Je suis contre Hadopi parce que je suis pour la libre circulation des données numériques.
Si je dispose de films, de livres, de musiques ou d’autres données numérisées, je veux pouvoir les partager avec tous ceux que ça intéressent sans que personne ne se mêle de nos échanges. Ces biens sont devenus aussi fugitifs que les idées et ils appartiennent à tous les hommes curieux. Lire la suite de cet article »
Tout d’abord une mise au point pour expliquer pourquoi j’ai écrit trois billets sur FriendFeed (1, 2, 3). Mes amis blogueurs m’ont énervé. Je les ai vus soudain faire la promotion d’une entreprise au nom d’un service génial. Chaque fois qu’ils écrivaient FriendFeed, je lisais Total. Et tout ce qu’ils écrivaient prenait une couleur différente. Par réflexe, je me suis mis à écrire contre Total plus que contre FriendFeed qui est un service web pas si mauvais. Lire la suite de cet article »
citeain @crouzet @grebert Un blog peut-il vivre du don ? Voir l’expérience du blog de Paul Jorion http://bit.ly/12n3X6
lionelchollet Ce RT n’ira pas sur FB, au moins / @crouzet «Facebook et Friendfeed, tueurs de rêves» http://is.gd/1OKtO via @RadicalChicRT<@petitesphrases
Nous sommes entrées dans le monde numérique avec l’idéal de défendre l’indépendance dans l’interdépendance, l’autonomie avec la responsabilité. Que se passe-t-il aujourd’hui ? Des entrepreneurs nous vendent l’interdépendance sans l’indépendance et atomisent en même temps autonomie et responsabilité. Lire la suite de cet article »
J’ai profité d’avoir en même temps à la maison Christophe Grébert, un des premiers blogueurs politiques français, blog ouvert en 2002, et Jacques-Olivier Teyssier, le blogueur qui dérange à Montpellier. Si Christophe n’a jamais envisagé de vivre de ses publications Internet, c’est en revanche l’objectif de Jacques-Olivier. Pas gagné mais expérience intéressante.
Demain, je discute de cette question, c’est donc l’occasion de résumer ma position. Elle est avant tout pragmatique. Comme les futurologues qui tentent de prévoir l’évolution de nos sociétés se trompent presque systématiquement, nous devons vivre comme si l’avenir était indéchiffrable.
Depuis un an, j’ai écrit plusieurs centaines de pages qui auraient dû se trouver dans mon prochain livre, presque toutes écartées, certaines publiées ici après coup, d’autres le seront peut-être plus tard.
Je suis fatigué d’entendre dire qu’il faut offrir ses textes sous prétexte qu’ils sont publiés sur un blog et qu’il faut gagner sa vie autrement. Vous voulez donc que je ressorte la barque de mon père et que j’aille pêcher des anguilles devant chez moi ? Ou que je redevienne journaliste ? Ou que je redevienne salarié et m’agenouille devant un potentat ?
Dans Le cinquième pouvoir, je démontre que le second tour des présidentielles sera ouvert à ceux qui adopteront une stratégie novatrice et porteront haut et fort des idées radicalement nouvelles.
Mais aussi comprendre qu’ils sont morts. Photos de ma bibliothèque : le coin BD, la mezzanine littérature, tout en haut mon bureau très éclectique, je vous épargne ma chambre plutôt consacrée à l’art, les toilettes et les chambres des enfants… tout ça pour dire qu’on peut aimer une chose, regretter qu’elle disparaisse tout en sachant que c’est une nécessité et qu’une nouvelle aventure commence.
Les journalistes sont naïfs. Ils voient un compte Twitter avec des dizaines de milliers de followers et ils s’extasient. Ils font du détenteur du compte une star. Mais ont-ils un peu gratté derrière les apparences ?
Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg.
Je vous rassure, je suis aussi un con. Que faisons-nous ? Nous ne cessons de parler des médias traditionnels et de linker vers eux. Nous leur donnons ainsi un poids démesuré dans l’écosystème du Web.
De plus en plus d’outils cherchent à nous éloigner de notre URL personnel, chez nous quoi, pour nous attirer chez eux. « Visitez dans notre centre commercial, ne restez plus sur votre terrasse à discuter avec vos amis, nous dit-on. Vous n’avez même plus besoin d’aller chez eux, ils viennent aussi. » Super.
Je dois être naïf. Je ne suis pas l’actualité alors je tombe des nues quand, sur Twitter, François Bon attire mon attention vers un article du Monde où j’apprends que la presse en ligne va recevoir 60 millions d’Euros de subvention.
« Vous êtes tous pourris, vous avez compris ? Vous êtes en état avancé de décomposition. Vous n’existez même pas. » Voici comment je pourrais résumer la pensée de Finkielkraut au sujet du Net après avoir écouté son entretien avec Pierre Lévy organisé par Michel Alberganti sur France Culture.
Ce texte, écrit début avril 2009, devait s'intituler Dire non à un monde pour dire oui à d’autres et trouver sa place dans mon prochain livre que j'imaginais initialement comme une narrative nonfiction. Pour reconstituer cette histoire, j'ai interviewé par ordre d'apparition Quitterie Delmas, Jean-Yves de Chaisemartin, Virginie Votier et François Bayrou. Mais, comme souvent quand j'écris, mes projets se transforment et je ne pense pas utiliser cette matière sans mon livre car je veux y traiter de la conscience globale.