Vers un web sans site web

flux

Les sites web ont été ima­gi­nés pour sto­cker des infor­ma­tions et les affi­cher à tra­vers des navi­ga­teurs. Ce fut une révo­lu­tion, notam­ment grâce à l’hypertexte décen­tra­lisé, mais aussi une façon de tra­duire à l’écran ce que nous connais­sions sur le papier. Il suf­fit de voir à quoi res­semblent encore les sites des jour­naux (où même les blogs). À des jour­naux tra­di­tion­nels ! Très loin du look Google ou des ser­vices 2.0 les plus avan­cés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg.

Le web s’attachera-t-il long­temps à ce passé pous­sié­reux ? Je ne crois pas. Le web 3.0 n’existera jamais. Le web n’était qu’une étape tran­si­toire, une façon de por­ter vers le numé­rique ce dont nous dis­po­sions déjà, un nou­veau monde, certes, mais atta­ché à l’ancien monde. Inca­pable de vivre sans lui (d’où le pro­blème du pira­tage qui n’est autre que le pha­go­cy­tage de cet ancien monde).

Ce que nous avons appelé le 2.0 n’était pas une révo­lu­tion du web mais l’arrivée mas­sive de ser­vices. Nous avons inventé notre boîte à outils : coopé­ra­tion, dif­fu­sion, recherche, agré­ga­tion… Ces outils nous aident à mani­pu­ler l’information et à la faire circuler.

Notre fusée peut main­te­nant lâcher son pre­mier étage qui jadis la connec­tait au sol. Elle s’élève vers quelque chose de neuf, un cybers­pace dans l’esprit de Gib­son, un uni­vers de flux qui se croisent et s’entrecroisent, s’éclairent mutuel­le­ment, se dis­solvent, se recons­truisent ailleurs… phé­no­mène évoqué par Nova Spi­vack.

L’idée d’un lieu de lec­ture pri­vi­lé­gié et moné­ti­sable, le site web, est révo­lue. Nous avons des sources d’informations, les blogs par exemple, qui pro­pulsent l’information pure dans le cybers­pace. Puis elle cir­cule, s’interface, se repré­sente, se remo­dèle. Elle n’a plus une forme don­née, une mise en page, mais un poten­tiel for­mel qui peut s’exprimer d’une infi­nité de façons. Je me moque de la forme ori­gi­nelle quand je lis sur un agré­ga­teur, éven­tuel­le­ment ouvert sur mon mobile.

Nous allons sur le web pour publier, régler nos tuyaux à flux, les bran­cher les uns sur les autres, les com­bi­ner, les croi­ser, les fil­trer, les com­pa­rer… Nous y affu­tons notre moteur et puis notre vie numé­rique se passe ailleurs. Dans notre desk­top, nou­velle géné­ra­tion de navi­ga­teur, sorte de récep­teur de flux, où tout se com­bine et prend forme.

La fin du web, l’âge des propulseurs

Les sites deviennent des bases de lan­ce­ment. Nous n’avons plus besoin de les visi­ter. Ils ont leur impor­tance, tout comme celui qui parle a de l’importance, mais nous n’avons aucune rai­son de nous trou­ver en face de lui pour l’entendre. Nous pou­vons le lire ailleurs, l’écouter ailleurs, le voir en vidéo ailleurs…

Cette pra­tique est à vraie dire fort ancienne, fami­lière au monde de l’édition. Pour un texte, la forme est trans­por­table, c’est la façon dont les idées et les scènes s’enchaînent, dont elles sont ren­dues, écrites… Le fond et la forme font bloc. La mise en page est une forme sup­plé­men­taire qui, le plus sou­vent, inter­vient en fin de chaîne. D’une manière géné­rale, un même texte est lisible de plu­sieurs manières au fil des éditions (car­tonné, souple, poche, luxe…).

Dans le monde des flux, comme dans celui de l’édition, la forme finale garde une grande impor­tance mais elle n’est plus gérée à la source. C’est le desk­top qui agrège les flux, se charge du rendu. Sui­vant les desk­tops, nous aurons des phi­lo­so­phies dif­fé­rentes. Des tem­plates s’y gref­fe­ront. Tout chan­gera encore en fonc­tion du device de lec­ture (ordi­na­teur, télé­phone, reader…).

Un modèle que nous croyons sta­bi­lisé, celui du web, s’écroule. Il res­tera peut-être des bou­tiques, des points loca­li­sés d’interface avec la réa­lité maté­rielle, mais pour tout le reste, pour tout ce qui est numé­ri­sable, le point d’entrée loca­lisé n’a plus aucun sens. L’information sera par­tout, dans un état d’ubiquité et de flui­dité. Les liens se réor­ga­ni­se­ront dyna­mi­que­ment, bidi­rec­tion­nel­le­ment, un peu comme les signaux dans un cerveau.

Le web res­sem­blait au monde de la presse.

Le flux res­sem­blera au monde du livre, un monde où les livres seraient vivants, où chaque mot poin­te­rait vers d’autres livres, où chaque phrase engen­dre­rait des conver­sa­tions avec l’auteur et les lec­teurs. Ce n’est sans doute pas un hasard si de nou­veaux rea­ders voient sans cesse le jour en ce moment même. Nous devons pou­voir incar­ner le flux où que nous soyons.

Nous allons pous­ser des don­nées dans le flux glo­bal. Cer­tains d’entre nous se conten­te­ront de régler la tuyau­te­rie, d’autres d’envoyer avec leur blog des satel­lites en orbite géo­sta­tion­naire, d’autres de courts mes­sages micro­blo­gués, juste des liens, des sou­rires, des impres­sions pen­dant que d’autres expé­die­ront des vais­seaux spa­tiaux pour explo­rer l’infini, des textes longs et peut-être profonds.

Le temps des pro­pul­seurs est venu.

Notes

  1. Auteur, blo­gueur, éditeur, com­men­ta­teur, ret­wit­ter… sont des pro­pul­seurs. Le consom­ma­teur pas­sif est en voie de dis­pa­ri­tion. Si j’aime quelque chose, je le dis, donc je propulse.
  2. Dans la logique du web actuel, un éditeur ne dif­fuse dans ses flux RSS que les résu­més de ses articles. Le but étant de ren­voyer du tra­fic à la source.
  3. Dans la logique des flux, bri­der en sor­tie le flux RSS est une absur­dité puisque la source n’est qu’un pro­pul­seur. Bri­der revient à refu­ser d’être lu. Plus per­sonne n’aura envie d’aller visi­ter le propulseur.
  4. Tous les sites médias brident leurs flux pour ten­ter de pré­ser­ver l’ancien modèle publi­ci­taire. Alors qu’ils sur­vivent avec dif­fi­culté sur le web et envi­sagent presque tous de reve­nir au modèle payant, un monde plus radi­ca­le­ment éloi­gné du leur appa­raît. J’anticipe des jours de plus en plus sombres pour l’industrie de la presse.
  5. Les jour­na­liste qui devien­dront des pro­pul­seurs s’en tire­ront. Ils appren­dront à régler la tuyau­te­rie. Nou­velle géné­ra­tion de plombiers.
  6. Reste à inven­ter les outils de sta­tis­tiques adap­tées aux flux, comme les outils de moné­ti­sa­tion des flux. Mais ceux qui atten­dront ces outils pour chan­ger de para­digme seront une nou­velle fois laminés.
  7. Peut-être que la moné­ti­sa­tion s’effectuera au moment de la lec­ture sur le modèle iTune. Je vois l’intérêt pour une œuvre ori­gi­nale, par exemple la nou­velle de Gwen, mais quel inté­rêt pour une news reprise par­tout sans guère de variation ?
  8. J’aime Twit­ter parce que c’est une tech­no­lo­gie de lifes­tream qui révo­lu­tionne le web et nous fait enter dans l’ère des flux. J’aime Twit­ter parce qu’il devient un pro­to­cole auquel nous donnent accès des appli­ca­tions tierces. J’aime Twit­ter parce que je ne vais jamais sur Twit­ter. Je ne devrais même plus par­ler de Twit­ter mais uni­que­ment d’une Fede­ral Public Time­line. Elle m’aide à pro­pul­ser mes textes et mes idées pas­sa­gères dans le cybers­pace naissant.
  9. Le cybers­pace nait aujourd’hui même. Le web res­tait dépen­dant de l’ancien monde maté­riel. Voilà pour­quoi les mar­chants ont été les pre­miers à s’y épanouir.
  10. Nous devons géné­rer les flux avec nos outils, les mixer avec nos outils. Les flux doivent cir­cu­ler et n’appartenir à per­sonne sinon à leurs pro­pul­seurs res­pec­tifs. Nous sommes encore loin d’en être là mais c’est la direc­tion. Un web où les sites s’effacent au pro­fit de ce que nous avons à dire et à échanger.
  11. Ainsi Twit­ter devra être rem­placé par un pro­to­cole décen­tra­lisé et robuste. Les déve­lop­peurs y réfléchissent.
  12. C’est à Mozilla de deve­nir un desk­top pour agré­ger tous les flux. Sees­mic et cie ont peu de chance de se tirer d’affaire.
  13. Notre iden­tité numé­rique sera concen­trée sur notre point de pro­pul­sion, c’est là qu’elle s’incarnera, c’est de là qu’elle essai­mera dans le cyberspace.
  14. Je crois aussi que le point de pro­pul­sion doit être open source, pour que notre iden­tité n’appartienne à per­sonne. Word­Press est le meilleur point actuel. Mais sans doute trop mar­qué par son passé blog. Il faut un outil ou des outils capables de gérer tous les types de pro­pul­sion possibles.
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90 Tweets 16 Other Comments

143 commentaires à “Vers un web sans site web”

  1. gravatar.com martine s ip:1
    17 August 2009 @ 10:54

    pro­pul­ser, dif­fu­ser, par­ta­ger, on est d’accord, mais sans un tra­vail jour­na­lis­tique de base (enquête, repor­tage, entre­tien etc) qu’il soit ou non d’ailleurs effec­tué par des pros ou des ama­teurs éclai­rés (ou non, ça arrive aussi), on pro­pulse quoi, on échange quoi?

  2. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    17 August 2009 @ 11:12

    @Martine C’était pas mon sujet :-) Des gens ont des trucs à dire, d’autres pas… ça c’est pas nouveau.

  3. gravatar.com greg ip:3
    17 August 2009 @ 13:24

    Dire qu’en 4 ans je ne t’avais pas encore rajouté dans mes flux…grossière erreur…grossière erreur !

  4. gravatar.com chiendent ip:4
    17 August 2009 @ 14:08

    Ce n’est cepen­dant pas un web sans contenu dont il s’agit, mais d’un web où la cir­cu­la­tion de l’information est plus fluide, où la “connec­tion” est plus com­plexe, ou tout le monde par­ti­cipe et ou les pro­pul­seurs ont un rôle cen­tral. Je pense que la vision est juste.

  5. gravatar.com Vers un web sans site web « Netcrema - creme de la social news via digg + delicious + stumpleupon + reddit ip:5
    17 August 2009 @ 14:43

    […] Vers un web sans site webblog.tcrouzet.com […]

  6. gravatar.com Jérémie Patonnier (jeremiepat) 's status on Monday, 17-Aug-09 13:36:30 UTC - Identi.ca ip:6
    17 August 2009 @ 15:34

    […] http://blog.tcrouzet.com/2009/08/17/vers-un-web-sans-site-web/ […]

  7. gravatar.com jean-yves le moine ip:7
    17 August 2009 @ 16:54

    ce qu’il y a de bien avec cette idée du flux du pro­pul­seur c’est qu’il réin­tégre le silence, le bis­tro la ren­contre comme source d’information
    demain de tels pro­pul­seur ne depen­dront pas uni­que­ment des desk­tops mais aussi de nous les hommes, de nos humeurs, de nos folies, de nos colères, de nos peurs

    à moins que nous deve­nions égale­ment des desktops?

    This com­ment was NOT ori­gi­nally pos­ted on Twitter

  8. gravatar.com Bzz ip:8
    17 August 2009 @ 17:16

    le bis­tro”

    C’est le café du commerce.

    Cha­cun pro­pulse et reçoit sa rumeur à égalité de niveau ins­ti­tu­tion­nel entre les participants.

    Faut arrê­ter de s’extasier sur les flux, ça n’a rien de très nou­veau le télé­phone arabe.

    On a main­te­nant toute une faune de geeks qui passe son temps à s’extasier sur les flux et qui ne pro­duit plus aucun contenu réel autre que l’extase : “je pro­pulse donc je suis”.

    Qu’est-ce qui est pro­pulsé ? De plus en plus : la simple idée de pro­pul­sion. Le buzz pour le buzz, avec les RT sur Twee­ter. ça doit être le côté “rêve d’être une abeille”. Bzz bzz bzz.

  9. gravatar.com David, biologeek ip:9
    17 August 2009 @ 17:29

    Le gros pro­blème des flux, c’est le bruit que ça génère. Les X twits qui me pré­cèdent sont là pour en attes­ter : de l’info sans inté­rêt qui vient alté­rer le signal inté­res­sant des “vrais” commentateurs.

    Il y a exac­te­ment les mêmes pro­blèmes avec google wave que j’ai pu tes­ter, aller vers les flux car la tech­nique le rend pos­sible n’est pas for­cé­ment pour tous les usages…

  10. gravatar.com Un web sans sites web, chiffres des réseaux sociaux, le Google masterplan, vente de CD et téléchargement, et des salaires de fille | zdar.net ip:10
    17 August 2009 @ 18:02

    […] un web sans sites web, inté­res­sant point de vue de T. […]

  11. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    17 August 2009 @ 18:08

    C’est vrai qu’il y a du bruit mais plus que dans la presse, à la radio ou à la TV ? Où on nous donne l’impression qu’on a fait taire le bruit pour nous.

    Ce n’est qu’une ques­tion de fil­trage, de sélec­tion… il ne s’agit pas de deve­nir addict au lifes­tream mais de lire l’information là où c’est le plus per­ti­nent pour nous… non plus où le veut l’émetteur.

  12. gravatar.com Stéphane Deschamps (notabene) 's status on Monday, 17-Aug-09 16:18:08 UTC - Identi.ca ip:11
    17 August 2009 @ 18:16

    […] http://blog.tcrouzet.com/2009/08/17/vers-un-web-sans-site-web/ […]

  13. gravatar.com Henri A ip:12
    17 August 2009 @ 21:13

    Si on veut pro­pul­ser tout azi­muts, il serait sou­hai­table de pro­mou­voir l’apprentissage de plu­sieurs langues, pas seule­ment l’anglais, mais par exemple l’espagnol, le man­da­rin, le sans­crit, l’arabe, le wolof, etc…ne serait-ce que pour une bonne col­la­bo­ra­tion ( dans tout les sens du terme ).

  14. gravatar.com Certes ip:8
    17 August 2009 @ 21:34

    pas seule­ment l’anglais”

    … mais aussi le fran­çais pour les mar­ke­teux incultes qui se reven­diquent de “Léo Fer­ret” au lieu de “Léo Ferré”

  15. gravatar.com Henri A ip:12
    17 August 2009 @ 21:58

    A 0/10 à l’œil gauche, 10/10 au droit et 0/10 aux oreilles :
    Tu te rends compte que tu fais du Kraus comme cer­tains de la prose ( sans le savoir ) ?

  16. gravatar.com Entreprise Globale ip:13
    17 August 2009 @ 23:19

    Belle vision. Je par­tage. Cela dit, il fau­dra aussi des pro­jec­tiles à pro­pul­ser, en d’autres mots, du contenu. A pro­duire. Aura-t-on, comme aujourd’hui, une mino­rité de pro­duc­teurs de contenu ou la masse prendra-t-elle le relais? Pour moi, la réponse n’est pas encore sûre.

  17. gravatar.com Cactus Acide » » L’observatoire du neuromancien 08/17/2009 ip:14
    18 August 2009 @ 0:29

    […] Vers un web sans site web […]

  18. gravatar.com Certes ip:8
    18 August 2009 @ 0:47

    Tu te rends compte que tu fais du Kraus”

    Kraus qui peut.

    Tiens ton copain Musil écrivait :

    « Il y a deux choses contre les­quelles on ne peut pas lut­ter parce qu’elles sont trop longues, trop grosses, et sans queue ni tête : Karl Kraus et la psychanalyse. »

    Trop longues,
    trop grosses

    et sans queue ni tête.

    On com­prend que Musil n’aimait pas la psy­cha­na­lyse, en écri­vant des phrases comme ça …

    Quand on pense au nombre de volumes que Musil a écrit, alors que TOUT était déjà dans une seule phrase de Montesquieu.

    Il aurait mieux fait de pro­pul­ser Paris Hilton.

  19. gravatar.com Desirade ip:15
    18 August 2009 @ 1:57

    Quel beau billet. Curieuse impres­sion que les blogs deviennent de simples endroits de pas­sages, ouverts à tous les vents.

    On y entre par la fenêtre on en sort par la porte, on s’y amuse on y picore, on dit par­fois bon­jour en passant.

    J’aime beau­coup cette impres­sion de légè­reté, de liberté, de fête.

    En 1990 bien avant le web 2.0 le pro­blème avait été posé par Hakim Bey dans sa réflexion sur les zones auto­nomes temporaires.

    J’ai relu récem­ment ce texte en m’étonnant des nom­breux paral­lèles que j’y trou­vais avec la situa­tion actuelle du web.

    pour ref: TAZ => http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html

  20. gravatar.com Fabien Basmaison (arkhi) 's status on Tuesday, 18-Aug-09 01:07:48 UTC - Identi.ca ip:6
    18 August 2009 @ 3:05

    […] Pas for­cé­ment d’accord sur tous les termes employés ; inté­res­sant néan­moins : http://blog.tcrouzet.com/2009/08/17/vers-un-web-sans-site-web/ […]

  21. gravatar.com Karl ip:16
    18 August 2009 @ 4:36

    >Les sites web ont été ima­gi­nés pour sto­cker des infor­ma­tions et les affi­cher à tra­vers des navigateurs.

    La pré­mice de départ est fausse et donc l’ensemble du billet. Le Web repose sur deux éléments essen­tiels : URI (iden­ti­fier) et HTTP (pro­to­col). La méta­phore du Web est la ges­tion d’un espace d’information. Je n’ai rien nommé de phy­sique encore et je n’ai pas parlé de contenu.

    HTTP est une boîte à outils pour gérer des res­sources avec des iden­ti­fiants dans un espace d’informations et de pla­cer une repré­sen­ta­tion pos­sible de ces ressources.

    Un site Web est une chose non défi­nie de façon abso­lue. Cela peut-être une simple res­source déno­tée par une seule URI. Cela peut-être l’ensemble des URIs sous un même domaine ou dis­tri­bué sur plu­sieurs domaines, etc. Il n’y a pas de défi­ni­tions cohé­rentes d’un site Web.

    En revanche, il y a des délé­ga­tions d’autorité gérées par HTTP pour chaque URI.

    Le Web” n’a jamais été égal à “sites Web”.

    Je recom­mande la lec­ture de http://www.w3.org/DesignIssues/

  22. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    18 August 2009 @ 7:55

    Tech­ni­que­ment tu as rai­son… c’est pas pour rien qu’on parle de 1.0 2.0 3.0… moi je m’intéresse là à l’usage qui s’est géné­ra­lisé, le site web, le para­digme actuel… et ce n’est pas pour rien si beau­coup de déve­lop­peurs res­sentent le besoin de créer de nou­veaux pro­to­coles pour aller à côté de HTTP (google avec Wave par exemple).

  23. gravatar.com links for 2009-08-18 — Chroniques du web ip:17
    18 August 2009 @ 12:05

    […] Vers un web sans site web (Thierry Crou­zet) Thierry Crou­zet nous livre sa vision de l’avenir de l’information numé­rique (tags: billet ave­nir web2 web3 agrégateur) […]

  24. gravatar.com Guy Verville ip:18
    18 August 2009 @ 12:56

    Cette idée cir­cule beau­coup que la race humaine pour­suit sa lan­cée vers une «agré­ga­tion des consciences». Ainsi, mal­gré toute cette pro­pul­sion, l’esprit humain a besoin de syn­thèse, et ce n’est pas la pro­pul­sion qui la fera. Sans doute le web de demain est à réin­ven­ter (mais ça, demain est tou­jours à réin­ven­ter); la cohé­sion se fera donc quelque part entre nos idées, nos esprits, notre conscience uni­ver­selle. Ou elle ne se fera pas, devien­dra sim­ple­ment un immense caphar­naüm néo-médiéval. La Renais­sance appa­raî­tra sans doute un autre jour, mais nous, comme le dit une chan­son d’ici, nous serons morts, mon frère.

  25. gravatar.com Les liens de la semaine - Le blog de Tom ip:19
    22 August 2009 @ 19:54

    […] Vers un web sans site web – La forme finale d’une infor­ma­tion ne serra plus (n’est plus) mai­tri­ser ou géné­rer par le pro­duc­teur du contenu. Celui devra faire voya­ger sa pro­duc­tion à tra­vers les nom­breux flux et autres tuyaux afin d’alimenter le consom­ma­teur final. […]

  26. gravatar.com Vers la mort du Web ? ip:20
    22 August 2009 @ 20:33

    […] Thierry Crou­zet, sur son excellent blog « Le peuple des connec­teurs », trouvé via Lio­nel Kauff­mann si je vou­lais cré­di­ter tout le monde, a publié il y a quelques jours un article qui a retenu mon atten­tion dans ma réflexion sur le sujet : Vers un Web sans site Web. […]

  27. gravatar.com bookmark from diigo 08/24/2009 | Relation, transformation, partage ip:21
    25 August 2009 @ 0:34

    […] on August 25, 2009Filed Under liens | | Vers un web sans site web­tags: webI­rène Delse » L’art de faire une […]

  28. gravatar.com links for 2009-08-25 « Ikan66 ip:22
    25 August 2009 @ 19:11

    […] Vers un web sans site web (tags: web) […]

  29. gravatar.com Libre de publier mais pas libre de lire | Owni.fr ip:23
    26 August 2009 @ 14:14

    […] Le lec­teur ne doit-il pas gagner sa liberté à son tour ? Lire où il veut ce qu’il veut comme il l’entend ! Sur son ordi­na­teur, son por­table, sa liseuse, son agré­ga­teur, lui-même ins­tallé sur divers appa­reils. C’est l’autre face de la liberté d’expression. Sans liberté de lec­ture, tant qu’il y a contrainte, des points de pas­sage obli­ga­toires, des pubs à ava­ler, des mises en forme à sup­por­ter, le lec­teur reste le jouet de l’éditeur. Il n’est pas réel­le­ment libre. Et si le lec­teur n’est pas libre, l’émetteur lui aussi n’est pas libre, il ne fait que le croire. Il parle sou­vent seul, pour le seul béné­fice de celui qui l’aide à par­ler (sou­vent un pro­pul­seur à la mode 2.0). […]

  30. gravatar.com Instant T, focus n°15 | Maxime-Viry.com ip:24
    28 August 2009 @ 16:28

    […] Vers un web sans site web, […]

  31. gravatar.com Stéphane ip:25
    14 September 2009 @ 3:38

    <>

    Les blogs géné­ra­teurs d’informations ? “pure” en plus ? Au mieux des com­men­ta­teurs l’information, au pire, “expert en rien”.

  32. gravatar.com didier ip:26
    26 September 2009 @ 15:13

    Bon­jour,

    Je n’ai pas encore lu les réac­tions, je le fais incon­ti­nent mais ma pre­mière réac­tion à l’article est:

    Et ?

  33. gravatar.com pffffff ip:27
    22 October 2009 @ 0:07

    C’est n’importe quoi cet article.
    Pour­quoi déve­lop­per ? On s’en fout, ce qui compte c’est que je propulse.

    Au fait, super la liste des twits, c’est pas­sion­nant et ça fait des étages de plus à la fusée.

  34. gravatar.com Dd ip:28
    30 December 2009 @ 21:57

    Et http://identi.ca ? tu l’as en lien en des­sous de ton post ;) , cor­rec­te­ment uti­lisé c’est décen­tra­lisé, mais le pro­blème c’est que il n’y a pas d’autres gros par­te­naire d’identi.ca, les gens qui uti­lisent Sta­tus­Net le font pour leur entreprise…

    Mais il y a aussi Ope­nID qui peut être vu comme dan­ge­reux… mais aussi comme un belle opor­tu­nité (cha­cun peut créer son iden­ti­fiant, par exemple je peux créer moi@bydorian.com avec un simple script PHP !).

  35. gravatar.com Ecrire sous licence Creative Commons, au risque du vol… ou de l’envol ? « :: S.I.Lex :: ip:29
    30 April 2010 @ 20:24

    […] chose d’infiniment plus fluide. Il faut relire à ce pro­pos le billet de Thierry Crou­zet “Vers un web sans site web”, qui sou­ligne l’importance de la dis­sé­mi­na­tion et redé­fi­nit le blog comme un propulseur : […]

  36. gravatar.com owni.fr, digital journalism » Article » Ecrire sous licence CC, au risque du vol… ou de l’envol ? ip:23
    3 May 2010 @ 17:22

    […] quelque chose d’infiniment plus fluide. Il faut relire à ce pro­pos le billet de Thierry Crou­zet “Vers un web sans site web”, qui sou­ligne l’importance de la dis­sé­mi­na­tion et redé­fi­nit le blog comme un propulseur : […]

  37. gravatar.com olivier ertzscheid ip:30
    14 June 2010 @ 12:40

    Un billet de 2005 qui fait écho à ce que tu décris dans ton billet (en lien aussi avec le billet signalé par Jean-Michel Salaun) :
    http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2005/11/moebius_le_web_.html
    Ami­tiés
    Olivier.

  38. gravatar.com Liber, libri, m. : livre » Blog Archive » « Les bibliothèques à l’heure du numérique : évolution des publics et des services » ip:24
    14 June 2010 @ 22:27

    […] aussi dans l’environnement numé­rique : il faut pen­ser hors les murs et s’orienter « vers un web sans sites web », pour reprendre ce qu’avait déve­loppé Thierry Crou­zet. Il faut donc deve­nir un […]

  39. gravatar.com NicolasSacre ip:31
    17 August 2009 @ 10:48

    RT @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu!

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  40. gravatar.com AureliB ip:31
    17 August 2009 @ 10:57

    RT: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  41. gravatar.com mathemagie ip:31
    17 August 2009 @ 10:59

    Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO

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  42. gravatar.com Bellonius ip:31
    17 August 2009 @ 11:02

    RT @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  43. gravatar.com hollygomadly ip:31
    17 August 2009 @ 11:05

    RT: @mathemagie: Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO

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  44. gravatar.com aminekabbaj ip:31
    17 August 2009 @ 11:19

    Suis 1propulseur… Sen­sa­tion bizarre !…;) Vers 1 web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu (via @crouzet

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  45. gravatar.com ked_ ip:31
    17 August 2009 @ 11:42

    Liked “Thierry Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu” http://ff.im/-6IGiC

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  46. gravatar.com analienfeed_ ip:31
    17 August 2009 @ 11:50

    [from man­hack] Vers un web sans site web – Le peuple des connec­teurs: Pour Thierry Crou­zet, le modèle du web s’é.. http://bit.ly/dtMBy

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  47. gravatar.com lyonelkaufmann ip:31
    17 August 2009 @ 12:18

    J’ai lu et je pro­pulse: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  48. gravatar.com fbon ip:31
    17 August 2009 @ 12:23

    le web comme pro­pul­seur http://tinyurl.com/r56qap et pour­tant que j’aime ça un beau site web – n’empêche qu’il faut conte­nus au but du tuyau

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  49. gravatar.com lyonelkaufmann ip:31
    17 August 2009 @ 12:24

    Vers un web sans site web «Notre iden­tité numé­rique sera concen­trée sur notre point de pro­pul­sion» http://bit.ly/NHyPB

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  50. gravatar.com lyonelkaufmann ip:31
    17 August 2009 @ 12:25

    Je plus­soie +++: Vers un web sans site web “Je crois aussi que le point de pro­pul­sion doit être open source” http://bit.ly/NHyPB

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  51. gravatar.com BertrandSoulier ip:31
    17 August 2009 @ 12:34

    Vers un web sans site web (Thierry Crou­zet) http://icio.us/g4vlok

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  52. gravatar.com ludobos ip:31
    17 August 2009 @ 12:42

    RT @raphaelhunold: Vers un web sans site web http://bit.ly/1bJjOO

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  53. gravatar.com fbrahimi ip:31
    17 August 2009 @ 12:52

    RT @lyonelkaufmann: Vers un web sans site web «Notre iden­tité numé­rique sera concen­trée sur notre point de pro­pul­sion» http://bit.ly/NHyPB

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  54. gravatar.com tanek ip:31
    17 August 2009 @ 12:54

    RT @BertrandSoulier: Vers un web sans site web (Thierry Crou­zet) http://icio.us/g4vlok

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  55. gravatar.com cyberlabe ip:31
    17 August 2009 @ 12:56

    Vers un web sans site web «Notre iden­tité numé­rique sera concen­trée sur notre point de pro­pul­sion» http://bit.ly/NHyPB (via @fbrahimi)

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  56. gravatar.com RoyHP ip:31
    17 August 2009 @ 13:01

    RT @fbrahimi et@lyonelkaufmann: un web sans site web «Notre iden­tité numé­rique concen­trée sur notre point de pro­pul­sion» http://bit.ly/NHyPB

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  57. gravatar.com cmic ip:31
    17 August 2009 @ 13:06

    Je pro­pulse: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le cybers­pace nait aujourd’hui même! via@lyonelkaufmann

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  58. gravatar.com arncouk ip:31
    17 August 2009 @ 13:07

    le peuple des pro­pul­seurs : Vers un web sans site web http://bit.ly/bOfHp

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  59. gravatar.com buzz_tweet_fr ip:31
    17 August 2009 @ 13:10

    BT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  60. gravatar.com mosieurj ip:31
    17 August 2009 @ 13:25

    RT: @AureliB RT: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  61. gravatar.com gregfromparis ip:31
    17 August 2009 @ 13:27

    Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO

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  62. gravatar.com eugen12 ip:31
    17 August 2009 @ 13:29

    RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO

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  63. gravatar.com AppliedWisdom ip:31
    17 August 2009 @ 13:33

    RT @webatou: une ana­lyse inté­res­sante ! RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  64. gravatar.com martinregent ip:31
    17 August 2009 @ 13:39

    Vers un web sans site web, Très bonne ana­lyse pros­pec­tive sur le Web : http://bit.ly/OA18y (par @crouzet)

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  65. gravatar.com sabineblanc ip:31
    17 August 2009 @ 13:42

    Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu (via @crouzet)

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  66. gravatar.com jreminiac ip:31
    17 August 2009 @ 13:47

    Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO

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  67. gravatar.com CedricTremintin ip:31
    17 August 2009 @ 13:56

    Vers un web sans site web ? http://bit.ly/1bJjOO

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  68. gravatar.com internetactu ip:31
    17 August 2009 @ 13:56

    Vers un web sans site web – Le peuple des connec­teurs: Pour Thierry Crou­zet, le modèle du web s’écroule, au prof.. http://bit.ly/dtMBy

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  69. gravatar.com sarimarcus ip:31
    17 August 2009 @ 13:57

    RT @CedricTremintin: Vers un web sans site web ? http://bit.ly/1bJjOO

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  70. gravatar.com yannleroux ip:31
    17 August 2009 @ 14:00

    RT @internetactu: Vers un web sans site web – Le peuple des connec­teurs: http://bit.ly/dtMBy

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  71. gravatar.com aurels ip:31
    17 August 2009 @ 14:03

    RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  72. gravatar.com gmeiers ip:31
    17 August 2009 @ 14:15

    Vers un web sans site web, un web de flux ou la forme de la source n’a que peu d’importance http://ff.im/-6J2G8

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  73. gravatar.com Solead_id ip:31
    17 August 2009 @ 14:16

    RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web : http://bit.ly/1bJjOO / Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs

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  74. gravatar.com MarjorieSoutric ip:31
    17 August 2009 @ 14:18

    Vers un web sans site web http://tinyurl.com/r56qap

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  75. gravatar.com monjules ip:31
    17 August 2009 @ 14:32

    RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO

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  76. gravatar.com oli2be ip:31
    17 August 2009 @ 14:33

    Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs

    http://bit.ly/dtMBy [++]
    (via @yannleroux)
    (via @internetactu)

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  77. gravatar.com BSEvents ip:31
    17 August 2009 @ 14:39

    RT@internetactu Vers un web sans site web – http://bit.ly/dtMBy

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  78. gravatar.com ClementGrimal ip:31
    17 August 2009 @ 14:43

    Quand je tombe sur un article aussi inté­res­sant de @crouzet: http://bit.ly/1bJjOO grâce à Twit­ter, je dis “Vive les flux” et je propulse !

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  79. gravatar.com Dorha_m ip:31
    17 August 2009 @ 14:48

    RT @yannleroux RT @internetactu: Vers un web sans site web – Le peuple des connec­teurs: http://bit.ly/dtMBy

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  80. gravatar.com jmgilliot ip:31
    17 August 2009 @ 14:52

    RT @yannleroux RT @internetactu: Vers un web sans site web – Le peuple des connec­teurs: http://bit.ly/dtMBy : une autre perspective

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  81. gravatar.com lespacedunmatin ip:31
    17 August 2009 @ 14:56

    RT @internetactu: Vers un web sans site web : http://bit.ly/1bJjOO

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  82. gravatar.com Vinch01 ip:31
    17 August 2009 @ 15:21

    Cet article de @crouzet semble décrire le Web du futur mais en fait il décrit par­fai­te­ment le Web actuel ! http://bit.ly/fTWwS

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  83. gravatar.com bilbatua ip:31
    17 August 2009 @ 15:26

    RT @internetactu Vers un web sans site web – Le peuple des connec­teurs: Pour Thierry Crou­zet. http://bit.ly/dtMBy

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  84. gravatar.com grebert ip:31
    17 August 2009 @ 16:00

    La fin du web, l’âge des pro­pul­seurs (Thierry Crou­zet): L’idée d’un lieu de lec­ture pri­vi­lé­gié et moné­ti­sable, l.. http://bit.ly/dtMBy

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  85. gravatar.com Shain ip:31
    17 August 2009 @ 16:15

    Réflexion inté­res­sante et assez per­ti­nente RT @MaxSchleiffer: Vers un Web sans sites web http://ow.ly/kiuN

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  86. gravatar.com chaziliao ip:31
    17 August 2009 @ 16:38

    RT @AureliB: RT: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  87. gravatar.com edulog ip:31
    17 August 2009 @ 16:51

    RT @CedricTremintin : Vers un web sans site web ? http://bit.ly/1bJjOO

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  88. gravatar.com aaaliens ip:31
    17 August 2009 @ 16:53

    Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO

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  89. gravatar.com iferracci ip:31
    17 August 2009 @ 17:32

    avant je connec­tais, main­te­nant je pro­pulse … http://bit.ly/s1YUR comme @crouzet #propulseurs

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  90. gravatar.com fastclemmy ip:31
    17 August 2009 @ 17:43

    @pims http://bit.ly/1bJjOO

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  91. gravatar.com notabene ip:31
    17 August 2009 @ 18:18

    RD: @jeremiepat: Dia­ble­ment inter­res­sant ça RT: @lespacedunmatin: RT @internetactu: Vers un web sans site web : http://bit.ly/1bJjOO

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  92. gravatar.com aymericmarlange ip:31
    17 August 2009 @ 18:31

    RT @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  93. gravatar.com albertedenis ip:31
    17 August 2009 @ 18:32

    Vers un web sans site web http://bit.ly/JSr7S

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  94. gravatar.com eugen12 ip:31
    17 August 2009 @ 18:42

    RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO

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  95. gravatar.com engy ip:31
    17 August 2009 @ 19:02

    GRea­der : Vers un web sans site web http://bit.ly/dtMBy

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  96. gravatar.com tbayart ip:31
    17 August 2009 @ 19:17

    Lisez “Vers un site web sans site web” de Thierry Crou­zet http://bit.ly/JSr7S

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  97. gravatar.com Prisclio ip:31
    17 August 2009 @ 19:36

    Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO

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  98. gravatar.com dpapin ip:31
    17 August 2009 @ 20:27

    RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  99. gravatar.com small_talks ip:31
    17 August 2009 @ 22:16

    Book­mar­ked: Vers un web sans site web http://bit.ly/dtMBy

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  100. gravatar.com small_talks ip:31
    17 August 2009 @ 22:32

    Book­Mark: Vers un web sans site web http://ow.ly/15LmmO

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  101. gravatar.com nicolas_auvinet ip:31
    17 August 2009 @ 22:34

    Déjà dit, les sites inter­net sont morts http://bit.ly/i9urv “Le temps des pro­pul­seurs est venu” via Thierry Crouzet

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  102. gravatar.com tyjak ip:31
    17 August 2009 @ 23:04

    RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  103. gravatar.com SemanticBot ip:31
    17 August 2009 @ 23:08

    #Seman­tic­De­li­cious : Vers un web sans site web http://bit.ly/dtMBy

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  104. gravatar.com nikkojazz ip:31
    18 August 2009 @ 1:00

    http://bit.ly/5nqYl

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  105. gravatar.com cgenin ip:31
    18 August 2009 @ 1:35

    RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  106. gravatar.com arkhi ip:31
    18 August 2009 @ 3:08

    Pas for­cé­ment d’accord sur tous les termes employés ; inté­res­sant néan­moins : http://bit.ly/1bJjOO

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  107. gravatar.com phildec ip:31
    18 August 2009 @ 7:41

    Rea­ding: “Vers un web sans site web” ( http://bit.ly/wB8w8 )

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  108. gravatar.com Thierry ip:31
    18 August 2009 @ 10:03

    Vers un web sans site web : http://bit.ly/fTWwS (bonne réflexion)

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  109. gravatar.com bruno_rives ip:31
    18 August 2009 @ 11:27

    RT @cgenin: RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des pro­pul­seurs est venu

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  110. gravatar.com ebouquin ip:31
    18 August 2009 @ 14:46

    Très inté­res­sant http://bit.ly/1bJjOO

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  111. gravatar.com ebouquin ip:31
    18 August 2009 @ 14:47

    La fin du web, l’âge des pro­pul­seurs” http://bit.ly/1bJjOO

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  112. gravatar.com oOBaNOo ip:31
    18 August 2009 @ 14:56

    Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO

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  113. gravatar.com doume93 ip:31
    18 August 2009 @ 15:01

    RT@ebouquin http://bit.ly/1bJjOO j’avais pas encore vu les choses sous cet angle merci

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  114. gravatar.com mikiane ip:31
    18 August 2009 @ 18:35

    Trés bon article de T. Crou­zet sur le web sans site web: http://tinyurl.com/qy4t7x. un echo à la “cen­tri­fu­geuse” : http://tinyurl.com/rym5e3

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  115. gravatar.com Kola Mutama ip:31
    19 August 2009 @ 3:50

    j’adhère!

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  116. gravatar.com Bat00 ip:31
    19 August 2009 @ 15:52

    RT @tbayart Lisez “Vers un site web sans site web” de Thierry Crou­zet http://bit.ly/JSr7S

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  117. gravatar.com sirchamallow ip:31
    20 August 2009 @ 13:24

    Vers un web sans site web – Le peuple des connec­teurs: http://bit.ly/dtMBy (via @Dorha_m @yannleroux & @internetactu)

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  118. gravatar.com thib39 ip:31
    20 August 2009 @ 14:10

    RT @sirchamallow: Vers un web sans site web – Le peuple des connec­teurs: http://bit.ly/dtMBy (via @Dorha_m @yannleroux & @internetactu)

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  119. gravatar.com dmarkowicz ip:31
    20 August 2009 @ 14:36

    RT @thib39: RT @sirchamallow: Vers un web sans site web – Le peuple des connec­teurs: http://bit.ly/dtMBy (via @internetactu)

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  120. gravatar.com Anne_JM ip:31
    21 August 2009 @ 15:19

    un web sans sites web? (via @aaaliens) http://bit.ly/1bJjOO

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  121. gravatar.com c_mell ip:31
    24 August 2009 @ 22:54

    http://icio.us/g4vlok

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  122. gravatar.com Silvae ip:31
    25 August 2009 @ 14:57

    …mais un poten­tiel for­mel qui peut s’exprimer d’une infi­nité de façons” http://bit.ly/3rMC7 …2/2

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  123. gravatar.com Luc Dall'Armellina ip:31
    26 August 2009 @ 10:24

    Bon­jour. Merci pour cet article très inté­res­sant, dans lequel vous poin­tez la ques­tion du design gra­phique, ou pour le dire en des termes moins spé­cia­li­sés, de la forme et des rela­tions que prennent dans une dia­lec­tique, le texte et l’image.
    Il me semble que ce que pointe T. Crou­zet, c’est moins une oppo­si­tion de l’environnement numé­rique connecté et du livre que de la dif­fi­culté de voir émer­ger des formes stables, des envi­ron­ne­ments de lec­ture adap­tés à l’écran, tant au niveau de leurs choix typo­gra­phiques, contraste, marges, blocs ; qu’au niveau de la quan­tité des infor­ma­tions don­nées à lire.
    Il paraît natu­rel que le livre soit et reste pour un moment encore notre réfé­rence de lec­ture car sa matu­ra­tion a tout de même quelques dizaines de siècles, contre qua­rante ans à peine pour l’écran… Sans comp­ter que là où le livre offrait un contenu stable, orga­nisé, clô­turé, l’écran (connecté) ouvre lui, une fenêtre sur l’activité du monde en train de se faire : la dyna­mique des flux est ouverte et instable. De plus, l’environnement depuis lequel on lit-écrit est régit par de nom­breuses tech­niques encore un peu sau­vages. On est plus aujourd’hui, dans une jungle que dans un jar­din anglais.
    Le texte à l’écran reste le plus sou­vent une sorte de sable dont on pour­rait aug­men­ter la taille du grain à l’aide de bou­tons “plus gros” et “plus fin”. Quand on sait le niveau de sophis­ti­ca­tion et d’exigence atteints pour la réa­li­sa­tion des livres par Jan Tschi­chold, on mesure que l’environnement tech­nique de l’écran n’est pas encore mûr (à moins qu’il ne s’agisse de notre matu­ra­tion à nous) pour appor­ter des solu­tions inté­res­santes (et en dehors des outils pro­prié­taires). Mais la géné­ra­tion actuelle des jeunes desi­gners est sur les rangs et pro­pose des solu­tions, expé­ri­mente des envi­ron­ne­ments, telle Sté­pha­nie Vilay­phiou dans son pro­jet “rea­ding on screen” [ http://latsami.free.fr/ ].
    A bien­tôt j’espère.
    L.D.A

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  124. gravatar.com Xavier Cazin ip:31
    26 August 2009 @ 12:12

    J’aime beau­coup cette idée du livre qui existe par sa capa­cité à fixer l’attention. Elle redit bien l’influence qu’exerce un auteur sur le temps de son lecteur.

    Avant ce moment pri­vi­lé­gié de la lec­ture, non pas la déci­sion de pré­le­ver au hasard un mor­ceau du flux qui passe, mais un tissu d’influences, de filtres humains comme vous dites, grâce aux­quels nous appre­nons à négli­ger la plu­part des flux et à frei­ner momen­ta­né­ment les autres pour en recueillir la sub­stan­ti­fique moelle.

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  125. gravatar.com tcrouzet ip:31
    26 August 2009 @ 12:52

    Je vais répondre dans un billet… mais pour ce qui me paraît inté­res­sant c’est la der­nière pro­po­si­tion : pour­quoi le livre ne devien­drait pas flux (tu jus­ti­fies pas vrai­ment à mon sens).

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  126. gravatar.com F Bon ip:31
    26 August 2009 @ 13:19

    ce qui m’a bous­culé, dans l’article Crou­zet sur les “pro­pul­seurs”, c’est l’impression per­ma­nente que – dans ce qui nous concerne pour la lit­té­ra­ture – il ne s’agit pas moins que de “sau­ver sa peau”

    à quoi bon Rim­baud sur une étagère, et hier au “Zone” de l’université Laval les étudiants ils n’étaient pas devant les étagères à livre, mais fai­saient la queue pour les ven­deurs infor­ma­tique – c’est pas un argu­ment, mais pour moi c’est la ques­tion désormais :

    nos conte­nus ne valent pas s’ils ne sont pas actifs, inter­ve­nant à même la peau de la société comme les cabi­nets de lec­ture du 19ème, ou “la der­nière mode” de Mal­larmé en pre­naient le risque

    le bas­cu­le­ment dans cette logique de flux me semble aussi irré­ver­sible que le bas­cu­le­ment dans l’idée de la “pro­fu­sion” (sur mon eRea­der je n’emporte pas “des” livres, mais ma “biblio­thèque”) – la ques­tion devient donc : com­ment, dans cette logique des “pro­pul­seurs”, ins­tal­ler les conte­nus qui m’importent ?

    par exemple, si au bout de 24h un article de mon site a été lu 300 fois, j’aurai 70 visites via page d’accueil (les habi­tués), entre 60 et 90 via Face Book (via les liens et les reprises de liens), entre 20 et 30 via twit­ter et entre 20 et 30 via Netvibes

    il y a encore 4 ou 5 mois, ces chiffres auraient été très dif­fé­rents – c’est en regar­dant ça de près qu’on peut arri­ver à piger l’échelle des com­bats des chefs, Face Book ten­dant à deve­nir navi­ga­teur auto­nome, Androïd et Chrome inté­grant fonc­tions sociales etc

    me semble déci­sif en ce moment de com­prendre que compte moins la notion de “livre” (y com­pris pour nos for­mats epub ou pdf de l’édition numé­rique) que la place que prend – là où nous pen­sions livre – le navi­ga­teur lui-même, et ses fonc­tions d’enrichissement

    et qu’au bout de la chaîne des flux il y a cepen­dant notre rôle de “pro­duc­teur de contenu”, vigne­ron de notre arpent de vin bio

    le para­doxe alors, entre approche René et approche Thierry, serait d’arriver à pen­ser que 1, le contenu n’est plus dis­so­ciable des flux qui le portent, et 2, en rem­pla­çant ou s’insérant dans notre rap­port au monde (le temps indi­vi­duel de lec­ture, du livre comme du jour­nal comme de la cor­res­pon­dance pri­vée) la chaîne ou l’activité flux devient elle-même EN PARTIE un fait auto­nome de lecture

    en tout cas, dans le cadre d’une expé­rience comme notre http://www.publie.net, pas pos­sible de contour­ner ces ques­tions – qui valent pour les 2 extré­mi­tés de la chaîne, la presse d’un côté, les éditions savantes (je pense à “Contem­po­ra­néi­tés” de René) de l’autre

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  127. gravatar.com tcrouzet ip:31
    26 August 2009 @ 14:07

    Je vais jamais finir mon pro­chain billet.

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  128. gravatar.com F Bon ip:31
    26 August 2009 @ 15:02

    j’ai dit une grosse bêtise dans fin de mon pré­cé­dent com­ment : “le contenu N’EST PLUS dis­so­ciable des flux qui le portent”

    c’est pré­ci­sé­ment là-dessus que je vais cen­trer mon inter­ven­tion ANEL le 17 (ô sainte-Latrouille!) :

    les conte­nus N’ONT JAMAIS été dis­so­ciables des flux qui les portent

    depuis la pre­mière page impri­mée (empreinte gra­phique d’un sceau sur ron­delle d’argile), via pas­sage au rou­leau d’écorce (”liber”, voir magni­fiques ana­lyses pré-web de Qui­gnard dans Petits Trai­tés 1, en Folio) puis évidem­ment dans l’apparition du livre

    et, comme nous le vivons aujourd’hui, c’est dans cette RELATION du texte à son sup­port maté­riel en tant qu’objet maté­riel cir­cu­lant et dif­fu­sable que s’inventent les formes de récit, depuis les vieilles géna­lo­gies bibliques, les pro­cé­dés mné­mo­niques du vers de Homère à Bau­de­laire, ou encore plus récem­ment le “roman” via l’irruption de la presse et du feuilleton

    juste qu’on change d’échelle et de quan­ti­fi­ca­tion du temps

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  129. gravatar.com tcrouzet ip:31
    26 August 2009 @ 16:26

    Un début de réponse…
    http://blog.tcrouzet.com/2009/08/26/le-livre-echappera-pas-aux-flux/

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  130. gravatar.com Alain Pierrot ip:31
    26 August 2009 @ 16:50

    Il faut alors prendre en consi­dé­ra­tion la ques­tion de l’identité et de la recon­nais­sance de forme sous la fluc­tua­tion, que ce soit pour une com­mu­ni­ca­tion inter­per­son­nelle simul­ta­née ou pour une expé­rience per­son­nelle de retour ulté­rieur sur le “même” flux.

    Pro­ba­ble­ment pas sans ana­lo­gie avec la recon­nais­sance pho­no­lo­gique qui nous per­met de dire “c’est le même mot” entre deux énon­cia­tions dont la pho­né­tique n’a rien à voir (hau­teur, tes­si­ture de la voix, mas­cu­line ou fémi­nine, absence de voi­se­ment du chuchotement, …).

    Si Héra­clite met en évidence l’impermanence du flux, il recon­naît assez le fleuve pour le comparer.

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  131. gravatar.com stanou ip:31
    26 August 2009 @ 18:39

    Pas de Web 3.0, des pro­pul­seurs.
    Excellent article.
    http://bit.ly/lpyC6

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  132. gravatar.com eugen12 ip:31
    26 August 2009 @ 21:02

    RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO

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  133. gravatar.com JM Salaun ip:31
    27 August 2009 @ 3:45

    Bon­jour,

    Merci pour ce billet qui m’a fait bien réflé­chir.
    Sur la notion de livre et de flux, à par­tir d’une approche plus sc de l’information et moins lit­té­raire, il y avait eu aussi une dis­cus­sion inté­res­sante chez moi il y a presque 2 ans main­te­nant, mais j’ai l’impression que les argu­ments n’ont pas beau­coup bougé, même si on a numé­risé des mil­lions de pages depuis :
    http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/11/17/369-la-resistance-du-livre
    http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/11/20/373-la-resistance-du-livre-2

    Cette per­ma­nence de la dis­cus­sion et cette impres­sion de sur place me ren­force d’ailleurs dans ma convic­tion première.

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  134. gravatar.com Toub ip:31
    27 August 2009 @ 20:14

    Com­ment ne pas rap­pro­cher ceci du concept de licence glo­bale ou de rému­né­ra­tion glo­bale des auteurs (http://209.85.229.132/search?q=cache:JQNXDwpUvGAJ:owni.fr/2009/08/21/sard-la-remuneration-des-auteurs-par-le-don-obligatoire/+richard+stallman+taxe+obligatoire&cd=3&hl=en&ct=clnk)?

    Quelle place auront la rela­tion étroite entre auteur et lec­teur et les dons directs dans la société de demain?

    Ce qui est inté­res­sant du point de vue de la rému­né­ra­tion dans un sys­tème de dif­fu­sion ouvert, c’est de pou­voir col­lec­ter des indi­ca­teurs per­met­tant de répar­tir l’attribution des rému­né­ra­tions (nombre de pages lues, mais aussi inté­rêt et qua­lité de ces pages).

    Une fois le réseau cultu­rel ouvert, on peut ima­gi­ner le nombre de lec­teur de cer­tains extraits de livres explo­ser, et peut-être du même coup les livres recou­pant d’autres livres afin de construire une ana­lyse de plus en plus nom­breux. Il n’est alors plus pos­sible de rému­né­rer manuel­le­ment et direc­te­ment les auteurs.

    Par contre, il sera simple d’ajouter des com­men­taires et évalua­tions sur les pages, voir des modi­fi­ca­tions ou cor­rec­tions (si les licences sont ouvertes, voir si le contenu est libre de droits), de lier les conte­nus entre eux, et de lier les dif­fé­rents types de conte­nus entre eux.

    Par exemple, il serait assez simple de créer une oeuvre vidéo-musicale dyna­mique asso­ciant :
    – la lec­ture auto­ma­tique de textes (livres, articles, e-mail per­sos…)
    – des conte­nus musi­caux et vidéos (web­cam en live, films, …)
    … en fonc­tion des tags asso­ciés à ces médias, et des options sou­hai­tées par l’utilisateur (thème, mots clés, sources d’accès à des conte­nus pri­vés ou publics…).

    Bien sûr, la vente de biens maté­riels (un livre imprimé) per­met­tra tou­jours de rever­ser direc­te­ment une part à l’auteur, tant qu’elle existera.

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  135. gravatar.com Pierre-Alexandre Xavier ip:31
    27 August 2009 @ 23:01

    Thierry, vous avez le don de bous­cu­ler sans aga­cer. C’est une authen­tique qua­lité que j’admire.
    Je suis tenté de céder à l’utopie de la gra­tuité et des contours assez flous de ce que regroupe le concept de Open Source. Hélas, je ne crois pas un seul ins­tant que les lec­teurs paie­ront ce qu’ils aiment s’ils peuvent l’obtenir gra­tui­te­ment. Je concède que je n’ai aucune don­née et qu’il s’agit seule­ment d’une pure convic­tion per­son­nelle, une intui­tion que rien de tan­gible ne peut étayer.
    Je vous concède aussi que des auteurs comme Cory Doc­to­row prouvent que la sor­tie gra­tuite de leurs bou­quins booste réel­le­ment et très tan­gi­ble­ment leurs contre­par­ties papier au grand dam de leurs éditeurs et de nombre de sup­pôts de l’empire du copy­right. Mais cela n’infirme en rien ma convic­tion. A chaque fois, je peux démon­trer qu’il y a un pro­fit com­mer­cial indi­rect ou paral­lèle.
    Le gra­tuit, comme le démontre par­fois mal­adroi­te­ment Chris Ander­son dans son der­nier mis­sile, a un prix, un coût, une écono­mie. Il est donc logique pour le monde de l’informatique de consi­dé­rer et de sou­te­nir l’open source comme un front plu­ra­liste et col­lec­tif de R&D et de veille. C’est quelque chose que les géants du sec­teur oublient régu­liè­re­ment avant de se le faire rap­pe­ler de manière cui­sante. L’Open Source est donc peu com­pa­tible avec la pro­duc­tion lit­té­raire.
    Cela tient essen­tiel­le­ment à plu­sieurs fac­teurs :
    — l’intention de l’auteur
    — la recherche du lec­teur
    — la vision de l’éditeur
    — la com­plexité de la fonc­tion pro­téi­forme du livre
    Comme je n’ai pas la place de déve­lop­per ici, je le ferais dans l’heure qui vient sur le blog de Temps Futurs (OWNI ou Blog­ger). Ce qui m’amène à dire pour conclure sur votre billet que la piste que vous pro­po­sez est entiè­re­ment orien­tée par une culture du Work in pro­gress et du dia­logue en temps réel (ou légè­re­ment dif­féré) propre à la culture web qui trouve en ce moment son moment de triomphe dans le web 2.0.
    Venant d’un monde de pro­duc­tion ciné­ma­to­gra­phique tra­di­tion­nelle et du monde de l’édition de livres, le réflexe de la biblio­thèque (média­thèque) est pour moi évident. D’autre part, je n’ai jamais adhéré au sys­tème du por­tage et de l’abonnement que pra­tique des cen­trales comme France Loi­sirs (et d’autres) qui appliquent à la lettre les 7 pre­miers points (en rem­pla­çant les rea­ders par une lourde stra­té­gie de mar­ke­ting direct).
    C’est le der­nier point qui me semble être la véri­table valeur nou­velle que la tech­no­lo­gie nous apporte : la pos­si­bi­lité de cher­cher des pépites. Et là, je suis au regret de dire : vive Google Books !

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  136. gravatar.com René Audet ip:31
    28 August 2009 @ 3:06

    Réac­tion rapide (je ne peux me per­mettre pour l’instant de répondre à tous les com­men­taires, aussi per­ti­nents et sti­mu­lants soient-ils tous) :

    ce qui me frappe, c’est la défi­ni­tion impli­cite infi­ni­me­ment variable de ce terme de flux (ici un contenu, là un sup­port de conte­nus)… c’est à se deman­der si on parle la même chose que les anglo-saxons avec leur stream…

    je décline la vision du livre entiè­re­ment sou­mise à la ten­dance actuelle du flux comme signi­fié (quasi) pur — d’où ma sor­tie sur l’impossibilité de se déta­cher de la mise en forme, de la média­ti­sa­tion du lan­gage, tant pour le livre que pour l’information aujourd’hui. nous lisons tou­jours dans un contexte (GRea­der d’un côté, webs agré­ga­tifs de l’autre), qui réin­car­ne­rait le flux… mais c’est jus­te­ment la pré­ten­tion que l’on dis­so­cie l’info (le mes­sage) de son sup­port (de son médium), au moment de sa trans­mis­sion, qui me paraît dia­ble­ment naïf. ce n’est pas la nos­tal­gie de l’encre qui m’assaille ; je ne doute pas des effets de sta­bi­li­sa­tion éven­tuels des inter­faces ; je réagis sim­ple­ment à la ten­sion inévi­table entre une iner­tie asso­ciée au livre (qui n’est pas conno­tée néga­ti­ve­ment ici) et la flui­dité, la labi­lité des conte­nus dits flux… que le pre­mier puisse se fondre dans le deuxième, soit ; mais il garde cette force de sta­bi­li­sa­tion et d’appel d’une atten­tion particulière.

    à fbon, tout de même : la file d’étudiants chez Zone, ceux-là qui s’achètent du maté­riel infor­ma­tique… c’est le double effet des repères aisés pour le livre (pas de confi­gu­ra­tion sur laquelle se faire conseiller — le prof a pointé la bonne édition à ache­ter, d’une part, et l’identité du truc est facile à sai­sir, d’autre part : un ISBN, un titre, un éditeur) et de l’amortissement plus impor­tant de la bécane infor­ma­tique (un bou­quin : quelques dollars/euros, tant pis si ça bogue, on enfouit dans la biblio­thèque, on revend en usagé, voire on recycle — alors que l’ordi, lui, ça reste tout de même un inves­tis­se­ment que l’on ne remise pas en cas d’insatisfaction… du moins avec plus de réticence!)

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  137. gravatar.com Hubert Guillaud ip:31
    28 August 2009 @ 10:27

    Le flux devrait nous per­mettre jus­te­ment d’y voir un peu plus clair sur ces ques­tions. Le flux n’est pas sans forme, même si celle-ci est réduite à sa plus simple expres­sion : le flux com­porte du contenu, des balises typo­gra­phiques (para­graphe, ita­liques, liens, graisse, titre) et des méta­don­nées (auteur, date, etc.). Si le contenu cir­cule sans son sup­port, il s’adapte à ceux sur les­quels il se branche. Un flux peut s’afficher sur un écran, mais aussi ne faire qu’allumer une lumière quand il s’active (même si ce flux est fait com­posé de contenu, balises et méta­don­nées). Le flux s’adapte mieux à cer­taines formes qu’à d’autres (des mises en pages com­plexes n’entrent pas dans un flux). Le flux ne sépare pas la syn­taxe d’un mini­mum typo­gra­phique (sans embar­quer pour autant les polices, les tailles…). La mise en page ni la syn­taxe ne sont cas­tra­trices, mais force est de recon­naître que l’industrialisation de la culture a consi­dé­ra­ble­ment réduit leur espace d’expression : la presse et les livres uti­lisent des tech­niques com­plè­te­ment indus­tria­li­sées, donc plei­ne­ment inter­chan­geable. Les CSS (les modèles) façonnent désor­mais à l’envie l’apparence des conte­nus qu’il est pos­sible de chan­ger à la volée.

    Main­te­nant, il y a cer­tai­ne­ment du sens qui dépasse cet aspect cos­mé­tique de la pré­sen­ta­tion du texte… On ne lit cer­tai­ne­ment pas de la même façon dans un agré­ga­teur et sur un site.

    Je ne sais pas si le flux nous libère des inter­faces (il en faut tou­jours une pour y accé­der), mais elle per­met de déci­der de la valeur du “recen­tre­ment”, de l’attention qu’on y met, oui. Les filtres sont indis­pen­sables et notam­ment le pre­mier, celui qui décide de ce qu’on fait d’un flux : le rete­nir (pour le mettre où ?) ou le rejeter…

    Le flux peut être ins­tan­ta­née certes, mais il peut aussi être sto­cké. Il est syn­chrone et asyn­chrone. Son ins­tan­ta­néité ne le rend donc pas pour autant inopé­rant ou inutile. Il agit en son absence.

    Mais le livre comme le flux (pour autant que le livre s’oppose autant que ça au flux), portent une même capa­cité à fixer l’attention et le même regard-caméra du pro­duc­teur de flux. Le livre est aussi un flux, avec un tuyau plus épais ou un écou­le­ment plus pâteux.

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  138. gravatar.com Alain Pierrot ip:31
    28 August 2009 @ 11:06

    c’est jus­te­ment la pré­ten­tion que l’on dis­so­cie l’info (le mes­sage) de son sup­port (de son médium), au moment de sa trans­mis­sion, qui me paraît dia­ble­ment naïf.”

    Je sous­cris tout à fait, ainsi qu’à la néces­sité de spé­ci­fier ce que l’on entend par flux (”stream” ou “flow”).

    Il me semble qu’il peut être utile d’invoquer la notion de trans­for­ma­tion, autant par allu­sion aux tra­vaux de Chom­ski que par réfé­rence aux mathé­ma­tiques.
    On gagne­rait sans doute à consi­dé­rer sys­té­ma­ti­que­ment chaque stade d’un “livre” comme une ins­tance de docu­ment, pro­po­sant des opé­ra­tions de transformation/appropriation.

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  139. gravatar.com Pierda ip:31
    28 August 2009 @ 11:24

    Vers un web sans site web, by @Crouzet http://bit.ly/1bJjOO

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  140. gravatar.com Hubert Guillaud ip:31
    28 August 2009 @ 13:56

    Le mes­sage et le sup­port ne se dis­so­cient pas, mais que la plas­ti­cité des flux per­met désor­mais de com­po­ser de manière pro­téi­forme ou mul­ti­sup­port… Ce qui com­plexi­fie d’ailleurs la com­po­si­tion des mes­sages (qui doivent être adap­tés à plu­sieurs types d’affichages, d’usages, d’écrans…, pour autant que ce soit pos­sible) : le titre d’une rubrique de veille sur Deli­cious doit s’adapter à Twit­ter, à un affi­chage sur site web, au flux RSS, à une agré­ga­tion dans d’autres flux… Le quo­ti­dien pour­rait tout à fait être pro­duit sous forme de livre, de feuillets ven­dus à l’unité, etc., tout comme aujourd’hui un billet de blog a plu­sieurs dizaines d’affichages dif­fé­rents (dans l’agrégateur, mais aussi jusqu’à Twit­ter et Deli­cious). Bien sûr, faire ren­trer du billet de blog dans Twit­ter, auto­ma­ti­que­ment, n’est pas si simple, on s’en rend vite compte : chaque sup­port aurait besoin d’un mes­sage dif­fé­rent, adapté. Ceux qui twittent le mieux ne le font pas automatiquement…

    Non­obs­tant, le numé­rique per­met de dis­so­cier de plus en plus le mes­sage du sup­port (même si cela pro­duit des aber­ra­tions). Cela ne se fait pas au moment de la trans­mis­sion, mais dans l’écoulement du flux. Ce n’est pas néces­sai­re­ment naïf. Avoir son lapin qui cli­gnote dès que sa blo­gueuse pré­fé­rée poste un billet ou un tweet (sans même per­mettre de voir le contenu), ne me semble pas une aber­ra­tion. Inter­ne­tActu ou Tiers­Livre pour­raient ne plus avoir de site web : mais fonc­tion­ner uni­que­ment sur une mul­ti­tude de sup­ports : fils Twit­ter, Face­book, news­let­ter, pages Net­vibes, etc.

    Cette capa­cité s’explique cer­tai­ne­ment par la struc­tu­ra­tion indus­trielle voire même glo­bale du tri­plet qui com­pose le billet, l’article. Le décou­page XML de cette forme ultra-simple : titre, contenu, source, qui font que nos médiums se struc­turent de plus en plus pour l’accueillir.

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  141. gravatar.com cbourbeillon ip:31
    30 August 2009 @ 3:14

    Vers un web sans site web ? – http://bit.ly/JSr7S

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  142. gravatar.com koorteo ip:31
    30 August 2009 @ 10:18

    RT @cbourbeillon: Vers un web sans site web ? – http://bit.ly/JSr7S

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  143. gravatar.com tsps ip:31
    31 August 2009 @ 17:28

    Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO

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Titre (facultatif)

Le cinquième pouvoir
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La décentralisation de la puissance politique.

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L'humain augmenté par les réseaux sociaux.

L'alternative nomade
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Vers une complexité volontaire.

Équinoxe d’automne
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Paris, le 21 septembre 1991, j’avais 28 ans.

Croisade
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Un techno-thriller dont vous pourriez être la victime.

J’ai eu l’idée
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« Du sérieux, du pro­fond, du léger, du comique… » Henri Alberti