Facebook et Friendfeed tueurs de rêves

ff
Richard Stall­man, 1985, Le mani­feste GNU. Hakim Bey, 1991, TAZ. John Perry Bar­low, 1996, Décla­ra­tion d’indépendance du cybers­pace. McKen­zie Wark, 2006, A Hacker Mani­festo.

Nous sommes entrées dans le monde numé­rique avec l’idéal de défendre l’indépendance dans l’interdépendance, l’autonomie avec la res­pon­sa­bi­lité. Que se passe-t-il aujourd’hui ? Des entre­pre­neurs nous vendent l’interdépendance sans l’indépendance et ato­misent en même temps auto­no­mie et responsabilité.

Un peu par­tout, des enthou­siastes conver­tis à des slo­gans mar­ke­ting affirment que le blog est mort et qu’est venu le temps des lifes­treams. Plu­tôt que pro­duire des conte­nus ori­gi­naux, nous serions des machines à créer des liens entre les conte­nus de qua­lité pro­po­sés par une élite intel­lec­tuelle. Si ce pro­jet n’est pas un retour dans le vieux monde, c’est quoi ?

« Vous autres du bas peuple dis­cu­tez nos idées, faites-en la promo, liez-nous pour que les moteurs de recherche nous amènent au premier-plan. Dig­gez, lin­kez, par­ta­gez… ne soyez plus que les neu­rones du réseau là où jadis vous en étiez la sub­stance même. » Durant la révo­lu­tion indus­trielle, on est passé de l’esclavage au sala­riat, maigre pro­grès. On passe main­te­nant du sala­riat au béné­vo­lat. Assez logique après s’être fait ber­cer de l’illusion de liberté pen­dant deux siècles.

Quand nous avons créé des blogs, les plus vigi­lants d’entre-nous, ont évité les pla­te­formes pro­prié­taires. Nous avons uti­lisé tous les ser­vices dis­po­nibles pour dif­fu­ser nos idées sans nous lier à aucune armada. Sur le blog, nous recol­lions les mor­ceaux. Nous uti­li­sions des ser­vices externes, nous en par­lions par­fois, mais nous ne construi­sions rien de spé­ci­fique sur ces services.

Quand je publie une vidéo sur You­tube, une photo sur Fli­ckr, un livre sur Scridb, je reste le pos­ses­seur de ces infor­ma­tions. Je ne fais que les dif­fu­ser le plus lar­ge­ment pos­sible. Main­te­nant, on nous demande tout autre chose. Sous pré­texte que le temps du contenu pro­duit par tous est mort, on nous pro­pose d’animer notre com­mu­nauté, c’est-à-dire de faire le ser­veur dans un bar dont nous ne ver­rons jamais le patron pour qu’il nous remette notre chèque à la fin du mois.

Nous cour­rons entre les tables, nous ran­geons les chaises, fai­sons la plonge pour la seule gloire du ser­vice que nous croyons exploi­ter mais qui nous asser­vit en retour. Ver­sa­tiles, à la pre­mière nou­veauté, nous chan­geons de quar­tier, de ter­rasse, nous imi­tons les sai­son­niers. Parmi-nous, cer­tains cherchent à être les pre­miers pour atti­rer l’œil des jour­na­listes défi­ni­ti­ve­ment aveugles. À l’exemple de notre pape Robert Scoble, nous y gagnons quelques étoiles sans mesu­rer à quel point nous bafouons les idées que nous défen­dons par ailleurs.

À quoi bon lut­ter contre Hadopi et pour les liber­tés numé­riques, pour la cir­cu­la­tion sans entrave des infor­ma­tions et la réin­ven­tion du droit d’auteur, si nous tom­bons dans l’escarcelle de ceux que nous com­bat­tons ? Les majors du disque ou du cinéma sont les mêmes que les majors d’internet. Si tu leur donnes une main, ils te prennent le bras. Si tu tra­vailles gra­tis pour eux, demain ils te ramè­ne­ront à ton vieux sta­tus de larbin.

Uti­li­sons tous les ser­vices, branchons-les les uns sur les autres, tirons-en la sub­stance mais ne pas­sons pas notre temps chez eux à accueillir les nou­veaux clients et faire les pro­sé­lytes. Défen­dons notre indé­pen­dance et notre auto­no­mie. Créons des zones d’autonomie tem­po­raire mais pas chez eux. Vous avez vu les pirates aller voir le roi et lui deman­der de leur ouvrir Ver­sailles ? Les TAZ seront chez nous et non là où ils nous diront de les construire. Elles se par­le­ront, se fécon­de­ront, se dés­in­tè­gre­ront et se recons­trui­ront. Mais selon notre vou­loir non pas, comme jadis, selon le vou­loir des puis­sants qui nous enver­ront leurs armées pour nous faire taire.

Après l’esclavage, après le sala­riat, j’appelle le temps de l’indépendance dans l’interdépendance, le temps de l’autonomie res­pon­sable. Ne tom­bons pas une nou­velle fois dans le piège cen­tra­li­sa­teur dans le seul monde où, un temps, nous l’avions à peu près évité. Distinguons-nous de ceux qui veulent nous ava­ler. Individualisons-nous. Parlons-nous mais sur nos ter­rasses, dans nos appar­te­ments, au som­met de nos mon­tagnes. Ne fai­sons l’éloge que de nous-mêmes.

Notes concrètes

  1. J’utilise Twit­ter mais j’ai déve­loppé un plu­gin pour rapa­trier mes tweets chez moi (et je vais presque jamais sur Twitter.com). J’ai déve­loppé un autre plu­gin pour rapa­trier les com­men­taires de mes billets pos­tés sur Friend­feed. Si je passe du temps sur Friend­feed, je crée­rai un plu­gin qui récu­pè­rera mes inter­ven­tions et je me débrouille­rais pour ne jamais aller sur le site (inca­pable d’ailleurs de rendre la simul­ta­néité des flux de conver­sa­tion des approches desk­top). Je veux avoir la pos­si­bi­lité de trans­fé­rer ces don­nées quand je veux où je veux, dans le sens que je le veux. Je veux qu’elles m’appartiennent. Non pas qu’elles soient impor­tantes mais pour signi­fier qu’elles n’appartiennent pas à Friend­feed ou à quiconque.
  2. Chaque mot que nous écri­vons sur un ser­vice comme Face­book et Friend­feed aug­mente la valeur de ces ser­vices plus que de nous-mêmes.
  3. Ces ser­vices peuvent fer­mer nos comptes et détruire nos don­nées quand ils le veulent. Face­book l’a déjà fait. Ils peuvent détruire les com­mu­nau­tés que nous construi­sons si nous les déran­geons. Le cin­quième pou­voir serait soit disant plus fort, serait capable de rame­ner la lumière… oui, à condi­tion qu’il reste hors prise du pou­voir qu’il entend contrecarrer.
  4. Ces ser­vices cen­tra­li­sés aspirent notre pré­sence en ligne pour la détour­ner des TAZ minia­tures qu’étaient nos blogs. Et je ne parle même pas du cloud !
  5. Entre 1995 et 2000, ce fut la vague des pages per­sos. En même temps que la bulle explo­sait, les gens en eurent assez de pro­duire du contenu gra­tos. On inventa le blog, une nou­velle convi­via­lité, apo­gée popu­laire selon moi en 2006–2007 avant une nou­velle dés­illu­sion. La presse res­pire… même pas : les ama­teurs se cassent, res­tent les pros. Alors on invente des trucs moins exi­geants, moins élitiste, Face­book, Friend­feed… des TAZ qui n’ont plus rien d’autonome.
  6. Si tu passes ta vie sur un ser­vice, tu lui donnes ta vie et il la mar­chan­dera au plus offrant. Si tu es contre ce monde, tu retournes dans ta TAZ. Tu ne restes pas dans la pire des dic­ta­tures qui soit, une entre­prise qui n’a d’autres sou­cis que maxi­mi­ser ses reve­nus. Il faut être cohé­rent jusqu’au bout. Cri­ti­quer un gou­ver­ne­ment m’apparaît inac­cep­table si on col­la­bore à pire que lui.
  7. Nous avons bâti notre monde, tout au moins en ima­gi­naire, en nous ins­pi­rant d’écrivains, de phi­lo­sophes ou d’aventuriers. Nous devons nous réveiller, reve­nir à nos fon­da­men­taux. Là, main­te­nant, des hommes d’affaires de tous poil ont pour seul objec­tif de faire for­tune en détour­nant nos rêves. N’oubliez pas qu’ils res­tent pri­son­niers de la vieille logique de la crois­sance inin­ter­rom­pue. Uti­li­sez leur ser­vice mais ne leur don­nez pas votre âme en dépen­sant chez eux votre intel­li­gence car ils gagnent tou­jours plus que vous.
  8. Je vous ren­voie à mon texte sur Panik­kar. La décen­tra­li­sa­tion est la seule solu­tion pos­sible face à l’essentialisme, donc à l’impérialisme. La décen­tra­li­sa­tion auto­rise cha­cun de nous à se recon­naître comme un centre. Il n’existe de décen­tra­li­sa­tion que face à une démul­ti­pli­ca­tion quasi infi­nie des centres. Aujourd’hui, une ten­dance inverse se déve­loppe. On nous demande de nous décen­tra­li­ser. De deve­nir des flux dans des tuyaux, donc des esclaves des maîtres des tuyaux. C’est ce que nous avons tou­jours été, de la matière bio­lo­gique trans­por­table. Nous avions rêvé de chan­ger de sta­tut et, au nom de ce même rêve, on nous ramène à ce que nous ten­tions de fuir.
  9. Annon­cer la mort du blog n’est qu’une grosse conne­rie. Comme jadis annon­cer la mort des pages per­sos. Tout ça c’est la même chose, ça s’appelle le contenu sur inter­net, peu importe la façon dont nous le struc­tu­rons. Soit tu le crées et le main­tiens libre, tu es ton propre éditeur et dif­fu­seur, soit tu te lies à un dif­fu­seur, certes plus puis­sant, mais tu retombes alors dans l’ancien monde des pro­prié­taires de tuyaux. Face­book, Friend­feed… ne sont qu’une réin­ven­tions sexy de Com­pu­Serve et d’AOL.
  10. Je ne nie pas leur inté­rêt mais au ser­vice des TAZ, pour maxi­mi­ser leur auto­no­mie. Friend­Feed ou un autre outil pour­rait deve­nir le lieu de tous les com­men­taires, une sorte d’interface uni­ver­selle pour com­men­ter tout. Mais à condi­tion que ces com­men­taires remontent à la source et ne res­tent pas pri­son­nier d’un monde ouvert juste en théorie.
  11. Bug actuel. Un ser­vice qui se ferait l’interface uni­ver­selle à laquelle nous aspi­rons moné­ti­se­rait avec dif­fi­culté les don­nées créées chez lui s’il les lais­sait filer. Il pour­rait gagner en moné­ti­sant l’interface mais c’est du gagne petit. Le véri­table tré­sor c’est nous, nos com­por­te­ments, nos créa­tions. Je vois mal nos requins du busi­ness s’asseoir sur le gros du gâteau. L’interface uni­ver­selle ne peut qu’être en open source.
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Tags: , / Coup de gueule

29 Tweets 4 Other Comments

134 commentaires à “Facebook et Friendfeed tueurs de rêves”

  1. gravatar.com Benjamin F ip:1
    27 July 2009 @ 13:43

    Ah les TAZ d’Hakim Bey, que de sou­ve­nirs ;)

    Com­pa­rai­son très pertinente.

  2. gravatar.com vincent ip:2
    27 July 2009 @ 13:49

    Excellent angle d’attaque, ce qui est amu­sant c’est qu’on pour­rait se faire la même avec le 2.0 en entre­prise, ce ne sont pas les sala­riés qui pro­fitent des retours posi­tifs et pécu­niers de son uti­li­sa­tion mais les dirigeants.

    En effet un par­tage des béné­fices (sous toutes ses formes) selon notre impli­ca­tion est néces­saire pour que ce sytème est un sens autre que celui d’une pro­lon­ga­tion d’un vieux sys­tème dont on connait toutes les dérives…

  3. gravatar.com 000 ip:3
    27 July 2009 @ 13:57

    Bon tour de la ques­tion et de la courbe per­verse du 2.0 :

    Durant la révo­lu­tion indus­trielle, on est passé de l’esclavage au sala­riat. On passe main­te­nant du sala­riat au bénévolat”

  4. gravatar.com Yann Leroux ip:4
    27 July 2009 @ 14:04

    Slave 2.0 est une vieille idée, avant même la nais­sance du 2.0. il faut se sou­ve­nir que les pre­miers digi­bo­ri­genes ne vou­laient pas de la cou­leur dans le html. Il faut aussi se sou­ve­nir que l’Internet mas­sif décolle lorsque pizza hut com­mence a vendre en ligne des pizzas…

    Il y a en ligne plu­sieurs com­mu­nau­tés his­to­riques : les uni­ver­si­taires, les hack­ti­vistes, les com­mer­cants et le deve­lop­pe­ment du réseau pro­cède de leurs ren­contre. Les chocs idéo­lo­giques sont d’autant plus vifs que la ren­contre de conte­nus opposes est facile.

    Le mani­feste du cybe­res­pace est un joli texte, mais c’est un texte idéo­lo­gique base sur le rejet de l’autre. Que ce rejet soit donne comme réac­tion ne réduit en rien sa violence.

    Ce monde n’a pas été bâti sans les mar­chands. Des le départ ils étaient dans la cathé­drale ! Par exemple use­net a été batir sur des fond uni­ver­si­taires et prives. Ce sont eux qui payaient les fac­tures (exhor­bi­tantes) de tele­hone. Même chose pour arpanet.

    Cela dit, je suis ega­le­ment D’avis que nous sommes la richesse de de ce reseau et que nous devons être conscient des effets col­la­té­raux de l’investissement de tel ou tel service.

  5. gravatar.com Henri A ip:5
    27 July 2009 @ 14:08

    Atten­tion aux mots “escla­vage” et “sala­riat” qui sont des mots du style “pointe d’un ice­berg géant”.

  6. gravatar.com Patrice Lamothe ip:6
    27 July 2009 @ 14:25

    Très bon texte, mais qui donne à mon avis lui-même la réponse à la ques­tion qu’il pose : pour ne pas être pri­son­nier d’une pla­te­forme, il suf­fit d’en rapa­trier les don­nées. Lorsqu’un uti­li­sa­teur le fait, les pla­te­formes sociales ne sont pas plus pro­prié­taires des conte­nus qu’elle hébergent que La Poste ne l’est des lettres qu’elle transmet.

    Ceci étant dit, il faut aussi mesu­rer l’immense pro­grès que les médias sociaux consti­tuent dans la voie même que tu appelles de tes veux. Per­met­tant à cha­cun de deve­nir média, indé­pen­dam­ment de ses com­pé­tences tech­niques, du temps dont il dis­pose, de sa capa­cité à inven­ter les moindres détails de son acti­vité de dif­fu­sion, ils pro­voquent une démo­cra­ti­sa­tion pro­fonde et véri­table du Web.

  7. gravatar.com [Enikao] ip:7
    27 July 2009 @ 14:30

    C’est en l’espèce la ques­tion du contenu plu­tôt que du conte­nant.
    On peut étendre cette réflexion à une réflexion connexe : news­pa­per / news maga­zine et news. Ce qui compte c’est l’information, pas le sup­port qui lui est poten­tiel­le­ment mor­tel.
    Le fait est qu’il faut bien un moyen de véhi­cu­ler le savoir. Les pré­cé­dents épisodes ont mon­tré que les tenants du conte­nant ont rare­ment pu conser­ver leur mono­pole, des sages de tra­di­tion orale à l’écriture, des copistes à Gutem­berg, des médias aux médias sociaux. Les usages et la tech­no­lo­gies favo­risent l’émergence de nou­velles formes véhi­cu­laires voire de prise de parole, de prise du pou­voir de dif­fu­sion de l’information.

  8. gravatar.com Florian DANIEL (facyla) 's status on Monday, 27-Jul-09 12:36:36 UTC - Identi.ca ip:8
    27 July 2009 @ 14:34

    […] http://blog.tcrouzet.com/2009/07/27/facebook-et-friendfeed-tueurs-de-reves/ […]

  9. gravatar.com 000 ip:3
    27 July 2009 @ 14:34

    pour ne pas être pri­son­nier d’une pla­te­forme, il suf­fit d’en rapa­trier les données”

    Atten­tion à ne pas oublier l’autre gros problème:

    la façon dont ces pla­te­formes col­lectent nos don­nées et les ana­lysent pour dres­ser notre por­trait robot.
    Por­trait robot revendu aux publi­ci­taires, et qui pose un problème:

    qui peut y avoir accès ?

    On ima­gine bien l’importance que peut avoir la connais­sance de tant de don­nées confi­den­tielles sur une personne.

    Les Inter­nautes ne veulent pas d’un mou­chard Loopsi, mais il acceptent un mou­chard encore pire, col­lec­tant encore plus de don­nées : celui de Face­book ou de Google ?

    Pour­quoi est-ce que le mou­chard révulse s’il se nomme Loopsi, et qu’on l’accepte s’il se nomme Face­book ou Google ?

  10. gravatar.com 00000 ip:9
    27 July 2009 @ 14:39

    La Poste ne l’est des lettres qu’elle transmet.”

    La Poste ne scanne pas et n’archive pas le contenu de nos lettres, contrai­re­ment à Face­book et Google.

    La Poste ne dresse pas notre por­trait robot à par­tir de nos cour­riers, et ne revend pas ces don­nées, ni ne les conserve les expo­sant à un vol ou une exploi­ta­tion non souhaitée.

    Immense dif­fé­rence.

  11. gravatar.com narvic ip:10
    27 July 2009 @ 14:41

    Thierry, ton approche dans ce billet est si com­plè­te­ment idéo­lo­gique (un bien bel exemple d’essentialisme, comme tu dis ;-) ), qu’on ne peut plus en tirer aucune consé­quence pra­tique, c’est à dire poli­tique. Dans cette oscil­la­tion per­ma­nente “entre rébel­lion et retrait”, ce billet bas­cule du côté de retrait. Tiens, pour te faire les pieds, je met­trai la suite de mon com­men­taire… sur friend­feed. :-)

  12. gravatar.com iza ip:11
    27 July 2009 @ 14:54

    Que l’on capable de “bri­co­ler” ou pas, ce qui est inter­es­sant c’est d’utiliser tous ces ser­vices comme des outils au ser­vice de nos idées. “pro­to­ty­per” des trucs pour créer de nou­velles choses…

    Mais bon, pour cela il faut en avoir (des idées), avoir une idée du sens que l’on veut mettre dans ses pro­jets etc .…une fois de plus, le ser­vice “clés en main” pro­posé est facile, ludique, consom­ma­teur de temps et de temps de cer­veau … pour pas grand chose.

    Se poser la ques­tion du sens est plus com­pli­qué, plus exi­geant … mais pos­sible encore.

    Hybri­da­tion, pro­to­ty­page sans neces­sai­re­ment boy­cot­ter. Com­ment je peux “tordre” ce que me pro­pose tel ou tel ser­vice à mon idée.

    Les voilà les TAZ. Et effec­ti­ve­ment, elles se défont, se recomposent …

  13. gravatar.com 000 ip:3
    27 July 2009 @ 14:58

    Ce billet est excellent pour dépar­ta­ger les dif­fé­rentes visions du monde autour d’Internet.

    Dans les réac­tions des uns et des autres, on découvre où cha­cun place sa prio­rité, ce qu’il accepte ou refuse, selon quels objec­tifs et quelle vision de soi et du rap­port aux autres.

    Que ce billet soit idéo­lo­gique, oui, mais pour une fois au meilleur sens du terme:

    il pose l’idée même du monde que nous vou­lons sur Internet.

    Pour une fois, on quitte les petites ques­tions pra­tiques sur les avan­tages et incon­vé­nients res­pec­tifs de Twit­ter, Face­book, Friend­feed, etc.

    On pose la ques­tion essen­tielle du modèle de société en construc­tion dans l’Internet 2.0

  14. gravatar.com J ip:12
    27 July 2009 @ 15:04

    Fais gaffe à pas te lais­ser aller à tes petits tra­vers”, cf Théorie/Dogme-idéologie te disais je ce matin :)

    J’évoquais aussi ici il y a quelques jours la ques­tion politique.

    en bref thierry, quand il s’agit de jau­ger les ser­vices genre réseaux sociaux, ou de se pen­cher sur les nou­velles formes d’orga sociales pos­sibles entre autre via le net, il me semble que tu pour­rais prê­ter plus d’attention à la manière bien réelle dont fonc­tionnent bon nombre de per­sonnes, et à la manière bien réelle dont agissent bon nombre de pou­voirs que tu appelles centralisateurs.

    pour­quoi négliges tu ainsi la pro­pen­sion à vou­loir (?) être “guidés/encadrés” des gens, et le grand inté­rêt qu’ont cer­tains à le faire?
    il me semble que la façon dont tu négliges ces contraintes hypo­thèque le meilleur de tes intui­tions quant à autoorga etc, car par idéo­lo­gie tu oublies de prendre en compte les consé­quences de ces deux trucs ”de base” et leurs néces­saires cor­rec­tifs pour que décen­tra­li­sa­tion etc ne rime pas avec prime et carte blanche aux seuls grands pôles d’attraction — tu note­ras la réf à un truc que tu appré­cies… (que ces pôles soient google, friend­feed, face­book, twit­ter, wana­doo, mille autres, et tous leurs successeurs).

  15. gravatar.com boronali ip:13
    27 July 2009 @ 15:46

    Pour la dimen­sion écono­mique, j’aurais rajouté en exergue le “Clue­train Manifesto” …

    http://www.cluetrain.com/manifeste.html (ver­sion Fr)

  16. gravatar.com Stanislas J ip:14
    27 July 2009 @ 16:59

    Je vais être bref puisque tout a déjà été dit ou presque. Friend­Feed n’est qu’un outil. Si demain FF devient “dia­bo­lique”, y’a pas de sou­cis, on se casse ! Je vois pas le pro­blème. Reste qu’en atten­dant c’est un super outil qui peut ser­vir le meilleur.

    Le “cin­quième pou­voir” n’en sera pas un sans ce type d’outils ;-)

  17. FloH ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Brilliant article!!

  18. Nicolas Voisin ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Un peu par­tout, des enthou­siastes conver­tis à des slo­gans mar­ke­ting affirment que le blog est mort et qu’est venu le temps des lifes­treams. Plu­tôt que pro­duire des conte­nus ori­gi­naux, nous serions des machines à créer des liens entre les conte­nus de qua­lité pro­po­sés par une élite intel­lec­tuelle. Si ce pro­jet n’est pas un retour dans le vieux monde, c’est quoi ?” »> mais je ne suis pas du tout d’accord avec ça ! regarde, tu publies bien sur ton blog ^^ et on dis­cute là-bas (avec tes trolls :-) ou ici (dans une “blo­go­sphère” qui est tout sauf mor­ri­bonde ;)

  19. Nicolas Voisin ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    ne soyez plus que les neu­rones du réseau là où jadis vous en étiez la sub­stance même” > n’est on pas à l’ère des synapses, maitre ?

  20. Nicolas Voisin ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    À quoi bon lut­ter contre Hadopi et pour les liber­tés numé­riques, pour la cir­cu­la­tion sans entrave des infor­ma­tions et la réin­ven­tion du droit d’auteur, si nous tom­bons dans l’escarcelle de ceux que nous com­bat­tons ?” Thierry !!! en quoi opposes-tu l’un et l’autre ? (on croi­rait entendre Alba­nel oppo­sant artistes et inter­nautes !) tous les che­mins de la libre expres­sion et de la plus grande dif­fu­sion et dis­cus­sion des idées sont à uti­li­ser… Nop ?!

  21. Nicolas Voisin ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Reste que nous sommes d’accord, sur le fond. Alors com­ment et pour­quoi diver­ger autant sur l’usage de cette nou­velle table de mixage de nos flux ??? “Uti­li­sons tous les ser­vices, branchons-les les uns sur les autres, tirons-en la sub­stance mais ne pas­sons pas notre temps chez eux à accueillir les nou­veaux clients et faire les pro­sé­lytes. Défen­dons notre indé­pen­dance et notre auto­no­mie. Créons des zones d’autonomie tem­po­raire” // qui plus est, je pluss­sois sur tes trois pre­miers point de note de bas de page, et le point 9, évidem­ment “Annon­cer la mort du blog n’est qu’une grosse conne­rie. Comme jadis annon­cer la mort des pages per­sos”.… Quand au point 10 il est en déve­lop­pe­ment (de façon décen­tra­li­sée et indé­pen­dante :-)

  22. La Ligne ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Ces ser­vices peuvent fer­mer nos comptes et détruire nos don­nées quand ils le veulent. Face­book l’a déjà fait. Ils peuvent détruire les com­mu­nau­tés que nous construi­sons si nous les déran­geons.” > On en est là, il s’agit bien de prendre le maquis, de ne plus dépendre de monstres pas tou­jours bien­veillants. On en est loin.

  23. Yann Leroux ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Il faut mettre tout cela en pers­pec­tive :
    Slave 2.0 est une vieille idée, avant même la nais­sance du 2.0. il faut se sou­ve­nir que les pre­miers digi­bo­ri­genes ne vou­laient pas de la cou­leur dans le html. Il faut aussi se sou­ve­nir que l’Internet mas­sif décolle lorsque pizza hut com­mence a vendre en ligne des pizzas…

    Il y a en ligne plu­sieurs com­mu­nau­tés his­to­riques : les uni­ver­si­taires, les hack­ti­vistes, les com­mer­cants et le deve­lop­pe­ment du réseau pro­cède de leurs ren­contre. Les chocs idéo­lo­giques sont d’autant plus vifs que la ren­contre de conte­nus opposes est facile.

    Le mani­feste du cybe­res­pace est un joli texte, mais c’est un texte idéo­lo­gique base sur le rejet de l’autre. Que ce rejet soit donne comme réac­tion ne réduit en rien sa violence.

  24. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Et les pornographes !

  25. hug_h ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Est’il logique de liker et de com­men­ter sur FF un post dénon­çant FF et FB ? : non

  26. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    @hugh2 oui, c’est logique car ce n’est pas l’outil, c’est son utilisation.

  27. nicolas770 ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    de ce point de vue Twit­ter est pré­fé­rable: plus de créa­ti­vité ds les RT que ds les like, plus de faci­lité à sau­ve­gar­der un fil de tweets que des com­men­taires sur ff. Moi je reste sur twit­ter et FF.

  28. narvic ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Thierry, ce billet est exces­sif et, du coup, il rate sa cible. On peut par­ta­ger l’objectif, mais pré­fé­rer une approche prag­ma­tique, plu­tôt que ce retrait sur une posi­tion morale (qui donne bonne conscience, mais n’est pas très effi­cace). Ta posi­tion est celle d’un blo­gueur qui orga­nise sa vie sociale en ligne autour de son propre blog. Concrè­te­ment, elle n’a aucune espèce d’application pour les autres inter­nautes (sauf à être enten­due comme “vous n’avez qu’à faire comme moi). Le besoin d’intégration de ser­vice, de ras­sem­ble­ment des traces per­son­nelles qu’on laisse sur le web, de fédé­ra­tion des conver­sa­tions, est gran­dis­sant à mesure que l’offre de ser­vices se diver­si­fie et que les pré­sences en ligne se frag­mentent. Tu ne res­sens peut-être pas ce besoin, dans ton cas per­son­nel, du coup tu n’en mesures pas la por­tée chez les autres. Si demain, une solu­tion open source est décen­tra­li­sée répond à ces pro­blé­ma­tiques, j’irai aus­si­tôt. Pour le moment, je n’en ai pas trouvé. Alors ne reste que la solu­tion prag­ma­tique de jouer au…

  29. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    @narvic je vois que tu retrouves goût aux longs com­men­taires… Tu as envahi tout mon écran avec la noti­fi­ca­tion de Goo­gle­Talk (d’ailleurs, c’est génial gTalk pour suivre FF)

  30. Nicolas Voisin ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    ok — comme d’hab’ Nar­vic dit mieux que les autres ce qu’on a voulu dire. Je plus­sois donc des deux mains ce long et intel­li­gent com­men­taire de novo­Guy­vi­sion ;-)

  31. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    J’ai sin­cè­re­ment du mal à com­prendre le point de l’auteur.

  32. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    @rubin : tu as lu la TAZ ?

  33. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Je connais le concept. Mais je n’arrive pas à com­prendre pré­ci­sé­ment contre quoi ou qui s’élève Thierry, ni sur­tout ce qu’il pro­pose comme alternative.

  34. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Je pense que ce qu’il veut dire c’est qu’en cen­tra­li­sant nos dis­cus­sions ici, nous nous don­nons inté­gra­le­ment au “grand capi­tal” (les majors) et qu’ainsi on perd le sens d’Internet. La liberté que l’on croit avoir en allant sur Face­book et Friend­Feed n’est que la liberté de l’esclave, sou­mis aux Condi­tions d’Utilisation de Face­book (et Friend Feed) alors soit on est l’esclave satis­fait de sa situa­tion en atten­dant mieux, soit on tente de s’en sortir.

  35. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    La grande dif­fé­rence, Alexandre, c’est qu’à ma connais­sance, jamais Friend­feed n’a pré­tendu avoir de sur notre contenu.

  36. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Je vois… Pardonnez-moi d’être cru, mais c’est de la mas­tur­ba­tion intel­lec­tuelle. Je ne suis pas plus libre ou plus esclave qu’un autre parce que je par­ti­cipe à cette conver­sa­tion au lieu de publier un billet pon­ti­fiant sur je ne sais quelle pla­te­forme open source.

  37. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Mais si Friend­Feed ferme, nos dis­cus­sions ne sont plus là. Et pen­ser que Friend­Feed est l’avenir, c’est un peu comme la Caverne de Pla­ton. On oublie ce qu’il y a l’extérieur…

  38. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Rubin, t’intéresses-tu aux ques­tion de cloud-computing? C’est très impor­tant la ques­tion de la dépen­dance sur Inter­net, mais je pense que comme Google, Friend­feed donne assez de garan­tie pour lui faire confiance.

  39. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Alexandre, tu peux expor­ter ton contenu, tu l’exporter avec l’API. Friend­feed est très souple sur ces ques­tions. Mais si on veut pou­voir dis­cut­ter cha­cun depuis sa boîte (et non pas chez les autres), il faut un sys­tème d’hébergement centralisateur.

  40. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    C’est davan­tage un rééqui­li­brage de pou­voir entre les auteurs et les lec­teurs, qu’entre les auteurs et les réseaux-sociaux: Friend­feed donne aux lec­teurs la pos­si­bi­lité de trou­ver en un endroit unique, toutes leurs contri­bu­tions aux conver­sa­tions lan­cées par pleins d’auteurs dif­fé­rents. Aupa­ra­vant, c’était au lec­teur d’aller d’un blog à l’autre pour suivre les conver­sa­tions. Le pro­blème de Thierry, c’est qu’il risque de déser­vir (et perdre) ses lec­teurs s’il ne pro­pose pas lui-même de solu­tions décen­tra­li­sée qui apporte la même VA que Friendfeed.

  41. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Jérôme : oui, je m’intéresse d’assez près au cloud com­pu­ting. Et j’irai jusqu’à dire qu’en sélec­tion­nant soi­gneu­se­ment ses pres­ta­taires, le cloud com­pu­ting est bien plus sûr pour les don­nées que l’hébergement local. Je pré­fère que mes don­nées soient sto­ckées et répli­quées x fois sur les ser­veurs de Google ou de Drop­box, quitte à pas­ser pour un esclave 2.0, qu’enregistrées sur le disque dur de mon Mac. C’est plus sûr tech­ni­que­ment, et même juri­di­que­ment j’ai plus de recours en cas de pépin contre Google ou Drop­box, qui me pro­posent un ser­vice et doivent en assu­mer la res­pon­sa­bi­lité, que contre le fabri­quant du disque dur ou de l’ordinateur.

  42. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Je suis dans le même cas, Rubin. +700 docs sur Google Apps (expor­ter chaque mois avec script GM + add-on Down­The­mAll! et sync avec Drop­Box). Mais ça n’empêche qu’on fonce vers l’hébergement par défaut en cloud com­pu­ting et qu’à terme, aucune solu­tions n’égalera celles qui sont héber­gées. Même pro­blème avec FF: les gens se plai­gnet que les applia­tions exigent d’héberger les don­nées dans le nuage tout en récla­mant les fonc­tion­na­li­tés pro­po­sée par le cloud com­pu­ting. Pen­dant ce temps là, Google amé­liore tel­le­ment ses pro­duits (et MS, Ama­zon, Adobe fai­sant de même) au point que leurs pro­duits seront indispensables.

  43. Laurent ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Rubin, d’un point de vue tech­nique tu as rai­son… (Encore que…) — D’un point de vue juri­dique, je suis plus cir­cons­pect. Qu’adviendra-t-il si un jour tu rédiges un billet qui, bien que par­fai­te­ment légal en droit fran­çais, contre­vien­drait de manière sub­tile aux CGU de FF et se ver­rait sup­primé, ainsi que les 780 com­men­taires per­ti­nents rela­tifs… Bonne chance à ce moment pour réta­blir tes droits par la voie légale…

  44. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Laurent, l’intérêt de FF est d’avoir des termes aussi per­mis­sifs que pos­sible (idem pour Google, d’où la pro­tec­tion extré­me­ment solide de leurs uti­li­sa­teurs). Google pro­met de ne prendre d’action contre les uti­li­sa­teurs que si un tri­bu­nal le leur exige (ce qui est vrai, sauf dans le cas de YT qui est très par­ti­cu­lier). A sup­po­ser que FF applique les même règles (j’en suis convaincu), ton pro­blème n’en serait un que si tu est dans l’illégalité.

  45. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Laurent : deux éléments de réponse. Pre­miè­re­ment, pour être très prag­ma­tique, il y a plus de chances qu’un billet quel­conque contre­vienne au droit fran­çais qu’aux CGU de FF. Deuxiè­me­ment, ce que sup­pri­me­rait FF, ce n’est pas le billet, mais la conver­sa­tion, dans ton exemple. Il convien­drait alors, avant toute chose, de défi­nir mes droits sur la conver­sa­tion affé­rente au billet que je par­tage sur Friend­feed. Pas évident. Je pen­che­rais plu­tôt pour l’idée selon laquelle chaque com­men­taire qui com­pose la conver­sa­tion revient, in fine, à son auteur — au moins au titre de la pro­priété intel­lec­tuelle. Pour cette rai­son, je vois mal FF por­ter atteinte aux droits de 780 per­sonnes pour une simple vio­la­tion de ses CGU. Qu’en penses-tu ?

  46. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Rubin, c’est la posi­tion actuelle de FF. Les contre­ve­nants se voient reti­rer leur comptes et leurs entrées et com­men­taires sont sup­pri­més. Mais que se passe-t-il si le compte de Thierry est sup­primé? Toute cette dis­cus­sion disparaît…

  47. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    A-t-on un cas concret ?

  48. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Oui, les comptes des spam­meurs. Si tu com­mentes leurs entrées et les balances, tes com­men­taires dis­pa­raî­tront avec leurs comptes. Idem pour le compte de TC (fermé par Mike lui-même). Toutes les conver­sa­tions ont dis­paru. Mais je trouve ça évident.

  49. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Pour reve­nir à la ques­tion de la dépen­dance crois­sante des inter­nautes aux géants du Web (Google, FB, Twit­ter et mai­ne­nant FF), ce serait inté­res­sant de déve­lop­per des solu­tions du type Opera Unite plu­tôt que de refu­ser les for­mi­dables ser­vices de Google, FF & co.

  50. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Mais on ne peut pas se satis­faire du fait qu’une entre­prise nous déclare libres pour le pen­ser. Et mal­gré le cloud Google, je pense qu’il est avisé d’avoir ses docu­ments sur un disque dur.

  51. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Le pro­blème, c’est que Opéra n’est motivé que parce que leur core busi­ness est le brow­ser et qu’il n’ont rien à perdre à redon­ner les don­nées aux uti­li­sa­teurs. Google & co. n’iront dans ce sens que sous la pres­sion des com­pé­ti­teurs comme Opéra. Pro­blème: Opéra n’est pas open source et n’attirera jamais une com­mu­nauté de déve­lop­peurs assez solide pour égaler les ser­vices comme Google Apps (sans par­ler de limites techniques).

  52. Nicolas Voisin ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    les gar­çons (ouep, ça sent le musc ici :-) vous venez de démon­trer l’un des inté­rets de FF : pas un mes­sage de troll dans cette discussion !

  53. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Per­son­nel­le­ment, j’ai opté pour une stra­té­gie de sau­ve­garde hybride : mes docs sont sur le disque dur de cha­cun de mes ordi­na­teurs, via Drop­box, et sau­ve­gar­dés en ligne, en temps réel, par Back­blaze. Mais j’ai arrêté de faire des sau­ve­gardes “hard”, avec un disque externe ou sur DVD. C’est une perte de temps.

  54. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    @nicolasvoisin et le troll pro friend­feed d’au-dessus ?

  55. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Alexandre, je ne sais pas si tu suis ce qui se fait avec Google Apps et Office Web, mais si tu fouilles un peu, tu devrais prendre conscience que rien n’égalera le cloud com­pu­ting. C’est bien de dire: “moi, mon eau je veux la pui­ser dans mon puit à moi”. Mais si les dis­tri­bu­teurs col­lec­tifs peuvent te pro­po­ser une eau moins chère, plus propre et dispo même quand ton jar­din est asse­ché, tu oublie­ras vite tes sou­cis d’indépendance. Regardes le poten­tiel du cloud com­pu­ting et tu réa­li­se­ras que le risque dont tu parles en fera pas le poids par rap­port aux oppor­tu­ni­tés du cloud.

  56. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Mais si Google Apps dit “C’est fini, j’arrête” qui l’empêchera ?

  57. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Depuis que le ser­vice n’est plus en beta, je suis plus serein sur la question.

  58. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Ils peuvent, mais ils pro­mettent de t’exporter tes don­nées. Tu pour­ras reve­nir sur Ope­nOf­fice & co. mais tu seras tel­le­ment dépen­dant des fonc­tion­na­li­tés du cloud, que tu cour­re­ras confier tes docs à Micro­soft ou Adobe pour recommencer.

  59. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Rubin, le beta est un argu­ment psy­cho­lo­gique pour les vieux IT mana­gers du S&P500, pour leurs faire croire qu’ils sont pro­té­gés. Ca ne change stric­te­ment rien dans les faits (dixit Google).

  60. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    En sor­tir offre tout de même un argu­ment de moins à un pres­ta­taire peu scru­pu­leux. Et c’est une ques­tion d’échelle. Quand un ser­vice comme Gmail est en beta pen­dant des années, effec­ti­ve­ment, ça ne veut plus rien dire juri­di­que­ment. Mais si une star­tup décide de tes­ter un ser­vice sur 1 000 comptes et pro­pose un accord de beta bien ficelé, ça a du sens.

  61. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Rubin, je penses que ce n’est plus cré­dible que dans le cas des béta pri­vées (ou bien caché). Si c’est lancé publi­que­ment, les uti­li­sa­teurs jugent le pro­duit tel quel.

  62. Laurent ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    A titre per­son­nel, c’est vrai que je ne pense pas que j’aurais eu les mêmes argu­ments il y a 3 semaines, avant que les équipes de M. Bezos nous rap­pelle que nos don­nées sont gra­vées dans _leur_ marbre… Cloud com­pu­ting pour­quoi pas, mais je pré­fère le décen­tra­lisé, avec si je veux une copie que je mets dans mon coffre en Suisse ;-) — L’avantage de FF, c’est qu’avec l’API on peut se débrouiller

  63. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    A pro­pos de troll, Friend­feed n’est épar­gné que parce que c’est pas mains­tream. Twit­ter s’est fait bouffé, Friend­feed le seras à son tour. C’est la com­mu­nauté qui pro­tègent pour le moment. Avant hier, un petit troll est arrivé sur FF (pas de nom, pas de lien, sinon il trol­lera cette conv) et fort heur­se­ment qu’il s’est senti un peu paumé. Autre­ment il se serait donné à coeur joie de hija­cker bien des dis­cus­sions et groupes. Et il n’y a aucune pro­tec­tion. Le trol­ling n’est pas une rai­son suf­fi­sante selon FF pour fer­mer les comptes. Ce sera à nous des les blo­quer, un par un :(

  64. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Laurent, com­ment peux-tu col­la­bo­rer simul­ta­né­ment depuis des don­nées héber­gées chez toi? Et sur­tout, peux-tu me citer un acteur cré­dible qui tra­vaille là-dessus? Suf­fit de voir l’enthousiasme qu’à sus­ci­ter Opéra. C’est très limité, et ça ne pourra jamais faire d’ombre aux Google Apps & co.

  65. Laurent ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Je suis d’accord avec toi, mais avec l’API tu peux _au_moins_ sau­ve­gar­der ton contenu chez toi… Quant au réseau rela­tion­nel, il se dépla­cera ailleurs s’il le faut.

  66. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    C’est une pro­tec­tion mais cer­tai­ne­ment pas une alter­na­tives. Que peux –tu faire des don­nées expor­ter? Des archives? En revanche, je te rejoins sur le dépla­ce­ment des réseaux: si Twit­ter fait la moindre erreur, la “migra­tion” s’accélera. Et si ensuite, FF fait une conne­rie, on ira ailleurs.

  67. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Après, c’est une ques­tion de stra­té­gie per­son­nelle. Les conte­nus que j’estime impor­tants (c-à-d que je veux conser­ver) sont sur Pos­te­rous, donc égale­ment sau­ve­gar­dés dans mon mail (et donc sur mon disque dur, Drop­box, etc. via IMAP), ou car­ré­ment privés.

  68. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    D’une cer­taine manière, la pro­blé­ma­tique exis­tait déjà avant même l’avènement du Web 2.0 voire de l’informatique : on n’a pas attendu le numé­rique pour ris­quer de perdre ses don­nées ; et ça n’a pas empê­ché, jusqu’à pré­sent, la libre cir­cu­la­tion des idées.

  69. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Rubin, tu t’embêtes encore avec l’IMAP? Courageux!

  70. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Pour la répli­ca­tion des don­nées de mon mail, notam­ment professionnel.

  71. Jérôme Flipo ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Rubin, je pense que le cloud pose un pro­blème tout nou­veau. Aupa­ra­vant, je savais exac­te­ment où était mes don­nées et je pou­vais les pro­té­ger *phy­si­que­ment*. Avec le cloud, ma pro­priété n’est plus que vir­tuelle. Le pas­sage à l’informatique deman­dait de faire confiance dans la machine, le cloud demande main­te­nant de faire confiance dans une orga­ni­sa­tions dont je connais vague­ment les intentions.

  72. Rubin Sfadj ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Jérôme : c’est pour ça qu’on a un droit des contrats ;-)

  73. Laurent ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Les vieux geeks feront tou­jours un peu la gri­mace quand on leur parle de mettre des trucs dans le Cloud… C’est frais, c’est jeune, c’est moderne, c’est tout ce que vous vou­lez… Mais c’est pas chez vous ( autre illus­tra­tion récente, twit­ter: qui avaient mis toutes leurs don­nées stra­té­giques chez Google Docs avant d’aller dis­cu­ter rachat et/ou par­te­na­riat stra­té­gique avec… Google! Cette confiance dans la nature humaine est rafraî­chis­sante :-)

  74. Nicolas Voisin ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    géniale remarque de Laurent / d’ailleurs un YGeek (geek de la géné­ra­tion Y) est très rare­ment infor­ma­ti­cien / +1 :)

  75. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Pour reve­nir au sujet prin­ci­pal (l’article de Thierry) : Je trouve sa vision tris­te­ment pes­si­miste pour celui qui a écrit “le cin­quième pou­voir”. S’il veut construire du chan­ge­ment avec 4–5 blo­gueurs cha­cun dans son coin, je lui sou­haite bien du cou­rage. (j’éxagère, mais comme lui en fait)

  76. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    En fait le tueur de rêve, c’est plu­tot Thierry :s …

  77. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Voilà c’est dit, pour le reste, nar­vic a parlé pour moi ;)

  78. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Oh et puis allez, je détaille quand même : si demain FF fait de la merde, je vois pas ce qui nous empê­chera de par­tir demain. Perdre les dis­cus­sions ? Parce que dans la vie on enre­gistre tout ce qu’on raconte aussi ? Non (et heu­reu­se­ment) ! En atten­dant FF est un outil génial et peut ser­vir les causes les plus nobles. Il fau­dra bien un peu de prag­ma­tisme si on veut construire quelque chose de bien avec ce qu’internet nous offre. Les peu­reux n’ont jamais fait les grands batis­seurs. Bien sur qu’il fau­dra veiller à ne pas tom­ber dans de nou­veaux extrèmes et la domi­na­tion de mono­poles du net. Mais fran­che­ment la ques­tion est-elle d’actualité ? En est-on là ? Fran­che­ment ? N’y a-t-il pas tant de choses à construire avant de vou­loir faire marche arrière?

  79. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Quand à la soi-disant fin des blogs, c’est évidem­ment une grosse conne­rie : de quoi parlera-t-on si on a rien à lire de consis­tant (comme ce billet par exemple :-) ?

  80. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    j’imagine bien une machine tour­nant sur elle-même où on lie des mes­sages friend­feed qui lient eux-même vers d’autres mes­sages. Machine très fer­mée à l’exemple de la télé­vi­sion actuelle, comme le dit très bien Thierry où les émis­sions qui marchent le plus sont celles où on parle de la télévision.

  81. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Alexandre : mal­gré mon uti­li­sa­tion mas­sive de FF, je conti­nue de lire assi­du­ment près de 120 flux rss sur Google Rea­der. Les 2 se com­plètent. C’est comme twit­ter : per­sonnne n’a jamais dit que Friend­Feed allait tout tuer !

  82. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    @Stan mais je ne fais que com­men­ter ce que j’ai com­pris du mes­sage de Thierry. Le fait qu’on soit nom­breux à se battre pour un web neutre et libre et qu’on tombe aussi faci­le­ment dans les bras de ce qui reste une grosse entreprise

  83. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Et pour­quoi? Parce que per­sonne n’a réussi à faire de meilleurs outils jusqu’à pré­sent. Cer­tains se sont pour­tant fait chier pour : aaa­liens, owni… mais au final, pour­quoi s’évertuer alors que des trucs tout simples existent déjà ? (au pas­sage, Friend­Feed a 13 employés)

  84. Nicolas Voisin ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Stan : sur le coup tu com­pares des chtrucs qui n’ont rien à voir : le coût d’aaaliens ou d’owni est nul et le but est clair : y com­pi­ler sur une base qua­li­fiée de contri­bu­teurs le meilleur des conte­nus réa­li­sés ou lus par cette “équipe”. FF est un ser­vice, c’est toi qui en fait ton média (moi aussi :-)

  85. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Oui mais l’utilité finale est en par­tie la même : faire de la veille collective.

  86. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    @stan Aaa­liens, c’est sur­tout une expé­ri­men­ta­tion plus que de la veille col­lec­tive, c’est “qu’est-ce qu’on peut faire d’un truc qui à l’air bien un peu par­tout mais qui serait mieux en un seul endroit”

  87. Alexandre Léchenet ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    @stan et sur­tout ça a un aspect très pres­crip­teur dans le sens où ce n’est pas toi qui choi­sis qui tu suis, mais on t’offre ce moment de recherche de gens bien (si tu leur fait confiance, et tu peux ;) )

  88. Alexis Taugeron ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Je suis assez d’accord avec Stan quand il dit : “Perdre les dis­cus­sions ? Parce que dans la vie on enre­gistre tout ce qu’on raconte aussi ? Non (et heureusement) !”

  89. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Je suis bien d’accord, d’ailleurs c’est grâce en par­tie à aaa­liens que j’en suis là aujourd’hui :) . Je crois en fait que j’attendais plus de aaa­liens ;-) Bref mon point est de dire que nous avons besoin d’outils pour nous fédé­rer un mini­mum et construire quelque chose avec toutes nos qua­li­tés res­pec­tives, FF en est un (parmi d’autres).

  90. Alexis Taugeron ip:15
    27 July 2009 @ 17:54

    Ce que je vois sur FF c’est beau­coup de liens vers de très bons blogs, et des dis­cus­sions qui s’engagent. Après si FF dis­pa­rait demain qu’est-ce que ça peut bien me faire ? J’ai lu les articles, je suis capable de les retrou­ver sur les blogs (qui eux n’ont pas dis­paru). Quant aux dis­cus­sions, pour moi c’est comme de l’oral : une fois que j’en ai pris connais­sance ça peut par­tir à la pou­belle, qu’importe… Si un com­men­taire a vrai­ment une valeur énorme, ça vaut le coup d’en faire un billet.

  91. Stanislas Jourdan ip:15
    27 July 2009 @ 18:10

    @Thierry : en effet il marche même très bien puisque tu as même réussi à m’aspirer de nou­veau vers ton blog !

  92. gravatar.com 000 ip:3
    27 July 2009 @ 18:15

    vous venez de démon­trer l’un des inté­rets de FF : pas un mes­sage de troll dans cette discussion !”

    L’obsession de Nico­las Voi­sin: res­ter entre soi et fer­mer la porte à tout ce qui le dérange.

    Bonne illus­tra­tion de l’enfermement des réseaux sociaux où l’on est entre soi à ron­ron­ner, entre amis qu’on a validés.

    La par­tie de cette dis­cus­sion issue de Friend­feed: Une dis­cus­sion de geeks, com­plè­te­ment vide sur le fond, qui ne com­prennent rien, sans culture autre que la fas­ci­na­tion pour l’outil…

    (et les affaires com­mer­ciales liées…)

  93. gravatar.com Henri A ip:5
    27 July 2009 @ 18:39

    Excep­tion­nel­le­ment, extrê­me­ment d’accord avec 000.

  94. gravatar.com Thierry Crouzet ip:15
    27 July 2009 @ 18:41

    On tappe sur le gouv puis ont fait la promo d’un ser­vice qui fera pire que le gouv. Et on site Google en exemple de pro­bité! Au fond je trouve pas si mal FF mais c’est le dis­cours geek qui m’énerve (et je suis pas le der­nier des geeks).

  95. gravatar.com 000 ip:3
    27 July 2009 @ 18:51

    Excep­tion­nel­le­ment, extrê­me­ment d’accord avec 000.”

    Un jour, tu ver­ras que mes obses­sions ne sont pas que des trucs issus d’une banane malade ;-)
    Ou en tout cas qu’un cra­paud fou n’a pas tou­jours tort :-)

  96. gravatar.com espérance ip:16
    27 July 2009 @ 19:05

    Bon­jour Thierry,

    Voici quelques liens utiles:
    http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html
    http://www.freescape.eu.org/piraterie/complet.html

    A+

  97. gravatar.com 000 ip:3
    27 July 2009 @ 19:09

    je trouve pas si mal FF

    Au départ tu trou­vais Face­book for­mi­dable. Après quelques semaines tu as cessé d’y mettre les pieds.

    Le pro­blème de ces outils sociaux c’est que très vite ça devient ingérable.

    Très vite ça devient des chambres d’échos à buzz où des mil­lions d’insectes s’excitent sur la der­nière nou­veauté du jour, où l’on reçoit chaque jour 300 invi­ta­tions de gens qui cherchent juste à aug­men­ter le nombre de contacts, etc.

    On croit qu’on est lu mais la plu­part s’en foutent et tout est noyé dans un flux d’actualités à renou­ve­ler chaque jour.

    Et tous les ans il faut migrer vers la der­nière nou­veauté sociale… Recom­men­cer l’ajout de contacts…

    Ces outils sont utiles si vrai­ment on arrive avec un pro­jet pré­cis et qu’on se concentre des­sus, sans se lais­ser étour­dir par l’effet ruche et l’accumulation de contacts superficiels.

  98. gravatar.com Alexis Taugeron ip:17
    27 July 2009 @ 19:23

    300 demandes par jour ? O_o

    C’est du vécu ? ;-)

  99. Fabrice Epelboin ip:18
    27 July 2009 @ 22:55

    Je suis assez d’accord avec Flipo, “C’est davan­tage un rééqui­li­brage de pou­voir entre les auteurs et les lec­teurs, qu’entre les auteurs et les réseaux-sociaux”, à une nuance près, le rééqui­li­brage n’a pas lieu avec les lec­teurs, mais les lecteurs-diffuseurs. http://fr.readwriteweb.com/2009/07/27/analyse/friendfeed-cest-mal/

  100. gravatar.com Un troll ip:3
    27 July 2009 @ 23:08

    Un point impor­tant à pré­ci­ser est que ce débat n’est pas tou­jours très objec­tif, puisque cer­tains des par­ti­ci­pants gagnent leur vie en créant des comptes sur ces réseaux sociaux, et en les ani­mant, pour le compte d’entreprises ou de par­tis politiques.

    Ils ont donc tout inté­rêt à ne pas com­prendre où est le problème.

    Pour eux c’est le paradis:

    - ils gagnent de l’argent en créant un compte Face­book pour une entreprise

    - puis six mois plus tard ils gagnent de l’argent en créant un compte Twit­ter pour cette entreprise

    - puis six mois plus tard ils gagnent encore de l’argent en créant un compte Friendfeed…

    Cette course à l’infini d’un réseau à l’autre leur assure une rente à vie.
    Sans cesse un nou­veau réseau à créer puis ani­mer. Sans cesse un nou­veau chèque à recevoir.

    Dans le même temps ils prônent la culture du gra­tuit pour les auteurs, mais ils se font rému­né­rer pour ani­mer des com­mu­nau­tés sociales en ligne…

    Ce genre de conflits d’intérêts rend pour eux dif­fi­cile un exa­men objec­tif de la question.

    (Bien sûr ce n’est que l’avis d’un troll. Sur Friend­feed on ne sou­lève pas ces ques­tions qui gênent.)

  101. archi_bald ip:18
    27 July 2009 @ 23:55

    Bon fau­drait savoir. On dis­cute ici ou sur RWW ?

  102. narvic ip:18
    28 July 2009 @ 1:55

    Bon, même réponse qu’à Fabrice Epel­boin sur le même sujet, la dépor­ta­tion des com­men­taires à cause de friend­feed (http://friendfeed.com/fabrice/b9404a9a/friendfeed-cest-mal). Vous êtes en train de vous faire un film, toi et lui. :-) ) En fait, la réponse est là, tout en bas, dans les com­men­taires, jus­te­ment ! :-) )) http://narvic.fr/2009/07/ma-nouvelle-vie-sur-le-web/

  103. gravatar.com vincent ip:2
    28 July 2009 @ 9:45

    Moi j’ai adoré la réponse du troll, ce billet et cette inter­ro­ga­tion me semble pro­lon­ger cette dis­cus­sion : Le busi­ness condamne t-il la phi­lo­so­phie du 2.0 ?
    http://b-r-ent.com/news/le-business-condamne-t-il-la-philosophie-du-2–0

  104. gravatar.com Contestations contre l’égémonie annoncée des majors du web social | LeWebMulticulturel ip:19
    28 July 2009 @ 10:34

    […] Les fameuses pro­tes­ta­tions se sont cris­tal­li­sées autour de Friend­feed, suite à l’annonce de son arri­vée en France, et conti­nue sur Read­Wri­te­Web, conti­nue ici. […]

  105. narvic ip:18
    28 July 2009 @ 12:55

    Donc, je vois Thierry que tu as résolu toi aussi cette dou­lou­reuse ques­tion de la dépor­ta­tion des com­men­taires des blogs vers friend­feed, puisque tout ce fil de dis­cus­sion friend­feed vient de gen­ti­ment rapa­trier ton blog d’un coup de code magique. ;-) Ce débat est donc clos, non ? ;-)

  106. gravatar.com Cyrille ip:20
    28 July 2009 @ 13:25

    à ne pas répéter

  107. gravatar.com Yann Leroux ip:21
    28 July 2009 @ 13:50

    @narvic et quelle est la for­mule magique ? Je suis sur qu’il devrait pou­voir se par­ta­ger. Ou les Hauts Sor­ciers nous ont abandonnés ?

  108. Thierry Crouzet ip:18
    28 July 2009 @ 13:55

    Je publie­rais un der­nier truc… mon pb c’est vrai­ment pas FF :-) Du moment qu’il y a un API

  109. gravatar.com Réseaux sociaux : FriendFeed, l'agrégateur d'amis | Blueboat ip:22
    28 July 2009 @ 16:31

    […] que Friend­Feed “c’est mal” ?  Ce ser­vice dissout-il la conscience ? Ou même tue-t-il les rêves ? Y’aura-t-il une migra­tion mas­sive de Twit­ter vers Friend­Feed ? Votre avis nous intéresse […]

  110. gravatar.com Jean-Marie Gall (jmgall) 's status on Tuesday, 28-Jul-09 18:36:37 UTC - Identi.ca ip:23
    28 July 2009 @ 20:34

    […] Face­book et Friend­feed tueurs de rêves http://blog.tcrouzet.com/2009/07/27/facebook-et-friendfeed-tueurs-de-reves/ […]

  111. gravatar.com 000 ip:3
    10 August 2009 @ 22:43

    Et voilà l’hyper hyper concentration :

    Face­book rachète FriendFeed

    Le groupe Face­book a annoncé le rachat du réseau social Friend­Feed, lundi 10 août

  112. gravatar.com Renaud ip:24
    13 August 2009 @ 13:59

    Et donc pour toi seul ont un ave­nir les per­sonnes qui savent déve­lop­per des plu­gins pour rapa­trier leurs don­nés.
    Tous ceux qui sont uni­que­ment uti­li­sa­teur ne sont bien­ve­nus car par défi­ni­tion ils sont obligé d’utiliser les ser­vices pro­po­sés par d’autres.
    Ils en sont donc des esclaves et devraient pré­fé­rer le silence que de s’asservir ainsi.

  113. gravatar.com Thierry Crouzet ip:25
    13 August 2009 @ 14:19

    Ce qui compte c’est de pou­voir ins­tal­ler les plu­gins écrit par les autres.

  114. gravatar.com Cyroul ip:26
    17 August 2009 @ 11:29

    A ma grande honte, je ne connais­sais pas ton site. Mais j’aime l’esprit des billets. Ca me replonge dans un passé uto­pique qui n’est, fina­le­ment, pas si mort que ça.
    Merci et bravo.

  115. gravatar.com Selim ip:27
    20 August 2009 @ 9:20

    Très bon article. Il rejoint tout à fait ce à quoi je pense.
    Merci.

    @Renaud :
    Ce que tu dis est faux. Le par­tage est le fon­de­ment du Libre (logi­ciel libre), un peu contra­dic­toire si ça mène à l’esclavage :D
    De plus, l’humanité ne serait pas aussi avan­cée tech­no­lo­gi­que­ment, scien­ti­fi­que­ment et phi­lo­so­phi­que­ment s’il n’y avait pas eu par­tage.
    Et puis, après tout, libre à cha­cun d’apprendre à créer. Il y aurait escla­vage s’il y avait cloi­son­ne­ment des connais­sances :)

  116. gravatar.com Neotrouve ip:28
    8 January 2010 @ 22:19

    très bonne démonstration,

    dans un autre ordre d’idée, mon article devrait vous plaire

    l’emprise du vir­tuel
    http://www.neotrouve.com/?p=405
    @+
    NT

  117. gravatar.com antoninocorazon ip:29
    27 July 2009 @ 14:09

    RT @lilzeon @tweetmeme Face­book et Friend­feed tueurs de rêves http://bit.ly/ANOp0 merci @hug_h

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  118. gravatar.com berkati ip:29
    27 July 2009 @ 14:24

    RT @tweetmeme Face­book et Friend­feed tueurs de rêves | Le peuple des connec­teurs – le cin­quième pou­voir http://bit.ly/ANOp0

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  119. gravatar.com mpenaud ip:29
    27 July 2009 @ 15:14

    RT @crouzet: Face­book et Friend­feed tueurs de rêves http://is.gd/1OKtO

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  120. gravatar.com RadicalChic ip:29
    27 July 2009 @ 15:15

    RT: @petitesphrases: RT @crouzet: Face­book et Friend­feed tueurs de rêves http://is.gd/1OKtO

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  121. gravatar.com sycophante ip:29
    27 July 2009 @ 15:55

    Fwd: Face­book et Friend­feed tueurs de rêves http://is.gd/1OKtO (par http://ff.im/5M8AA) http://ff.im/5MsmV

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  122. gravatar.com Rikko (wot else ?) ip:29
    27 July 2009 @ 23:44

    Tu aurais dû pré­voir la Loi de Murphy !

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  123. gravatar.com Eric_Ingargiola ip:29
    28 July 2009 @ 7:04

    RT @tweetmeme Face­book et Friend­feed tueurs de rêves | Le peuple des connec­teurs – le cin­quième pou­voir http://bit.ly/ANOp0

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  124. gravatar.com Donjipez ip:29
    28 July 2009 @ 7:40

    RT @Eric_Ingargiola: RT @tweetmeme Face­book et Friend­feed tueurs de rêves | Le peuple des connec­teurs – http://bit.ly/ANOp0

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  125. gravatar.com loloster ip:29
    28 July 2009 @ 8:19

    RT @Donjipez RT @Eric_Ingargiola: RT @tweetmeme Face­book et Friend­feed tueurs de rêves | Le peuple des connec­teurs – http://bit.ly/ANOp0

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  126. gravatar.com grabule ip:29
    28 July 2009 @ 8:24

    RT @Donjipez RT @Eric_Ingargiola: RT @tweetmeme Face­book et Friend­feed tueurs de rêves | Le peuple des connec­teurs – http://bit.ly/ANOp0

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  127. gravatar.com Vendredi_info ip:29
    28 July 2009 @ 8:37

    RT @crouzet via @Monolecte Face­book et Friend­feed tueurs de rêves http://is.gd/1Q0Wf

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  128. gravatar.com Leeroy_05 ip:29
    28 July 2009 @ 9:01

    RT: @css4design: Face­book et Friend­feed tueurs de rêves http://bit.ly/yR9uC (via @Donjipez, @Eric_Ingargiola, @tweetmeme)

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  129. gravatar.com JulienA ip:29
    28 July 2009 @ 11:55

    Com­men­ter direc­te­ment via l’agrégateur, c’est effec­ti­ve­ment envi­sa­geable grâce à xmlrpc, à condi­tion qu’il soit confi­guré pour accep­ter les com­men­taires ano­nymes (cad avec un uti­li­sa­teur non connecté). Je ne crois pas que ce soit le cas par défaut, avec word­press en tout cas. A vérifier.

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  130. gravatar.com JulienA ip:29
    28 July 2009 @ 11:58

    L’ennui, c’est qu’on ne peut pas affi­cher les com­men­taires déjà pos­tés, ce qui réduit d’autant l’interaction.

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  131. gravatar.com Delphine Dumont ip:29
    28 July 2009 @ 13:13

    Il fau­drait pou­voir inter­dire les com­men­taires externes. Par exemple, dans les réglages, on pour­rait indi­quer qu’on les refuse. Les agré­ga­teurs, en récu­pé­rant le flux, récu­pè­re­raient aussi l’info et affi­che­raient ou non, selon le réglage, un espace aux com­men­taires. Mais ça m’étonnerait qu’ils soient d’accord pour faire ça.
    Ce qui montre d’ailleurs bien l’atteinte aux droits de l’auteur du billet.

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  132. gravatar.com Cauber ip:29
    28 July 2009 @ 13:25

    Fwd: Face­book et Friend­feed tueurs de rêves http://is.gd/1OKtO (par http://ff.im/5M8AA) la fin est the good way:… http://ff.im/5PaOY

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  133. gravatar.com tom_the_green ip:29
    30 July 2009 @ 8:47

    @crouzet Face­book et Friend­feed tueurs de rêves. C’est bien écrit. Piqure de rap­pel pour néo­phytes et geeks. http://tinyurl.com/lo7r42

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  134. gravatar.com dumeny ip:29
    1 August 2009 @ 11:13

    Rea­ding: “Face­book et Friend­feed tueurs de rêves | Le peuple des connec­teurs” ( http://bit.ly/1ULrM )

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Titre (facultatif)

La stratégie du cyborg
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L'humain augmenté par les réseaux sociaux.

Le cinquième pouvoir
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La décentralisation de la puissance politique.

Turista
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Voyager dans un pays inconnu avec une femme inconnue.

J’ai eu l’idée
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« Du sérieux, du pro­fond, du léger, du comique… » Henri Alberti

Équinoxe d’automne
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Paris, le 21 septembre 1991, j’avais 28 ans.