurs mules qui courent par­tout)
    Com­ment de si grosses sommes pour­raient se réduire à néant ?

    Je sup­pose que les canaux de dis­tri­bu­tion n’y sont pas étran­gers — comme tou­jours devrais-je dire. En l’occurrence, les chaines de télé­vi­sion doivent y être pour beau­coup, non ?
    Donc, qu’est-ce qui ferait que ces canaux de dis­tri­bu­tion se mettent à moins finan­cer ?
    Si tel était le cas, où irait l’argent ? (sachant qu’un match de foot est un film comme un autre)

  76. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:14
    12 April 2009 @ 23:35

    En tous les cas, j’en vois pas beau­coup qui dis­cutent d’art mais plu­tôt de gros et de petits sous. Ce n’est pas d’art dont vous par­lez. C’est clair !

    On vous tend la perche avec Beuys etc. et rien. Parce que vous igno­rez tout de ça.

    Et c’est pour­quoi ce débat est inutile, pour la suite des arts et il ne mènera à rien.

    Il n’y a que l’ancien qui parle d’oeuvres. Et tous les autres ne parlent que d’eux-mêmes et de leurs petits pro­blèmes. Si c’est ça le net et notre futur… C’est sans importance.

  77. gravatar.com Henri A ip:15
    12 April 2009 @ 23:56

    Au théo­ri­cien du nom­bril à lui per­son­nel­le­ment ( me, myself and I ) :
    Raciste !
    Presque tout a été dit l’année der­nière ici même .
    Quand je pense à Szajner…Un artiste créa­teur, lui ; le jour et la nuit.

  78. gravatar.com Oaz ip:9
    13 April 2009 @ 1:58

    En tous les cas, j’en vois pas beau­coup qui dis­cutent d’art mais plu­tôt de gros et de petits sous. Ce n’est pas d’art dont vous par­lez. C’est clair !”

    En quoi l’art qui n’est pas concerné par les sous, gros ou petits, est-il inté­ressé par le débat de la rémunération ?

  79. gravatar.com Iza ip:7
    13 April 2009 @ 9:50

    Demian, tu as mis le doigt des­sus. Ce sont les Hado­pistes qui disent qu’ils parlent d’art. Et tu as bien rai­son, ils parlent en réa­lité de sous. Les leurs.

    Ce sont bien ceux là qui disent “vous mena­cez l’art, nous devons le sau­ver avec une loi qui vous fli­quera pour que vous ne voliez pas l’art”

    Mais ils parlent de leurs pri­vi­lèges, leurs condi­tions de tra­vail, leurs marges, leurs bud­gets. Ils parlent d’un sys­tème écono­mique menacé.

    Pas de l’artiste ni de sa place dans la société. D’ailleurs, quand nous avons parlé il y a deux ans pen­dant des pages et des pages, je crois me sou­ve­nir que nous nous échar­pions sur art vs diver­tis­se­ment .… enfin, un truc du genre.

    Ce serait fun de recroi­ser nos argu­ments à la lumière de la dis­cus­sion d’aujourd’hui. Parce que je le redis, c’est plu­tôt aujourd’hui le diver­tis­se­ment qui perd beau­coup d’argent. l’art se porte sans doute encore assez bien, merci ça va.

    Tout est dit.

  80. gravatar.com Un ancien ip:1
    13 April 2009 @ 9:51

    Si tu veux vivre avec ton art, tu fais dans le déjà vu”

    Tu te foca­lises trop sur le créa­teur révo­lu­tion­naire, qui n’est pas concerné par le débat.

    Avec Hadopi on parle vrai­ment de l’industrie cultu­relle, pas du grand créa­teur d’avant-garde.

    En somme on parle de Ser­rault plus que d’Antonioni, pour reprendre ton oppo­si­tion au moment de la mort de Ser­rault, quand tu oppo­sais cet amu­seur public au créa­teur innovant.

    Le grand génie peut créer un film fabu­leux avec 3 bouts de ficelle en reve­nant d’Auschwitz.
    On ne peut pas, sur son exemple, par­ler des condi­tions de l’existence de l’art, sinon on peut jus­ti­fier les pires condi­tions, il en tirera tou­jours du bon.
    L’art ne se limite pas au rare génie.

    Chris Mar­ker fait un film génial, La Jetée, en col­lant des pho­tos, avec une voix off…
    On ne peut pas fon­der l’économie du cinéma sur son modèle.
    Si tout le cinéma se rédui­sait à des mon­tages de pho­tos, ce serait dom­mage, même avec le génie de Marker.

    On parle ici de la pro­duc­tion moyenne, ce qu’on appe­lait “la qua­lité fran­çaise” par oppo­si­tion à la nou­velle vague.

    Des oeuvres réa­li­sées avec beau­coup de moyens, car leur qua­lité vient d’un par­fait pro­fes­sion­na­lisme de cha­cun à son poste de travail.

    On trouve dans cette caté­go­rie les Audiard, Gabin, Cha­brol, Luchini, Ser­rault, des cen­taines de films, que l’on revoit chaque fois avec plaisir…

    Scé­na­rio, mise en scène, inter­pré­ta­tion : rien n’est révo­lu­tion­naire, mais tout est bien fait, dans ces films.

    Tan­dis qu’on ne regarde pas La Jetée tous les soirs.

  81. gravatar.com Lancien ip:13
    13 April 2009 @ 10:06

    Mais ils parlent de leurs privilèges”

    Iza, … … je te res­sor­ti­rai l’argument, quand on par­lera du main­tien du nombre de fonc­tion­naires, dans l’éducation par exemple:

    Je pour­rai dire, en te suivant:

    Les profs défendent leurs pri­vi­lèges, leur retraite, leurs vacances.
    Ils n’ont qu’à prendre moins de vacances, ces salauds ! Ils gagne­ront du pou­voir d’achat en tra­vaillant l’été, on peut divi­ser leur salaire par deux en attendant..”

    On peut aller loin avec le pou­ja­disme que tu nous sors sur le monde artistique.

    Quand tu accep­te­ras de divi­ser ton salaire par deux, tu pour­ras te moquer des artistes qui parlent, aussi, de la défense de leurs condi­tions d’existence

  82. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    13 April 2009 @ 11:02

    Sauf que le DVD de la jeté le l’ai acheté dès qu’il est sorti :-)

  83. gravatar.com Un ancien ip:1
    13 April 2009 @ 12:14

    le DVD de la jeté le l’ai acheté dès qu’il est sorti”

    Main­te­nant il est gra­tuit sur Inter­net :-)

    http://www.dailymotion.com/video/xz5cs_la-jetee-1962_creation

    J’ai trouvé un chiffre intéressant:

    Yuri Bara­novsky autour de la série BreakALeg.TV a annoncé avoir reçu 1600 dol­lars de You­tube pour 2 mil­lions de vue de ses vidéos”

    Une série sur You­Tube rap­porte 1600 dol­lars à son auteur, pour deux mil­lions de spectateurs !

    1600 dol­lars ça couvre tout juste 4 cachets jour­na­liers d’intermittents, au prix mini­mum syndical.

    Et c’était avant l’effondrement du mar­ché de la pub, qui rap­porte de moins en moins !

  84. gravatar.com Oaz ip:9
    13 April 2009 @ 12:31

    je te res­sor­ti­rai l’argument, quand on par­lera du main­tien du nombre de fonc­tion­naires, dans l’éducation”

    Le “fonc­tion­na­ri­sa­tion” de l’industrie cultu­relle serait donc une solu­tion accep­tée par les intéressés ?

  85. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:16
    13 April 2009 @ 13:13

    On dirait des fans qui se battent devant la loge de la star de rock pour pira­ter un auto­graphe vite scri­bouillé. Ca me fait rire tel­le­ment c’est à côté de la plaque.

    http://www.musicme.com/#/Django-Reinhardt/albums/Anthologie-3307514563128.html

  86. gravatar.com En passant ip:1
    13 April 2009 @ 19:00

    Révé­la­teur:

    Parmi les rares cinéastes oppo­sés à Hadopi, on trouve cette dinde de Chan­tal Akerman,

    …qui mérite de brû­ler plu­sieurs éter­ni­tés en Enfer, pour avoir confié à Syl­vie Tes­tud le rôle de l’Albertine de Proust dans la Cap­tive… (Et pour­quoi pas Henri A incar­nant Grace Kelly, à ce compte-là ?? Tes­tud est tout sauf ce qu’il fal­lait pour incar­ner la magie d’Albertine)

    Et comme disait Paris Hil­ton, l’éternité c’est long, sur­tout vers la fin.

  87. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    13 April 2009 @ 19:11

    J’ai aussi acheté l’intégrale d’Akerman :-)

  88. gravatar.com En passant ip:1
    13 April 2009 @ 19:21

    Tu brû­le­ras en enfer aussi :-)

    Son choix de Syl­vie Tes­tud m’est resté en tra­vers de la gorge. On ne peut pas salir un mythe comme ça.

    Syl­vie Tes­tud en Alber­tine, non, impossible !

  89. gravatar.com Henri A ip:17
    13 April 2009 @ 19:21

    Pre­miè­re­ment, on m’a sou­vent dit que je res­sem­blais à Grace Kelly et deuxiè­me­ment, n’importe qui peut jouer le rôle d’ Alber­tine.
    Ce n’est pas Alber­tine qui compte mais son entou­rage et ce que éprouve le Mar­cel du bouquin.

  90. gravatar.com En passant ip:1
    13 April 2009 @ 20:41

    Ce n’est pas Alber­tine qui compte”

    Non.

    Ce que tu dis est pos­sible dans un roman, car le roman peut pré­sen­ter un per­son­nage qui n’est qu’un reflet.

    Au cinéma c’est impos­sible: la pré­sence phy­sique d’un acteur est trop forte.
    Si l’acteur est mal choisi, il cris­tal­lise l’attention néga­ti­ve­ment et casse le pro­ces­sus de reflet.

    Ou alors il faut faire comme Bres­son: prendre pour acteur un modèle inex­pres­sif, qui ne soit qu’un reflet, ou un âne comme Balthazar.

    On aurait pu prendre un âne pour jouer Alber­tine, mais pas Syl­vie Testud.

    Le pire est que Chan­tal Aker­man avait sur le pla­teau Oli­via Bonamy, qui aurait été pas mal du tout, mais elle ne lui a pas donné le rôle d’Albertine, elle joue Andrée je crois.

    Je sais bien que Saint-Loup dit, en voyant la photo d’Albertine, “com­ment, c’est cela, la jeune fille que tu aimes ?” mais là encore ça passe dans un roman.
    Au cinéma, un acteur désa­gréable à voir dans un rôle mythique casse toute la magie.

    Bres­son n’aurait jamais fait cette erreur de cas­ting. Ses modèles fémi­nins, comme la Jeanne de Pick­po­cket, Marika Green, c’est autre chose que Tes­tud. Tes­tud est jus­te­ment trop intel­lec­tuelle pour jouer un per­son­nage qui est un reflet.

  91. gravatar.com Pas sant ip:18
    13 April 2009 @ 20:53

    (Avec la matière de la Cap­tive, il y avait de quoi faire un film aussi mythique que Mort à Venise.

    Le film de Vis­conti tient au cas­ting par­fait : Bjorn Andre­sen pour Tadzio.

    Vis­conti a passé des mois à cou­rir l’Europe pour trou­ver son acteur.

    Il fal­lait faire la même chose pour Alber­tine, et pas pio­cher la Tes­tud dans une pochette surprise.)

  92. gravatar.com En passant ip:1
    13 April 2009 @ 20:59

    (Si Chan­tal Aker­man avait tourné Mort à Venise, à la place de Bjorn Andre­sen elle aurait pris Lorant Deutsch…
    Il est bon dans cer­tains films, mais il n’est pas plus Tad­zio que Tes­tud n’est Albertine.)

  93. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:16
    13 April 2009 @ 21:18

    Pas la peine de cher­cher, ils peuvent contac­ter ma Ché­rie dont vous pou­vez voir quelques pho­tos, elle est man­ne­quin et actrice de cinéma.

    http://westdemian.blogspot.com/

    Vous voyez, je ne m’occupe pas seule­ment de trucs sur les arts et la façon de les brouter…:-)

  94. gravatar.com En passant ip:1
    13 April 2009 @ 21:29

    ils peuvent contac­ter ma Chérie”

    Oui elle serait pas mal, Deila.

    De toute façon pour un per­son­nage mythique et quasi muet, comme Tad­zio ou Alber­tine, il faut prendre un inconnu, et un modèle plus qu’un acteur.

    C’est la méthode Bres­son, c’est la méthode Vis­conti, et c’est la seule.

    Bjorn Andre­sen a été Tad­zio et n’a jamais rien été d’autre.
    De même que Nadine Nor­tier a été Mou­chette et n’a jamais été rien d’autre.

    En pré­pa­rant son adap­ta­tion de Proust, jamais réa­li­sée, Vis­conti avait prévu de confier le rôle d’Albertine à une incon­nue, qu’il aurait cher­chée longuement.

  95. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:16
    13 April 2009 @ 21:47

    Proust par Vis­conti et jamais réa­lisé, c’est la preuve qu’il est des chefs-d’oeuvre abso­lus qui res­tent dans l’idéel pla­to­ni­cien des para­digmes superouraniens.

    C’est la preuve aussi que notre monde, dans cette par­tie des Mul­ti­verses, n’est pas com­plet et qu’il y man­quera tou­jours des choses.

    Par ailleurs, Hel­mut Ber­ger aurait pu faire un effort pour ne pas nous don­ner ce spec­tacle pitoyable de sa déchéance (phy­sique) qui doit beau­coup à ses dépen­dances. Quant au pauvre Andre­sen qu’on peut voir sur Google Image, il n’est plus que pénombre d’ombre de ce qu’il était.

    Tout ça me fait pen­ser à l’art quand les télé­char­geurs l’auront amo­ché à coups de pira­tages dans sa gueule.

  96. gravatar.com En passant ip:1
    13 April 2009 @ 21:49

    @ Demian

    ils sont pas mal tes apho­rismes sur ton blog:

    La civi­li­sa­tion com­mence à res­sem­bler à un reste dans le frigo.”

    Dans les gre­niers, on trouve les vieux prix Nobel de l’insignifiance.”

    J’aime bien.

  97. gravatar.com Henri A ip:17
    13 April 2009 @ 22:01

    A L’ancien :
    Tu as rela­ti­ve­ment rai­son pour Alber­tine au cinoche, mais à la limite en faire un filme sans la mon­trer ( ou flouté ) aurait été plus proche du livre en ima­gi­nant que le cinéaste vou­lais appro­cher l’œuvre. Si le bou­quin est un pré­texte, une ins­pi­ra­tion, on oublie l’ Alber­tine prous­tienne et cela devient autre chose, bonne ou mauvaise.

  98. gravatar.com En passant ip:1
    13 April 2009 @ 22:31

    Au fan refoulé de Paris Hilton :

    Enfin cela dit tu exa­gères la rela­ti­vité exis­ten­tielle d’Albertine.

    Ce n’est pas la femme de chambre de la baronne Put­bus, vraie figure du désir flouté, à peine réelle, qu’il ne finira par ren­con­trer que défi­gu­rée, c’est-à-dire morte à ce qu’elle était.

    Ce n’est pas non plus la jeune fille à la ciga­rette du train…

    A côté de tous les fan­tômes de la Recherche, Alber­tine reste un fan­tôme sacré­ment réel mal­gré tout, tout “être de fuite” qu’elle soit. Elle mérite une incarnation.

    Il ne faut pas qu’elle soit aussi intel­lec­tuel­le­ment incar­née que Tes­tud, qui a une trop forte per­son­na­lité en plus d’être moche, mais Alber­tine mérite tout de même mieux qu’une absence.

    Je pense qu’avec Oli­via Bonamy Aker­man aurait pu faire quelque chose de très intéressant.

    Quand je regarde le film d’Akerman, je suis obligé de fer­mer les yeux dès que Tes­tud appa­raît, tel­le­ment ça me fait mal de voir Alber­tine sous cette forme.

    Tout est gâché. Avec Bonamy dans le rôle, tout aurait été magique.

    En plus chez Proust Alber­tine est une brune volup­tueuse. C’est Andrée qui est mala­dive comme Tes­tud. Aker­man a tout inversé.

    Oli­via Bonamy est très bien en garce dans “Une pour toutes” de Lelouch.

    Lelouch aurait peut-être tourné une Alber­tine inté­res­sante, car il y a en lui un amour de la femme avec son mys­tère et sa fuite, et un amour du désir, qui reste essen­tiel au sujet.
    Il n’est pas uni­que­ment dans la céré­bra­lité et la dés­in­car­na­tion. Il y a de la vie dans ses films, et de l’âme.

  99. gravatar.com Pas sant ip:19
    13 April 2009 @ 22:45

    En plus, n’oublie pas que la Pri­son­nière, c’est pen­dant des pages le nar­ra­teur regar­dant Alber­tine dormir…

    Est-ce que tu as envie de regar­der Tes­tud dormir ?

    Il faut être sérieux deux secondes là !!

    On ne peut pas du tout entrer dans cette his­toire, si l’on n’éprouve aucun désir pour Albertine.

    Proust fonc­tionne sur le mode de l’identification, pas sur le mode de la distanciation.

    Aker­man nous fait, à l’inverse, un film dis­tan­cié, dans lequel on regarde cette his­toire cli­ni­que­ment, sans nous iden­ti­fier au désir du narrateur.

    Elle aurait mieux fait d’adapter Flau­bert, qui se prête à cette dis­tan­cia­tion. Sa Tes­tud est aussi désa­gréable et peu empa­thique qu’une Bovary.

    Je suis paci­fique, mais Aker­man mérite en pre­mier lieu d’être fusillée, et dans le dos.

  100. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:16
    13 April 2009 @ 22:48

    Très sou­vent, Demian vit non loin de Guermantes.

  101. gravatar.com Henri A ip:6
    13 April 2009 @ 22:50

    Je ne pen­sais pas à une Alber­tine dans l’espace.
    Ce qu’en dit Saint loup est impor­tant.
    Elle est réelle évide­ment, mais trans­fi­gu­rée dans l’esprit de Mar­ce­lou.
    Comme dans la vie, mais dans le bou­quin cha­cun peut se fabri­quer les images de l’héroïne ( la palis­sade ), dans un film il faut essayer de faire consensus.

    Pour une mul­ti­tude de très bons romans je serais d’accord avec toi mais à la recherche de je ne sais plus quoi, est plus qu’un très bon roman ( l’histoire d’amour, de désirs, de fuite, etc…sont quelques angles de vue parmi pas mal d’autres ).
    C’est trop intel­li­gent pour un film à mon avis.

    En par­lant de pirates, les mots uti­li­sés de tra­vers peuvent être dan­ge­reux :
    http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=2648

  102. gravatar.com En passant ip:1
    13 April 2009 @ 23:25

    Ce que dit Saint-Loup est un peu irréel, car dans le livre on ne voit pas Alber­tine. On passe plus de temps avec le désir du nar­ra­teur pour elle, qu’avec l’avis néga­tif de Saint-Loup sur sa photo. Donc on trouve Alber­tine dési­rable, par iden­ti­fi­ca­tion avec le nar­ra­teur.
    On est dans la fusion, pas dans le regard ironique.

    C’est trop intel­li­gent pour un film à mon avis.”

    Abso­lu­ment. C’est pour cette rai­son qu’il ne faut pas cher­cher à en cap­tu­rer l’intelligence. Ce sera tou­jours en dessous.

    On ne peut cher­cher que des incar­na­tions, des situa­tions, pas une réplique de l’intelligence.

    Alber­tine est fon­da­men­ta­le­ment l’incarnation de l’objet du désir, qu’on pour­suit lorsqu’il n’est pas là, et qui nous embar­rasse dans la pos­ses­sion, car aus­si­tôt il nous prive du désir, qui est parti ailleurs, dans la rue, sur les épaules d’une autre fille qui nous tourne le dos, qui est encore inconnue.

    Et mal­gré tout, la dif­fé­rence avec le dom jua­nisme, c’est qu’Albertine, du fait de la schi­zo­phré­nie du nar­ra­teur, offre une per­pé­tuelle résis­tance à la pos­ses­sion com­plète: on pos­sède une Alber­tine, mais aus­si­tôt une autre surgit…

    Soit par un angle dif­fé­rent de son visage, ou par un secret qu’elle entre­baille… ou par le mys­tère de son les­bia­nisme.
    Les mille Albertine…

    Pour être cré­dible dans l’incarnation de l’objet du désir, Alber­tine doit avoir une séduc­tion en elle;

    chez Proust, Alber­tine est sédui­sante au début sur la plage, puis se gâte un peu avec les années.

    Dans le film, il fal­lait qu’Albertine com­mence par nous faire une bonne pre­mière impres­sion, pour qu’on cris­tal­lise, et qu’on s’intéresse à elle, qu’on com­prenne la nais­sance du désir;

    ensuite, elle pou­vait éven­tuel­le­ment deve­nir plus encom­brante et moins agréable, au fil des jours.

    Rien n’empêche, une fois qu’elle est pri­son­nière dans l’appartement, de lui oppo­ser une autre femme, encore plus belle, pas­sant dans la rue, qui créera le fuite du désir vers un autre objet, avec tout l’embarras que cau­sera désor­mais la pré­sence d’Albertine.

    On peut conce­voir une Andrée plus belle qu’elle, à la condi­tion qu’Albertine ne soit pas pour autant vilaine.

    Il y a des femmes qui sont très belles cer­tains jours, avec cer­tains habits, maquillages, et cer­taines lumières; et qui deviennent très fades sous d’autres condi­tions.
    On pou­vait avoir, pour Alber­tine, une femelle de ce type, alter­nant une face de femme fatale, et une face d’épouse encombrante.

    Dans Cet obs­cur objet du désir, Bunuel invente deux actrices dif­fé­rentes pour jouer le même per­son­nage fémi­nin du roman de Louys, la femme et le pan­tin… C’est pas bête.

    On pour­rait avoir une Alber­tine, qui un jour aurait la figure d’Olivia Bonamy, et le len­de­main celle de l’âne Balthazar.

    On ne sau­rait jamais si le len­de­main elle allait être dési­rable ou encombrante…

  103. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:16
    13 April 2009 @ 23:27

    Les mots sont des pis­to­lets char­gés.” Jean-Paul Sartre.

  104. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:20
    14 April 2009 @ 21:06

    Ce qui est inouï et mal­hon­nête c’est que les pirates veulent les oeuvres gra­tui­te­ment, mais ils ne demandent pas la connexion au net gra­tuite. Pour­quoi seules les oeuvres devraient-elles être gra­tuites ? c’est du vol orga­nisé en masse, asso­cia­tion de malfaiteurs…

  105. gravatar.com En passant ip:1
    14 April 2009 @ 21:33

    Abso­lu­ment.

    Et si le four­nis­seur d’accès leur coupe Inter­net pour défaut de paie­ment, ils ne disent pas que c’est une atteinte à une liberté fondamentale.

    Ce serait amu­sant que les signa­taires du Pacte des pirates cessent de payer leur connec­tion Inter­net, et réclament au four­nis­seur le main­tien de la connec­tion, au nom du “droit fon­da­men­tal à avoir Internet”…

  106. gravatar.com Thierry Crouzet ip:21
    14 April 2009 @ 21:35

    Sauf que per­sonne ne réclame la gra­tuité de quoi que ce soit mais la liberté d’échanger des don­nées sans que per­sonne ne mette le nez dedans.

  107. gravatar.com En passant ip:1
    14 April 2009 @ 21:50

    mais la liberté d’échanger des don­nées sans que per­sonne ne mette le nez dedans”

    Tous ceux qui ont Gmail acceptent de voir la tota­lité de leurs cour­riers indexés par Google.

    La barre de recherche Google enre­gistre et trans­met à Google tous les sites visités.

    Toutes les vidéos vision­nées par un uti­li­sa­teur sur You­Tube sont enre­gis­trées par Google, qui dresse un pro­fil de nos goûts en la matière…

    Nos anti­vi­rus et pare-feu ana­lysent tous les fichiers que nous échan­geons, et l’on ne sait pas très bien où vont les infos…

    On peut se deman­der si cer­tains anti­vi­rus n’ont pas été infil­trés par des services…

    La DGSE avait repéré une back­door de la NSA dans Windows…

    Si tu veux échan­ger des don­nées sans que per­sonne ne mette son nez dedans, la seule solu­tion c’est de ne pas avoir Internet.

  108. gravatar.com Henri A ip:6
    14 April 2009 @ 22:09

    A L’ancien :
    Ne fais pas ton Aba­nel, je te prie.

  109. gravatar.com Thierry Crouzet ip:21
    14 April 2009 @ 22:10

    Réduit ce que j’ai dit à la liberté d’échanger des don­nées peu importe l’outil d’échange… Pour appli­quer Hadopi, il fau­drait jus­te­ment mettre le nez dedans et ana­ly­ser la nature du fichier échangé… s’il est crypté, c’est impos­sible (comme sur gmail).

  110. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:20
    14 April 2009 @ 22:10

    Oui mais tout est dit des faux-culs que sont les pirates et leurs sophismes bidonskes.

    C’est pour ça qu’HADOPI sera adop­tée, car d’un côté il y a le désir pué­ril et de l’autre il y a la règle qui s’impose pour que cha­cun puisse pro­fi­ter et le plus faible aussi.

    Car la volonté des pirates s’attaque tou­jours aux plus faibles.

  111. gravatar.com En passant ip:1
    14 April 2009 @ 23:09

    Un fichier crypté, et des logi­ciels pirates de cryptage/décryptage, peuvent plus faci­le­ment cacher des virus… donc ça fera peur aux gens..

    Hadopi ne vise pas le 100%.

    D’ici à ce que des mil­lions d’utilisateurs se mettent à cryp­ter les fichiers…

    Le gros des Inter­nautes ne se lan­cera pas dans un contour­ne­ment com­pli­qué, ce sera plus simple de prendre un abon­ne­ment à la musique illi­mi­tée et de louer des VOD.

    Tu auras des geeks et des ados malins qui pira­te­ront, mais le seul objec­tif des artistes c’est que le pira­tage ne devienne pas facile et banalisé.

    Toute l’histoire de l’humanité, c’est la course pour­suite réci­proque entre l’épée et le bou­clier. Le bou­clier n’a jamais baissé les bras, au motif que l’épée deve­nait plus tran­chante. Sinon c’est la capi­tu­la­tion et l’esclavage.

  112. gravatar.com Henri A ip:6
    14 April 2009 @ 23:36

    Le pas­sant :
    Tu racontes n’importe quoi.
    Une chose est de cri­ti­quer l’apologie du pira­tage à outrance, une autre adhé­rer à une loi stu­pide, inef­fi­cace et poten­tiel­le­ment dan­ge­reuse.
    Tu peux m’expliquer com­ment et avec quoi “la masse” se pro­cure des musiques et des films actuel­le­ment ? Tu crois vrai­ment qu’il faut être un geek ?

    Tu auras des geeks et des ados malins qui pira­te­ront“
    Les geeks ( plu­tôt les hackers ) se char­ge­ront de bana­li­ser et de rendre facile le pira­tage mal­gré cette loi.
    Des inno­cents se feront emmer­dés et l’opinion risque de bas­cu­ler dans l’ extrême pas à cause de cette loi, mais à cause des mul­tiples couches de rai­sons de s’énerver.
    Ce qui est très intel­li­gent ( iro­nie ) dans le contexte ou nous nous trou­vons.
    Un bon débat tech­nique, juri­dique et éthique est néces­saire mais avec ces débiles men­taux de.……la liste est longue.

  113. gravatar.com En passant ip:1
    14 April 2009 @ 23:39

    Une remarque:

    en prin­cipe, les don­nées qu’on dépose sur Face­book ne doivent pas être expor­tées sans notre autorisation.

    Mais les pirates, “la qua­dra­ture du Net”, a fli­qué l’ensemble des sou­tiens à Hadopi, pour tra­quer leur iden­tité, leur pro­fes­sion, etc, via Face­book notamment :

    http://www.laquadrature.net/wiki/Verification_Liste_SACEM

    XXXX (SACEM — via facebook) ”

    En somme voilà nos défen­seurs de la vie pri­vée, qui exposent publi­que­ment des don­nées pri­vées, qui fliquent, qui espionnent, qui traquent, qui dési­gnent des indi­vi­dus à l’opprobre publique…

    Ils font un vrai tra­vail de RG sans aucune déontologie.

    Ils publient des listes nomi­nales où ils ras­semblent toutes les infos sur les signataires…

    Ce genre de méthode est assez répugnant.

    ça fait long­temps que j’ai remar­qué l’âme de petits flics qu’il y a chez cer­taines pseu­dos grandes gueules des libertés.

    On se sou­vient de Voi­sin révé­lant l’identité du blo­gueur ano­nyme Fran­çois Mit­ter­rand, lui inter­di­sant sa liberté d’être anonyme.

    ça fait peur, vrai­ment, de voir ces petits chiens har­gneux uti­li­ser toutes les méthodes et ne rien res­pec­ter pour arri­ver à leur fin.

    Ces gens ne repré­sentent en rien, pour moi, une évolu­tion sou­hai­table de l’humanité.

    Leurs méthodes sentent la fange.

    Plus je les vois agir, plus je pré­fère l’ancien monde.

  114. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:20
    14 April 2009 @ 23:49

    Revelli pen­sait me tenir en me mena­çant de révé­ler mon iden­tité der­rière mon nom d’artiste. Je l’ai révé­lée moi-même. MDR !

    Tor­chet, de chez Quit­te­rie, fait la pro­mo­tion du fli­cage des signa­taires pro-HADOPI.

    Et c’est vrai­ment tout l’arbre qui tombe, Revelli, Voi­sin, Quit­te­rie etc., tous des indignes sans aucune morale que la prise de pou­voir par eux-mêmes et pour eux-mêmes…ce qui n’arrivera jamais, c’est grand guignol !

    Pour Henri A, il vaut mieux l’ignorer, car il ne sait plus ce qu’il dit.

  115. gravatar.com En passant ip:1
    14 April 2009 @ 23:56

    (Pour rap­pel, dans l’ancien monde, beau­coup d’administrations n’ont pas le droit de recou­per les fichiers, au nom de la pro­tec­tion des liber­tés individuelles.

    Même aux RG, on est limité. Il y a des pro­cé­dures, un cadre juri­dique, on ne peut pas faire n’importe quoi.

    A l’inverse, dans le “nou­veau monde” des pirates, tout est per­mis : on recoupe les fichiers, on ras­semble le tout, on le publie sur Inter­net pour démon­ter un ennemi, le ridiculiser…

    On exporte des don­nées qu’on n’a pas le droit d’exporter…

    Aucune limite: ces gens ne connaissent pas de pro­cé­dure légale, ils vivent dans un monde sans loi sans jus­tice: la loi du plus fort, du plus malin, cha­cun uti­lise au maxi­mum tous les moyens pos­sibles, sans aucun frein.

    Si l’Etat agis­sait ainsi, cela ferait long­temps que tous les emmer­deurs seraient morts ou en prison.

    L’Etat n’utilise jamais toute sa puis­sance : il est limité par la société de droit.

    Sur Inter­net, plus de cadre juri­dique, la loi des pirates, la Soma­lie : c’est la fin de la civilisation.)

  116. gravatar.com Henri A ip:6
    14 April 2009 @ 23:58

    Pour­tant, la sécu­rité infor­ma­tique c’est mon bou­lot. Un DEA en génie logi­ciel, on est col­lègue ptit con.

    L’ancien, il faut être une ordure pour faire l’amalgame avec la Soma­lie.
    Des clowns ! J’abandonne.

  117. gravatar.com ArtieG ip:22
    15 April 2009 @ 8:49

    Hello,
    Pour répondre à une de tes ques­tions, il y a bien un équi­va­lent à Myma­jor­com­pany pour le cinéma : Motion Spon­sor (http://www.motionsponsor.com )
    Ce der­nier site per­met aux inter­nautes de copro­duire des oeuvres cine­ma­to­gra­phiques et offre aux pro­duc­teurs inde­pen­dants un bon moyen de bou­cler les finan­ce­ments de leurs films.
    Une belle ini­tia­tive à laquelle j’ai imme­dia­te­memt adhé­rée car au delà de l’espoir d’un retour sur inves­tis­se­ment ce qui est réel­le­ment exci­tant est l’idée de contri­buer même modes­te­ment à la créa­tion d’une oeuvre.
    Bravo à ces nou­veaux modèles.

  118. gravatar.com En passant ip:1
    15 April 2009 @ 9:17

    l’espoir d’un retour sur investissement”

    On est bien dans un modèle écono­mique qui repose sur la notion de droit d’auteur !
    Tu n’as pas de retour sur inves­tis­se­ment si le film est aus­si­tôt piraté.
    C’est un micro-actionnariat privé, qui ne change rien au cadre du droit d’auteur. On n’est pas dans le don ou le mécénat.

    -

    il faut être une ordure pour faire l’amalgame avec la Somalie.”

    Pas du tout.

    C’est bien joli la mytho­lo­gie de la liberté sans contrainte et sans cadre juridique.

    Dans la réa­lité, on voit ce que donne l’absence de société de droit : explo­sion des égoismes, sans frein sinon la force brute.

    La liberté totale et sans lois ne pou­vait plus per­du­rer sur Inter­net, dès lors qu’un nombre crois­sant d’activités écono­miques inves­tis­saient ce cadre de diffusion.

    Inter­net n’est plus un simple forum qui peut s’auto-modérer. Les enjeux sont deve­nus trop impor­tants, et il est logique que le cadre social d’Internet rejoigne le cadre social d’une société humaine clas­sique, avec une jus­tice, une police, une douane…

    Pas de liberté sans lois, sinon c’est l’esclavage de la jungle : en per­ma­nence à la merci d’un pré­da­teur sans scrupules.

    Le libé­ral fait une grande dif­fé­rence entre la liberté et l’absence de lois. Sans lois, pas de civilisation.

    Ceux qui veulent la liberté sans la civi­li­sa­tion peuvent aller dans la jungle ou en Soma­lie. Ils auront toute la liberté de pas­ser leur temps à se pro­té­ger des pré­da­teurs, sans police.

  119. gravatar.com Maurice ip:12
    15 April 2009 @ 10:40

    Le prin­cipe de http://www.motionsponsor.com est tout de même inté­res­sant. Et il pour­rait être adapté au mécénat.

  120. gravatar.com En passant ip:1
    15 April 2009 @ 11:05

    est tout de même intéressant”

    Mais abso­lu­ment ! Je suis 100% pour.

    Je disais juste que ce n’est pas une solu­tion de rem­pla­ce­ment au droit d’auteur, pour ceux qui pensent qu’on peut se pas­ser du concept de droit d’auteur.

    Pour moi, il faut main­te­nir la notion de droit d’auteur, ce qui n’empêche pas de cher­cher des solu­tions diverses et com­plé­men­taires de financement.

    Le mécé­nat ne peut jamais suf­fire à tout. Le sys­tème de pro­duc­tion actuel inclut déjà du mécé­nat (par exemple, les aides des régions, les aides de grandes entre­prises, les aides de riches par­ti­cu­liers… sans attente de retour sur inves­tis­se­ment par les recettes du film), mais c’est un finan­ce­ment complémentaire.

  121. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:23
    15 April 2009 @ 14:35

    Ici on écrit pour moins que rien, car rien c’est encore édifiant dans les médi­ta­tions solitaires.

  122. gravatar.com En passant ip:1
    15 April 2009 @ 15:47

    @ Henri A

    Tu peux virer Kraus de ton site, et ajou­ter les apho­rismes de Demian à la place, ça le vaut !!


    “Dans les gre­niers, on trouve les vieux prix Nobel de l’insignifiance.”

  123. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:23
    15 April 2009 @ 16:03

    La tête des­sus le hâchoir du billot, je cherche encore le regard de la femme pour lui plaire.

    Il est aisé de faire face à ceux qui vous ignorent, puisqu’ils ne vous voient pas.

    http://www.lepost.fr/article/2009/04/15/1497255_aphorismes-de-demian-west-15.html

  124. gravatar.com En passant ip:1
    15 April 2009 @ 18:07

    Dire que dans 80 ans, le petit-fils d’Henri A ouvrira un site pour pré­sen­ter les apho­rismes de Demian…

    Tou­jou­rAus­si­Pa­reiL ?
    Les pen­seurs du XXIIe siècle ?”

    C’est ça les mecs du sud, avec le soleil ils mettent un peu de temps à réagir.

  125. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:23
    15 April 2009 @ 18:12

    Il faut bien que les jaloux gagnent leur immor­ta­lité seconde en pin­çant les semelles de leurs objets de haine admirative…

    Le titre du site du petit-fils de Henri A :

    Mon grand-père a failli connaître Demian West et ma famille a failli ache­ter le châ­teau que vous voyez là-bas au fond.”

  126. gravatar.com En passant ip:1
    15 April 2009 @ 18:51

    Mon grand-père a failli connaître Demian West”

    Je crois plu­tôt qu’Henri A Junior dira:

    Mon grand-père a très bien connu Demian West. Ils étaient les meilleurs amis du monde et dis­cu­taient lon­gue­ment ensemble.
    Mal­heu­reu­se­ment toute leur cor­res­pon­dance a dis­paru, lors de la grande vague de pira­tage de 2011… Mon grand-père s’était cou­ra­geu­se­ment élevé contre les pirates, et en subi de fâcheuses conséquences.”

    Pas d’histoire sans réécri­ture de l’histoire après coup.

  127. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:23
    15 April 2009 @ 19:03

    Oui c’est plus comme ça que ça se passe… MDR

  128. gravatar.com Henri A ip:24
    15 April 2009 @ 19:06

    Vous avez rai­son ; il ne faut pas se prendre au sérieux avec sa propre conne­rie et celle des autres.
    Ceci dit,
    “Mon grand-père a très bien connu Demian West. Ils étaient les meilleurs amis du monde et dis­cu­taient lon­gue­ment ensemble.”

    Encore un recons­truc­tion men­son­gère de l’histoire à pos­te­riori venant du milieu “lit­té­raire” et “artistique”.

    Merde, j’avais pas vu la mise à jour.

  129. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:23
    15 April 2009 @ 19:22

    Mise à jour” ? tu veux dire que tes parents te sortent ce soir ? ça craint.

    C’est pire qu’ HADOPI SUBURP !

  130. gravatar.com En passant ip:1
    15 April 2009 @ 19:38

    Henri, console-toi en pen­sant que la petite-fille de Char­lie sera alors CRS.

    Et le petit-fils de Thierry sera contrô­leur géné­ral à l’administration cen­trale, chargé de la régu­la­tion glo­ba­li­sée des feux-rouges des terres connues et incon­nues, sous man­dat du gou­ver­ne­ment mon­dial de Sar­kozy III et Atali II, un binôme de tête.

    On a la des­cen­dance qu’on peut.

  131. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:23
    15 April 2009 @ 19:39

    Je crois que le meilleur moment de ce fil c’est quand Iza a dit “Demian tu as mis le doigt des­sus.“
    Avouez qu’il faut du doigté d’artiste pour trou­ver ce dessus-là.

  132. gravatar.com Henri A ip:24
    15 April 2009 @ 22:31

    Pffff !!!
    http://www.marianne2.fr/Hadopi-apres-les-deputes-fantomes,-les-artistes-fictifs–!_a178072.html

  133. gravatar.com Iza ip:25
    15 April 2009 @ 22:47

    “Mais ils parlent de leurs pri­vi­lèges”
    Iza, … … je te res­sor­ti­rai l’argument, quand on par­lera du main­tien du nombre de fonc­tion­naires, dans l’éducation par exemple:
    Je pour­rai dire, en te sui­vant:
    “Les profs défendent leurs pri­vi­lèges, leur retraite, leurs vacances.
    Ils n’ont qu’à prendre moins de vacances, ces salauds ! Ils gagne­ront du pou­voir d’achat en tra­vaillant l’été, on peut divi­ser leur salaire par deux en atten­dant..”
    On peut aller loin avec le pou­ja­disme que tu nous sors sur le monde artis­tique.
    Quand tu accep­te­ras de divi­ser ton salaire par deux, tu pour­ras te moquer des artistes qui parlent, aussi, de la défense de leurs condi­tions d’existence”

    Ecoute là, pense que je vais sim­ple­ment te dire : va te faire foutre Axel.

    ça mérite à peine plus.

    Ce petit plus néan­moins, je vais quand même l’écrire.

    Per­son­nel­le­ment, les gens qui se battent pour leurs pri­vi­lèges et uni­que­ment pour cela, m’ont tou­jours saoulé.

    Ceci dit, je nomme “pri­vi­lège” quelque chose d’indécent, qui creuse avec les condi­tions d’existence du plus grand nombre un écart signi­fi­ca­tif.
    C’est le cas des salaires et reve­nus annexes des cor­ni­chons qui belent au nom d’hadopi. Ce n’est pas le cas des profs. C’est le pon­cif ultime que tu as pro­féré. C’est une vanne des “che­va­liers du fiel”, pour situer le niveau.
    Pour le reste, j’invite n’importe quel per­sonne trou­vant les vacances des profs hon­teuses à venir faire cours. La démo est très vite faite, une semaine ou deux suffisent.

    Actuel­le­ment et alors que mon emploi est effec­ti­ve­ment menacé, sache que je me bats avant tout pour l’idée que je me fais du ser­vice public, face à des idiots qui me parlent essen­tiel­le­ment du mar­ché et de ses mer­veilleuses ver­tus à regler tous les pro­blèmes de la société. Vu l’acharnement et l’entrain que met l’équipe actuelle à démo­lir la par­tie sociale et éduca­tive du ser­vice public, dans une période fort bien choi­sie (sic), je pres­sens un réveil plus que bru­tal, pour vous tous, bran­qui­gnoles igno­rants de notre boulot.

    Et ce jour là, vous pen­se­rez à moi et à tous mes col­lègues fonc­tion­naires, asso­cia­tifs et autres qui ont ramassé votre merde pen­dant des années pour des salaires plus que maigrelets.

    Pro­cure toi la grille des profs et com­pare là au salaire des secre­taires ou VRP de ton entou­rage (si tou­te­fois tu t’abaisses à fré­quen­ter la plèbe). tu seras sans doute surpris.

    Donc pour conclure, oui j’ai du mépris pour des gens qui n’ont aucune hon­ne­teté intel­lec­tuelle alors qu’ils en ont lar­ge­ment les moyens. Et le plus grand res­pect pour tous les tache­rons de la terre, où qu’ils se trouvent, quand ils bossent, tout sim­ple­ment. Et quand il s’agit du ser­vice public, je trouve que ça ne manque pas de noblesse.

    Enfin, par­don, je ne crache abso­lu­ment pas sur le monde artis­tique, dont je fais par­tie, et que je défends bec et ongles tant je trouve que sa sur­vie est fon­da­men­tale. Je défends l’art comme je défends l’éducation.

    Mais hadopi ne défend pas l’art mais les inté­rêts de cer­tains artistes, pro­duc­teurs et intérmédiaires…

  134. gravatar.com En passant ip:1
    15 April 2009 @ 23:05

    @ Henri

    http://www.marianne2.fr/Hadopi-apres-les-deputes-fantomes,-les-artistes-fictifs–!_a178072.html

    Manque de bol, un col­lec­tif opposé au texte a mené l’enquête sur ces mys­té­rieux signataires… ”

    Ce serait bien si on pou­vait aussi “mener l’enquête” sur les signa­taires du pacte des pirates.

    Parce que leurs noms :

    Der­niers signataires

    * La Taupe
    * Yuki
    * coti78
    * iks­worto
    * cl3mrox
    * BlackS­tar
    * navaati
    * Bet­tini
    * Pal­si­phar Obs­curo
    * Mis­ter P”

    ne figurent ni sur Face­book, ni au STIC, ni au fichier cen­tral du minis­tère des finances…

    …Ou quand des Fakes pirates cherchent des fakes dans le fichier Sacem…

    Déjà qu’au départ les pirates se reven­di­quaient “des mil­lions” mais n’ont pu, après des semaines de bat­tage média­tique, réunir que 12000 pseu­dos dou­teux et ano­nymes pour signer leur pacte…

    -

    @ Iza

    hadopi ne défend pas l’art mais les inté­rêts de cer­tains artistes, pro­duc­teurs et intérmédiaires…”

    Pas d’art sans ceux qui le font.

    Un jour je ferai un article sur le rôle des pro­duc­teurs dans l’art. Rôle immense.

    Au départ, j’avais ten­dance à pen­ser au seul réa­li­sa­teur, à pro­pos d’un film.

    Et un jour j’ai pro­duit une petite réa­li­sa­tion. Je me suis aperçu que le réa­li­sa­teur était très loin de por­ter le film sur ses épaules.
    Sou­vent l’idée vient du pro­duc­teur, et à toutes les étapes le pro­duc­teur inter­vient et par­ti­cipe au film.

    A la fin, face au résul­tat final, on se dit que c’est un men­songe de dire qu’un film est “réa­lisé par…“
    Le réa­li­sa­teur n’est par­fois qu’un mec qui filme, il n’a pas apporté les meilleures idées.
    Le rôle le plus impor­tant c’est sou­vent le pro­duc­teur.
    Un film est avant tout “pro­duit par…”

    Et on com­prend qu’aux Oscars, le film soit avant tout attri­bué à la pro­duc­tion, et pas au réalisateur.

    Le pro­duc­teur est celui qui porte le film de bout en bout: idée, scé­na­rio, finan­ce­ment, cas­ting, réa­li­sa­tion, dis­tri­bu­tion… Le pro­duc­teur est le seul homme qui soit d’un bout à l’autre acteur dans le film.

    Les mecs qui parlent “d’intermédiaires” avec mépris, comme si un film c’était uni­que­ment les postes artis­tiques, n’ont pas une bonne connais­sance de la chose.

  135. gravatar.com Pas sant ip:26
    15 April 2009 @ 23:32

    Pour reprendre l’idée car­to­gra­phique de Thierry,

    le pro­duc­teur c’est par­fois celui qui a la carte, la vision, du pro­jet artis­tique, dans son ensemble.

    Puis il va connec­ter toute une équipe pour que sa vision prenne vie.

    Dans beau­coup de très grands films, le réa­li­sa­teur est juste un met­teur en scène, qui n’a pas eu l’idée du film.

    A qui l’on a pro­posé un scé­na­rio. Ce scé­na­rio a été choisi par un pro­duc­teur, qui sou­vent l’a fait rema­nier, réécrire, pour pou­voir en faire un film.

    Par­fois le pro­duc­teur a l’idée du film, ou achète une idée de film, puis engage le scé­na­riste qui va la développer.

    Sans le pro­duc­teur, le film n’aurait jamais existé.

    Le pro­duc­teur est le “super connec­teur”, entre une idée et sa réa­li­sa­tion, son arri­vée sur les écrans.

    Je trouve un peu fort que sur le “blog des connec­teurs” on passe ainsi à la trappe les pro­duc­teurs et les inter­mé­diaires, qui sont les connec­teurs, qui sont le sili­cium des pro­jets artis­tiques de grande enver­gure. Et pas uni­que­ment les soupes com­mer­ciales, mais beau­coup des Oscars de l’histoire du cinéma.

  136. gravatar.com charlie ip:27
    16 April 2009 @ 12:08

    Sur Hadopi, je dois avoir sen­si­ble­ment la même posi­tion qu’Isa : vrais pro­blèmes, mau­vaise réponse. De tout façon, même si la loi passe, elle sera inap­pli­cable. Je pré­fé­re­rais lar­ge­ment une dis­cus­sion sur les solu­tions pos­sibles, je n’en ai vu ici que quelques bribes. Pour ma part, je n’ai pas assez d’info pour prendre posi­tion sur la licence glo­bale, je ne connais pas bien les autres pro­po­si­tions, je connais mal aussi l’économie de l’art. Donc…

    Mais sur la péti­tion, contre péti­tion, etc. j’ai plus de choses à dire.

    Au vu des mails (spams ?) reçus, je ne serai pas plus éton­née que ça de me retrou­ver dans les signa­taires anti-Hadopi. Ca m’avait déjà pas­sa­ble­ment aga­cée. Là, le coup du fli­cage de la péti­tion concur­rence, j’hallucine.

    Ma petite fille sera peut-être CRS.
    Ou bien elle sera pirate et elle col­lec­tera et croi­sera pour les publier des don­nées perso sur FB.
    Quel “pirate” ne hur­le­rait pas à une atteinte des liber­tés indi­vi­duelles si cela avait été fait par la Sacem ou par les RG ? Ces don­nées ont-elles été décla­rées à la Cnil ? Croi­ser des don­nées, c’est une chose, les publier…
    Méthodes de flics.

  137. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 12:54

    Là, le coup du fli­cage de la péti­tion concur­rence, j’hallucine.
    Croi­ser des don­nées, c’est une chose, les publier…
    Méthodes de flics.”

    Yep. Je vote pour Char­lie pré­si­dente (dès qu’on aura aboli le vote et la pré­si­dence, sinon elle se gâte­rait là-haut, ce serait dom­mage, pour une fois qu’on tient une fille par­faite dans la blogo).

    On aurait très bien com­pris qu’ils émettent des doutes sur la péti­tion, disent : “c’est un peu gon­flé, il n’y a pas que des artistes dans les 10000, etc.”

    Mais ce qui est too much, c’est l’appel à une chasse col­la­bo­ra­tive, avec listes nomi­nales, traque de cha­cun, coups de fils ou mails : “vous avez vrai­ment signé la péti­tion ? Et vous êtes qui exac­te­ment ? Vous seriez pas un artiste raté, on ne trouve rien de vous sur Emule, etc”

    Il y a un cli­mat de ter­reur, et des artistes ont tel­le­ment peur d’être impo­pu­laires auprès du public, qu’ils reviennent sur leur signa­ture, ont la trouille.

    Ils craignent un boy­cott des artistes pro-Hadopi.

    Cela rejoint mon idée de l’autre jour: en poli­tique, la seule condi­tion de la liberté d’expression, c’est l’anonymat, sinon les pres­sions sociales sont trop fortes et c’est la chasse aux sorcières.

  138. gravatar.com charlie ip:27
    16 April 2009 @ 13:23

    Hé hé, tu peux tou­jours voter pour moi, je ne me pré­sente pas :-)

  139. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:28
    16 April 2009 @ 13:39

    Faut pas être naïf ! tu n’imagines pas la traque que j’ai subie (en me mar­rant tel­le­ment il s’enfonçait) de la part de Revelli quand il a com­pris que j’étais plus connu que lui dans son journal.

    Il a tout fait : menaces de révé­ler mon iden­tité, cen­sure active par­tout où il pou­vait, inter­dic­tion sys­té­ma­tique de pos­ter même un com­men­taire dans son jour­nal, menaces de pro­cé­dures contre Quit­te­rie et Demy parce que je dénon­çais ses pra­tiques chez Quitterie.

    Ca a dû le cou­ler dans toute la blo­go­ma­nie des jour­naux sur le net, sur­tout dans la guerre que se font Rue89 et Ago­raté. Même Ple­nel s’y est mis et Mos­co­vici sur FB et tous se sont plan­tés, car je n’ai pas peur : Ils ne peuvent rien me prendre, puisque je ne dépends pas d’eux et à mon âge on parle libre­ment, sinon c’est pas la peine de sor­tir en ville.

    Ce sont de petis des­potes qui pressent ceux qui espèrent en une recon­nais­sance comme des citrons pour leur aigre tra­vail qui les ronge dans leur propre acide récolté : la Censure.

    Pour moi, tous ces types depuis Ple­nel jusqu’à Rue89 faux-vrai-Libé, etc. jusqu’à Revelli de Ros­nay, il faut tous les oublier et les cal­mer dans leur daube où ils méritent de mijo­ter sans plus qu’on les remarque. Tous ces types qui veulent pré­emp­ter l’espace du net, il faut les empê­cher et pas­ser à autre chose. Vivre : Intensément.

  140. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 13:56

    Sur Hadopi, je dois avoir sen­si­ble­ment la même posi­tion qu’Isa : vrais pro­blèmes, mau­vaise réponse”

    Note que je n’ai pas dit autre chose: j’ai dit qu’Hadopi était “une loi à la con”.

    Je n’ai pas signé pour Hadopi, je signe contre l’idéologie pirate, qui n’est autre que l’idéologie du consom­ma­teur irres­pon­sable qui consomme tout ce qui lui plaît sans pen­ser aux conséquences.

    Lorsqu’Iza parle des inté­rêts des pro-Hadopi, il fau­drait aussi par­ler des inté­rêts de tous ces dif­fu­seurs, qui pro­fitent de la gra­tuité des sources, et se font du beurre en pre­nant la tête d’une croi­sade contre le droit d’auteur.

    Moi aussi cela pour­rait m’intéresser de dif­fu­ser, sans les payer, des films entiers. Mais je m’en tiens aux extraits en offre ouverte sur You­Tube, qui sont un aperçu cultu­rel n’empêchant pas l’achat des VOD ou DVD.

    Sur ce point il y aurait un vrai com­bat inté­res­sant pour que le droit d’auteur ne soit pas non plus maniaque et absolutiste:

    aujourd’hui, le droit de cita­tion existe pour un texte, il n’existe pas pour une oeuvre audiovisuelle.

    C’est un vrai pro­blème, car la cita­tion d’un extrait est une valeur ajou­tée cultu­relle, fai­sant naître un sens nou­veau par l’isolement et la contex­tua­li­sa­tion: il fau­drait donc pou­voir dif­fu­ser de courts extraits d’oeuvres audio­vi­suelles, comme on fait avec les textes.

  141. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:28
    16 April 2009 @ 14:06

    Ce que je ne com­prends ou que je com­prends trop, ce sont ces gens qui disent HADOPI inap­pli­cable et dans le même temps qui ont peur qu’elle soit accep­tée, votée et donc appliquée.

    Si elle est inap­pli­cable, il n’est aucune rai­son d’être inquiet si l’on est contre.

    Et s’ils s’agitent tel­le­ment c’est qu’elle est appli­cable et qu’elle va chan­ger beau­coup de choses. C’est l’évidence.

  142. gravatar.com charlie ip:27
    16 April 2009 @ 14:45

    C’est bien aussi pour cela que je ne me suis pas du tout agi­tée contre Hadopi ;-)
    (pas seule­ment, hein)

    En gros, il est déjà pos­sible de répri­mer le pira­tage. Ce qui manque, ce n’est pas une loi, mais des moyens pour appli­quer celles qui existent. Ce n’est même pas très nou­veau comme “coup” poli­tique de pré­tendre résoudre un pro­blème de cette façon média­tique, sans repo­ser le pro­blème et sans réflé­chir aux rai­sons pour les­quelles les lois exis­tantes ne suf­fisent pas. Pas de bilan, pas de réflexion, pas de concer­ta­tion, à la place, une loi dont l’efficacité est douteuse.

    Ima­gi­nons un ins­tant que le pre­mier cas d’application de la loi soit un petit vieux qui ne se sert de “l’internet” que pour dis­cu­ter avec ses petits-enfants : oui, mais c’est son adresse IP. Ah ? Y’a une véri­fi­ca­tion du contenu de son disque ? Non. Ou si, mais il a peut-être effacé… Sans décon­ner ! Qu’est-ce qu’on fait du pro­blème de la preuve à par­tir du moment où l’identification n’est pas fiable ?

    Le résul­tat sera non seule­ment nul, mais contre pro­duc­tif pour le droit d’auteur : pas mieux qu’avant, pro­blème non réglé et débat non posé.

    Et google qui mets en ligne des livres entiers sans avoir les droits en disant : signez notre charte ou faites-nous un pro­cès aux USA, vous en pen­sez quoi ?

  143. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 14:49

    Et s’ils s’agitent tel­le­ment c’est qu”

    En dehors du fond, il y a aussi un mode d’existence de la blo­go­sphère poli­tique et de l’opposition:

    ils ont besoin de s’agiter pour exister.

    C’est la culture du coup média­tique per­ma­nent. Chaque matin il leur faut un buzz pour leur blog ou leur twit­ter, un machin qui leur per­met­tra d’avoir des liens, une reprise presse, de râler, de mon­trer qu’ils sont là, de taper sur le pou­voir, etc.

    La blo­go­sphère poli­tique vit sur un mode hys­té­rique, où il faut chaque jour un com­bat et des indignations.

    Il y a aussi, sou­vent, le jeu qui consiste à se faire peur.

    La poli­tique est sou­vent malade du jeu du chat et de la sou­ris: on ne cherche pas l’intérêt géné­ral, mais on est guidé par l’excitation du jeu:

    tu es le vilain gros­mi­net, mais moi petite sou­ris je vais te faire tour­ner en bourrique.”

    C’est l’homme de Pas­cal, qui part à la chasse pour par­tir à la chasse et oublier qu’il va mou­rir et qu’il est vide.

    Ce jeu méta­phy­sique se com­bine avec l’intérêt per­son­nel de prendre la place du Calife ou d’avoir de l’audience en sur­fant sur des exci­ta­tions populaires.

  144. gravatar.com Pas sant ip:13
    16 April 2009 @ 14:57

    Ce qui manque, ce n’est pas une loi, mais des moyens pour appli­quer celles qui existent.”

    Note tou­te­fois l’explication à ce sujet de cinéastes pro-Hadopi:

    ils n’aiment pas l’idée d’une plainte en jus­tice, et pré­fèrent la méthode Hadopi:

    Aujourd’hui, dans l’état actuel de la légis­la­tion, nous n’avons à notre dis­po­si­tion qu’un seul recours pour défendre la liberté de créer : la plainte en justice.

    Or nous n’en vou­lons pas, jus­te­ment parce que nous ne sommes pas les enne­mis des internautes.

    Aujourd’hui, un inter­naute pour­suivi par des ayants droits risque jusqu’à 3 000 € et 3 ans de prison.

    Mais qui peut ima­gi­ner qu’un créa­teur veuille jeter en pri­son celui qui a choisi de regar­der son œuvre ?

    Cer­tai­ne­ment pas nous et nous avons besoin d’un nou­veau cadre légal, moins répres­sif mais plus efficace.

    Ce pro­jet de loi res­pecte les inter­nautes. Il pro­pose, à l’opposé de la situa­tion actuelle, un pro­ces­sus péda­go­gique qui, nous en sommes pro­fon­dé­ment convain­cus, va pro­gres­si­ve­ment ins­tal­ler un autre fonc­tion­ne­ment, plus res­pon­sable, des échanges sur internet.

    Nous savons bien que cette loi ne résou­dra pas tout et ne suf­fira pas à éradi­quer le pira­tage. Nous savons aussi que dès lors qu’un inter­naute ou l’un de ses proches, habi­tué à télé­char­ger illé­ga­le­ment sans consi­dé­rer qu’il est réel­le­ment en infrac­tion, aura reçu un pre­mier mail d’avertissement il saura concrè­te­ment que la régu­la­tion d’internet existe.
    Par la suite, s’il reçoit un deuxième mail ou une lettre recom­man­dée, il saura que s’il conti­nue à télé­char­ger illé­ga­le­ment, il prend des risques.

    Nous n’avons pas la naï­veté de croire que tous ces­se­ront, mais nous savons que, de même que “la fauche” dans les maga­sins n’est jamais rame­née à zéro, si une mino­rité conserve des com­por­te­ments illi­cites, les autres pré­fé­re­ront res­pec­ter les règles et ne pas prendre de risques. Le simple fait de savoir que des règles existent, qu’un orga­nisme est chargé de les faire res­pec­ter et se mani­feste, modi­fiera le com­por­te­ment de la majorité.”

    http://www.sacd.fr/HADOPI-lettre-ouverte-des-cineastes-aux-deputes.1080.0.html

    (Vrais) Signa­taires de ce texte :

    Cinéastes signa­taires

    Michel ANDRIEU
    Jean-Jacques ANNAUD
    Jean BECKER
    Jean-Jacques BEINEIX
    Vera BELMONT
    Dja­mel BENSALAH
    Jacob BERGER
    Michel BOUJENAH
    Patrick BRAOUDE
    Guillaume CANET
    Chris­tian CARION
    Malik CHIBANE
    Alain CORNEAU
    Jean-Loup DABADIE
    Dante DESARTHE
    Jacques FANSTEN
    Costa GAVRAS
    Laurent HEYNEMANN
    Agnès JAOUI
    Pierre JOLIVET
    Gérard JUGNOT
    Cédric KLAPISCH
    Georges LAUTNER
    Patrice LECONTE
    Phi­lippe LIORET
    Radu MIHAILEANU
    Claude MILLER
    Jean-Marie POIRE
    Jean-Paul RAPPENEAU
    Jean-Paul SALOME
    Coline SERREAU
    Ber­trand TAVERNIER
    Pas­cal THOMAS
    Danièle THOMPSON
    Ber­trand VAN EFFENTERRE
    Fran­cis VEBER
    Chris­tian VINCENT

  145. gravatar.com charlie ip:27
    16 April 2009 @ 15:22

    Et ma ques­tion que j’ai sur google ? Pour­quoi per­sonne n’y répond jamais ?

  146. gravatar.com Oaz ip:29
    16 April 2009 @ 15:23

    Il y a un cli­mat de ter­reur, et des artistes ont tel­le­ment peur d’être impo­pu­laires auprès du public, qu’ils reviennent sur leur signa­ture, ont la trouille. Ils craignent un boy­cott des artistes pro-Hadopi.”

    Ca s’appelle être res­pon­sable de ses actes. Rien de plus.

    Ce que je ne com­prends ou que je com­prends trop, ce sont ces gens qui disent HADOPI inap­pli­cable et dans le même temps qui ont peur qu’elle soit accep­tée, votée et donc appliquée.”

    C’est que vous n’avez tou­jours rien com­pris à ce que met­tait en place cette loi. En même temps, qui peut en vou­loir à ceux qui ne rai­sonnent qu’en fonc­tion de la pro­tec­tion de la créa­tion et pas celle de la vie privée ?

    Ce qui est inap­pli­cable, c’est d’empêcher les inter­nautes qui le sou­haitent de copier des don­nées et d’empêcher les intru­sions sur des réseaux plus ou moins bien protégés.

    Ce qui *sera* appli­qué, c’est le dis­cours qui consiste à dire que pour se pro­té­ger il faut ins­tal­ler quelque chose sur son ordi­na­teur ou sur son modem pour “sécu­ri­ser” le sys­tème. Ce quelque chose sera for­cé­ment relié en per­ma­nence à un sys­tème cen­tral controlé par l’Hadopi (mise au pied du mur par quelques dépu­tés, la ministre a confirmé ce point pen­dant les débats à l’assemblée)
    Et ça, les “artistes” et le grand public qui ne pensent qu’à leur petit confort n’en ont visi­ble­ment rien à battre.
    Mettre un mou­chard chez tout le monde et en per­ma­nence pour pou­voir jus­ti­fier de sa bonne foi. Vous avez réflé­chi 5 minutes aux consé­quences ?
    Même Orwell n’était pas allé jusque là dans 1984 puisque les membres du parti inté­rieur peuvent arrê­ter les télécrans.

    Alors quand je lis quelques igno­rants s’offusquer d’une atteinte à la vie pri­vée parce que quelques inter­nautes font des recou­pe­ments entre des don­nées libre­ment publiées sur le web, je rigole.
    Quand je vois que ces mêmes igno­rants sem­blant faire plus confiance à une entité cen­trale et opaque pour mettre des mou­chards sur tout dis­po­si­tif connecté au net, je me marre.
    Ca aussi, c’est être res­pon­sable de ses actes…

  147. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 15:28

    Et ma ques­tion que j’ai sur google ?”

    Il faut sur­tout dire que les livres publiés en ligne par Google sont illi­sibles. Le sys­tème choisi, conçu pour empê­cher le copier-coller, est insupportable.

    Le grand avan­tage d’un livre en ligne, c’est de pou­voir copier-coller…

    C’est comme les livres publiés en ligne par la BNF en mode photo: illi­sibles, inma­niables, inutilisables.

    Pour ce qui est des droits, la méthode Google c’est d’attendre un pro­cès pour réagir et, soit payer, soit sup­pri­mer le contenu.

  148. gravatar.com pa ssant ip:2
    16 April 2009 @ 15:48

    s’offusquer d’une atteinte à la vie pri­vée parce que quelques inter­nautes font des recou­pe­ments entre des don­nées libre­ment publiées sur le web, je rigole.”

    Tu rigoles à tort.

    C’est pas parce qu’on dif­fuse un truc en un lieu, qu’on accepte un recou­pe­ment glo­bal et sa dif­fu­sion centralisée.

    C’est le prin­cipe du recou­pe­ment des don­nées qui s’annonce comme la plus grande menace tou­chant les liber­tés individuelles.

    Comme l’a dit Char­lie, c’est juste une méthode de flics.

    Dou­blée d’un appel à la dénon­cia­tion collective.

    L’utilisation du Wiki pour ficher les gens col­lec­ti­ve­ment, c’est bof bof…

    Ca s’appelle être res­pon­sable de ses actes. Rien de plus.”

    Abso­lu­ment pas. Tu es un peu léger vis à vis de la pres­sion sociale.

    Un artiste peut être pour Hadopi, et en même temps ne pas sou­hai­ter un lyn­chage col­lec­tif avec une mise au ban par les Inter­nautes le mon­trant du doigt.

    Je t’invite à voir les divers films faits sur le lyn­chage et le grégarisme.

    Pour­quoi vous ne contac­tez pas aussi les signa­taires du “pacte des pirates”, pour véri­fier que la moi­tié n’est pas bidon ?

  149. gravatar.com Oaz ip:29
    16 April 2009 @ 16:22

    C’est pas parce qu’on dif­fuse un truc en un lieu, qu’on accepte un recou­pe­ment glo­bal et sa dif­fu­sion centralisée.”

    Le truc c’est qu’il n’y a pas vrai­ment de volonté de dif­fu­sion de la part de la qua­dra­ture du net (je ne parle pas en leur nom, je ne fais que retrans­crire ce que j’ai com­pris). Le wiki où sont recen­sés les signa­taires c’est juste un docu­ment de tra­vail qui aurait pu res­ter en accès res­treint aux per­sonnes sou­hai­tant par­ti­ci­per au dépouille­ment. Il le devien­dra pro­ba­ble­ment s’il y a des plaintes.

    Le but de la qua­dra­ture c’est de mon­trer que cette péti­tion des “10000 artistes” est en grande par­tie du vent. Un grand nombre de signa­taires ne sont pas plus artistes que moi.
    Au final, ce qui compte, ce sont des sta­tis­tiques glo­bales sur le nombre réels d’artistes qui sou­tiennent le projet.

    Tu es un peu léger vis à vis de la pres­sion sociale.”

    Le pro­blème c’est que la signa­ture de péti­tions pour sou­te­nir telle ou telle cause semble être devenu un acte ano­din. N’importe qui signe n’importe quoi.
    Et après, ces péti­tions sont uti­li­sées pour des actions qui n’ont pas for­cé­ment un lien direct avec leur objet.
    Je trouve très inté­res­sante l’évolution des choses concer­nant cette péti­tion Sacem. A l’avenir peut être que les gens y regar­de­ront à 2 fois avant d’associer leur nom à la légère.
    Et, en l’occurrence, la pres­sion sociale n’est que la consé­quence d’un défi­cit de démocratie.

    Si le pacte des pirates ne béné­fi­cie pas d’autant d’attention, c’est qu’il n’intéresse per­sonne et qu’il ne veut rien dire !!!
    La péti­tion de la Sacem a été uti­li­sée maintes fois par la ministre de la culture pour jus­ti­fier que l’ensemble des artistes de France et de Navarre étaient favo­rable au pro­jet. Elle l’a uti­lisé dans le seul espace qui importe vrai­ment : le débat parlementaire.

    Sur la dif­fu­sion de livres par Google, le pro­blème n’est pas tant de dis­po­ser des “droits” mais de rému­né­rer équi­ta­ble­ment les créa­teurs de conte­nus à par­tir des béné­fices réa­li­sés par la dif­fu­sion de ceux-ci.
    La ques­tion “d’obtenir les droits” est dépas­sée. Si le débat en reste là, il n’en sor­tira rien parce que la dif­fu­sion est deve­nue trop facile pour vou­loir empê­cher celle-ci.
    La seule ques­tion qui vaille est de savoir com­ment obli­ger ceux qui gagnent de l’argent en four­nis­sant un contenu à par­ta­ger ce revenu avec les créa­teurs du contenu.

  150. gravatar.com Iza ip:30
    16 April 2009 @ 16:24

    Les mecs qui parlent “d’intermédiaires” avec mépris, comme si un film c’était uni­que­ment les postes artis­tiques, n’ont pas une bonne connais­sance de la chose.”

    Une fois de plus tu te trompes, parce que, comme toi, j’ai pro­duit une petite réa­li­sa­tion, et j’y ai décou­vert les mêmes choses que toi. Cette connais­sance là n’invalide tou­te­fois pas mon rai­son­ne­ment. Je fais la dif­fé­rence entre cet effort là (la pro­duc­tion au sens artis­tique du terme, dans tous les domaines) et le biz­ness auquel je fai­sais allusion.

    Sur le texte des cinéastes (oh ma Jaoui que j’aime, com­ment peux tu te four­foyer ainsi, snif …) :

    Ce pro­jet de loi res­pecte les inter­nautes. Il pro­pose, à l’opposé de la situa­tion actuelle, un pro­ces­sus péda­go­gique qui, nous en sommes pro­fon­dé­ment convain­cus, va pro­gres­si­ve­ment ins­tal­ler un autre fonc­tion­ne­ment, plus res­pon­sable, des échanges sur internet.”

    La voilà la mal­hon­nê­teté (ou est-ce seule­ment de l’ignorance ?… hum hum). C’est cette his­toire de pro­ces­sus péda­go­gique … pour en avoir moi même conçu, et pré­ci­sé­ment sur ce thème .… j’avoue que lire que Hadopi “pro­pose” ça, je m’en étouffe car­ré­ment. Dingue !.

    Sinon comme Char­lie, je ne me suis pas beau­coup agi­tée non plus. Ce n’est pas pour autant que je peux lais­ser filer sous mon nez des énormités …

  151. gravatar.com charlie ip:27
    16 April 2009 @ 16:28

    Alors quand je lis quelques igno­rants s’offusquer d’une atteinte à la vie pri­vée parce que quelques inter­nautes font des recou­pe­ments entre des don­nées libre­ment publiées sur le web, je rigole.
    Quand je vois que ces mêmes igno­rants sem­blant faire plus confiance à une entité cen­trale et opaque pour mettre des mou­chards sur tout dis­po­si­tif connecté au net, je me marre.”

    Déjà, soyons pré­cis, ni l’un, ni l’autre. (rien ne t’empêche de dis­cu­ter tout seul, mais si ce n’est pas le but, il faut 1) lire les com­men­taires ; 2) ne pas défor­mer les pro­pos quand on est pas d’accord.)

    Sinon, dans l’ordre :

    - Je ne “m’offusque” pas. Je dis “méthodes de flics”. Et je le redis, si tu veux. Ce qui pose un pro­blème, c’est bien le recou­pe­ment et la publi­ca­tions de don­nées éparses. Je repose la ques­tion : si la même chose avait été faite par la Sacem qui se serait alors “offusqué” ?

    - J’ai tou­jours ten­dance (angé­lisme pour cer­tain) à être contre les appli­ca­tions du prin­cipe “la fin jus­ti­fie les moyens”. Quelle que soit la lutte, si elle passe par des actions contraires aux prin­cipes qu’elle défend, elle perd. En cré­di­bi­lité à court terme ; sur le fond à long terme. Et oui, c’est plus dif­fi­cile, mais l’efficacité hors de tout contexte n’existe pas, c’est un choix poli­tique. Sinon, c’est comme cela qu’on finit par res­sem­bler à son adver­saire, en uti­li­sant les mêmes méthodes. Où est la cohé­rence poli­tique dans le fait de pro­tes­ter contre le fli­cage si soi-même… ? Ca veut dire quoi ? Qu’on est pour quand c’est “légi­time” ? Et encore une fois, on retombe sur la ques­tion de savoir qui décide de la légi­ti­mité. Là, en terme de rap­port de force, ce ne sont pas les “pirates”. C’est Hadopi. Donc le fli­cage est légi­time.
    Dom­mage, mais à force de ne pas pen­ser en terme poli­tique mais en terme mar­ke­ting, on donne rai­son à son adversaire.

    - Quand à faire confiance à des mou­chards sur quoi que ce soit, ce n’est pas non plus mon pro­pos, je ne réponds donc pas.

    - Et pour la route, l’ignorante t’emmerde. En géné­ral, elle reste polie, mais elle n’aime pas que les gens qu’elle ne connaît pas l’insultent. Là encore, pour dis­cu­ter, mieux vaut ne pas tenir des pro­pos désa­gréables. [mode Alain-Delon/désactivé]

  152. gravatar.com Iza ip:30
    16 April 2009 @ 16:38

    J’ai tou­jours ten­dance (angé­lisme pour cer­tain) à être contre les appli­ca­tions du prin­cipe “la fin jus­ti­fie les moyens”.”

    Char­lie je t’aime. Justement,je par­lais de ça ce matin à ma fille, en révi­sant l’histoire de France.

    Je trouve ce para­graphe par­fait je vais lui faire lire …

  153. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 16:38

    à force de ne pas pen­ser en terme poli­tique mais en terme mar­ke­ting, on donne rai­son à son adversaire”

    +1000

    Char­lie, merci d’exister, avec autant d’honnêteté intellectuelle.

    (Je vais finir par voter pour le mous­ta­chu. Ou plu­tôt, je vais faire comme toi: pen­ser à lui mais ne pas voter ;-)

  154. gravatar.com Pa ssant ip:31
    16 April 2009 @ 16:55

    Char­lie je t’aime.”

    Aussi. Mais main­te­nant il faut arrê­ter de dire du bien de Char­lie, sous peine d’attirer Hervé Tor­chet qui en fera sa nou­velle égérie.

    Et ça devien­dra tel­le­ment insup­por­table qu’on sera forcé de dire du mal d’elle :-)

    (Blague à part, toute la dif­fé­rence entre Char­lie et Quit­te­rie, c’est que Char­lie est d’une par­faite hon­nê­teté intel­lec­tuelle dans le détail du discours.

    Alors que Quit­te­rie défend peut-être un com­bat juste, mais avec les méthodes du mar­ke­ting men­son­ger du ven­deur de chez Per­nod Ricard, plein de bla­bla impré­cis, et d’ailleurs sans jamais dis­cu­ter, mais sim­ple­ment en émet­tant des slogans.

    C’est une ENORME différence.

    Tous ceux que j’ai pris en grippe dans la blo­go­sphère sont ceux qui ont mis à la pou­belle l’honnêteté intel­lec­tuelle, dans le détail du dis­cours, même en conser­vant un objec­tif honnête.)

  155. gravatar.com Oaz ip:29
    16 April 2009 @ 16:57

    Ce qui pose un pro­blème, c’est bien le recou­pe­ment et la publi­ca­tions de don­nées éparses. Je repose la ques­tion : si la même chose avait été faite par la Sacem qui se serait alors “offusqué” ?”

    En quoi cela pose-t-il pro­blème ?
    Si pro­blème il y a, c’est un pro­blème d’éducation pour apprendre aux inter­nautes à ne pas confondre le web et leur salon.

    Fina­le­ment, l’épluchage de cette péti­tion et la copie de don­nées “artis­tiques” ne sont que 2 aspects d’une même ques­tion : le pro­grès tech­no­lo­gique étant inévi­table, com­ment les gens peuvent-ils apprendre à vivre avec ?
    Toute trace lais­sée sur le web pourra être un jour ou l’autre être ana­ly­sée, trai­tée, récou­pée… Toute don­née, quelle que soit sa taille, sa mise en forme, pourra être dupli­quée, diffusée…

    Je ne crois pas en un hypo­thé­tique organe cen­tral qui régu­le­rait cela pour le bien de tous — d’ailleurs qui peut défi­nir ce bien ?
    Il n’y a que des enti­tés qui vont agir dans le sens de leur inté­rêt.
    Au final, la seule pos­si­bi­lité pour la puis­sance publique, c’est d’expliquer à cha­cun les consé­quences potentielles.

  156. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:28
    16 April 2009 @ 17:02

    La ques­tion de la fin qui jus­ti­fie les moyens” est l’aspect mal saisi de Machiavel.

    On l’a très mal jugé, car c’est quand même lui qui a dit que le Prince ne devait jamais être trop géné­reux, car à l’ensuite de sa géné­ro­sité ce sont les temps durs qu’il pro­voque avec la levée des impôts etc.

    Machia­vel était un homme très éclairé et il n’était pas ce monstre froid qu’on veut mon­trer, et tout pour que la plu­part fassent bien l’économie d’étudier les pen­sées très avi­sées de ce Monsieur.

    Il disait qu’en cas de conflit, il ne faut jamais être avec les deux par­ties, et bien choi­sir. Car si l’un ou l’autre gagne, il vous repro­chera d’avoir été avec l’autre par­tie dans le même temps, et l’autre par­tie vous accu­sera de trahison.

    Et quand Machia­vel dit qu’il faut tou­jours choi­sir son camp, il est tout sauf fourbe, il est franc et clair.

    Ces­sons de dire des contre-vérités au sujet de ce grand pen­seur que peu ont lu…surtout ceux qui pré­tendent le connaître assez pour le cou­cher de leur côté.

    Ce néan­moins Char­lie et Iza ont rai­son (parce que ce sont des filles) mais la stra­té­gie employée par les pirates n’est pas “la fin jus­ti­fie les moyens” mais “il faut employer les moyens de la tor­ture que nous réprou­vons et pour défendre la liberté et l’abolition de la tor­ture”. Grosse marade et poi­lade à frire ! C’est une tac­tique de reli­gieux genre jésuites.

  157. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 17:15

    le pro­grès tech­no­lo­gique étant inévi­table, com­ment les gens peuvent-ils apprendre à vivre avec ?…”

    Ce n’est pas parce qu’une pos­si­bi­lité tech­nique existe, qu’on peut l’utiliser léga­le­ment / moralement.

    Exemple :

    - Char­lie rêve de cou­cher avec Demian West
    – La tech­nique du GHB existe, “la drogue de la vio­leuse“
    – Donc Char­lie va mettre un peu de GHB dans le verre de Demian pour cou­cher avec lui
    – S’il se plaint : “bah c’est la tech­nique moderne ! Tu n’avais qu’à pas boire un verre. Tu peux plus empê­cher qu’on se serve des trucs que la tech­nique met à notre disposition…”

    Cet argu­ment de la pos­si­bi­lité tech­nique, déres­pon­sa­bi­li­sante, est contraire à toute idée de civilisation.

    La civi­li­sa­tion com­mence avec l’interdiction de cer­taines tech­niques. (Tout le débat res­tant des motifs de l’interdiction. On n’interdit pas avec la même légi­ti­mité l’usage du GHB ou celui du préservatif.)

    C’est dans l’allemagne nazie qu’on uti­lise toutes les tech­niques connues sans le moindre scru­pule. (Je prends le point G)

  158. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:28
    16 April 2009 @ 17:19

    Bon ces jeunes en débord d’hormones ont des rêves de révo­lu­tion et ils n“ont rien lu là-dessus. Car s’ils avaient un tant soit peu une idée de ce que furent les mois avant le 9 ther­mi­dor, ils feraient dans leur sans-culottes. Même si Dan­ton a eu une éduca­tion dans les écoles de cure­tons, il faut être pru­dent avec les fana­tismes vers la machine à détrancher.

    En d’autres termes, ces pirates genre Quit­te­rie et Voi­sin c’est des Robes­pier­rette et Saint-Justmoi mais sans Ther­mi­do­re­ries avec la tête dans le panier du fréro krasif.

    @ Char­lie,

    Je suis un mau­vais coup…:-)

  159. gravatar.com Henri A ip:24
    16 April 2009 @ 17:40

    A l’ancien au double lan­gage :
    “Char­lie est d’une par­faite hon­nê­teté intel­lec­tuelle dans le détail du dis­cours.“
    Ce que tu appré­cies chez cer­taines, j’imagine que tu crois l’appliquer toi-même avec tes exemples, tes ana­lo­gies, ton dis­cours ( méthode de l’anguille ), etc…

    Pour ce qui est de la pro­po­si­tion “la fin jus­ti­fie les moyens” ou on l’utilise dans le contexte ou cela a été dit comme le fait cet autre monstre d’honnêteté intel­lec­tuelle qu’est Demia­nou, ou on l’utilise de façon plus ou moins vul­ga­ri­sée et empi­rique, ce qui est géné­ra­le­ment le cas.
    Dans la façon empi­rique on s’indigne des moyens en oubliant un détail, on arrive pra­ti­que­ment jamais à la fin pré­vue pour des rai­sons diverses et pas seule­ment à cause des moyens utilisés.

    Un avis parmi d’autres :
    http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=635

  160. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:28
    16 April 2009 @ 17:49

    @ Henri A de la part de Demianou,

    Comme disait ma copine Elsa, il y a 5 ans : “Demy ! si t’étais une femme tu leur en ferais baver. ”

  161. gravatar.com Oaz ip:29
    16 April 2009 @ 18:10

    il faut employer les moyens de la tor­ture que nous réprou­vons et pour défendre la liberté et l’abolition de la torture”

    Quel sens de la mesure !

    Pour res­ter dans le ton de la dis­cus­sion qui dérive vers les ana­lo­gies foi­reuses, il y a autant de dif­fé­rence entre l’obligation de mise en oeuvre d’un mou­chard et le croi­se­ment de don­nées sciem­ment ren­dues publiques qu’entre Demian West qui se fait vio­ler au GHB et le même Demian West qui se rend chez Char­lie pour un tête à tête avec une atti­tude et un accou­tre­ment plus que suggestifs.

    Mais bon… Libre à cha­cun de faire les amal­games qu’il souhaite…

    Et puisque ce cher Mike G. a été invo­qué dans la dis­cus­sion , rap­pe­lons qu’il n’est pas connu que pour le point qui porte son nom.
    “Je suis tout le temps sou­cieux au sujet de mon enfant et d’Internet, bien qu’elle soit encore trop jeune pour se connec­ter. Voilà ce qui m’inquiète. Je redoute que dans 10 ou 15 ans elle vienne me voir et me demande « Papa, où étais-tu quand ils ont sup­primé la liberté de la presse sur Internet ? »”

  162. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 18:21

    « Papa, où étais-tu quand ils ont sup­primé la liberté de la presse sur Internet ? »”

    Le pro­blème c’est que la défense du pira­tage est ce qui nour­rit le plus les demandes de cen­sure du Net.

    Il y a plein d’artistes de gauche, qui, à la base, sont enga­gés pour la liberté d’expression, et qui ne sup­portent plus d’être piratés.

    Costa Gavras, auteur du film Z, hymne à la liberté d’expression, est pro Hadopi.

    Merci de ne pas mettre dans le même sac la liberté de s’exprimer et la liberté de pirater.

    -

    et le même Demian West qui se rend chez Char­lie pour un tête à tête avec une atti­tude et un accou­tre­ment plus que suggestifs.”

    Et voilà !
    Si les filles ne se met­taient pas en jupe, elles ne se feraient pas vio­ler…
    ça vous appren­dra à pro­vo­quer les hommes.

    C’est vrai qu’en voyant les petits mol­lets nus de Demian, Char­lie n’a pas pu résister…

  163. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:28
    16 April 2009 @ 18:26

    Demy est pris et par la plus belle femme de Paris et du Monde et aussi de l’histoire. Demy ne regarde plus ailleurs, il est en pointe de la civi­li­sa­tion galante.

  164. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 22:15

    C’est assez amu­sant de lire à la Une d’Agoravox un éloge de la situa­tion avant le droit d’auteur…

    http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/article/petite-histoire-du-droit-d-auteur-54585

    C’est curieux que dans le même temps, ils ne fassent pas l’éloge de la monar­chie héré­di­taire et de la noblesse de sang avec privilèges…

    On pioche dans une époque anté­rieure un sys­tème : l’absence de droits d’auteurs, on le coupe de tout son contexte social et poli­tique, et on laisse entendre que c’était tel­le­ment mieux quand on ne s’embêtait pas avec la pro­tec­tion de l’auteur…

    On oublie que cette absence de droit d’auteur était liée à une société sans aucune pro­tec­tion pour per­sonne, sinon à la grâce du seigneur.

    Le mécé­nat n’étant lui-même qu’une forme de grâce octroyée par le seigneur.

    Le mécé­nat repose sur un prin­cipe pyra­mi­dal d’un puis­sant qui octroie une aide à un pauvre, qui va ser­vir sa grandeur.

    -

    C’est amu­sant qu’Agoravox ne fasse pas aussi l’éloge de l’absence de droit du tra­vail, à la même époque !!

    C’était tel­le­ment plus simple, sans droit du travail !

    Et puis, pas de coti­sa­tions retraites !

    Pas de sécu­rité sociale !

    Ah qu’elle était jolie, la société de l’Ancien Régime, que nous vante Agoravox…

    -

    Pas­sons sur le fait que tous les exemples sont emprun­tés à la musique, aucun au cinéma…

    C’est le cinéma qui néces­site le plus gros finan­ce­ment, alors qu’un Mozart pou­vait com­po­ser une musique avec trois croû­tons de pain pour se nourrir.

    -

    Et l’article d’Agoravox de conclure superbement :

    Tout ceci pour un constat simple :

    La pro­tec­tion des droits d’auteur n’a jamais servi les inté­rêts des vrais talents. Les droits d’auteurs ne servent qu’à ceux qui recherchent le pro­fit : artistes bidons, mai­sons de disques, éditeurs, com­mer­çants. Les droits d’auteurs nour­rissent les para­sites de la créa­tion artis­tique, jamais les vrais artistes.”

    Ago­ra­vox est vrai­ment un tor­chon qui place en Une n’importe quel article bâclé, sans la moindre rigueur.

    -

    Thierry est donc un para­site qui a tou­ché des droits d’auteur pour ses livres infor­ma­tiques ! J’attends qu’Agoravox demande qu’il rembourse !

    Un com­men­ta­teur chez Ago­ra­vox ajoute:

    La pro­priété intel­lec­tuelle c’est du vol léga­lisé, c’est s’accaparer pour son seul pro­fit un patri­moine universel”…

    -

    On est bel et bien dans une ten­ta­tive de détruire le concept même de droit d’auteur, pour reve­nir à l’artiste esclave de l’Ancien Régime.

  165. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:28
    16 April 2009 @ 22:43

    Sur Ago­ra­vox c’est le 1er avril tous les jours. Pour­quoi ? parce qu’ils ont eu leur plus gros suc­cés un 1er avril quand il ont lancé la rumeur dans l’Assemblée, je ne me sou­viens plus de ce que c’était.

    L’auteur de l’article à la hâte sur le non-droit des auteurs s’excuse même dans le forum pour ses nom­breuses fautes d’orthographe.

    Revelli c’est un gars qui rêve de rui­ner la culture fran­çaise. C’est un vieux rêve ultra­mon­tain quand Rome et l’Italie étaient le centre du monde artis­tique. La chose s’est dépla­cée vers Paris avec le règne gal­li­can de Louis XIV et dans la moder­nité c’est allé vers New York.

    Revelli fait trop l’italien qui veut diri­ger la culture fran­çaise vers le mur.

    Heu­reu­se­ment, il n’y connaît rien, il suf­fit de lire l’article sur la mort de Druon, c’est beauf et col­lé­gien. Ce n’est pas un jour­nal c’est un fan­zine de lycée.

    Vil­lach y frime parce qu’il connaît le sin­gu­lier de “média” qui est “médium”, on a les titres de gloire qu’on borgne.

  166. gravatar.com Takatukité ip:32
    16 April 2009 @ 22:59

    @Henri : merci d’être inter­venu dans ce lupa­nar de consom­ma­tion gra­tuite et éhon­tée du droit.
    S’il y a bien sur­tout un terme à éviter, en matière de légis­la­tion, dans ce blog, c’est celui d’honneteté intellectuelle.

    Si l’on veut juste être consom­ma­teur de la loi et ne pas se salir les mains ou retrous­ser ses manches pour élabo­rer une pro­po­si­tion de loi lorsqu’on se pro­nonce sur le thème d’une cer­taine incom­pa­ti­bi­lité entre “réseaux sociaux et droit d’auteur” (MDR) alors il faut ban­nir la notion d’honneteté intellectuelle.

    Lorsqu’on s’agite pen­dant des lon­gueurs et des lon­gueurs contre les les argu­ments mineurs de ceux qui font signer des “méchants pirates” sans avoir connu le moindre hacker,

    Lorsqu’on s’offusque de croi­se­ment d’information alors que la plu­part des gens qui signent Hadopi, dans les faits, jouent le jeu du people avec les paparazzis,

    Lorsqu’on est pour le pillage des oeuvres seule­ment lorsque ça nous arrange,

    Lorsqu’on se pavanne dans les palaces 10 étoiles et qu’on se fait pho­to­gra­phier dans sa troi­sième rési­dence “secon­daire” et qu’on affirme qu’il n’y a plus d’argent pour le cinéma à cause du “piratage”,

    Losque notre cri­tère de sélec­tion, quand à accu­ser les gens de défor­mer les pro­pos, sont de l’ordre du copinage,

    Lorsqu’on fait pas­ser les ques­tions juris­pru­den­cielles avant de don­ner ne serait-ce qu’un seul point de droit sur le code de la pro­priété intel­lec­tuelle qui régit le droit d’auteur et le droit d’exploitation,

    Lorqu’on se fait pas­ser pour un “pirate” en jouant avec l’extinction de ma connec­tion inter­net pourdes rai­sons que je ne veux même pas connaître tel­le­ment elles n’ont la moindre once d’équité,

    Alors oui, on ne peut pas dire que toute cette lon­gueur de com­men­taires et, il faut le dire, tout débat autour de ce sujet entre “fonc­tion col­la­bo­ra­tive d’un outil tech­nique et droit d’auteur” soit à la mesure d’une quel­conque “hon­ne­teté intellectuelle” !

  167. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 23:02

    Vil­lach y frime parce qu’il connaît le sin­gu­lier de “média” qui est “médium”, on a les titres de gloire qu’on borgne.”

    Pas mal ! On dirait Cha­teau­briand dans la vie de Rancé, se moquant gen­ti­ment de la pré­somp­tion du Car­di­nal de Retz ;

    Il disait qu’à son âge César avait six fois plus de dettes que lui : après cela il fal­lait conqué­rir le monde, et Retz conquit Brous­sel, une dou­zaine de bour­geois, et fut au moment d’être étran­glé entre deux portes par le duc de La Rochefoucauld.”

  168. gravatar.com Oaz ip:29
    16 April 2009 @ 23:07

    Merci de ne pas mettre dans le même sac la liberté de s’exprimer et la liberté de pira­ter.“
    Ca, il faut le dire à ceux qui ont pondu une loi qui, sous pré­texte de pro­té­ger la créa­tion, veulent entiè­re­ment contrô­ler inter­net au point de mettre des mou­chards chez tout le monde.
    Ce sont eux qui ont tout mis dans le même sac.

  169. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 23:20

    Lorsqu’on s’offusque de croi­se­ment d’information alors que la plu­part des gens qui signent Hadopi, dans les faits, jouent le jeu du people avec les paparazzis,”

    @ Taka­tu­kité

    Cette phrase est bien à l’image du reste de ton salmigondis.

    Parce qu’une star de cinéma se fait pho­to­gra­phier dans les maga­zines people, on peut croi­ser les don­nées d’un autre signa­taire d’Hadopi pour mon­trer qu’il est stan­dar­diste à la Sacem, et étaler son nom publi­que­ment pour lui foutre la honte ?

    On peut ouvrir un Wiki qui incite tout le monde à col­la­bo­rer pour ficher des gens ?

    Quel rap­port ? Et tu parles de rigueur ?

  170. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:28
    16 April 2009 @ 23:29

    On sent, chez les mau­vais per­dants et hos­tiles à la loi HADOPI, des ten­ta­tives de faire intel­lec­tuel dans le der­nier forum où on cause de leur vau­trage bloglobal.

    Ils res­te­ront pour la non-histoire, les mar­tyres d’une loi autour du droit des auteurs à ne pas être pira­tés. Ainsi, ils seront encore moins que ce cor­beau qui s’était fait piper par un renard. Des bêtes dont on parle encore…

  171. gravatar.com Takatukité ip:32
    16 April 2009 @ 23:31

    @EN PASSANT : arrê­tez de faire croire que dans les conne­ries peoples il n’y a que les pho­to­gra­phies. S’il y a pho­to­gra­phie, c’est pour faire vendre du papier avec des racon­tars minables.

    Soit on com­mence à assai­nir cette pro­fes­sion et on pré­vient les reco­piages ce ces pra­tiques sur inter­net, soit on les laisse faire dans les médias et on ne donne que le mes­sage d’un manque de rigueur sur le net.

    Et vous faites bien d’ignorer le reste de mon mes­sage en disant que ce n’est que sal­mi­gondi, c’est bien dans vos méthodes…

    @L’artiste : Libre à vous de croire que vous y avez gagné quelque chose …

  172. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:28
    16 April 2009 @ 23:38

    @ Taka­tu­kité,

    Mes droits, en géné­ral, m’ont fait gagner d’avoir vécu toute ma vie sans avoir connu la moindre guerre et j’en suis la pre­mière géné­ra­tion à le vivre.

    Tu retires le droit et c’est la grande dévo­ra­tion : Que vous proposez !

    Je pré­fè­re­rais mou­rir que de voir le monde que vous nous pro­met­tez, c’est simple et clair ! :-)

  173. gravatar.com En passant ip:1
    16 April 2009 @ 23:39

    S’il y a pho­to­gra­phie, c’est pour faire vendre du papier avec des racon­tars minables.”

    So what ?

    Je ne vois pas le rapport.

    Je ne vois pas le rap­port entre le jeu people d’une star­lette, et le droit de Claude Mil­ler à récla­mer le main­tien du concept de droit d’auteur, et son appli­ca­tion, parce qu’il sait ce que coûte un film.

    Taver­nier, Mil­ler, Costa Gavras, Agnès Jaoui, Laut­ner, Becker… Les signa­taires d’Hadopi sont loin d’être tous des connards han­tant Gala.

  174. gravatar.com Takatukité ip:32
    16 April 2009 @ 23:47

    @passant: Il est bien facile de ne pas voir de rap­port, alors qu’on en voyait un quelques com­men­taires plus tôt.

    @Artiste : J’ai bien été le seul ici à par­ler du code de pro­pri­tété intel­lec­tuelle, il m’a été rétor­qué à l’instant qu’il s’agissait de salmigondis

  175. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 0:01

    Je ne vois vrai­ment pas en quoi, le fait que cer­tains artistes ou pro­duc­teurs gagnent beau­coup d’argent, serait une légi­ti­ma­tion du piratage.

    Si le patron de Total est un pourri, vous volez l’essence sans payer le pompiste ?

    Pour rap­pel : on peut remettre en cause le mode de répar­ti­tion du droit d’auteur, cela s’appelle la lutte syndicale.

    Par exemple, le scé­na­riste devrait tou­cher une plus grosse part, et les acteurs stars une plus faible.

    Ce n’est pas en jetant le droit d’auteur par haine des riches qu’on va aider l’artiste pauvre.

    [Les cachets des artistes étant liés à une anti­ci­pa­tion des droits d’auteurs par les productions.]

  176. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 0:12

    Avec un peu plus de sérieux on dira que les pro­duc­teurs gagnent leur argent, non pas sur le droit d’auteur, mais sur le droit d’exploitation.

    Avec un peu plus de sérieux on pour­rait dire que c’est parce que les deux sont liés dans le droit qu’il y a pro­blème, avant de se laver les mains d’une loi qu’on n’a même pas pro­posé soi-même et d’être un consom­ma­teur du droit en vili­pen­dant au futur ceux qui vont l’appliquer.

    Si l’on voit un rap­port entre la rési­dence secon­daire luxueuse d’un pro­duc­teur et les vacances méri­tées des pro­fes­seurs, on ne se targue pas de faire remarque de rigueur à cex qui voient où passe l’argent dû à l’auteur.

  177. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 0:25

    non pas sur le droit d’auteur, mais sur le droit d’exploitation”

    Cela revient exac­te­ment au même pour notre sujet.

    Avan­cer des détails de droit, qui n’ont aucune inci­dence sur un débat, ne fait qu’embrouiller sans rien résoudre.

    C’est faire du Michel Rocard façon Guignols.

    Le droit d’exploitation n’est qu’un droit d’auteur dérivé. Au cinéma, le pro­duc­teur est l’auteur du film.

    Intéressez-vous à la créa­tion ciné, et vous ver­rez que le pro­duc­teur est le véri­table auteur du film.

    Le réa­li­sa­teur n’est pas auteur mais met­teur en scène: il ne contrôle qu’une par­tie du film.

    Le scé­na­riste n’est auteur que de l’histoire.

    Le pro­duc­teur est l’auteur glo­bal du pro­duit fini.

    Rien n’empêche le réa­li­sa­teur d’être son propre pro­duc­teur, le sys­tème actuel le lui permet.

    Il y a même un grou­pe­ment des auteurs-réalisateurs-producteurs, qui font les trois à la fois : l’écriture, la réa­li­sa­tion, et la pro­duc­tion, comme Lelouch.

  178. gravatar.com Oaz ip:29
    17 April 2009 @ 0:37

    Je ne vois vrai­ment pas en quoi, le fait que cer­tains artistes ou pro­duc­teurs gagnent beau­coup d’argent, serait une légi­ti­ma­tion du piratage.”

    Le fait que cer­tains gagnent beau­coup d’argent ne devrait pas légi­ti­mer quoi que ce soit. Le fait que d’autres –ou les mêmes– pour­raient moins en gagner ne le devrait pas non plus d’ailleurs.

    Ce n’est pas en jetant le droit d’auteur par haine des riches qu’on va aider l’artiste pauvre.”

    Ce n’est pas s’acharnant sur les seuls à four­nir, au bout du compte, un revenu à ces artistes –le public– que l’on va les aider non plus.

    Per­sonne ne songe sérieu­se­ment à jeter le droit d’auteur.
    Il y a une solu­tion simple qui consiste à étendre for­mel­le­ment l’exception pour copie pri­vée à la tota­lité des échanges non mar­chands, sur inter­net ou ailleurs, et en pré­voyant un juste rému­né­ra­tion pour cette excep­tion, rému­né­ra­tion per­çue via les canaux et les sup­ports.
    Dans le même temps il serait pro­ba­ble­ment bien­venu de ren­for­cer le droit à rému­né­ra­tion des créa­teurs dans le cadre d’un échange marchand…

  179. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 0:50

    Depuis le début, sur ce sujet j’ai affirmé que cela ne reve­nait pas au même et que c’est cela qui cau­sait pro­blème dans la loi.

    Aucun débat ni allu­sion poli­tique (Rocard ou autre) n’à a entrer en compte avec des futures déci­sions de jus­tice.
    Ou alors, le droit de faire quelque chose ou non, revien­drait à celui qui appar­tient au bon parti politique…ce qui fait dailleurs les bouches chaudes de ceux qui croient avoir gagné quelque chose dans cet étalage d’hypocrisie et de fausse chas­teté sur l’exploitation des oeuvres.

    Jus­te­ment s’il y a de plus en plus de regrou­pe­ment entre l’écriture, la réa­li­sa­tion, la pro­duc­tion c’est parce qu’il y avait eu un hic entre toutes ces soi-disant “spé­cia­li­tés” entre elles. Arre­tez d’inverser les causes et les effets à tout bout de champ.
    Et posez vous plu­tôt la ques­tion de voir si cette loi ne va pas plu­tôt pro­fi­ter aux chi­ca­neurs qui vont dévas­ter, plus qu’elle ne l’est déjà, la vraie créa­tion ciné­ma­to­gra­phique, au lieu de l’applaudir comme des ota­ries et ensuite de récri­mi­ner contre les juges qui vont l’appliquer au lieu de trai­ter des dos­siers plus urgents.

  180. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 0:51

    et en pré­voyant une juste rémunération”

    Tout le débat est là.
    Dans les faits, c’est un appau­vris­se­ment que vous proposez.

    Ceux qui parlent de licence glo­bale pro­posent un prix déri­soire, et ne veulent même pas l’assumer, ils réclament qu’elle soit déduite de l’abonnement Internet.

    Ce n’est pas comme ça que l’on peut finan­cer chaque semaine dix films à plu­sieurs mil­lions d’euro pièce.

    Votre sys­tème appau­vrit le finan­ce­ment de l’art.

    Et l’argent écono­misé sur le dos des pro­duc­tions artis­tiques ira où ? A vous bour­rer la gueule en ache­tant deux fois plus de bière ?
    A consom­mer encore plus de biens maté­riels qui bou­sillent la planète ?

    Ce n’est pas un modèle de société qui soit un progrès.

    Pour écono­mi­ser 5 euro par mois, vous détrui­sez un modèle écono­mique. Ce n’est pas un juste com­bat, c’est un simple caprice : l’exigence de la gratuité.

  181. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 1:04

    Si c’était vrai­ment les films qu’on finan­çait plu­sieurs mil­lions d’euros par pièces ça se sau­rait.
    Vous dis­ser­tiez tan­tôt sur l’art du cas­ting, jour­née ou beau­coup de monde perd du temps et où la seule créa­ti­vité ne se jauge qu’au phy­sique ou à la reno­mée de l’acteur, jour­née qui côute déjà beau­coup.
    Qu’on com­mence plu­tôt par là au lieu de sys­té­ma­ti­que­ment réser­ver sa place dans la suite royale du palace du coin.

    On sait que c’est plu­tôt l’industrie du luxe qui est nour­rie que l’artisanat local.

  182. gravatar.com Passssant ip:33
    17 April 2009 @ 1:15

    Qu’on com­mence plu­tôt par là”

    .…. Fabu­leux !

    En gros tu dis : “qu’on com­mence par en finir avec la cor­rup­tion du monde, avec la mafia dans le cinéma, avec les fils à papa qui obtiennent les rôles, avec les blondes qui couchent…”

    Qu’on com­mence par la révolution !”

    Fabu­leux !

    Tu es gen­til, mais ce que tu pro­poses est sans fin.

    Revois Mul­hol­land Drive : le cinéma est le royaume de la mafia et des pour­ris, bon cou­rage à toi pour faire la révo­lu­tion, mais on ne va pas attendre que tu aies fini pour faire des films.

    s’il y a de plus en plus de regrou­pe­ment entre l’écriture, la réa­li­sa­tion, la pro­duc­tion c’est parce qu’il y avait eu un hic entre toutes ces soi-disant “spé­cia­li­tés” entre elles.”

    Où veux-tu en venir ?
    Quel rap­port avec le finan­ce­ment, le droit d’auteur, et le pira­tage ?
    La lutte syn­di­cale pour une meilleure répar­ti­tion des droits est un autre sujet.

    L’ARP s’est pro­non­cée pour Hadopi

    (Société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs)

    “Les Auteurs Réa­li­sa­teurs Pro­duc­teurs de L’ARP se féli­citent de l’adoption à l’Assemblée Natio­nale du pro­jet de loi Créa­tion et Inter­net, jeudi 2 avril 2009.

    L’ARP se réjouit que la sus­pen­sion de l’abonnement à Inter­net ait été adop­tée à une large majo­rité. Ce vote repré­sente un signal fort des pou­voirs publics pour le monde de la créa­tion, et un encou­ra­ge­ment pour l’avenir et la diver­sité des œuvres culturelles. ”

  183. gravatar.com Un pass ant ip:1
    17 April 2009 @ 1:18

    L’ARP regroupe:
    (une petite poi­gnée a ensuite pris une posi­tion dif­fé­rente de l’ARP, comme Aker­man qui est contre Hadopi)

    Chan­tal Aker­man
    Roger Andrieux
    Jean-Jacques Annaud
    Pas­cal Arnold
    Gabriel Auer
    Abdel­krim Bah­loul
    Phi­lippe Baras­sat
    Patri­cia Bar­don
    Paul Barge
    Jean-Marc Barr
    Chris­tophe Bar­ra­tier
    Gilles Behat
    Jean-Jacques Bei­neix
    Yan­nick Bel­lon
    Véra Bel­mont
    Luc Beraud
    Bri­gitte Berg
    Claude Berri
    Jean-Louis Ber­tuc­celli
    Ber­trand Blier
    Dany Boon
    Thierry Bosche­ron
    Rachid Bou­cha­reb
    Patrick Bou­chi­tey
    Férid Bou­ghe­dir
    Paul Bou­je­nah
    Jacques Bral
    Patrick Braoudé
    Lau­rence Braun­ber­ger
    Cathe­rine Breillat
    Jean-Claude Bris­seau
    Chris­tian Carion
    Hen­ning Carl­sen
    Fabio Carpi
    Jean-Michel Carré
    Etienne Cha­ti­liez
    Patrice Che­reau
    Yvan Chiffre
    Elie Chou­ra­qui
    Sou­ley­mane Cissé
    Phi­lippe Clair
    Alain Cor­neau
    Jérôme Cor­nuau
    Miguel Cour­tois
    Domi­nique Crè­ve­coeur
    Jacky Cuckier
    Camille De Casa­bianca
    Liliane De Ker­ma­dec
    Lio­nel Del­planque
    Gilles De Maistre
    Artus de Pen­guern
    Char­lotte de Tur­kheim
    Claire Denis
    Gérard Depar­dieu
    Ray­mond Depar­don
    Dante Desarthe
    Léon Des­clo­zeaux
    Antoine Des­ro­sières
    Michel Deville
    Jérôme Diamant-Berger
    Jacques Doillon
    Jacques Dorf­mann
    David Drach
    Eve­lyne Dress
    Albert Dupon­tel
    Georges Dyb­man
    Ber­trand van Effen­terre
    Jacques Fans­ten
    Etienne Faure
    Joël Farges
    André Far­wagi
    René Feret
    Jac­que­line Fer­reri
    Michel Ferry
    Ste­phen Frears
    René Gain­ville
    Phi­lippe Gal­land
    Nicole Gar­cia
    Costa Gavras
    Nico­las Gess­ner
    Chris­tian Gion
    Ber­nard Girau­deau
    Amos Gitaï
    Pierre-William Glenn
    Jean-Luc Godard
    Sophie Gou­pil
    Sébas­tien Grall
    Patrick Grand­per­ret
    Pau­lette Gri­mault
    Alain Gues­nier
    Maha­mat Saleh Haroun
    Didier Hau­de­pin
    Laurent Hey­ne­mann
    Med Hondo
    Jean-Loup Hubert
    Just Jae­ckin
    Pierre Jal­laud
    Jean-Claude Jean
    Alain Jes­sua
    Arthur Joffé
    Roland Joffé
    Pierre Joli­vet
    Gérard Jourd’hui
    Gérard Jugnot
    William Klein
    Andreï Kon­cha­lovsky
    Lio­nel Kopp
    Jan Kou­nen
    Gérard Krawc­zyk
    Sté­phane Kurc
    Jeanne Labrune
    Franck Lan­dron
    Claude Lanz­mann
    Carole Laure
    Patrice Leconte
    Gene­viève Lefebvre
    Chris­tian Lejalé
    Claude Lelouch
    Joce­lyne Lemaire-Darnaud
    Hervé Lievre
    Phi­lippe Lio­ret
    Chris­tine Lipinska
    Denis Llorca
    Mar­ce­line Loridan-Ivens
    Sarah Mal­do­ror
    Alain Maline
    Manuel Malle
    Jean Mar­boeuf
    Oli­vier Mar­chal
    Fran­çois Mar­go­lin
    Tonie Mar­shall
    Didier Mar­tiny
    Mar­ga­ret Mene­goz
    Jean-Luc Miesch
    Radu Mihai­leanu
    Claude Mil­ler
    Patrick Mimouni
    Serge Moati
    Edouard Moli­naro
    Jeanne Moreau
    Made­laine Mor­gens­tern
    Phi­lippe Muyl
    Abel Nah­mias
    Michel Ner­val
    Patrice Noia
    Oli­vier Nolin
    Michel Oce­lot
    Fabien Onte­niente
    Pas­cal Ortega
    Euz­han Palcy
    Hervé Palud
    Raoul Peck
    Jacques Per­rin
    Laurent Per­rin
    Yann Piquer
    Roger Plan­chon
    Roman Polanski
    Karel Pro­kop
    Jean-Paul Rap­pe­neau
    Vincent Rava­lec
    Raphaël Rebibo
    Jacques Renard
    Jacques Richard
    Pierre Richard
    Eric Roh­mer
    Bri­gitte Roüan
    Jacques Rozier
    Jean-Paul Salomé
    Marc Sand­berg
    Joël San­toni
    Vol­ker Schlön­dorff
    Bar­bet Schroe­der
    Guy Selig­mann
    Arnaud Seli­gnac
    Julien Séri
    Joël Seria
    Coline Ser­reau
    Char­lotte Sil­vera
    Fer­nando Sola­nas
    Roch Sté­pha­nik
    Jean-François Ste­ve­nin
    Steve Suissa
    Jean Charles Tac­chella
    Rado­van Tadic
    Ber­trand Taver­nier
    Cécile Téler­man
    Pas­cal Tho­mas
    Patrick Tim­sit
    Fina Torres
    Agnès Varda
    Paul Vec­chiali
    Chris­tian Zer­bib
    Claude Zidi

  184. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 1:28

    Autant de gens qui vont engor­ger les tri­bu­naux avec leurs fausses affaires, et ralen­tir la marche de la jus­tice.
    Vous vou­lez me clas­ser dans le camp des révo­lu­tion­naires alors qu’il n’y a, dans cette his­toire, aucun camp !

    il va juste y avoir des gens qui vont se faire publi­cité à accu­ser ou à défendre voire pire… à contre­ve­nir pour se prou­ver qu’ils sont au des­sus des lois !

  185. gravatar.com Un pass ant ip:1
    17 April 2009 @ 2:26

    Vous vou­lez me clas­ser dans le camp des révolutionnaires”

    Vous vou­lez épurer le cinéma de sa cor­rup­tion interne.

    C’est bien gen­til, mais nous voilà revenu au temps de Jésus chas­sant les mar­chands du temple.

    2000 ans plus tard, les mar­chands squattent tou­jours les temples, y com­pris ceux du 7ème art, comme ceux du 5ème pouvoir.

  186. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 4:12

    C’est bien gen­til de vou­loir légi­ti­mer les pires tra­vers élitistes chez les hackers comme chez les artistes pour en faire la norme, tout en fai­sant croire que vous êtes du côté des uns ou des autres.
    C’est une méthode qui a fonc­tionné en poli­tique comme en écono­mie de poser les pires désastres et cari­ca­tures en pre­mier pour faire fonc­tion­ner les rota­tives avant de prô­ner des réformes.
    Il n’y a de gagnant dans les champs de bataille juri­dique que ceux qui ont inté­ret à mon­ter les gens les uns contre les autres.
    Cela fonc­tion­nait avec des gens qui disait avoir lu des livres ou vu des films qu’ils n’avaient ni lu, ni vu.
    Aujourd’hui, ca risque d’être un peu différent…

  187. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 9:37

    @ Taka­tu­kité

    Tu passes ton temps à tout ember­li­fi­co­ter, on ne com­prend rien à ce que tu pro­poses, ou plu­tôt tu ne pro­poses jamais rien du tout.

    Chaque fois que tu viens ici, c’est pour faire un pro­cès d’intention ad homi­nem, sans jamais faire avan­cer le sujet.

    Alors exprime-toi sur le fond.

    Il n’y a de gagnant dans les champs de bataille juri­dique que ceux qui ont inté­ret à mon­ter les gens les uns contre les autres.”

    Typi­que­ment le genre de phrases morales creuses dont on ne peut rien tirer dans notre débat sur le finan­ce­ment de l’art et le com­por­te­ment du spectateur-consommateur-pirate.

    Un champ de bataille a été ouvert par les pirates, qui détruisent l’équilibre écono­mique sur lequel repose le finan­ce­ment d’un pro­jet artistique.

    Un autre champ de bataille est ouvert par ceux qui veulent détruire le concept de droit d’auteur, qui est une avan­cée au même titre que le droit du tra­vail, et regardent avec nos­tal­gie la société sans droits de l’Ancien Régime.

    L’absence de droit d’auteur sous l’Ancien Régime avait pour condi­tion l’absence de droit du travail:

    un orchestre n’avait pas le même coût social qu’aujourd’hui. Pro­duire sur scène un opéra de Mozart était moins coû­teux en charges qu’aujourd’hui.

    Dans les coûts de pro­duc­tion d’un film, une part impor­tante revient au finan­ce­ment des charges sociales, chose incon­nue quand le droit d’auteur n’existait pas, puisqu’il n’y avait pas non plus de charges sociales à l’époque, ni de salaire syn­di­cal mini­mum garanti.

  188. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:34
    17 April 2009 @ 9:46

    Ca doit être l’effet de la panique qui pousse les anti-HADOPI à ces casuis­tiques décou­sues avant le 29 avril. Ainsi, pensaient-ils vrai­ment qu’ils allaiet l’emporter ? Alors qu’ils ne savent pas com­ment prendre la pre­mière marche du pouvoir…

    Ils espèrent en des mou­ve­ments de masse qui vien­draient de la vir­tua­lité du net. Ce sont des rêveurs inef­fi­caces et pala­breurs sans suite. Tout leur est bon pour r’asseoir leur mau­vaise foi et l’accrocher à la moindre brin­dille qui dépasse de la ravine dans laquelle ils glissent.

    Mais, ils devraient mieux se pro­té­ger, car au len­de­main du 28 avril, c’est toute leur vision du monde qui va bas­cu­ler. Et leurs esprits faibles risquent de ne pas résis­ter à ce choc du monde qui va son train nor­mal et régulier.

    En fait, ils sont des mar­gi­naux et des aso­ciaux qui veulent ins­tal­ler une société néga­tive et toute consti­tuée de leurs fan­tasmes de dévo­ra­tion, comme des ado­les­cents qui n’ont pas encore su faire leur tra­vail d’adaptation aux réa­li­tés pour s’y battre et vaincre et créer des richesses enfin amé­lio­rer l’Humanité.

    Les télé­char­geurs veulent juste amé­lio­rer leur inertie.

  189. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 10:04

    @ Oaz

    Vous dites :

    ceux qui ont pondu une loi qui, sous pré­texte de pro­té­ger la créa­tion, veulent entiè­re­ment contrô­ler inter­net au point de mettre des mou­chards chez tout le monde. Ce sont eux qui ont tout mis dans le même sac.”

    Mais ne savez-vous pas qu’il existe des camé­ras dans les maga­sins, pour dis­sua­der la fauche ? Et dans les rues, pour dis­sua­der les agressions ?

    C’est la même chose.

    Même sans être un voleur, vous êtes filmé, espionné.
    Vous êtes mis dans le même sac de sus­pi­cion que les voleurs.

    Les voleurs forcent la société à se pro­té­ger, et cela passe par des res­tric­tions de liberté pour tous.

    Bien­ve­nue dans le monde réel ! Celui où existe des prédateurs.

    Il n’y a pas de réponse Bisou­nours face aux prédateurs.

    Les grandes inva­sions ont donné nais­sance au sys­tème féo­dal avec château-fort et seigneur.

    Le pirate menace en per­ma­nence la liberté d’une société: une pre­mière fois direc­te­ment, par ses agres­sions; une deuxième fois indi­rec­te­ment, en for­çant la société à créer des lois liber­ti­cides (toute loi est liberticide).

    Le pirate donne nais­sance à la police, et à ses res­tric­tions de liberté pour tous. Vous venez d’en faire la découverte ?

  190. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:34
    17 April 2009 @ 10:53

    Pour ne pas savoir ça, ils viennent de naître au monde demain ?

    J’espère qu’ils sont inter­dits d’exercer la noble fonc­tion de baby-sitter, car sinon ça craint…faut pas leur confier votre petite soeur à des mecs pareils, dans leur monde où tout est donné pour se ser­vir sans deman­der, presque comme un acte d’héroïsme pirate.

    Ils fini­ront un jour ou l’autre dans la case qui vole un oeuf vole la four­chette de son voi­sin de cellule.

  191. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 11:01

    Sur Inter­net, au départ, per­sonne s’emmerdait avec des anti­vi­rus et des pare-feu.

    Il a fallu ins­tal­ler anti­vi­rus et pare-feu quand des pirates ont com­mencé à infes­ter le réseau.

    Au départ le réseau était com­posé de gens res­pon­sables : universitaires…

    Puis les pirates sont arri­vés, et il a fallu inven­ter la police, les bou­cliers, les pri­sons (zones de qua­ran­taine pour les fichiers sus­pects, ban­nis­se­ments d’IP…)

  192. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:34
    17 April 2009 @ 11:28

    Ils sont tel­le­ment stu­pides en plus, qu’il faut tout leur répé­ter, et même leur apprendre qui ils sont…

    …des pau­més qui paument que dalle à l’histoire du net et qu’ils ne sortent jamais au centre ville de la ferme de Moniteurbourg-sur-Vandales.

    Depuis quand sont-ce les voyous et les voleurs de poules qui nous diraient les lois ?

  193. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 12:55

    @en pas­sant : il y a pro­cès d’intention lorsque les inten­tions sont de toute évidence là.
    Il est effec­ti­ve­ment bien plus simple et plus clair pour tout le monde de mettre tous les gens dans le même sac et de tirer des­sus, comme vous le faites.
    Trou­ver l’origine du pro­blème ember­li­fi­co­te­rait encore trop les choses, n’est-ce pas ?

    Non, en effet, je ne tiens pas à suivre pas le par­fait petit manuel du suc­cès ora­toire (sim­pli­fier et cla­ri­fier le pro­blème et tout les audi­teurs vous seront acquis, vous pour­rez leur dire ce que vous vou­lez, ils vous sui­vront aveu­glé­ment) pour me débar­ras­ser rapi­de­ment d’un problème…et le retrou­ver lorsque ce n’est plus à moi de le résoudre afin d’accuser les autres de ne pas l’avoir fait.

    Je ne vous reproche pas de ne pas avoir résolu le pro­blème, ce n’est pas à vous deux que vous le résou­drez. Il fau­drait vrai­ment être stu­pide pour vous en impu­ter la faute.

    Je vous reproche d’essayer de faire croire que vous l’avez résolu de façon aussi simple et aussi rapide, par un droit dont vous ne vous sou­ciez même pas.
    D’autant plus que per­sonne ici ne semble adop­ter une posi­tion claire sur le pillage, le pla­giat, etc… avant même que ne soient appa­rus les moyens techno de les faire. Tout se passe ici comme si per­sonne ne se décla­rait clai­re­ment contre ce genre de méthodes d’appropriation d’un tra­vail qui n’est pas le sien.

    Je trouve un peu facile de char­ger, encore un peu plus, les accu­sés en disant que le pro­blème a été résolu.

    Je trouve un peu facile, de pro­vo­quer les gens dans le sens du vent domi­nant avec des tech­niques ora­toires et de s’assoir pour attendre que la solu­tion tombe toute cuite, d’un autre, dans le bec.

    Je trouve un peu facile de faire des films et des oeuvres dans les­quels on force le trait sur les ten­dances pro­cé­du­rières des amé­ri­cains, pour fina­le­ment se réser­ver la pos­si­bi­lité d’en user de même.

    Je trouve un peu facile de ne s’attaquer qu’aux argu­ments mineurs et de faire croire que la posi­tion prise est faci­le­ment réfu­table, d’avaliser des pro­cès qui,ceux là, ne sont plus d’intention, mais des vrais…puis de refour­guer la tâche à quelqu’un d’autre lorsqu’on s’aperçoit de son ampleur et de sa com­plexité. Entre temps, des vic­times sont tom­bées.
    La casuis­tique (@l’artiste) c’est jus­te­ment cela : trou­ver un cas, une occu­rence, comme par exemple le pira­tage, pour s’acquitter du pro­blème ancien de l’appropriation d’un tra­vail que l’on a pas réa­lisé soi-même, et se débrouiller pour faire croire qu’il a été résolu.

    Oui, je le constate, de plus en plus de gens se plaignent que le pillage ( le véri­table cette fois) devienne de moins en moins facile et demande presque autant d’effort que si l’on avait fait l’oeuvre soi-même. Cela reste tout de même du pillage, et ces plaintes ne sont pas rece­vables, quelque soit la manière dont vous vous y pre­nez pour faire pas­ser cela pour de la créa­tion. Le véri­table fond du pro­blème reste là, quoique vous puis­siez en dire en fai­sant toute une mon­tagne d’un cas annexe.

    J’ai des pro­po­si­tions à faire dans ce domaine, mais je ne les réserve qu’à ceux qui ont cher­ché plu­tôt le fond réel et l’origine du pro­blème avant de consom­mer le droit de façon abusive.

    J’aurais aimé que vous soyez de ceux là. Nous aurions déjà fait un pas ensemble et ce pro­blème là ne se serait pas ajouté aux autres. Je vous constate pris dans une logique qui vous en éloigne, et vous ne faites de cette consta­ta­tion un ad homi­nem que parce que le fond de ma remarque cor­res­pond plu­tôt bien à vos commentaires.

    Soyez désor­mais tran­quilles, je ne m’attaquerais pas plus long­temps a votre argu­ment (“ceux qui le peuvent, le font, ceux qui ne le peuvent pas se plaignent”) que je consi­dère main­te­nant comme mineur. Je ne me conten­te­rais d’ajouter qu’aujourd’hui, dans nos socié­tés, pour la plu­part des cri­tiques, un bon écri­vain reste un écri­vain mort. Ce n’est pas être en faveur des artistes que de faire per­du­rer cet état de choses par une fausse réso­lu­tion d’un véri­table problème.

    Vous pou­vez main­te­nant vaquer en toute séré­nité à vos pro­vo­ca­tions. Pour ceux qui m’ont lu elles ne res­te­ront que du flood sans réelle consistance…

  194. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:34
    17 April 2009 @ 13:03

    Vous y êtes quand même par­venu par vos délires à la pro­po­si­tion : Les créa­teurs sont des pilleurs et des pirates.

    Allez vite vous faire soi­gner au MacDo du coin.

  195. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 13:17

    D’autant plus que per­sonne ici ne semble adop­ter une posi­tion claire sur le pillage, le pla­giat, etc… avant même que ne soient appa­rus les moyens techno de les faire. …comme si per­sonne ne se décla­rait clai­re­ment contre ce genre de méthodes dap­pro­pria­tion d’un tra­vail qui n’est pas le sien”

    Le juri­disme des maniaques ne m’a jamais intéressé.

    Le pla­giat ne me pose pas de pro­blème méta­phy­sique, tant qu’il ne prend pas une pro­por­tion qui menace l’équilibre écono­mique de l’auteur.

    Le pro­blème actuel du pira­tage, c’est sa dimen­sion de masse, qui menace toute une économie.

    Pour le reste, j’ai l’impression, comme à cha­cune de vos inter­ven­tions ici, que vous venez avec des fan­tasmes, que vous n’explicitez jamais, et on ne com­prend jamais où vous vou­lez en venir.

    Pla­ton disait d’Héraclite l’Obscur : “ne nous occu­pons pas de lui, car il n’a pas voulu qu’on le com­prenne”.
    Pla­ton par­lait un peu vite, car les obs­cu­ri­tés d’Héraclite avaient du génie.
    Mais vos obs­cu­ri­tés je ne com­prends pas où elles mènent.

    pour la plu­part des cri­tiques, un bon écri­vain reste un écri­vain mort. Ce n’est pas être en faveur des artistes que de faire per­du­rer cet état de choses”

    on ne va pas chan­ger la nature humaine en six mois;
    en revanche, main­te­nir un cadre écono­mique per­met­tant la créa­tion, n’a rien d’un fantasme.

    Et puis cette affir­ma­tion est com­plè­te­ment hâtive.

    On trouve aussi bien, au contraire, une manie des médias à par­ler des écri­vains qui font l’actualité: aujourd’hui, on parle plus sou­vent de Flo­rian Zell­ler ou de Marc Lévy, que de Flaubert.

    Le génie a tou­jours créé un malaise, mais la loi Hadopi n’est pas une loi concer­nant les rares génies artis­tiques; c’est une loi pro­té­geant l’industrie cultu­relle.
    Chaque fois qu’on ramène le débat aux très grands artistes de l’histoire, le plus sou­vent incom­pris de leur vivant, on passe à côté du problème.

  196. gravatar.com Passsant ip:35
    17 April 2009 @ 13:37

    (Ce qui est insup­por­table, ce sont ceux qui, à pro­pos d’Hadopi, exigent une réso­lu­tion de tous les pro­blèmes de l’industrie cultu­relle, vaste uto­pie sans fin.

    C’est un petit peu comme si, appe­lés pour éteindre un incen­die chez vous, les pom­piers vous posaient des ques­tions sur votre vie de couple et son équi­libre, en lais­sant les flammes tout dévorer.

    Il y a plein de pro­blèmes dans l’industrie cultu­relle: place du créa­teur, répar­ti­tion des droits, etc.

    Mais ces pro­blèmes n’ont rien à voir avec le débat sur le piratage.

    Ceux qui les évoquent font diversion.

    Le temps du com­bat syn­di­cal pour l’amélioration du sys­tème interne à l’industrie cultu­relle, n’est pas le temps du com­bat contre le piratage.

    S’il faut attendre l’épuration morale de tout le milieu cultu­rel, pour pro­té­ger le droit d’auteur, on peut attendre très longtemps.

    Il y a aussi le rêve, chez cer­tains, qu’une table rase mène à la pureté:

    On va détruire toute cette indus­trie cultu­relle, et il ne res­tera que les artistes vrais et authentiques”.

    Vieux débat plein d’illusions. Les pour­ris s’adaptent très vite et refont surface.)

  197. gravatar.com Oaz ip:36
    17 April 2009 @ 13:46

    Mais ne savez-vous pas qu’il existe des camé­ras dans les maga­sins, pour dis­sua­der la fauche ? Et dans les rues, pour dis­sua­der les agres­sions ? C’est la même chose.”

    Une ana­lo­gie foi­reuse de plus.

    Le pro­prié­taire du maga­sin, il met une caméra parce qu’il est *chez lui*. La maga­sin lui appar­tient.
    Celui qui ne veut pas être filmé, il ne rentre pas dans le maga­sin. C’est pas compliqué.

    Pour les camé­ras dans la rue, il y a débat. Puisque c’est un espace public, c’est à la col­lec­ti­vité concer­née de décider.

    Mais là, on parle de mou­chard dans le PC de chaque indi­vidu. Un mou­chard connecté en per­ma­nence à une police cen­trale.
    Que je sache il n’y a pas encore de caméra dans mon salon ni dans ma chambre !

    En tout cas, vos pro­pos per­mettent de révé­ler le fond de votre pen­sée : ce que vous vou­lez, ce sont vrai­ment les “télé­crans” de 1984.
    La fin du moindre espace privé pour chaque individu !

    L’étape sui­vante, c’est quoi ? Le mou­chard inté­gré à chaque indi­vidu pour détec­ter s’il n’est pas en train de sif­flo­ter un air sou­mis à droit d’auteur ou s’il ne se repasse pas dans sa tête les images du film qu’il a vu la veille ?

    Belle men­ta­lité…

  198. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 13:53

    @ Oaz

    On est forcé de s’adapter aux pirates !

    Le com­bat du bou­clier et de l’épée.

    Désolé, mais je ne vais pas accep­ter la des­truc­tion de l’industrie cultu­relle, au motif que des gens refusent qu’on s’adapte aux tech­niques uti­li­sées par les pirates.

    La guerre force à répliquer.

    On ne va pas bais­ser les bras en disant :

    les pirates font ce qu’ils veulent, on ne peut plus lutter.”

    Vous avez déjà deux mou­chards sur votre PC: votre anti­vi­rus et votre parefeu.

    ça ne m’amuse pas d’avoir un anti­vi­rus ! On perd du temps avec. Mais les pirates qui répandent des virus ne m’ont pas laissé le choix !
    Je ne vais pas les lais­ser détruire ma machine, je mets un bou­clier, qui au pas­sage est aussi un mou­chard qui sait tout de moi.

    L’antivirus connait la tota­lité de vos fichiers.

    Vous cir­cu­lez sur Inter­net sans anti­vi­rus ?
    Non. Vous accep­tez ce mou­chard pour pro­té­ger vos don­nées.
    L’industrie cultu­relle réclame aussi qu’on pro­tège ses investissements.

  199. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 14:16

    Je n’ai jamais vu de tels naïfs qui pensent qu’ils ne sont ni fichés, ni vus, ni étudiés…

    Si tu veux vrai­ment être seul et libre. Ne te connecte pas et ne regarde pas la télé, ne télé­phone pas et ne consomme pas…Et même bouge sans res­ter chez toi.

    Que direz-vous demain avec les nano­tech­no­lo­gies ? Vous allez vous jeter par la fenêtre et même là vous serez fil­més jusqu’à votre der­nier râle.

    Et c’est la phi­lo­so­phie des techno-sciences dont vous faites l’apologie à lon­gueur de net qui a inventé ces moyens qui vont vous bouffer.

    C’est grave schizo de rêver d’un monde libre et sans obser­va­tion quand on est dingue de machines.

    Vous êtes réel­le­ment fous et stu­pides genre bête en plus…

    C’est le même délire que ceux qui mili­taient pour l’écologie et la liberté en écou­tant Hen­drix qui satu­rait sa gratte d’électricité nucléaire.

  200. gravatar.com Oaz ip:36
    17 April 2009 @ 14:57

    Vous avez déjà deux mou­chards sur votre PC: votre anti­vi­rus et votre parefeu.”

    Ana­lo­gie foi­reuse. La série conti­nue.
    Ni l’un ni l’autre ne sont des mou­chards puisque je *sais* qu’ils n’envoient pas des don­nées à mon insu à un tiers.
    D’ailleurs, d’antivirus je n’en ai point. Et oui, je “cir­cule sur inter­net sans anti­vi­rus”. Je ne vois pas où est le pro­blème. Il n’y a que ceux qui ont un com­por­te­ment à risque qui ont besoin d’un préservatif.

    Un anti­vi­rus ou un pare­feu sont là pour pro­té­ger l’utilisateur du sys­tème pas pour pro­té­ger un tiers. L”analogie ne peut donc pas tenir.

    Le pro­blème d’un mou­chard Hadopi n’est pas d’avoir un logi­ciel sur mon sys­tème qui connait mes don­nées. Le pro­blème est que ce logi­ciel envoie à un tiers des infor­ma­tions à mon sujet, des infor­ma­tions sur les­quelles je n’ai aucune prise.

  201. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 15:02

    J’espère que ton étude de la Bible avance dans notre monde avec préservatif.

    Et tu te les pro­cures aussi en pira­tant les pharmacies ?

  202. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 15:07

    @Oaz : T’acharnes pas vieux. La réponse est pour­tant claire :

    Le pla­giat ne me pose pas de pro­blème méta­phy­sique, tant qu’il ne prend pas une pro­por­tion qui menace l’équilibre écono­mique de l’auteur.”

    les tenants de cette men­ta­lité s’autorisent tout.
    Les légis­la­teurs qui ne sont pas cor­rom­pus ver­ront très vite qu’ils s’attaquent à un pro­blème du type: macro qui défend son com­merce à l’ancienne, face à l’arrivée du film porno.

    D’ailleurs les flics ont déjà com­mencé à remon­ter le filon des fichiers illé­gaux.
    Ils com­mencent à s’apercevoir que c’est dans la chaîne de l’industrie qui accuse, que les plus gros four­nis­seurs sont cachés…

    Il suf­fit de dire à cannes qu’on est pro­duc­teur ou artiste (puisque cela ne fait plus grande dif­fé­rence) pour s’envoyer une ou deux star­lettes pen­dant qu’on obtient une copie des films envoyés aux jurys avec un petit grais­sage de pattes, et se faire une plus value sur les films avant leur sor­tie officielle.

    Oaz, comprends-tu que c’est ça qu’ils veulent pro­té­ger : lais­ser suf­fi­sa­ment de temps pour que le phé­no­mène touche de plus en plus de “consom­ma­teurs” et ten­ter de se goin­frer un max en procès.

    L’affaire est close.

  203. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 15:47

    C’est sur Ago­ra­vox que tu lis ce genre de conne­ries. Ce jour­nal va vers sa perte. Bien­tôt un gus plus naïf que les autres lec­teurs pren­dra tel­le­ment au sérieux les fausses infos de ce tor­chon qu’il sor­tira dans la rue pour flin­guer tout ce qui passe de people de pré­fé­rence. Et le jour­nal sera interdit.

    Je suis sûr que c’est ce qui va se produire…c’est la pente natu­relle de ces types qui mettent le feu tous les jours à la branche sur laquelle ils reposent.

    La der­nière de ces dingues c’est que HADOPI favo­rise la por­no­gra­phie. Quand les pirates mettent en place les canaux pour les pédo­philes plus sûre­ment. Il faut rap­pe­ler qu’ils sont contre la sur­veillance du net qui auto­rise aussi à décour­vir les pédo­philes. Ces allé­ga­tions d’Agoravox sont donc et encore des désinformations.

    Et ces faux-culs seraient capables de se vêtir de la bure de moine ou des den­telles des nobliaux et faire l’apologie de l’ancien régime pour favo­ri­ser leurs désirs de révo­lu­tion bar­bare et sta­li­nienne des pirates, noire en un mot.

  204. gravatar.com charlie ip:27
    17 April 2009 @ 16:12

    Il n’y a que ceux qui ont un com­por­te­ment à risque qui ont besoin d’un pré­ser­va­tif”.
    Merci Benoit XVI !

    Je veux bien com­prendre qu’il arrive à tout le monde de dire ou d’écrire des conne­ries quand on débat, mais là… de la part de celui qui écrit “ana­lo­gie foi­reuse”, c’est un comble.

    Depuis le début, cha­cune de mes inter­ven­tions me vaut une volée de bois vert, de la part des deux camps. Pour Demian, je donne dans l’angélisme et suis sans doute dans le monde des Bisou­nours (puisque les camé­ras dans les rues me posent pro­blème) : je ne suis pas pro-Hadopi. Pour Oaz, je suis parmi les igno­rants puisque je ne suis pas d’accord avec cer­taines méthodes employées par les anti-Hadopi…
    Ca me rap­pelle le débat sur la loi contre le port des insignes reli­gieux à l’école. Si on était “contre cette loi”, on était cata­lo­gué comme “pour le port du fou­lard”. Pas moyen d’avoir une posi­tion plus com­plexe ou nuan­cée, pas moyen de sor­tir de la réponse binaire.

    Tu est pour Hadopi ? Sale liber­ti­cide. Tu es contre ? Voleur, tu veux affa­mer les artistes. Hé, grande révé­la­tion : outre les gens qui s’en foutent (et qui ne sont pas for­cé­ment de sales cons), ils y en a qui ne situent pas là.

    Je n’ai pas signé la péti­tion des “pirates” : ben oui, je n’ai jamais piraté (ah, si peut-être, j’ai un pote qui m’a envoyé deux fichiers, ça vaut ?). Je ne l’ai pas signée parce que je pense que c’est une mau­vaise réponse aux pro­blèmes posés par Hadopi. Bien sûr que c’est le dis­po­si­tif de sur­veillance qui est à com­battre. Pas l’empêchement de pira­ter !
    Pareil pour Hadopi : je pense aussi (bis ou ter repe­tita) que c’est une mau­vaise réponse à de vrais problèmes.

    Alors qu’on coupe les che­veux en huit sur le droit d’auteur — comme s’il fal­lait avoir une for­ma­tion juri­dique pour être auto­risé à avoir un avis — sans évoquer vrai­ment la ques­tion de l’économie de” l’art”, ça suf­fit ! (sur­tout si c’est pour balan­cer au pas­sage les conne­ries sexistes sur les star­lettes qui couchent.) On pour­rait par­ler des écono­mies des dif­fé­rentes pro­duc­tions artis­tiques et intel­lec­tuelles, là aussi, un peu de com­plexité ne nui­rait pas. La figure de l’artiste mau­dit gri­gno­tant son qui­gnon oppo­sée en per­ma­nence à Hol­ly­wood, c’est quand même un peu limité. Sui­vant les domaines, les types d’oeuvres, etc. le rap­port entre “l’artiste” et son pro­duc­teur n’est pas le même.

    Dans les métiers du livre, il y a l’auteur, l’éditeur et toute la chaîne de pro­duc­tion (maquet­tistes, relec­teurs, impri­meurs) mais aussi la dif­fu­sion : diffuseur-distributeur et libraires. On peut faire sem­blant de ne pas y pen­ser, mais les deux der­niers repré­sentent 60% du prix du livre. Je ne connais pas les autres sec­teurs, mais j’ai bien l’impression que l’évolution est là : inter­net per­met de court-circuiter les réseaux de dis­tri­bu­tions tra­di­tion­nels, en lésant tout le monde au pas­sage puisqu’on élude cet aspect du problème.

    … cette impres­sion de faire pipi dans la mer à Biar­ritz pour faire mon­ter le niveau de la Seine…

  205. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 16:30

    @Charlie :
    http://blog.tcrouzet.com/2009/03/27/hadopi-ne-fera-pas-manger-les-artistes/#comment-64094
    com­mence déjà par là et regardes si tu peux réduire mon com­men­taire à une ou deux star­lettes qui couchent…
    un conseil tout de même: ne pas aller au feu avec des gens qui vous flinguent dans le dos…L’artiste aurait du le comprendre.

  206. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 16:42

    Tu es injuste avec Demy, Char­lie, car Demy est pour ceux qui s’en contre­fichent et d’HADOPI et de tout la bas­tringue des droits d’auteur.

    Il vaut mieux s’occuper d’autre chose.

    Pour ce qui est de mes graves attaques contre les ten­dances angé­liques, c’est un truc trop grave et trop sérieux pour être débattu en public genre réfé­ren­dum. Je pense qu’on peut attendre que la Seine monte jusqu’aux mol­lets du zouave du pont qui monte à mesure que l’eau monte aussi.

    J’adore voir les pro-HADOPI s’exciter, on dirait des agents secrets qui jouent leur car­rière avec le badge à leur veste.

  207. gravatar.com charlie ip:27
    17 April 2009 @ 16:57

    @ Taka­tu­kité : non, non, je l’ai déjà lu et j’explique déjà assez pour­quoi on ne parle pas de la même chose, ce n’est pas pour débattre avec toi sur ce terrain !

    Sinon, tou­jours pas de réponse sur le fond de mon com, pas grave, j’ai l’habitude.

    (“aller au feu” ? C’est pour moi ? Si oui, je ne com­prends pas : j’avais bien l’impression d’expliquer que je n’allais au feu avec per­sonne sur ce coup…)

    @ Demy : atten­dons même la noyade du génie de la Bas­tille :-)

  208. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 17:12

    pas moyen de sor­tir de la réponse binaire”

    Dans le monde poli­tique on n’a pas tou­jours une alter­na­tive tierce.

    Il vient un temps où il reste, face à face, une posi­tion A et une posi­tion B.

    On peut rêver d’un troi­sième plan, mais comme cha­cun rêve alors d’une variante dif­fé­rente, on repart pour des années de débat … puis on se retrouve, à nou­veau , avec un choix à faire entre des propositions.

    La poli­tique est binaire, le prin­cipe de la loi est binaire:

    une chose est auto­ri­sée ou interdite.

    Le pire, c’est qu’en vou­lant faire mieux, c’est à dire en vou­lant nuan­cer, quelque fois on fait pire:

    on se retrouve avec tel­le­ment de textes de lois et de juris­pru­dences, qu’un citoyen ordi­naire ne peut plus se défendre: il ne connait pas la loi, deve­nue trop complexe.

    C’est alors celui qui peut s’offrir les ser­vices d’un gros cabi­net d’avocats, qui pourra trou­ver, à son avan­tage, le bon texte, la bonne jurisprudence.

    Les mou­chards sont déjà par­tout: sur notre CB, notre télé­phone por­table…
    Notre cour­rier Gmail est indexé par Google…
    You­Tube mémo­rise toutes les vidéos qu’on a visionnées…

    Il y a fran­che­ment bien pire que ce qu’annonce Hadopi.

    Le truc du cour­rier Gmail indexé, c’est quand même pire. Et pour­tant on a notre compte Gmail, parce qu’il est bien foutu, rapide, et lutte bien contre le spam.

    Si un jour on entre en conflit avec Google, Google sait tout de nous.

    Lorsqu’Ophélie a dis­paru à Buda­pest, tout le monde a suivi ses der­niers pas fil­més par les camé­ras dans la rue.

    Et lorsqu’il y a avait un trou, non filmé, tout le monde disait : “com­ment se fait-il qu’il n’y avait pas de caméra ici ? Quel scan­dale ! On aurait pu savoir ce qui lui est arrivé… Chute dans le fleuve ou enlèvement ?”

    Et quand Thierry perd son PC por­table, sans mot de passe, il livre à n’importe qui le secret de toute sa cor­res­pon­dance…
    C’est aussi une forme de mou­chard qu’on n’aurait pas sou­haité, dans la nature…

    Alors ça m’amuse quand il peste contre la sur­veillance poten­tielle de son cour­rier par l’Etat, tout en per­dant réel­le­ment son PC sans mot de passe… avec tous ses secrets offerts à n’importe qui.

  209. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 17:18

    @Charlie:
    “Sinon, tou­jours pas de réponse sur le fond de mon com, pas grave, j’ai l’habitude.“
    Tu te doutes bien que ceux qui te disent qu’ils ont une réponse à te don­ner tout de suite te mentent.

    Je ne suis pas de ceux qui se pré­tendent experts, mais en voyant le spec­tacle sur inter­net de tous ces gens qui ont fourni un tra­vail qui est venu ali­men­ter les sites et les blogs les plus influents sans même une cita­tion, je me suis dit qu’ils étaient en train de repro­duire la situa­tion des cir­cuits tra­di­tion­nels tout en pré­sen­tant l’alibi des nou­velles techno, et ça c’a ma fait réfléchir.

    Donc pour une réflexion: pas ici, pas aujourd’hui, pas maintenant…Mais plu­tôt : Au bon moment, au bon endroit, et pour la bonne raison.

  210. gravatar.com Henri A ip:24
    17 April 2009 @ 17:28

    A l’anciennerie :
    Et bla et re bla et glou glou.
    Je te pro­pose un truc :
    En admet­tant que cette loi passe et que tu sois évide­ment propre en ce qui concerne la copie.
    Il y a une ( non négli­geable voire grosse ) pro­ba­bi­lité que tu reçoives ce mail d’accusation, puis la lettre recom­man­dée et la cou­pure de ta ligne ( enfin pas avant 2011 pour infor­ma­tion ).
    Tu nous tien­dras infor­mer de tes démarches pour prou­ver ton innocence.

  211. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 17:33

    @ Henri

    ça c’est com­plè­te­ment con, comme argument.

    Pour rap­pel, on peut aussi, très faci­le­ment, retrou­ver un kilo de cocaine pure sous ton lit.

    Et ce que tu risques pour tra­fic de drogue, c’est un peu plus que ce que tu risques avec Hadopi.

    Et bonne chance à toi, pour prou­ver ton inno­cence ! La drogue sera sous ton lit !

    Bref :

    Est-ce qu’on auto­rise le tra­fic de drogue, sous pré­texte qu’il est facile d’accuser un inno­cent en cachant de la drogue chez lui ?

    Toute loi expose des inno­cents, et Hadopi, de toutes les lois, est sans doute la moins grave lorsqu’elle touche, à tort, un innocent.

    En pas­sant, alors qu’on accuse sou­vent le pou­voir d’être dic­ta­to­rial, c’est éton­nant qu’on ne retrouve pas plus sou­vent de la drogue chez les oppo­sants politiques…

    Bref : notre pou­voir, mal­gré tout, reste très “clean”, dans ses méthodes. Et ne met pas tous ses oppo­sants en pri­son, comme il pour­rait, facilement.

  212. gravatar.com charlie ip:27
    17 April 2009 @ 17:41

    @ l’ancien
    “Dans le monde poli­tique on n’a pas tou­jours une alter­na­tive tierce.
    Il vient un temps où il reste, face à face, une posi­tion A et une posi­tion B.
    On peut rêver d’un troi­sième plan, mais comme cha­cun rêve alors d’une variante dif­fé­rente, on repart pour des années de débat … puis on se retrouve, à nou­veau , avec un choix à faire entre des pro­po­si­tions.
    La poli­tique est binaire, le prin­cipe de la loi est binaire:
    une chose est auto­ri­sée ou interdite.”

    La poli­tique est binaire : c’est bien mon pro­blème :-)
    Une chose est auto­ri­sée ou inter­dite : en fait, c’est rare­ment le cas… Au hasard, les drogues ne sont pas inter­dites. Hé oui. Les usages de la drogues sont régle­men­tés, il y a des acteurs auto­ri­sés à en faire cer­tains usages. Même sur un exemple a priori évide­ment, le binaire ne marche pas.

    En plus, nous ne sommes pas en train de voter la loi, là (ou alors, il faut me pré­ve­nir, j’ai loupé un truc énorme). Rien ne nous oblige donc à avoir une dis­cus­sion binaire.

    @ taka­tu­kité : tu te doutes bien aussi que quand j’écris “une réponse”, je ne parle pas de LA réponse, LA solu­tion, etc. mais bien d’une réponse au com­men­taire. Du genre “je ne suis pas d’accord parce que…” ou “ah oui, c’est peut-être inté­res­sant…” ou encore “c’est com­plè­te­ment faux”.

    Sinon tu écris, “Donc pour une réflexion: pas ici, pas aujourd’hui, pas main­te­nant…” Heu… pour­quoi tu commentes ?

  213. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 17:47

    Faut pas trop le répé­ter quand même que la drogue n’est pas tout à fait inter­dite. Ca peut faire mon­ter les cours.

  214. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 17:48

    @Charlie: Parce que je suis encore libre de le faire

  215. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 17:55

    Rien ne nous oblige donc à avoir une dis­cus­sion binaire.”

    Certes, mais alors on invite les free­men et on refait le monde… :-)

    Perso j’ai pris la posi­tion de l’alternative obli­gée, pas celle du monde idéal qu’on se met à construire avec nos légos.

    Dans un monde idéal, j’aurais plein de pro­po­si­tions à faire pour réfor­mer le droit d’auteur… Mais on part pour 15 ans de guerres juri­diques et politiques…

    Et taka­tu­kité réclame les star­lettes en open source. C’est injuste de réser­ver leurs droits d’exploitation aux producteurs.

  216. gravatar.com Henri A ip:24
    17 April 2009 @ 18:27

    Au cinéaste cas­teur :
    “ça c’est com­plè­te­ment con, comme argu­ment.“
    Non, jus­te­ment, c’est sûre­ment l’argument le moins con de cette fil !
    C’est une mécon­nais­sance tech­nique abys­sale qui me fait réagir par rap­port à cette loi.
    Écrire 3 lignes en php ou gérer un ser­veur privé n’est pas la défi­ni­tion d’un infor­ma­ti­cien pro qui peut juger de ce qui est pos­sible ou pas techniquement.

    Ton ana­lo­gie comme toutes les autres est à coté de la plaque.
    Jettes un œil sur la loi et les recours qu’elle per­met, bananes !

  217. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 18:33

    Henri, arrête avec les fantasmes !

    Je ne crois pas du tout à une ava­lanche de cou­pures d’accès faites par erreur suite à des mails calomnieux.

    La loi en France n’est jamais appli­quée sous sa forme la plus dure.

    Je te rap­pelle qu’avec la loi actuelle, tu risques déjà théo­ri­que­ment une amende pour la moindre photo dif­fu­sée sans droit.
    Tu connais beau­coup de blogs qui ont été condamnés ?

  218. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 18:57

    @charlie : “Lorqu’on se fait pas­ser pour un “pirate” en jouant avec l’extinction de ma connec­tion inter­net pour des rai­sons que je ne veux même pas connaître tel­le­ment elles n’ont la moindre once d’équité, ”

    Dans ce pas­sage de mon com­men­taire, j’exprimais un fait avéré, ce n’était pas qu’une for­mule.
    Je ne suis pas pour le col­lec­tif de “pirates” qui veut faire croire au “méchant hacker”.
    Si les “Anti-héros” com­mencent à pleu­voir sur les inno­cents, lorsqu’ils com­mentent, avant même l’application de la loi, je ne peux que lais­ser devi­ner ce qui peut se pro­duire après.
    Je réitère donc ma réponse Char­lie : Parce que je suis encore libre de le faire.

  219. gravatar.com En passant ip:1
    17 April 2009 @ 19:26

    L’année der­nière les consom­ma­teurs euro­péens ont avalé 280 tonnes d’huile de moteur”

    http://www.lepost.fr/article/2009/04/17/1500030_l-annee-derniere-les-consommateurs-europeens-ont-avale-280-tonnes-d-huile-de-moteur.html

    ça méri­te­rait un peu plus d’indignation que la loi Hadopi.

    A l’époque, on était trois pauv’types à dépo­ser des mes­sages sur le blog de Lesieur pour protester.

    Où étaient les pirates et leurs actions commando ?

  220. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 19:27

    A l’étranger, “Pirate Bay” gra­ve­ment condamné et du lourd. Le vent des pirates semble tourner.

  221. gravatar.com Police ip:1
    17 April 2009 @ 19:34

    La police ça a du bon, parfois.

    Le gland du Béarn pleure pour qu’on conti­nue de lui payer un garde du corps (deux en fait, qui se relaient):

    Fran­çois Bay­rou tient à conser­ver son garde du corps”

    http://www.lefigaro.fr/politique/2009/04/17/01002-20090417ARTFIG00274-francois-bayrou-tient-a-conserver-son-garde-du-corps-.php

  222. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 19:47

    Ca me fait mar­rer. Il y a plus de 2 ans que les pirates m’injuriaient par cen­taines sur Ago­ra­vox et qu’ils se reven­di­quaient de “Bay Pirate”. Tout ça est en train de finir. Et la Jus­tice pas­sera en France et à l’étranger. Le droit des auteurs est un fait civi­li­sa­tion­nel. Un point c’est tout. Tout comme la peine de mort est abolie.

    C’est le début de grand chan­ge­ment des com­por­te­ments, car la société ouverte a récu­péré son retard sur les tech­no­lo­gies et pour modi­fier leurs abus. C’est la fin de l’angle mort. Et pour ma part, ça me fait bien rire et de joie. Qu’ils soient le plus lour­de­ment condam­nés ces types qui se vou­laient des exemples et des modèles de la délin­quance inter­na­tio­nale. Les artistes ont gagné. Et c’est bien ! :-)

  223. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 20:35

    Merci à Susan Boyle de mon­trer que ce que j’écris à un sens. ;-)

  224. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 20:40

    Tu regardes trop la télé et le net.

    Et tu confonds la télé avec le net.

  225. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 20:46

    Moi je regarde avec mes oreilles, et tu sonnes faux.

  226. gravatar.com Thierry Crouzet ip:21
    17 April 2009 @ 20:58

    J’avoue que j’ai perdu depuis long­temps le fil… et c’est en sup­pri­mant que j’ai vu en pre­mière ligne d’un mail Susan Boyle… juste au moment où un ami m’avait linké vers la vidéo de cette bonne femme. Serendipity.

  227. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 21:02

    Seren­di­pity Thierry ;-)

  228. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 21:05

    Pour­tant y avait du sexe et tout…

  229. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 21:10

    Merci à Susan Boyle de mon­trer que ce que j’écris à un sens.”

    ??

    Quel rap­port entre ce que tu écris et cette bonne femme ?

  230. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 21:15

    T’arrives même pas à voir ce qu’il y a devant toi, alors cherches pas. Je ne crois pas que même dans ta vie sui­vante tu puisses le comprendre.

  231. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:37
    17 April 2009 @ 21:18

    Il a trop fumé c’est tout Takatoukité.

  232. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 21:19

    @ Taka­tu­kité

    Tu vois, plus je lis des gens comme toi, plus je pré­fère l’ancien système.

    Le sec­ta­risme des types dans ton genre est pour moi l’abomination des abo­mi­na­tions, et je te laisse ta vision du monde.

  233. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 21:23

    Mon sec­ta­risme est tou­jours plus ouvert que ta soi disant ouver­ture d’esprit.

  234. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 21:27

    Vache­ment ouvert oui. Tu ne réponds même pas aux ques­tions et tu réserves tes solu­tions pour la saint glin glin…

    Plus mépri­sant et suf­fi­sant on meurt.

  235. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 21:30

    je laisse les gens rem­plir les blancs, je ne les rem­plis pas pour eux avec des solu­tions toutes faites et des expres­sion simples et bien lisses pour les fermer.

    Tu aimes rem­plir les blancs des autres avec ton idéo­lo­gie poli­tique, alors rem­plis les tiens toi même et voyons ce que cela donne…

  236. gravatar.com Thierry Crouzet ip:21
    17 April 2009 @ 21:32

    @Demian J’ai pas man­qué le sexe ;-)

  237. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 21:32

    Amen.

    C’est tou­jours facile de poin­ter les solu­tions impar­faites, quand on s’épargne la tâche d’en trou­ver la moindre.

    Tu ne prends pas de risque et tu peux cra­cher sur ceux qui ont les mains sales.
    Facile et bas.

  238. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 21:37

    Hou, ben ça ne donne pas grand chose :-)

  239. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 21:42

    Tu vois, c’est con parce que ton atti­tude est tel­le­ment puante, que tu viens juste de démo­lir tous tes argu­men­taires plus haut.

    C’était pas la peine de faire autant de phrases pour condam­ner notre mode de fonc­tion­ne­ment, quand le tien est autant à vomir qu’il donne rai­son à notre sys­tème actuel, bien pré­fé­rable à toi.

  240. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 21:46

    Mon atti­tude s’adapte à celle de mon inter­lo­cu­teur.
    Et tu as bien pré­paré le ter­rain, j’ai le soleil dans le dos et le vent domi­nant face à moi.
    Le soleil dans le dos pour voir loin devant moi, et le vent domi­nant face à moi pour m’apporter l’odeur de l’ennemi.

  241. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 21:47

    l’odeur de l’ennemi”

    va te faire soigner !

  242. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 21:55

    D’ailleurs en ce moment même, une effluve de peur atroce, face aux gens qui ne sont pas dupes de tes mani­gances m’arrive fré­que­ment ces temps-ci

  243. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 21:57

    ter­rible !

    Heu­reu­se­ment que tu es là pour les sau­ver du Diable.

  244. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 22:04

    Non, là je parle de la per­sonne qui t’a…hummm.…déformé…
    Com­ment peut-on se lais­ser influen­cer à ce point là petite pilule bleue ?

  245. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 22:11

    Allez, je te laisse à ton monde de grands singes, peu­plé d’ “effluves ennemies”…

    Renifle bien, à défaut d’intelligence tu as peut-être un nez comme les bêtes.

  246. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 22:33

    Et toi à défaut de nez tu n’as qu’une seule intel­li­gence. Prends-en bien soin, c’est tout ce qui te reste…

  247. gravatar.com Henri A ip:24
    17 April 2009 @ 22:51

    Les grands esprits parlent d’idées,
    Les esprits moyens parlent des événe­ments,
    Les esprits petits parlent des gens.”

  248. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 22:57

    Tu sors cela d’où Henri ?
    Si tu y crois vrai­ment, je com­prends mieux le dia­logue de sourds qu’il y a parfois.

    Les grandes idées échouent tou­jours devant cette seule réa­lité : les gens.

    C’est pour­quoi tu retrouves vite les mêmes tra­vers, sous presque tous les sys­tèmes à tra­vers l’histoire.

    Dis­cu­ter d’une idée n’a aucun inté­rêt, si dans les faits elle est aus­si­tôt tra­hie et détour­née par les gens. C’est toute l’histoire des utopies.

  249. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 23:01

    @Henri : en ce qui concerne l’esprit, c’est pas la taille qui compte :-)

  250. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 23:08

    Les grands esprits dis­cutent des idées ; les esprits moyens dis­cutent des événe­ments ; les petits esprits dis­cutent des gens”.

    Elea­nor Roo­se­velt, femme du pré­sident amé­ri­cain Théo­dore Roosevelt

    … Effec­ti­ve­ment cela fait très décla­ra­tion de bonne femme, Char­lie m’excusera :-)

    Tu sais où a mené l’idéalisme américain…

    Si je pré­fère la lit­té­ra­ture à la phi­lo­so­phie, c’est parce que la seconde en reste aux idées, quand la pre­mière s’intéresse à leur incar­na­tion dans les êtres. Ce qui change tout.

  251. gravatar.com Takatukité ip:32
    17 April 2009 @ 23:11

    (suite)…c’est le nombre de connexions .
    (même là des­sus il arrive à se lais­ser influen­cer, c’est dingue :-) )

  252. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 23:22

    @ Oaz

    Voici les vrais mouchards :

    Face­book ou MyS­pace :
    une mine d’or pour la police

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/04/03/01016-20090403ARTFIG00007-facebook-ou-myspace-une-mine-d-or-pour-la-police-.php

    «À quoi bon mul­ti­plier les fichiers de police, puisque les indi­vi­dus étalent aujourd’hui leur vie et leurs pen­chants sur la Toile, sans même ima­gi­ner que ces infor­ma­tions vont deve­nir numé­ri­que­ment indé­lé­biles», confie un agent des ex-RG.

    Plé­bis­ci­tés par les jeunes, les sites de réseaux sociaux sont égale­ment deve­nus les alliés de la police. Véri­tables mou­chards, ils consti­tuent une nou­velle source d’informations «ouvertes» pour pié­ger les délinquants.

    «Avant, on tapait à la porte des voi­sins pour connaître les fré­quen­ta­tions du sus­pect, aujourd’hui on les connaît en un clic !», se féli­cite un policier.

  253. gravatar.com Henri A ip:24
    17 April 2009 @ 23:24

    Cette conne­rie m’est passé sous le nez par hasard et cela me sem­blait cadrer avec ces dis­cus­sions stu­pides.
    Je ne pense pas ce genre de chose. Par contre l’ancien, tu écris trop, tu juges trop, tu ima­gines trop et tu fais trop de rac­cour­cis. Tu écris comme un cube mal­gré les fio­ri­tures et les décorations.

    Si je pré­fère la lit­té­ra­ture à la phi­lo­so­phie, c’est parce que la seconde en reste aux idées, quand la pre­mière s’intéresse à leur incar­na­tion dans les êtres. Ce qui change tout.“
    Ça a l’air de bien son­ner, mais cela sonne creux.
    Quelle phi­lo­so­phie ? Quelle lit­té­ra­ture ? Quelles idées ( en admet­tant avoir fait le tour de ce que peut être une idée ) ? Incar­na­tion dans les êtres ( en admet­tant que idée et être ne sont pas plus ou moins la même chose ) ?
    Tu te déplaces sur des rails.

  254. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 23:43

    Quelle phi­lo­so­phie ? Quelle littérature ? ”

    Henri, pour­quoi poses-tu tou­jours des ques­tions qu’on pose à un élève en pre­mière année de logique, comme si ton inter­lo­cu­teur était à ce point débile ?

    Tu déplaces tou­jours une dis­cus­sion sur le ter­rain de ses failles logiques, mais ces failles logiques n’existent que parce que tu prends les termes dans un sens absolutiste.

    Essaie la méthode de Stendhal:

    Sten­dhal répon­dait à un cri­tique qui lui repro­chait ses impré­ci­sions et inco­hé­rences de syn­taxe :
    “j’écris vite et je parle à ceux qui savent faire les liens logiques évidents, sans en res­ter à la lettre rapi­de­ment tra­cée”.
    (Cita­tion pas lit­té­rale, je résume).

    Quelle lit­té­ra­ture, quelle philosophie”:

    la lit­té­ra­ture qui raconte les aven­tures d’êtres très indi­vi­duels et tous uniques dans leur façon d’agir, quand la phi­lo­so­phie, dans sa forme cano­nique, parle d’idées pures.

    Com­pare Aris­tote, Kant, Hegel, Hei­deg­ger … à Proust, Sten­dhal, Bal­zac, Maupassant…

    Les phi­lo­sophes ne parlent pas de Pierre, Jean ou Paul, ils parlent concepts.

    Les roman­ciers parlent de Pierre Jean et Paul.

    Même Pla­ton au fond ne s’intéresse pas aux indi­vi­dus, même si sa mise en scène com­prend quelques per­son­nages.
    Le roman­cier s’intéresse à l’individu.

    Le phi­lo­sophe réflé­chit en lui-même et à par­tir des autres philosophes.

    Le roman­cier observe les hommes et ceux décrits par d’autres histoires.

    (Si tu me res­sors : “quel phi­lo­sophe ? Quel roman­cier ?”, je te réponds le mot de Sarko au salon de l’agri :-) )

  255. gravatar.com Oaz ip:36
    17 April 2009 @ 23:52

    @Passant,

    Va fal­loir vrai­ment que je m’inscrive à l’ACAF

    Si pour toi un “mou­chard” c’est un sys­tème où les gens rendent eux-mêmes publics ce qu’ils veulent que l’on sache d’eux et où ils n’étalent pas ce qu’ils pré­fèrent gar­der privé…

    Tu devrais faire cette pro­po­si­tion à l’HADOPI. Ils vont adorer.

  256. gravatar.com Passant ip:1
    17 April 2009 @ 23:59

    un sys­tème où les gens rendent eux-mêmes publics ce qu’ils veulent que l’on sache d’eux”

    Sauf que les ados pensent rare­ment à dix ans plus tard.

    On se lâche sur le Net sans pen­ser aux consé­quences, et ensuite on le paie dix ans après.

    Je ne sais plus quel ministre de quel pays a pro­posé l’enregistrement quo­ti­dien de toutes les don­nées Face­book, pour pou­voir “tra­cer” un indi­vidu, même quand il aura effacé ses données.

    Il est rare de pou­voir se cor­se­ter quand on est sur Face­book ou le Net en géné­ral, on finit for­cé­ment par en dire beau­coup plus que ce qu’on vou­drait trou­ver dans un fichier de police.

    Le pro­blème vient quand ces don­nées “publiques” sont com­pi­lées, recou­pées, archi­vées, pour toujours.

    Com­bien de gens écrivent un truc per­son­nel sur un forum, sans pen­ser que ça parai­tra dans Google ?

    Sou­vent quand je tape l’adresse e-mail de quelqu’un dans Google, je retombe sur un mes­sage vieux de 3 ans, où il parle d’un pro­blème de santé sur un forum…
    C’était pas prévu pour être dif­fusé à tous, la nana posait la ques­tion pour avoir une réponse, pas pour que ça reste des années après, et qu’on sache qu’elle avait une into­lé­rance au gluten…

  257. gravatar.com Oaz ip:36
    18 April 2009 @ 0:29

    On se lâche sur le Net sans pen­ser aux consé­quences, et ensuite on le paie dix ans après.”

    C’est exac­te­ment la rai­son pour laquelle j’écrivais un peu plus haut :
    “Si pro­blème il y a, c’est un pro­blème d’éducation pour apprendre aux inter­nautes à ne pas confondre le web et leur salon.”

    Le pro­jet de loi HADOPI pré­voit, entre autres choses, de modi­fier le code de l’éducation.
    Actuel­le­ment, l’article L312-9 de ce code, inti­tulé “Les ensei­gne­ments de tech­no­lo­gie et d’informatique.” est on ne peut plus suc­cint :
    « Tous les élèves sont ini­tiés à la tech­no­lo­gie et à l’usage de l’informatique. »
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006524760

    Le pro­jet de loi HADOPI le com­plète avec le texte sui­vant :
    « Dans ce cadre, notam­ment à l’occasion de la pré­pa­ra­tion du bre­vet infor­ma­tique et inter­net des col­lé­giens, ils reçoivent de la part d’enseignants préa­la­ble­ment sen­si­bi­li­sés sur le sujet une infor­ma­tion sur les risques liés aux usages des ser­vices de com­mu­ni­ca­tion au public en ligne, sur les dan­gers du télé­char­ge­ment et de la mise à dis­po­si­tion illi­cites d’œuvres ou d’objets pro­té­gés par un droit d’auteur ou un droit voi­sin pour la créa­tion artis­tique, ainsi que sur les sanc­tions encou­rues en cas de man­que­ment à l’obligation défi­nie à l’article L. 336–3 du code de la pro­priété intel­lec­tuelle et de délit de contre­fa­çon. Cette infor­ma­tion porte égale­ment sur l’existence d’une offre légale d’œuvres ou d’objets pro­té­gés par un droit d’auteur ou un droit voi­sin sur les ser­vices de com­mu­ni­ca­tion au public en ligne. »

    Je n’ai rien contre le rajout de cet ensei­gne­ment –si ce n’est que ça va bien faire rigo­ler les col­lé­giens et leur lais­ser moins de temps pour étudier des choses un peu plus impor­tantes– mais je trouve fort dom­mage d’avoir une vision aussi étri­quée de l’enseignement des tech­no­lo­gies et de l’informatique.
    Sys­té­ma­ti­ser l’apprentissage d’une vision un peu glo­bale d’internet, de ses pos­si­bi­li­tés et de ses risques me semble bien plus fon­da­men­tal que d’aller racon­ter que “télé­char­ger , c’est mal”…

    On se conso­lera en consta­tant que la cryp­to­lo­gie arrive au pro­gramme de mathé­ma­tiques de seconde dès la ren­trée 2009.

  258. gravatar.com Takatukité ip:32
    18 April 2009 @ 0:32

    Com­bien de phi­lo­sophes, pour com­bien de roman­ciers ?
    La com­pa­rai­son est-elle même envi­sa­geable ?
    Que peut-t-on dire sur un roman­cier qui ne soit dédit par le sui­vant ?
    Qu’est-ce que c’est que ce genre de clas­si­fi­ca­tion absurde ?
    S’intéresser à l’individu, pour mieux le cou­per de son envi­ron­ne­ment ?
    S’intéresser à l’environnement pour mieux sai­sir l’individu ?
    en faire une chose pour son roman ? Ou en faire un être pour sai­sir son témoi­gnage ?
    Le pre­mier centre d’intérêt est-il supé­rieur au second ?
    Roman­ciers et phi­lo­sophes se sont-ils même seule­ment mis en concur­rence ?
    N’y a t’il point eu de roman­ciers phi­lo­sophes ?
    N’y a –t-il point eu de phi­lo­sophes romanciers ?

    A se poser aussi peu de ques­tion sur ses cer­ti­tudes prend-il ne serait-ce que que le cen­tième de ce qu’il lit ?
    Dans ces condi­tions, que peut-il dire de plau­sible sur un roman­cier ? Sur un phi­lo­sophe ?
    Est-il vrai­ment libre de ce qu’il pense ? Ou pense-t-il sous la dic­tée d’un autre ?

    …sont les quelques ques­tions qui me viennent ins­tan­ta­né­ment, à moi, l’animal très éloi­gné de la supé­rio­rité du romancier…

  259. gravatar.com Passant ip:1
    18 April 2009 @ 1:04

    Qu’est-ce que c’est que ce genre de clas­si­fi­ca­tion absurde ?”

    Tout ton dis­cours se résume à ce der­nier mot : absurde.
    Tu as cher­ché l’angle absurde, et n’as cher­ché que cela.

    Le pre­mier centre d’intérêt est-il supé­rieur au second ?
    Roman­ciers et phi­lo­sophes se sont-ils même seule­ment mis en concurrence ?”

    Si tu cher­chais autre chose qu’à me pié­ger, tu aurais repris le contexte.

    Henri citait une phrase :

    Les grands esprits parlent d’idées,
    Les esprits moyens parlent des événe­ments,
    Les esprits petits parlent des gens.”

    C’est cette phrase citée par Henri qui contient une oppo­si­tion, entre le dis­cours sur les idées, et le dis­cours sur les gens.

    C’est cette phrase qui pose une concur­rence entre les esprits.

    C’est dans ce contexte que j’ai fait le rap­pro­che­ment avec phi­lo­so­phie et littérature.

    Dif­fé­rence évidente entre l’oeuvre de Kant, cen­trée sur les idées, et la Comé­die humaine de Bal­zac, sui­vant des mil­liers de personnages.

    A l’inverse de la for­mule citée par Henri, je disais donc trou­ver plus inté­res­sants les esprits par­lant des gens, que les esprits par­lant des idées.

    Enfin bon, c’est vrai­ment perdre son temps, tu n’as décidé de ne voir que ce que tu peux dénigrer…

    Tu parles avec tes narines qui cherchent des ennemis.

  260. gravatar.com Takatukité ip:32
    18 April 2009 @ 1:42

    Tout ton dis­cours se résume à ce der­nier mot : absurde.
    Tu as cher­ché l’angle absurde, et n’as cher­ché que cela.”

    Ma liste de ques­tion était déjà un condensé de ce qui me venait à l’esprit. Tu fuis l’implication de tous les mots par le résumé.
    Mon dis­cours n’était pas fait pour être résumé, bien au contraire, il se laisse très bien déve­lop­per.
    en résu­mant sys­té­ma­ti­que­ment, tu fais des impasses mons­trueuses, même dans la cita­tion d’Henri, il y a un terme qui se glisse pour faire voler en éclats ce que tu consi­dère trop rapi­de­ment comme une oppo­si­tion. (Les esprits moyens parlent des événe­ments), à cette heure tu es excusé.
    Ceci étant, la fatigue accen­tue les réflexes,
    Interroges-toi sur ce que tu crois être TA per­cep­tion des choses bon sang ! au lieu d’être pétri de certitudes.

  261. gravatar.com Passant ip:1
    18 April 2009 @ 2:04

    ! au lieu d’être pétri de certitudes”

    C’est toi qui invente ces cer­ti­tudes. Tu inventes tes ennemis.

    Si j’aime les roman­ciers, c’est jus­te­ment parce qu’ils démontent les cer­ti­tudes, en ne mon­trant que des variétés.

    Cela posé, on n’avance pas beau­coup en disant à chaque fois que tout est relatif.

    On est sorti du cours de logique pre­mière année, on peut aller plus loin que la redon­dante remon­trance des certitudes.

    Ce qui me gonfle, c’est que la phrase citée par Henri est absurde, et si je l’avais citée comme mienne tu me serais tombé dessus.

    Le terme moyen de la phrase citée par Henri ne fait en rien voler en éclat l’opposition. Il ne fait qu’ajouter une troi­sième oppo­si­tion entre les esprits, avec autant d’essentialisme ridicule.

    J’avais failli réagir sur ce terme moyen, et puis pas le temps.

    Pour titiller l’anti-Heideggerien Henri, je vou­lais lui citer l’Ereignis hei­deg­ge­rien, l’Evénement jus­te­ment. Qui chez Hei­deg­ger est quelque chose de très impor­tant: c’est dans l’Evénement que la vérité se dévoile, l’événement est loin d’être cette chose moyenne, com­mune et molle que cette bonne femme méprise dans sa formule.

    Cette bonne femme ridi­cule, est bien du genre de cet autre esprit fémi­nin qu’était Rous­seau, lequel vou­lait “oublier les faits”, la réa­lité contre­di­sant les belles idées imma­cu­lées. Quand on place l’étude des gens tout en bas, les événe­ments pas beau­coup plus haut, et qu’on se réfu­gie dans le monde des belles idées avec les belles âmes dans les beaux salons, on ne va pas très loin dans le monde réel.

    (Le point beauf-machiste est pour moi, après le point G. Sur ce, bonne nuit, et n’oublie pas de gar­der les narines ouvertes, l’ennemi peut sur­gir pen­dant ton sommeil…)

  262. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:38
    18 April 2009 @ 6:12

    Tout compte fait, cha­cun parle de ce qu’il ne connaît pas en usant de ce qu’il sait, et ça fiche un sacré bor­del. Le net est inca­pable de créer ne serait-ce qu’une réunion avec une conclu­sion claire et un tant soit peu com­mune. L’intelligence col­lec­tive n’est ni intel­li­gente ni col­lec­tive. Elle est resté au plu­mard à la maison.

    Et HADOPI pas­sera au 29 avril pas thermidor.

    Il est inté­res­sant d’étudier com­bien les boss de Pirate Bay se montrent arro­gants face à la déci­sion de Jus­tice qui les a condamnés…ils déchirent les papiers offi­ciels avec le mon­tant de l’amende, assurent qu’ils ne feront pas la pri­son ferme, et ils pérorent en pour­sui­vant sur le fait qu’ils seraient même repré­sen­tés dans un Parti Pirate au Par­le­ment Européen.

    Ils pré­tendent qu’il faut ali­gner les lois sur les com­por­te­ments sociaux (même s’il s’agit de vol).

    Ca me rap­pelle quelque chose…

    On est plus en 30 et ils vont tom­ber de très haut…

    Je suis assez content de cette radi­ca­li­sa­tion des posi­tions de part et d’autres, car aujourd’hui les gou­ver­ne­ments ne peuvent plus igno­rer l’extrême qui se pré­sente sous le dra­peau pirate.

  263. gravatar.com Takatukité ip:39
    18 April 2009 @ 9:49

    @Passant :
    ” si je l’avais citée comme mienne tu me serais tombé dessus.”

    Evi­dem­ment, si tu l’avait faite passé pour tienne et qu’elle ne le soit pas…
    ceci dit, j’aurais répondu la même chose qu’à henri avec une légère petite variante, dans la bouche d’Henri ce genre de bou­tade son­nait faux, je n’aurais même pas cru en rêve qu’une telle ânerie puisse lui appar­te­nir, car lui, il n’a pas besoin de sup­pu­ter des gens le pire, il fait connaissance.

    1) Il est conscient que même au plus haut degré on peut se tromper

    2) Comme il sait que ces choses vont rare­ment de soi, il sait s’en excu­ser et ini­tier les réconciliations

    3) Il sait à quels moments l’esprit concur­ren­tiel est par­fai­te­ment stu­pide et inopportun

    4) Il n’impose sa place (la sienne et la nôtre) à per­sonne lorsqu’il est parmi nous.

    5) Il ne joue pas les macheïdes et n’a pas besoin de faire valoir quoi que ce soit

    6) Il ne cherche à endoc­tri­ner per­sonne et ne s’exprime pour per­sonne d’autre que lui.

    Six choses qui viennent du simple bon sens et qu’un recueil de cita­tions ne t’apprendra jamais.
    Pfff…pauvre pas­sant qui est mal­heu­reux d’enfin ren­con­trer quelqu’un qui lui tienne tête au lieu de lui faire guili guili lorsqu’il tente de vous cra­cher son mépris à la gueule ou d’endormir les gens avec des cer­ti­tudes politiques.

  264. gravatar.com Passant ip:1
    18 April 2009 @ 10:40

    @ Taka­tu­kité

    Quand on voit la suite de pro­cès d’intentions que révèle ton énumé­ra­tion, on se dit que tu es vrai­ment mal placé pour par­ler de rigueur intel­lec­tuelle et de modestie.

    J’ai rare­ment vu quelqu’un, aussi per­suadé que toi d’avoir rai­son, en attri­buant à des gens des logiques qui n’existent que dans ta tête.

    Ce que tu as du mal à com­prendre, c’est que la logique de pre­mière année, du type :

    je sais que je ne sais rien”

    il faut se taire 5 ans avant de par­ler” (école pythagoricienne)

    J’y suis passé … au début des années 90.

    Pour moi c’est un acquis dans toute conver­sa­tion, et je ne perds plus un demi-mot pour pré­ci­ser à chaque phrase qu’une affir­ma­tion que j’avance est à rela­ti­vi­ser et n’est qu’une hypo­thèse ou une piste.

    Pour le dire autre­ment, je m’autorise à dire :

    la lune brille”

    tout en sachant qu’elle ne brille pas par elle-même, mais reflète la lumière du soleil.

    Je sup­pose mon inter­lo­cu­teur sorti de l’école pri­maire, et capable de pen­ser, sans en res­ter à la lettre simplifiée.

    Je sup­pose mon inter­lo­cu­teur sorti de sa pre­mière année de logique, et capable de ne pas prendre à la lettre, dans un sens abso­lu­tiste, des affirmations.

    Main­te­nant ce qui m’intéresse ce sont les gens qui creusent les ques­tions, qui entrent dans le débat, et pas les étudiants qui se croient intel­li­gents parce qu’ils ont com­pris qu’on ne sait jamais rien dans l’absolu, donc res­tent en retrait, en mépri­sant ceux qui débattent.

    Quand tu auras fini ta pre­mière année de logique, et que tu sau­ras avoir une conver­sa­tion qui dépasse un peu le stade de dire aux gens qu’il n’y a pas de cer­ti­tudes ni de solu­tions simples, tu pour­ras peut-être com­men­cer à par­ler des sujets et à prendre des risques, au lieu de faire des pro­cès tout en res­tant en retrait des choix de société à faire.

  265. gravatar.com Passant ip:40
    18 April 2009 @ 11:07

    et qu’un recueil de cita­tions ne t’apprendra jamais.”

    Pour ton infor­ma­tion, je ne lis jamais de recueils de citations.

    Cela ne te dérange pas, d’affirmer avec autant de cer­ti­tude des trucs faux ?

    Cela ne te dérange pas, d’être aussi pétri de cer­ti­tudes, en repro­chant aux autres de l’être ?

    La pro­chaine fois, relis-toi en ima­gi­nant que c’est moi qui parle. Cela t’incitera peut-être à une meilleure auto­cri­tique, tant tu affirmes tes cer­ti­tudes sous cou­vert de les dénon­cer ailleurs.

  266. gravatar.com Takatukité ip:39
    18 April 2009 @ 13:35

    ” On est sorti du cours de logique pre­mière année, on peut aller plus loin que la redon­dante remon­trance des certitudes. ”

    Selon cette logique si bien ordon­née, tu ne devrais faire appa­raître toute tes cer­ti­tudes que dans ton der­nier cours de maî­trise de peur qu’elles ne soient démon­tées par l’ignorant de pre­mière année qui te ferait perdre ton temps .

    J’avoue que c’est un élégant moyen de faire pas­ser toutes les croyances pour argent comptant.

    D’ailleurs dans cette logique, plus on est diplômé, plus les cer­ti­tudes qu’on a sont nom­breuses, et moins on s’interroge des­sus… Tout s’éclaire enfin sur ta personnalité !

    tu dois pro­ba­ble­ment don­ner tes cours au Vati­can, là bas tout le monde à des cer­ti­tudes sur tout, sans perdre de temps à les mettre en doute. Tous diplô­més mas­ter divin…

    J’avoue que tu as une défi­ni­tion bien par­ti­cu­lière de la prise de risque.

    A vrai dire, je suis très vite passé maître de ton école de logique et je te donne un exercice:

    Entre dans un immeuble de vingt étages, monte au der­nier, demande à quelqu’un de t’ouvrir une fenêtre, et saute… Je suis cer­tain que tu atte­rir­ras en dou­ceur ! :-)

  267. gravatar.com Passant ip:1
    18 April 2009 @ 13:45

    @ Taka­tu­kité

    Le seul qui a des cer­ti­tudes ici, c’est toi.

    Sur ce, assez perdu de temps. Tu ne cherches à aller nulle part. Toutes tes inter­ven­tions ici ont tou­jours été de ten­ter de décré­di­bi­li­ser les per­sonnes, sans faire un pas pour avan­cer sur le fond, et en avouant même que tu ne venais pas ici com­men­ter le fond.

    Amuse-toi bien.

    Pour reve­nir aux pirates du Net:

    CO2
    Les spams pol­luent autant que 3,1 mil­lions de voitures

    NOUVELOBS.COM | 18.04.2009 | 11:45

    Les 62 mil­liards de pour­riels consomment annuel­le­ment 33 mil­liards de kilowatt-heures, et dégagent autant de CO2 que 3,1 mil­lions de voitures.

    -

    Le monde auto-organisé sur Inter­net ne fait pas mieux que l’ancien monde, en matière d’environnement.

    Quand cha­cun n’en fait qu’à sa tête dans son coin…

  268. gravatar.com Takatukité ip:39
    18 April 2009 @ 13:51

    Tu as sur­ment du pas­ser par là pour tous les divi­ser et les braquer…J’en suis cer­tain ! :-)

  269. gravatar.com Passant ip:1
    18 April 2009 @ 13:52

    J’en suis certain !”

    Tu vois ! Le seul qui nous balance ses cer­ti­tudes ici, c’est toi !

    Va te faire soigner.

  270. gravatar.com Takatukité ip:39
    18 April 2009 @ 14:02

    Pour moi c’est un acquis dans toute conver­sa­tion, et je ne perds plus un demi-mot pour pré­ci­ser à chaque phrase qu’une affir­ma­tion que j’avance est à rela­ti­vi­ser et n’est qu’une hypo­thèse ou une piste.

    Pour le dire autre­ment, je m’autorise à dire :

    Le Pas­sant est brillant”

    tout en sachant qu’il ne brille pas par lui-même, mais reflète celui qu’il pille abondamment.

    Tu vois, hein! Tu vois ! J’apprends vite :-)

  271. gravatar.com Passant ip:1
    18 April 2009 @ 14:04

    Tiens, cadeau, et bon vent :

    Psy­chiatres
    google.fr/maps Trou­vez un Psy­chiatres près de chez vous avec Google Maps !

  272. gravatar.com Takatukité ip:39
    18 April 2009 @ 14:10

    Quoi ? Tu m’offres un nou­veau job ?
    waou ! ça va vite on perds pas de temps dans ton école…direct dans la vie active !
    Avec toi je ferais effec­ti­ve­ment un excellent psy­chiatre :-)
    J’en suis cer­tain ! :-)

  273. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 12:15

    Je rap­pelle que la der­nière bande qui a porté l’insigne ou le dra­peau de la tête de mort sur fond noir des pirates, c’était les nazis avec les SS. C’est un fait his­to­rique et les sym­boles ont un sens de réfé­rent à tout le moins.

    Les têtes de morts ne font pas des jours heu­reux et libre, ça se saurait !

  274. gravatar.com Henri A ip:24
    19 April 2009 @ 13:23

    Mal­gré ceci :
    “Tu es injuste avec Demy, Char­lie, car Demy est pour ceux qui s’en contre­fichent et d’HADOPI et de tout la bas­tringue des droits d’auteur.
    Il vaut mieux s’occuper d’autre chose.
    Pour ce qui est de mes graves attaques contre les ten­dances angé­liques, c’est un truc trop grave et trop sérieux pour être débattu en public genre réfé­ren­dum. Je pense qu’on peut attendre que la Seine monte jusqu’aux mol­lets du zouave du pont qui monte à mesure que l’eau monte aussi.
    J’adore voir les pro-HADOPI s’exciter, on dirait des agents secrets qui jouent leur car­rière avec le badge à leur veste.”

    Et un talent humo­ris­tique cer­tain, je ne sup­porte pas le cow­boy pour ce genre de com­men­taire :
    “Je rap­pelle que la der­nière bande qui a porté l’insigne ou le dra­peau de la tête de mort sur fond noir des pirates, c’était les nazis avec les SS. C’est un fait his­to­rique et les sym­boles ont un sens de réfé­rent à tout le moins.”

    L’idéologie nazis a été for­te­ment ins­pi­rée par des artistes. Hit­ler était lui-même un artiste, non ? Un mau­vais artiste, certes, il fai­sait de la pho­to­co­pie, mais c’était sa moti­va­tion première.

  275. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 13:38

    @ Henri A,

    Vous avez vrai­ment de grandes lacunes dans les sciences humaines. Et elles se voient dans ces lieux com­muns que vous confon­dez avec l’histoire ou les arts.

    Pour vous aider dans vos lieux com­muns, je vous conseille de dire aussi que Hit­ler s’est ins­piré de Char­lie Cha­plin, le plus grand artiste du XXème siècle.

    En revanche, le fait his­to­rique dont je parle est avéré. Les réfé­rents et sym­boles sont visibles et explicites.

  276. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 13:56

    L’idéologie nazis a été for­te­ment ins­pi­rée par des artistes. ”

    Pas faux, c’est pour cela que les artistes feraient mieux de s’occuper d’art que de révolution.

    Les artistes sont trop en recherche de sen­sa­tions et d’innovations pour faire de la politique.

    Une bonne poli­tique c’est un truc de père de famille terne: il ne faut pas cher­cher le bouleversement.

    Les artistes, comme les bonnes femmes, ont mieux à faire que la poli­tique : l’art et l’amour.

    Ce que l’artiste peut faire de mieux, c’est diri­ger les Maîtres Chan­teurs, même en 1942 devant Goeb­bels, comme Furtwän­gler.
    Aujourd’hui Goeb­bels est mort avec le mal qu’il a fait, mais la vidéo de Furtwän­gler conti­nue d’exister et de dire au monde que la beauté existe.

    http://www.youtube.com/watch?v=3rM96_RS1Os

  277. gravatar.com Robin des villes ip:42
    19 April 2009 @ 14:19

    Le pro­blème cru­cial de tout ça, c’est la ques­tion de l’ACCÈS aux oeuvres. Il est tel­le­ment plus facile de le faire de chez soi!

    Or cet accès, au lieu d’avoir été récu­péré par le com­merce, a été aban­donné. Les DRM ont été qua­si­ment enter­rés car le com­merce de la musique (non indé) n’a PAS SU bais­ser suf­fi­sam­ment ses prix ni pro­po­ser en paral­lèle des MP3 (non limi­tés). Le résul­tat est le même: un énorme manque à gagner.

    Dans cette his­toire, l’industrie du “diver­tis­se­ment” comme on dit porte un grosse part de res­pon­sa­bi­lité, dûe à ses réac­tions conser­va­trices. On n’a pas su ou pas voulu s’adapter à la nou­velle réa­lité, comme à la nou­velle donne écolo­gique aujourd’hui d’ailleurs (si ce n’est pas des mesu­rettes iso­lées sans réelle ampleur).

    Pour l’heure, je ne suis plus du tout favo­rable au Pear 2 Pear dès lors qu’existent des sites sur les­quels les oeuvres musi­cales (même les plus rares, si pos­sible) peuvent être écou­tées en inté­gra­lité (à un cer­tain niveau de qua­lité appré­ciable). Ce qui per­met d’établir son choix (en vue d’une tran­sac­tion) si tel est le cas. La bou­li­mie du télé­char­ge­ment musi­cal doit faire place à une nou­velle forme d’écoute, plus res­pec­tueuse des droits (des artistes, des techniciens).

    Le nou­veau modèle devrait per­mettre de télé­char­ger des titres en grande quan­tité à un coût très infé­rieur à ce qui était pra­ti­qué jusqu’alors, mais en limi­tant cette écoute dans le temps: les DRM consti­tuaient un abus car ils pro­po­saient la même chose mais à un coût trop élevé. Or, tant qu’on pourra conti­nuer à télé­char­ger via P2P sans payer de for­fait, ce modèle ne pourra gagner.
    Ce sys­tème à durée limi­tée, en-dehors de la musique, ne peut bien sûr pas s’appliquer aux autres “oeuvres de l’esprit” (grosses pro­duc­tions ou non). On cherche par exemple à déve­lop­per le VOD (sur 24, 48h…) mais le prix est encore un peu trop élevé (sauf excep­tions: rare­tés…) pour atteindre celui de la loca­tion clas­sique et sur­tout, les condi­tions n’offrent pas une grande qua­lité de vision­nage (on parie sur la fibre optique mais son déve­lop­pe­ment est long, cher et ne peut faire qu’empirer la pro­pen­sion au télé­char­ge­ment de fichiers par “échange” libre).
    C’est pour­quoi le P2P pose pro­blème. Quand bien même une taxe sup­plé­men­taire de rever­se­ment aux droits d’auteur serait établie au niveau des for­faits des FAI, il serait impos­sible d’en redis­tri­buer la valeur de manière équi­table et ciblée. Donc ou bien on réprime, comme avec cette loi, au demeu­rant mal fou­tue et à revoir, ou bien on lâche le mor­ceau en lais­sant tout dépendre de “l’éthique” de cha­cun. Mais la répres­sion sans évolu­tion du com­merce: non!

  278. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 14:19

    @ Henri a et passant…

    C’est une ques­tion si com­plexe et il y a tel­le­ment à dire et qui a été dit sur ce sujet, que je n’en débat­trais que dans un cadre uni­ver­si­taire. C’est trop important.

    Rien que pour l’introduire, il y fau­drait un cours magis­tral de 2 heures et ce serait trop chiant à lire. Mais sachez que vous y trou­ve­riez de sacrés surprises.

  279. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 14:31

    @ Robin des villes

    Bonne inter­ven­tion, sauf la conclu­sion : “Mais la répres­sion sans évolu­tion du com­merce: non!” qui ren­voie un peu trop exclu­si­ve­ment la res­pon­sa­bi­lité au commerce.

    Ce n’est jamais facile de chan­ger de modèle écono­mique. Il faut du temps.

    Les nou­veaux for­mats ont ten­dance … à chan­ger fré­quem­ment. Ce qui incite à ne pas se pré­ci­pi­ter dans un nou­veau format.

    J’ai tou­jours dans un pla­card mon lec­teur mini-disc, une inno­va­tion sans len­de­main… Comme l’a été le laser disc, for­mat vite abandonné.

    On ne peut pas blâ­mer l’industrie d’être cir­cons­pecte, face à l’arrivée d’un nou­veau format.

    La VOD com­mence à pro­po­ser de bonnes offres à prix raisonnable :

    Arte VOD, MK2 VOD, Canal Play…

    Il y a de bons films pour pas cher.

    Pour 3 ou 4 euro on peut voir un film pen­dant 48 heures. C’est le prix des tickets de bus ou de l’essence pour aller au cinéma.

    Music Me pro­pose la musique illi­mi­tée légalement…

  280. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 14:51

    Moi j’ai opté pour MusicMe avec le télé­char­ge­ment sur 3 mp3, à cause de leur cata­logue très fourni en musique classique.

    Et l’écoute gra­tuite illi­mi­tée devrait cal­mer tout le monde. :-)

    Pas la peine de sor­tir les cro­chets de pirates de BD de série z’aide.

  281. gravatar.com Oaz ip:36
    19 April 2009 @ 14:52

    Quand bien même une taxe sup­plé­men­taire de rever­se­ment aux droits d’auteur serait établie au niveau des for­faits des FAI, il serait impos­sible d’en redis­tri­buer la valeur de manière équi­table et ciblée.”

    Affir­ma­tion gra­tuite.
    Ce qui est sûr et cer­tain, c’est que la redis­tri­bu­tion pour­rait être bien plus ciblée que la taxe copie pri­vée sur les sup­ports dont le prin­cipe de répar­ti­tion ne semble pas vrai­ment émou­voir les bénéficiaires…

    Allez lire ceux qui ont vrai­ment réflé­chi à la chose et voyez ce qu’ils pro­posent au lieu de pro­pa­ger des contre-vérités :
    – Le mécé­nat glo­bal par Richard Stall­man et Fran­cis Muguet : http://mecenat-global.org/
    – Inter­net & Créa­tion par Phi­lippe Aigrain : http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre20460.html

  282. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 14:55

    T’en es encore là ? Stall­man et Muguet : “on ne devrait plus appe­ler les artistes des créa­teurs car ça évoque trop Dieu !”

    Plus rin­gard que ça tu meurs. C’est la phrase la plus con et inculte du web.

  283. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 15:00

    Le mécé­nat glo­bal par Richard Stall­man et Fran­cis Muguet”

    On en a parlé chez Quit­te­rie. Rien que leur article 2 est à ger­ber et incite à quit­ter le site :

    2) Il n’est pas conseillé d’utiliser le terme « créa­teur » pour un auteur et un artiste, parce que cet usage sug­gère séman­ti­que­ment que les auteurs et artistes auraient des carac­tères divins, et méri­te­raient donc un sta­tut de privilégiés”

    de quel droit ces puri­tains veulent-ils ôter le concept de créa­tion à l’artiste ?

    Ils veulent rame­ner une concep­tion divine du monde, c’est à se deman­der s’ils ne pour­suivent pas la vieille lutte de l’Eglise contre les artistes.

    A une époque l’Eglise excom­mu­niait les artistes, main­te­nant nos deux gou­rous veulent les appau­vrir et leur ôter l’idée de créa­tion artistique.

  284. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 15:25

    On n’imaginait même pas que de telles idées réac pou­vaient res­sur­gir de la fosse.

    Je com­prends bien le désar­roi de Quit­te­rie qui vient de quit­ter le MoDem, mais quand même ! c’est la phrase la plus con de la connosphère.

    C’est jus­te­ment grâce à ce lien séman­tique que l’Humanité a pu se déga­ger de la dic­ta­ture de la reli­gion, et ces débiles veulent élimi­ner ce sou­ve­nir sémantique.

  285. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 15:36

    On n’imaginait même pas que de telles idées réac pou­vaient res­sur­gir de la fosse.”

    Le pire c’est que ça ne choque même pas les pirates.

    A priori, les pirates, s’ils défendent la liberté, devraient se méfier des Eglises…

    Mais ils sont tel­le­ment contents de trou­ver des alliés contre Hadopi, qu’ils acceptent n’importe quoi.

    Vou­loir réser­ver le terme “créa­tion” à la divi­nité, c’est établir du même coup qu’il y a un Dieu, donc que l’homme a un maître.

    On a vu mieux pour défendre la liberté…

    Les pirates n’ont pas de prin­cipes, ils ne défendent pas la liberté, ce sont juste des jouis­seurs qui défendent leurs lubies de consom­ma­tion gratuite.

  286. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 15:43

    Je les entends déjà nous dire que Dieu est un pirate puisqu’il a créé les arts et les artistes et les télé­char­ge­ni­cky comme les oiseaux qui se nour­rissent sans payer. Et que c’est écrit dans la Bible qu’au XXIème siècle le télé­char­ge­ment devait venir et libé­rer l’homme de tous les péchés du monde, contre les hordes d’artistes de l’enfer qui sont des Luci­fers ou anges déchus du show­bizz showbèlzébuzz.

    Déjà qu’ils ont cou­ché dans leur camp le Pape contre les pré­ser­va­tifs, car ils n’ont aucune pra­tique à risque. C’est Taka­tu­kité qui l’a dit. Aux inno­cents les mains pleines…:-)

    Par ailleurs, ceux qui se gavent sans dis­cer­ne­ment et de tout : Je ne suis pas sûr qu’ils seraient de bons jouis­seurs, juste des pani­qués de la jouissette.

  287. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 15:49

    Il fau­dra dire à ces réac de Stall­man et Muguet de quit­ter leur séman­tique reli­gieuse pour venir au dic­tion­naire universel :

    le mot “créa­tion” n’est en rien réservé à la divi­nité inexis­tante, il désigne avant tout une chose qui se développe :

    De “creare”

    La racine indoeu­ro­péenne du mot, *ker (« croitre ») a donné céréale;

    en grec kou­ros, koré (« jeune homme, jeune fille [ado­les­cent : per­sonne qui grandit] »).”

  288. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 15:56

    Faut pas trop leur en deman­der, entre la fumette et les techno-utopies de kill’them’all ! :-) MDR double !

    (peut-être un peu de lec­ture intel­li­gente et lit­té­raire sur l’histoire des idées par exemple genre bou­quin chiant sans image et dia­grammes et stats.)

  289. gravatar.com Oaz ip:36
    19 April 2009 @ 15:57

    Concer­nant l’évocation des pra­tiques à risques, merci de rendre à moi ce qui est à moi et de lais­ser le pape où il est car c’est com­plè­te­ment hors-sujet.

    Et oui, selon vos cri­tères, Dieu est un pirate puisqu’en mul­ti­pliant les pains il a failli mettre en faillite les bou­lan­gers de Palestine…

    J’en pro­fite pour admi­rer votre pro­pen­sion à chan­ger de sujet lorsque vous ne savez pas quoi répondre à des éléments tan­gibles.
    Vous n’avez rien à répondre sur le fond des pro­po­si­tions dont j’ai donné les réfé­rences tout comme il n’y a eu per­sonne pour répondre sur les ques­tions d’éducation quelques com­men­taires plus haut.
    Tout ça parce que der­rière votre étalage de culture, vous êtes creux dès qu’il s’agit de par­ler de choses concrètes.

  290. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 16:02

    Comme je le disais sou­vent à mon ex épouse avec laquelle je suis resté ami, “je ne suis pas com­plè­te­ment idiot.”

    A part ça, la Bible a tou­jours été dis­tri­buée gra­tui­te­ment comme les petits pains … pour rap­ter les esprits. On gagne d’une main ce qu’on perd de l’autre, et le plus pré­cieux. C’est bien votre modèle.

  291. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 16:09

    @ Oaz

    1 : l’argument de la divi­nité avancé par la source que tu citais en exemple entâche de beau­coup la confiance qu’on peut accor­der à ses analyses

    Tu les pré­sen­tais comme sérieux, ils font figure de gui­gnols réacs ame­nant Dieu dans le sujet de l’art.

    2 : les pirates sont sou­vent contre la glo­ba­li­sa­tion libé­rale
    Mais dans le même temps, ils veulent impo­ser un sys­tème glo­ba­lisé et unique : licence glo­bale.
    Il y a un problème

    3 : il y a un pro­blème quand on veut impo­ser une res­tric­tion des moyens de finan­ce­ment de l’art

    4 : le finan­ce­ment de l’art est com­plexe, il y a dif­fé­rentes formes d’arts, il faut des finan­ce­ments multiples

    5 : le mécé­nat existe déjà; il fonc­tionne par­fois, pas tou­jours. Il est presque tou­jours un com­plé­ment, à la marge.

    6 : la licence existe déjà, sous forme de mul­tiples for­mules d’abonnement men­suel : music me, cartes de cinéma illi­mité, for­faits des four­nis­seurs d’accès avec films ou musiques illimités…

    7 : notre sys­tème de finan­ce­ment est plu­ra­liste : il repose sur des tas de finan­ce­ments com­plé­men­taires : rede­vance du droit d’auteur, achat à l’unité, for­faits, dons, mécé­nat, subventions …

    8 : je pré­fère un sys­tème plu­ra­liste à un sys­tème unique. Je ne crois pas à une solu­tion unique et obli­ga­toire pour tous : licence ou mécénat.

    9 : le droit d’auteur est ins­crit au sein des droits de l’homme de la décla­ra­tion de l’ONU. L’artiste doit res­ter libre de conser­ver ce droit s’il le souhaite.

    10 : Libre à l’artiste de pas­ser sous licence libre. Du moment qu’il n’oblige pas un autre artiste à faire de même.

    11 : ce qui n’empêche pas de cher­cher à amé­lio­rer l’offre légale, son prix, sa dis­tri­bu­tion, comme le sug­gère le bon mes­sage de Robin des villes.

  292. gravatar.com Oaz ip:36
    19 April 2009 @ 16:44

    1 : l’argument de la divi­nité avancé par la source que tu citais en exemple entâche de beau­coup la confiance qu’on peut accor­der à ses ana­lyses
    Tu les pré­sen­tais comme sérieux, ils font figure de gui­gnols réacs ame­nant Dieu dans le sujet de l’art.“
    Richard Stall­man a d’autres réa­li­sa­tions à son actif qui per­mettent de juger de son sérieux.

    2 : les pirates sont sou­vent contre la glo­ba­li­sa­tion libé­rale
    Mais dans le même temps, ils veulent impo­ser un sys­tème glo­ba­lisé et unique : licence glo­bale. Il y a un pro­blème“
    Mar­rant, moi j’aurais plu­tôt vu vos pirates comme favo­rables à la glo­ba­li­sa­tion libé­rale.
    Mais peu importe. Qui a parlé d’imposer un sys­tème glo­ba­lisé et unique ? Pas moi en tout cas. Les réfé­rences que j’ai citées ne sont que des pro­po­si­tions parmi d’autres.
    J’aurais pu aussi par­ler de la “contri­bu­tion créa­tive” pro­po­sée par quelques dépu­tés fran­çais. Celle-ci est limi­tée aux échanges non-marchands et n’impose rien à qui que ce soit.

    3 : il y a un pro­blème quand on veut impo­ser une res­tric­tion des moyens de finan­ce­ment de l’art“
    C’est un point de vue. Si pro­blème il y a, il est, de l’avis de beau­coup, moins pro­blé­ma­tique que la cen­sure des échanges.

    4 : le finan­ce­ment de l’art est com­plexe, il y a dif­fé­rentes formes d’arts, il faut des finan­ce­ments mul­tiples“
    Et alors ? Per­sonne n’a parlé d’interdire un quel­conque financement.

    5 : le mécé­nat existe déjà; il fonc­tionne par­fois, pas tou­jours. Il est presque tou­jours un com­plé­ment, à la marge.“
    Tout comme l’est la vente de sup­ports pour un cer­tain nombre d’artistes.

    6 : la licence existe déjà, sous forme de mul­tiples for­mules d’abonnement men­suel : music me, cartes de cinéma illi­mité, for­faits des four­nis­seurs d’accès avec films ou musiques illi­mi­tés…“
    Non. Ce n’est pas la même chose. Tu me parles d’offres com­mer­ciales quand je teparle d’échanges non marchands.

    7 : notre sys­tème de finan­ce­ment est plu­ra­liste : il repose sur des tas de finan­ce­ments com­plé­men­taires : rede­vance du droit d’auteur, achat à l’unité, for­faits, dons, mécé­nat, sub­ven­tions …“
    Même réponse qu’au numéro 4

    8 : je pré­fère un sys­tème plu­ra­liste à un sys­tème unique. Je ne crois pas à une solu­tion unique et obli­ga­toire pour tous : licence ou mécé­nat.“
    Moi non plus je n’y crois pas. Tout comme je ne crois pas à l’arbitraire qui consiste à mettre de côté de nou­velles solutions.

    9 : le droit d’auteur est ins­crit au sein des droits de l’homme de la décla­ra­tion de l’ONU. L’artiste doit res­ter libre de conser­ver ce droit s’il le souhaite.”

    Si tu veux aller sur le ter­rain de la décla­ra­tion des droits de l’homme, allons-y :

    Article 11 — Toute per­sonne accu­sée d’un acte délic­tueux est pré­su­mée inno­cente jusqu’à ce que sa culpa­bi­lité ait été léga­le­ment établie au cours d’un pro­cès public où toutes les garan­ties néces­saires à sa défense lui auront été assu­rées.“
    Qui veut sup­pri­mer les accès inter­nets sans procès ?

    Article 12 — Nul ne sera l’objet d’immixtions arbi­traires dans sa vie pri­vée, sa famille, son domi­cile ou sa cor­res­pon­dance, ni d’atteintes à son hon­neur et à sa répu­ta­tion.“
    Qui veut ins­tal­ler un mou­chard à mon domicile ?

    Article 19 — Tout indi­vidu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opi­nions et celui de cher­cher, de rece­voir et de répandre, sans consi­dé­ra­tions de fron­tières, les infor­ma­tions et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.“
    Qui veut m’empêcher d’échanger des infor­ma­tions avec mes pairs ?

    10 : Libre à l’artiste de pas­ser sous licence libre. Du moment qu’il n’oblige pas un autre artiste à faire de même.“
    Bien évidem­ment mais c’est hors-sujet ici.

    11 : ce qui n’empêche pas de cher­cher à amé­lio­rer l’offre légale, son prix, sa dis­tri­bu­tion, comme le sug­gère le bon mes­sage de Robin des villes.“
    A la limite, je dirais que c’est le pro­blème des acteurs du monde mar­chand. Libre à eux de faire ce qui leur semble être le mieux pour eux.

  293. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 16:52

    Per­sonne n’a parlé d’interdire un quel­conque financement.”

    Ben si ! C’est toute la question.

    Si on ne fait plus res­pec­ter le droit d’auteur, on inter­dit, de fait, à un artiste de vivre du droit d’auteur.

    Dans une société, une liberté non défen­due socia­le­ment n’existe plus.

    L’interdiction a deux niveaux:

    - il y a l’interdiction directe, par la loi

    - et il y a l’interdiction de fait, quand une chose devient impos­sible dans un cadre social, même sans être inter­dite de façon explicite.

    Si les pirates ne sont pas pour­sui­vis, peu à peu le pira­tage devien­dra la norme et l’artiste ne pourra plus faire res­pec­ter son droit d’auteur. Il en per­dra l’usage, même sans inter­dic­tion explicite.

    Pour moi le débat se joue uni­que­ment là.

  294. gravatar.com Oaz ip:36
    19 April 2009 @ 17:38

    Si on ne fait plus res­pec­ter le droit d’auteur, on inter­dit, de fait, à un artiste de vivre du droit d’auteur.”

    Relis le code de la pro­priété intel­lec­tuelle.
    L122-5 “Lorsque l’oeuvre a été divul­guée, l’auteur ne peut inter­dire les copies ou repro­duc­tions stric­te­ment réser­vées à l’usage privé du copiste et non des­ti­nées à une uti­li­sa­tion collective”

    Un par­tie de ce que tu appelles pira­tage, j’appelle ça de la copie pri­vée.
    Le droit de l’auteur ne lui per­met pas d’interdire cette copie pri­vée. Le droit que lui concède la loi dans un tel cas c’est un droit à rémunération.

    Si je croise quelqu’un dans la rue qui a un ordi­na­teur por­table conte­nant une oeuvre pro­té­gée par le droit de l’auteur et si cette per­sonne m’invite à en faire une copie sur ma clef USB pour mon usage privé, l’auteur ne peut pas me l’interdire.
    Par contre il a droit à une rému­né­ra­tion. Le choix fait par le légis­la­teur est une taxe sur le sup­port, en l’occurrence la clef USB.

    Les usages évoluant, la majo­rité de ces copies pri­vées se font aujourd’hui sur inter­net dans un cadre non mar­chand.
    On ne peut pas inter­dire cette copie. Elle se pro­duira quoi que l’on fasse. La seule chose dont il y a vrai­ment besoin, c’est la rému­né­ra­tion qui va avec.
    Mettre une taxe sur le canal qui per­met de réa­li­ser cette copie pri­vée me semble la solu­tion la plus rai­son­nable et la plus à même de four­nir une rémunération.

  295. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 17:44

    Oaz dit n’importe quoi : La copie pri­vée n’est pas dis­tri­buable à qui le vou­drait et à toute sa can­to­nade d’amis et connaissants.

    C’est du détour­ne­ment de texte et tu pira­tage de texte de loi.

    On est plus à ça près chez les pirates. Des dingues sans aucun scrupule.

  296. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 17:54

    La seule chose dont il y a vrai­ment besoin, c’est la rému­né­ra­tion qui va avec.”

    D’accord avec ça, donc on retombe sur :

    - la taxe sur le support :

    une taxe de quelques euro sur le canal, ne couvre pas du tout la rému­né­ra­tion de toutes les oeuvres piratées.

    J’ai été un des pre­miers à prendre une carte UGC illi­mi­tée, en 2000.
    C’était 98 francs par mois. Aujourd’hui c’est presque 20 euro par mois.

    La somme per­met une rému­né­ra­tion des oeuvres vues.

    Une licence glo­bale de quelques euro, qui devrait cou­vrir tout le cinéma, toute la musique, toute la lit­té­ra­ture, les jeux vidéos .…. On est loin du compte !

  297. gravatar.com Passant (suite) ip:43
    19 April 2009 @ 18:13

    moi j’aurais plu­tôt vu vos pirates comme favo­rables à la glo­ba­li­sa­tion libérale”

    Merci d’avoir cor­rigé mon idée.

    On a deux ultra libé­raux ici : Henri A et Charlie.

    Char­lie était sur une liste com­mune avec Edouard Fillias.

    Mais Nico­las Voi­sin qui a lancé le pacte des pirates, je ne savais pas qu’il était pour la glo­ba­li­sa­tion libérale.

    Main­te­nant que tu me le dis, je ne man­que­rai pas de cor­ri­ger mon erreur à l’avenir :-)

    Je me suis fait avoir par ses inter­views de Clé­men­tine Autain et sa défense de Naomi Klein :-)

    C’est vrai qu’il avait inter­viewé Fillias aussi…

  298. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 18:22

    T’es sûr qu’Henri A c’est pas plu­tôt ultra­li­bé­rable mais dans 5 ans ?

  299. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 18:23

    ;)

    5 ans ?

    Je pense qu’il lui fau­drait 15 ans fermes, pour bien relire Kraus :)

  300. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 18:38

    Je pense aux copains de Pirate Bay qui vont pou­voir offrir gra­tis leur vir­gi­nité imma­té­rielle à leurs copains de cel­lule et pen­dant un an. Après, ils pour­ront dire qu’ils savent de quoi ils parlent quand ils évoque­ront le don de soi par l’artiste bien­fai­teur de l’Humanité qui ne pense qu’au trou de bal et ses chan­sons piquées à la SACEM.

  301. gravatar.com Oaz ip:36
    19 April 2009 @ 20:03

    Une licence glo­bale de quelques euro, qui devrait cou­vrir tout le cinéma, toute la musique, toute la lit­té­ra­ture, les jeux vidéos ….. On est loin du compte !”

    Essayons de compter.

    Si l’on s’en tient uni­que­ment à la musique, on a besoin d’une rému­né­ra­tion pour copie pri­vée des oeuvres qui sont sur les CD et DVD musi­caux.
    En 2008, je crois que le nombre de ventes est d’environ 70 mil­lions d’unités. Dans ma grande lar­gesse (et puisqu’on me rétor­quera que les ventes ont baissé à cause du pira­tage), je pren­drai 100 mil­lions pour faire un compte rond.
    Les abon­nés à inter­net, c’est envi­ron 20 mil­lions. Là c’est une hypo­thèse basse car le nombre aug­mente chaque jour.
    Ce qui nous fait envi­ron 5 uni­tés par inter­naute et par an.

    Sur cette unité les vrais artistes touchent envi­ron 15% du prix de vente. Rajou­tons 15% pour la pro­duc­tion que je ne sou­haite pas négli­ger. On sou­haite donc rému­né­rer envi­ron 30% du prix de vente. Les 70% res­tants sortent du cadre artis­tique pour entrer dans la zone mar­chande qui n’intéresse pas la copie pri­vée (la TVA, la marge dis­tri­bu­teur, le bud­get publi­ci­taire, …)
    Repre­nons le cal­cul : 5 uni­tés rému­né­rées à 30% = le prix de 1.5 unités

    Voilà la réa­lité : pour four­nir aux artistes et à leurs pro­duc­teurs une rému­né­ra­tion équi­va­lente à la *tota­lité* des ventes de CD, il suf­fit de cumu­ler le prix d’un CD et demi par inter­naute et par an.
    A 16 euros le CD, cela repré­sente 24 euros par inter­naute, soit 2 euros par mois.

    Avec seule­ment 2 euros par mois et par abon­ne­ment inter­net, on peut réduire les ventes de CD à néant tout en conser­vant le même revenu aux artistes.
    C’est ça, la réa­lité des chiffres.

    Pour les ventes de film en DVD, je sup­pose que c’est du même ordre de gran­deur. Avec 5 euros par abon­ne­ment inter­net et par mois on doit pou­voir lar­ge­ment com­pen­ser les copies pri­vées pour l’ensemble de la pro­duc­tion de musique et de films.

    Pour les autres sec­teurs, c’est un peu plus com­pli­qué. La lit­té­ra­ture n’est pas encore très pré­sente sous forme numé­rique mais elle y vien­dra. Les jeux videos posent un autre pro­blème de par leur lutte tech­no­lo­gique contre les uti­li­sa­teurs qui est un véri­table obs­tacle à la copie privée.

    Au final, même en cumu­lant les divers sec­teurs, il n’y en a pas pour plus de 10 euros par mois et par connexion internet.

    ======================
    Un petit mot pour l’”artiste créa­teur”. Je ne dis pas n’importe quoi concer­nant la copie pri­vée. Je me doute que la lec­ture du code de la pro­priété intel­lec­tuelle est moins pas­sion­nante que la plu­part de la lit­té­ra­ture que tu affec­tionnes mais tu devrais prendre le temps d’y jeter un coup d’oeil.

  302. gravatar.com Passant ip:1
    19 April 2009 @ 20:17

    10 euro par mois font donc, pour 20 mil­lions d’Internautes, 200 mil­lions d’euro par mois.

    Il fau­drait chif­frer le coût de la pro­duc­tion cultu­relle actuelle pour avoir une idée.

    Ton cal­cul sur les ventes de DVD, par exemple, néglige le fait qu’un accès illi­mité aux vidéos chez soi, pour­rait faire bais­ser considérablement :

    1 : le nombre de places de cinéma ven­dues, sur­tout avec le pro­grès du Home cinéma
    Et elles entrent pour une part dans le finan­ce­ment de la création.

    2 : le nombre d’heures pas­sées devant la TV, et les recettes publi­ci­taires liées.

    Bon, on pour­rait mettre de la pub en com­plé­ment sur le canal de télé­char­ge­ment, ou avoir une pub scé­na­ri­sée, dans le film même: le héros boit du coca… Pub impos­sible à zap­per…
    Donc le pro­blème de la pub peut se régler.

    10 euro me semble un mini­mum, à la condi­tion que 20 mil­lions d’Internautes soient prêts à payer cela tous les mois !
    On trou­vera vite 5 à 10 mil­lions qui n’auront pas les moyens, donc il fau­dra pas­ser à 15 ou 20 euro…

    Le jour où les pirates s’engageront sur le prin­cipe de payer au moins 10 euro par mois, on aura déjà avancé…
    Je n’ai pas l’impression que ce soit acquis.

  303. gravatar.com Les artistes créateurs ne sont pas des putes ip:41
    19 April 2009 @ 20:38

    @ Oaz,

    Je le connais par coeur, et le prof qui a écrit le “Que sais-je” sur la Pro­priété lit­té­raire et artis­tique est mon avocat.

    Alors arrête de me don­ner des conseils de débu­tant de la vie. Tu te ridiculissimises.

    C’est vrai­ment le défaut des auto­di­dactes, ils pensent tou­jours t’apprendre quelque chose, car ils pensent qu’avant eux il n’y avait rien. Pauvre Oaz !

    Ca fait plus d’une décen­nie que je suis impli­qué dans ces ques­tions puisque je suis un créa­teur qui a été contre­fait à l’échelle mon­diale et dans le monde de la grande industrie.

    Mais ne te jette pas sur Google pour trou­ver l’affaire, ce n’est pas sous Demian West ni sous un autre nom que le jour­na­lisme citoyen pour­rait te balancer…non ! c’est ver­rouillé. Tu ne trou­ve­ras rien. Ca ne te regarde pas. :-)

  304. gravatar.com Robin des villes ip:42
    20 April 2009 @ 14:20

    Le télé­char­ge­ment ‘gra­tuit’ par échange de fichiers ne peut pas être consi­déré comme de la copie pri­vée (qui ne pose pas pro­blème dans les limites propres à sa modé­ra­tion pré­su­mée): à un niveau indi­vi­duel limité, ce n’est pas du pira­tage mais au niveau glo­bal, ça l’est. Une loi comme Hadopi per­met donc de lut­ter contre ce “mar­ché libre col­lec­tif” glo­ba­le­ment nui­sible (en rela­ti­vi­sant, il a tout de même quelques avan­tages) aux béné­fices de la créa­tion d’œuvres, mais la loi se fait aussi, au niveau péda­go­gique, trop don­neuse de leçons car son esprit, sou­tenu par une logique glo­bale capi­ta­liste, a ten­dance, au-delà de bonnes inten­tions, à stig­ma­ti­ser la liberté du par­tage. Au-delà, le com­pro­mis n’est pas pos­sible donc c’est une loi ou rien.

    J’en viens aux “modèles glo­baux” pro­po­sés (évolu­tifs) de redis­tri­bu­tion par for­fait ou par finan­ce­ment mutua­lisé. Ces modèles, per­mis par une aug­men­ta­tion de for­fait ou par le paie­ment d’une somme contrac­tuelle pério­dique redis­tri­buées selon diverses évalua­tions, visent à pal­lier l’autorisation d’accès “illi­mi­tés”; ils ne semblent résoudre en rien le fond du problème.

    L’idée de “mécé­nat glo­bal” repose sur une par­ti­ci­pa­tion au finan­ce­ment des œuvres par les inter­nautes ; ce serait pos­sible mais le “ciblage” de la redis­tri­bu­tion des gains ne sera jamais exact pour une œuvre car la déter­mi­na­tion de ces gains ne serait plus auto­ma­ti­que­ment liée à l’”usage” de l’œuvre en ques­tion mais à son évalua­tion…
    Ainsi, cette illu­sion d’équité nou­velle peut, dans les faits, nuire à cer­tains créa­teurs (en pre­mier lieu tous ceux qui ne rejoignent pas le modèle) et même à la créa­tion. Si l’on suit les défen­seurs du mécé­nat glo­bal, la redis­tri­bu­tion serait fonc­tion de la sub­jec­ti­vité des membres de chaque “groupe mécène” et non plus de la consom­ma­tion réelle de chaque unité d’”oeuvre de l’esprit”: je ne vois là aucune véri­table équité.
    Sur [ http://mecenat-global.org/index-fr.html ], la Note 5) affiche le flou artis­tique du pro­jet. Il est évident que, dans l’affaire, les plus petits créa­teurs, indé­pen­dantss et/ou fonc­tion­nant sans pub ou presque risquent bien de se retrou­ver lésés. Le droit d’auteur est mis à mal.
    Mais le pire est la Note 4), qui annonce l’enterrement de l’idée de «rému­né­ra­tion » des auteurs et artistes! Ce serait donc le grand virage vers la “finan­cia­ri­sa­tion” des œuvres, une entre­prise ultra-libérale qui s’inscrit à contre-courant d’un ave­nir plus pai­sible et moins stres­sant… Richard Stall­man et Fran­çois Muguet: vos idées m’écoeurent plus qu’autre chose!

    Certes, l’identification des objets numé­riques par un Digi­tal Object Iden­ti­fier (DOI, chap. 9.1 du bou­quin **«Inter­net et Créa­tion») per­met d’autoriser une iden­ti­fi­ca­tion des tran­sac­tions en mode col­lec­tif for­fai­taire. Cepen­dant, le sys­tème de mesure des usages pro­posé [ici http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre20460-page121.html#page ] res­semble à un bien beau bor­del.
    Dans le détail, on a l’impression d’un grand n’importe-quoi (et on a beau jeu alors de répé­ter à l’envi qu’il suf­fit d’affiner et d’en débattre “en toute trans­pa­rence”).
    http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre20460-page103.html#page
    Je lis: “il nous fau­dra mon­trer que le pro­duit de la rede­vance (…) conduira à une dis­tri­bu­tion de reve­nus aux créa­teurs plus juste qu’actuellement”.
    Il nous fau­dra démon­trer… jus­ti­fier…: ce qui n’est pas fait là et pour­rait bien de tour­ner à la mani­pu­la­tion (non démo­cra­tique). Ph. Augrain met en avant le “qqch de dési­rable” et non pas le res­pect de la valeur de base d’une création.

    Ce n’est pas pour autant que le mécé­nat glo­bal fait mieux. Je n’aime pas du tout cette idée d’”intermédiaires concur­ren­tiels”, évoquée page 60. Ça revient à per­mettre le paie­ment des auteur-e-s de blogs donc indi­rec­te­ment à les rendre payants mais sur­tout à favo­ri­ser ainsi une concur­rence abso­lu­ment pas saine au regard de l’esprit des débuts d’Internet.
    Fran­cis Muguet fait dépendre son idée de l’existence de “Socié­tés de Per­cep­tion et de Répar­ti­tion des droits d’auteur” (SPRD), en fait des socié­tés de ges­tion col­lec­tive:
    «les inter­nautes déter­minent la clef de répar­ti­tion de la somme fixe, selon leurs appré­cia­tions des oeuvres, et non pas selon leurs consom­ma­tions. Cha­cun devient donc un mécène.»
    Je trouve ça à la fois extrê­me­ment dan­ge­reux et poten­tiel­le­ment foi­reux. Primo, c’est vali­der la mort du droit d’auteur. Deuxio, le côut induit (signa­li­sa­tion des oeuvres, ges­tion finan­cière, fis­cale) n’est pas for­cé­ment amor­tis­sable ni même envi­sa­geable pour toute pro­duc­tion, pour tout un chacun-e ; et inté­grer ce sys­tème technico-financier en rend très dépen­dant.
    L’affiliation à une SPRD n’est certes pas pré­sen­tée comme obli­ga­toire mais chaque auteur ne finirait-il pas par en deve­nir esclave? En effet, ne pas faire par­tie d’une SPRD revien­drait à se mettre hors-circuit et à se retrou­ver finan­ciè­re­ment péna­lisé.
    S’avançant der­rière la façade ave­nante du “non obli­ga­toire”, ces modèles s’avèrent en fait tota­li­taires.
    On a l’impression de se faire bouf­fer (chap. 8.2**): ” cette adhé­sion volon­taire est pré­fé­rable” (sinon tu peux crever!)

    En outre, l’internaute deve­nant encore plus dépen­dant des “for­faits” pério­diques en tous genres, ces modèles appa­raissent de plus comme ennemi de l’autonomie et du choix libre de toute temporalité.

    Enfin, le fac­teur humain (les acteurs du com­merce loca­lisé des arts et diver­tis­se­ments) se retrou­ve­rait bien sûr encore plus atta­qué pour ne pas dire anéanti par ce “court-circuitage” glo­bal (qui ren­drait assez vite non ren­tables tout les cir­cuits clas­siques).
    Défend-t-on le contact humain ou la machine et ses esclaves?
    Ces sys­tèmes pro­po­sés d’e-financement mutuel et mesuré des œuvres artis­tiques n’apparaissent pas vrai­ment comme des modèles de res­pect des gens de la créa­tion (hor­mis les mieux lotis) mais plu­tôt comme des entre­prises d’aliénation, à la fois par la techno-science et par la mise sous coupe de la valeur des œuvres aux fac­teurs sub­jec­tifs aléatoires.

  305. gravatar.com Passant ip:1
    20 April 2009 @ 23:48

    Et voici encore de nou­veaux mouchards…

    Signés Google, encore :

    Vous aviez peur des camé­ras de sur­veillance ins­tal­lées par les administrations ?

    Google fait mieux avec des mil­liers de web­cams fil­mant la rue, les plages… Souriez !

    Google vient d’annoncer un par­te­na­riat avec le site Inter­net webcams.travel afin d’utiliser ses 9,000 web­cams par­tout dans le monde pour les inté­grer à Google Map.

    Après Google Street View, il sera désor­mais pos­sible de visua­li­ser en temps réel, ou presque, un lieu de vacance, une place célèbre, un pay­sage magnifique…

    Pour ce qui est de la France, une qua­ran­taine de web­cams sont déjà dis­po­nibles. Le chiffre devrait conti­nuer à pro­gres­ser dans les mois à venir.

  306. gravatar.com Robin des villes ip:42
    21 April 2009 @ 19:09

    Au sujet des web­cams sur exté­rieur (en temps réel), ça n’est pas nou­veau du tout, sauf que leur accès sera faci­lité par gogole. Sur Gogole Street view, les visages sont “flou­tés” de manière auto­ma­tique (ce qui fait qu’un smi­ley sur un mur se retrouve aussi flouté!) mais sur cer­taines plages par exemple, ce n’est pas suf­fi­sant et ils devront davan­tage veiller au res­pect de l’anonymat.

  307. gravatar.com Passant ip:1
    21 April 2009 @ 19:14

    On recon­nait faci­le­ment les gens qu’on connait, même floutés.

    Quand un mari dira qu’il est sur la plage à Deau­ville, on pourra véri­fier à dis­tance, et s’il est seul…

    Disons que cer­tains ont peur des camé­ras de police dans les rues, dont pour­tant le vision­nage est res­treint et encadré ;

    alors qu’ils acceptent le même genre de camé­ras, par Google ou autre, dont le vision­nage est acces­sible à n’importe qui en temps réel…

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La décentralisation de la puissance politique.

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