Tu peux rêver, j’ai droit d’agir

J’ai sou­vent vu cité depuis dix jours L’Éloge de la méta­mor­phose de Morin et j’ai repensé à la tri­lo­gie de Kra­kauer. Nous n’aurions jamais connu ses héros s’ils n’étaient pas morts, par­fois il se pro­duit le contraire… par exemple pour Morin, nous n’aurions jamais autant entendu par­ler de lui s’il n’avait pas été en aussi bonne santé à 88 ans.

Dans cet article Morin illustre la Meta­sys­tem Tran­si­tion Theory pro­po­sée par Valen­tin Tur­chin en 1977, année où sor­tait le pre­mier tome de la Méthode qui ne l’évoque pas (si mes sou­ve­nirs sont bons). L’article est pas­sion­nant, je tire mon cha­peau à Morin, même s’il n’est pas l’auteur de cette théorie.

Une méta­sys­tème tran­si­tion se pro­duit quand des sous-systèmes s’assemblent à l’aide d’un méca­nisme de contrôle et forme un sys­tème plus grand qui démontre des carac­té­ris­tiques émer­gentes. Exemple un orga­nisme qui intègre des cel­lules indi­vi­duelles et qui leur confèrent un nou­veaux type de comportement.

Quand un sys­tème est inca­pable de trai­ter ses pro­blèmes vitaux, il se dégrade, se dés­in­tègre ou alors il est capable de sus­ci­ter un méta-système à même de trai­ter ses pro­blèmes : il se méta­mor­phose, explique Morin.

Comme le sou­ligne Morin il est plus facile de bas­cu­ler dans la dés­in­té­gra­tion que d’effectuer une tran­si­tion vers un ordre de com­plexité plus grand.

Alors que, pour Fukuyama, les capa­ci­tés créa­trices de l’évolution humaine sont épui­sées avec la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive et l’économie libé­rale, nous devons pen­ser qu’au contraire c’est l’histoire qui est épui­sée et non les capa­ci­tés créa­trices de l’humanité.

Morin reste opti­miste. Il recon­naît que la tran­si­tion est en cours.

Ces ini­tia­tives ne se connaissent pas les unes les autres, nulle admi­nis­tra­tion ne les dénombre, nul parti n’en prend connais­sance. Mais elles sont le vivier du futur. Il s’agit de les recon­naître, de les recen­ser, de les col­la­tion­ner, de les réper­to­rier, et de les conju­guer en une plu­ra­lité de che­mins réfor­ma­teurs. Ce sont ces voies mul­tiples qui pour­ront, en se déve­lop­pant conjoin­te­ment, se conju­guer pour for­mer la voie nou­velle, laquelle nous mène­rait vers l’encore invi­sible et incon­ce­vable métamorphose.

Tous les adeptes de la com­plexité défendent ce point de vue car il n’y a pas d’autres pos­si­bi­li­tés. La ques­tion qui sur­git alors est de savoir com­ment favo­ri­ser cette tran­si­tion. Morin fait une proposition :

Pour élabo­rer les voies qui se rejoin­dront dans la Voie, il nous faut nous déga­ger d’alternatives bor­nées, aux­quelles nous contraint le monde de connais­sance et de pen­sée hégé­mo­niques. Ainsi il faut à la fois mon­dia­li­ser et démon­dia­li­ser, croître et décroître, déve­lop­per et envelopper.

À mon sens Morin s’arrête là. Il lance un mes­sage d’espoir, un éloge de l’approche com­plexe qui, en l’état, ne peut guère enclen­cher des actions concrètes… sinon d’attendre jus­te­ment que les pièces s’assemblent toutes seules. Se pose alors la ques­tion de notre rôle, celui de notre impli­ca­tion poli­tique. Que pouvons-nous faire ?

Dans le manus­crit de L’alternative nomade, j’ai depuis le tout pre­mier jet inséré ce schéma pour illus­trer le fait que nous nous trans­for­mons en fonc­tion des infor­ma­tions que nous rece­vons et que, en nous trans­for­mant, nous trans­for­mons la société qui nous trans­forme à son tour ce qui nous pousse à pro­duire de nou­velles infor­ma­tions. La boucle est depuis long­temps amorcée.

Nous pou­vons agir sur les trois éléments, trois pos­si­bi­li­tés non exclu­sives et peut-être complémentaires.

1. Trans­for­mer la société

La société est aujourd’hui un sys­tème avec son centre de contrôle ou disons ses centres de contrôle qui interagissent.

Nous pou­vons déci­der de prendre posi­tion dans ces centres pour faire en sorte que les struc­tures changent, c’est-à-dire nous faire élire, gagner de hautes posi­tions hié­rar­chiques dans les entre­prises, faire du lob­bying, pré­pa­rer la révo­lu­tion pour tout recons­truire à l’identique…

Je signale à tous ceux qui font l’éloge de cette méthode poli­tique, que je qua­li­fie de clas­sique, et qui ne sont pas en quête d’une posi­tion de contrôle qu’ils feraient mieux de balayer devant leur porte. C’est trop facile de dire « Il faut faire » et de cher­cher quelqu’un pour aller le faire à sa place. Si cette méthode vous attire, soyez-en les acteurs. Sinon adop­tez une autre méthode.

2. Trans­for­mer l’information

C’est ce que nous fai­sons sur le Web, en tout cas ce que nous essayons de faire. Le pas­sage au Flux implique une révo­lu­tion cultu­relle. Par exemple, si ce qui est impor­tant pour moi n’est pas impor­tant pour les autres, c’est un immense chan­ge­ment par rap­port à l’ancien sys­tème de dif­fu­sion top down.

Nous pou­vons bien sûr favo­ri­ser la pro­pa­ga­tion des infor­ma­tions qui nous paraissent per­ti­nentes, mettre en lumière ce qui est par ailleurs occulté, pro­pa­ger de nou­velles idées, de nou­velles phi­lo­so­phies… Elles influen­ce­ront alors la façon de vivre de tous ceux qui reçoivent ces infor­ma­tions, aussi bien à titre indi­vi­duel, qu’à titre collectif.

Par exemple, si nous esti­mons que le consu­mé­risme est un pro­blème, nous pou­vons écrire pour l’expliquer et ainsi lut­ter contre le consu­mé­risme (c’est ce que je fais en ce moment même).

3. Trans­for­mer l’homme

Plu­tôt que de prendre le contrôle de la société pour la réfor­mer direc­te­ment par le haut ou de ten­ter d’imposer une nou­velle vision cultu­relle, je peux déci­der de com­men­cer par me chan­ger moi-même. Si ma tran­si­tion porte ses fruits, si elle me rend plus heu­reux, elle créera peut-être des émules qui à leur tour aurons envie de chan­ger de vie… et la société chan­gera (et les infor­ma­tions dis­po­nibles il va sans dire).

Col­lec­tif vs individuel

La méthode 1 implique une appli­ca­tion col­lec­tive immé­diate, des déci­sions qui s’appliquent à un grand nombre de personnes.

Jusqu’à ces der­nières années, la seconde méthode était aussi de type col­lec­tif, un petit nombre de per­sonnes infor­maient un grand nombre de per­sonnes. Les choses évoluent. Le many to many devient pos­sible. C’est une méthode à la fois col­lec­tive et individuelle.

Quelle que soit la méthode choi­sie, il faut être res­pon­sable, res­pon­sable pour aspi­rer au pou­voir, res­pon­sable pour infor­mer, res­pon­sable pour se chan­ger. Ces méthodes ne sont pas en elles-mêmes antinomiques.

Je pra­tique la deuxième et la troi­sième. Quand on écrit un livre où on dit aux lec­teurs qu’ils doivent se chan­ger eux-mêmes on uti­lise la méthode 2 pour que 3 se pro­duise (et du moment qu’on est dans le 2 on peut avoir une influence en 1).

J’ai sou­vent exprimé des réserves au sujet de la pre­mière méthode, réserves qui prennent d’autant plus de poids au cours d’une tran­si­tion qui implique l’apparition d’un nou­veau sys­tème de contrôle, plus enve­lop­pant, d’un ordre de com­plexité supérieur…

Je ne suis pas sûr alors qu’être dans le poste de com­man­de­ment aide à par­ti­ci­per à la tran­si­tion. Au contraire, une fois qu’on s’est battu pour une posi­tion, on n’est guère chaud pour la faire dis­pa­raître. Au cours d’une tran­si­tion, les centres de contrôle anciens sont sou­vent les lieux du conservatisme.

Par ailleurs, on peut aussi ima­gi­ner que le nou­veau sys­tème de contrôle bour­geon­nera là où on ne l’attend pas et pren­dra une forme qu’on n’attend pas. Aucune théo­rie a priori ne peut nous aider à savoir où nous devons agir. Pas simple de s’attaquer direc­te­ment au méta­sys­tème. La meilleure façon de tra­quer son émer­gence, de l’accompagner, de la favo­ri­ser… c’est de se déployer par­tout, d’agir par­tout, donc que cha­cun de nous agisse dans la mesure de ses possibilités.

Voilà pour­quoi je crois avant tout à méthode 2 et à la méthode 3. Et il me semble pré­somp­tueux de mili­ter pour 3 à l’aide de 2 sans m’être appli­qué à moi-même 3. Et je fais la même cri­tique à tous les poli­tiques qui parlent de chan­ger la vie des autres sans eux-mêmes être capables de chan­ger leur vie. Se chan­ger soi-même n’est pas suf­fi­sant mais est néces­saire. Et c’est cette néces­sité que néglige la plu­part des gens qui parlent de politique.

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48 commentaires à “Tu peux rêver, j’ai droit d’agir”

  1. gravatar.com Zi ip:1
    19 January 2010 @ 19:27

    Le pro­blème avec Morin, c’est qu’il n’est pas arrivé à tra­duire par ex cet excellent
    ”Pour élabo­rer les voies qui se rejoin­dront dans la Voie, il nous faut nous déga­ger d’alternatives bor­nées, aux­quelles nous contraint le monde de connais­sance et de pen­sée hégé­mo­niques. Ainsi il faut à la fois mon­dia­li­ser et démon­dia­li­ser, croître et décroître, déve­lop­per et enve­lop­per”
    en pro­jet for­ma­lisé qui puisse atteindre au titre de Sys­tème général.

    Car qu’on le veuille ou non, il doit y avoir bien peu de gens capables d’intégrer ce genre de consi­dé­ra­tions, de jon­gler avec les concepts contra­dic­toires, et encore moins de les trans­for­mer en pro­jets de vie.

    Alors, mal­gré leur désar­roi et leur colère et dégout, les popu­la­tions ont du mal à pas­ser à des com­por­te­ments dif­fé­rents car ceux ci sont dans leur esprit déta­chés de tout pro­jet intel­li­gible qui puisse avoir la cohé­rence et la force pour méta­mor­pho­ser quoi que ce soit.

    C’est pour­quoi foca­li­ser les efforts en prio­rité sur la volonté et les chan­ge­ments per­son­nels en espé­rant un effet d’entrainement social ne me convient pas comme démarche ”intel­lec­tuelle” et pra­tique.
    Elle est par trop élitiste dans le fond.

    Il faut comme une aura col­lec­tive à leurs com­por­te­ments pour la majo­rité des gens, et nous sommes à mille paliers d’évolution anthro­po­lo­gique pour oser avoir l’ambition de nous abs­traire de cette contrainte — cf girard cool pour le diag­nos­tic bon­jour pour le réa­lisme du projet!

    Enfin vite fait thierry, c’est impor­tant de trans­for­mer l’information (point 2), mais trans­for­mer les hié­rar­chies sociales (par exemple…) et la manière dont elles se mettent en place me semble aussi important.

  2. gravatar.com Zi ip:1
    19 January 2010 @ 19:49

    Jus de cerveau

    The Edge Annual Ques­tion — 2010
    HOW IS THE INTERNET CHANGING THE WAY YOU THINK?
    http://www.edge.org/q2010/q10_index.html

  3. gravatar.com zoupic ip:2
    19 January 2010 @ 19:54

    J’aime bien cette décom­po­si­tion 1–2-3.
    Je ne sais pas si tu as vu la conf de Michel Serres où il explique que tout vise à émettre, trai­ter, rece­voir de l’information.

    Au final, 3 entraîne un chan­ge­ment dans 2
    2 entraîne un chan­ge­ment dans 1
    1 entraîne égale­ment un chan­ge­ment dans 2 et 3
    Comme une tresse, les 3 per­mettent le chan­ge­ment et implique des dyna­miques dans les 2 autres.

    Inter­net a créé le chan­ge­ment dans le mode dont nous créons, échan­geons et trans­for­mons l’information. La société passe en mode deux vitesses: ceux qui acceptent, surfent, connaissent ce chan­ge­ment et vont déri­ver sur 1 et 3: se changent et changent les orga­ni­sa­tions. De l’autre côté ceux qui ne com­prennent pas encore le chan­ge­ment dans l’information, ou bien y perdent inté­rêt par rap­port à leur pouvoir.

    Je pra­tique 3, 2 et 1. Sans uti­li­ser la poli­tique ou la forme clas­sique, nous pou­vons via les péti­tions, la com­mu­ni­ca­tion du 2 réin­ven­ter notre société et nos liens.

  4. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    19 January 2010 @ 23:44

    @J Trans­for­mer les hié­rar­chies sociales c’est du 1… et moi je n’agis pas dans ce domaine sinon via 2. Mais c’est ton droit d’être dans 1, car il ne suf­fit pas d’en parler.

    @Zoupic je crois pas que tu sois dans le 1. 1 exige jus­te­ment d’avoir le pou­voir de chan­ger les structures.

  5. gravatar.com Zi ip:4
    20 January 2010 @ 0:13

    Ca se dis­cute thierry.

    J’ai écris “c’est impor­tant de trans­for­mer l’information (point 2), mais trans­for­mer les hié­rar­chies sociales (par exemple…) et la manière dont elles se mettent en place me semble aussi important.”

    Si tu prends l’exemple tarte à la crême, wiki­pe­dia, tu note­ras qu’il y a eu modi­fi­ca­tion de la manière dont se mettent en place les hié­rar­chies et les struc­tures sociales.

    Pour prendre un autre domaine qui te tient à coeur, celui des media et du jour­na­lisme, tu note­ras aussi qu’il y a aussi ce type de modification.

    Tu me diras, ces deux points sont très liés à l’information.

    Mais si main­te­nant tu élar­gis cela par exemple à Mozilla et son mode d’organisation de la pro­duc­tion, tu vois qu’il est pos­sible d’envisager autre­ment que par tes points 2 et 3 la modi­fi­ca­tion du point 1.

    Et nous sommes dans ces deux cas dans des situa­tions qui n’ont rien pas grand chose à voir avec la nature du point 1 tel que tu le décris, et qui pour­tant trans­forment elles aussi la/les socié­tés par actions indi­vi­duelles plei­ne­ment dans le cadre de la/des socié­tés (au sens de col­lec­tifs humains).

    Sinon, pas com­pris ta deuxième phrase.

  6. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    20 January 2010 @ 8:15

    Ce que tu appelles du 1 n’est pas du tout du 1 pour moi. C’est du bottom-up. Le 1 est top down.

    C’est du 3 dont tu parles. Je me trans­forme veut pas dire je fais du yoya mais je vis dif­fé­rem­ment. Exemple : plu­tôt que de consom­mer pas­si­ve­ment l’information, je vais la cher­cher… voire j’en pro­duits. Un chan­ge­ment en 3 implique un chan­ge­ment en 2 puis éven­tuel­le­ment un chan­ge­ment en 1.

    C’est pas moi qui vais dire qu’il faut pas chan­ger les hié­rar­chies mais il y a plu­sieurs angles d’attaque au pro­blème. Si tu décides de créer une boîte par exemple, c’est du 3. Idem quand tu par­ti­cipes à Wiki­pe­dia… puis ça se pro­page éven­tuel­le­ment jusque en 1 de manière non déterministe.

    En revanche, un poli­tique peut en théo­rie agir en 1 direc­te­ment, en chan­geant un loi par exemple.

  7. gravatar.com Zi ip:5
    20 January 2010 @ 8:54

    Je com­prends. Mais il me semble alors que la caté­go­ri­sa­tion 1/2/3 — Société/Information/Homme pose problème.

    Tu vois bien que ce que tu appelles 3 a autant à voir avec Homme(individu en gros) qu’avec Société(collectifs).
    Le 3 dont tu parles res­sem­ble­rait plus à société bis mais pas repe­tita repo­sant sur des hommes aux com­por­te­ments dif­fé­rents de société 1, et une struc­tu­ra­tion basée sur le bot­tom up comme tu dis.

    Ces 3 caté­go­ries ne matchent pas bien je trouve, en tout cas telles que tu les décris, pas assez exclu­sives l’une de l’autre.

    D’ailleurs, les caté­go­ri­sa­tions sont elles le bon outil concep­tuel pour abor­der le fluxinet? -:)

  8. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    20 January 2010 @ 9:35

    Notre cer­veau ne peut pas s’empêcher de décom­po­ser… c’est pour ça qu’on intro­duit des loops pour sor­tir de ce piège. Une caté­go­rie n’existe pas seule et donc n’existe pas d’une cer­taine façon.

    C’est sûr qu’il y a tou­jours des hommes par­tout. Donc c’est tou­jours un homme qui agit. Mais soit il agit sur lui (je consomme dif­fé­rem­ment par exemple, soit sur les autres (il passe une loi pour que les gens consommes dif­fé­rem­ment). La dif­fé­rence me paraît gigantesque.

    Wiki­pe­dia, c’est je consommes dif­fé­rem­ment. J’écris un article parce qu’il n’existe vs voici une ency­clo­pé­die avec tout ce qu’il faut savoir.

  9. gravatar.com J ip:6
    20 January 2010 @ 10:25

    Bien entendu pour les caté­go­ries et les décom­po­si­tions néces­saires pour notre petit cer­veau ; il faut abso­lu­ment que tu lises quelques trucs de Elea­nor Rosch et ses des­cen­dants sur ce sujet. Et puis dans le fond ta posi­tion est cohé­rente avec ton rejet de l’essentialisme et ta fixette fluxi­net, bien que les néces­saires caté­go­ri­sa­tions pour nous ne soient pas incom­pa­tibles il me semble avec un essentialisme…

    Mais vrai­ment cette approche par caté­go­ri­sa­tions ne me semble pas la plus adaptée.

    + quand on caté­go­rise il faut essayer de res­pec­ter entre autres le prin­cipe d’exclusivité. Les 3 caté­go­ries que tu pro­poses ne me semblent pas le faire.
    Par ailleurs, Homme Société Infor­ma­tion ne res­pecte pas le prin­cipe d’homogénéité.
    Bref, sans res­ter scot­ché à la rigueur des caté­go­ri­sa­tions, je ne com­prends pas de toute façon que tu essaies de formaliser/“catégoriser” un truc en rap­port à fluxi­net avec cet outillage.

    Mais bon, Crouzet’s brain is Crouzet’s brain :)

    Pour ce qui regarde l’homme par­tout par­tout (et la femme…), les ”soit” dans ta phrase sont ils indis­pen­sables?
    C’est comme si reje­tant har­di­ment ce que tu appelles le top-down tu bas­cu­lait sur le bottom-up de manière entière et abso­lue.
    Je ne peux te suivre là des­sus.
    Sans comp­ter que cela me parait incom­pa­tible avec les jonctions/fusions que Morin a tenté de décrire.

  10. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    20 January 2010 @ 10:42

    Qu’est-ce que tu fais en 1 ? C’est la ques­tion. Si tu fais quelque chose raconte, sinon… ton soit et soit… on veut voir. Moi je sais pas faire et j’en connais pas qui font les deux en fait.

  11. gravatar.com charlie ip:7
    20 January 2010 @ 10:56

    Pas mal, bouec, pas mal ;-)
    J’aime bien la péda­go­gie zou­pi­cienne avec la tresse.
    D’ailleurs ma pre­mière remarque rejoint les siennes :
    J’ai l’impression que dans le 1 tu défi­nies la société uni­que­ment comme un sys­tème hié­rar­chique, avec des lieux de pou­voir, des “centres” à conqué­rir avant d’y faire quoi que ce soit. Pour­tant, tu as consa­cré un temps fou à démon­trer le contraire avec le Peuple…, non ? Toutes les ini­tia­tives décen­tra­li­sées, auto-organisées, etc. changent la société.
    Alors où j’ai mal com­pris (et j’ai l’impression de ne pas être la seule) où il y a un truc à pré­ci­ser, une dif­fé­rence à pen­ser entre col­lec­tif et pou­voir poli­tique ou écono­mique que tu sembles viser.
    Du coup, j’ai l’impression que dès qu’on construit un truc col­lec­ti­ve­ment, on agit à fond dans le 1 (et évidem­ment, c’est lié au 2 et au 3). O alors, il manque un degré, le col­lec­tif en 3 et ton 3 qui devient 4 ?

  12. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    20 January 2010 @ 11:16

    L’auto-organisation se construit par inter­ac­tion des agents. C’est à leur niveau qu’il faut chan­ger de com­por­te­ment pour qu’elle puisse se pro­duire et se trans­for­mer en une action en 1.

    Je ne dis pas que nous ne pou­vons pas agir en 1… mais que cette action est indi­recte et néan­moins ter­ri­ble­ment effi­cace, peut-être la seule possible.

    La poli­tique tradi vise une action directe en 1. Les mili­tants des par­tis n’imaginent que ce mode d’action.

  13. gravatar.com J ip:5
    20 January 2010 @ 13:03

    Thierry, j’ai bien peur que tu sois un peu autiste :) Ce que tu me réponds est abso­lu­ment sans rap­port avec ce que j’ai écris sur les caté­go­ri­sa­tions, etc.
    Enfin bon…
    A+

  14. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    20 January 2010 @ 14:15

    Si je suis autiste toi il te manque un neu­rone (voire plus). Et j’attends tou­jours que tu racontes… pour nous démon­trer à quel point tu es res­pon­sable mr le don­neur de leçons. ça tu sais faire.

    Par exemple intro­duire un prin­cipe d’exclusivité serait selon toi néces­saire… jus­te­ment il ne peut pas y en avoir (cf Witt­gen­stein). Voilà pour­quoi les caté­go­ri­sa­tions ne peuvent être déter­mi­nées et qu’elles ne sont qu’un outil aux contours flous et sans cesse déca­lés par les feedbacks.

  15. gravatar.com 000 ip:8
    20 January 2010 @ 14:59

    L’impasse c’est aussi de dis­cu­ter métho­do­lo­gie entre per­sonnes qui n’ont pas les mêmes objectifs.

    Il est évident que les objec­tifs de J sont beau­coup plus conven­tion­nels et confor­mistes que d’autres.

    J” fait une fixette sur les médias et sur les élites, il a un compte à régler avec elles.

    A part ça, il n’est pas concerné par le pro­blème cli­ma­tique, il n’aime pas les alters qu’il juge des puristes exces­sifs, il n’est pas du tout cho­qué par la marche mer­can­ti­liste et consu­mé­riste du monde telle qu’elle s’exprime par les nou­veaux mar­ke­teux du Web.

    -

    Sa vision du monde est très conser­va­trice : on conti­nue à consom­mer comme on veut, on a sa voi­ture, sa petite femme qui fait le ménage, sa maî­tresse, ses sports d’hiver, son chauf­fage au fuel dans le chalet…

    Pas éton­nant qu’il déteste tout ce qui l’invite à chan­ger lui-même. Il ne veut rien chan­ger pour lui.

    J” fait vrai­ment pen­ser à un cer­tain … Carlo R., qui lui-même déteste les alters, a tou­jours jugé que les free­men étaient des tarés, et est au fond un cen­triste bon teint qui a juste un pro­blème per­son­nel à régler avec cer­taines élites et médias pour prendre leur place.

    -

    La métho­do­lo­gie n’est pas la même, quand on veut sim­ple­ment bous­cu­ler un peu l’organisation sociale des élites, ou quand on a un vrai pro­jet de trans­for­ma­tion en pro­fon­deur, incluant les pro­blèmes d’environnement, de pol­lu­tion et de consom­ma­tion, la remise en cause de la valo­ri­sa­tion du bien maté­riel et de la valeur “argent”, etc.

  16. gravatar.com 000 ip:8
    20 January 2010 @ 15:11

    Dès qu’on remet en cause la consom­ma­tion, la place de l’argent et cer­taines alié­na­tions fon­da­men­tales, “J” voit en nous des adeptes de Besancenot.

    ça en dit long sur son conser­va­tisme fon­da­men­tal sur ces questions.

    Il ne peut pas cher­cher une méthode qui remette en cause ce qu’il ne veut pas remettre en cause.

  17. gravatar.com J ip:6
    20 January 2010 @ 16:02

    Ok ok thierry, je vou­lais pas t’énerver, c’est top cool génial hyper hype comme ça, garde la pause.
    je ne fai­sais que pas­ser faire deux trois apports que j’ai eu la pré­ten­tion de croire peut être utiles à la com­mu­nauté, remarques il est vrai non ado­ra­trices, oh grand sachem ;)
    quant au cv détaillé, je te le débal­le­rai avec ses forces et ses fai­blesses dans une autre cyber­vie, puisqu’il semble néces­saire pour don­ner une note aux écrits des commentateurs…

    Mon petit Triple ampoulé, tu rêves de moi par­fois pour me faire dire autant de choses sur des sujets que je n’ai jamais évoqués??? :) brrrrh, je ne vais dor­mir que d’un oeil cette nuit je sens.

    faut que je songe à me désen­ga­ger de cette micro com­mu­nauté très fière de son reflet et qui tourne en boucle sans feed­back ni posi­tif ni néga­tif ; ça com­mence à être ennuyeux.

  18. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    20 January 2010 @ 16:33

    @J Je ne dis pas que tu n’ouvres jamais de pistes… mais si nous tour­nons en rond tu devrais te regar­der un peu… tu as ta posi­tion et tu n’as pas envie d’en bou­ger à un seul ins­tant per­suadé que tu sais ce qui est bon.

    Tu nous parles des bien­faits du pyra­mi­dal (dans une cer­taine mesure). Moi je parle de com­ment agir. Alors je te demande ce que tu fais pour agir. Parce que je n’en ai aucune idée et que je n’arrive même pas à imaginer.

    Qu’est-ce tu fais pour que le monde trouve une solu­tion à la crise écolo­gique? Moi je pro­pose ma méthode, je dis ce que je fais. Que fais-tu? Que proposes-tu de faire? Sui­vant quelle méthode?

  19. gravatar.com 000 ip:8
    20 January 2010 @ 16:47

    une solu­tion à la crise écologique?”

    Il s’en fout de ça. ça n’a jamais été son souci.

    C’est pour ça que cela tourne en rond, et qu’il ne com­prend pas qu’une remise en cause de la consom­ma­tion est nécessaire.

    -

    Il est tel­le­ment éloi­gné du souci écolo­gique, que lorsqu’on parle remise en cause de la consom­ma­tion, il pense à Besancenot.

    Il en est resté à la lutte com­mu­nistes / capi­ta­listes, et n’a pas inté­gré la voie écolo qui impose une réforme de cha­cun, pas seule­ment des élites.

  20. gravatar.com J ip:6
    20 January 2010 @ 17:01

    Tu nous parles des bien­faits du pyra­mi­dal (dans une cer­taine mesure)“
    —-> ???!!!
    ce bina­risme est la goutte d’eau qui fait débor­der le vase.

    Triple, arrête ta pro­voc à deux balles, plus envie de jouer.

  21. gravatar.com zoupic ip:9
    21 January 2010 @ 0:16

    hmm.. J’essaye de comprendre.

    Les 3 sont tel­le­ment liés, alors que 2 et 3 concernent ma propre consom­ma­tion et ce qui se passe “chez moi”, 1 traite pour moi des liens que je déve­loppe avec les autres, dans l’information certes mais dans tous les autres rap­ports aussi.

    En pra­ti­quant 2 et 3 on change 1. Ca ne se voit pas au JT, c’est sûr, et sans faire tom­ber les têtes, pour moi, nous sommes acteurs du 1.

    Je vois un peu trop de top-down et de pou­voir hié­rar­chisé pyra­mi­dal dans ton expli­ca­tion. Effec­ti­ve­ment, la majo­rité de nos pou­voirs sont ver­rouillés comme ça aujourd’hui, mais la société pour moi, ce n’est pas que ça.

    La société, les orga­ni­sa­tions, ce sont les pro­prié­tés de nos liens, des rap­ports que nous entre­te­nons, les pyra­mides oui, mais pas que.

    Il y a tout ce monde qui grouille. Ce vivier, cette forêt qui gran­dit.
    Les asso­cia­tions, les ONG, le local, les confé­rences, les coopé­ra­tives, le déve­lop­per autre­ment, les réunions de quar­tier, la débrouille, les squats…

    Chan­ger la société en top-down à l’ancienne, c’est jouer dans le pyramidal.

    Cha­cun de ces hommes aujourd’hui en haut était jadis en bas. Chan­ger la société (1) sans ren­trer dans le top-down, c’est construire, consom­mer et échan­ger col­lec­ti­ve­ment d’une autre manière, et faire un déve­lop­pe­ment hori­zon­tal et qua­li­ta­tif plu­tôt que ver­ti­cal et quanti.

    Dans le 1 que tu pré­sentes, je dirai aux autres quoi faire.
    Dans le 1 auquel je pense, je le co-construis.

    Ce que je veux dire par là, c’est que le 1 pyra­mi­dal ne peut contrô­ler et déci­der pour moi de ce que je consomme, ce que je fais, ce que je mange et com­ment j’échange. Donc faire 3, puis 2 consti­tue déjà une façon de faire 1 sans deman­der à ceux qui croient tenir les manettes.

    Je change la société à mon échelle, dans mes faits et gestes. C’est moins visible et média­tisé que le top-down, mais ça a le mérite d’exister et d’être men­tionné. C’est là où il faut mettre de la lumière et média­ti­ser tout ce qui se fait d’incroyable en local.

    En fait, ce qui est bizarre, c’est qu’à par­tir du moment où je change ma manière d’être (3), de consom­mer (3) ou de consom­mer de l’info (2), je change mon rap­port et mes échanges avec les autres, donc la pro­priété des liens, donc la forme de la société (1).

    Je n’affirme pas ici une vérité, mais juste ce que je per­çois dans tes 3 catégories.

  22. gravatar.com Les deux sens du mot société - 000 ip:8
    21 January 2010 @ 2:51

    Donc faire 3, puis 2 consti­tue déjà une façon de faire 1 sans deman­der à ceux qui croient tenir les manettes”

    On n’a rien dit d’autre.

    Dans une dic­ta­ture, chan­ger 1 est impé­ra­tif, car on n’est pas libre d’agir autrement.

    Dans une démo­cra­tie libé­rale, le consom­ma­teur est roi. Si le consom­ma­teur change, et vira­lise entre consom­ma­teurs son chan­ge­ment, l’étape 1 devient inutile : la consom­ma­tion a changé sans même une seule nou­velle loi.

    Il y a confu­sion sur le mot société.

    On peut prendre “société” en deux sens :

    A — la société poli­tique, for­melle, admi­nis­tra­tive, légale, politique

    B — la société au sens de l’ensemble des citoyens : c’est ici une abs­trac­tion qui désigne un col­lec­tif, sans niveau administratif

    Ce que Thierry désigne par 1, c’est la société au sens A.
    La société poli­tique admi­nis­tra­tive, celle que cer­tains veulent chan­ger en fai­sant de la poli­tique, en pre­nant le pou­voir ou en s’adressant au pou­voir en espé­rant qu’il passe une loi.

    Quand les consom­ma­teurs changent volon­tai­re­ment leur consom­ma­tion, ils agissent sur la société au sens B : les rela­tions entre citoyens changent : par exemple : la valo­ri­sa­tion écono­mique des dif­fé­rentes filières, puisqu’on consomme autrement.

    Mais la loi, la société au sens A, n’a pas changé.

    In fine, la seule chose qui compte c’est le chan­ge­ment de la société au sens B.
    = ce que font réel­le­ment les gens, en dehors même de la loi.

    On peut agir dans le bon sens sans une loi y for­çant;
    et inver­se­ment, cer­taines lois ne font pas agir, car elles ne sont pas appli­quées.
    Or ce qui compte c’est que les choses soient faites, pas qu’elles soient sur le papier juri­dique sans exis­tence réelle.

    La loi, société au sens A, n’est donc pas déci­sive pour trans­for­mer la société réelle, au sens B.

    Et quand il devient trop dif­fi­cile d’obtenir une bonne loi, il faut cher­cher la trans­for­ma­tion de la société réelle : la consommation.

  23. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    21 January 2010 @ 8:04

    C’est le méca­nisme que je décris depuis dans le peuple des connec­teurs… La méthode top-down ne peut mar­cher que si celui au top sou­haite un chan­ge­ment pro­fond ce qui est en soit illo­gique. Et même quand il le sou­haite, il se heurte à la com­plexité ce qui l’empêche sou­vent de faire évoluer les choses dans le sens qu’il désire. Alors il y a de la place pour agir au top mais de moins en moins avec la com­plexité crois­sante. Agir sur l’ensemble de la société direc­te­ment est donc dif­fi­cile, voire impos­sible, il faut agir à l’intérieur… et qui est à l’intérieur l’homme, c’est à lui de chan­ger pour que la société change.

  24. gravatar.com zoupic ip:9
    21 January 2010 @ 15:05

    Merci pour vos explications.

    J’aime bien les socié­tés 1A et 1B. C’est effec­ti­ve­ment plus clair.
    B a déjà changé, A a encore de l’influence sur la par­tie de la société qui n’a pas fait 2 ou 3, qui suit encore TF1 et a confié sa liberté et sa réflexion à d’autres.

    Mais 1B change et 2 et 3 s’accélèrent dans la popu­la­tion. Reste à savoir com­ment se pas­sera le chan­ge­ment et la nou­velle forme 1A, ou si nous n’essayerons pas de cha­po­ter tout ça, pour une fois.

  25. gravatar.com 000 ip:8
    21 January 2010 @ 18:35

    C’est du 3 dont tu parles.”

    Abso­lu­ment. La société au sens B, c’est le 3 de Thierry : les hommes, pas les institutions.

  26. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    21 January 2010 @ 18:42

    On peut agir sur 1 et 1 et 1 et 1… le 3 ou 1+1+1+1… le 1

  27. gravatar.com Henri A ip:10
    21 January 2010 @ 19:28

    1 “je peux déci­der de com­men­cer par me chan­ger moi-même.“
    2 “Si ma tran­si­tion porte ses fruits,“
    3 “si elle me rend plus heu­reux,“
    4 “elle créera peut-être des émules“
    5 “qui à leur tour aurons envie de chan­ger de vie…”

    6 “et la société chan­gera (et les infor­ma­tions dis­po­nibles il va sans dire).“
    Si 1 et 2 et 3 et 4 et 5 alors peut-être 6.
    On peut écrire un livre pour chaque pro­po­si­tion.
    Je pense au temps, court, moyen, long terme, avec la filia­tion par exemple. Des enfants de babs sont-ils deve­nus des babs eux-mêmes ?

  28. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    21 January 2010 @ 20:11

    Pas besoin de x livres pour racon­ter ça… je sais même pas si y’a besoin d’un seul livre ;-) Lucrèce a déjà presque tout dit.

  29. gravatar.com 000 ip:8
    21 January 2010 @ 20:22

    Sans par­ler de la phrase de Mon­tes­quieu, qui conte­nait déjà TOUT.

    Même si Henri n’a pas fini de la comprendre.

  30. gravatar.com [www.endredi(t)] Une expulsée, de la chirurgie, Heidegger, des obèses, des suppositoires, une métamorphose, de l’islam, encore de l’islam, toujours de l’islam, un hétérosexuel et Brigitte Fontaine | Morbleu ! ip:11
    22 January 2010 @ 12:21

    […] Tu peux rêver, j’ai droit d’agir − Car, mal­gré toute mon intel­li­gence bien supé­rieure au com­mun, je ne com­prends pas tout. […]

  31. gravatar.com Jaim ip:12
    22 January 2010 @ 19:24

    Je par­ti­cipe, à ma manière, à la démarche N° 2 de votre pro­po­si­tion, via http://www.chapitre3.net . Mais cette démarche 2 n’est-elle pas un oreiller de paresse? De plus en plus de gens qui se sentent utiles en envoyant des mes­sages et en pro­po­sant un autre ave­nir, ce n’est pas agir, ce n’est pas s’impliquer, ce n’est pas chan­ger le monde… Tout ce que l’écrit online nous per­met un peu d’éviter, non ?
    Amitiés

  32. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    22 January 2010 @ 20:48

    C’est à vous de juger par rap­port à ce que vous faites… et c’est aussi pour­quoi qu’il me semble que 3 doit être pré­li­mi­naire sinon 2 ne peut avoir de substance.

  33. gravatar.com Transformation - Brèves d'un Billet ampli de bon sens | lespacearcenciel.com ip:13
    24 January 2010 @ 2:23

    […] 1 – Trans­for­mer la Société : […] Je signale à tous ceux qui font l’éloge de cette méthode poli­tique, que je qua­li­fie de clas­sique, et qui ne sont pas en quête d’une posi­tion de contrôle qu’ils feraient mieux de balayer devant leur porte. C’est trop facile de dire « Il faut faire » et de cher­cher quelqu’un pour aller le faire à sa place. Si cette méthode vous attire, soyez-en les acteurs. Sinon adop­tez une autre méthode. 2 – Trans­for­mer l’information : […] Nous pou­vons bien sûr favo­ri­ser la pro­pa­ga­tion des infor­ma­tions qui nous paraissent per­ti­nentes, mettre en lumière ce qui est par ailleurs occulté, pro­pa­ger de nou­velles idées, de nou­velles phi­lo­so­phies… Elles influen­ce­ront alors la façon de vivre de tous ceux qui reçoivent ces infor­ma­tions, aussi bien à titre indi­vi­duel, qu’à titre col­lec­tif. […] 3 – Trans­for­mer l’Homme : […] Plu­tôt que de prendre le contrôle de la société pour la réfor­mer direc­te­ment par le haut ou de ten­ter d’imposer une nou­velle vision cultu­relle, je peux déci­der de com­men­cer par me chan­ger moi-même. Si ma tran­si­tion porte ses fruits, si elle me rend plus heu­reux, elle créera peut-être des émules qui à leur tour aurons envie de chan­ger de vie… et la société chan­gera (et les infor­ma­tions dis­po­nibles il va sans dire). Au sujet du Pou­voir : […] Je ne suis pas sûr alors qu’être dans le poste de com­man­de­ment aide à par­ti­ci­per à la tran­si­tion. Au contraire, une fois qu’on s’est battu pour une posi­tion, on n’est guère chaud pour la faire dis­pa­raître. Au cours d’une tran­si­tion, les centres de contrôle anciens sont sou­vent les lieux du conser­va­tisme. Par ailleurs, on peut aussi ima­gi­ner que le nou­veau sys­tème de contrôle bour­geon­nera là où on ne l’attend pas et pren­dra une forme qu’on n’attend pas. Aucune théo­rie a priori ne peut nous aider à savoir où nous devons agir. Pas simple de s’attaquer direc­te­ment au méta­sys­tème. La meilleure façon de tra­quer son émer­gence, de l’accompagner, de la favo­ri­ser… c’est de se déployer par­tout, d’agir par­tout, donc que cha­cun de nous agisse dans la mesure de ses pos­si­bi­li­tés. […] Conclu­sion : […] Et je fais la même cri­tique à tous les poli­tiques qui parlent de chan­ger la vie des autres sans eux-mêmes être capables de chan­ger leur vie. Se chan­ger soi-même n’est pas suf­fi­sant mais est néces­saire. Et c’est cette néces­sité que néglige la plu­part des gens qui parlent de poli­tique. Lire l’article en entier… […]

  34. gravatar.com Soyez le changement que vous voulez voir pour le monde...[nl]La Transformation est en marche.. - tree2share ip:14
    28 January 2010 @ 16:13

    […] Lire l’article en entier… […]

  35. gravatar.com Y.T. ip:15
    31 January 2010 @ 20:59

    par exemple pour Morin, nous n’aurions jamais autant entendu par­ler de lui s’il n’avait pas été en aussi bonne santé à 88 ans.“
    Sauf si on a assisté à son pas­sion­nant semi­naire “theo­rie des sys­temes auto-organisateurs” à l’EHESS à son retour de Cali­for­nie en 73/75, j’ai encore mes notes.…

  36. gravatar.com Galuel ip:16
    19 January 2010 @ 17:36

    Pas mal !!! RT @crouzet: Tu peux rêver, j’ai droit d’agir http://bit.ly/50KqHO

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  37. gravatar.com Galuel ip:16
    19 January 2010 @ 19:06

    C’est très bon… RT @crouzet: Tu peux rêver, j’ai droit d’agir http://bit.ly/50KqHO

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  38. gravatar.com crouzet ip:16
    19 January 2010 @ 19:41

    Edgard Morin est célèbre aujourd’hui parce qu’il n’est pas mort http://bit.ly/50KqHO

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  39. gravatar.com gillesjobin ip:16
    19 January 2010 @ 19:07

    crou­zet

    RT @crouzet Edgard Morin est célèbre aujourd’hui parce qu’il n’est pas mort http://bit.ly/50KqHO

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  40. gravatar.com ynfab ip:16
    19 January 2010 @ 20:10

    RT @crouzet: Edgard Morin est célèbre aujourd’hui parce qu’il n’est pas mort http://bit.ly/50KqHO

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  41. gravatar.com nessyduloch ip:16
    19 January 2010 @ 22:13

    Tu peux rêver, j’ai droit d’agir du bon @crouzet que j’aime bien http://ow.ly/Yjs0 d’accord avec 2 et 3 :) et l’oeil/l’oreille sur 1

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  42. gravatar.com phyrezo ip:16
    20 January 2010 @ 11:23

    Com­men­taire de @crouzet à ‘l’eloge de la méta­mor­phose’ d’Edgar Morin http://bit.ly/63jLVS

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  43. gravatar.com stanjourdan ip:16
    20 January 2010 @ 14:54

    Tu peux rêver, j’ai droit d’agir http://bit.ly/6FPPcL (by @crouzet )

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  44. gravatar.com pjury ip:16
    20 January 2010 @ 16:26

    RT @phyrezo Com­men­taire de @crouzet à ‘l’eloge de la méta­mor­phose’ d’Edgar Morin http://bit.ly/63jLVS

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  45. gravatar.com dominiquedarcy ip:16
    20 January 2010 @ 22:13

    Tu peux rêver, j’ai droit d’agir – http://blog.tcrouzet.com/2010/01/19/rever-agir/

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  46. gravatar.com phbri ip:16
    20 January 2010 @ 22:03

    Sti­mu­lant céré­bral, qu’en dites vous ? “Tu peux rêver, j’ai le droit d’agir” @crouzet http://bit.ly/7dMbXP #Théo­rie #Com­plexité #web2.0

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  47. gravatar.com phbri ip:16
    20 January 2010 @ 23:05

    Sti­mu­lant céré­bral, qu’en dites vous ? “Tu peux rêver, j’ai le droit d’agir” @crouzet http://bit.ly/7dMbXP #theo­rie #com­plexite #web2

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  48. gravatar.com konandrum ip:16
    22 January 2010 @ 23:51

    RT @crouzet Tu peux rêver, j’ai droit d’agir http://bit.ly/50KqHO

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