Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction

Duel

« Vous êtes tous pourris, vous avez compris ? Vous êtes en état avancé de décomposition. Vous n’existez même pas. » Voici comment je pourrais résumer la pensée de Finkielkraut au sujet du Net après avoir écouté son entretien avec Pierre Lévy organisé par Michel Alberganti sur France Culture.

Mise en garde. Ma lecture est biaisée. Je suis en train d’écrire un livre sur la fluidification de l’information, de la société et de l’homme. Pour moi, c’est un phénomène en grande partie positif, même s’il engendre pas mal de bouleversements (mais le bouleversement est-il négatif ?).

Quand Finkielkraut s’exclame que « Le net est le lieu de la liquéfaction. », je ne peux qu’être d’accord mais, contrairement à lui, je ne trouve pas ça catastrophique. Deux visions s’opposent. On revient à l’éternel débat entre essentialistes et anti-essentialistes.

De l’auteur

En 2001, Finkielkraut écrit : « Il y avait l’autorité du prêtre, il y avait l’autorité du maître, il y avait l’autorité de l’auteur : tous ces surmois sont engloutis dans le grand pêle-mêle numérique. » Bonne analyse mais c’est pas une catastrophe. Au contraire. L’autorité n’est plus nécessairement concentrée dans une personne, bien qu’elle puisse encore l’être ; elle peut aussi se distribuer dans un groupe qui a la particularité de ne pas être centralisé (s’il l’était on se retrouverait dans l’ancien paradigme).

Arrive l’idée d’intelligence collective de Pierre Lévy. Un groupe de gens qui interagissent, partagent des connaissances, discutent, aboutissent collectivement à une forme d’expertise. D’une certaine façon, nous en sommes là sur ce blog. Les uns viennent rappeler les ignorances des autres, apporter des pistes de lectures… et peut-être que ça nous fait avancer. En tous cas ça me fait avancer autant que de lire des experts ou même des auteurs auréolés de leurs césars.

Je ne dis pas que les experts comme les auteurs n’ont plus d’importance, je dis simplement que des collectifs peuvent aussi produire une expertise et, pourquoi pas, une œuvre. Qui nous dit que les flux de certains blogs ne seront pas plus tard considérés comme des œuvres.

Franchement, si dans cent ans nos descendants relisent nos échanges, je pense qu’il y aura de quoi se marrer et de toucher à quelques unes des particularités de notre temps, plus que dans n’importe quel roman à la noix publié aujourd’hui. Nous n’avons pas l’once d’un outil critique pour juger ce que nous sommes en train de produire. Je crois que nous pouvons voir l’ensemble des contenus postés sur un blog comme une œuvre collective. La recherche du temps perdu du vingt-et-unième siècle est peut-être là.

Bien sûr que nous avons besoin des œuvres pour nous construire mais ces œuvres ne sont plus nécessairement l’œuvre d’un homme en particulier. C’est d’ailleurs un truisme. Une ville est une œuvre, une œuvre collective, tout comme de nombreux bâtiments. La culture humaine est une œuvre collective. La Bible est déjà une œuvre collective.

De la démocratie

Pour Finkielkraut, le concept d’intelligence collective est éminemment démocratique, d’une démocratie qui serait extrémiste et populiste. Il confond égalité et liberté.

Les fourmis développent une forme d’intelligence collective sans que nous ayons besoin de parler pour elles de démocratie. Pour moi, il n’y a aucun lien entre les deux concepts, aucun amalgame possible. Une équipe de foot développe une intelligence collective, un peloton de cyclistes aussi tout comme des oiseaux qui volent en flotte.

Il y a intelligence collective quand des agents coopèrent et produisent ensemble quelque chose que seuls ils ne pouvaient réaliser (l’intelligence ne poursuit pas ce qui est bien – notion trop humaine). Wikipedia est en ce sens le fruit d’une intelligence collective et elle dépasse toutes les encyclopédies créées par des intelligences collectives qui reposaient sur des groupes beaucoup plus réduits. Le web résulte d’une intelligence collective gigantesque qui nous permet de lier entre eux toutes nos connaissances.

La liberté est dans ce cas fondamentale : chacun a le droit de lier entre elles les informations qu’il désire sans rien demander à personne. Donc la démocratie favorise a priori l’intelligence collective, elle lui donne plus d’ampleur et nous pouvons rêver de plus de démocratie pour aboutir à plus d’intelligence collective.

De l’intelligence

Pour Finkielkraut, le monde de l’intelligence ne serait pas égalitaire, la démocratie ne s’y appliquerait pas. Oui mais quel rapport avec le net ? Il explique que dans le domaine de l’intelligence, du génie, du talent… il y a des hiérarchies.

Soyons clair, ces hiérarchies sont toutes relatives. Les auteurs qu’on place au pinacle à quinze ans ne sont pas les mêmes que ceux qu’on choisit plus tard. Quel serait l’âge idéal pour définir la hiérarchie idéale ? On voit tout de suite dans quel embarras on se trouve.

Finkielkraut semble surtout ignorer que le web est hiérarchisé : popularité, autorité, tagué… Sans ces hiérarchies, il n’y aurait pas de Google. Mais ces hiérarchies sont relatives soit à des algorithmes, soit à des classements manuels. Ces hiérarchies cohabitent, se concurrencent.

Le web n’est pas un monde égalitaire mais un monde de liberté. Je ne vois pas de rapport entre égalité et liberté. C’est la démocratie qui tente de lier les deux concepts mais le web n’est pas démocratique. Il est fraternel peut-être, libertaire à coup sûr, mais pas égalitaire. Deux hiérarchies ne se valent pas, ça n’a tout simplement aucun sens de les comparer.

Du fleuve

Finkielkraut a peur de la surproduction engendrée par le web, de cette vague gigantesque qui noie tout. N’a-t-il pas peur d’être noyé lui-même ? Bien sûr qu’il est plus difficile que jamais d’émerger, bien sûr que le populisme favorise les œuvres les plus faciles (celles de Finkielkraut justement)… mais est-ce différent d’avant ? Flaubert ne cesse de se plaindre des imposteurs de son temps. Déjà il y avait assez de médiocres pour ensevelir les génies. Rien de neuf. On a juste changé d’échelle tout en inventant des outils de filtrage pour naviguer dans cet océan.

C’est ça qui énerve le plus les apparatchiks. On n’a plus besoin qu’ils servent de phare pour retrouver notre chemin. On peut établir nos hiérarchies, on peut explorer la longue traîne. Et si des œuvres géniales existent, nous finiront par les pêcher.

Finkielkraut ne supporte pas cette idée qu’il peut exister des propulseurs, des manipulateurs d’œuvres, des remixeurs… il rêve encore d’un temps où l’œuvre avait une réalité quasi idéale. « Tout devient manipulable, mais ça fait peur, dit-il en gros. Que le gouvernement ait ce pouvoir, c’est une chose. Mais que tout le monde l’ait aussi, c’est terrible. » Je trouve pas ça terrible. Nous jouons enfin à armes égales. Nous ne sommes pas égaux, loin de là, mais nous avons accès au même arsenal.

Dans mon prochain livre je cite Bruce Chatwin. « Les nomades n’ont pas de domicile fixe en tant que tel. Ils compensent cette absence en suivant des sentiers de migration immuable. » Ce qui se passe sur le web est de cet ordre là. Nous avons tout simplement changé de représentation du monde. L’espace web existe comme les sentiers de migration. On peut se repérer par rapport à lui comme le navigateur par rapport aux côtes. On parle de flot et de flux mais aussi de fleuve. Or le fleuve, c’est l’eau qui s’écoule en même temps que la berge. Nous construisons notre berge en traçant des liens qui dans notre monde ont une réalité incontestable. Le solide existe, il a simplement changé de nature. Faut regarder au bon endroit.

De la régression collective

Pour finir Lévy, qui dans ce débat parle peu mais parle juste, résume la position de Finkielkraut. « Tout ce que vous dites contre Internet d’autres l’ont dit avant vous contre l’écriture, contre l’imprimerie, contre les calculatrices de poche… » Finkielkraut s’exprime comme un disque rayé. Il prend un texte de la renaissance, par exemple De laude scriptorum manualium de Johannes Trithemius en 1492, et il remplace imprimerie par internet et le tour est joué.

L’homme parle bien, il tient le crachoir. Favorisé par Alberganti, il ne fait que nous dispenser son conservatisme affligeant. Faisant l’éloge de la difficulté, l’opposant à l’instantanéité. Si ce n’est pas un reliquat de ce vieux réflexe franchouillard : il faut en chier pour réussir ? Comment penser un monde réticulaire quand on est incapable de concevoir autre chose qu’une société pyramidale, où l’école n’a d’autre but que d’amener une élite au sommet de la pyramide ?

Finkielkraut se lance ensuite dans un éloge de la pluralité. Or, la pluralité, l’individualisme, l’individuation ne peuvent se développer qu’avec la liberté (démonstration dans le chapitre 4 de mon prochain livre). Justement, Internet nous laisse espérer un accroissement de cette liberté. L’idéal de Finkielkraut ne peut être poursuivit que par l’outil même qu’il dénonce, outil qui s’inscrit dans une longue tradition qui remonte au tout début de l’écriture et même avant… dénoncer la technique est ridicule, le livre est une simple interface de lecture, une technique comme une autre.

Finkielkraut a le toupet de se placer en défenseur de la diversité alors qu’il donne sa définition à toute chose, puis bâtit son raisonnement sur sa définition… même après qu’elle ait été mise en cause par Lévy qui, de temps en temps, ricane. Quelle patience. J’aurais pour ma part explosé et détruit le studio de France Culture. Bel exercice de rhétorique mais qui a dû séduire pas mal d’auditeurs encore une fois.

Finkielkraut inénarrable s’attaque à la notion d’information… prétendant que tout ne peut pas être information. Mais dans quel cadre référentiel se place-t-il ? Pour un religieux bien sûr Dieu n’est pas information, Internet ou pas d’ailleurs. Pour un physicien, certains d’entre eux en tout cas, c’est un peu plus facile d’imaginer que tout est information.

Finkielkraut finit par avouer qu’il ne sait pas surfer, qu’il ne sait pas se servir de l’outil… et que tout son discours ne fait que révéler sa peur et son ignorance. Il aurait pas pu commencer comme ça notre philosophe. « J’ai la trouille, j’y comprends rien, j’ai l’impression que le monde que j’aime fout le camp. » Au lieu justement de nous parler de lui, de ses tripes, de ce qui à la limite n’est pas information, il tente de construire un discours vide car il n’a pas l’expérience de ce dont il parle. Il évoque l’ascèse, l’étude. Mais sait-il vraiment ce qu’est l’ascèse, sait-il ce qu’est une véritable expérience philosophique ? Je laisse le mot de la fin à Lévy.

Ce que j’envisage de construire, et d’autres avec moi, c’est une planète où les traditions peuvent se rencontrer et dialoguer. Ce n’est absolument pas un univers de consommateurs comme vous persistez à le dire.

J’ai envie de courir au Canada embrasser Pierre Lévy.

PS : La position de Finkielkraut est en fait parfaitement logique. Comme il ne maîtrise pas internet, il ne peut pas le défendre. Comme il aime donner son avis sur tout, il ne peut donc que critiquer internet.

  • del.icio.us
  • Facebook
  • LinkedIn
  • Posterous
  • Google Bookmarks
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • FriendFeed
  • Twitter
  • Identi.ca
  • Print

34 Tweets 48 Other Comments

135 commentaires à “Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction”

  1. gravatar.comPhilippe Gargov ip:1 a écrit :

    Magnifique =) A part ce “métrise” dans le PS de conclusion.

    C’est plutôt comique, finalement, que l’on ne puisse qu’être d’accord sur la notion de liquéfaction (de mon côté, vous avez pas mal contribué ;) http://www.groupechronos.org/index.php/fre/themas/dossiers/les-medias-divaguent ).

    Le seul petit bémol que je ferais à ce texte : certains tiennent un discours identique à l’ami Alain, alors même qu’ils maîtrisent parfaitement le net. Ils ne sont pas noyés sous la vague, connaissent les rouages… Mais leurs discours ont davantage de poids sur la scène médiatique, logiquement :)

  2. gravatar.comnarvic ip:2 a écrit :

    Je résume. ;-)

    1/ Sur certains points (mais pas tous) Finkielkraut pense juste sauf que ce qu’il voit venir n’est pas si grave que ça (et c’est même peut-être bien). ;-)

    2/Il voit bien qu’un monde auquel il tient s’en va, et c’est ça qui lui fait peur : “la vieillesse est un naufrage”, surtout si l’on pressent qu’elle ne vous apportera pas la tranquillité.

    3/ On ne sait pas où on va. Ça excite les aventuriers et ceux qui n’ont rien à perdre, mais ça inquiète ceux qui sont plus casaniers, ou bien qui ont quelque chose à préserver.

    Bref, Finkielkraut tient une position tout à fait tenable et rationnelle, vue de sa paroisse. Il n’y a pas de quoi le trainer dans la boue en le traitant de minable, comme d’autres que toi le font sur le web. ;-)

  3. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    narvic, si ce personnage ne tenait pas la place qu’il tient dans les media, estampillé sage philosophe dont la parole doit éclairer le bon peuple (du genre wolton dans un autre genre), il n’y aurait pas lieu de l’écorcher.
    il est un des fers de lance de ce qui devrait te préoccuper aussi, et qu’il se fasse écorcher sur le net par Lévy ou d’autres quidam est sain.
    la fonction sociale que certains lui ont donnée est grande, et usurpée au regard du seul mérite intellectuel, et tend à peser sur les foules dans un sens qui me déplait.
    donc je ne suis pas d’accord avec toi, il fait partie des icônes de faussaires à égratigner.

  4. gravatar.comHélène Samuel ip:4 a écrit :

    J’aime ton résumé narvic. J’aurais voulu écrire ce commentaire tel quel.

  5. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    c’est dingue ça… !

    vu le clima t général vis à vis du net et des internautes, étant données les sorties récentes que ce personnage a fait au sujet du net (poubelle, n’importe quoi), vu que ce sont ces sorties auxquelles le bon peuple doit bien entendu acquiescer, cette indulgence vis à vis de ce soi disant philosophe est plus que douteuse!

    je n’en dirai pas plus :)

  6. gravatar.comThierry Crouzet ip:5 a écrit :

    Finkielkraut n’est pas stupide, il parle bien, mais il comprend pas jusqu’au bout. Lévy fait que lui dire je suis d’accord avec vous mais… et oui ce qui est terrible pour lui et une immense opportunité pour l’humanité.

    En écoutant l’émission, je me demandais juste comment j’aurais réagi. Sans doute très violemment toutefois. Pas sur ce ton courtois qu’avait Lévy. D’un autre côté, Le F est surentraîné. Et il use d’une rhétorique pourri que certains maitrisent bien ici-même. ;-)

    @PhilippeGargov J’ai lu le papier… mais en diagonale pour le moment. J’évite en ce moment de creuser ce que les autres écrivent sur le flux. Je purge ce que j’ai à dire. J’écris mes 9 chapitres (5 terminé) et après je me documente (c’est ma façon de faire pour pas le me laisser influencer).

  7. gravatar.comnarvic ip:2 a écrit :

    @ J

    Aucune trace d’indulgence dans mon propos, ni même du contraire. Essayez juste de mettre vos émotions de côté pour lire ce que cet intellectuel écrit réellement :

    - le web est un lieu ou tout le monde dit n’importe quoi. C’est parfaitement vrai, je suis totalement d’accord. Et alors ?

    - le web est un lieu ou se produit un desintermédiation massive qui remet en cause toutes les autorités (réallocation générale de l’autorité et de l’attention, disent d’autres, d’une autre manière). Comment ne pas être d’accord ?

    - le web est un espace où la seule régulation possible est l’auto-régulation. Et comment !

    Finalement, Finkielkraut a très bien compris plusieurs des choses essentielles du web. Où est le problème ? Il rejette cette situation. Et alors ? Ça n’invalide pas son analyse.

    Il comprend fort bien ce que le web remet en cause de son propre statut et de son autorité acquise dans les milieux intellectuels et médiatiques. Et vous voudriez, en plus, qu’il applaudisse à la fin de son gagne-pain ?

  8. gravatar.comHenri A ip:6 a écrit :

    A Narvic et au taulier :
    Les fils spirituels ( il a la même façon de parler, c’est pénible ) de Heidegger ne peuvent pas produire quelque chose de juste.

  9. gravatar.comThierry Crouzet ip:5 a écrit :

    Personne ici n’aura prétendu qu’il a même produit quoi que ce soit. ;-)

  10. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    internet est l’instrument privilégié du n’importe quoi.
    voilà ce qu’il a dit.
    il y a une différence d’avec c’est l’endroit où tout le monde dit n’importe quoi (qui au passage était la chose mot pour mot qu’avait dit je ne sais plus qui quand l’imprimerie est apparue, certainement un clône de fink qui devait bosser à la sorbonne de l’époque, ou pour l’église).

    ensuite tu dis qu’il a compris.
    je ne le crois pas.
    il a lu, il a intégré les concepts clés.
    mais ne les a pas ”compris”.
    combien de fois en parlant avec des gens je me suis aperçu de cela.
    comment aurait il pu les comprendre d’ailleurs étant donnée son ignorance des usages du net???

    il a perçu un danger pour lui et sa parole divine, là c’est clair.
    mais qu’il réagisse avec tant de violence et tant d’apriori, en posant de plus ses phrases dont il écoute chaque syllabe ce qui a le don de m’irriter, cela ne fait que me conforter dans l’idée qu’il sera en façe des internautes et des élites du genre Lévy dans les années qui viennent, avec qui son sait.

    j’ai bien aimé le ton amusé voire sarcastique de Lévy :)
    pas vraiment un aventurier Lévy d’ailleurs…

    il y a fracture sociale, un certain nombre de forces ont déclaré la guerre au Net et à ses potentiels revivifiants que nous aimons, choisi ton camps…

  11. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    fink est un analphanet : pas grave.

    fink est un chien de garde : plus grave.

  12. gravatar.comGeorges Silvestre ip:7 a écrit :

    Internet ou la vague rêvée du surfeur neuronique. Et oui, va falloir qu’ils s’y fassent : “On n’a plus besoin qu’ils servent de phare pour retrouver notre chemin. On peut établir nos hiérarchies, on peut explorer la longue traîne. Et si des œuvres géniales existent, nous finiront par les pêcher.”

  13. gravatar.comPaul-Henri Sauvage ip:8 a écrit :

    Bonjour,
    Je partage tout à fait votre analyse… et puis j’en profite pour découvrir, avec beaucoup de plaisir, votre blog. J’y reviendrai, plus longuement, c’est sûr. J’y vois de quoi alimenter mes propres réflexions. Merci ! Paul-Henri

  14. gravatar.comPierre-alexandre Xavier ip:9 a écrit :

    Avoir raison ne produit aucune valeur… Et ça me fait bien rigoler de voir les médias traditionnels aller chercher de vieilles barbes pour venir à leurs secours. Hier, Télérama (presse) invoque la figure de Umberto Eco pour déclarer l’immortalité du livre. Aujourd’hui, la télé met Finkielkraut sous les projecteurs pour emballer le Web avec du PQ. Ça promet dans les semaines qui viennent…
    En attendant, je rigole.

  15. gravatar.comOlivier Auber ip:10 a écrit :

    Bonsoir Thierry, j’ai posté un petit commentaire là, et ça n’est pas pour rien ;-)
    http://www.google.com/sidewiki/entry/100520274726768047264/id/6Yiq5ImEJwZ_WycpILd2DTCOlEQ

  16. gravatar.comFinkielkraut : Internet, lieu de la liquéfaction | Owni.fr ip:11 a écrit :

    [...] > Lire l’article original, et la conversation qui suit, sur Le Peuple des connecteurs [...]

  17. gravatar.com000 ip:12 a écrit :

    L’immense problème d’analyse au sujet d’Internet, c’est qu’aujourd’hui, quand on parle d’Internet, on confond deux choses :

    1 : ce qu’on trouve sur Internet

    2 : ce qu’Internet produit en propre.

    Je suis le premier à bénir chaque jour d’existence d’Internet, pour ce qu’on y trouve.

    Mais ce que j’y cherche et y trouve, a, en grande partie, été créé par l’ancien modèle économique.

    En revanche, ce qu’Internet produit, c’est là que c’est le plus souvent insatisfaisant, notamment dans les domaines où la création a un coût.

    -

    La lutte contre HADOPI, si l’on y pense, démontre une chose :

    les Internautes ont une peur absolue, de se retrouver limités à ce qu’Internet produit en propre.

    Les Internautes savent que ce qu’ils aiment est produit par l’ancien monde, est donc protégé par le droit d’auteur, et c’est cela qu’ils veulent consommer gratuitement.

    -

    La lutte contre HADOPI est une déclaration d’amour faite aux créations des Majors : “nous aimons et voulons ce que vous créez, nous ne sommes pas satisfaits par ce que produit l’Internet sous licence libre, nous avons besoin de vos produits sous copyright”.

    Il y a une certaine inconséquence, à aimer à ce point ce que l’ancien monde produit, et à vouloir détruire son modèle économique.

    Pourquoi ne pas se satisfaire de l’art sous licence libre ? Parce que c’est de la merde, disent les Internautes, qui veulent les produits sous copyright.

  18. gravatar.com000 ip:12 a écrit :

    “Je crois que nous pouvons voir l’ensemble des contenus postés sur un blog comme une œuvre collective. La recherche du temps perdu du vingt-et-unième siècle est peut-être là.”

    Il est vrai que Charlie sans cesse disparue a un petit côté Albertine fugitive…

    Vivement qu’on arrive au volume de la Prisonnière !

    Pour J et Henri A, on les rangera parmi les ridicules du salon Verdurin.

  19. gravatar.comnarvic ip:13 a écrit :

    On oublie aussi, à mon avis, une cause de l’incompréhension entre les intellectuels “traditionnels” et les “aventuriers d’internet” : l’Histoire, et son poids sur les individus, les familles, les sociétés, les cultures.

    Il y a une tendance manifeste chez les “aventuriers d’internet” à théoriser le fait qu’il ouvrent une nouvelle page de l’histoire qui oblitèrerait tout ce qui s’est produit auparavant. Comme si ce qu’ils sont eux-mêmes, individuellement, familialement, socialement, culturellement, n’était pas le fruit de leur propre histoire, de leur propre bagage culturel.

    Ne serait-ce que la langue que nous utilisons, elle est un produit de l’histoire, et notre histoire nous est transmise par ce moyen, et notre histoire conditionne notre possibilité d’expression aujourd’hui à travers elle.

    Produire du nouveau, même si on le conçoit en rupture, c’est toujours du nouveau par rapport à de l’ancien. Il n’y a pas de nouveau sans un ancien préalable.

    Même lorsque l’on explore de nouveau territoires, on n’y arrive jamais sans bagages. On y emmène son passé, et son histoire, avec soi.

    Je trouve qu’il y a un véritable défaut de la part de bien des penseurs “modernistes” d’internet à prendre en compte cette part d’histoire qu’ils emportent avec eux. Pire, ils ont tendance à la nier, alors qu’elle est pourtant bien présente, malgré eux et quoiqu’ils en disent, ne serait-ce que dans la langue.

    Finkielkraut est le défenseur d’une tradition. Ça ne suffit pas de dire que cette tradition est dépassée. Car ceux qui disent ça emportent eux-aussi cette tradition avec eux, sinon ils ne pourraient même pas dire ça. Ils ne diraient tout simplement rien et regarderaient Finkielkraut comme un Martien. Or, manifestement, ce n’est pas le cas… ;-)

  20. gravatar.com000 ip:12 a écrit :

    “Produire du nouveau”

    S’ils produisaient vraiment du nouveau, ils ne lutteraient pas contre Hadopi.

    En l’occurrence ils piratent surtout l’ancien, plus qu’ils ne produisent du nouveau.

    Les blogs sont un immense copier-coller des médias, le sentimentalisme en plus.

    Cet article, comme des millions d’autres sur le Net, prend sa source dans un vieux média, France Culture.

    La nouveauté du contenu est très réduite sur le Net.

  21. gravatar.comnarvic ip:13 a écrit :

    @ 000

    “La nouveauté du contenu est très réduite sur le Net.”

    Je suis donc obligé de changer à nouveau de pied, puisque je tiens manifestement dans ce débat une position… intermédiaire. ;-)

    Rien de nouveau sur le web ? Que puis-je montrer à celui qui ne veut pas voir, et ne semble guère avoir cherché à regarder ?

    Il faut ou ne guère connaitre le web ou mal connaitre les médias traditionnels pour ne pas voir leurs différences profondes, et les réelles nouveautés qu’apporte le web.

    Si le web ne propose rien de neuf à vos yeux, peut-être est-ce seulement parce qu’il ne produit pas ce que vous, vous cherchez. Et s’il ne le fait pas, c’est peut-être que ça n’intéresse que vous. Non ?

  22. gravatar.com000 ip:12 a écrit :

    Disons que la nouveauté est relative, et se construit sur beaucoup d’emprunts.

    L’immense quantité d’emprunts au monde ancien devrait inciter à moins le dénigrer, et à relativiser l’autonomie créatrice du Net.

    -

    Vous consommez beaucoup de films produits sur le Net, Narvic ?

    Vous me donnerez leurs adresses :-)

    -

    J’ai vu sur votre blog du Ferré et du Dalida, du Lou Reed, j’ai peu vu l’éloge d’artistes nouveaux, sous licence libre, produits par le Net.

  23. gravatar.comnarvic ip:13 a écrit :

    Je “consomme” très peu de film, en général. Et mon rapport à la musique est essentiellement nostalgique.

    Ce n’est pas là que, pour ma part, je vois venir de la nouveauté sur le net. Mais ce n’est pas là que je le cherche non plus. Je n’ai donc aucune opinion sur ces points précis.

    Quant au texte et à la photo, en revanche, c’est tout autre chose…

  24. gravatar.comLionel ip:14 a écrit :

    Une erreur courante est de considérer l’internet comme un media. Or (je frémis en le rappelant), l’internet est un réseau; il relie.

    L’internet relie les uns aux autres, dans toute la diversité de leurs valeurs respectives, et selon des degrés variables de perfection technique, des gens, des choses (leur représentation, à tout le moins), des époques, des visions, des pratiques, des savoirs, des interrogations, des pensées… et des œuvres.

    Il est tout à fait spécieux d’affirmer que l’internet ne produit rien de valable en tant que media, puisque ce n’est pas un media.

    Ce n’est pas le réseau qui a besoin du media, mais le media qui a besoin du réseau. Les promoteurs d’Hadopi l’ont bien compris, qui voudraient bien garder le réseau pour eux-mêmes.

  25. gravatar.com000 ip:12 a écrit :

    “Je “consomme” très peu de film, en général. Et mon rapport à la musique est essentiellement nostalgique.”

    D’accord.

    Le cinéma est l’art majeur du XXe siècle ; qu’il soit totalement absent sur Internet (en tant que création originale) pose question.

    YouTube n’a pour le moment accouché d’aucune Nouvelle Vague digne de ce nom.

    Internet n’est pour le moment lié à aucun mouvement artistique novateur.

    On bute sur cette gratuité qui coupe les pattes des budgets créatifs.

  26. gravatar.com000 ip:12 a écrit :

    “Il est tout à fait spécieux d’affirmer que l’internet ne produit rien de valable en tant que media, puisque ce n’est pas un media.”

    C’est intéressant.

    Mais alors cela veut dire qu’on a toujours besoin des médias pour produire. Avec des modèles économiques.

    Trop de gens sur le Net répètent que les médias ne servent plus à rien, le réseau direct citoyen à citoyen suffisant à tout.

  27. gravatar.comnarvic ip:13 a écrit :

    @ Lionel

    Une erreur courante voudrait que contrairement à la radio, la télé ou la presse et son réseau de distribution, internet ne serait pas un média. ;-)

    Dès lors qu’il a réseau de distribution, qu’il s’agit de distribuer de l’information entre des émetteurs et des récepteurs, et bien nous sommes exactement face à ce que l’on appelle… un média.

    Votre distinction entre média et réseau est spécieuse : les médias sont des réseaux ! (mais tous les réseaux ne sont pas des médias)

  28. gravatar.comLuc Jodoin ip:15 a écrit :

    Moi, je l’aime bien Finkielkraut et sa «haine de la pensée». Il fait avancer le débat. Les «aventuriers du Net» versent parfois un peu trop dans le refrain de la rupture et des lendemains qui chantent, sorte d’idéologie de la transparence et du partage : mai 68, flower power techno. Et je ne le crois pas du tout Finkiel quand il prétend être un «outsider» du Net. C’est une pose, il le connaît trop bien le grand tout numérique… et il nous nargue pauvre techno en quête de devenir …

    J’abonde dans le sens des propos de Narvic. Et j’ajouterais, en citant, je crois, Jean de Salisbury (Moyen-Âge): nous sommes des nains sur les épaules de géant…

  29. gravatar.com000 ip:12 a écrit :

    “je ne le crois pas du tout Finkiel quand il prétend être un «outsider» du Net”

    Puisque sa couverture est en passe d’être découverte…

    Fink, dans le plus grand secret, pratique le Web depuis des années.

    Sous un pseudo : Demian West. La terreur des médias citoyens.

  30. gravatar.com000 ip:12 a écrit :

    Isabelle Balkany est énorme ! :-)

    http://www.lepost.fr/article/2009/10/13/1739378_isabelle-balkany-il-n-y-a-pas-de-mobilisation-sur-le-web-contre-jean-sarkozy.html#xtor=ADC-218

    “Jean Sarkozy se soucie-t-il de la pétition lancée par Christophe Grébert, qui prend de l’ampleur de jour en jour?

    “Attendez, il faut remettre les choses à leur place. Christophe Grébert est un journaliste raté qui a fait quelques piges, avant de faire une fixation sur Puteaux et La Défense. Il faut arrêter de donner de l’importance à Grébert qui ne représente que lui-même. Cela fait quatre ans qu’il monte des blogs contre Joëlle Ceccaldi-Raynaud, l’actuelle maire UMP de Puteaux. Cela n’a servi à rien puisqu’elle a été élue maire de la ville en 2008. Il faut donc relativiser l’importance d’Internet…”

    Justement, que pensez-vous de la mobilisation sur le Web contre la candidature de Jean Sarkozy à l’Epad?

    “Mais il n’y a pas de mobilisation sur le Web contre Jean Sarkozy! Les gens qui critiquent sont par nature des opposants. Vous savez, il y a 50% de gens qui sont contre nous donc c’est normal qu’on les retrouve sur Internet, même s’ils sont surreprésentés. Après, il y a ceux qui bossent et qui ont quelque chose à faire et les autres, qui commentent… Nous, on bosse. Je ne nie pas l’intérêt et l’impact du Web mais il ne faut pas non plus transformer ce média en juge suprême contre le pouvoir. Christophe Grébert en est l’illustration suprême.”

  31. gravatar.comLionel ip:14 a écrit :

    @ narvic

    «[…] nous sommes exactement face à ce que l’on appelle… un média.»

    Non, sur ce point vous vous trompez, relisez-vous ou interrogez J.-M. Planche, par exemple. L’internet n’est pas un media, même si, par l’internet, on croise *des* medias — mais pas que… L’internet en lui-même n’est ni une destination finale, ni une source première.

    Par l’internet transitent écrit, image et son, toutes formes de médiation qui lui sont pré-existantes. La presse serait un media même sans réseau de distribution… ;-)

    On voit bien l’importance du réseau. C’est tout sauf spécieux, un réseau; pas comme certains medias — je ne parle pas là des vôtres, dont je suis un assez fidèle lecteur :-) —, et l’internet neutre et acentré est le meilleur des réseaux, jusqu’à plus ample informé.

  32. gravatar.comdm ip:16 a écrit :

    Sur Finkielkraut vous écrivez à la fin de votre article : “Il évoque l’ascèse, l’étude. Mais sait-il vraiment ce qu’est l’ascèse, sait-il ce qu’est une véritable expérience philosophique ?” Alors là vous touchez du doigt le fond du problème. Si F. était un penseur, un philosophe, s’il avait publié ne serait-ce qu’une seule page de “pensée philosophique” dans toute son oeuvre (si vous exceptez ses copiés-collés importés de Lévinas), il n’en serait là vis à vis d’internet… Il épuise surtout la définition de l’”intellectuel” qui n’existe QUE grâce aux médias classiques (journaux, radio, grandes maisons d’édition et leur marketing… ) exactement comme son ami BHL… En fait il est en pleine contradiction avec lui-même. C’est pathétique, mais ce n’est grave que pour lui-même…

  33. gravatar.comThierry Crouzet ip:5 a écrit :

    J’ai toujours présenté internet comme un territoire où des médias pouvaient éventuellement s’installer mais aussi des boutiques, des jeux en temps réels…

    Pour être plus juste même il faudrait dire qu’Internet est un territoire sur lequel des protocoles s’installent, le web par exemple, sur lesquels peuvent s’installer entre autres des médias.

    Voir Internet comme un média c’est zapper 99% d’Internet.

    http://blog.tcrouzet.com/tag/territoire/

    Fin article 1 : Les vieilles nations finiront par reconnaître internet comme une nation en elle-même. J’invoque dès à présent le droit à la double nationalité. Je ne veux pas utiliser internet que comme un média.

  34. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    @narvic a écrit : 14 October 2009 @ 0:09

    tu as raison de parler des bagages de l’histoire, que nous portons tous en nous.
    certains internautes et défenseurs de ce pauvre Net attaqué de toutes parts à présent (ceux que tu appelles les aventuriers du net, je préfère employer le terme de défricheurs) oublient cela, emportés par leur enthousiasme.
    mais ce n’est pas le cas de tous, loin de là.

    bien des penseurs de grande qualité (eux, contrairement à Finkielkraut!) expriment toutefois l’idée de rupture, ou de mutation.
    on ne peut pas qualifier des gens comme serres, castells, lévy, quéau, et mille autres, de personnes oublieuses de l’histoire!

    placer finkielkraut comme seulement défenseur de la tradition est à mon avis oublier ce qui pose réellement problème.
    si on considère simultanément deux notions, la première étant que nos modèles de société sont en crise, la seconde que internet est l’espace où de nouveaux modèles de société s’expérimentent, fink n’est pas seulement un défenseur de la tradition, il est un boulet à nos sociétés qui doivent avancer vers des solutions d’ensemble innovantes.
    pire, il n’est pas certain du tout, et tu l’as senti, qu’il n’agisse pas ainsi car il sent que sa rente de situation est menacée!
    lévy l’évoque dans cet entretien face au zouave pseudo savant : ) , la révision par les pairs qui existe en sciences et qui fait probablement partie des régulations systémiques à l’oeuvre en ligne ne le laissera pas indemne, car ses insuffisances intellectuelles apparaissent et sont soumises à commentaires directs et sans détours, contrairement à ce qu’il se passe dans le monde merveilleux de drucker & consorts…

    il y a en toi, et je le respecte, un esprit englobant qui semble te permettre de considérer ce personnage comme faisant partie du jeu, à sa place, et donc non condamnable.
    pour ma part, vois y une faiblesse guerrière si tu veux, je ne m’accommode pas de ce genre de philosophe de gala, que je considère comme un irresponsable.
    irresponsable pour la raison susdite et qui a trait à sa position de boulet dans l’indispensable quête de nouvelles régulations sociales.
    irresponsable car à méjuger le phénomène par intérêt personnel et fénéantise intellectuelle, il ne prend pas la peine de réfléchir aux vrais risques liés à ce nouveau monde en ligne, ce qui devrait être le rôle d’un philosophe digne de ce nom.

  35. gravatar.comThierry Crouzet ip:5 a écrit :

    Mais il n’est pas philosophe il est prof !

  36. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    tout à fait thierry : )
    un territoire.
    il y a un très intéressant travail fait là dessus sous la direction de pierre musso.
    c’est un biais analogique que de considérer internet comme un media.
    et c’est pour ça qua le parallèle avec l’imprimerie est très incomplet.

  37. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    @thierry

    je parlais de son étiquette sociale, pas de sa substance :)

  38. gravatar.comdm ip:16 a écrit :

    Cette distinction médias/internet est fondamentale. C’est PARCE QUE Finkielkraut est l’intellectuel MEDIATIQUE type qu’il haït à ce point internet (il n’est d’ailleurs pas le seul dans cette catégorie).

  39. gravatar.comLiens : Usages et médiations 10/14/2009 - ilozen ip:17 a écrit :

    [...] Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction [...]

  40. gravatar.comUn dinosaure dans la blogosphère « Renart L’éveillé / Carnet résistant ip:18 a écrit :

    [...] est souvent faite de beaux hasards, je suis tombé plus tôt via Twitter sur un très bon billet de Thierry Crouzet où il arrive à la conclusion que les critiques assassines du web que fait le philosophe Alain [...]

  41. gravatar.comZackatoustra ip:19 a écrit :

    Finkielkraut est un philosophe. J’imagine qu’il connait donc sur le bout des doigts les reflexions de Zygmunt Bauman sur la forme “liquide” que prend la modernité.

    Avant, la vie était simple : un cadre de hierarchisation “par le haut”, des régulations(lois, normes,…), des contrôles permettaient à l’individu lambda de ne pas se sentir paumé. Pas d’incertitudes sur son rôle dans la société. Il pouvait à loisir envisager de tracer son chemin de A vers B (son “projet de vie”, sa “carrière”), l’horizon était à sa place, hors de portée. Bref, le cadre “rigide” qui arrange tout le monde, sauf les “hors-cadres”.

    Maintenant, la vie, c’est dur : on est plus seulement consommateur passif, on est producteur de sens, actif. La rigidité se liquéfie avec les possibilités données à chacun de décider de sa voie (d’aucuns appellent cela la liberté). Du coup, on se peut plus tirer des plans sur la comète, ou compter sur l’horizon lointain pour nous rassurer, nous devons agir. De préférence pour le bien, généralement pour “notre” bien(individuel, social, ou humain)
    Cette participation à la construction d’un corpus dans un contexte mouvant a de quoi effrayer les puristes de la hierarchisation, et les nostalgiques des temps passés.

    (Il me semble acceptable d’émettre l’hypothèse que) Finkielkraut se place dans l’une, l’autre ou les deux de ces dernières catégories de personnes en mal avec le présent.
    Soit.

    Mais qu’il ne nous fasse pas chier en décrétant qu’Internet va tous nous étouffer, nous noyer.
    Qu’il n’essaie pas de nous faire avaler que, pour le bien de la communauté intellectuelle Humaine, il faudrait revenir à un stade du développement où seuls certains sages sont doués de lucidité, de charisme et d’influence sur la populace.

    Internet peut être vu comme un fleuve, aux sources innombrables. A certains endroits, le flux est très important, à d’autres, il est faible. Il est en tout cas fertile de ce qu’il crée, attire et facilite.

    Si tu ne sais pas nager, Finky, reste sur la berge.
    Mais, n’essaie pas de te mettre en travers de Notre fleuve fertile.

  42. gravatar.comZackatoustra ip:19 a écrit :

    Finkielkraut est un philosophe, avec un grand ou un petit P.

    J’imagine qu’il connait sur le bout des doigts les reflexions de Zygmunt Bauman sur la forme “liquide” que prend la modernité.
    Avant, la vie était simple : un cadre de hierarchisation “par le haut”, des régulations(lois, normes,…), des contrôles permettaient à l’individu lambda de ne pas se sentir paumé. Pas d’incertitudes sur son rôle dans la société. Il pouvait à loisir envisager de tracer son chemin de A vers B (son “projet de vie”, sa “carrière”), l’horizon était à sa place, hors de portée. Bref, le cadre “rigide” qui arrange tout le monde, sauf les “hors-cadres”.

    Maintenant, la vie, c’est dur : on est plus seulement consommateur passif, on est producteur de sens, actif. La rigidité se liquéfie avec les possibilités données à chacun de décider de sa voie (d’aucuns appellent cela la liberté). Du coup, on se peut plus tirer des plans sur la comète, ou compter sur l’horizon lointain pour nous rassurer, nous devons agir. De préférence pour le bien, généralement pour “notre” bien(individuel, social, ou humain)
    Cette participation à la construction d’un corpus dans un contexte mouvant a de quoi effrayer les puristes de la hierarchisation, et les nostalgiques des temps passés.

    (Il me semble acceptable d’émettre l’hypothèse que) Finkielkraut se place dans l’une, l’autre ou les deux de ces dernières catégories de personnes en mal avec le présent.
    Soit.

    Mais qu’il ne nous fasse pas chier en décrétant qu’Internet va tous nous étouffer, nous noyer.
    Qu’il n’essaie pas de nous faire avaler que, pour le bien de la communauté intellectuelle Humaine, il faudrait revenir à un stade du développement où seuls certains sages sont doués de lucidité, de charisme et d’influence sur la populace.

    Internet peut être vu comme un fleuve, aux sources innombrables. A certains endroits, le flux est très important, à d’autres, il est faible. Il est en tout cas fertile de ce qu’il crée, attire et facilite.

    Si tu ne sais pas nager, Finky, reste sur la berge.
    Mais, n’essaie pas de te mettre en travers de Notre fleuve fertile.

    Y va finir par m’énerver, ce Fink.

  43. gravatar.com000 ip:20 a écrit :

    “sa position de boulet”

    Vouloir éliminer les boulets c’est le commencement du totalitarisme.

    Il est vital qu’il y ait des résistances pour forcer les révolutionnaires à améliorer leurs expérimentations.

    Colomb aurait peut-être fait demi-tour à mi-chemin, s’il n’avait pas été poussé par l’orgueil de montrer qu’il avait raison, face à tant d’oppositions.

    Ce sont les boulets qui forcent les révolutionnaires à travailler davantage pour convaincre.

  44. gravatar.comjcfrog ip:21 a écrit :

    F**Kielkraut est un troll! :)

  45. gravatar.comraffa's status on Wednesday, 14-Oct-09 10:19:14 UTC - Identi.ca ip:22 a écrit :

    [...] http://blog.tcrouzet.com/2009/10/13/finkielkraut-le-net-lieu-de-la-liquefaction/ a few seconds ago from firestatus [...]

  46. gravatar.comPhilippe Gargov / Groupe Chronos ip:1 a écrit :

    @Thierry Crouzet : merci pour le commentaire :)

    1. Je comprends très bien votre méthode ! Je regrette parfois de ne pas réussir à l’employer dans ma vie ;)
    2. Mon but n’est pas vraiment que vous le lisiez vous ^^. Ce texte est une synthèse avec un peu de réflexion, mais ne révolutionnera pas ce que vous dites bien mieux que moi (et dont je me suis directement inspiré) ! C’était davantage pour un de vos lecteur curieux que j’ai mis le lien (assez promo, désolé pour ça).

    NB : je viens de penser au film Abyss et à tout ce qu’il pourrait illustrer dans le présent débat :) L’homme qui part à la rencontre d’une “créature d’eau”, l’image est belle ! C’est tout ce que l’on pourrait souhaiter aux Finkelkraut de tout bord :)

  47. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    http://www.numerama.com/magazine/14224-la-bataille-hadopi-1-livre-non-3-oeuvres-collectors.html

    tu as vu ça thierry crouzet, ils en veulent hein ces jeunes et moins jeunes : )

    ps : m**** à la femis ; )

  48. gravatar.comThierry Crouzet ip:5 a écrit :

    Non. J’ai pas participé à cette bataille, souvent pas d’accord avec les anti-hadopi… car pas logique avec eux-mêmes comme je l’ai expliqué… et pas beaucoup écrit sur le sujet même si j’ai écris les choses sans doute les plus importantes :-) :-) :-)

  49. gravatar.com000 ip:20 a écrit :

    “C’est une première dans l’édition, qui montre que la créativité artistique et commerciale n’est pas le domaine réservé des industries favorables à la lutte contre le piratage”

    Parce que pour eux leurs torchons de tracts c’est de la “créativité artistique” ?

    Ben merde alors !

    Une sacrée bande de dégénérés.

    Oser appeler “art” un t-shirt marqué Hadopi !

    Vive la femis et la vraie créativité artistique ! La guerre est ouverte, et comme dirait Demian West, dans l’histoire ce sont toujours les artistes qui ont gagné. :-)

  50. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    hého crouzet, redescends un peu :)

    ps : m**** au CNC

  51. gravatar.comJ ip:23 a écrit :

    il est très beau ce t-shirt, tu n’as vraiment aucun gout OOO :)

  52. gravatar.com000 ip:20 a écrit :

    “m**** au CNC”

    J, ou l’anti-chrysopoeia.

    Quand il voit de l’or, il veut le transformer en plomb. L’homme du ressentiment typique. Détruire ce qui le dépasse. Un cas d’école. :-)

  53. gravatar.comJ ip:3 a écrit :

    : )
    000 : on/off switch
    je te taquinais, oh membre de l’élite incomprise : )

    ps : as tu perçu tout de même le côté warholien à tendance beuysienne du t shirt , ça n’a pas pu t’échapper, un garçon cultivé et intelligent comme toi ;)

  54. gravatar.comBookmarks for 13 octobre 0  11:02 through 14 octobre 0  08:48 | Flux de Ked ip:24 a écrit :

    [...] Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction – [...]

  55. gravatar.comInternet et la fin des intellectuels en perruque « [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés ip:25 a écrit :

    [...] le même discours. Cette idée traînait ici et là sans trouver les mots, c’est un billet de Thierry Crouzet qui a joué le rôle de [...]

  56. gravatar.comflorence meichel ip:26 a écrit :

    Assez déçue que tu n’aies pas cite mes tweets et mon billet

    Serie de tweets datant du 13 octobre (entre 11h48 et 12h44)
    scoop Finkielkraut : en ecoutant plevy je me dis que ma vie serait facilitee si j’etais branche sur le net, si j’avais appris a m’en servir
    Finkielkraut avouant qu’il ne se sert pas d’internet ici http://bit.ly/37zbux
    Les journalistes seraient bien inspires d’interviewer a l’avenir des experts d’internet plutot que des gens qui font semblant
    alain Finkielkraut est un imposteur quand il parle d’internet ! il le dit lui meme !

    j’ai aussi ecrit ce billet le 11 octobre http://fwd4.me/mk que j’ai remis a jour avec l’affaire finkielkraut

  57. gravatar.comInternet et la fin des intellectuels en perruque | Owni.fr ip:11 a écrit :

    [...] le même discours. Cette idée traînait ici et là sans trouver les mots, c’est un billet de Thierry Crouzet qui a joué pour moi le rôle de déclencheur dans cette [...]

  58. gravatar.comThierry Crouzet ip:27 a écrit :

    Désolé mais j’avais pas vu tes tweets… C’est phyrezo qui m’a prévenu via Twitter en m’adressant un @ peu après la diffusion sur France Culture. D’autre part, depuis quelques jours, mes lecteurs, nottament J, m’avaient déjà invité à parler de F (cf commentaires).

  59. gravatar.comflorence meichel ip:26 a écrit :

    OK Thierry !

  60. gravatar.comJ ip:28 a écrit :

    j’espère thierry que tu n’as pas eu de ’soucis’ suite à ta sortie sur fingercrotte, comme l’appelle le très bon jmplanche lors de sa récente interview du non moins excellent jmbillaut.

    c’est que comme des animaux blessés, ils sont agressifs ces gens là.

  61. gravatar.comThierry Crouzet ip:29 a écrit :

    @J Je vient de passer 5 jours à Paris totalement déconnecté. From TGV.

  62. gravatar.comyannc ip:30 a écrit :

    Comme je l’ai écris ailleurs : « grâce à l’ effet de dilution d’ Internet,

    l’ eau de feu des médias traditionnels est devenue de l’ eau aromatisée».

    Les donneurs de leçons, qui prétendaient tout savoir en toute impunité (au point de ne plus prendre la peine de cacher leur médiocrité), deviennent des savants parmi d’autres! Ils apprendront à gagner leur pain à la sueur de leur talent.

    Il en va ainsi des intellectuels, mais pas seulement.

    Les politiciens AUSSI voient leur surface médiatique partir à vau l’eau. On n’a plus besoin de s’infliger leurs jeux de jambes et leurs courbettes. Internet permet aux gens de s’associer sans passer par les fourches caudines de ces intermédiaires, ce clergé de gloutons qui contrôle l’État, la Culture, l’Administration, ce qu’on doit lire, écouter, manger, ce qui sort de telle ou telle usine, etc.

    D’ où leur panique, et leurs tentatives législatives (Hadopi2), utilisant le prétexte culturel là où les ..point godwin!.. utilisaient le prétexte de la Nation.

    C’est pratiquement du “Cultural Socialism“, non?

    Ce qui explique leur détermination à faire passer des lois pour CONTRÔLER Internet, coûte que coûte !! Ici, au prétexte de protéger les enfants par exemple (les parents sont idiots, mais l’État gère, comme d’habitude ; et on ne vous demande pas votre avis!).

    Trop tard, les crapules! Les gens ont déjà retrouvé le goût et le souvenir de ce qui est vrai ;) C’est l’ ingrédient qu’ils avaient sur le bout de la langue et qui leur manquait.

  63. gravatar.comLe mythe de la désinformation sur internet | Tête de Quenelle ! ip:31 a écrit :

    [...] d’un certains nombres de détracteurs (et  bien souvent non-usagers) du net, Séguéla, Finkielkraut, Olivennes en tête, qui pensent qu’ internet est le paradis de la désinformation et de la [...]

  64. gravatar.comLe mythe de la désinformation sur internet | Owni.fr ip:11 a écrit :

    [...] d’un certains nombres de détracteurs (et bien souvent non-usagers) du net, Séguéla, Finkielkraut, Olivennes en tête, qui pensent qu’ internet est le paradis de la désinformation et de la [...]

  65. gravatar.comSection socialiste de l’île de Ré » Le mythe de la désinformation sur internet ip:32 a écrit :

    [...] discours d’un certains nombres de détracteurs (et  bien souvent non-usagers) du net, Séguéla, Finkielkraut, Olivennes en tête, qui pensent qu’ internet est le paradis de la désinformation et de la [...]

  66. gravatar.comcrouzet ip:33 a écrit :

    Finkielkraut: le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  67. gravatar.comaaaliens ip:33 a écrit :

    RT @crouzet: Finkielkraut: le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  68. gravatar.comnarvic ip:33 a écrit :

    RT @crouzet: http://bit.ly/J4Ses Finkielkraut n’est pas si con que ça, mais ce qui l’effraie n’est pas si grave… pour nous ! :-)

    This comment was originally posted on Twitter

  69. gravatar.commathemagie ip:33 a écrit :

    RT @aaaliens: RT @crouzet: Finkielkraut: le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  70. gravatar.comcgenin ip:33 a écrit :

    RT @crouzet : Finkielkraut : le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  71. gravatar.complevy ip:33 a écrit :

    via @crouzet : Beaucoup d’intellectuels français critiquent internet par IGNORENCE http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  72. gravatar.comgabriela_leal ip:33 a écrit :

    RT @plevy: via @crouzet : Beaucoup d’intellectuels français critiquent internet par IGNORENCE http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  73. gravatar.comownicrew ip:33 a écrit :

    #OwniCrew Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction http://bit.ly/2ma6fc

    This comment was originally posted on Twitter

  74. gravatar.comanalienfeed_ ip:33 a écrit :

    [from marind] Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction: « Vous êtes tous pourris, vous avez compris ? Vous.. http://bit.ly/2PEyKd

    This comment was originally posted on Twitter

  75. gravatar.comstanjourdan ip:33 a écrit :

    Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction http://ff.im/-9L5Ar

    This comment was originally posted on Twitter

  76. gravatar.comw2YDAvid ip:33 a écrit :

    Rt @plevy : Beaucoup d’intellectuels français critiquent internet par IGNORANCE http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  77. gravatar.comjmgall ip:33 a écrit :

    Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction http://bit.ly/QPLVP

    This comment was originally posted on Twitter

  78. gravatar.comDonjipez ip:33 a écrit :

    RT: @fmeichel: RT @w2YDAvid Rt @plevy : Beaucoup d’intellectuels français critiquent internet par IGNORANCE http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  79. gravatar.combuzz_tweet_fr ip:33 a écrit :

    BT @crouzet Finkielkraut: le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  80. gravatar.comRaydacteur ip:33 a écrit :

    ” Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction. SVP lisez aussi les commentaires. ” (http://twitthis.com/qmzukp)

    This comment was originally posted on Twitter

  81. gravatar.combreizh2008 ip:33 a écrit :

    RT @crouzet: Finkielkraut: le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses Things can only get better, eh ?

    This comment was originally posted on Twitter

  82. gravatar.comlarocheauxloups ip:33 a écrit :

    Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction http://bit.ly/21IrB

    This comment was originally posted on Twitter

  83. gravatar.comnetdruide ip:33 a écrit :

    Reading: ” Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction” (http://twitthis.com/qmzukp)

    This comment was originally posted on Twitter

  84. gravatar.comjfgarsmeur ip:33 a écrit :

    (via @plevy) l’analyse de @crouzet sur le débat Finkie/PLévy : le web espace de liberté et de fraternité pas d’égalité http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  85. gravatar.comwillyten ip:33 a écrit :

    Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction http://bit.ly/1t8yCe

    This comment was originally posted on Twitter

  86. gravatar.comLauraBJardim ip:33 a écrit :

    Bah,qta teoria da internet. O catastrofista Finkielkraut http://bit.ly/pnxJ8

    This comment was originally posted on Twitter

  87. gravatar.comataugeron ip:33 a écrit :

    [FR] Finkielkraut n’est-ce pas !!! http://bit.ly/lxmzg

    This comment was originally posted on Twitter

  88. gravatar.comjuanite ip:33 a écrit :

    Finkielkraut : Internet, lieu de la liquéfaction http://bit.ly/3PgzXi (via @crouzet)

    This comment was originally posted on Twitter

  89. gravatar.comraffa_gm ip:33 a écrit :

    Le net, lieu de la liquéfaction http://tinyurl.com/yhlxvhh

    This comment was originally posted on Twitter

  90. gravatar.comSibo ip:33 a écrit :

    Vous écrivez avec justesse mais est ce que votre pensée aurait pu naitre d’ une expérience des idées et des œuvres qui serait fondée sur cette idée de liquéfaction. Penser ensemble et demutmiplier les points de vue certes mais vous avez un esprit formé par la concentration des livres et la distinction entre ce qui a de la valeur et ce qui n en a pas. Internet aujourd’hui formate des gens à zapper et à hurler avec la meute.

    [WORDPRESS HASHCASH] The poster sent us ‘0 which is not a hashcash value.

    This comment was originally posted on Owni.fr

  91. gravatar.comrenartleveille ip:33 a écrit :

    RT @buzz_tweet_fr BT @crouzet Finkielkraut: le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses [Très très intéressant!]

    This comment was originally posted on Twitter

  92. gravatar.comreymonde ip:33 a écrit :

    RT @crouzet: Finkielkraut: le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  93. gravatar.comy!onel ip:33 a écrit :

    et dire qu’il enseigne à polytechnique….. pauvres 31it3s /)

    This comment was originally posted on Owni.fr

  94. gravatar.comBof ip:33 a écrit :

    Il ne faut pas attendre trop de choses d’Internet. Le discours de Finkie est noyé mais bien moins que celui d’autres intellectuels non médiatiques qui ont des choses souvent plus intéressantes à dire.

    Par ailleurs, Internet est manipulé mais les médias et les gens qui ont les sous pour donner davantage d’écho à une position plutôt qu’à une autre. La hiérarchie demeure.

    Finkielkraut n’est pas tellement vexé de la bêtise de nombreux internautes (ceux qui hurlent sans argumenter et qui sont en effet insupportables) mais en fait bien plus par ceux qui argumentent et savent citer comme lui “les auteurs canons”.

    Finkielkraut est antimoderne : c’est un paradoxe intenable pour un intellectuel.

    En fait, il sent bien qu’une augmentation du nombre de faiseurs d’opinion menace son statut d’intellectuel phare qui avait été sélectionné par les médias parce qu’en étant critique, il représente le système. C’est incroyable comment il est capable de parler de ce qui menace la démocratie, et la culture, sans jamais prononcer le mot “publicité” ou de méga-sociétés transnationales. C’est carrément sidérant.

    Que veut Finkielkraut au juste? Le retour à la monarchie éclairée et au mécénat?

    This comment was originally posted on Owni.fr

  95. gravatar.comGekko_Hopman ip:33 a écrit :

    RT @beaucoupdemonde http://bit.ly/pnxJ8 Finkielkraut en phase de liquéfaction.

    This comment was originally posted on Twitter

  96. gravatar.comJeanneArgall ip:33 a écrit :

    RT @crouzet: Finkielkraut: le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  97. gravatar.com0rw3ll ip:33 a écrit :

    Super article ! RT: @JeanneArgall: RT @crouzet: Finkielkraut: le net c’est lieu de la liquéfaction http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  98. gravatar.comsmall_talks ip:33 a écrit :

    Bmk: Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction http://ow.ly/15V6kl

    This comment was originally posted on Twitter

  99. gravatar.comUcka1 ip:33 a écrit :

    via @crouzet : Beaucoup d’intellectuels français critiquent internet par IGNORENCE http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  100. gravatar.comUcka1 ip:33 a écrit :

    via @crouzet : Beaucoup d’intellectuels français critiquent internet par IGNORANCE http://bit.ly/J4Ses

    This comment was originally posted on Twitter

  101. gravatar.comflorence meichel ip:33 a écrit :

    Non ce n’est pas Thierry Crouzet qui est le déclencheur.

    C’est moi qui ait trouvé l’info à propos de Finkielkraut et qui en ait parlé sur twitter

    Série de tweets datant du 13 octobre (entre 11h48 et 12h44).
    scoop Finkielkraut : “en écoutant P. Levy je me dis que ma vie serait facilitée si j’étais branché sur le net, si j’avais appris a m’en servir”.
    Finkielkraut avouant qu’il ne se sert pas d’Internet ici .http://bit.ly/37zbux
    Les journalistes seraient bien inspirés d’interviewer a l’avenir des experts d’Internet plutôt que des gens qui font semblant.
    Alain Finkielkraut est un imposteur quand il parle d’Internet ! Il le dit lui même !

    J’ai aussi écrit ce billet le 11 octobre (http://fwd4.me/mk) que j’ai remis a jour avec l’affaire Finkielkraut.

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  102. gravatar.comBruno Devauchelle ip:33 a écrit :

    Le principal vecteur de la parole de ces intellectuels est la télévision, car elle est le média qui autorise ce type de comportement élitiste. La parole tenue sur Internet est forcément dangereuse pour eux et pour tous ceux qui considèrent a priori qu’une parole descendante est toujours plus pertinente qu’une parole ascendante.
    C’est aussi le système médiatique (et éditorial) centralisé qui est à remettre en cause dans ses mode d’organisation et de filtrage des paroles. Comme le dit Umberto Eco récemment et avec humour, même les livres racontent n’importe quoi…. Alors tous les systèmes de sélection qui donnent le droit à la parole à certains feraient bien de réfléchir à leurs propres choix et aux personnages qu’ils choisissent… quant à ces personnages, effectivement, ils ont une facheuse tendance à s’auto entretenir…

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  103. gravatar.com[ Enikao ] ip:33 a écrit :

    @Laurent : si mon billet est plutôt à charge, je reconnais que les contributions des intellectuels en perruque ne sont pas toujours dépourvues d’intérêt. Simplement leur avis n’est pas systématiquement intéressant, étayé, pertinent. J’ai longtemps cherché à mesurer mes propos dans ce billet, ça n’a pas été facile.
    Tu as raison en partie sur le relais médiatique des autres intellectuels en ligne, je suis d’accord également sur la question de leur propre réputation et du taux de lecture. Au moins ont-ils débuté à réfléchir et partager sans les médias, et il me semble que beaucoup ne cherchent pas frénétiquement la lumière, même si leur voix est mieux entendue quand les ondes ou le papier relaient leurs propos. J’ai quand même dans l’idée que beaucoup (en particulier ceux que je mentionne) continu(rai)ent à écrire quel que soit le nombre de visiteurs. C’est une démarche davantage qu’une simple question existentielle ou d’ego.
    @Florence : précision (j’ai corrigé), c’est le billet de Thierry qui a joué le rôle de déclencheur dans “ma” réflexion. Mais merci pour ces précisions.

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  104. gravatar.comuberVU - social comments ip:33 a écrit :

    Social comments and analytics for this post…

    This post was mentioned on Twitter by nicolasvoisin: Superbe billet d’ @eni_kao en Une d’ #Owni http://bit.ly/3WvCMA
    Internet et la fin des intellectuels en perruque /-)…

    This comment was originally posted on Owni.fr

  105. gravatar.comLa Règle du JE ip:33 a écrit :

    Effectivement, les autorités intellectuelles n’échappent pas à la remise en cause par Internet d’une bonne partie des rapports sociaux “traditionnels”…
    On pourrait ajouter que certaines d’entre elles n’ont pas attendu l’émergence du web pour s’insurger contre les dangereuses “passions égalisatrices” et le supposé nivellement par le bas propres aux sociétés démocratiques. Sur ce plan, Tocqueville avait déjà tout dit.
    Mais on passe un peu trop sous silence un phénomène inverse : une certaine tendance des “internautes” (je m’excuse pour ce raccourci inapproprié mais pratique) à faire front contre toute tentative venue des autorités traditionnelles de questionner ce qui peut apparaître des effets contestables de l’expression en ligne. Il est tentant de traiter de réactionnaire quiconque ose formuler une critique, en le renvoyant à la préhistoire du débat démocratique.

    This comment was originally posted on Owni.fr

  106. gravatar.comLa Règle du Je ip:33 a écrit :

    Effectivement, les autorités intellectuelles n’échappent pas à la remise en cause par Internet d’une bonne partie des rapports sociaux “traditionnels”…
    On pourrait ajouter que certaines d’entre elles n’ont pas attendu l’émergence du web pour s’insurger contre les dangereuses “passions égalisatrices” et le supposé nivellement par le bas propres aux sociétés démocratiques. Sur ce plan, Tocqueville avait déjà tout dit.
    Mais on passe un peu trop sous silence un phénomène inverse : une certaine tendance des “internautes” (je m’excuse pour ce raccourci inapproprié mais pratique) à faire front contre toute tentative venue des autorités traditionnelles de questionner ce qui peut apparaître des effets contestables de l’expression en ligne. Il est tentant de traiter de réactionnaire quiconque ose formuler une critique, en le renvoyant à la préhistoire du débat démocratique. Pas facile de trouver un équilibre entre la défense d’un mode d’expression révolutionnaire et sa critique constructive…

    This comment was originally posted on Owni.fr

  107. gravatar.comFabrice ip:33 a écrit :

    Je serais tenté d’appliquer le même raisonnement à Séguéla, même si on est loin d’avoir à faire à un intellectuel.

    Joli billet :-)

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  108. gravatar.com[Enikao] ip:33 a écrit :

    @ La Règle du JE : Nous sommes bien d’accord pour ne pas verser dans un éventuel angélisme numérique. Loin de moi l’idée de reléguer la critique au rang des fossiles, il me semble que le dialogue avec les critiques (et il nous arrive aussi d’avoir un regard critique sur la qualité de l’expression en ligne) est ouvert. Alain Finkielkraut est d’ailleurs un “décliniste” convaincu, dont certaines prises de position sont convaincantes et solidement étoffées. Ce que je réfute c’est la valeur de certaines remarques et le suremploi de certains emperruqués par certains médias au nom d’une hypothétique “référence”. Si l’on veut bien reconnaitre une vision humaniste voire universelle de certaines pensées (tentatives, comme toujours, ne signifie pas réussite, et en la matière nous sommes tous conscients que c’est extrêmement ardu), cela ne signifie pas que la personne est la mieux qualifiée pour traiter certains sujets, en particulier lorsqu’elle ne les connaît que par ouï-dire. Cela reviendrait à faire de celui qui a lu une fiche de lecture sur l’Avare un expert de Molière.

    This comment was originally posted on Owni.fr

  109. gravatar.comnarvic ip:33 a écrit :

    Etonnant ce rapport aux intellectuels (Finkielkraut comme Lévy) : On en parle sans aller au fond de leur propos… ?!?

    Dans l’affaire Polanski, Finkielkraut a vraisemblablement raison. Il s’agit bien d’un lynchage : une justice expéditive opérée dans la rue par le Peuple, qui se saisit d’un coupable qu’il désigne sans procès. Et pour des motifs probablement très éloignés des faits à reprocher réellement à l’accusé. Dans le cas Mitterrand, on finira pas voir aussi que l’opinion s’est laissée aller à une pure et simple manipulation bien menée par Marine Le Pen.

    Fort peu de gens réfléchissent, à part Finkielkraut, me semble-t-il, aux motivations qui font que l’opinion s’est saisie de ces affaires (en se moquant bien d’ailleurs, au fond, de la réalité des faits ou non. Ce n’est pas vraiment son problème ici). Finkielkraut apporte sa réponse : le peuple exprime par ce moyen son “ressentiment”, qui est pour Finkielkraut la traduction d’un malaise politique et d’un dysfonctionnement de la démocratie

    Il situe le problème dans une vision de plus en plus répandue – et intellectuellement erronée – de ce que représente l’égalité dans un système démocratique : “l’égalité en droit”, posée comme un principe absolu, pour contrebalancer “l’inégalité en fait”, qui est une évidence entre tous les êtres depuis que le monde est monde.

    Alors que de plus en plus de gens raisonnent comme s’il existait une “égalité en fait” (ce qui est un pur fantasme) et se scandalisent dès qu’il y serait porté atteinte. Malheureusement, nous ne naissons égaux “qu’en” droit, et nous sommes inégaux pour à peu près tout le reste. C’est bien pour résoudre ce “problème démocratique” fondamental que l’on développe toutes sortes de politiques, de l’Éducation nationale et l’éducation populaire, à l’impôt progressif et redistributif, en passant par les mesures de protection et d’insertion des minorités (visibles ou invisibles), le tout visant à instaurer “une égalité des chances”, au moyen éventuellement d’une “discrimination positive”.

    Ce que stigmatise Finkeilkraut, c’est l’émergence dans l’opinion d’une sorte d’appel à la “discrimination négative”. Ça mérite qu’on y réponde au fond, à mon avis. L’argument de sa méconnaissance d’internet est un peu court, me semble-t-il. ;-)

    Quant à Lévy, auquel on ne reprochera certes pas sa méconnaissance d’internet, on peut justement avancer qu’il est l’un des artisans de la mise en forme de cette confusion intellectuelle sur la démocratie, notamment à travers ce qu’il en dit – justement ! – à propos d’internet (”La cyberdémocratie”, 2002, Odile Jacob).

    C’est en effet lui le théoricien principal dans le monde de “la démocratie par la grâce d’internet”. Sa théorie imprègne très fortement aujourd’hui le discours de beaucoup des internautes. Or cette théorie mériterait d’être sérieusement remise en question. La réflexion de Lévy est en effet fort peu politique (dans le sens qu’elle est quasiment a-historique, voire anti-historique) et qu’elle est fortement teintée de mysticisme (Lévy reconnait lui-même le fondement religieux de sa pensée).

    Bref, ce débat, selon moi, reste aujourd’hui très superficiel, alors qu’il pose réellement des questions de fond. ;-)

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  110. gravatar.com[ Enikao ] ip:33 a écrit :

    @Narvic : Je suis d’accord sur la justesse de l’argument de Finkielkraut quand il crie au lynchage, et ce n’est pas sur sa seule méconnaissance d’Internet que je le critique, même si là-dessus il pourrait faire l’effort de chercher à comprendre, ou choisir de ne pas s’exprimer : la prudence n’est pas interdite, il n’est pas obligé d’avoir un avis sur tout. Ce qui est le fond de mon billet, d’ailleurs : son avis est peut-être pertinent sur certains sujets, pas du tout sur d’autres, aussi pourquoi lui donne-t-on la parole sur tout et n’importe quoi ? Et pourquoi le fait-il, ou se sent-il obligé de le faire ? Parce qu’il y est invité ?
    Je ne m’en prends à lui ici que sur un autre plan : l’omniprésence d’intellectuels consacrés comme éternels (ce qu’ils continuent à être), universels (ce qu’ils ne sont pas), omniscients (encore moins) dans certains médias classiques.
    Sur le fond de sa prise de parole sur Inter, il me semble que Finkielkraut occulte d’abord des événements récents qui donnent du sens à ce lynchage, qui certes est de l’ordre du ressentiment par rapport à ce qui est perçu comme une justice de classe, mais qui n’arrive pas de nulle part.
    Il y a eu récemment des affaires spectaculaires comme Dutroux, Outreau, Fritzl, qui ont provoqué un émoi très fort dans l’opinion publique. Le sujet est devenu sensible, trop sensible pour que l’humour ose aujourd’hui s’aventurer sur ce terrain sans risquer gros (et ils sont rares à le faire encore, il me semble). Un lynchage ne peut survenir que quand la foule est échauffée, la vengeance ne vient que s’il y a offense (réelle ou perçue, c’est une autre question). Après, il suffit de trouver un bouc-émissaire. Les Noirs de Virginie ou de Caroline, les Juifs et les peuples du voyage d’Europe Centrale ont bien connu cela, par exemple.
    Ce qui a joué un rôle déterminant je crois dans le cas de Polanski et Mitterrand, c’est la vague de soutien aveugle et non-distanciée de nombreux officiels et artistes au cinéaste, avec des arguments souvent bien “foireux”. Voilà ce qui a attisé le ressentiment de la foule, qui par conséquent demande un renversement (pas nécessairement justifié) du supposé traitement de faveur de Polanski. Mitterrand, c’est une autre histoire et c’est aussi une personne à part. Il n’est pas vraiment en paix avec lui-même (sérénité ?) comme il semble le confesser à demi-mots dans son roman, il est une personnalité fraîchement politique à droite avec un nom lié à un Président qui avait concouru à gauche (je ne dis pas qui était à gauche, à dessein), en somme il est mal à l’aise et ses propos chez Ferrarri n’ont pas été aussi complets que ce qu’il aurait peut-être dû dire.
    Si Finkielkraut a une réflexion profonde sur la question, et j’ai dans l’idée que tu “sens” assez bien son fond de discours, celui qu’il n’a pas vraiment dit mais celui qu’il a voulu dire, alors peut-être devrait-il réagir non pas à la radio, média chaud et difficile à maîtriser car il demande de maîtriser son temps (interrompre, faire court, réagir vite et de manière impeccable), mais par écrit.

    PS : +1 point toi-même :-)

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  111. gravatar.comnarvic ip:33 a écrit :

    Je crois que je vais en faire un billet.;-) En attendant que Finkielkraut en fasse un livre…

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  112. gravatar.comJacques Bolo ip:33 a écrit :

    J’avais écrit qq chose à ce propos en 2005 (http://www.exergue.com/h/2005-07/medias/faute02.html):
    “Dominique Wolton, [pourtant] sociologue des médias avait laissé passer l’arrivée de l’informatique et d’internet (comme la plupart des universitaires). Débordé par la généralisation du phénomène qui le ringardisait, il a pu ainsi se raccrocher au train en commençant par en dénoncer les dangers – ça marche toujours. Il résume lui-même le propos de son livre “Internet, et après ?” par ces mots : « Relativiser le thème de la “révolution de la communication” et rassurer ceux qui se croient, à tort, dépassés ». Il faut bien rassurer sa clientèle, ou se rassurer soi-même !”

    This comment was originally posted on Owni.fr

  113. gravatar.comMagicYoyo ip:33 a écrit :

    Je souscris à tes arguments… sans pour autant aller aussi loin dans le rejet des arguments adverses. Pour reprendre une phrase que j’ai lue je ne sais où, l’imprimerie à permis au peuple de lire, internet lui permet de s’exprimer.

    Si je me fait l’avocat du diable :

    - Avec la multiplication de sources presque anonymes, notre société ne risque-t-elle pas de perdre ses réalités communes ? C’est ce phénomène de démultiplication des réalités qui est (en autres) à l’œuvre dans les théories du complot. Ne peut-on pas y voir légitimement un danger pour la cohésion du corps social ?

    - La culture française, celle des lumières, celle dont le panache brille parmi l’histoire et la culture de l’Occident; cette culture est une culture élitiste. Les idées s’élaborent chez les professionnels de l’idée (philosophes, artistes, politiques…) avant d’être plus ou moins bien ingérées par l’ensemble du corps social. Ce système, certes quelque peu élimé, est noyé sous la production massive de discours sur le web. En naîtra-t-il un accroissement de l’intelligence globale ? Pas sur. Pas sur.

    Nous sommes à la moitié seulement de cette évolution. Nous devons préserver cette liberté d’expression acquise par un heureux hasard technique. Nous devons aussi penser plus global, en tant que corps social qui dois maîtriser cette évolution.

    This comment was originally posted on Owni.fr

  114. gravatar.comMarie Amélie ip:33 a écrit :

    Trois questions, en tâchant d’inverser la perspective:
    a) Qu’est-ce qui fait qu’un média fait toujours appel aux mêmes intervenants pour analyser une situation – mis à part le critère de l’expertise et de la pertinence?

    b) Lorsqu’ils cherche un blogueur pertinent pour une analyse, les journalistes savent-ils dénicher de nouveaux intervenants?

    c) Conséquence de b) – l’aristocratie de Twitter (TM Narvic) n’est-elle pas le reflet de l’aristocratie blogoboulguesque, entretenue plus ou moins à notre insu?

    Marie Amélie, les questions, c’est quand même beaucoup mieux que les réponses.

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  115. gravatar.com[Enikao] ip:33 a écrit :

    @MagicYoyo
    Sur les réalités communes, je ne vois pas en quoi les sources anonymes changent quoi que ce soit à partir du moment où elles sont constantes. Maître Eolas est anonyme, et pourtant quand il blogue, quand il passe à la radio ou quand il est interviewé, c’est toujours la même personne qui s’exprime. Sacrifier le pluralisme à un corps social vraiment unifié, ça s’appelle… la censure, si on pousse la logique jusqu’au bout. La tentative de maîtrise devient vite tentative de contrôle, et il semble que d’expérience c’est voué à l’échec quand la parole est libre. Ce qui ne signifie pas qu’il soit impossible d’orchestrer la réflexion, au sens de créer des harmonies, des contrepoints, des crescendos. Ce n’est pas parce qu’un média ou une personne est installée depuis longtemps qu’il est plus légitime qu’un nouvel arrivant. Ou pour paraphraser une phrase choc du manifeste des journalistes web et blogueurs allemands : la tradition n’est pas un modèle intellectuel. « Place aux jeunes », comme le disait un certain Jean-Pierre R à propos d’un jeune neuilléen prometteur.
    Bonus (auto-promotionnel, désolé) : il n’y a pas eu besoin du web pour que les opinions divergent et créent des réalités alternatives, les médias y contribuent déjà activement. http://enikao.wordpress.com/2009/08/21/les-medias-forge-de-la-realite/

    Que la culture classique soit élitiste, c’est une chose, de là à dire qu’elle est la seule qui vaille c’est un jugement un peu lapidaire. Le problème des « professionnels de l’idée », c’est justement la professionnalisation. Cela signifie formation, moule, éventuellement incapacité à explorer de nouveaux territoires, et crise de désespoir lorsqu’ils ne trouvent plus d’écho à leurs réflexions. Un peu comme un politicien professionnel qui perd une élection : que fait-il en remplacement ? Moralité, il est poussé à multiplier sa présence pour exister, coûte que coûte. C’est bien de cela qu’il s’agit ici. Je ne sais pas si l’intelligence globale s’accroîtra, en revanche il semble que des pensées différentes sont en train d’émerger. Différentes, pas nécessairement meilleures. Mais cela augmente d’autant le champs d’expérience, d’analyse et de compréhension. Il vaudrait mieux se réjouir de cette dynamique et du foisonnement d’idées plutôt que pleurer avec nostalgie l’époque bénie des intellectuels officiels sortant peu du cadre, je pense. Et encore une fois, de la production massive émerge toujours des éléments plus remarquables que d’autres.

    This comment was originally posted on Owni.fr

  116. gravatar.com[ Enikao ] ip:33 a écrit :

    @Marie Amélie : bonne idée.
    a) Je ne sais pas… un carnet d’adresse pas mis à jour ? La difficulté à trouver une personne capable de parler devant un micro et/ou une caméra (la fameuse stratégie de compromis : il faut qu’il soit bon médiatiquement avant d’être bon sur le fond) ? J’avoue ne pas avoir de réponse précise parce que je ne me suis pas vraiment retrouvé dans ce cas.
    b) Je ne sais pas… tout dépend de leurs propres lectures, réseaux au sein des médias sociaux, capacité à trouver des sources différentes et pertinentes. Peut-être qu’il ne faut pas s’acharner à en chercher tout court. Il y a de nombreux experts tout à fait compétents sans blogs, ils sont en revanche plus difficile à trouver lorsqu’ils n’ont pas d’espace personnel. Pour le coup, il faut partir à la pêche, par téléphone et réseau relationnel.
    c) Sans doute, et il est bien possible que le meilleur endroit pour trouver les bonnes personnes ne soit pas là. Ce qui ne te fournit pas une réponse satisfaisante, mais c’est la mienne :-)

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  117. gravatar.comAnnA ip:33 a écrit :

    1. Attention! La mort des intellectuels en perruque donne place aux batteleurs de cirque les plus sonores qui crient et hurlent jusqu’à la nausée: voir Drudge aux USA qui a largement contrôlé l’agenda pendant les années Bush et est devenu une caisse de résonnace, un faiseur de roi dans l’opposition républicaine. L’émergence d’autorités respectables et respectés par un nombre de lecteurs/spectateurs suffisant me semble vraiment difficile sur un médium malléable et amorphe comme Internet.

    2. Qu’on en finisse avec Polanski! Pourquoi relancer aujourd’hui la procédure d’extradition, je ne sais pas et je m’en fous. Il est en fuite de poursuites en justice pour des actes sur une mineur de 13 ans; je veux bien qu’on le traite avec des pincettes mais la gamine avait 13 ans.

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  118. gravatar.comDjoul ip:33 a écrit :

    Très bel article qui résume bien ce que je pense d’internet. C’est bien pour moi un moyen de redonner la parole au peuple.
    Pour une politique 2.0.
    Que nos grands intellectuels viennent sur le net. Nombre de mes amis ont des idées et savent sans doute mieux y écrire que moi mais, ils ne maîtrisent pas l’outil. J’ai proposé de leur donner une formation. Moi, je pense que plus on sera nombreux à y écrire et plus riche en sera le débat d’idées.

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  119. gravatar.comPplambert ip:33 a écrit :

    C’est aussi plus simplement un problème de génération. La triade d’intellectuels que vous citez est née soit dans la première moitié du XXe s ou dans l’immédiate après guerre. Il suffit de se replonger dans l’historiographie pour comprendre leurs positions et leurs grilles de lecture : les errements du communiste, mais aussi plus récemment le déclin reconnu de la littérature Française dans le Monde, le peu d’impact de nos intellectuels dans l’élite internationale majoritairement anglophone.
    Camus est relativement présent sur le web et tout compte fait cela fait un bon moment qu’il parle de tout cela à sa manière http://www.in-nocence.org/pages/parti/editoriaux/edit_42_main.html
    A mon humble avis ils sont d’avantage témoins que des acteurs du monde : cela ne fut pas toujours le cas. Les intellectuels Français portent une lourde responsabilité suivant les crimes qu’ils passèrent sous silence et suivant la défense de leurs idéaux : Malraux, Sartre…. Aujourd’hui avec le net cela ne serait plus possible : il est le meilleur outil et rempart possible contre les dictateurs de la pensée. Ils n’ont pas compris que l’outil aurait pu aussi être un remède à leurs propres errances et excès, à leur désirs de censure.

    This comment was originally posted on Owni.fr

  120. gravatar.comMagicYoyo ip:33 a écrit :

    Juste 2 éclaircissements :

    - Mon premier propos n’est pas sur la pluralité/censure. Il est sur “trop de (sources) d’information tue l’information”. Il est aisé sur internet d’identifier les bonnes sources sur les sujets que l’on connait. Que se passe-t-il pour le pékin moyen qui cherches à se faire un avis sur la réforme fiscale. Il va trouver 10.000 sources divergentes, sur les opinions ce n’est pas un problème, mais aussi sur les faits. C’est en cela que je parles de démultiplication des réalités… qui aboutissent au fait que je ne peux plus savoir, mais seulement croire.
    Si je rajoute à cela que “internet” ne hiérarchise pas les sources selon leur fiabilité; et que la mission donnée aux rédacteurs web est d’obtenir un max de trafic/pub… alors je reste attentif à cette phase de transition.

    - Ensuite, je ne dis pas que la culture élitiste est la seule qui vaille. Je signifie juste que c’est celle qu’on jettera par fierté au visage du premier américain venu. Si on rentre dans un modèle pluriel de production et diffusion des idées (élite et masse), tant mieux ! Si la société civile y participe pleinement, je dis enfin ! Mais si on me dit que l’un doit mettre l’autre à la casse… je veux être sur de savoir où on mets les pieds.

    This comment was originally posted on Owni.fr

  121. gravatar.com[Enikao] ip:33 a écrit :

    Sûr ? Non. Trop d’information tue l’information, c’est le discours des copistes qui voulaient conserver le monopole de l’information écrite et ce pour le bien de la communauté et du corps social (relis « Le nom de la Rose », par exemple). Quant au « pékin moyen », sur un sujet qu’il ne maîtrise pas, il est tout à fait capable de trouver une source fiable et d’analyser la fiabilité de nouvelles sources qui lui sont inconnues (site d’une entreprise, d’une association professionnelle, d’un média étranger…). Ce qui se passe avec le web c’est que chacun peut trouver davantage d’informations, ou des informations différentes (pas toujours meilleures). Désormais, au lieu de recevoir passivement l’information présélectionnée (et donc filtrée, ce qui pose quand même la question de la censure car l’espace médiatique d’une radio ou d’un journal est fini alors que ce n’est pas le cas du web), c’est à chacun de chercher. C’est un processus, qui nécessite un apprentissage important au départ, l’acquisition de compétences, et qui se perfectionne par la suite ou s’étend à d’autres formes ou sujets d’information. Tu es bien arrivé jusqu’ici : comment ? C’est de ce processus là que je parle. La hiérarchisation devient le rôle de chacun. Sinon, il y a des initiatives comme http://www.aaaliens.com de sélection éditorialisée d’informations trouvées en ligne, ou bien les revues de web, ou encore http://www.vendredi.info que je t’engage à (re)découvrir.
    Pour le reste, il me semble qu’il y a confusion entre clivage (politique, social, économique : les idées, les regards divergent) et réalités (les choses divergent).
    Sur le web comme sur le print, les médias ont tous besoin de recettes, qu’il s’agisse de publicité ou d’achat. Il n’y a pas énormément de différences.
    Nous sommes bien d’accord, il n’est pas question de mettre qui que ce soit à la casse. Simplement il devrait y avoir adéquation entre l’expert et son sujet. Or il me semble que l’on cherche à caser toujours les mêmes figures rassurantes, dont la pensée peut certes être universaliste (penser le monde) mais dont le savoir n’est pas universel. Aussi, quand ils ne savent pas, ils pourraient avoir l’humilité et l’honnêteté intellectuelle de passer la main.
    Dernière remarque, et non des moindres. Quand il y a doute sur l’interprétation, contradiction, précision, sur Internet on peut avoir accès à l’auteur, l’interpeller et éventuellement engager la discussion (ce que tu fais, et c’est tout l’intérêt de l’exercice). On est dans la confrontation d’idées, le processus permanent de réflexion. Je ne connais pas d’équivalent dans les autres médias.

    This comment was originally posted on Owni.fr

  122. gravatar.compidudu ip:33 a écrit :

    Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction – http://shar.es/1Kv4P

    This comment was originally posted on Twitter

  123. gravatar.comfasthm ip:33 a écrit :

    @florence

    Bonjour,

    si vous n’avez découvert que le 13 octobre que Finkielkraut est réfractaire à l’utilisation d’internet (et même du traitement de texte), vous avez un très long train de retard :-)
    Faut l’écouter plus souvent.
    Moi je l’aime bien Finkie, au moins voilà quelqu’un qui ne fait rien pour se rendre sympathique.

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  124. gravatar.comtol ip:33 a écrit :

    Le lynchage médiatique a existé bien avant internet, je peux citer de mémoire le cas Gaymard, un ancien maire de Paris lâché par son parti, le notaire de Bruay en Artois, et bien d’autres cas où la médiacratie ne s’embarassait pas de ces scrupules, surtout si c’était un ennemi de classe ou de parti. Je sais il n’y a rien de plus décevant que de voir l’ instrument qu’on a fourbi soi même échapper à son contrôle, mais …

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  125. gravatar.comMiles ip:33 a écrit :

    CQFD.

    Big up! C’est posé, argumenté et assassin comme j’aime.

    This comment was originally posted on Owni.fr

  126. gravatar.comThomas Slater ip:33 a écrit :

    Reste plus qu’à espérer que l’Internet ne sera pas censuré… nos “élites” françaises semblent pourtant bien empressées de le faire…

    Ma petite pub personnelle ;)

    Essais sur la mondialisation, immigration, géopolitique et sociologie: http://geopolisocio.blogspot.com/

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  127. gravatar.comdianaros ip:33 a écrit :

    Finkielkreut pris dans le filet ! (pour compléter le twitt précédent… http://su.pr/1ABA3o

    This comment was originally posted on Twitter

  128. gravatar.comdianaros ip:33 a écrit :

    Blog très intéressant, bon papier, commentaires pertinents… pouce en l’air et grand sourire, pour vos contributions personnelles à tous… merci pour cet exercice matinal de gymnastique cérébral !!!

    This comment was originally posted on [ Blok Not ] _.oO Kronik|Umeur|Ydés

  129. gravatar.comJulien ip:33 a écrit :

    Bonjour Stan !

    Comme d’habitude, tu résumes bien les choses. Félicitation ! Cependant, laisse moi me faire l’avocat du « mail » pendant un instant en nuancer certains de tes propos.

    Tu dis : « si le blog est récent ou peu connu, il y a de fortes chances pour qu’il sera totalement ignoré et/ou que le billet ait très peu d’impact ». Or, l’information ne se résume pas uniquement aux différents blogs. Prenons un exemple récent : la fausse mort de Kayne West qui a fait le tour du monde via Tweeter (Article : http://obstyles.nouvelobs.com/article.php?rubrique=people&id=7352). Dans ce cas la c’est un ensemble de personnes peu influentes qui, via un réseau « influent », a fait circuler une information éhontée. Dans ce cas précis, nul besoin d’être influent il suffit de savoir utiliser un outil qui fait de l’audience et d’être a fortiori un tantinet nombreux (ou pas).

    Pour le reste de l’article, je suis plutôt d’accord avec toi : même si un hoax est répandu il sera vite « démasqué » car ce qui fait la faiblesse des réseaux sociaux en fait aussi sa principale force.

    Pour conclure, imaginons une seconde ce qui aurait pu arriver si l’hoax n’avait pas concerné la mort de Kayne West mais celle de Steve Jobs ? Les conséquences auraient pu être immédiates sur le prix de l’action.

    Je me permet également de souligner la responsabilité personnelle de l’individu dans sa recherche d’information : quand on part à la pêche à l’info, il faut avoir activé son esprit critique !

    Voilou

    Bonne journée !

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  130. gravatar.comStan ip:33 a écrit :

    @Julien

    Merci pour ton feedback positif

    Tu as raison de parler de l’exemple de Kany West (que je ne connaissais pas du reste).
    Néanmoins je dis bien que « cette perte de confiance peut également affecter ceux qui relaient ces fausses informations via les réseaux sociaux ! » autrement dit oui il y a toujours des intox qui circulent, mais en fait personne n’a intérêt à les diffuser, y compris sur les réseaux sociaux (pas que les blogs). Cela dit oui cela peut arriver à tout le monde de faire ce type d’erreurs, y compris chez les zinfluents!

    D’ailleurs, c’est en partie pour ce genre de choses que je n’aime pas spécialement twitter et préfère largement friendfeed. En effet, sur twitter il est très difficile de suivre les conversations, ce qui implique que si X dit de la merde, certes Y a la possibilité de contredire le twitt, mais cela ne sera pas forcément vu par les followers Z (que si ils followent Y ou quelqu’un d’autre qui retweete Y). (Vous suivez ?)
    Tandis que sur FriendFeed tout le monde peut voir les commentaires des autres très facilement .

    C’est en partie cela qui peut inciter selon moi twitter à propager plus facilement des buzz, y compris des mauvais buzz…

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  131. gravatar.comThierry Lhôte ip:33 a écrit :

    Joli résumé.

    Il n’y a qu’une seule chose où je crois que tu n’as pas assez observé, c’est que même un blogueur « obscur », pourvu que son blog ait un look clean et pas déjanté, peut se faire linker son article, s’il est le premier à publier, sur un homme ou une femme politique, par n’importe quel média d’importance, et là, c’est de la folie, il est repris partout et son audience explose sur le coup.

    C’est un vieux, très vieux phénomène, qui date des débuts de Slashdot, premier organe libre et collaboratif d’information. Lorsqu’un blog ou un petit site sort une nouvelle en premier, souvent (pour cause d’afflux massif de trafic) le serveur sur lequel il est hébergé saute. Le terme est d’ailleurs passé dans le langage courant en anglais, on dit souvent que tel ou tel site s’est fait « slashdoter ».

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  132. gravatar.comStan ip:33 a écrit :

    @Thierry merci pour cette précision « net & histoire »

    Ce que tu dis rejoins un peu le commentaire de Julien : oui cela peut arriver, mais contrairement aux médias trad, internet offre la possibilité de contredire l’intox Ca met parfois un peu de temps, mais c’est plus facile quand même! De plus il y a encore le probleme de la perte de crédibilité de ceux qui ont buzzé.

    En fait en relisant mon article une nouvelle fois, je pense que mon titre ne reflète pas exactement ce que je voulais dire. Si je devais le réécrire je dirais plutot : « le faux probleme de la désinformation sur internet ». Autrement dit je ne nie pas qu’il soit possible que des intox passent à travers l’autorégulation du système, mais le probleme n’est pas là : le problème est celui des comportements individuels (ceux qui relaient sans avoir vérifié notamment).

    Qu’en pensez-vous ?

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  133. gravatar.comThierry Lhôte ip:33 a écrit :

    Merci de ta réponse,
    Il y a aussi une chose qui vient de me traverser l’esprit.

    Je pense que le terme « d’auto-régulation » recèle sur les marges des dangers idéologiques.
    Cela me fait penser à des concepts soviétiques ou de communautés hippies sur l’auto-discipline, bref, une censure de l’individu entériné au niveau collectif. Ce qui est malgré tout l’embryon du totalitarisme pour faire disparaître par la terreur de l’élimination ou de l’exclusion tout type d’avis divergent.
    Pensée d’extrême-gauche communautaire typique, et qui a rayé de la carte des dizaines de millions de personnes au XXeme siècle.

    Je préfèrerais le remplacer par un concept plus aristocratique de liberté de proposition, qui s’il rencontre une diversité d’avis, permet d’avoir accès à une richesse critique. Dans ce cas, il ne peut y avoir de désinformation car le matériel est là pour que chaque individu se fasse son opinion.

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  134. gravatar.comcyceron ip:33 a écrit :

    Bonjour,

    Article très intéressant auquel j’adhère globalement. Excepté que ces arguments en faveur d’Internet sont exacts pour les catégories culturellement favorisées. Je retiens votre dernier point : « un temps d’adaptation/apprentissage est donc nécessaire ». Oui en effet, comme pour tous les médias, il y a un apprentissage nécessaire pour en tirer (socialement, économiquement, culturellement) le meilleur.

    Il n’y a pas de mauvais média, ou même de mauvais programme en soi : tt dépend de ce que l’on en fait, du discours qui accompagne ce programme (on peut faire de la sociologie en regardant la Star ac’, si, si…)

    Mais au départ il y a le bagage culturel, l’environnement social, le niveau socio-économique des parents et amis. Point de fatalité, il y a des contre-exemples, mais les statistiques de mobilité sociale sont éloquentes : les enfants de cadres ou de profs réussissent bcp mieux que les autres. Tout comme les études sur Channel Four (chaîne éducative) ont montré que seuls les enfants de riches la regardaient et en tiraient réellement profit. De fait les nouvelles technos accentuent toujours les inégalités sociale set culturelles, au moins dans un premier temps.

    Internet c’est Wiklipedia (hors bidonnages électoraux), les flux RSS, Versac ou Hugues Serraf. Mais c’est aussi les pires jackasseries sur Youtube, la rumeur et la désinformation la plus anxiogène comme on l’a vu sur le traité européen. Pour décoder, trier le bon grain de l’ivraie, pour avoir envie d’apprendre et de bouffer autre chose que du Mac Do mental, il faut du temps, de l’instruction, une certaine opulence économique et culturelle dont la majorité sont démunis (sans condescendance aucune, je parle de la culture « académique » seule réellement valorisée socialement, n’en déplaisent aux promoteurs des langages alternatifs de banlieue, très intéressants mais peu valorisés par notre société élitiste).

    Alors vive l’Internet mais surtout vive l’éducation et vive la solidarité sociale qui permet seule de gommer (un peu) les inégalités de base. Malheureusement ce n’est pas le chemin que l’on prend en ce moment.

    Cordialement

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  135. gravatar.com[Enikao] ip:33 a écrit :

    Nos analyses se croisent et convergent sur de nombreux points.
    Les personnes qui découvrent les blogs sur Internet ont besoin d’un apprentissage car elles n’ont pas de points de repères. Avec un peu de temps et de pratique on apprend à identifier une source et à l’évaluer, fut-elle anonyme ou difficile à discerner. Cette évaluation ne se fait pas nécessairement seul : on se parle souvent de sources, on s’envoie des liens, on les met sur un statut Facebook, on commente les trouvailles des autres et on les décrypte.
    Il était bon de rappeler qu’un brave inconnu ne détruit pas une personne en quelques secondes. Ceux qui ont des lecteurs, une audience attentive, et qui sont capables de faire circuler et d’amplifier un message fort sont déjà des « personna » identifiées.
    Il était bon de rappeler qu’anonymat ne signifie pas impunité. On peut être célèbre sur Internet sans être connu. Mais la loi s’applique bel et bien au blogueur (et il ne bénéficie pas de la protection d’un directeur de la publication, car ce rôle lui est déjà attribué), que son nom soit public ou pas.
    En revanche je suis dubitatif sur la question de la régulation du système. Ca me parait flou. Disons que des équilibres naissent, que des figures crédibles émergent, trouvent un public ou cessent d’émettre de l’information, sur un mode plus simple et plus rapide qu’un média habituel, un peu comme un cycle de vie accéléré. C’est davantage une question d’audience et de crédibilité que de régulation au sens de « conforme à des règles », il me semble.

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  136. gravatar.commtislav ip:33 a écrit :

    Il a tort. Avec un t.

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  137. gravatar.comStan ip:33 a écrit :

    @Thierry & Enikao : le terme autorégulation est peut être trop fort. Je crois que Enikao tu as raison quand il parle d’ « équilibres qui naissent »… je reconnais que ma vision était peut être trop optimiste sur ce point.

    @cyceron : oui vous avez raison de rappeler qu’internet profite avant tout aux classes aisées comme nous en parlions récemment dans cet article . Et c’est très regrettable, je suis d’accord avec toi.

    @mtislav : et toi tu as raison avec un n

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  138. gravatar.comThibault ip:33 a écrit :

    Je rajouterai également que le web est un peu un organisme auto-régulateur : si une info, un buzz ou n’importe quoi d’autre s’avère bidon par exemple, il ne faudra pas longtemps avant que celui-ci ne soit découvert et relégué au vide-ordure par les internautes eux-mêmes qui, je pense, sont attachés à ce principe de transparence (tout du moins j’ose l’espérer), puisque c’est justement une chose qu’ils viennent chercher en s’informant sur le web.

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  139. gravatar.comfabuleuxfab ip:33 a écrit :

    C’est marrant, j’ai lu cet article hier et ce matin, en écoutant France Culture, Marc Kravetz a consacré sa chronique à un bel (contre?)exemple de désinformation par les blogs : l’histoire d’un chroniqueur radio US qui a relié une information sur Barak Obama tirée d’un blog qui se voulait satyrique… raté !
    Voici l’adresse du mini-site si vous voulez écouter sa chronique (5 min.) http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/ Vous devez chercher l’emission du mercredi 28 Octobre dont l’invité était Jacques Atali.
    Eventuellement, peut-être que ce lien va marcher directement : http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=8812&BD=28102009

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  140. gravatar.comHyjal ip:33 a écrit :

    Comment expliquer alors le dechainement de haine face a F.Mitterrand.

    Si les gens avaient lu le livre, une telle polemique n’aurait jamais eu lieu, or, tout le monde ou presque s’est precipité à la suite de Marine le Pen, sans discernement, juste pour se payer la tete d’un ministre.

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  141. gravatar.comHenry cow ip:33 a écrit :

    Il y a un esprit trop libertaire, limite soixante huitard sur le net, je ne comprends pas pourquoi certains veulent fermer les yeux face à ses dérives libertaires qui menace le socle de la démocratie, mais aussi de la république.

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  142. gravatar.comStan ip:33 a écrit :

    @fabuleuxfab & @Hyjal : Vous avez raison de le rappeler, et je le reconnais bien volontiers, il y a (et aura) toujours des dérives. Mais force est de constater que dans les 2 exemples que vous citez la vérité à été plus ou moins rétablie. Il y a de très bons articles qui relativisent tout ce qui a été dit sur Mitterand.

    J’ajoute également que l’exemple de Mitterand survient dans un contexte très particulier d’exaspération des internautes vis à vis d’hadopi. D’autre part il semblerait que le FN ait été instrumentalisé dans cette affaire (voir à ce sujet : http://fr.readwriteweb.com/2009/10/09/a-la-une/mitterrand-mise-mort-annoncee/)

    Mais l’objet essentiel de mon article n’est pas de dire qu’il y a une autorégulation absolue du système. On y trouve des équilibres comme dit Enikao, mais il y aura toujours des effets « buzz » incontrolables. Mon point est essentiellement de dire que la vraie info reste toujours là, pour peu que les internautes se donnent la peine de réflechir à aller la chercher. Il faut donc un changement des comportements.

    Je veux également démonter le mythe selon lequel on peut « détruire une réputation en 2 secondes ». Non seulement c’est pas possible pour tout le monde, ca nécessite de la préparation, et en plus les blogueurs n’ont pas du tout intérêt à le faire. Je pense que ceux qui jouent à ce petit jeu en paieront les pots cassés un jours.

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  143. gravatar.comStan ip:33 a écrit :

    @Henry Cow : Que veux-tu, le communisme était populaire lorsque le capitalisme étouffait la classe ouvrière. Le libertarisme revient lorsqu’on oppresse les libertés

    Et j’aimerais bien que tu me démontres précisement en quoi l’augmentation des libertés individuelles sont si dangereuses pour la démocratie ! Ferais-tu partie de ceux qui pensent qu’une société qui crée des interdits est une société qui progresse ?

    Avec internet, les règles du jeu changent… la société doit faire avec

    This comment was originally posted on Tête de Quenelle !

  144. gravatar.comJeanj-Paul Huchon ip:33 a écrit :

    Rétrogrades ? Mais qui parle, là ? Ah oui, c’est vrai, on est en démocratie, n’importe quel plouc peut dire ce qu’il veut aussi fort qu’il veut. Qui est cet illustre inconnu qui se permet de juger les autres, avec ses fautes de français, son emploi de mots qu’il ignore et son démocratisme de crevard, “n’importe qui peut dire ce qu’il veut aussi bien que les pros”. Par les mille gogues de Paris ! On finit en France par ne garder que la chienlit du monde, à nous les miséreux, les pauvres et les raclures de bidets. On vous l’avait dit en 1789: la démocratie conduira au chaos, n’importe quel connard peut parler plus haut que les autres, et en qualité de connards, ils recouvriront de leurs beuglements les propos des gens intelligents. Et, cons qu’ils sont, ils gèreront si mal les choses qu’on en arrivera là où nous en sommes, avec ces masses abruties, ignorantes, viles, vicieuses, fauchées, ineptes, consommatrices, vaniteuses, violentes, parasites. Et elles ont eu le pouvoir, et elles l’ont ruiné. Louis le XVIème, on n’aurait jamais dû te couper la tête !
    “la pauvreté ou les dérèglements écologiques”. C’est ça, le problème ?????? Démago, prétentieux, esclave de la pensée unique !
    Assez de la démocratie, dehors les sans-culotte et merci à l’éducation nationale de les faire aussi c… qu’ils sont: la République n’aura plus de relève. Vive le Roi, la revanche a commencé !

    This comment was originally posted on Owni.fr

  145. gravatar.comPierre-Alexandre Xavier ip:33 a écrit :

    Règle numéro 1 : ne pas nourrir le troll.
    Il y a moyen de l’évacuer ?

    This comment was originally posted on Owni.fr

  146. gravatar.comNicolas Voisin ip:33 a écrit :

    @Pierre Alexandre > je suis tenté de l’ignorer. ou de l’encadrer celui-là

    This comment was originally posted on Owni.fr

  147. gravatar.comPierre-Alexandre Xavier ip:33 a écrit :

    Encadrer… avec la tête ?
    Je plaisante.
    Mais à force de le regarder, il pourrait rendre aveugle…

    This comment was originally posted on Owni.fr

Commenter “Finkielkraut: le net, lieu de la liquéfaction”




Additional comments powered by BackType