Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg.
Le web s’attachera-t-il longtemps à ce passé poussiéreux ? Je ne crois pas. Le web 3.0 n’existera jamais. Le web n’était qu’une étape transitoire, une façon de porter vers le numérique ce dont nous disposions déjà, un nouveau monde, certes, mais attaché à l’ancien monde. Incapable de vivre sans lui (d’où le problème du piratage qui n’est autre que le phagocytage de cet ancien monde).
Ce que nous avons appelé le 2.0 n’était pas une révolution du web mais l’arrivée massive de services. Nous avons inventé notre boîte à outils : coopération, diffusion, recherche, agrégation… Ces outils nous aident à manipuler l’information et à la faire circuler.
Notre fusée peut maintenant lâcher son premier étage qui jadis la connectait au sol. Elle s’élève vers quelque chose de neuf, un cyberspace dans l’esprit de Gibson, un univers de flux qui se croisent et s’entrecroisent, s’éclairent mutuellement, se dissolvent, se reconstruisent ailleurs… phénomène évoqué par Nova Spivack.
L’idée d’un lieu de lecture privilégié et monétisable, le site web, est révolue. Nous avons des sources d’informations, les blogs par exemple, qui propulsent l’information pure dans le cyberspace. Puis elle circule, s’interface, se représente, se remodèle. Elle n’a plus une forme donnée, une mise en page, mais un potentiel formel qui peut s’exprimer d’une infinité de façons. Je me moque de la forme originelle quand je lis sur un agrégateur, éventuellement ouvert sur mon mobile.
Nous allons sur le web pour publier, régler nos tuyaux à flux, les brancher les uns sur les autres, les combiner, les croiser, les filtrer, les comparer… Nous y affutons notre moteur et puis notre vie numérique se passe ailleurs. Dans notre desktop, nouvelle génération de navigateur, sorte de récepteur de flux, où tout se combine et prend forme.
La fin du web, l’âge des propulseurs
Les sites deviennent des bases de lancement. Nous n’avons plus besoin de les visiter. Ils ont leur importance, tout comme celui qui parle a de l’importance, mais nous n’avons aucune raison de nous trouver en face de lui pour l’entendre. Nous pouvons le lire ailleurs, l’écouter ailleurs, le voir en vidéo ailleurs…
Cette pratique est à vraie dire fort ancienne, familière au monde de l’édition. Pour un texte, la forme est transportable, c’est la façon dont les idées et les scènes s’enchaînent, dont elles sont rendues, écrites… Le fond et la forme font bloc. La mise en page est une forme supplémentaire qui, le plus souvent, intervient en fin de chaîne. D’une manière générale, un même texte est lisible de plusieurs manières au fil des éditions (cartonné, souple, poche, luxe…).
Dans le monde des flux, comme dans celui de l’édition, la forme finale garde une grande importance mais elle n’est plus gérée à la source. C’est le desktop qui agrège les flux, se charge du rendu. Suivant les desktops, nous aurons des philosophies différentes. Des templates s’y grefferont. Tout changera encore en fonction du device de lecture (ordinateur, téléphone, reader…).
Un modèle que nous croyons stabilisé, celui du web, s’écroule. Il restera peut-être des boutiques, des points localisés d’interface avec la réalité matérielle, mais pour tout le reste, pour tout ce qui est numérisable, le point d’entrée localisé n’a plus aucun sens. L’information sera partout, dans un état d’ubiquité et de fluidité. Les liens se réorganiseront dynamiquement, bidirectionnellement, un peu comme les signaux dans un cerveau.
Le web ressemblait au monde de la presse.
Le flux ressemblera au monde du livre, un monde où les livres seraient vivants, où chaque mot pointerait vers d’autres livres, où chaque phrase engendrerait des conversations avec l’auteur et les lecteurs. Ce n’est sans doute pas un hasard si de nouveaux readers voient sans cesse le jour en ce moment même. Nous devons pouvoir incarner le flux où que nous soyons.
Nous allons pousser des données dans le flux global. Certains d’entre nous se contenteront de régler la tuyauterie, d’autres d’envoyer avec leur blog des satellites en orbite géostationnaire, d’autres de courts messages microblogués, juste des liens, des sourires, des impressions pendant que d’autres expédieront des vaisseaux spatiaux pour explorer l’infini, des textes longs et peut-être profonds.
Le temps des propulseurs est venu.
Notes
- Auteur, blogueur, éditeur, commentateur, retwitter… sont des propulseurs. Le consommateur passif est en voie de disparition. Si j’aime quelque chose, je le dis, donc je propulse.
- Dans la logique du web actuel, un éditeur ne diffuse dans ses flux RSS que les résumés de ses articles. Le but étant de renvoyer du trafic à la source.
- Dans la logique des flux, brider en sortie le flux RSS est une absurdité puisque la source n’est qu’un propulseur. Brider revient à refuser d’être lu. Plus personne n’aura envie d’aller visiter le propulseur.
- Tous les sites médias brident leurs flux pour tenter de préserver l’ancien modèle publicitaire. Alors qu’ils survivent avec difficulté sur le web et envisagent presque tous de revenir au modèle payant, un monde plus radicalement éloigné du leur apparaît. J’anticipe des jours de plus en plus sombres pour l’industrie de la presse.
- Les journaliste qui deviendront des propulseurs s’en tireront. Ils apprendront à régler la tuyauterie. Nouvelle génération de plombiers.
- Reste à inventer les outils de statistiques adaptées aux flux, comme les outils de monétisation des flux. Mais ceux qui attendront ces outils pour changer de paradigme seront une nouvelle fois laminés.
- Peut-être que la monétisation s’effectuera au moment de la lecture sur le modèle iTune. Je vois l’intérêt pour une œuvre originale, par exemple la nouvelle de Gwen, mais quel intérêt pour une news reprise partout sans guère de variation ?
- J’aime Twitter parce que c’est une technologie de lifestream qui révolutionne le web et nous fait enter dans l’ère des flux. J’aime Twitter parce qu’il devient un protocole auquel nous donnent accès des applications tierces. J’aime Twitter parce que je ne vais jamais sur Twitter. Je ne devrais même plus parler de Twitter mais uniquement d’une Federal Public Timeline. Elle m’aide à propulser mes textes et mes idées passagères dans le cyberspace naissant.
- Le cyberspace nait aujourd’hui même. Le web restait dépendant de l’ancien monde matériel. Voilà pourquoi les marchants ont été les premiers à s’y épanouir.
- Nous devons générer les flux avec nos outils, les mixer avec nos outils. Les flux doivent circuler et n’appartenir à personne sinon à leurs propulseurs respectifs. Nous sommes encore loin d’en être là mais c’est la direction. Un web où les sites s’effacent au profit de ce que nous avons à dire et à échanger.
- Ainsi Twitter devra être remplacé par un protocole décentralisé et robuste. Les développeurs y réfléchissent.
- C’est à Mozilla de devenir un desktop pour agréger tous les flux. Seesmic et cie ont peu de chance de se tirer d’affaire.
- Notre identité numérique sera concentrée sur notre point de propulsion, c’est là qu’elle s’incarnera, c’est de là qu’elle essaimera dans le cyberspace.
- Je crois aussi que le point de propulsion doit être open source, pour que notre identité n’appartienne à personne. WordPress est le meilleur point actuel. Mais sans doute trop marqué par son passé blog. Il faut un outil ou des outils capables de gérer tous les types de propulsion possibles.
Tags: Flux, Propulseur









17 August 2009 @ 10:54
propulser, diffuser, partager, on est d’accord, mais sans un travail journalistique de base (enquête, reportage, entretien etc) qu’il soit ou non d’ailleurs effectué par des pros ou des amateurs éclairés (ou non, ça arrive aussi), on propulse quoi, on échange quoi?
17 August 2009 @ 11:12
@Martine C’était pas mon sujet
Des gens ont des trucs à dire, d’autres pas… ça c’est pas nouveau.
17 August 2009 @ 13:24
Dire qu’en 4 ans je ne t’avais pas encore rajouté dans mes flux…grossière erreur…grossière erreur !
17 August 2009 @ 14:08
Ce n’est cependant pas un web sans contenu dont il s’agit, mais d’un web où la circulation de l’information est plus fluide, où la “connection” est plus complexe, ou tout le monde participe et ou les propulseurs ont un rôle central. Je pense que la vision est juste.
17 August 2009 @ 14:43
[...] Vers un web sans site webblog.tcrouzet.com [...]
17 August 2009 @ 15:34
[...] http://blog.tcrouzet.com/2009/08/17/vers-un-web-sans-site-web/ [...]
17 August 2009 @ 16:54
ce qu’il y a de bien avec cette idée du flux du propulseur c’est qu’il réintégre le silence, le bistro la rencontre comme source d’information
demain de tels propulseur ne dependront pas uniquement des desktops mais aussi de nous les hommes, de nos humeurs, de nos folies, de nos colères, de nos peurs
à moins que nous devenions également des desktops?
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17 August 2009 @ 17:16
“le bistro”
C’est le café du commerce.
Chacun propulse et reçoit sa rumeur à égalité de niveau institutionnel entre les participants.
Faut arrêter de s’extasier sur les flux, ça n’a rien de très nouveau le téléphone arabe.
On a maintenant toute une faune de geeks qui passe son temps à s’extasier sur les flux et qui ne produit plus aucun contenu réel autre que l’extase : “je propulse donc je suis”.
Qu’est-ce qui est propulsé ? De plus en plus : la simple idée de propulsion. Le buzz pour le buzz, avec les RT sur Tweeter. ça doit être le côté “rêve d’être une abeille”. Bzz bzz bzz.
17 August 2009 @ 17:29
Le gros problème des flux, c’est le bruit que ça génère. Les X twits qui me précèdent sont là pour en attester : de l’info sans intérêt qui vient altérer le signal intéressant des “vrais” commentateurs.
Il y a exactement les mêmes problèmes avec google wave que j’ai pu tester, aller vers les flux car la technique le rend possible n’est pas forcément pour tous les usages…
17 August 2009 @ 18:02
[...] un web sans sites web, intéressant point de vue de T. [...]
17 August 2009 @ 18:08
C’est vrai qu’il y a du bruit mais plus que dans la presse, à la radio ou à la TV ? Où on nous donne l’impression qu’on a fait taire le bruit pour nous.
Ce n’est qu’une question de filtrage, de sélection… il ne s’agit pas de devenir addict au lifestream mais de lire l’information là où c’est le plus pertinent pour nous… non plus où le veut l’émetteur.
17 August 2009 @ 18:16
[...] http://blog.tcrouzet.com/2009/08/17/vers-un-web-sans-site-web/ [...]
17 August 2009 @ 21:13
Si on veut propulser tout azimuts, il serait souhaitable de promouvoir l’apprentissage de plusieurs langues, pas seulement l’anglais, mais par exemple l’espagnol, le mandarin, le sanscrit, l’arabe, le wolof, etc…ne serait-ce que pour une bonne collaboration ( dans tout les sens du terme ).
17 August 2009 @ 21:34
“pas seulement l’anglais”
… mais aussi le français pour les marketeux incultes qui se revendiquent de “Léo Ferret” au lieu de “Léo Ferré”
17 August 2009 @ 21:58
A 0/10 à l’œil gauche, 10/10 au droit et 0/10 aux oreilles :
Tu te rends compte que tu fais du Kraus comme certains de la prose ( sans le savoir ) ?
17 August 2009 @ 23:19
Belle vision. Je partage. Cela dit, il faudra aussi des projectiles à propulser, en d’autres mots, du contenu. A produire. Aura-t-on, comme aujourd’hui, une minorité de producteurs de contenu ou la masse prendra-t-elle le relais? Pour moi, la réponse n’est pas encore sûre.
18 August 2009 @ 0:29
[...] Vers un web sans site web [...]
18 August 2009 @ 0:47
“Tu te rends compte que tu fais du Kraus”
Kraus qui peut.
Tiens ton copain Musil écrivait :
« Il y a deux choses contre lesquelles on ne peut pas lutter parce qu’elles sont trop longues, trop grosses, et sans queue ni tête : Karl Kraus et la psychanalyse. »
Trop longues,
trop grosses
et sans queue ni tête.
On comprend que Musil n’aimait pas la psychanalyse, en écrivant des phrases comme ça …
Quand on pense au nombre de volumes que Musil a écrit, alors que TOUT était déjà dans une seule phrase de Montesquieu.
Il aurait mieux fait de propulser Paris Hilton.
18 August 2009 @ 1:57
Quel beau billet. Curieuse impression que les blogs deviennent de simples endroits de passages, ouverts à tous les vents.
On y entre par la fenêtre on en sort par la porte, on s’y amuse on y picore, on dit parfois bonjour en passant.
J’aime beaucoup cette impression de légèreté, de liberté, de fête.
En 1990 bien avant le web 2.0 le problème avait été posé par Hakim Bey dans sa réflexion sur les zones autonomes temporaires.
J’ai relu récemment ce texte en m’étonnant des nombreux parallèles que j’y trouvais avec la situation actuelle du web.
pour ref: TAZ => http://www.lyber-eclat.net/lyber/taz.html
18 August 2009 @ 3:05
[...] Pas forcément d'accord sur tous les termes employés ; intéressant néanmoins : http://blog.tcrouzet.com/2009/08/17/vers-un-web-sans-site-web/ [...]
18 August 2009 @ 4:36
>Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs.
La prémice de départ est fausse et donc l’ensemble du billet. Le Web repose sur deux éléments essentiels : URI (identifier) et HTTP (protocol). La métaphore du Web est la gestion d’un espace d’information. Je n’ai rien nommé de physique encore et je n’ai pas parlé de contenu.
HTTP est une boîte à outils pour gérer des ressources avec des identifiants dans un espace d’informations et de placer une représentation possible de ces ressources.
Un site Web est une chose non définie de façon absolue. Cela peut-être une simple ressource dénotée par une seule URI. Cela peut-être l’ensemble des URIs sous un même domaine ou distribué sur plusieurs domaines, etc. Il n’y a pas de définitions cohérentes d’un site Web.
En revanche, il y a des délégations d’autorité gérées par HTTP pour chaque URI.
“Le Web” n’a jamais été égal à “sites Web”.
Je recommande la lecture de http://www.w3.org/DesignIssues/
18 August 2009 @ 7:55
Techniquement tu as raison… c’est pas pour rien qu’on parle de 1.0 2.0 3.0… moi je m’intéresse là à l’usage qui s’est généralisé, le site web, le paradigme actuel… et ce n’est pas pour rien si beaucoup de développeurs ressentent le besoin de créer de nouveaux protocoles pour aller à côté de HTTP (google avec Wave par exemple).
18 August 2009 @ 12:05
[...] Vers un web sans site web (Thierry Crouzet) Thierry Crouzet nous livre sa vision de l'avenir de l'information numérique (tags: billet avenir web2 web3 agrégateur) [...]
18 August 2009 @ 12:56
Cette idée circule beaucoup que la race humaine poursuit sa lancée vers une «agrégation des consciences». Ainsi, malgré toute cette propulsion, l’esprit humain a besoin de synthèse, et ce n’est pas la propulsion qui la fera. Sans doute le web de demain est à réinventer (mais ça, demain est toujours à réinventer); la cohésion se fera donc quelque part entre nos idées, nos esprits, notre conscience universelle. Ou elle ne se fera pas, deviendra simplement un immense capharnaüm néo-médiéval. La Renaissance apparaîtra sans doute un autre jour, mais nous, comme le dit une chanson d’ici, nous serons morts, mon frère.
22 August 2009 @ 19:54
[...] Vers un web sans site web – La forme finale d’une information ne serra plus (n’est plus) maitriser ou générer par le producteur du contenu. Celui devra faire voyager sa production à travers les nombreux flux et autres tuyaux afin d’alimenter le consommateur final. [...]
22 August 2009 @ 20:33
[...] Thierry Crouzet, sur son excellent blog « Le peuple des connecteurs », trouvé via Lionel Kauffmann si je voulais créditer tout le monde, a publié il y a quelques jours un article qui a retenu mon attention dans ma réflexion sur le sujet : Vers un Web sans site Web. [...]
25 August 2009 @ 0:34
[...] on August 25, 2009Filed Under liens | | Vers un web sans site webtags: webIrène Delse » L’art de faire une [...]
25 August 2009 @ 19:11
[...] Vers un web sans site web (tags: web) [...]
26 August 2009 @ 14:14
[...] Le lecteur ne doit-il pas gagner sa liberté à son tour ? Lire où il veut ce qu’il veut comme il l’entend ! Sur son ordinateur, son portable, sa liseuse, son agrégateur, lui-même installé sur divers appareils. C’est l’autre face de la liberté d’expression. Sans liberté de lecture, tant qu’il y a contrainte, des points de passage obligatoires, des pubs à avaler, des mises en forme à supporter, le lecteur reste le jouet de l’éditeur. Il n’est pas réellement libre. Et si le lecteur n’est pas libre, l’émetteur lui aussi n’est pas libre, il ne fait que le croire. Il parle souvent seul, pour le seul bénéfice de celui qui l’aide à parler (souvent un propulseur à la mode 2.0). [...]
28 August 2009 @ 16:28
[...] Vers un web sans site web, [...]
14 September 2009 @ 3:38
<>
Les blogs générateurs d’informations ? “pure” en plus ? Au mieux des commentateurs l’information, au pire, “expert en rien”.
26 September 2009 @ 15:13
Bonjour,
Je n’ai pas encore lu les réactions, je le fais incontinent mais ma première réaction à l’article est:
Et ?
22 October 2009 @ 0:07
C’est n’importe quoi cet article.
Pourquoi développer ? On s’en fout, ce qui compte c’est que je propulse.
Au fait, super la liste des twits, c’est passionnant et ça fait des étages de plus à la fusée.
30 December 2009 @ 21:57
Et http://identi.ca ? tu l’as en lien en dessous de ton post
, correctement utilisé c’est décentralisé, mais le problème c’est que il n’y a pas d’autres gros partenaire d’identi.ca, les gens qui utilisent StatusNet le font pour leur entreprise…
Mais il y a aussi OpenID qui peut être vu comme dangereux… mais aussi comme un belle oportunité (chacun peut créer son identifiant, par exemple je peux créer moi@bydorian.com avec un simple script PHP !).
17 August 2009 @ 10:48
RT @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu!
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17 August 2009 @ 10:57
RT: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 10:59
Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 11:02
RT @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 11:05
RT: @mathemagie: Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 11:19
Suis 1propulseur… Sensation bizarre !…;) Vers 1 web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu (via @crouzet
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17 August 2009 @ 11:42
Liked “Thierry Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu” http://ff.im/-6IGiC
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17 August 2009 @ 11:50
[from manhack] Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs: Pour Thierry Crouzet, le modèle du web s’é.. http://bit.ly/dtMBy
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17 August 2009 @ 12:18
J’ai lu et je propulse: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 12:23
le web comme propulseur http://tinyurl.com/r56qap et pourtant que j’aime ça un beau site web – n’empêche qu’il faut contenus au but du tuyau
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17 August 2009 @ 12:24
Vers un web sans site web «Notre identité numérique sera concentrée sur notre point de propulsion» http://bit.ly/NHyPB
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17 August 2009 @ 12:25
Je plussoie +++: Vers un web sans site web “Je crois aussi que le point de propulsion doit être open source” http://bit.ly/NHyPB
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17 August 2009 @ 12:34
Vers un web sans site web (Thierry Crouzet) http://icio.us/g4vlok
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17 August 2009 @ 12:42
RT @raphaelhunold: Vers un web sans site web http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 12:52
RT @lyonelkaufmann: Vers un web sans site web «Notre identité numérique sera concentrée sur notre point de propulsion» http://bit.ly/NHyPB
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17 August 2009 @ 12:54
RT @BertrandSoulier: Vers un web sans site web (Thierry Crouzet) http://icio.us/g4vlok
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17 August 2009 @ 12:56
Vers un web sans site web «Notre identité numérique sera concentrée sur notre point de propulsion» http://bit.ly/NHyPB (via @fbrahimi)
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17 August 2009 @ 13:01
RT @fbrahimi et@lyonelkaufmann: un web sans site web «Notre identité numérique concentrée sur notre point de propulsion» http://bit.ly/NHyPB
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17 August 2009 @ 13:06
Je propulse: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le cyberspace nait aujourd’hui même! via@lyonelkaufmann
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17 August 2009 @ 13:07
le peuple des propulseurs : Vers un web sans site web http://bit.ly/bOfHp
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17 August 2009 @ 13:10
BT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 13:25
RT: @AureliB RT: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 13:27
Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 13:29
RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 13:33
RT @webatou: une analyse intéressante ! RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 13:39
Vers un web sans site web, Très bonne analyse prospective sur le Web : http://bit.ly/OA18y (par @crouzet)
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17 August 2009 @ 13:42
Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu (via @crouzet)
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17 August 2009 @ 13:47
Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 13:56
Vers un web sans site web ? http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 13:56
Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs: Pour Thierry Crouzet, le modèle du web s’écroule, au prof.. http://bit.ly/dtMBy
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17 August 2009 @ 13:57
RT @CedricTremintin: Vers un web sans site web ? http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 14:00
RT @internetactu: Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs: http://bit.ly/dtMBy
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17 August 2009 @ 14:03
RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 14:15
Vers un web sans site web, un web de flux ou la forme de la source n’a que peu d’importance http://ff.im/-6J2G8
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17 August 2009 @ 14:16
RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web : http://bit.ly/1bJjOO / Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs
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17 August 2009 @ 14:18
Vers un web sans site web http://tinyurl.com/r56qap
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17 August 2009 @ 14:32
RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 14:33
Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs
http://bit.ly/dtMBy [++]
(via @yannleroux)
(via @internetactu)
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17 August 2009 @ 14:39
RT@internetactu Vers un web sans site web – http://bit.ly/dtMBy
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17 August 2009 @ 14:43
Quand je tombe sur un article aussi intéressant de @crouzet: http://bit.ly/1bJjOO grâce à Twitter, je dis “Vive les flux” et je propulse !
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17 August 2009 @ 14:48
RT @yannleroux RT @internetactu: Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs: http://bit.ly/dtMBy
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17 August 2009 @ 14:52
RT @yannleroux RT @internetactu: Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs: http://bit.ly/dtMBy : une autre perspective
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17 August 2009 @ 14:56
RT @internetactu: Vers un web sans site web : http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 15:21
Cet article de @crouzet semble décrire le Web du futur mais en fait il décrit parfaitement le Web actuel ! http://bit.ly/fTWwS
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17 August 2009 @ 15:26
RT @internetactu Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs: Pour Thierry Crouzet. http://bit.ly/dtMBy
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17 August 2009 @ 16:00
La fin du web, l’âge des propulseurs (Thierry Crouzet): L’idée d’un lieu de lecture privilégié et monétisable, l.. http://bit.ly/dtMBy
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17 August 2009 @ 16:15
Réflexion intéressante et assez pertinente RT @MaxSchleiffer: Vers un Web sans sites web http://ow.ly/kiuN
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17 August 2009 @ 16:38
RT @AureliB: RT: @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 16:51
RT @CedricTremintin : Vers un web sans site web ? http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 16:53
Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 17:32
avant je connectais, maintenant je propulse … http://bit.ly/s1YUR comme @crouzet #propulseurs
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17 August 2009 @ 17:43
@pims http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 18:18
RD: @jeremiepat: Diablement interressant ça RT: @lespacedunmatin: RT @internetactu: Vers un web sans site web : http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 18:31
RT @crouzet: Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 18:32
Vers un web sans site web http://bit.ly/JSr7S
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17 August 2009 @ 18:42
RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 19:02
GReader : Vers un web sans site web http://bit.ly/dtMBy
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17 August 2009 @ 19:17
Lisez “Vers un site web sans site web” de Thierry Crouzet http://bit.ly/JSr7S
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17 August 2009 @ 19:36
Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO
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17 August 2009 @ 20:27
RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 22:16
Bookmarked: Vers un web sans site web http://bit.ly/dtMBy
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17 August 2009 @ 22:32
BookMark: Vers un web sans site web http://ow.ly/15LmmO
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17 August 2009 @ 22:34
Déjà dit, les sites internet sont morts http://bit.ly/i9urv “Le temps des propulseurs est venu” via Thierry Crouzet
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17 August 2009 @ 23:04
RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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17 August 2009 @ 23:08
#SemanticDelicious : Vers un web sans site web http://bit.ly/dtMBy
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18 August 2009 @ 1:00
http://bit.ly/5nqYl
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18 August 2009 @ 1:35
RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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18 August 2009 @ 3:08
Pas forcément d’accord sur tous les termes employés ; intéressant néanmoins : http://bit.ly/1bJjOO
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18 August 2009 @ 7:41
Reading: “Vers un web sans site web” ( http://bit.ly/wB8w8 )
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18 August 2009 @ 10:03
Vers un web sans site web : http://bit.ly/fTWwS (bonne réflexion)
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18 August 2009 @ 11:27
RT @cgenin: RT @crouzet Vers un web sans site web http://bit.ly/s1YUR Le temps des propulseurs est venu
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18 August 2009 @ 14:46
Très intéressant http://bit.ly/1bJjOO
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18 August 2009 @ 14:47
“La fin du web, l’âge des propulseurs” http://bit.ly/1bJjOO
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18 August 2009 @ 14:56
Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO
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18 August 2009 @ 15:01
RT@ebouquin http://bit.ly/1bJjOO j’avais pas encore vu les choses sous cet angle merci
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18 August 2009 @ 18:35
Trés bon article de T. Crouzet sur le web sans site web: http://tinyurl.com/qy4t7x. un echo à la “centrifugeuse” : http://tinyurl.com/rym5e3
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19 August 2009 @ 3:50
j’adhère!
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19 August 2009 @ 15:52
RT @tbayart Lisez “Vers un site web sans site web” de Thierry Crouzet http://bit.ly/JSr7S
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20 August 2009 @ 13:24
Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs: http://bit.ly/dtMBy (via @Dorha_m @yannleroux & @internetactu)
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20 August 2009 @ 14:10
RT @sirchamallow: Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs: http://bit.ly/dtMBy (via @Dorha_m @yannleroux & @internetactu)
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20 August 2009 @ 14:36
RT @thib39: RT @sirchamallow: Vers un web sans site web – Le peuple des connecteurs: http://bit.ly/dtMBy (via @internetactu)
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21 August 2009 @ 15:19
un web sans sites web? (via @aaaliens) http://bit.ly/1bJjOO
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24 August 2009 @ 22:54
http://icio.us/g4vlok
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25 August 2009 @ 14:57
…mais un potentiel formel qui peut s’exprimer d’une infinité de façons” http://bit.ly/3rMC7 …2/2
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26 August 2009 @ 10:24
Bonjour. Merci pour cet article très intéressant, dans lequel vous pointez la question du design graphique, ou pour le dire en des termes moins spécialisés, de la forme et des relations que prennent dans une dialectique, le texte et l’image.
Il me semble que ce que pointe T. Crouzet, c’est moins une opposition de l’environnement numérique connecté et du livre que de la difficulté de voir émerger des formes stables, des environnements de lecture adaptés à l’écran, tant au niveau de leurs choix typographiques, contraste, marges, blocs ; qu’au niveau de la quantité des informations données à lire.
Il paraît naturel que le livre soit et reste pour un moment encore notre référence de lecture car sa maturation a tout de même quelques dizaines de siècles, contre quarante ans à peine pour l’écran… Sans compter que là où le livre offrait un contenu stable, organisé, clôturé, l’écran (connecté) ouvre lui, une fenêtre sur l’activité du monde en train de se faire : la dynamique des flux est ouverte et instable. De plus, l’environnement depuis lequel on lit-écrit est régit par de nombreuses techniques encore un peu sauvages. On est plus aujourd’hui, dans une jungle que dans un jardin anglais.
Le texte à l’écran reste le plus souvent une sorte de sable dont on pourrait augmenter la taille du grain à l’aide de boutons “plus gros” et “plus fin”. Quand on sait le niveau de sophistication et d’exigence atteints pour la réalisation des livres par Jan Tschichold, on mesure que l’environnement technique de l’écran n’est pas encore mûr (à moins qu’il ne s’agisse de notre maturation à nous) pour apporter des solutions intéressantes (et en dehors des outils propriétaires). Mais la génération actuelle des jeunes designers est sur les rangs et propose des solutions, expérimente des environnements, telle Stéphanie Vilayphiou dans son projet “reading on screen” [ http://latsami.free.fr/ ].
A bientôt j’espère.
L.D.A
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26 August 2009 @ 12:12
J’aime beaucoup cette idée du livre qui existe par sa capacité à fixer l’attention. Elle redit bien l’influence qu’exerce un auteur sur le temps de son lecteur.
Avant ce moment privilégié de la lecture, non pas la décision de prélever au hasard un morceau du flux qui passe, mais un tissu d’influences, de filtres humains comme vous dites, grâce auxquels nous apprenons à négliger la plupart des flux et à freiner momentanément les autres pour en recueillir la substantifique moelle.
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26 August 2009 @ 12:52
Je vais répondre dans un billet… mais pour ce qui me paraît intéressant c’est la dernière proposition : pourquoi le livre ne deviendrait pas flux (tu justifies pas vraiment à mon sens).
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26 August 2009 @ 13:19
ce qui m’a bousculé, dans l’article Crouzet sur les “propulseurs”, c’est l’impression permanente que – dans ce qui nous concerne pour la littérature – il ne s’agit pas moins que de “sauver sa peau”
à quoi bon Rimbaud sur une étagère, et hier au “Zone” de l’université Laval les étudiants ils n’étaient pas devant les étagères à livre, mais faisaient la queue pour les vendeurs informatique – c’est pas un argument, mais pour moi c’est la question désormais :
nos contenus ne valent pas s’ils ne sont pas actifs, intervenant à même la peau de la société comme les cabinets de lecture du 19ème, ou “la dernière mode” de Mallarmé en prenaient le risque
le basculement dans cette logique de flux me semble aussi irréversible que le basculement dans l’idée de la “profusion” (sur mon eReader je n’emporte pas “des” livres, mais ma “bibliothèque”) – la question devient donc : comment, dans cette logique des “propulseurs”, installer les contenus qui m’importent ?
par exemple, si au bout de 24h un article de mon site a été lu 300 fois, j’aurai 70 visites via page d’accueil (les habitués), entre 60 et 90 via Face Book (via les liens et les reprises de liens), entre 20 et 30 via twitter et entre 20 et 30 via Netvibes
il y a encore 4 ou 5 mois, ces chiffres auraient été très différents – c’est en regardant ça de près qu’on peut arriver à piger l’échelle des combats des chefs, Face Book tendant à devenir navigateur autonome, Androïd et Chrome intégrant fonctions sociales etc
me semble décisif en ce moment de comprendre que compte moins la notion de “livre” (y compris pour nos formats epub ou pdf de l’édition numérique) que la place que prend – là où nous pensions livre – le navigateur lui-même, et ses fonctions d’enrichissement
et qu’au bout de la chaîne des flux il y a cependant notre rôle de “producteur de contenu”, vigneron de notre arpent de vin bio
le paradoxe alors, entre approche René et approche Thierry, serait d’arriver à penser que 1, le contenu n’est plus dissociable des flux qui le portent, et 2, en remplaçant ou s’insérant dans notre rapport au monde (le temps individuel de lecture, du livre comme du journal comme de la correspondance privée) la chaîne ou l’activité flux devient elle-même EN PARTIE un fait autonome de lecture
en tout cas, dans le cadre d’une expérience comme notre http://www.publie.net, pas possible de contourner ces questions – qui valent pour les 2 extrémités de la chaîne, la presse d’un côté, les éditions savantes (je pense à “Contemporanéités” de René) de l’autre
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26 August 2009 @ 14:07
Je vais jamais finir mon prochain billet.
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26 August 2009 @ 15:02
j’ai dit une grosse bêtise dans fin de mon précédent comment : “le contenu N’EST PLUS dissociable des flux qui le portent”
c’est précisément là-dessus que je vais centrer mon intervention ANEL le 17 (ô sainte-Latrouille!) :
les contenus N’ONT JAMAIS été dissociables des flux qui les portent
depuis la première page imprimée (empreinte graphique d’un sceau sur rondelle d’argile), via passage au rouleau d’écorce (”liber”, voir magnifiques analyses pré-web de Quignard dans Petits Traités 1, en Folio) puis évidemment dans l’apparition du livre
et, comme nous le vivons aujourd’hui, c’est dans cette RELATION du texte à son support matériel en tant qu’objet matériel circulant et diffusable que s’inventent les formes de récit, depuis les vieilles génalogies bibliques, les procédés mnémoniques du vers de Homère à Baudelaire, ou encore plus récemment le “roman” via l’irruption de la presse et du feuilleton
juste qu’on change d’échelle et de quantification du temps
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26 August 2009 @ 16:26
Un début de réponse…
http://blog.tcrouzet.com/2009/08/26/le-livre-echappera-pas-aux-flux/
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26 August 2009 @ 16:50
Il faut alors prendre en considération la question de l’identité et de la reconnaissance de forme sous la fluctuation, que ce soit pour une communication interpersonnelle simultanée ou pour une expérience personnelle de retour ultérieur sur le “même” flux.
Probablement pas sans analogie avec la reconnaissance phonologique qui nous permet de dire “c’est le même mot” entre deux énonciations dont la phonétique n’a rien à voir (hauteur, tessiture de la voix, masculine ou féminine, absence de voisement du chuchotement, …).
Si Héraclite met en évidence l’impermanence du flux, il reconnaît assez le fleuve pour le comparer.
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26 August 2009 @ 18:39
Pas de Web 3.0, des propulseurs.
Excellent article.
http://bit.ly/lpyC6
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26 August 2009 @ 21:02
RT @gregfromparis: Must read sur l’évolution du web http://bit.ly/1bJjOO
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27 August 2009 @ 3:45
Bonjour,
Merci pour ce billet qui m’a fait bien réfléchir.
Sur la notion de livre et de flux, à partir d’une approche plus sc de l’information et moins littéraire, il y avait eu aussi une discussion intéressante chez moi il y a presque 2 ans maintenant, mais j’ai l’impression que les arguments n’ont pas beaucoup bougé, même si on a numérisé des millions de pages depuis :
http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/2007/11/17/369-la-resistance-du-livre
http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2007/11/20/373-la-resistance-du-livre-2
Cette permanence de la discussion et cette impression de sur place me renforce d’ailleurs dans ma conviction première.
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27 August 2009 @ 20:14
Comment ne pas rapprocher ceci du concept de licence globale ou de rémunération globale des auteurs (http://209.85.229.132/search?q=cache:JQNXDwpUvGAJ:owni.fr/2009/08/21/sard-la-remuneration-des-auteurs-par-le-don-obligatoire/+richard+stallman+taxe+obligatoire&cd=3&hl=en&ct=clnk)?
Quelle place auront la relation étroite entre auteur et lecteur et les dons directs dans la société de demain?
Ce qui est intéressant du point de vue de la rémunération dans un système de diffusion ouvert, c’est de pouvoir collecter des indicateurs permettant de répartir l’attribution des rémunérations (nombre de pages lues, mais aussi intérêt et qualité de ces pages).
Une fois le réseau culturel ouvert, on peut imaginer le nombre de lecteur de certains extraits de livres exploser, et peut-être du même coup les livres recoupant d’autres livres afin de construire une analyse de plus en plus nombreux. Il n’est alors plus possible de rémunérer manuellement et directement les auteurs.
Par contre, il sera simple d’ajouter des commentaires et évaluations sur les pages, voir des modifications ou corrections (si les licences sont ouvertes, voir si le contenu est libre de droits), de lier les contenus entre eux, et de lier les différents types de contenus entre eux.
Par exemple, il serait assez simple de créer une oeuvre vidéo-musicale dynamique associant :
- la lecture automatique de textes (livres, articles, e-mail persos…)
- des contenus musicaux et vidéos (webcam en live, films, …)
… en fonction des tags associés à ces médias, et des options souhaitées par l’utilisateur (thème, mots clés, sources d’accès à des contenus privés ou publics…).
Bien sûr, la vente de biens matériels (un livre imprimé) permettra toujours de reverser directement une part à l’auteur, tant qu’elle existera.
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27 August 2009 @ 23:01
Thierry, vous avez le don de bousculer sans agacer. C’est une authentique qualité que j’admire.
Je suis tenté de céder à l’utopie de la gratuité et des contours assez flous de ce que regroupe le concept de Open Source. Hélas, je ne crois pas un seul instant que les lecteurs paieront ce qu’ils aiment s’ils peuvent l’obtenir gratuitement. Je concède que je n’ai aucune donnée et qu’il s’agit seulement d’une pure conviction personnelle, une intuition que rien de tangible ne peut étayer.
Je vous concède aussi que des auteurs comme Cory Doctorow prouvent que la sortie gratuite de leurs bouquins booste réellement et très tangiblement leurs contreparties papier au grand dam de leurs éditeurs et de nombre de suppôts de l’empire du copyright. Mais cela n’infirme en rien ma conviction. A chaque fois, je peux démontrer qu’il y a un profit commercial indirect ou parallèle.
Le gratuit, comme le démontre parfois maladroitement Chris Anderson dans son dernier missile, a un prix, un coût, une économie. Il est donc logique pour le monde de l’informatique de considérer et de soutenir l’open source comme un front pluraliste et collectif de R&D et de veille. C’est quelque chose que les géants du secteur oublient régulièrement avant de se le faire rappeler de manière cuisante. L’Open Source est donc peu compatible avec la production littéraire.
Cela tient essentiellement à plusieurs facteurs :
— l’intention de l’auteur
— la recherche du lecteur
— la vision de l’éditeur
— la complexité de la fonction protéiforme du livre
Comme je n’ai pas la place de développer ici, je le ferais dans l’heure qui vient sur le blog de Temps Futurs (OWNI ou Blogger). Ce qui m’amène à dire pour conclure sur votre billet que la piste que vous proposez est entièrement orientée par une culture du Work in progress et du dialogue en temps réel (ou légèrement différé) propre à la culture web qui trouve en ce moment son moment de triomphe dans le web 2.0.
Venant d’un monde de production cinématographique traditionnelle et du monde de l’édition de livres, le réflexe de la bibliothèque (médiathèque) est pour moi évident. D’autre part, je n’ai jamais adhéré au système du portage et de l’abonnement que pratique des centrales comme France Loisirs (et d’autres) qui appliquent à la lettre les 7 premiers points (en remplaçant les readers par une lourde stratégie de marketing direct).
C’est le dernier point qui me semble être la véritable valeur nouvelle que la technologie nous apporte : la possibilité de chercher des pépites. Et là, je suis au regret de dire : vive Google Books !
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28 August 2009 @ 3:06
Réaction rapide (je ne peux me permettre pour l’instant de répondre à tous les commentaires, aussi pertinents et stimulants soient-ils tous) :
ce qui me frappe, c’est la définition implicite infinimement variable de ce terme de flux (ici un contenu, là un support de contenus)… c’est à se demander si on parle la même chose que les anglo-saxons avec leur stream…
je décline la vision du livre entièrement soumise à la tendance actuelle du flux comme signifié (quasi) pur — d’où ma sortie sur l’impossibilité de se détacher de la mise en forme, de la médiatisation du langage, tant pour le livre que pour l’information aujourd’hui. nous lisons toujours dans un contexte (GReader d’un côté, webs agrégatifs de l’autre), qui réincarnerait le flux… mais c’est justement la prétention que l’on dissocie l’info (le message) de son support (de son médium), au moment de sa transmission, qui me paraît diablement naïf. ce n’est pas la nostalgie de l’encre qui m’assaille ; je ne doute pas des effets de stabilisation éventuels des interfaces ; je réagis simplement à la tension inévitable entre une inertie associée au livre (qui n’est pas connotée négativement ici) et la fluidité, la labilité des contenus dits flux… que le premier puisse se fondre dans le deuxième, soit ; mais il garde cette force de stabilisation et d’appel d’une attention particulière.
à fbon, tout de même : la file d’étudiants chez Zone, ceux-là qui s’achètent du matériel informatique… c’est le double effet des repères aisés pour le livre (pas de configuration sur laquelle se faire conseiller — le prof a pointé la bonne édition à acheter, d’une part, et l’identité du truc est facile à saisir, d’autre part : un ISBN, un titre, un éditeur) et de l’amortissement plus important de la bécane informatique (un bouquin : quelques dollars/euros, tant pis si ça bogue, on enfouit dans la bibliothèque, on revend en usagé, voire on recycle — alors que l’ordi, lui, ça reste tout de même un investissement que l’on ne remise pas en cas d’insatisfaction… du moins avec plus de réticence!)
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28 August 2009 @ 10:27
Le flux devrait nous permettre justement d’y voir un peu plus clair sur ces questions. Le flux n’est pas sans forme, même si celle-ci est réduite à sa plus simple expression : le flux comporte du contenu, des balises typographiques (paragraphe, italiques, liens, graisse, titre) et des métadonnées (auteur, date, etc.). Si le contenu circule sans son support, il s’adapte à ceux sur lesquels il se branche. Un flux peut s’afficher sur un écran, mais aussi ne faire qu’allumer une lumière quand il s’active (même si ce flux est fait composé de contenu, balises et métadonnées). Le flux s’adapte mieux à certaines formes qu’à d’autres (des mises en pages complexes n’entrent pas dans un flux). Le flux ne sépare pas la syntaxe d’un minimum typographique (sans embarquer pour autant les polices, les tailles…). La mise en page ni la syntaxe ne sont castratrices, mais force est de reconnaître que l’industrialisation de la culture a considérablement réduit leur espace d’expression : la presse et les livres utilisent des techniques complètement industrialisées, donc pleinement interchangeable. Les CSS (les modèles) façonnent désormais à l’envie l’apparence des contenus qu’il est possible de changer à la volée.
Maintenant, il y a certainement du sens qui dépasse cet aspect cosmétique de la présentation du texte… On ne lit certainement pas de la même façon dans un agrégateur et sur un site.
Je ne sais pas si le flux nous libère des interfaces (il en faut toujours une pour y accéder), mais elle permet de décider de la valeur du “recentrement”, de l’attention qu’on y met, oui. Les filtres sont indispensables et notamment le premier, celui qui décide de ce qu’on fait d’un flux : le retenir (pour le mettre où ?) ou le rejeter…
Le flux peut être instantanée certes, mais il peut aussi être stocké. Il est synchrone et asynchrone. Son instantanéité ne le rend donc pas pour autant inopérant ou inutile. Il agit en son absence.
Mais le livre comme le flux (pour autant que le livre s’oppose autant que ça au flux), portent une même capacité à fixer l’attention et le même regard-caméra du producteur de flux. Le livre est aussi un flux, avec un tuyau plus épais ou un écoulement plus pâteux.
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28 August 2009 @ 11:06
“c’est justement la prétention que l’on dissocie l’info (le message) de son support (de son médium), au moment de sa transmission, qui me paraît diablement naïf.”
Je souscris tout à fait, ainsi qu’à la nécessité de spécifier ce que l’on entend par flux (”stream” ou “flow”).
Il me semble qu’il peut être utile d’invoquer la notion de transformation, autant par allusion aux travaux de Chomski que par référence aux mathématiques.
On gagnerait sans doute à considérer systématiquement chaque stade d’un “livre” comme une instance de document, proposant des opérations de transformation/appropriation.
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28 August 2009 @ 11:24
Vers un web sans site web, by @Crouzet http://bit.ly/1bJjOO
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28 August 2009 @ 13:56
Le message et le support ne se dissocient pas, mais que la plasticité des flux permet désormais de composer de manière protéiforme ou multisupport… Ce qui complexifie d’ailleurs la composition des messages (qui doivent être adaptés à plusieurs types d’affichages, d’usages, d’écrans…, pour autant que ce soit possible) : le titre d’une rubrique de veille sur Delicious doit s’adapter à Twitter, à un affichage sur site web, au flux RSS, à une agrégation dans d’autres flux… Le quotidien pourrait tout à fait être produit sous forme de livre, de feuillets vendus à l’unité, etc., tout comme aujourd’hui un billet de blog a plusieurs dizaines d’affichages différents (dans l’agrégateur, mais aussi jusqu’à Twitter et Delicious). Bien sûr, faire rentrer du billet de blog dans Twitter, automatiquement, n’est pas si simple, on s’en rend vite compte : chaque support aurait besoin d’un message différent, adapté. Ceux qui twittent le mieux ne le font pas automatiquement…
Nonobstant, le numérique permet de dissocier de plus en plus le message du support (même si cela produit des aberrations). Cela ne se fait pas au moment de la transmission, mais dans l’écoulement du flux. Ce n’est pas nécessairement naïf. Avoir son lapin qui clignote dès que sa blogueuse préférée poste un billet ou un tweet (sans même permettre de voir le contenu), ne me semble pas une aberration. InternetActu ou TiersLivre pourraient ne plus avoir de site web : mais fonctionner uniquement sur une multitude de supports : fils Twitter, Facebook, newsletter, pages Netvibes, etc.
Cette capacité s’explique certainement par la structuration industrielle voire même globale du triplet qui compose le billet, l’article. Le découpage XML de cette forme ultra-simple : titre, contenu, source, qui font que nos médiums se structurent de plus en plus pour l’accueillir.
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30 August 2009 @ 3:14
Vers un web sans site web ? – http://bit.ly/JSr7S
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30 August 2009 @ 10:18
RT @cbourbeillon: Vers un web sans site web ? – http://bit.ly/JSr7S
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31 August 2009 @ 17:28
Vers un web sans site web – http://bit.ly/1bJjOO
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