Repenser le Flux par les liens et le bonheur

Je ne suis pas satis­fait par la pre­mière par­tie de mon Alter­na­tive nomade. Quelque chose dans l’idée de Flux est trop flou, pas assez expli­cite, sur­tout pas assez fécond. Samedi der­nier, j’étais chez Isa­belle Fillio­zat et elle m’a demandé pour­quoi à mon avis il m’arrivait d’éprouver du bon­heur dans le Flux. Je lui ai répondu : « c’est à cause des liens, parce que je me sens lié. »

Elle m’a alors dit que le bon­heur n’était pas com­pli­qué. On l’éprouve quand on se sent lié aux autres et quand on a l’impression d’accomplir quelque chose.

Qu’est ce que je vis dans le Flux. Lié à vous, à ceux que je lis, à tous ceux avec qui j’interagis direc­te­ment ou indi­rec­te­ment. Il y a sou­vent de beaux moments. En même temps, j’ai l’impression d’avancer, de construire quelque chose, peu à peu de poser des briques les unes à côté des autres. Il n’en faut pas plus pour que j’éprouve du bonheur.

J’éprouve aussi de la colère quand je vois des imbé­ciles lâcher contre moi des bombes sans être capables de les argu­men­ter deux secondes – sans avoir l’honnêteté intel­lec­tuelle de don­ner du temps aux autres, d’accepter le lien, de le vivre. Ils ne com­prennent pas ce que je cherche à faire, ce que nous cher­chons à faire. La porte du débat doit tou­jours être ouverte. Si elle n’est pas assez ouverte ici, par exemple les com­men­taires écrits sont trop contrai­gnants, il faut avoir l’humilité d’accepter un trans­port ailleurs, que le lien s’effectue ailleurs, je ne le refuse jamais… le lien doit être bidi­rec­tion­nel, toujours.

Isa­belle m’a tou­te­fois tout de suite pré­venu du dan­ger de se lier en me par­lant de La Vague. Dans ce film ins­piré d’une his­toire vraie, un pro­fes­seur fait jouer la dic­ta­ture nazie à ces élèves et ils se prêtent aux jeux d’une manière d’autant plus effrayante qu’ils ont l’impression de vivre quelque chose d’extraordinaire, jus­te­ment parce qu’ils sont liés.

Comme je le monte en par­tie 4 de L’alternative nomade, les liens conduisent à l’ethnocentrisme s’ils ne s’accompagnent pas d’un haut degré d’indi­vi­dua­tion, qui per­met de s’arracher à tous les groupes. Nous devons nous lier pour éprou­ver le bon­heur mais jamais à un groupe unique. Qui plus est, ces groupes doivent être tem­po­raires, en trans­for­ma­tion conti­nuelle, ils doivent prendre la forme de TAZ.

Nos liens doivent nous faire sor­tir du groupe, ils doivent nous mettre sur la route, d’où la néces­sité vitale du noma­disme. Ce n’est qu’en mul­ti­pliant les liens que nous évitons l’enfermement, ce bon­heur étouf­fant que confère les sectes.

Il me paraît alors impor­tant de repen­ser le Flux en termes de liens, tout cela en essayant de reve­nir à l’idée ini­tiale de Shan­non. Une source (1) encode (2) un mes­sage qu’il trans­forme en signal (3) qui sera décodé (4) par le des­ti­na­taire (5).

J’ai sché­ma­tisé le Flux qu’il faut voir comme un pro­ces­sus. Des pro­pul­seurs, humains ou robo­ti­sés, génèrent des infor­ma­tions, des liens entre les infor­ma­tions exis­tantes ou des liens entre des propulseurs.

Alors que pro­pul­seurs humains ont tou­jours existé, les robots appa­raissent avec le Web. En créant auto­ma­ti­que­ment des liens, ils démul­ti­plient les nou­velles routes dans le Flux. Il devient ainsi plus facile pour cha­cun d’entre nous d’établir de nou­velles connexions entre cha­cun d’entre nous.

Nous remon­tons d’information en infor­ma­tion jusqu’aux pro­pul­seurs qui peuvent de même remon­ter jusqu’à nous. Ainsi des com­mu­nau­tés se créent. Par le passé, seuls les membres de la com­mu­nauté des lettres par exemple, pou­vaient ainsi remon­ter dans le Flux et rebou­cler les boucles. Aujourd’hui cette opé­ra­tion est de plus en plus facilitée.

Cette idée de pou­voir refer­mer les boucles est fon­da­men­tale. Il ne peut y avoir cir­cu­la­tion, donc flux qu’à par­tir de ce moment. Par le passé, ce flux était limité à des com­mu­nau­tés étroites même si elles s’étendaient déjà dans l’espace et dans le temps.

Nous avions déjà un immense sys­tème com­plexe mais qui n’était animé que par endroits, que par inter­mit­tence. Aujourd’hui, il se pro­duit une vita­li­sa­tion du sys­tème à tra­vers les liens que nous créons.

Le Flux est une immense archi­tec­ture de liens, en grande par­tie dyna­miques, qui lient des infor­ma­tions entre elles, des infor­ma­tions et des pro­pul­seurs, des pro­pul­seurs entre eux. Entre les pro­pul­seurs cir­culent des infor­ma­tions qui sou­vent peuvent décrire des boucles, sortes de res­pi­ra­tion ou de feed­backs qui s’auto-renforcent. Les pro­pul­seurs peuvent eux-mêmes suivre les liens.

C’est ainsi que se forme un écosys­tème dans lequel nous injec­tons notre créa­ti­vité, créa­ti­vité à pro­duire les infor­ma­tions et à géné­rer des liens.

Au final, c’est le lien qui est révo­lu­tion­naire et le Web ce n’est que ça (pas de 1.0, de 2.0, 3.0… juste le lien… tous le reste n’est que dis­cours détourné sur le lien). Avec le lien nous dis­po­sons d’une arme extra­or­di­naire, cette arme jadis uti­li­sée par les intel­lec­tuels et les poli­ti­ciens, aujourd’hui à la por­tée de tous. Quand des gens se connectent sur Face­book, même si Face­book est une pri­son cen­tra­li­sa­trice, ils créent des liens entre eux qui dépassent Face­book et qui géné­ra­lisent la struc­ture du Flux hors du Web.

La seule ques­tion poli­tique aujourd’hui est de savoir si cette nou­velle cathé­drale de liens chan­gera ou non la nature de nos socié­tés. J’en ai la convic­tion. Mais nous devons apprendre à maî­tri­ser le lien. Nous devons apprendre à le tra­cer pour gagner le bon­heur en évitant de nous enfer­mer dans des com­mu­nau­tés repliées sur elles-mêmes.

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28 commentaires à “Repenser le Flux par les liens et le bonheur”

  1. gravatar.com narvic ip:1
    9 February 2010 @ 11:56

    Tiens, un lien sur le web m’a conduit jusqu’à Fight Club, hier…Comme un autre m’avait mené à l’insurrection qui vient aupa­ra­vant… Il y a dans ce réseau touffu de liens, cer­tains che­mins qui mènent à des impasses, mais il est bien dif­fi­cile de savoir les­quels avant de les avoir emprun­tés. Une solu­tion, peut-être, comme disait l’autre : si tu ren­contres une fourche sur ton che­min, prends-la ! ;-)

  2. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    9 February 2010 @ 12:08

    C’est celui qui ne suit pas les liens qui sombre dans l’homophilie…

  3. gravatar.com espérance ip:3
    9 February 2010 @ 16:12

    Bon­jour Thierry,

    Les noeuds égré­gores sont des liens, for­més autour d’une dyna­mique de groupe avec comme pers­pec­tive le même but pour tous. C’est le ter­reau des sectes que d’avoir une emprise et un contrôle des indi­vi­dus. Dans ce cas de figure, l’esprit d’électron libre n’est plus de mise dès qu’il ne sert pas le groupe. D’ailleurs, les groupes qui fonc­tionnent de la sorte n’apprécient pas l’indépendance d’esprit, néces­saire pour vivre libre de toutes entraves d’une domi­na­tion exté­rieure. Apprendre le libre arbitre demande une vie de pra­tique, car il est néces­saire d’éviter les écueils de la mani­pu­la­tion de l’esprit.

    A+

  4. gravatar.com J ip:4
    9 February 2010 @ 17:05

    Ouaip ouaip ouaip, lions, il en res­tera tou­jours quel­que­chose.
    Mais atten­tion tout de même, car il y a le lien qui relie et le lien qui retient.

    Il me paraît alors impor­tant de repen­ser le Flux en termes de liens, tout cela en essayant de reve­nir à l’idée ini­tiale de Shan­non. Une source (1) encode (2) un mes­sage qu’il trans­forme en signal (3) qui sera décodé (4) par le des­ti­na­taire (5).”

    Je n’aime pas trop ça.
    J’ai entendu dire à la télé qu’il exis­tait d’autres manières de trai­ter la com­mu­ni­ca­tion, où le mes­sage est une en gros une cocons­truc­tion.
    J’aime mieux ça.

  5. gravatar.com superouioui ip:5
    9 February 2010 @ 19:59

    Je suis en train de lire votre livre que je trouve pas­sion­nant.
    Mais ce qui me manque c’est un mode d’emploi du flu. Com­ment uili­ser les web­ser­vice comme twit­ter, face­book et deli­cius. J’ai tel­le­ment de lien que je suis perdu. Je ne sais pas com­ment m’organiser. J’essaye avec pearl­trees de refle­chir à l’architecture du flu mais je patoge.

  6. gravatar.com lespacearcenciel ip:6
    10 February 2010 @ 1:03

    Lorsque l’évidence est au RDV, nous ne pou­vons qu’acquiescer le cœur empli de Joie. Voilà Thierry ce que m’inspire ton article. C’est EXCELLENT :-) ))
    Ami­tiés A+,
    Hugues ;-)

  7. gravatar.com Iza ip:7
    10 February 2010 @ 12:31

    Apprendre le libre arbitre demande une vie de pra­tique“
    “Le lien”

    Hé hé, en fait le gou­rou c’est moi, et Thierry est mon adepte ;-) )

    C’est pas de la co-construction ça ?

    Trêve de plai­san­te­rie et sans tara­tata, je vous fait gen­ti­ment remar­quer que l’évolution de cette dis­cus­sion nous conduit tout droit … dans mon jardin.

    Je parle de ce magni­fique jar­din de l’éducation popu­laire, par­fois en friche mais par­fois fécond, où je sème comme je peux mes graines. j’adore la méta­phore de la graine d’ailleurs, que j’utilise beau­coup en for­ma­tion. En effet, dès fois la graine ne germe pas, elle est morte. Mais dès fois elle peut ger­mer des années plus tard, res­ter en som­meil avec toute la vie à l’intérieur.

    J’aime aussi la méta­phore pour l’histoire du milieu. Et ça me frappe que Thierry uti­lise “fécond” dans son article. Je me fai­sait récem­ment la réflexion que j’utilise énor­mé­ment cet adjec­tif. En terme de mana­ge­ment par exemple. Il me semble que le job d’un bon … euh … lea­der, ani­ma­teur, faci­li­ta­teur d’un groupe, est de créer les condi­tions pour que ce milieu soit fécond. Ceci s’opposant au mana­ger pyra­mi­dal tra­di­tion­nel. Une plante, tu ne lui dit pas : “pousse, je le veux, sinon tu dégages”. tu peux mettre un tuteur, des­si­ner le jar­din, mais la vie res­tera la patronne et tout pourra capo­ter mal­gré toute la coer­ci­tion ou la volonté que le jar­di­nier pourra y mettre. Si en revanche il est atten­tif au milieu, qua­lité de la terre, hygro­mé­trie, vent, etc… il peut obte­nir mieux. Mais là encore sans … com­ment dire, cor­res­pon­dance méca­nique de cause à effet. je sème, je pré­vois … et si j’ai créé un milieu suf­fi­sam­ment fécond, le miracle se pro­duira, peut être.

    Les hommes ne sont pas des machines, ils sont vivants, et sen­sibles à tout un tas de facteurs.

    Dans le monde de l’éducation popu­laire, l’idée de lien est cen­trale. Entre­te­nir, déve­lop­per, favo­ri­ser le lien social est fon­da­men­tal, pour favo­ri­ser la mixité sociale, la soli­da­rité, la res­pon­sa­bi­lité etc … le flux (favo­ri­ser cette prise de conscience est l’objet de mont tra­vail depuis plu­sieurs années) per­met théo­ri­que­ment de décu­pler, d’exploser ces liens.

    Pourvu qu’ils conservent dans le flux les ver­tus du lien social que nous connais­sons IRL.

    Bon, là, c’est plus dif­fi­cile. Mais ça peut. A mon avis, ce qui per­met aux liens noués dans le flux de gar­der leur valeur, c’est le sens qu’on y met, le sens qu’ils prennent pour nous.

    Je me contre­fous d’être méca­ni­que­ment liée à des tas de gens … ça ne me pro­cure aucun plai­sir. En revanche, émerge par­fois de ce magma un mot qui fait sens pour moi, et le bon­heur que décrit Thierry est là.

    Pour qu’il fasse sens pour moi, il faut qu’il fasse réfé­rence à autre chose, à mon back­ground, à un autre lien, une autre his­toire. Je vais connec­ter ces deux choses et le plai­sir naî­tra de là. De lien “méca­nique”, il devien­dra lien social.

    Et pour que ceci fonc­tionne bien, je dois avoir des capa­ci­tés d’analyse en bon état de marche, et un libre arbitre régu­liè­re­ment exercé.

    Tout le champ de l’éducation populaire.

    Tout ça pour dire que pour que les réponses et les pistes pou­vant favo­ri­ser le flux fécond que nous appe­lons de nos voeux existent. Nous avons des outils, des méthodes, des modes d’intervention qu’il faut adap­ter, tra­vailler, mais qui marchent.

    Il faut aussi prendre conscience que c’est un très gros bou­lot, un tra­vail de fourmi, de coli­bri (;-)) … qui passe par une appro­pria­tion au mini­mum des outils (voir mes­sage de super­ouioui) mais aussi de tout le reste dont je viens de parler.

  8. gravatar.com Thierry Crouzet ip:2
    10 February 2010 @ 12:45

    Faut qu’on se fasse un sémi­naire :-)

  9. gravatar.com Pierre Fraser ip:8
    10 February 2010 @ 19:28

    Ce dont Thierry Crou­zet nous fait ici la démons­tra­tion, c’est une éton­nante leçon d’humilité rela­ti­ve­ment à ses propres inter­ro­ga­tions. Il n’est pas cou­rant qu’un auteur fasse un aveu public de cette nature, et ne serait-ce que pour cette simple démarche, Thierry Crou­zet doit rete­nir notre attention.

    Il doit la rete­nir dans le sens où tous les blo­gueurs qui se donnent la peine de pro­duire des textes argu­men­tés méritent une cer­taine consi­dé­ra­tion. On peut volon­tiers cri­ti­quer les idées de quelqu’un, et c’est de bonne guerre. Par contre, il est tout à fait inap­pro­prié d’insulter. L’insulte est le refuge des imbé­ciles dont parle Thierry, et en ce sens, j’endosse son propos.

  10. gravatar.com J ip:4
    10 February 2010 @ 19:43

    Je suis tout à fait d’accord avec ce que vient de dire Pierre.
    Un bémol tou­te­fois, Thierry Crou­zet ne fait pas par­ti­cu­liè­re­ment preuve d’humilité et a fait fuir plus d’un par son inca­pa­cité à trans­for­mer les cri­tiques en quel­que­chose d’acceptable pour lui.
    Ce qui n’enlève rien au fait que sa recherche per­son­nelle rend ce blog inté­res­sant et authen­tique, et que dans le fond c’est un brave gars qui se four­voie par­fois et se révèle même un peu inté­griste limite incon­sé­quent à l’occasion, mais un brave gars. :)

  11. gravatar.com J ip:4
    10 February 2010 @ 19:45

    @iza
    J’ai un ami qui cherche une mai­tresse.
    Il est d’origine popu­laire et sou­haite être éduqué.
    Inté­res­sée? ;)

  12. gravatar.com 000 ip:9
    10 February 2010 @ 20:58

    Un bémol toutefois”

    J et ses bémols qui le cram­ponnent à ce qu’il ne veut pas changer.

  13. gravatar.com Henri A ip:10
    10 February 2010 @ 22:15

    J
    T’as la grosse tête et la petite bite, enfin bref tout ce qui carac­té­rise un gosse de 10 ans ou un abruti de soixante dix.
    C’est quoi ces com­men­taires à la con à l’humour téhèfunesque ?

  14. gravatar.com J ip:4
    11 February 2010 @ 9:05

    oh le hen­riA! :)
    si du haut de mes jeunes 50 ans je ne peux pas m’amuser par­fois comme un gamin ici, ici où volètent les coli­bris et rampent les ampou­lés, ce n’est plus drôle.
    laisse moi donc m’amuser à être l’idiot , puisque les conver­sa­tions sérieuses sur l’organisation poli­tique et sociale je dois les avoir ailleurs, par la force des choses.

  15. gravatar.com Iza ip:7
    11 February 2010 @ 9:10

    Henri mon héros ! je pen­sais à toi ce matin en me deman­dant com­ment t’allais et paf, te voilà !

    J, t’as mérité. Je t’avais rédigé un truc bien cin­glant hier rap­port à ton der­nier com­men­taire, et mon iphone l’a avalé.

    Je t’avais égale­ment rédigé un autre truc à pro­pos de Thierry. Ce que dit Pierre Fra­ser est on ne peut plus juste, je l’ai sou­vent sou­li­gné. Tu passes à côté, dom­mage. Ceux qui se sont barré aussi.

    Que Thierry soit sus­cep­tible et bagar­reur, c’est un fait. Pour le reste, il tient tou­jours compte des remarques, même et sur­tout quand elles ne l’arrangent pas, ce qui est en effet raris­sime. Ton pro­blème, c’est que tu n’arrives pas à te faire com­prendre, parce que tu restes dans le sar­casme et que tu refuses d’argumenter. Du coup, en effet, tes remarques res­tent en l’air. Thierry n’est pas tou­jours d’accord avec ce qu’on lui oppose, mais ça fait son chemin.

    Je t’ai pro­posé récem­ment de faire cet effort de for­mu­ler en détail ce qui te tra­casse, ce que tu trouves dan­ge­reux et le reste, tu as refusé.

  16. gravatar.com Iza ip:7
    11 February 2010 @ 9:13

    Faux, tu n’essayes pas d’avoir une conver­sa­tion sérieuse. Ce n’est pas comme ça que l’on débat. Aligne des argu­ments détaillés et on verra.

  17. gravatar.com J ip:4
    11 February 2010 @ 10:00

    C’est le propre des gou­rous d’avoir des gou­roui­sés qui croient que ceux qui émettent des cri­tiques sont for­cé­ment pas­sés à côté de quel­que­chose ou n’ont pas eu la chance de la révé­la­tion :)

    J’ai suf­fi­sam­ment esquissé des pos­sibles points faibles et dan­gers, que ce soit sur autoor­ga­ni­sa­tion, indi­vidu et col­lec­tif, règles de rai­son­ne­ment, pour avoir pu juger de l’intérêt qu’il y aurait à ali­men­ter le blog par de très longs “échanges” ou des conver­sa­tions sérieuses.

    Quand la coupe est ou se croit déja pleine, on ne peut plus rien y verser.

    Pour le post sur l’éducation, mes excuses sin­cères, j’y suis allé un peu fort dans le jeu de rôle.

  18. gravatar.com Iza ip:7
    11 February 2010 @ 12:33

    esquis­ser” ne sert à rien. Expli­ci­ter, c’est ten­ter le coup.

    Comme tu ne fais qu’esquisser, tu ne peux pas défendre ton bout de gras, et du coup, tu te fais bâcher .. et tout le monde glisse dans la confron­ta­tion stérile.

    Or, tu es tou­jours là, donc ça t’intéresse. Et j’ose espé­rer que ce qui t’intéresse n’est pas ce jeu de celui qui pisse le plus loin qu’on finit tou­jours par relire.

    Le temps ou la lon­gueur n’est pas une excuse. Tu es là sou­vent, donc tu pour­rais inves­tir ce temps. Moi, je consi­dère que je dis­cute depuis 3 ans et demi. Je serais curieuse de savoir com­bien de pages nous avons écrit et lu.

    Mais pas en vain.

    Et pour la gou­rou­ti­sa­tion, je te fais grâce du gros mot auquel je pense ;-)

  19. gravatar.com 000 ip:9
    11 February 2010 @ 12:59

    Le pro­blème de J c’est qu’il est com­plè­te­ment hors sujet / hors perspective.

    On n’est pas chez ver­sac ici.

    Thierry ne cherche pas une orga­ni­sa­tion ration­nelle propre à fonc­tion­ner dans les six mois ou les six ans, pou­vant amé­lio­rer ceci ou cela.

    Va cher­cher ailleurs les plans bien ordon­nés d’un HEC gri­sâtre de la politique.

    Ici on est plu­tôt dans la pers­pec­tive futu­riste, avec une logique plus huma­niste que poli­tique : vers quelle logique com­por­te­men­tale l’humanité pour­rait évoluer ?

    Toi tu récuses l’idée même d’évolution de l’humanité, tu n’attends qu’une évolu­tion des struc­tures de pou­voir, avec la même huma­nité, avec la même logique com­por­te­men­tale, avec le même consu­mé­risme de cha­cun.
    ça ne peut pas mar­cher, forcément.

    Tu te moques de Besan­ce­not, mais tu es comme lui: c’est toi qui attends tout des struc­tures, et refuses le vrai chan­ge­ment: celui de l’homme.

    Tu fais de la vieille poli­tique : com­ment gérer au mieux l’homme tel qu’il est.

    Thierry est dans une pers­pec­tive cultu­relle : com­ment l’homme pour­rait changer.

    Dès Le Peuple des Connec­teurs, il pro­pose une autre façon fon­da­men­tale d’être au monde. C’est un chan­ge­ment per­son­nel, pas politique.

    Le livre se ter­mine d’ailleurs dans le face à face de l’homme avec les limites mêmes de la mort.

    En te gaus­sant de la pers­pec­tive trans-humaniste de Thierry, tu passes à côté de tout et ne peux rien com­prendre, tu restes englué dans la ges­tion de l’homme du XXe siècle.

  20. gravatar.com J ip:4
    11 February 2010 @ 13:36

    Sans com­men­taire, c’est too much tous ces délires ésoté­riques et prétentieux…

    Me casse comme les autres com­men­ta­teurs tiens.

  21. gravatar.com 000 ip:9
    11 February 2010 @ 13:54

    Au sujet des com­men­ta­teurs qui vont et viennent, c’est de toute façon une loi de l’éclatement de la longue traîne.

    Je ne crois pas qu’un seul blog ait réussi une véri­table dyna­mique d’agrégation constante de nou­veaux commentateurs.

    ver­sac, embruns, n’ont jamais dépassé un petit noyau de commentateurs.

    (Avec un effon­dre­ment chez ver­sac depuis qu’il a changé d’adresse, bien peu ont suivi. Ses billets ne sus­citent pas plus de dix com­men­taires, ce qui est tra­gi­que­ment bas pour un mec qui a autant été mis en avant par les médias. On voit la réa­lité de son “influence”, sor­tie des buzz arti­fi­ciels de Twit­ter and co. Pas plus de dix mecs vont dis­cu­ter avec lui sur son blog. La réa­lité de ver­sac, c’est dix mecs dans un garage de la blo­go­sphère. Le reste est de la gon­flette médiatique).

  22. gravatar.com 000 ip:9
    11 February 2010 @ 14:34

    http://www.lemondedublog.com/2010/02/internet-depirme-les-femmes-daily-mail.php

  23. gravatar.com Iza ip:7
    11 February 2010 @ 15:16

    bah, dès fois, j’ai l’impression qu’on est 4 dans un garage ici aussi.

    ça n’enlève rien à ce qui s’y passe. Dès fois je sort décou­ra­gée de ma visite quo­ti­dienne, dès fois les dis­cus­sions me laissent de côté. Mais beau­coup plus sou­vent, je vibre, je me dit : il se passe quelque chose. Je tra­vaille, je réflé­chis et j’évolue. Mon tra­vail évolue parce que je réflé­chis et ainsi de suite.

    Pour l’instant, le nombre, l’influence ne me manquent pas vrai­ment. Je me dis que c’est à peu près la bonne mesure pour le tra­vail que l’on fait.

  24. gravatar.com 000 ip:9
    11 February 2010 @ 15:50

    on est 4 dans un garage ici aussi.”

    C’est ce que je dis plus haut :

    une loi de l’éclatement de la longue traîne.

    Les com­mu­nau­tés de com­men­ta­teurs sont écla­tées dans la blogosphère.

    Au plus fort de son expo­si­tion média­tique, même après son pas­sage TV dans “A vous de juger” face à des mil­lions de spec­ta­teurs, Quit­te­rie Del­mas n’a pas non plus dépassé 30 ou 40 com­men­ta­teurs.
    Elle n’a jamais vu 10 000 com­men­ta­teurs arriver.

    Donc le juge­ment de J sur le nombre de com­men­ta­teurs ne veut rien dire, n’est pas spé­ci­fique à la tour­nure d’esprit de Thierry. Les blogs c’est ça, des micro-sphères. Plus il y a de sphères, moins cha­cune est vaste.

  25. gravatar.com A Propos des liens - Thierry Crouzet | lespacearcenciel.com ip:11
    24 February 2010 @ 3:05

    […] A Pro­pos des liens – Quelques idées “fort inté­res­santes” de Thierry Crouzet […]

  26. gravatar.com stanjourdan ip:12
    9 February 2010 @ 9:21

    RT @crouzet: Tout reprendre depuis le début : Repen­ser le Flux par les liens et le bon­heur http://bit.ly/abIHJy

    This com­ment was ori­gi­nally pos­ted on Twit­ter

  27. gravatar.com FraserPierre ip:12
    9 February 2010 @ 21:18

    Repen­ser le Flux par les liens et le bon­heur http://ow.ly/15AfH Un billet de Thierry @Crouzet

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  28. gravatar.com nathatweet ip:12
    27 February 2010 @ 17:23

    Flux liens et bon­heur par t.crouzet “la peuple des connec­teurs” http://short.to/191cf

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