Dans un monde de flux où les biens s’écoulent, l’ancienne économie de la rareté de l’offre associée à la rareté de l’argent ne peut plus survivre. Sans doute faudra-t-il basculer vers un système financier où chacun pourra émettre de la monnaie et devenir banque centrale. Mais avant d’envisager cette entrée dans le flux de la finance, je voudrais inventorier les différentes modalités de rétribution adaptées aux flux, certaines incompatibles, d’autres complémentaires. Lire la suite →
Après mon mail, Anderson m'a tout de suite répondu au sujet de Free version française :
This is totally the call of each national publisher. I only worked directly with the English-language ones (UK and US), and we worked hard to make it free in both countries. But I haven't had any contact with the others (these deals are negotiated by my agent) and am afraid I don't really have any influence with them :-(On comprend que la guerre du free ne fait que commencer. Que Pearson est à blâmer en France parce qu'il publie un livre sans respecter la volonté de l'auteur et encore moins la philosophie du livre publié. L'édition s'enfonce doucement, se replie sur elle-même comme la bête qui sent le danger.
Je lis Chris Anderson depuis longtemps. Il est l’un des intellectuels qui compte pour moi (à tel point que, un peu plus tôt dans la journée, j’ai écrit CHRIST Anderson dans un tweet). J’ai suivi l’aventure de son nouveau livre Free sur son blog, j’en ai parlé après l’article de Wired en juin 2008 et j’ai été heureux d’apprendre que le livre serait distribué gratuitement en version électronique. Lire la suite →

Le 3 août, j'ai publié un coup de gueule contre tous ceux qui se prétendent être les premiers à faire un truc sur internet et qui croient ainsi s'attirer la gloire, tout au moins attirer l'attention. J’ai écrit ce billet énervé par tous ceux qui ne pensent aux nouvelles technologies que comme un énième truc marketing et qui cherchent à exister avec ça alors que c’est l’avenir de notre monde qui se joue. J'ai au passage égratigné Christophe Sims qui cette nuit m'a demandé sur Twitter un droit de réponse qu'il m'a adressé par mail. Lire la suite →
Ou l’économie des propulseurs… Le fleuve coule. Les gens qui vivent au bord du fleuve puisent de l’eau. L’eau restante finit à la mer. Elle s’évapore, puis pleut sur la montagne où le fleuve prend sa source. Lire la suite →

Micro-posts, articles, livres… ils deviennent ou vont devenir flux, se libérant du papier comme de la page web qui était sensée le remplacer. Toute information se prête à la copie, à la propagation, à la réorganisation, à la représentation selon de multiples perspectives. Plus aucune raison technique ne l’attache à une forme graphique particulière quelle qu’en soit la volonté de l’auteur. Lire la suite →
Jusqu’à l’avènement du Web, grosso-modo en 1995, la liberté d’expression était une illusion. Seule une élite de journalistes, écrivains, artistes, scientifiques… pouvait parler à leurs contemporains. Depuis, tout au moins en occident et pour peu que nous fassions l’effort de maîtriser quelques outils, nous avons la liberté de publier nos textes, photos, vidéos, musiques… sans l’aval d’un éditeur. Lire la suite →
Hier soir, presque par hasard, j’arrive sous la halle de Villeréal après une conférence de Philippe Dessertine, auteur de Ceci n’est pas une crise (juste la fin d’un monde). Avec Isabelle, nous échangeons quelques mots avec lui. Je ne connais rien d’autre de lui que ce qui est passé entre nous en quinze minutes. Donc tout ce que je vais dire de Dessertine doit être pris entre guillemets. Je lirai son livre mais j’aime aussi ces contacts brefs où beaucoup de choses transparaissent. Lire la suite →
Retrouvez les chiffres mis en image sur le site socialnomics, associé au livre éponyme. Puis lisez The Most Powerful Force in the World. Puis préparez-vous à la révolution.

Hier, après avoir exprimé mes doutes sur l’utilité de l’idée de superorganisme, on m’a renvoyé à la théorie des holons proposée par Koestler et vulgarisée par Wilber. Je me suis expliqué à ce sujet l’année dernière lorsque j’ai lu Wilber. Lire la suite →

Comme ma chronologie le montre, j’ai lu et parcouru pas mal de textes sur le superorganisme et quelque chose me déplait encore dans cette théorie, je suis attiré, repoussé. Les relents de philosophie intégrale me dérangent (bien plus que le problème du totalitarisme facile à balayer – et balayé par tous les auteurs qui ont travaillé sur le sujet). J’ai d’autres objections. Lire la suite →
Notre vie en ligne ne dépend plus de Google. Nous pouvons exister sans lui. Pour mon blog, il reste le premier apporteur de trafic mais Twitter, FriendFeed, Facebook… apportent plus que lui au total. Je trouve ça plutôt rassurant. En plus, c’est du trafic beaucoup moins aléatoire.

Depuis un an, j’ai écrit plusieurs centaines de pages qui auraient dû se trouver dans mon prochain livre, presque toutes écartées, certaines publiées ici après coup, d’autres le seront peut-être plus tard. Lire la suite →

Comme je l'avais fait pour le cinquième pouvoir, je vais tenter de lister les différentes étapes de l’idée de superorganisme. Au moins quatre concepts se rencontrent. Tantôt Gaïa (1 - la planète vivante), tantôt le superorganisme (2 - l’humanité vivante ou organicisme). Le cerveau global (3), entité émergente, serait le moteur intelligent de l’une ou l’autre de ces deux entités, éventuellement consciente. La symbiose (4) entre les hommes et les machines, notamment le Net, et plus encore le Flux, rendrait possible ce cerveau, sinon le superorganisme lui-même. Les machines seules seraient, suivant certaines hypothèses, capables de devenir un cerveau global. Lire la suite →
Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg. Lire la suite →

Pour beaucoup, un anarchiste désire vivre dans un monde sans lois où chacun est seul maître de ses choix. Les conservateurs de tout bord ont toujours stigmatisé cette position pour mieux marginaliser les anarchistes. Lire la suite →
C’est une idée qui me trotte dans la tête depuis quelque temps, à force de lire des inepties sur le web, professées par des ignares acculturés qui ne connaissent même pas l’histoire d’Internet dont ils se font les héros, qui n’ont aucune idée des quatre composants à la base de toute l’électronique… J’ai envie de tout couper, de me déconnecter, de mener pendant un an une expérience extrême. Si j’étais célibataire, je crois que j’aurais déjà débranché, je me serais retranché derrière les outils de communication du vingtième siècle pour mieux penser mon temps. Je ne peux le faire aujourd’hui car je n’ai pas envie d’entraîner ma famille dans cette aventure… c’est peut-être Narvic qui le fera pour moi. En attendant, j’écris plutôt Into the flux ou Into the streams.

J’étais en vacances, déconnecté à 99 % (j’y suis encore mais connecté à 100 % maintenant), pourtant la nouvelle du rachat de FriendFeed par Facebook m’est arrivée. Je n’ai rien lu d’autres que les tweets à ce sujet qui m’ont été adressés (merci à tous) et les liens attenants. J’espère que cette nouvelle aidera les techno-enthousiastes, pas forcément dotés de la dernière update, à mieux comprendre mes billets de juillet sur FriendFeed et Facebook. Lire la suite →
Avec les réseaux sociaux et les plateformes de microblogging, on ne peut plus avoir de secret pour personne. Ce graphique indique le nombre de tweets postés pour mon twiller depuis son lancement en décembre dernier. Plus je consacre de temps à Starglider, moins je twitteromance. Logique. D’autres graphiques montrent que je n’ai aucun goût pour le travail nocturne. Lire la suite →

Comme Arthur C. Clarke inspire en partie la forme de mon nouveau livre, le socialisme selon Starglider, j’ai commandé la compilation de ses nouvelles. Je les picore au hasard. Hier soir, je tombe sur Dial F for Frankenstein, publiée en janvier 1965 dans Playboy. Lire la suite →