Au nom des hommes

De la différence

Nous avons beau appar­te­nir tous à la même espèce nous n’en sommes pas moins tous dif­fé­rents. C’est une chance. Quand nous nous ren­con­trons, nous avons tou­jours quelque chose à nous dire. Cette grande diver­sité de carac­tères fait que ce qui convient à cer­tains ne convient pas à d’autres.

J’ai ainsi appris à mes dépends que le sys­tème pyra­mi­dal ne me conve­nait pas, à l’armée quand j’étais au pied de la pyra­mide comme plus tard quand je me suis retrouvé un peu plus haut dans la pyra­mide. Je sais que d’autres per­sonnes aiment être enca­drées, gui­dées, super­vi­sées. Elles ne donnent le meilleur d’elles-mêmes qu’au sein d’une orga­ni­sa­tion stricte.

À cause de cette diver­sité, il ne peut exis­ter d’organisation humaine uni­ver­selle. Cha­cun en fonc­tion de son carac­tère, de ses com­pé­tences, des moments de sa vie, s’épanouit dans des orga­ni­sa­tions de natures différentes.

C’est au nom des hommes que nous devons inven­ter de nou­veaux modèles d’organisations en même temps que nous nous confron­tons à de nou­veaux types de pro­blèmes. Si beau­coup d’entre nous souffrent à leur tra­vail et au quo­ti­dien, n’est-ce pas parce qu’ils vivent dans une struc­ture sociale qui ne leur est pas appropriée ?

Depuis bien long­temps, on nous a demandé d’entrer dans le moule, celui notam­ment des hié­rar­chies. Nous pou­vons par­fois nous y épanouir quelque temps mais beau­coup d’entre nous se fatiguent de cette logique. Que leur reste-t-il alors à faire ? Deve­nir des mar­gi­naux, des bons à rien, des déviants…

C’est une catas­trophe qui a pré­ci­pité la crise sociale que nous tra­ver­sons. Col­lec­ti­ve­ment, nous nous sommes pri­vés de l’intelligence d’une grande par­tie des nôtres. On peut se sen­tir mal dans une struc­ture pyra­mi­dale tout en étant capable de tra­vailler avec les autres. Pour moi, Dee Hock en fit la démons­tra­tion magis­trale en créant Visa International.

Sous pré­texte que le modèle pyra­mi­dal est le meilleur, tous ceux qui ne l’acceptent pas se sont vus reje­tés. En vérité, ce sys­tème n’est pas le meilleur. Le meilleur sys­tème n’existe pas dans l’absolu. Dans chaque situa­tion, il faut choi­sir la solu­tion qui nous semble la plus appro­priée. Si nous n’avons qu’une réponse, c’est que nous man­quons d’imagination. Alors nous nous fai­sons souf­frir les uns les autres. Et si nous souf­frons, nous ne réglons aucun de nos problèmes.

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6 commentaires à “Au nom des hommes”

  1. gravatar.com phyrezo ip:1
    29 April 2009 @ 15:15

    par contre je ne vois pas le rap­port avec la photo …

  2. gravatar.com Henri A ip:2
    29 April 2009 @ 16:01

    A Phy­rezo :
    Il suf­fit d’aller voir : http://twiller.tcrouzet.com/
    Le héros de son thril­ler voit des culs partout.

  3. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    29 April 2009 @ 18:21

    Ok… j’ai mis des oranges à la place… ça illustre aussi bien l’idée de différence!

  4. gravatar.com pacco ip:4
    29 April 2009 @ 18:33

    Belle mise au point pour tous ceux qui te croient, tota­li­taire, extré­miste, uto­pique, ou que sais-je…
    Res­tera à pen­ser à une ver­sion braille… Pour les aveugles.

  5. gravatar.com Phyrezo ip:5
    30 April 2009 @ 0:41

    Mmm, c’est bon le jus d’orange.

    Bon anni­ver­saire d’apres Skype, non ?

  6. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    30 April 2009 @ 7:56

    Non j’ai encore 45 pour 3 mois :-)

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