Nouveau business model de l’édition

Ou l’économie des propulseurs…

fleuve

Le fleuve coule. Les gens qui vivent au bord du fleuve puisent de l’eau. L’eau res­tante finit à la mer. Elle s’évapore, puis pleut sur la mon­tagne où le fleuve prend sa source.

Ima­gi­nez un autre scé­na­rio. Un immense bar­rage à la source. Quand quelqu’un veut boire, il paye et on lui envoie une bou­teille ou on ouvre le bar­rage, laisse cou­ler assez d’eau pour qu’elle arrive à l’assoiffé. Sur le cours d’eau, des rive­rains de plus en plus déshy­dra­tés se trans­forment en pillards (je pense aux Soma­liens qui arrai­sonnent les navires). Il faut donc tou­jours lâcher de plus en plus d’eau pour satis­faire les consom­ma­teurs. Gas­pillage, guerres, rareté de l’offre et engrais­se­ment au pas­sage des maîtres du bar­rage. Leur busi­ness : main­te­nir la rareté.

Cette seconde fable est une méta­phore du monde capi­ta­liste, plus par­ti­cu­liè­re­ment du monde de l’édition numé­rique qui se cherche un modèle. Dans la logique des flux, ne vaudrait-il pas mieux s’inspirer des fleuves naturels ?

  1. Si le pro­pul­seur ver­rouille son mis­sile par un prix de mise à feu, le mis­sile risque d’exploser dans le silo de lan­ce­ment (cas des ebooks ven­dus pour quelques euros).
  2. Il faut lais­ser fuser le mis­sile, le lais­ser voguer, tra­ver­ser le monde, c’est à l’arrivée, au moment de son explo­sion aux yeux du lec­teur qu’il faut essayer d’être récom­pensé du tra­vail fourni.
  3. Com­ment savoir que le mis­sile arrive ? Pas néces­sai­re­ment besoin de tech­no­lo­gie. C’est au lec­teur de se mani­fes­ter. Plus il clique, plus il aime et donc plus il avance dans le livre.
  4. Avec les rea­ders Wifi et GSM, il sera facile de savoir jusqu’où les gens lisent et donc de leur indi­quer com­bien les autres lec­teurs arri­vés au même stade ont donné et com­bien idéa­le­ment l’auteur/éditeur aime­rait rece­voir (espé­rons au pas­sage que nous n’allons pas deve­nir des lec­teurs sous écoute).
  5. Le flux long implique un rap­port fort et durable avec l’auteur, une forme d’intimité, qui peut-être faci­li­tera le déclen­che­ment du don par rap­port à d’autres rela­tions plus volatiles.
  6. L’éditeur aura un double rôle, celui de pro­pul­seur, celui d’accompagnement du lec­teur. Il devra nouer avec lui une rela­tion presque intime comme l’ont dans l’imaginaire l’auteur et le lec­teur. Il devra se pla­cer en début et en fin de la chaîne.
  7. C’est un véri­table par­te­na­riat éditeur/auteur/lecteur qui s’installera car le lec­teur devient aussi un pro­pul­seur. Il l’a tou­jours été avec le bouche-à-oreille tou­te­fois il ne s’agira plus de faire vendre des livres mais de faire déclen­cher des dons pour les livres qu’on a fait aimés et poussé soi-même sur le réseau.
  8. Beau­coup disent que ce sys­tème n’a aucun inté­rêt pour le livre qui coûte peu par rap­port au temps que nous pas­sons à le lire. Vrai sans doute quand on achète un livre connu mais faux quand on bati­fole et qu’on explore la longue traîne à la recherche de pépites.

Je reste per­suadé que rem­pla­cer « Payer puis voir » par « Voir puis payer si j’aime » est la véri­table révo­lu­tion en cours, ini­tiée par le mou­ve­ment open source.

Quand un ami me pré­sente un autre ami, je com­mence par dis­cu­ter avec lui avant de l’inviter à pas­ser les vacances avec lui1. Notre monde mar­chand a nié cette logique de la vie, met­tant au même niveau les pro­duits que nous avons déjà vus avec ceux que nous ne pou­vons déjà avoir vus parce qu’ils sont nou­veaux (ne peu­vant que l’être dans le cas des biens culturels).

Pour être en accord avec ce que je pense, j’ai décidé de ne plus lais­ser mes livres publiés sur le papier. Comme beau­coup d’autres l’ont déjà fait, je les dif­fu­se­rai sans doute au for­mat ePub et PDF. Me reste à trou­ver le temps et le cou­rage d’effectuer la conversion.

1 En juillet 1999, je suis parti au Mexique avec une incon­nue dans le seul but d’écrire le jour­nal de ce qui se pas­se­rait. Résul­tat : un livre appelé Turista qui dort dans mon disque dur.

  • del.icio.us
  • Facebook
  • LinkedIn
  • Posterous
  • Google Bookmarks
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • FriendFeed
  • Twitter
  • Identi.ca
  • Print

Tags: , , , , / Dialogue

6 Comments 18 Tweets 14 Other Comments

55 commentaires à “Nouveau business model de l'édition”

  1. gravatar.com Xavier Essonne ip:1
    27 August 2009 @ 9:41

    ce que fait depuis long­temps wiki­pé­dia en fai­sant appel au dons

  2. gravatar.com 000 ip:2
    27 August 2009 @ 12:46

    Ce serait inté­res­sant pour com­men­cer d’avoir un bilan du modèle écono­mique des mil­liers de créa­teurs de logi­ciels qui font appel aux dons.

    J’utilise Down­loadHel­per, entre dizaines d’autres logi­ciels gra­tuits sur mon PC. (=Sau­ve­garde des vidéos YouTube)

    Régu­liè­re­ment, Down­loadHel­per m’affiche un mes­sage type:

    Bravo, vous venez de télé­char­ger votre 100e vidéo. Si vous êtes satis­fait vous pou­vez aider son déve­lop­pe­ment en fai­sant un don…”

    Com­bien reçoivent effec­ti­ve­ment ces créa­teurs qui déve­lop­pe­ment des appli­ca­tions qui, indé­nia­ble­ment, nous rendent ser­vice, mais qu’on a ten­dance à ne jamais payer puisque c’est gratuit ?

    Wiki­pe­dia n’est pas un bon exemple, car trop connu, trop unique, trop mon­dia­le­ment répandu.

    Il est tou­jours facile de trou­ver des exemples uniques de réus­sites économiques.

    Ce qu’il faut étudier, c’est la moyenne, et pas les seuls exemples réus­sis, pour évaluer un modèle économique.

    Il fau­drait prendre le Top 1000 des appli­ca­tions logi­cielles gra­tuites les plus uti­li­sées, et voir com­bien elles reçoivent en dons.

  3. gravatar.com QuickSave ip:3
    27 August 2009 @ 12:49

    Pour la conver­sion au for­mat EPUB, Google Books le fait désor­mais sans pro­blèmes :
    http://booksearch.blogspot.com/2009/08/download-over-million-public-domain.html

  4. gravatar.com zoupic ip:4
    27 August 2009 @ 12:53

    Dans le mille. Entre ça, Chris Ander­son sur free! et Gerd Leon­hard sur le free vs paid, on est dedans.

    Access, embo­di­ment, expe­rience.
    Don­ner, et puis deman­der en retour, après, sans obli­ga­tions, si ça plaît, tout en connais­sant le risque.

    C’était déjà le concept de la radio, celui du mar­ke­ting, celui de la comm quand il faut faire connaître, don­ner des échan­tillons.. Faire aimer, faire décou­vrir.. Comme un dea­ler don­ne­rait des pro­duits gra­tui­te­ment les 3 pre­mières semaines, à la fin du mois il sait que le pre­mier achat rem­bour­sera ses cadeaux.

    Il est cer­tain que cela entraî­ne­rait une aug­men­ta­tion du niveau de qua­lité des pro­duits si cha­cun ne pro­dui­sait que ce qu’il sait que les autres paye­raient en toute âme et conscience (après avoir testé, essayé, uti­lisé le produit)

    Tout revient à la ques­tion du “à quel moment on demande un retour?“
    Gerd Leon­hard dit qu’il faut sen­tir le moment, et attendre que les clients soient deve­nus addicts. Chris Ander­son dit qu’il faut com­plé­men­ter, vendre des ser­vices payants autour.

    créa­tion — édition — pro­duc­tion — dis­tri­bu­tion — consom­ma­tion — destruction

    A vous de pla­cer le moment où vous sou­hai­tez faire payer le client. En tant que client, où serait le moment idéal où vous pré­fé­re­riez payer? A quel stade d’avancement du produit?

    C’est comme la dif­fé­rence entre le macdo où on com­mande paye mange, et le res­tau ou on com­mande mange paye.

    Où est le risque, qui le prend? Quelle est la dif­fé­rence? Qu’est ce que ce dépla­ce­ment du risque implique? (j’ai déjà quelques idées)

  5. gravatar.com 000 ip:2
    27 August 2009 @ 13:17

    Il est cer­tain que cela entraî­ne­rait une aug­men­ta­tion du niveau de qua­lité des produits”

    Non.

    Qua­lité, non.

    Satis­fac­tion immé­diate du consom­ma­teur, oui, mais c’est sou­vent la merde qu’il aime.

    Voir TF1. Voir Mc Donald.

    ———-

    Faut faire du gras, du salé et du sucré pour conten­ter le consom­ma­teur et qu’il en redemande.

    ———-

    Voir les articles les plus cons, People etc, qui reçoivent le plus de visites sur Inter­net et ailleurs.

    -

    Voir Le Post qui fait des chiffres d’audience hal­lu­ci­nants avec des chiens écra­sés, Carla Bruni et Sar­kozy, la nou­velle star etc.

    -

    Voir les artistes qui marchent sur les pla­te­formes d’auto-production : c’est sou­vent la TRES GROSSE MERDE qui reçoit le plus de dons.

    -

    Cares­ser l’immédiateté du goût du consom­ma­teur dans le sens du poil laisse rare­ment émer­ger la qualité.

    Dans l’histoire de l’art, les plus grandes oeuvres n’ont JAMAIS pro­vo­qué la plus grande satis­fac­tion immé­diate du public.

    Van Gogh avait déjà un sys­tème de dons : on payait plus ou moins telle oeuvre déjà créée. Il n’a pas reçu grand chose.

    ——————-

    Beau­coup de gens achètent Proust parce qu’on leur dit qu’il faut lire Proust, mais ils cessent vite de lire en cours de route, et ils ne don­ne­raient pas, n’étant pas satisfaits.

    Le paie­ment selon satis­fac­tion peut ame­ner le modèle Mc Donald et TF1 dans l’édition :

    il fau­dra faire plus gras plus sucré plus salé pour titiller le goût immé­diat du consommateur.

  6. gravatar.com Nouveau business model de l’édition | Owni.fr ip:5
    27 August 2009 @ 13:34

    […] Article ini­tia­le­ment publié sur le Peuple des connecteurs […]

  7. gravatar.com Hubert Guillaud ip:6
    27 August 2009 @ 17:34

    La logique mar­chande semble avoir et vou­loir domi­ner tous l’espace des échanges cultu­rels, comme le dit Yochaï Benk­ler, dans la richesse des réseaux.

    Reste que ce n’est pas vrai. Il y a tou­jours eu des logiques non-marchandes en oeuvre. Le numé­rique a ten­dance d’ailleurs à ren­for­cer les pers­pec­tives non-marchandes (abon­dance, biens non rivaux) par rap­port à la pro­duc­tion phy­sique de biens (rareté, biens rivaux).

    Dans ce cas là, la légi­ti­mité de l’achat entre alors plus en compte : on rechigne à payer une musique sur iTunes dont on ne sait pas ce qui revient à l’auteur, on hésite moins à payer un album sur le site de Radio­head car on est fan et qu’on sait que l’ensemble va leur reve­nir. On est prêt à mettre la main à la poche pour Publie.net qui pro­pose de par­ta­ger 50 % de ses reve­nus avec des auteurs plus que You­Tube qui essaye de ne rien nous dire de ce qu’il va don­ner aux auteurs : http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39705195,00.htm

  8. gravatar.com La Feuille » Archive du blog » Nouveau business model de l’édition ip:7
    27 August 2009 @ 17:36

    […] Thierry Crouzet. […]

  9. gravatar.com Music-business, AdSense ouvert aux régies, le marché des applis iPhone, Sliimy, le tout gratuit, et quelques réflexions autour de business models | zdar.net ip:8
    27 August 2009 @ 18:05

    […] nou­veau modèle de l’édition. Tags: Appli­ca­tion iPhone, Google, Music Busi­ness, Sliimy, Twit­ter Cet article vous a […]

  10. gravatar.com Chantal V. ip:9
    27 August 2009 @ 18:40

    C’est très bien, cette pen­sée que vous déve­lop­pez pour rap­pe­ler le rôle de l’émotion qui pré­side à toute rela­tion. Vous pre­nez l’exemple de la rela­tion auteur/lecteur ou auteur/éditeur. Et vous avez rai­son de dire qu’il s’agit là d’une toute autre rela­tion, aujourd’hui, qui devrait être autre… Le flux de la rela­tion “intime” qui repré­sente un mer­veilleux désir va mal­heu­reu­se­ment à contre-courant de ce qui a lieu depuis quelques décen­nies, au nom d’une écono­mie, celle de l’édition qui néces­sai­re­ment engendre et fait cir­cu­ler des flux, tout autres que ceux de l’émotion, gérés par le rôle de l’argent et pas seule­ment çà. On pour­rait évoquer le pou­voir de l’ego de l’auteur “je veux qu’on parle de moi” ce désir là va à l’encontre de l’écriture, de la pen­sée, de la littérature…

  11. gravatar.com http://www.social-bookmark.me ip:10
    27 August 2009 @ 20:26

    Nou­veau busi­ness model de l’édition — Le peuple des connecteurs…

    Le fleuve coule. Les gens qui vivent au bord du fleuve puisent de l’eau. L’eau res­tante finit à la mer. Elle s’évapore, puis pleut sur la mon­tagne où le fleuve prend sa source.

    Ima­gi­nez un autre scé­na­rio. Un immense bar­rage à la source. Quand quelqu’u…

  12. gravatar.com Twitter Trackbacks for Nouveau business model de l’édition [tcrouzet.com] on Topsy.com ip:11
    28 August 2009 @ 16:37

    […] link is being sha­red on Twit­ter right now. @crouzet, an influen­tial author, said Nou­veau busi­ness model […]

  13. gravatar.com Jean-François Gayrard ip:12
    28 August 2009 @ 20:17

    Vous ne venez que de confor­ter une fois plus avec ce post l’idée que la révo­lu­tion du livre numé­rique est en marche et qu’il y a des belles choses à inven­ter et sur­tout un rap­port Auteur/éditeur/lecteur qui va naître de tout ça !

  14. gravatar.com Lionel ip:13
    31 August 2009 @ 18:20

    Je me demande quelle sorte de loi sera récla­mée par les pro­fes­sion­nels de l’édition si les sites comme celui-ci se mul­ti­plient : http://pdfpirate.net/

  15. gravatar.com Thierry Crouzet ip:14
    31 August 2009 @ 18:22

    Des sites comme ça vont se mul­ti­plier comme ils se sont mul­ti­pliés pour la musique et le cinéma… et ils sont beau­coup plus simples à réa­li­ser car un livre ne pèse rien. Les copies pirates cir­cu­le­ront par mail. Tout sim­ple­ment. Ça va être ter­rible pour le monde de l’édition.

  16. gravatar.com 000 ip:15
    31 August 2009 @ 18:46

    les sites comme celui-ci se multiplient”

    Les sites comme ça sont très faciles à blo­quer au niveau des four­nis­seurs d’accès.

    Dès qu’ils deviennent un peu connus, hop ils sont bloqués.

    Ce qui main­tient le pira­tage au niveau tolé­rable écono­mi­que­ment des petits groupes qui passent leur temps à cher­cher de nou­veaux sites.

    On s’en fout qu’il y ait 100 000 pirates dans un pays.
    L’essentiel c’est qu’il n’y ait pas 60 mil­lions de pirates.

    -

    Pour les mails c’est un peu plus com­pli­qué, mais gérable selon le même prin­cipe que l’envoi de drogue par la poste ou l’évasion fis­cale. Le tout est de limi­ter les flux, sans pou­voir les empê­cher totalement.

  17. gravatar.com Thierry Crouzet ip:14
    31 August 2009 @ 18:57

    @000 Un site est facile à détruire, pas un réseau P2P qui trans­porte des fichiers à signa­ture dynamique.

  18. gravatar.com 000 ip:15
    31 August 2009 @ 19:59

    Dai­ly­mo­tion est déjà capable de sup­pri­mer auto­ma­ti­que­ment des vidéos por­tant la signa­ture numé­rique de l’INA ;

    il y a plein de tech­niques pour blo­quer le pira­tage massif.

    -

    Tu crois que le bou­lot de la police est facile, quand il faut lut­ter contre le tra­fic de drogue ?

    Tous les jours, la police s’adapte aux tech­niques criminelles.

    -

    A vous entendre, il fau­drait aban­don­ner dès que c’est difficile.

    -

    Inter­net, c’est simple : tout passe par une poi­gnée de gros tuyaux offi­ciels, les four­nis­seurs d’accès.

    Suf­fit de fil­trer à ce niveau-là, d’interdire le cryp­tage, et voilà.

    La Chine se débrouille très bien pour blo­quer tout ce qu’elle veut.

    ça n’empêche pas les Chi­nois d’être très créa­tifs, d’ailleurs.

    On peut blo­quer les échanges dans un domaine donné, et per­mettre une grande créa­ti­vité par ailleurs.

    La liberté tout azi­mut n’est pas la condi­tion de la plus grande créativité.

    Toi-même tu en viens à t’imposer la contrainte des 140 carac­tères de Twit­ter, pour fuir le vide de la trop grande liberté.

    C’est faux de croire qu’en fil­trant les échanges on tue la créativité.

    -

    Gmail scanne tous les mails pour cibler du contenu publicitaire.

    On peut scan­ner tous les mails pour tra­quer les signa­tures numé­riques de fichiers sous copyright.

    Appli­quer aux mails la tech­nique de fil­trage de Dailymotion.

    -

    La police connait des com­bats bien plus dif­fi­ciles que ce qui vous semble insurmontable.

    Vos argu­ments res­semblent à la phrase du duc de Saint-Simon sur Maulevrier :

    igno­rance ou panneau…”

    Soit vous igno­rez que la police n’est pas arrê­tée par des com­bats beau­coup plus dif­fi­ciles, soit c’est un pan­neau, de l’intox pour décou­ra­ger toute repres­sion :-)


    ——————

    Et tout ça pour per­mettre à des ados de pira­ter Ter­mi­na­tor ou Lorie !

    On n’a pas besoin du pira­tage pour pro­pul­ser ce qui est bon (les extraits ça suffit),

    et les ados qui pro­pulsent en les pira­tant les oeuvres des majors n’ont aucun apport cultu­rel essentiel !

  19. gravatar.com Thierry Crouzet ip:14
    31 August 2009 @ 20:14

    140c = contrainte choi­sie, c’est pas mal dif­fé­rent d’une contrainte impo­sée (mais c’est vrai que toute contrainte pousse à la créativité).

    Mais le monde reste rem­pli de contraintes? Celles de la vie et de la mort? Des res­sources maté­rielles limi­tées. Des imbé­ciles. Nous ne cher­chons pas à sup­pri­mer toutes les contraintes mais celles qui empêchent les choses numé­ri­sables d’êtres acces­sibles par tous les hommes alors que tech­ni­que­ment rien ne l’empêche.

    Le pira­tage est d’ailleurs un peu hors sujet dans cette his­toire. Ce n’est pas le pira­tage qui nous pousse à inven­ter un nou­veau sys­tème mais le pas­sage aux flux.

    Dans la logique des flux, les pro­pul­seurs ren­dront eux-mêmes les flux libres et ten­te­rons d’imposer d’autres modes de rému­né­ra­tion. Deux sys­tèmes s’affronteront. Et si le monde devient de plus en plus flux, ceux qui bri­de­ront les flux seront de plus en plus à la traîne.

    On se retrouve comme au temps du capi­ta­lisme contre le com­mu­nisme. On verra bien quel modèle l’emportera, celui qui maxi­mi­sera la créa­ti­vité. Tu es déjà en train de nous dire que c’est l’ancien sys­tème, moi je pense que rien n’entravera le pas­sage au flux. Pas besoin de révo­lu­tion, de chan­ger quoi que ce soit à notre monde, le chan­ge­ment est en cours.

  20. gravatar.com 000 ip:15
    31 August 2009 @ 21:43

    Je ne crois pas à la vic­toire de l’ancien modèle, mais à une pre­ser­va­tion de cer­taines de ses com­po­santes, mix­tées à de nouvelles.

    C’est comme ça que l’évolution fonc­tionne. Les révo­lu­tions sont rabo­tées par des contre-révolutions, et on abou­tit à des sys­tèmes mixtes.

    On aura un sys­tème mixte, pas un monde nou­veau com­plè­te­ment dif­fé­rent de l’ancien.

    Le nou­veau monde auquel tu crois est trop radi­ca­le­ment dif­fé­rent de l’ancien.

    Je ne crois pas à ces alter­na­tives radicales.

    On coupe vite la tête des Robes­pierre et l’Ancien Régime copule vite avec le nou­veau pour faire un régime mixte.

    On évolue tou­jours vers la mixité, alors que les révo­lu­tion­naires rêvent de purisme.

  21. gravatar.com Lionel ip:13
    31 August 2009 @ 22:52

    On a bien com­pris le mes­sage, avec Hadopi et al.: “cer­taines com­po­santes” seront pré­ser­vées, en effet, à toute force, jusqu’à la toute fin. La “révo­lu­tion” ou l’écroulement advien­dront alors, jus­te­ment parce qu’on aura cru pou­voir les éviter, les rendre impossibles.

    Je ne pense pas que l’objectif d’une société fonc­tion­nelle doive être d’inventer sans cesse les condi­tions les plus à même de démon­trer les hautes capa­ci­tés de ses ser­vices de police.

    C’est dans le flot des flux que se trou­vera l’évolution. Ça reti­rera leur gagne-pain du moment à pas mal de gens, moi inclus, mais la conti­nua­tion “pré­ser­vée” du modèle actuel abou­tira au même résul­tat de toute manière. L’une des seules chances pour une société évolu­tive, pour essayer d’échapper au chaos ou à la throm­bose, c’est la prise en compte et le res­pect des flux, du par­tage, de la redis­tri­bu­tion. Per­sonne ici n’a dit que ce serait facile, ni que ça régle­rait tous les problèmes.

  22. gravatar.com 000 ip:15
    31 August 2009 @ 23:31

    le res­pect des flux, du par­tage, de la redistribution”

    On peut déjà par­ta­ger libre­ment tout le patri­moine du domaine public : c’est beaucoup !

    Au lieu de cher­cher comme des glou­tons à tout avoir gra­tui­te­ment, accep­tez qu’il y ait des choses qu’on puisse par­ta­ger, et d’autres qui sont à finan­cer par le paiement.

    Et per­son­nel­le­ment je ne sup­porte plus d’entendre des mecs qui, par exemple, sont PDG de socié­tés gagnant leur vie avec les réseaux sociaux, nous expli­quer que les artistes doivent perdre leur gagne-pain.

    Dans cette affaire, il y a des “pirates” qui ne négligent pas leur gagne-pain,

    qui trouvent nor­mal de fac­tu­rer 80000 euro la construc­tion d’un réseau social pour un parti,

    mais qui vou­draient que les artistes offrent tout gratuitement.

    Le PDG de “22 mars”, fon­da­teur du “pacte des pirates”, qui veut que les artistes bossent gra­tos est un connard. Son modèle d’esclavagisme 2.0 ne triom­phera pas.

    Lui s’en met plein les poches en ouvrant des comptes Twit­ter pour des boites, mais l’artiste doit don­ner gra­tui­te­ment. Il y a quelque chose de pourri au royaume 2.0

    Quand le PDG de 22 mars redis­tri­buera son béné­fice à tous les Inter­nautes, il pourra par­ler par­tage et redistribution.

  23. gravatar.com Lionel ip:13
    1 September 2009 @ 1:52

    Tout d’abord, je ne fais preuve d’aucune glou­ton­ne­rie. La consom­ma­tion outran­cière, qu’elle soit ou non payante, est selon moi l’illustration d’une mor­ti­fère névrose.

    De plus, mon his­toire pro­fes­sion­nelle me rat­tache à cette fameuse “indus­trie du contenu”, que je n’ai pas d’intérêt immé­diat à voir dépérir.

    Les causes de sa décré­pi­tude n’ont cepen­dant rien à voir avec les pré­su­més glou­tons (leur glou­ton­ne­rie résul­tant du suc­cès de la pro­mo­tion de la névrose consom­ma­toire par ceux-là mêmes qui disent vou­loir la limiter).

    Mon expé­rience pro­fes­sion­nelle m’a aussi ensei­gné que les récents et poli­cés défen­seurs auto­pro­cla­més des créa­teurs sont, trop sou­vent, ceux qui les res­pectent le moins et qui, hor­resco refe­rens, ni ne les lisent ni ne les entendent. Ce sont des ayants-droit sans cause.

    Par ailleurs, qu’il y ait des faquins et des pro­fi­teurs de guerre des deux côtés de la bar­ri­cade média­tique est un fait vérifié.

    Cepen­dant, à la fin des fins, mon sen­ti­ment est que «l’épice doit circuler».

  24. gravatar.com 000 ip:16
    1 September 2009 @ 12:11

    mon sen­ti­ment est que «l’épice doit circuler»”

    La com­pa­rai­son ali­men­taire rap­pelle aussi le dan­ger de ne plus vou­loir payer le juste prix des bons produits.

    On le voit avec la bouffe industrielle.

    Elle cir­cule, oui, d’un bout à l’autre du monde. Pour réduire les coûts on réduit la qualité.

    De même que cer­tains en reviennent à payer le juste prix, en reve­nant chez les bons bou­chers, ou dans les maga­sins bio,

    de même, cer­tains quit­te­ront peu à peu cette indus­tria­li­sa­tion libre-échangiste du flux, pour retour­ner payer au juste prix les vraies créations.

    La cir­cu­la­tion maxi­male, c’est une chose.
    La créa­tion de bons pro­duits, une autre.

    On va peut-être en reve­nir à des clubs d’happy few :

    loin du flux glo­bal et de son brou­haha bas de gamme,
    des petits espaces pri­vés ouvri­ront, entre civi­li­sés, res­pec­tant le coût des bons pro­duits, refu­sant le modèle escla­va­giste 2.0

    On y trou­vera, comme dans les bons ciné-clubs, de bons pro­duits, au juste prix.

    Et on lais­sera les autres se noyer dans le vaste flux gra­tuit du TF1 2.0 et autres LePost.fr

  25. gravatar.com Lionel ip:13
    1 September 2009 @ 17:27

    Pour que les gens puissent payer, il faut leur don­ner de l’argent ou créer les condi­tions qui leur per­mettent d’en gagner par eux-mêmes.

    Pour qu’ils aient envie de payer, il faut les éduquer, au lieu de les fli­quer, et l’éducation se fait par l’accès le moins fil­tré pos­sible aux créa­tions. Ce n’est pas la garan­tie d’un “meilleur” choix de leur part, c’est la pos­si­bi­lité de ce choix.

    C’est en ten­dant vers la gra­tuité de l’exposition aux œuvres (par l’école, les biblio­thèques, les musées, etc.), dans une société lais­sant aux citoyens suf­fi­sam­ment de reve­nus et de temps de cer­veau dis­po­nible, que le mar­ché de la culture a pu se développer.

    Dans le domaine de la culture, la cir­cu­la­tion maxi­male est une condi­tion de la créa­tion de bons pro­duits (et de leur vente éven­tuelle à ceux qui en auront acquis les moyens et le goût).

  26. gravatar.com 000 ip:17
    7 September 2009 @ 16:34

    http://www.neteco.com/298076-marilyne-efstathopoulos-publibook-auto-edition-ple.html

    Direc­trice du déve­lop­pe­ment chez Publi­book, Mari­lyne Efsta­tho­pou­los revient sur le posi­tion­ne­ment et le modèle écono­mique de ce spé­cia­liste de l’auto-édition de livres par internet

  27. gravatar.com crouzet ip:18
    27 August 2009 @ 9:32

    Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/gaLrA Ou l’économie des propulseurs

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  28. gravatar.com boronali ip:18
    27 August 2009 @ 9:47

    RT @crouzet “Time flies like an arrow, News flies like a Scud” http://bit.ly/gaLrA Ou l’économie des propulseurs

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  29. gravatar.com merkapt ip:18
    27 August 2009 @ 9:48

    RT @crouzet : Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/gaLrA Ou l’économie des propulseurs

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  30. gravatar.com BlogusOperandi ip:18
    27 August 2009 @ 11:08

    Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/OqEhf

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  31. gravatar.com Vendredi_info ip:18
    27 August 2009 @ 11:40

    RT @crouzet: Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/gaLrA Ou l’économie des propulseurs

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  32. gravatar.com cgenin ip:18
    27 August 2009 @ 11:54

    RT @crouzet: Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/gaLrA Ou l’économie des propulseurs

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  33. gravatar.com viper82 ip:18
    27 August 2009 @ 14:11

    [LIEN] Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/3IuZsM

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  34. gravatar.com dadavidov ip:18
    27 August 2009 @ 16:00

    RT @crouzet: Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/gaLrA Ou l’économie des propulseurs

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  35. gravatar.com Toub ip:18
    27 August 2009 @ 20:14

    Com­ment ne pas rap­pro­cher ceci du concept de licence glo­bale ou de rému­né­ra­tion glo­bale des auteurs (http://209.85.229.132/search?q=cache:JQNXDwpUvGAJ:owni.fr/2009/08/21/sard-la-remuneration-des-auteurs-par-le-don-obligatoire/+richard+stallman+taxe+obligatoire&cd=3&hl=en&ct=clnk)?

    Quelle place auront la rela­tion étroite entre auteur et lec­teur et les dons directs dans la société de demain?

    Ce qui est inté­res­sant du point de vue de la rému­né­ra­tion dans un sys­tème de dif­fu­sion ouvert, c’est de pou­voir col­lec­ter des indi­ca­teurs per­met­tant de répar­tir l’attribution des rému­né­ra­tions (nombre de pages lues, mais aussi inté­rêt et qua­lité de ces pages).

    Une fois le réseau cultu­rel ouvert, on peut ima­gi­ner le nombre de lec­teur de cer­tains extraits de livres explo­ser, et peut-être du même coup les livres recou­pant d’autres livres afin de construire une ana­lyse de plus en plus nom­breux. Il n’est alors plus pos­sible de rému­né­rer manuel­le­ment et direc­te­ment les auteurs.

    Par contre, il sera simple d’ajouter des com­men­taires et évalua­tions sur les pages, voir des modi­fi­ca­tions ou cor­rec­tions (si les licences sont ouvertes, voir si le contenu est libre de droits), de lier les conte­nus entre eux, et de lier les dif­fé­rents types de conte­nus entre eux.

    Par exemple, il serait assez simple de créer une oeuvre vidéo-musicale dyna­mique asso­ciant :
    – la lec­ture auto­ma­tique de textes (livres, articles, e-mail per­sos…)
    – des conte­nus musi­caux et vidéos (web­cam en live, films, …)
    … en fonc­tion des tags asso­ciés à ces médias, et des options sou­hai­tées par l’utilisateur (thème, mots clés, sources d’accès à des conte­nus pri­vés ou publics…).

    Bien sûr, la vente de biens maté­riels (un livre imprimé) per­met­tra tou­jours de rever­ser direc­te­ment une part à l’auteur, tant qu’elle existera.

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Owni.fr

  36. gravatar.com PierreTran ip:18
    27 August 2009 @ 20:18

    Nou­veau busi­ness model de l’édition : et si l’on s’inspirait de l’open source ? | Thierry Crou­zet (@crouzet) http://bit.ly/WjSGI

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  37. gravatar.com EricMainville ip:18
    27 August 2009 @ 20:23

    RT @PierreTran Nou­veau busi­ness model de l’édition : et si l’on s’inspirait de l’open source ? (@crouzet) http://bit.ly/WjSGI

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  38. gravatar.com BlogonetFeed ip:18
    27 August 2009 @ 21:22

    Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/kZwh1

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  39. gravatar.com Pierre-Alexandre Xavier ip:18
    27 August 2009 @ 23:01

    Thierry, vous avez le don de bous­cu­ler sans aga­cer. C’est une authen­tique qua­lité que j’admire.
    Je suis tenté de céder à l’utopie de la gra­tuité et des contours assez flous de ce que regroupe le concept de Open Source. Hélas, je ne crois pas un seul ins­tant que les lec­teurs paie­ront ce qu’ils aiment s’ils peuvent l’obtenir gra­tui­te­ment. Je concède que je n’ai aucune don­née et qu’il s’agit seule­ment d’une pure convic­tion per­son­nelle, une intui­tion que rien de tan­gible ne peut étayer.
    Je vous concède aussi que des auteurs comme Cory Doc­to­row prouvent que la sor­tie gra­tuite de leurs bou­quins booste réel­le­ment et très tan­gi­ble­ment leurs contre­par­ties papier au grand dam de leurs éditeurs et de nombre de sup­pôts de l’empire du copy­right. Mais cela n’infirme en rien ma convic­tion. A chaque fois, je peux démon­trer qu’il y a un pro­fit com­mer­cial indi­rect ou paral­lèle.
    Le gra­tuit, comme le démontre par­fois mal­adroi­te­ment Chris Ander­son dans son der­nier mis­sile, a un prix, un coût, une écono­mie. Il est donc logique pour le monde de l’informatique de consi­dé­rer et de sou­te­nir l’open source comme un front plu­ra­liste et col­lec­tif de R&D et de veille. C’est quelque chose que les géants du sec­teur oublient régu­liè­re­ment avant de se le faire rap­pe­ler de manière cui­sante. L’Open Source est donc peu com­pa­tible avec la pro­duc­tion lit­té­raire.
    Cela tient essen­tiel­le­ment à plu­sieurs fac­teurs :
    — l’intention de l’auteur
    — la recherche du lec­teur
    — la vision de l’éditeur
    — la com­plexité de la fonc­tion pro­téi­forme du livre
    Comme je n’ai pas la place de déve­lop­per ici, je le ferais dans l’heure qui vient sur le blog de Temps Futurs (OWNI ou Blog­ger). Ce qui m’amène à dire pour conclure sur votre billet que la piste que vous pro­po­sez est entiè­re­ment orien­tée par une culture du Work in pro­gress et du dia­logue en temps réel (ou légè­re­ment dif­féré) propre à la culture web qui trouve en ce moment son moment de triomphe dans le web 2.0.
    Venant d’un monde de pro­duc­tion ciné­ma­to­gra­phique tra­di­tion­nelle et du monde de l’édition de livres, le réflexe de la biblio­thèque (média­thèque) est pour moi évident. D’autre part, je n’ai jamais adhéré au sys­tème du por­tage et de l’abonnement que pra­tique des cen­trales comme France Loi­sirs (et d’autres) qui appliquent à la lettre les 7 pre­miers points (en rem­pla­çant les rea­ders par une lourde stra­té­gie de mar­ke­ting direct).
    C’est le der­nier point qui me semble être la véri­table valeur nou­velle que la tech­no­lo­gie nous apporte : la pos­si­bi­lité de cher­cher des pépites. Et là, je suis au regret de dire : vive Google Books !

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Owni.fr

  40. gravatar.com ked_ ip:18
    28 August 2009 @ 8:24

    Nou­veau busi­ness model de l’édition http://ff.im/-7he7i

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  41. gravatar.com small_talks ip:18
    28 August 2009 @ 8:31

    Book­Mark: Nou­veau busi­ness model de l’édition http://ow.ly/15MLea

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  42. gravatar.com Prisclio ip:18
    28 August 2009 @ 8:46

    RT @ked_: Nou­veau busi­ness model de l’édition http://ff.im/-7he7i

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  43. gravatar.com LesVertsdeHem ip:18
    28 August 2009 @ 8:47

    RT @ked_: Nou­veau busi­ness model de l’édition http://ff.im/-7he7i

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  44. gravatar.com tewfiq ip:18
    28 August 2009 @ 18:04

    Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/kZwh1

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  45. gravatar.com LISE__ ip:18
    28 August 2009 @ 18:51

    Nou­veau busi­ness model de l’édition http://bit.ly/gaLrA Ou l’économie des pro­pul­seurs (via @crouzet)

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  46. gravatar.com ebouquin ip:18
    28 August 2009 @ 20:14

    RT @leckto: Nou­veau busi­ness model de l’édition – http://bit.ly/rzOjP

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  47. gravatar.com Stanislas Jourdan ip:18
    29 August 2009 @ 2:15

    Je reste per­suadé que rem­pla­cer « Payer puis voir » par « Voir puis payer si j’aime » est la véri­table révo­lu­tion en cours, ini­tiée par le mou­ve­ment open source.”

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Friend­Feed

  48. gravatar.com Thierry Lhôte ip:18
    29 August 2009 @ 2:27

    A obser­ver l’application du prin­cipe au mar­ché du tra­vail, le futur employé com­mence par tra­vailler gra­tui­te­ment, et si on voit que c’est un “bon” au bout d’une période d’essai à fixer, on le rému­nère alors. Pour­quoi pas ?

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Friend­Feed

  49. gravatar.com Thierry Lhôte ip:18
    29 August 2009 @ 2:27

    A obser­ver l’application du prin­cipe au mar­ché du tra­vail, le futur employé com­mence par tra­vailler gra­tui­te­ment, et si on voit que c’est un “bon” au bout d’une période d’essai à fixer, on le rému­nère alors. Pour­quoi pas ? (je sais c’est taquin…)

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Friend­Feed

  50. gravatar.com Stanislas Jourdan ip:18
    29 August 2009 @ 2:33

    Per­son­nel­le­ment, je me sur­prend sou­vent à me deman­der : que pourrais-je faire pour aider tel artiste dont j’écoute si sou­vent les mp3 mys­té­rieu­se­ment acquis ;-) . Mal­heu­reu­se­ment, bien sou­vent il n’y a même pas le moindre bou­ton pay­pal pour faire une dona­tion (dont la quasi-totalité du mon­tant a le mérite de reve­nir à l’artiste). De même, les pro­cé­dures pour ache­ter des pro­duits déri­vés sont bien sou­vent fas­ti­dieuses. Il fau­drait que je fasse une étude un peu plus sérieuse sur le sujet, mais je trouve que glo­ba­le­ment les sites offi­ciels des artistes sont bien pauvres (outres les magni­fiques ani­ma­tions flash)

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Friend­Feed

  51. gravatar.com Laurent ip:18
    29 August 2009 @ 2:56

    Thierry, c’est sans doute taquin, mais c’est aussi une confu­sion entre deux modes de rému­né­ra­tion qui n’ont pas grand chose à voir (sala­riat vs droits d’auteur) – Une ana­lo­gie plus réa­liste à mon sens: un entre­pre­neur, qui met en œuvre son capi­tal finan­cier et son propre temps, sans être sûr du retour sur investissement

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Friend­Feed

  52. gravatar.com Thierry Lhôte ip:18
    29 August 2009 @ 10:11

    Pas sûr que cela soit du sala­riat qui sub­siste dans le futur, par exemple, on fait appel à quelqu’un, on lui paye ses frais, on le loge et le nour­rit. Et on ne com­mence à vrai­ment le rému­né­rer que lorsqu’il com­mence à faire l’affaire. Un peu le sys­tème des arti­sans à une époque. Croire que le bou­le­ver­se­ment ne va atteindre que les pro­fes­sions cultu­relles s’est s’engager un peu loin…

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Friend­Feed

  53. gravatar.com Bruno Rives ip:18
    31 August 2009 @ 11:30

    Pas d’accord sur le “pas peur du pira­tage sur inter­net au sens où le livre a déjà été piraté avec l’invention de la pho­to­co­pie et il s’en est bien sorti”
    C’est mille fois plus facile en numé­rique, pas de papier et de toner à payer, pas de temps à passer.

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  54. gravatar.com JM Salaun ip:18
    31 August 2009 @ 15:19

    Il y a très long­temps que le livre est piraté sur l’internet, bien avant la musique, sans que l’industrie en souffre.

    Contrai­re­ment à ce qui est sou­vent dit, le livre objet de flux lent ;-) , n’a pas du tout le même rap­port à la copie que les objets de flux rapide musique, AV etc).

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  55. gravatar.com Piotrr ip:18
    31 August 2009 @ 15:21

    Tu as bien rai­son d’évoquer la ques­tion de la légi­ti­mité à pro­pos du consen­te­ment à payer car bien des acteurs l’oublient faci­le­ment. Mais la légi­ti­mité peut avoir des rai­sons mul­tiples et je ne pense pas que la part de rému­né­ra­tion qui revient à l’auteur soit la seule, ni même, mal­heu­reu­se­ment, qu’elle soit majo­ri­taire. Il faut en évoquer beau­coup d’autres : la jus­tesse du prix, la qua­lité du pro­duit, le ser­vice rendu, etc. Par­fois, le prix que l’on paye est impor­tant en soi, comme, par exemple, lorsqu’il attri­bue de la valeur au bien contre lequel il est échangé. Quoiqu’il en soi, il faut effec­ti­ve­ment au moins une bonne rai­son pour accep­ter de payer ! Et il est par­fois dif­fi­cile de la trouver…

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  56. gravatar.com Fabrice Epelboin ip:18
    31 August 2009 @ 18:51

    Numé­ri­ser à la main ? Pas si sûr…

    Fai­sons un paral­lèle avec le pira­tage de films… Il y a – pour faire simple – deux type de DivX sur le ‘marché’.

    Les ’scree­ner’ sont des films qui ont été enre­gis­trés dans une salle de cinéma avec un camé­scope, ils sont de piètre qua­lité, et c’est – pour les films – l’équivalent d’une numé­ri­sa­tion ‘à la main’.

    Les DVDRip sont fait à par­tir d’une source numé­rique, et bien sou­vent, pas un DVD mais un mas­ter qui a été ‘emprunté’ soit direc­te­ment au stu­dio soit dans une société char­gée de les repro­duire. Ceux là sont de très bonne facture.

    Or dans le livre, on est déja depuis des décé­nies passé au numé­rique. Quand on envoi son livre chez l’imprimeur, c’est bien d’un fichier numé­rique qu’il s’agit, et la chaine et étona­ment simi­laire à celle d’un stu­dio qui envoi un mas­ter à un fabri­cant de DVD. Là, il suf­fit de récu­pé­rer un fichier Xpress ou un PDF haute def pour en faire un PDF com­pressé et le balan­cer dans la nature pour qu’il appa­raisse dans les cir­cuits du piratage.

    C’est ainsi que sont pira­tés la plu­part des DivX, la source numé­rique n’est que rare­ment un DVD acheté dans le com­merce, c’est la plu­part du temps un mas­ter issu de la chaine de fabrication.

    Le livre, à ce titre, est tout aussi facile à pira­ter, c’est un pro­duit numé­rique depuis la fin des années 80 et l’arrivée de Xpress.

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  57. gravatar.com hguillaud ip:18
    31 August 2009 @ 22:01

    Oui Fabrice. L’essentiel des par­tages de livres échan­gés sur les réseaux P2P ne sont pas (pour l’instant) des fichiers numé­riques pro­ve­nant de fichiers PDF d’imprimeurs ou d’éditeurs. Car contrai­re­ment aux films, la demande est faible (encore une fois) et les copies numé­riques ne cir­culent pas en grand nombre. Ces copies là cir­culent tout de mêmes, mais de connais­sance à connais­sance… (par mails notam­ment). On les trouve assez peu sur les réseaux P2P (elles sont par­fois recon­nais­sables, car elles com­portent les traits de coupes par exemple…).

    Je suis loin d’être per­suadé que la source numé­rique des DivX ne vienne pas le plus sou­vent du com­merce (pour les titres les plus pri­sés, le RIP pro­vient d’un mas­ter, mais si on compte en nombre de titres, cela fait une bien faible pro­por­tion, de même pour la musique). Le livre est un pro­duit numé­rique depuis long­temps, oui, mais pour l’instant, force est de recon­naitre qu’il ne s’échange pas vrai­ment sous ce for­mat, même sur les réseaux P2P.

    Oui, Jean-Michel, le livre est piraté depuis long­temps, mais dans des pro­por­tions qui n’ont rien à voir avec la musique, le jeu ou le film (en nombre). Je ne suis pas sûr que ce soit des ques­tions de vitesses de flux ;-) . Le fait par exemple qu’on y trouve très peu de nou­veauté, par rap­port à d’autres médias, nous dit cer­tai­ne­ment quelque chose d’autre.

    @Piotrr, tu as cer­tai­ne­ment rai­son, mais j’ai ten­dance à croire (ou à vou­loir croire) que le lien direct à l’auteur (et le paie­ment direct est une forme de lien) reste et res­tera important.

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  58. gravatar.com JM Salaun ip:18
    31 August 2009 @ 23:15

    Oui la pro­por­tion de pira­tage est moindre, c’est jus­te­ment cela qu’il faut inter­ro­ger.
    Je ne crois pas que l’on trouve peu de nou­veauté. Bien des best-sellers ont été dis­po­nibles très tôt. Bien des expé­riences nou­velles de lit­té­ra­ture se déve­loppent sur la toile et ce blogue en est le témoin.
    Sur le flux, la dif­fé­rence avec la musique est de deux ordres :
    – dans cette der­nière, le flux est syn­chrone, c’est à dire que la musique se repro­duit au moment où on l’écoute. On ne peut ralen­tir, accé­lé­rer et même moins cou­per, repor­ter l’écoute, ce qui est cou­rant pour la lec­ture.
    – les uni­tés docu­men­taires sont plus courtes (en terme de temps de consom­ma­tion, pas d’espace disque) et donc plus faci­le­ment gérables.

    Sur le paie­ment, j’ai l’habitude de dire que ce que l’on gagne en gra­tuité sur le Web, on le perd en contrôle (du temps, des copies, des traces de nos pas­sages..) ou en risque (virus, amendes..). Dès lors, il est bien pro­bable qu’une part des consom­ma­teurs pré­fè­rera tou­jours payer pour rache­ter sa liberté et que ce phé­no­mène risque de s’amplifier. Le dis­cours trop cari­ca­tu­ral à la Ander­son qui consi­dère que l’accès gra­tuit fait de l’objet édité un bien public ne tient pas la route à mon avis car il néglige la réa­lité de l’économie du web.

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  59. gravatar.com Pierre-Alexandre Xavier [Temps Futurs] ip:18
    1 September 2009 @ 3:16

    Je rejoins com­plè­te­ment le diag­nos­tic : l’acte d’achat va se trans­for­mer. Et je ne crois pas non plus qu’il soit dif­fi­cile de pira­ter un livre comme l’a démon­tré Fabrice. Mais en s’interrogeant sur la faible inten­sité du “pira­tage” des livres, il devient assez clair que la nature diverse des ouvrages reste la clé de cette faiblesse.

    La diver­sité de la pro­duc­tion lit­té­raire : lit­té­ra­ture, fic­tion, essai, guide, diver­tis­se­ment, péda­go­gie, jeu­nesse, etc. pro­duit des cli­vages qui seg­mentent de manière radi­cale les publics et qui les rendent très peu poreux entre eux. C’est cela qui dif­fé­ren­cie le livre de la musique ou du cinéma. Et c’est en quelque sorte le sys­tème immu­ni­taire du livre et de l’édition. Le dan­ger d’une mas­si­fi­ca­tion de l’offre et l’application outran­cière des tech­niques clas­siques de mar­ke­ting risquent de tuer la diver­sité et par exten­sion le livre. Dans un uni­vers où il n’y a plus que des best-sellers, le pira­tage devient une règle de base.

    Ce qui est pré­oc­cu­pant, du moins pour les mai­sons d’édition rela­ti­ve­ment petites c’est le dan­ger de la dif­fu­sion gra­tuite des ouvrages de faible por­tée en nombre de lec­teurs comme les publi­ca­tions scien­ti­fiques, les ouvrages de réfé­rence uni­ver­si­taires, les essais et autres ouvrages de divul­ga­tion ou de dif­fu­sion d’idées ou de savoirs. C’est là que les pra­tiques com­mer­ciales devront le plus évoluer parce que la dif­fu­sion de la connais­sance ne doit pas géné­rer de culture du pira­tage qui contient son propre poi­son, celui de réduire la valeur de l’objet à zéro.

    Enfin, je ne prête pas atten­tion aux décla­ra­tions de prin­cipe de Jean Arcache qui révèlent une fois encore la fai­blesse de la vision des groupes d’édition fran­çais, pas plus que je ne crois à la gra­tuité dans un contexte où il faut quand même payer un accès inter­net pour pou­voir télé­char­ger. Je regrette tou­te­fois que vous n’abordiez pas le rôle et le poids des biblio­thèques dans la guerre actuelle autour du livre numé­rique… De même que vous ne men­tion­ner pas l’émergence de la tech­no­lo­gie de l’impression à a demande.

    Non, le livre ne craint pas le pira­tage, mais les motifs de ce dernier.

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  60. gravatar.com hguillaud ip:18
    1 September 2009 @ 10:03

    @Jean-Michel : le flux des nou­veau­tés n’a rien à voir. Alors que pour le film ou la musique, les nou­veau­tés ali­mentent les réseaux P2P, pour le livre, c’est encore bien loin d’être le cas. Au contraire même. Ca me semble être une dif­fé­rence impor­tante, dont les rai­sons sont cer­tai­ne­ment plus pro­fondes qu’apparentes.

    Je ne suis pas vrai­ment d’accord pour dire que le flux est syn­chrone pour la musique ou le film par rap­port au livre. On peut tout autant ralen­tir, accé­lé­rer, inter­rompre ou repor­ter un vision­nage, une lec­ture ou une écoute.

    Oui, les uni­tés docu­men­taires sont cer­tai­ne­ment un peu plus courtes (pour le livre, peut-être, moins pour la BD), mais là encore, je ne suis pas sûr que ce soit vrai­ment dif­fé­ren­tiant. Le livre demeure une culture beau­coup moins popu­laire que la musique ou le film, auprès de publics res­treints et cap­tifs. Et c’est cer­tai­ne­ment cela, “sa dis­pa­ri­tion” qui joue le rôle le plus impor­tant dans son absence de piratage.

    Sur le paie­ment, je ne suis pas sûr qu’on achète sa liberté en la payant. Je ne suis pas sûr qu’il faille cari­ca­tu­rer Ander­son non plus en le sim­pli­fiant. Néan­moins, je pense que l’habitude de ne pas payer pour le numé­rique est un phé­no­mène qui s’ancre pro­fon­dé­ment et dura­ble­ment et qui puise une grande par­tie de sa rai­son d’être dans la déma­té­ria­li­sa­tion, c’est-à-dire dans l’absence de pro­duit phy­sique. Il demeure dif­fi­cile d’acheter quelque chose qui n’existe pas réel­le­ment. D’où le fait que les valeurs se cris­tal­lisent sur autre chose.

    @Pierre Alexandre. Je ne suis pas convaincu par la diver­sité qui serait plus grande dans le livre que dans le reste de la culture. La musique et le cinéma regorgent d’oeuvres très diverses, de styles et de genres, avec des publics qui se recoupent aussi peu que dans le livre.

    Pour ma part, je ne craint pas la dif­fu­sion gra­tuite. Encore une fois et pro­fon­dé­ment, je ne pense pas une seconde qu’une oeuvre télé­char­gée illé­ga­le­ment soit une vente perdue.

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  61. gravatar.com JM Salaun ip:18
    1 September 2009 @ 20:46

    @ Hubert

    Je ne suis pas sûr qu’on se com­prenne bien. Mais sans doute ne suis-je pas très clair.

    Quand je dis que l’on achète sa liberté dans le modèle édito­rial, il ne s’agit pas d’une opi­nion, ni d’un juge­ment, mais d’un fait. Lorsque l’on achète un livre, on est libre d’en faire ce que l’on veut et ceci dans une durée illi­mi­tée. Lorsque l’on va sur le net, on y va selon les moda­li­tés limi­tées (au moins dans le temps) de son abon­ne­ment et selon aussi les moda­li­tés (moins évidentes pour l’utilisateur mais bien réelles) des dif­fé­rents opé­ra­teurs qui contrôlent les don­nées ou encore selon les moda­li­tés des dif­fé­rents inter­mé­diaires, four­nis­seurs de ser­vice, sou­vent très res­tric­tives. Il ne s’agit pas de por­ter un juge­ment, sim­ple­ment de consta­ter que c’est la logique technico-économique des dif­fé­rents dis­po­si­tifs ou modèles et que l’on ne peut en sortir.

    Je ne cari­ca­ture pas Ander­son en disant qu’il ne prend pas cette dimen­sion en compte. C’est tout sim­ple­ment la réa­lité. Il est tout à fait trom­peur de par­ler de gra­tuité sans faire allu­sion aux contraintes, il est vrai sou­vent cachées ou indi­rectes, qui l’accompagne.

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  62. gravatar.com Chaddaï Fouché ip:18
    2 September 2009 @ 8:26

    @Salaun

    Oui, parce que bien sûr l’achat de livre papier n’est pas condi­tionné par la chaîne d’édition et de dis­tri­bu­tion (livre inté­res­sant mais non-rentable épuisé, une situa­tion cou­rante) ? Quand on récu­père un livre numé­rique la durée de sa connexion à Inter­net n’a pas grand chose à voir avec la dis­po­ni­bi­lité sur la durée du livre non plus…
    Si tu fais allu­sion aux DRMs, je suis d’accord que les termes qu’elles imposent sont géné­ra­le­ment inac­cep­tables, mais il faut prendre garde à ne pas les confondre avec le livre numé­rique, elles n’en sont nul­le­ment indis­so­ciable et on peut même trou­ver de rares éditeurs qui ont pris le parti de dis­tri­buer leur ebooks payants sans DRMs. Un livre piraté ne contient pas de DRMs, donc je ne vois pas exac­te­ment en quoi il serait moins “libre” que le livre papier acheté à l’éditeur ?

    En résumé ton argu­men­ta­tion me semble très confuse et super­fi­cielle : éclair­cis ton point de vue et peut être pour­rons nous agréer (ou recon­naître notre désaccord).

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  63. gravatar.com JM Salaun ip:18
    2 September 2009 @ 16:21

    Désolé de paraitre déci­dé­ment confus.

    Je n’ai pas vrai­ment le temps de déve­lop­per, c’est à ren­trée dans mon établissement..

    Les DRM ne sont qu’une des nom­breuses ten­ta­tives mal­adroite pour inven­ter une écono­mie édito­riale sur le Web. Mais les indus­triels ont ouvert bien d’autres pos­si­bi­li­tés : ventes d’appareil pour Apple, ventes de mot clés et tra­çages pour Google ou licence avec bib pour Else­vier, etc.
    Le pira­tage est une écono­mie en soi, elle sup­pose une prise de risque plus ou moins assu­mée et sur­tout ali­mente par ailleurs l’économie très ren­table des opé­ra­teurs non impli­qués dans le contenu (moteurs, FAI, Tel­cos..).
    Je suis plu­tôt scep­tique sur l’idée que sur la longue durée, un livre numé­rique piraté offre la même liberté qu’un livre papier à son «pro­prié­taire».
    Dans le Web, l’économie de ser­vice et de flux sup­pose un suivi beau­coup plus fin du consom­ma­teur, ce qui lui impose des contraintes, sou­vent non impli­cites, mais bien réelles.

    Mais pour com­prendre le rai­son­ne­ment voici des clés sup­plé­men­taires :
    court : http://blogues.ebsi.umontreal.ca/jms/index.php/post/2006/11/29/127-le-pentagone-de-l-industrialisation-de-la-memoire
    long : http://cours.ebsi.umontreal.ca/blt6355/sequences/03/03.html

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

  64. gravatar.com hguillaud ip:18
    4 September 2009 @ 19:25

    Dans les 10 livres les plus pira­tés de 2009 sur Bit­Tor­rent rap­porte Tele­read on ne trou­vera pas beau­coup de sur­prise… et on sou­li­gnera l’absence de titres récents.

    Ce qui est inté­res­sant à noter, c’est la dif­fé­rence entre le niveau de télé­char­ge­ment de ces titres (entre 100 000 et 250 000 fois) alors que si on regarde les films, on oscille entre 8 et 16 mil­lions de fois).

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on La Feuille

Commenter “Nouveau business model de l'édition”




Titre (facultatif)

L'alternative nomade
télécharger / acheter
Vers une complexité volontaire.

Le cinquième pouvoir
télécharger / acheter
La décentralisation de la puissance politique.

La stratégie du cyborg
télécharger / acheter
L'humain augmenté par les réseaux sociaux.

Croisade
télécharger / acheter
Un techno-thriller dont vous pourriez être la victime.

Genius locus
télécharger / acheter
Polar écolo-minimaliste.

Turista
télécharger / acheter
Voyager dans un pays inconnu avec une femme inconnue.