MAM ne kiffe pas Internet, c’est rassurant

MAM

Dans le train de retour de Genève, je lis la décla­ra­tion de MAM sur la sécu­ri­sa­tion d’internet. Je suis ras­suré. Tant que nos élites seront aussi stu­pides, aussi mal infor­més, conseillées par des consul­tants imbé­ciles qui ne savent que piquer dans nos impôts pour se faire rému­né­rer, Inter­net res­tera un espace de liberté.

MAM parle à la pre­mière per­sonne, au nom de l’État, au nom des citoyens qu’elle repré­sente et qu’elle veut pro­té­ger de ter­ribles méfaits. Elle n’a pas com­pris qu’on ne pou­vait pas agir sur Inter­net en se pla­çant à l’extérieur d’Internet. Un sys­tème auto-organisé se contrôle de l’intérieur, par une coopé­ra­tion de cha­cun de ses usa­gers, par une gou­ver­nance intériorisée.

Au contraire, dans cha­cune de ses paroles, MAM démontre son ambi­tion d’appliquer l’approche pyra­mi­dale top-down. Com­ment une pyra­mide peut-elle influer un réseau qui repose sur le bottom-up ? Elle ne le peut le faire que de deux façons. 1/ Se trans­for­mer elle-même en réseau, ce que ne veut sur­tout pas notre gou­ver­ne­ment. 2/ Ou trans­for­mer le réseau en pyra­mide, pour pou­voir se battre avec lui sur le même ter­rain. Cette seconde approche, la seule envi­sa­geable, revient à tuer le réseau, à le pri­ver de ses spé­ci­fi­ci­tés, de nous pri­ver des nou­velles liber­tés que nous y avons acquises.

MAM pré­tend vou­loir faci­li­ter les échanges, notam­ment écono­miques, mais elle ne fera que les réduire en limi­tant nos inter­con­nexions, en rédui­sant l’intelligence de notre super orga­nisme. Hier, c’était pour sau­ver les auteurs, aujourd’hui c’est pour notre sécu­rité, chaque semaine notre gou­ver­ne­ment trouve de nou­velles rai­sons d’attaquer le can­cer qui ronge la vieille société pyramidale.

MAM ne pense qu’à contrô­ler cette force qui vit pour l’essentiel hors de son influence. MAM d’ailleurs parle de cri­mi­na­lité sur Inter­net mais de donne aucun chiffres pour com­pa­rer cette cri­mi­na­lité à celle consta­tée hors d’Internet. Si, par hasard, Inter­net était moins cri­mi­no­gène que le reste de la société, c’est la société qui devrait s’inspirer des méthodes de sécu­ri­sa­tion déjà à l’œuvre sur Inter­net. Et si ce n’est pas le cas, si Inter­net est un lieu de dépra­va­tion abject, il faut ren­for­cer les méca­nismes qui ont évité que cette abjec­tion devienne insup­por­table. Car avouons-le, on peut très bien mener une exis­tence en ligne hono­rable sans être sans cesse sou­mis à la vio­lence. Je passe ma vie sur Inter­net et j’y ren­contre le plus sou­vent des gens civi­li­sés, sou­vent plus civi­li­sés que ceux qui, dans les rues, avancent, rési­gnés, têtes basses.

Sur Inter­net, coha­bi­ta­tion, coopé­ra­tion, cocréa­tion… se com­binent depuis long­temps pour engen­drer une co-sécurisation. Si MAM com­pre­nait un tant soit peu ce phé­no­mène, elle pro­po­se­rait de le sti­mu­ler, de l’expliquer, de l’encourager, de faire se par­ler ceux qui créent les outils, d’éveiller la conscience des usagers…

Sur Inter­net per­sonne n’est contre la rému­né­ra­tion des auteurs. Pas plus, per­sonne n’est contre la péna­li­sa­tion des délits. Sim­ple­ment, il est vain de vou­loir pla­quer des habi­tudes héri­tées d’un monde pyra­mi­dal sur un monde en réseau. Il faut tenir compte de la topo­lo­gie d’Internet, notam­ment de sa topo­lo­gie sociale. Sans quoi, des mesures qui visent notre bien peuvent affai­blir l’irrigation san­guine et ner­veuse de notre super orga­nisme, ce qui revien­drait à le tuer.

Pour pré­ser­ver la vie de cet orga­nisme, des camps peuvent se radi­ca­li­ser et entrer en résis­tance, voire en lutte. À ce moment, MAM aurait des sou­cis à se faire car elle serait désar­mée pour lut­ter contre une intel­li­gence répar­tie. Notre société vit en sym­biose avec les machines. Ceux qui com­prennent les machines dis­posent d’un gigan­tesque pou­voir. MAM a peur d’eux. Elle le montre. Doit-on s’en réjouir ou s’en effrayer ?

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21 commentaires à “MAM ne kiffe pas Internet, c’est rassurant”

  1. gravatar.com M ip:1
    20 June 2009 @ 16:39

    Si, par hasard, Inter­net était moins cri­mi­no­gène que le reste de la société”

    Per­son­nel­le­ment je perds beau­coup plus de temps chaque jour à cause de la délin­quance sur Inter­net, que dans la société.

    Les SPAM sont une plaie qui, mal­gré tous les sys­tèmes anti-SPAM, font perdre chaque jour une bonne heure quand on gère plu­sieurs sites et plu­sieurs boites mails (il faut jeter un oeil dans les dos­siers SPAM à cause des faux positifs).

    Sans par­ler du temps pris avec toutes les mises à jour des anti­vi­rus, le ralen­tis­se­ment de notre navi­ga­tion, etc.

    Le temps passé à mettre à jour tous les logi­ciels pour parer les trous pro­pices aux pirates…

    La cri­mi­na­lité me gène beau­coup moins dans mes dépla­ce­ments dans la société.

    Dans la société je ne perds pas chaque jour autant de temps à écar­ter des intrus, la police fait son travail.

    Sans par­ler du viol de droit d’auteur, etc.

    Dire qu’Internet s’autogère bien, c’est une blague.

    On n’est pas forcé de chan­ger la porte de son appar­te­ment tous les mois, tan­dis qu’il faut sans arrêt mettre à jour Word­Press, Dru­pal, etc, pour com­bler les failles de sécurité.

    Inter­net est tout sauf un monde de paix et de fra­ter­nité : c’est le monde le plus guer­rier qui soit, on y subit chaque jour des attaques sans équi­va­lent dans nos socié­tés policées.

    Tu te pro­mènes dans la rue sans gilet pare-balle. Sur Inter­net il te faut à chaque mou­ve­ment 3 ou 4 gardes du corps : pare-feu, anti­vi­rus, anti-spyware, anti-spam, etc.

  2. gravatar.com Henri A ip:2
    20 June 2009 @ 21:34

    A M comme Minus­cule :
    Inter­net est mon­dial, les spams, virus et com­pa­gnie ne viennent pas de mon quar­tier. Si il y a une com­pa­rai­son, elle doit se faire avec la moyenne de la cri­mi­na­lité du monde entier ( Bré­sil, US, Afrique du sud, Boli­vie, etc..).

    Ce que raconte Mam dans son texte ne me choque pas, c’est ce qu’elle n’écrit pas ( men­songes, actes contraire aux dis­cours, etc…) qui me défrise.
    Incom­pé­tence ? En effet, ils ne sont pas fou­tus de contrô­ler les 99 % de la popu­la­tion.
    Mam et ses col­lègues des autres par­tis sont en ce qui me concerne des ennemis.

  3. gravatar.com M ip:1
    21 June 2009 @ 0:13

    Mam et ses col­lègues des autres par­tis sont en ce qui me concerne des ennemis”

    Calme-toi Raoul.

    Plus j’avance dans la vie, moins j’ai de cer­ti­tudes”.
    Jean-François Copé.

  4. gravatar.com Phyrezo ip:3
    22 June 2009 @ 0:13

    Une nana qui se fai­sait seques­trer par son mec, a pu envoyer un mail SOS à un de mes pote depuis son Yahoo.

    Comme le nom com­plet de ce pote figure dans son adresse mail, et crai­gnant que son mec ai son mot de passe, il demande à la police d’effacer le mail qu’elle avait envoyé.

    Lorsqu’il se rend à la convo­ca­tion, il demande s’ils ont bien effacé le mail, l’officier lui répond, assez fier : “Ne vous inquié­tez pas, on a sai­sit l’ordinateur !”

    Allez MAM, encore un peu de courage…

  5. gravatar.com H ip:1
    22 June 2009 @ 12:59

    En tout cas, si vous pou­viez com­men­cer par convaincre les spam­meurs d’arrêter de nous bom­bar­der de 3000 annonces de via­gra par jour, ce serait une bonne preuve qu’Internet est capable de s’autogérer sans inter­ven­tion de la police d’Etat.

    Bon cou­rage !

  6. gravatar.com Thierry Crouzet ip:4
    22 June 2009 @ 13:19

    Je reçois 0 spam. J’ai évoqué la solu­tion depuis longtemps.

    http://blog.tcrouzet.com/2007/08/17/je-ne-suis-plus-spamme/

    Pas la peine de flics pour ça.

  7. gravatar.com Tamyoc ip:5
    29 June 2009 @ 11:29

    Inch Allah,
    J’aiemerais par­ta­ger ton opti­misme, mais il me semble que l’ídéalisme liber­taire se heurte au for­ma­lisme glo­bal, à une forme d’autocensure indi­vi­duelle que génère notre sys­tème, à une sou­mis­sion ser­vile à une logique dic­tée par le pro­fit bien orches­trée… Le net nous cloi­sonne jour après jour dans une atti­tude de consom­ma­teur et nous berce de l’illusion d’action… Je poste mon com­men­taire et je me sens l’âme d’un contes­ta­taire, puis je m’abreuve d’opions invé­ri­fiables, devant l’orgie infor­ma­tion­nelle je me laisse gui­der par une tor­peur inte­lec­tuelle et mon esprit cri­tique s’en va loin de moi… L’illusion de l’ínteractivité me rend plus encore vul­né­rable à la pro­pa­gande mer­can­tile ou notre com­plai­sance d’oisifs occi­den­taux s’achette à coup d’illusion de liberté.
    Alors les ges­ti­cu­la­tions de MAM ne sont pas celles qui me font peur, la cen­sure la vraie vient égale­ment de nous même de cette incroyable indo­lence inte­lec­tuelle, de cette for­mi­dable apa­thie devant un sys­tème vérouillé qui vit sur la vio­lence impé­ria­liste et expan­sion­niste. Pauvre monde citoyen réveille toi ce n’est que dans un élan col­lec­tif que nous réin­ven­te­ront notre monde qu’il soit vir­tuel ou réel.
    Merci en tout cas de ce petit espace qu il vive ”a lutta continua”

  8. gravatar.com A celui (ou celle) qui confie son esprit critique à l'élan collectif ip:6
    30 June 2009 @ 4:17

    la seule expres­sion exacte dans le com­men­taire pré­cé­dent est celui-ci :
    “options invé­ri­fiables“
    et encore…Car la coquille ne montre pas si notre com­men­ta­teur pré­cé­dent vou­lait écrire “opi­nions invé­ri­fiables” qui est un pléonasme.

    Tout se passe comme si vous invo­quiez l’existence d’une fausse cen­sure qui pour­rait, on ne sait com­ment, coexis­ter avec la vraie cen­sure sans que le lien néces­saire qui les unit ne soit per­cep­tible.
    Voilà pour ce qui est de ce tout nou­veau hoax. Les autres ont déjà pris un peu plus de bou­teille en poli­tique, sans pour autant avoir pris racine ailleurs.

  9. gravatar.com Fin des pirates ip:1
    30 June 2009 @ 22:25

    The Pirate Bay se couche et le contenu sera bien­tôt légal avec redis­tri­bu­tion du revenu aux auteurs.

    Comme quoi les actions en jus­tice sont efficaces.

    Inter­net a besoin de l’Etat et de la jus­tice pour se civi­li­ser. Sinon c’est rien que des gosses qu’on laisse sans limites, ça finit mal.

  10. gravatar.com Fin programmée de la civilisation fondée sur l'expression... ip:7
    1 July 2009 @ 10:02

    …Et toute civi­li­sa­tion a besoin que les gens, qui font comme toi, soient un peu plus capables de par­ta­ger et de pro­duire des connais­sances sans “faire de l’information” et cèdent un peu moins à l’idée de tron­quer et d’omettre ces mêmes connaissances.

    Si vrai­ment tu cher­chais déjà à t’appuyer sur des connais­sances. Tu reco­pie­rais et dif­fu­se­rais moins ce genre de com­men­taires bidons qui ont déjà pro­vo­qué au sein d’entreprises, l’hallali sur des per­sonnes qui expriment en toute léga­lité leurs opi­nions politiques.

    La civi­li­sa­tion coule avec des gens comme toi. Et La jus­tice qui traine ce genre de bou­lets est de moins en moins EFFICIENTE. Tu fais par­tie de ces gosses qu’on laisse sans limite dans le monde civilisé.

    Inter­net n’a aucune leçon à reçe­voir de gens comme toi, qui sont en train de cau­ser la des­truc­tion de toute civi­li­sa­tion fon­dée sur l’expression.

  11. gravatar.com Fin des pirates ip:1
    1 July 2009 @ 12:57

    Inter­net n’a aucune leçon à reçe­voir de gens comme toi”

    Votre vision de l’Internet est mor­ti­fère, et heu­reu­se­ment qu’elle ne pré­vaut pas.

    Aucune vision de la liberté ne vaut si elle ne sou­tient en même temps une vision de la culture.

    L’expression est au ser­vice d’un contenu.

    L’expression tour­nant à vide, sous forme de “connec­tion­nite aigüe”, avec des nou­veaux médias qui ne parlent plus de rien sinon d’eux-mêmes, même dans leurs “romans”, n’a aucun intérêt.

    Le réseau et la connec­tion ne sont pas une fin en soi.

    En s’opposant à la culture et aux condi­tions de sa créa­tion, cet Inter­net pirate a signé son arrêt de mort.

  12. gravatar.com ... avènement des techniciens de surface ! ip:7
    1 July 2009 @ 21:13

    Il est où le contenu de ta tête, quand tu mets tout inter­net dans le même sac ?
    Tout ce qu’il y a sur inter­net ne tient même pas dans un mil­lier de têtes iden­tiques à la tienne.
    Tu te repêts de la déchéance avec tes com­men­taires bidons. Il te faut du sang et des vic­times. Tu es un nécrophage.

    Je n’ai pas besoin de déve­lop­per ma vision de la culture pour répondre à tes com­men­taires. Ma vision actuelle est que tu poste tes com­men­taires sans même avoir com­pris ce qui s’est passé à ce procès.

    Il te faut déjà taper dans google pour savoir si le sys­tème judi­ciaire sué­dois est le même qu’en France ou, voire même, s’ils ont adopté la mon­naie euro­péenne.
    Alors je ne parle même pas de leurs lois.
    Tu uti­lises inter­net pour pos­ter tes conne­ries, sans même savoir ce qu’est un pro­blème de droit et en quoi ce qu’a répondu le juge était inté­res­sant pour la suite.

    Et c’était déjà la même chose avec ce qui a eu lieu à la sncf. Tu accuses les gens qui se trou­vaient à 300m à la ronde sans même connaître les faits sur la manière dont on a pro­cédé aux arres­ta­tions. Et c’est à moi que tu dis que ma vision est mor­ti­fère ? C’est ça que tu appelles une contri­bu­tion à la culture ?

    Tu n’as rien à appor­ter, mais en revanche tu as tout à apprendre d’internet.
    Ce qu’en dit Thierry n’en est qu’une très faible frac­tion.
    La seule chose, c’est que pen­dant que tu cri­tiques, en déna­tu­rant toute la sub­stance des oeuvres dont tu crois avoir fait l’acquisition, ben le bon­homme il a déjà com­pris que décrire inter­net ne lui ser­vait à rien. A plus forte rai­son s’il s’agit de le réduire à TPB.

    ” l’expression est au ser­vice d’un contenu ” … et tes com­men­taires sont au ser­vice de la conne­rie, ni plus, ni moins.

    En réa­lité, ailleurs, dans les milieux cultu­rels, ils t’ont sur­ement demandé de la bou­cler et ils t’ont vite repris le micro qu’ils t’avaient tendu. Parce qu’ils ont vite fait de com­prendre que tu n’avais rien à dire, au bout de la 3ème fois que tu répé­tais ce que tu avait acheté à quelqu’un d’autre.

    Ca doit être la rai­son pour laquelle tu reviens tou­jours sur cet inter­net que tu réprouves tant… en être supé­rieur pour lequel tu te prends.
    Ce que je vois, c’est que sans argent, tu n’as aucun contenu. Tu n’est qu’un tech­ni­cien de sur­face. Et comme on peut pas mon­trer son fric dans les commentaires…

  13. gravatar.com Fin des pirates ip:1
    1 July 2009 @ 23:02

    si le sys­tème judi­ciaire suédois”

    bel exemple de ver­biage vide, où tu tournes autour du pot en bifur­quant, sans jamais répondre au fond, et en inven­tant des choses à mon sujet pour détour­ner l’attention.

    Tech­nique clas­sique de la déné­ga­tion; tu cherches à ridi­cu­li­ser l’interlocuteur faute d’avoir une réponse au pro­blème (pira­tage et écono­mie de la culture).

    Tout ce que tu inventes sur quelqu’un que tu ne connais pas, dans l’espoir de dis­cré­di­ter son dis­cours, en dit long sur l’impasse de fond dans laquelle tu es.

    Tu confonds par ailleurs le niveau du com­men­taire, et le niveau de la pro­duc­tion édito­riale.
    90% de mon temps en ligne est occupé à de la pro­duc­tion édito­riale posi­tive.
    Les 10% que je consacre aux com­men­taires sont le lieu de la cri­tique.
    N’inverse pas les pro­por­tions pour juger d’un homme, quand tu ne connais que le dixième.

  14. gravatar.com C'est de ton impasse qu'il s'agit ici : celle de tes commentaires ip:7
    2 July 2009 @ 3:19

    oh, le côté édito­rial, je l’ai déjà lu dans tes com­men­taires.
    Juste une autre manière de t’approprier ce que d’autres ont décou­vert.
    On met un peu de pein­ture, on ajuste ici et là les lumi­naires et on fait croire qu’on a bâti les murs pour jus­ti­fier son salaire. Dans ton milieu on doit sur­ement dire “j’ai fait la mai­son” quand on n’en a ins­tallé que la décoration.

    En bon tech­ni­cien de sur­face, tu as déjà du faire pro­gram­mer les algo­rithmes qui te res­sortent les phrases lit­té­raires qui ont paru mar­quantes à 90% des inter­ro­gés et tu boucles encore une fois l’expérience d’autres que toi en repla­cant les der­niers éléments dans un ordre qui te semble un peu plus humain. Bref, tu te fais sur­ement des fiches for­ma­tées sur le tra­vail des autres, tu ne crée rien.
    Tu te crois éditeur alors que tu fais uni­que­ment du lèche-vitrines…

    Tu n’ouvres des livres que pour y piller ce qui plaira ou éton­nera d’autres.
    Tu dois d’ailleurs avoir des docu­men­ta­listes qui les lisent pour toi, pour t’expliquer en résumé ce qu’ils en ont com­pris, à ta place.
    Tu sais sur­ement ouvrir les livres que tu as ache­tés, mais tu t’arrêtes là, car tu ne sais pas en ouvrir les phrases. Et l’argent ne t’est d’aucune aide face à cette défi­cience d’imagination.

    Le côté “posi­tif” de ta pro­duc­tion édito­riale doit sans doute se bor­ner à lire le nombre de fois que revient tel ou tel mot dans un texte, ou à para­pher ce qu’une per­sonne de confiance t’as assuré être bon de manière à ce que cela appa­raisse en pre­mière place de choix sous ton nom. Mais le temps de micro ne dois pas être trop long, parce qu’on ris­que­rait de s’aperçevoir que la vision sous jacente au texte n’est pas de toi. Hé oui, tu as une boite à faire tour­ner, et si on s’en aper­çoit, tous les gens qui font le bou­lot à ta place risquent le chô­mage. Tu te ras­sures et tu par­viens à dor­mir en te disant que les concur­rents font la même chose. D’ailleurs vous vous en par­lez entre deux trous sur les greens.

    La source du pira­tage est bien là, dans ton propre com­por­te­ment. Tu es un Lind­ström. Un affai­riste en ligne. La culture n’est pour toi qu’un inves­tis­se­ment édito­rial. Car c’est des gens de cette nature, que pro­duit le monde indus­triel. Lind­ström n’a pas investi sur les bonnes per­sonnes, la belle affaire ! Tant que toi tu as des gens de confiance qui font la même chose en un peu moins visible. Comme Romand tu t’es laissé pié­ger par l’adulation de ceux que cela impres­sionne.
    Et ce serait une fois de plus à quelqu’un d’autre (à moi) de trou­ver la sor­tie de l’impasse dans laquelle tu contri­bue à four­rer la culture ?

    Mon ver­biage ne te semble vide que pour une seule rai­son. Tu as peur de voir la réa­lité en face. Et tu pré­fères, comme le com­mun, t’acharner sur ceux qu’on te jette en pâture, plu­tôt que de recher­cher le rôle que tu joues dans tout celà.
    Tout inter­net doit être cou­pable, il faut au moins ça, pour te cacher à toi-même tout le reste de ta situa­tion, pour conti­nuer à n’envisager les choses que sous le seul angle qui te rende accep­table aux yeux des autres.

    Ha ça oui ! On crache sur les accu­sés pour se sen­tir res­pec­table !
    Ce que ce com­por­te­ment à de vil et de mes­quin ne t’apparait même plus tel­le­ment tu es avide de voir si quelqu’un va trou­ver la solu­tion — encore et tou­jours — à ta place.

    Tu me dis que je ne connais que le dixième de l’homme que tu es, mais ce dixième qui ne fait pas la part de ses res­pon­sa­bi­li­tés est déjà un 10ème de trop, pour un homme qui se respecte.

    En com­pa­rai­son d’internet qui repré­sente des kirielles de groupes humains et dont tu ne connais pas le dixième (même pas tes lec­teurs) et que tu accuse, le compte est loin d’y être…

  15. gravatar.com Fin des pirates ip:1
    2 July 2009 @ 3:51

    Fré­dé­ric Mit­ter­rand a passé des années de sa vie à défendre le cinéma d’auteur contre la logique mar­chande. C’est dans ce même esprit qu’aujourd’hui il prend à coeur le sujet Hadopi,

    car lui, qui n’est pas un âne comme toi,

    a bien com­pris que la logique des pirates est la même que celle des super­mar­chés: elle conduit à la des­truc­tion du milieu créa­tif, avec une néga­tion du prix de la culture.

    Ce sujet est un immense sujet. Inter­net joue là un jeu consi­dé­rable. Des cultures sont mortes quand on a laissé la logique de masse l’emporter.

    Si Inter­net passe sous la logique du consom­ma­teur qui veut tou­jours payer moins cher, la culture subira le sort de l’agroalimentaire de masse: de la merde.

    Le com­bat contre le pira­tage, c’est la même logique que la défense du bio en agri­cul­ture: la qua­lité a besoin d’un ter­rain adapté et pro­tégé. On ne peut pas faire n’importe quoi, juste par refus de payer le vrai prix des choses.

    Tu dois d’ailleurs avoir des docu­men­ta­listes qui les lisent pour toi, pour t’expliquer en résumé ”

    Tu es vrai­ment un âne. Il n’y a pas d’autre mot. Tant de volonté de juger un homme, en pas­sant com­plè­te­ment à côté, et tout cela pour fuir le fond des sujets.
    Pathétique.

    Arrête de te construire une image de tes inter­lo­cu­teurs, si c’est pour te plan­ter à ce point. Et au lieu de com­battre des images, qui sont fausses, com­bat des réalités.

    Le pira­tage et ses consé­quences sur l’économie de la culture, c’est une réa­lité. C’est de cela dont je par­lais.
    Tes fan­tas­ma­go­ries à mon sujet sont à mille lieues de toute réalité.

  16. gravatar.com C'est fini le monde de pinoccio ! ip:7
    2 July 2009 @ 12:04

    Fré­dé­ric Mit­te­rand, c’est Fré­dé­ric Miter­rand.
    Or c’est à toi que s’adresse mon com­men­taire.
    Tu ne te rends même pas compte qu’à chaque fois qu’on t’interroge sur ce que tu as fait, tu réponds tou­jours en pre­nant ce qu’à fait quelqu’un d’autre.
    Tu le fais sciem­ment, soit pour le cri­ti­quer en tes lieux et place, soit pour essayer de le mettre à dos de tes inter­lo­cu­teurs.
    Ca ne marche pas ainsi avec moi, car je vois très clair dans ton jeu.

    Tu parles du droit d’auteur, mais en réa­lité tu n’as jamais défendu ce qu’il conte­nait, à savoir la pos­si­bi­lité pour tout un cha­cun d’être reconnu, même si ce n’est pas par la “pro­fes­sion”, pour sa propre contri­bu­tion à la culture. Tout ce que tu as défendu jusqu’à main­te­nant c’est à te goin­frer sur ce qui devrait reve­nir au véri­table auteur de ce que tu utilise.

    Lorsqu’il s’agit de quelqu’un qui se fait beau­coup de fric, alors là, lui il faut le défendre. Tout le monde le connait, on ne peut plus se goin­frer sur son dos. Mais lorsqu’il s’agit de quelqu’un que la “pro­fes­sion” ne connaît ni d’Eve, ni d’Adam, alors là, il s’agit sur­tout d’invoquer la logique de masse pour dépre­cier son tra­vail. il faut même le mettre au même rang que les pirates, ce malo­trus qui n’a pas envie de véhi­cu­ler votre gloire.

    Et là, tout les moyens sont bons, jusqu’à l’usurpation d’identité, pour s’approprier ce qui devrait lui reve­nir. Inutile de me dire que tu défends les droits de l’homme alors que tu ne défend que les droits de la caté­go­rie des spé­cu­la­teurs. Tu n’as jamais défendu l’expression, qui fait par­tie du droit d’auteur, tu ne défends que le droit de spé­cu­ler sur un contenu qui ne t’appartiens pas, parce que ce contenu, tu ne le com­prend pas.
    Et parce que, toi, tu ne le com­prends pas, per­sonne d’autre ne devrait le com­prendre ? Tout le monde devrait s’en moquer ?

    Et bien, moi, je ne m’en moque pas !
    Et je vois très clair dans ton petit jeu. Selon toi, il ne faut sur­tout pas que les gens se mettent en contact les uns avec les autres. Car il en naî­trait sur­ement quelque chose que tu ne pour­ras plus piller à ta guise, par les règles que vous vous êtes don­nés pour empê­cher la dif­fu­sion coute que coute.

    Le com­bat contre le pira­tage com­mence déjà par vous com­battre vous, qui cher­chez à limi­ter les connais­sances et l’expression de tous pour don­ner du poids à vos petits édito­riaux de merde, dénon­çant les uns, encen­sant les autres, attri­buant et refu­sant des prix que vous pou­vez vous per­mettre de dis­tri­buer pour divi­ser ! Car au fil des géné­ra­tions de spé­cu­la­tion sur la culture, vous avez trouvé le moyen de perdre la seule chose que vous pos­sé­diez : la faculté de pui­ser en vous-même vos propres ressources.

    Jack Lang, Lind­ström, toi = les trois facettes du même prisme = même com­bat !
    Retour­nez dans vos monas­tères de copistes édito­riaux ! Vous ne libé­rez per­sonne. Vous vou­lez au contraire foutre tout le monde en taule parce que vous ne savez plus créer !

    Tu parles sans arrêt de bisou­nours, mais il n’y a que dans pinoc­cio que les gens libre ont des oreilles. Hé bien, ton nez s’allonge à cha­cun de tes com­men­taires pinoccio !

  17. gravatar.com Fin des pirates ip:1
    2 July 2009 @ 13:32

    à chaque fois qu’on t’interroge sur ce que tu as fait, tu réponds tou­jours en pre­nant ce qu’à fait quelqu’un d’autre”

    Je refuse ta façon de per­son­na­li­ser les sujets de fond.

    Je ne suis jamais entré dans ce nar­cis­sisme de la blo­go­sphère, où cha­cun avance son JE qui n’a aucun intérêt.

    C’est jus­te­ment le culte de la per­son­na­lité, et les inté­rêts par­ti­cu­liers, qui pour­rissent la blogosphère.

    Quand on parle de l’économie de la culture, on n’a pas besoin d’avancer avec sa carte d’identité: on parle d’un sujet qui dépasse ce qu’on est.

    Mit­ter­rand est en charge du dossier.

    Comme tu n’as rien à répondre sur le fond, tu cherches à tout rame­ner aux per­sonnes, mais ça n’a aucun inté­rêt. Tu n’es pas mon juge pour dres­ser mon por­trait. Arrête de par­ler de moi car comme tu alignes 50 erreurs à la ligne, cela ridi­cu­lise tout ton argumentaire.

    Tous les blogs parlent de la liberté d’expression. Je n’ai jamais man­qué de la défendre. Mais la liberté de pira­ter n’est pas la liberté d’expression.

    Si le pira­tage ne cesse pas, il conduira à une res­tric­tion de la cir­cu­la­tion libre sur Inter­net, comme ultime parade. Le pira­tage est ce qui menace le plus la liberté sur Inter­net. De même que le van­da­lisme public appelle l’irruption de la police dans la société. C’est le délin­quant qui fait naître le policier.

    Pré­tendre défendre la liberté d’expression, en lais­sant les pirates agir, c’est men­tir: lais­ser agir les pirates ne fera que géné­rer à terme une plus grande irrup­tion de la police.

    Ceux qui ont la liberté d’expression à coeur doivent prendre fait et cause contre le piratage.

  18. gravatar.com Ton monde s'achève Pinoccio: notre univers est à venir ! ip:7
    2 July 2009 @ 14:32

    Pinoc­cio, tu ne peux même plus por­ter ton nez tel­le­ment il s’allonge.

    Le culte de la per­son­na­lité, c’est de croire qu’un seul repré­sen­tant peut per­son­na­li­ser une culture. Ca c’est ce que trans­pirent cha­cun de tes commentaires.

    J’espère que ta dia­tribe sur cer­tains des acteurs qui ne te font pas gloire remon­tera jusqu’au vrai pirate que tu es.

    Vous avez déjà inondé inter­net avec votre sou­tien sco­laire payant, mais l’éducation natio­nale est en train d’y mettre bon ordre ! Il était temps !

    Ma joie est indis­cible lorsque j’entends ici et là qu’on lit des livres que j’ai pris plai­sir à lire et qu’on se mette à créer de par­tout. C’est ce que toi et ta bande de pirates inca­pables de créer vou­liez nous retirer !

    C’est fini, le temps on nous nous fai­sait croire que les gens libres s’adonneraient à un diver­tis­se­ment per­pé­tuel qui nous ferait pous­ser des oreilles d’ânes !
    Ton monde s’achève Pinoccio !

    Au besoin, on recons­truira notre culture, qui n’aurait jamais du nous quit­ter pour des gens comme vous ! On la fera voya­ger au-delà de l’univers et elle nous revien­dra enri­chie de son voyage au lieu de s’arrêter aux pinoc­cios que vous êtes, libé­rant cha­cun de nous de tous les car­cans que vous vou­lez nous imposer !

  19. gravatar.com Fin des pirates ip:1
    2 July 2009 @ 15:21

    Tu es juste un taré en fait.

    Les mil­liers de créa­teurs qui défendent les condi­tions écono­miques de leur art parlent d’un sujet qui te dépasse.

  20. gravatar.com Le crépuscule des rapporteurs : Comment le fric a eu leur peau... ip:8
    2 July 2009 @ 20:19

    Nor­mal puisque tu es une tare, pour tous.
    T’as quoi comme conseil à leur don­ner ?
    Se foutre défi­ni­ti­ve­ment à dos tous les consom­ma­teurs ?
    faire comme toi et écrire des com­men­taires bidons sur les arrestations ?

    Allez Pinoc­cio, tu n’avais déjà rien à dire d’intéressant sur le sujet qui est censé me dépas­ser, je te laisses à ta pleu­tre­rie et à ta mes­qui­ne­rie ser­vile de mau­vais rap­por­teur de faits divers. Tu vaux fran­che­ment pas tout le raf­fut qu’Henri, Thierry et les autres font de toi.
    Je te laisse à tes “niveaux dif­fé­rents” qui les avance tellement.

  21. gravatar.com Fin des pirates ip:1
    3 July 2009 @ 0:50

    Se foutre défi­ni­ti­ve­ment à dos tous les consommateurs ?”

    La qua­lité a un coût, ceux qui refusent ce prix construisent une société de merde = mal­bouffe indus­trielle et dis­pa­ri­tion de la culture.

    Le cinéma fran­çais est l’un des 4 grands ciné­mas du monde encore vivants. Pas par hasard, mais grâce à la poli­tique cultu­relle de l’Etat.

    On va conti­nuer ce qui marche: une poli­tique cultu­relle qui s’impose face à la déré­gu­la­tion et la seule loi du consommateur.

    La loi du consom­ma­teur a mené les autres ciné­mas euro­péens à la mort. On a besoin de l’Etat pour dépas­ser les ins­tincts gré­gaires les plus bas et construire une civilisation.

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