Vivre pour écrire ou écrire pour vivre

Je suis fati­gué d’entendre dire qu’il faut offrir ses textes sous pré­texte qu’ils sont publiés sur un blog et qu’il faut gagner sa vie autre­ment. Vous vou­lez donc que je res­sorte la barque de mon père et que j’aille pêcher des anguilles devant chez moi ? Ou que je rede­vienne jour­na­liste ? Ou que je rede­vienne sala­rié et m’agenouille devant un potentat ?

Alors on me conseille d’écrire des livres, de les vendre en librai­rie, de vivre ainsi (ce que j’ai long­temps fait). Cette pro­po­si­tion sous-entend que le blog est un genre infé­rieur. Je pense le contraire. Je pense qu’il est aujourd’hui le seul genre lit­té­raire nova­teur et que le livre vivote sur une ancienne écono­mie qui n’a plus aucun rap­port avec la création.

Cer­tains bloguent pour par­ta­ger des idées (ils sont mino­ri­taires – relayer les conne­ries de la presse n’est pas par­ta­ger des idées). La plu­part bloguent pour se pro­mou­voir. Dans cette caté­go­rie, les rares auteurs blo­gueurs tentent de vendre leurs livres et de se rap­pe­ler à la mémoire de leurs lec­teurs. Comme le sug­gère Fran­çois Bon, nous pou­vons ren­ver­ser le para­digme. Si je publie à l’avenir des livres, ce sera pour légi­ti­mer le blog.

Certes mon blog est mon ate­lier, mais il se trouve que je pré­fère les œuvres d’atelier à celles qui arrivent jusqu’au musée. De Flau­bert, je pré­fère la cor­res­pon­dance. De nom­breux peintres, je pré­fère les esquisses. Tout cela tient sans doute à mon rejet de l’idéalisme pla­to­ni­cien. Dans l’œuvre inache­vée et en per­pé­tuel deve­nir, il y a pour moi plus de vie que dans l’œuvre défi­ni­tive. Le blog est une forme dyna­mique qui n’a aucune rai­son de res­ter accessoire.

Ce qui me paraît extra­or­di­naire c’est que des lec­teurs viennent me dire qu’ils ne sont pas prêts à payer ce qu’ils viennent de lire. Alors, ne lisez plus. À ce jour, je ne vous ai jamais demandé de l’argent, je ne le fais tou­jours pas, j’ai encore la chance de sub­ve­nir à mes besoins. Je mène cette réflexion pour tous les auteurs qui ont moins de chance que moi. Je pense à Pierre Fra­ser par exemple qui cherche en ce moment un tra­vail et cesse de consa­crer tout son temps à ses recherches. Je pour­rais citer des auteurs plus connus, plus lus, qui sont dans la même situation.

Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans la logique du gagnant gagnant. Le lec­teur gagne, l’auteur ne gagne pas. Qu’on ne me sorte pas cette his­toire de noto­riété. Ça marche pour celui qui a quelque chose à vendre à côté, pas pour celui qui se consi­dère comme un auteur et qui consi­dère le blog comme une forme noble.

Bien sûr nous gagnons tout de même sinon nous aurions arrêté depuis long­temps de blo­guer. Nous nous nour­ris­sons des inter­ac­tions qui nous poussent en avant. C’est pré­cieux. Mais, à force d’aller de l’avant, l’auteur risque de se retrou­ver dans le vide avec plus rien le soir dans son assiette.

Pour­quoi ne serait-il pas pos­sible de mener au XXIe siècle une vie d’auteur ? Je ne dis pas que tous les textes doivent être payants, ce serait une mau­vaise idée, je pense juste que nous devons inven­ter une écono­mie qui sou­tienne la créa­tion (pour­quoi pas sur le modèle des AMAP comme le sug­gère julien). Il est vrai que les auteurs ont rare­ment gagné leur vie, ce n’est pas une rai­son pour se satis­faire de cette situation.

Quand on me dit de publier des livres et de les vendre à la Fnac, est-ce sérieux ? Regar­dez ce qui se vend ! Si l’on veut gagner avec une créa­tion, il faut pro­duire ce que les gens attendent non ce qui les dérange. Il faut écrire pour les tren­te­naires dans la crise de la tren­taine, pour les qua­dra­gé­naires dans la crise de la qua­ran­taine… ou il faut faire sem­blant d’être phi­lo­sophe. Cela exige un talent mar­ke­ting qui a peu de rap­port avec la créa­tion et qu’un créa­teur pos­sède rarement.

Après avoir ana­lysé les dépla­ce­ments des gens grâce à leur mobile, Albert-László Barabási vient de publier une étude qui montre que nous nous dépla­çons presque tous de la même façon. Il y a bien deux groupes, les séden­taires et les nomades, mais tous se com­portent de la même façon. Rares sont ceux qui échappent au mimé­tisme. Nous sommes en géné­ral pré­vi­sibles. Il ne s’agit pas là du mimé­tisme psy­cho­lo­gi­sant de Girard. Sim­ple­ment, nous nous res­sem­blons et agis­sons presque tous de la même manière, mal­gré notre cor­tex supé­rieur et notre conscience réflexive.

Quand je donne des exemples d’auto-organisation chez les ani­maux, on me ren­voie notre huma­nité. Ben voilà, notre huma­nité est aussi en grande par­tie ani­male. Vous sentez-vous d’ailleurs si supé­rieurs aux ani­maux ? Moi, sou­vent, pas.

Si donc un auteur veut gagner sa vie en tant qu’auteur, il doit viser une des cibles natu­relles qui se des­sinent dans la société. La plu­part des auteurs ne se posent pas de ques­tion. Cer­tains visent juste par chance ou grâce à leur flair, d’autres visent à côté. Et j’aime ces bigleux, ceux qui dérangent, ceux qui nous poussent nous-mêmes à ne pas nous com­por­ter comme les autres.

Ces auteurs n’ont sou­vent pas de suc­cès. Nous avons cru que les choses chan­ge­raient avec le Web. Elles ont changé. Ces auteurs sont lus alors qu’ils ne l’étaient pas et qu’ils ne se fai­saient pas entendre. Mais ils ne gagnent pas mieux leur vie qu’avant.

Les libres pen­seurs doivent-ils comme moi avoir la chance d’arriver à sur­vivre des reve­nus annexes ? En sommes-nous tou­jours au XIXe avec Flau­bert le ren­tier, au début du XXe avec Proust le ren­tier ? J’ai le regret de répondre par l’affirmative. Le Web n’a rien changé, il a même fait empi­rer la situa­tion (et ne me sor­tez pas un cas particulier).

Les gens qui lisent quelqu’un ne voient même plus pour­quoi ils le rému­nè­re­raient. Ils lui demandent de fabri­quer de la merde payante et de la mettre en boîte dans les rayons de la Fnac. Mais si ces auteurs que vous lisez des­cendent dans les égouts, ils ces­se­ront d’écrire ce que vous lisez.

Je ne me pose­rais pas cette ques­tion pour nous tous si nous n’étions pas lus. Mais nous sommes lus, nous don­nons donc quelque chose à moudre à ceux qui nous lisent, pour­quoi ne nous récompenseraient-ils pas d’une manière qui nous aide à pour­suivre notre travail ?

Encore une fois, votre exis­tence, vos inter­fé­rences construc­tives ou des­truc­tives, me suf­fisent aujourd’hui parce que je ne suis pas dans le besoin. Pen­sez à tous les autres blo­gueurs. Demain, voulez-vous n’avoir à lire que des ren­tiers ou que des spé­cia­listes du marketing ?

Si je vis pour écrire, il me paraît nor­mal que d’autres puissent aussi écrire pour vivre, et écrire un blog en par­ti­cu­lier, car le blog est une terra inco­gnita.

Je reste convaincu que nous devons com­battre la rareté cultu­relle pour entrer dans l’économie de l’abondance. Je ne crois pas aux sites payants, sur­tout pour les sites d’actualité qui publient les mêmes actua­li­tés que les autres. Je pense en revanche que nous ne nous éloi­gne­rons du consu­mé­risme des­truc­teur que si nous adop­tons un consu­mé­risme cultu­rel, un consu­mé­risme ali­menté par les œuvres des créateurs.

Le créa­teur est notre richesse, nous ne pou­vons pas en faire un paria qui crève la faim. Il est inac­cep­table qu’un ban­quier gagne plus qu’un écri­vain. Qu’un mar­ke­teux andouille réus­sisse à tirer pro­fit de son blog alors qu’un pen­seur n’y arrive pas. Vous trou­vez cette situa­tion nor­male ? Les des­truc­teurs de notre monde gagnent et pas ceux qui pensent son ave­nir et cherchent à y écrire ce qui se lira demain.

Je le redis. Nous en sommes dans la même situa­tion qu’au XIXe siècle. J’ai encore l’espoir que le Web nous aide à sor­tir de cette impasse cultu­relle. Pour le moment, nous pre­nons un mau­vais chemin.

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101 commentaires à “Vivre pour écrire ou écrire pour vivre”

  1. gravatar.com Gnouros ip:1
    5 March 2010 @ 18:38

    Le finan­ce­ment de la créa­tion intel­lec­tuelle est un réel pro­blème, a for­tiori avec le Web. C’est pour­quoi elle réac­tive de vieux réflexes, consis­tant à cal­quer sur une écono­mie de l’abondance (pro­duits cultu­rels — idées, textes, etc. — dont la valeur d’usage est aisé­ment dupli­cable et faci­li­tée par le web) un modèle de l’économie de la rareté (où la valeur d’usage n’est pas dupli­cable, ce qui per­met de faire payer le sup­port de l’idée, le sup­port du texte, etc.).

    Faire payer la lec­ture d’un article ? Mais qui empê­chera celui qui l’a lu de le par­ta­ger ensuite gra­tui­te­ment à d’autres, et d’interdire ainsi que l’auteur soit rétri­bué davan­tage ? La loi ? La contrainte ? Hadopi ?

    Payer les auteurs qui écrivent ? Mais par qui ? L’Etat ? Créer un fonc­tion­na­riat ? Une fon­da­tion ? Quels auteurs payer ? Tous ? Les méri­tants ? Com­ment déter­mi­ner ce mérite ?

    Avoir une acti­vité annexe ? Cela divise le temps dis­po­nible pour la recherche. Et comme vous le dites très jus­te­ment, il est contre-productif d’écrire des textes de basse qua­lité juste pour se nour­rir (quoique cer­tains textes écrits par Rus­sell à cette fin soient parmi ses meilleurs).

    Comme vous, j’en conclus que les ren­tiers sont parmi les mieux lotis. J’attends avec impa­tience de gagner au loto.

  2. gravatar.com Eric ip:2
    5 March 2010 @ 18:43

    Quand on a des choses vrai­ment, vrai­ment inté­res­santes à dire, on peut en vivre. Mais il faut qu’elles le soient vrai­ment. Il faut qu’elles changent la vie des autres (et à com­men­cer par la nôtre). Et si ces idées changent notre vie, pour­quoi se sou­cier de gagner de plus d’argent?

  3. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    5 March 2010 @ 19:01

    @Eric Flau­bert et Proust ils n’avaient rien à nous dire. Il n’y a aucun lien entre la per­ti­nence de ce qui est dit et le suc­cès, au contraire. Les gens pré­fèrent ce qu’ils connaissent à ce qui les dérange. Et tu as vrai­ment quelque chose à dire quand peu de gens l’ont dit avant toi, donc quand il n’y a aucun consen­sus, aucun suc­cès immédiat.

  4. gravatar.com l'Ours ip:4
    5 March 2010 @ 19:34

    Ajoute un bou­ton Pay­pal à ton blog, je suis sûr qu’une par­tie de tes lec­teurs fera un don. Les men­ta­li­tés évoluent plus vite que cer­tains esprits recon­nus mais ancrés à l’ancien temps.

  5. gravatar.com Eric ip:2
    5 March 2010 @ 20:15

    Flau­bert et Proust ils n’avaient rien à nous dire.”

    Tu nous as habi­tués à mieux! Dans ce cas, mets-toi au ping-pong.

    Par ailleurs tu dis “Qu’un mar­ke­teux andouille réus­sisse à tirer pro­fit de son blog alors qu’un pen­seur n’y arrive pas. Vous trou­vez cette situa­tion normale ?”

    Oui, je trouve cette situa­tion nor­male: le mar­ke­teux sait faire de l’argent. Le pen­seur sait penser.

    Mais ce qui nous fait vivre ce n’est pas l’argent, c’est la pensée.

  6. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    5 March 2010 @ 20:25

    Tu manges quoi?

    Tu as rai­son : nous vivons aussi pour la pen­sée mais il y a pas de pen­sée si le pen­seur ne mange pas. Je ne dis pas qu’il doive être riche, juste alimenté.

  7. gravatar.com Eric ip:2
    5 March 2010 @ 20:34

    Bien sûr, il n’y a pas de pen­seur pur. Mais on ne peut pas se dire pen­seur et vou­loir faire du busi­ness. Ou alors on le dit: je veux faire du busi­ness. Les deux ne sont peut-être pas incom­pa­tibles.
    Il y a des blo­gueurs qui font ça très bien. Steve Pav­lina, par exemple: il a un blog de déve­lop­pe­ment per­son­nel et parait-il il gagne beau­coup d’argent avec!

  8. gravatar.com Eric ip:2
    5 March 2010 @ 20:44

    Et n’oublions pas que dans l’histoire du droit d’auteur, très peu d’écrivain ont vécu de leur plume.
    Bal­zac, le pre­mier, est-ce qu’il en a vécu? Après, il y a des excep­tions comme Sime­non. Si on fait le total de tous les écri­vains qui vivent vrai­ment de leur plume, ça ne doit pas faire beaucoup…

    La plu­part des écri­vains ont deux métiers (http://www.scienceshumaines.com/la-condition-litteraire-la-double-vie-des-ecrivains_fr_15003.html)

    BHL, par exemple, a vendu moins de 30 000 ex de ses der­niers livres, mal­gré tout le bat­tage. BHL est avant tout un indus­triel. Il siège au conseil d’administration de plu­sieurs socié­tés (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard-Henri_L%C3%A9vy#cite_ref-0). Ce n’est que pour ses loi­sirs qu’il publie des livres.

  9. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    5 March 2010 @ 20:51

    Tout ça te paraît nor­mal et il te paraît nor­mal que la situa­tion s’aggrave à cause du Web ? Parce que main­te­nant on ne rému­nère même plus les gens qu’on lit. Avant les auteurs gagnaient peu, main­te­nant sur le Web ils ne gagnent plus du tout.

  10. gravatar.com Eric ip:2
    5 March 2010 @ 21:06

    Je ne sais pas si ça s’aggrave! JK Rol­ling vend tou­jours autant de livres. Marc Edouard Nabe en vend tou­jours aussi peu. Main­te­nant il va les vendre direc­te­ment sur le web sans pas­ser par un éditeur: il va peut-être gagner plus.

    En fait, je pense que les reve­nus des écri­vains tirés de leurs livres sont rési­duels. A part des monstres comme Sime­non ou San Anto­nio, c’est très peu.

    J’ai essayé de revendre sur ebay un livre de Laurent Jof­frin, même à la moi­tié de sa valeur, ça ne part pas! Et un livre d’Edwy Ple­nel, pareil.

    Un conseil: écrit un livre de régime.

  11. gravatar.com Henri A ip:5
    5 March 2010 @ 21:28

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre.“
    Vivre pour faire quelque chose de par­ti­cu­lier ou faire quelque chose de par­ti­cu­lier pour vivre.

    Être en vie pour faire quelque de par­ti­cu­lier ou faire quelque chose de quel­conque pour sub­ve­nir à ses besoins.

  12. gravatar.com L'affreux Jojo ip:6
    5 March 2010 @ 21:36

    Merci pour cette réflexion.

    Regarde peut-être du côté de cer­tains “écrivains”/“penseurs” qui ont décidé de tra­vailler dans le déve­lop­pe­ment per­son­nel. Je pense notam­ment à Tho­mas d’Ansembourg. Il y a der­rière une cer­taine rému­né­ra­tion dif­fé­rente des sché­mas clas­siques. Bien entendu, il n’y a pas l’aspect “blog” chez lui.

    Tu pour­rais mettre en avant tes lec­tures via Ama­zon ou d’autres ser­vices de libraires.

    Il est égale­ment pos­sible de faire comme Sma­shing Maga­zine : avoir des spon­sors et faire de la publi­cité pour eux. Cela ne te per­met­tra pas de vivre mais déjà de sup­por­ter cer­tains frais.

  13. gravatar.com Eric ip:2
    5 March 2010 @ 22:05

    Heu, non, je n’ai pas de conseil à don­ner. Un livre de cui­sine: c’est les best sel­lers les plus cou­rants, je crois. Mais on peut faire un best sel­ler avec n’importe quoi. Exemple: Ekhart Tollé, il a écrit un livre très com­pli­qué qui s’est retrouvé numéro des ventes (mais il a ren­con­tré Oprah qui s’est enti­ché de lui, ce qui l’a propulsé).

  14. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    5 March 2010 @ 22:07

    Tu parles d’un livre com­pli­qué :-) De la soupe pour décé­ré­brés ! Y’a pas plus bisounours.

  15. gravatar.com Eric ip:2
    5 March 2010 @ 22:55

    Et la Bible, tu trouves ça com­ment? Il y a trop de per­son­nages et ça manque d’action?

    J’essaie de te don­ner des exemples de livres réus­sis et tu cri­tiques! Mais l’exemple d’Eckhart Tolle est inté­res­sant: sans Oprah, il en aurait peut-être vendu 10. Si on trans­pose avec le blog, pour gagner de l’argent, il faut sans doute mar­ke­ter le blog, faire appel à des agences, des inter­mé­diaires. Comme l’auteur avec son éditeur.

  16. gravatar.com Le Monolecte ip:7
    5 March 2010 @ 22:56

    Merci Thierry pour ce sal­va­teur coup de gueule.
    Je n’arrive plus à écrire sur mon blog, non par manque d’idée mais par manque de fric. Pas du fric pour flam­ber, du fric pour payer le loyer, le chauf­fage. Dès fois, je renonce à écrire parce que je me pèle. J’ai tenté l’édition sur le net : modèle écono­mique de voleurs où l’auteur ramasse les miettes et où l’acheteur est décou­ragé par un prix final exor­bi­tant et des délais d’Ancien Régime en dili­gence. L’édition clas­sique… super écri­ture, dit-on, mais les mar­ké­teux ne voient pas com­ment me vendre.
    Merde, fait chier!

    En fait, peut-être que les lec­teurs méritent ces bou­quins de people tous mer­diques pour les­quels ils sortent leur porte-monnaie et peut-être que j’ai mieux à faire que de conti­nuer à me faire chier pour rien…

  17. gravatar.com 000 ip:8
    5 March 2010 @ 23:21

    je trouve cette situa­tion nor­male: le mar­ke­teux sait faire de l’argent”

    Le mar­ke­teux pro­fite d’une situa­tion où l’on accepte que l’argent se fasse ainsi.

    Je vous trouve un peu fata­liste, pour le coup.

    Quand il s’agit de crier à la révo­lu­tion contre Sar­kozy, il y a du monde.

    Mais pour le reste, rien ne change, avec votre accep­ta­tion du marketing.

    S’il y a bien une révo­lu­tion à faire, ce n’est pas de rem­pla­cer Sar­kozy par une autre andouille d’une autre couleur ;

    c’est de contrer, cultu­rel­le­ment, ce qui valo­rise finan­ciè­re­ment tel ou tel métier.

    Marre que ce soit les inter­mé­diaires qui gagnent tout, mar­ke­teux et distributeurs !

    C’est aux créa­teurs de gagner le maxi­mum, et c’est valable aussi bien dans l’agriculture que dans la créa­tion artistique.

    Le Web 2.0 entre­tient un rap­port inces­tueux avec le monde du mar­ke­ting, ce qui conduit ce Web 2.0 à ne rien chan­ger d’essentiel : ce sont tou­jours les inter­mé­diaires qui empochent tout, et les créa­teurs se font baiser.

    Ces faux révo­lu­tion­naires de Nico­las Voi­sin etc, ne font que pro­lon­ger un monde où les mar­ke­teux gagnent tout, sur le dos des créa­teurs de contenu.

    C’est à eux qu’il faut cou­per la tête.

  18. gravatar.com Marx 2.0 ip:8
    5 March 2010 @ 23:45

    si nous adop­tons un consu­mé­risme culturel”

    C’est tout le modèle de la valo­ri­sa­tion écono­mique des acti­vi­tés qui est à redéfinir.

    C’est la seule révo­lu­tion poli­tique pro­pre­ment dite.

    Aujourd’hui, qui gagne de l’argent ?

    - les com­mer­çants, et davan­tage quand ils sont au maxi­mum inter­mé­diaires et au mini­mum artisans

    - les publicitaires

    - les banquiers

    C’est à dire trois classes de para­sites, qui ne créent rien d’essentiel, qui ne font qu’occuper des places dans la dis­tri­bu­tion entre le créa­teur et le consommateur.

    L’agriculteur, qui pro­duit la nour­ri­ture, ne gagne rien.

    L’auteur, dans le modèle 2.0, ne gagne rien.

    Voilà le seul scan­dale poli­tique, bien plus grave que de savoir si Jean Sar­kozy ou une autre cre­vure poli­ti­cienne occupe un poste de parasite.

    Le scan­dale, ce n’est pas Jean Sar­kozy à l’EPAD, le scan­dale, c’est le créa­teur dépos­sédé de tout par l’intermédiaire, qu’il soit com­mer­çant, mar­ke­teux, ou banquier.

    Le Web per­met de rap­pro­cher le créa­teur du consom­ma­teur,
    théo­ri­que­ment le Web annonce la mort des para­sites inter­mé­diaires, ou du moins leur déva­lo­ri­sa­tion économique.

    Mais les mar­ke­teux ont envahi le Web, et pro­longent leur vieille valo­ri­sa­tion en dépré­ciant les créa­teurs. C’est là le scandale.

    Tous ces gens qui se couchent face à l’abusive valo­ri­sa­tion écono­mique des inter­mé­diaires, avec Google au som­met, et toutes ces armées de pseudo-consultants qui vendent du vent et s’emparent des richesses.

  19. gravatar.com L'affreux Jojo ip:6
    6 March 2010 @ 8:16

    Quand je lis cer­tains com­men­taires, je suis triste. Oui, cer­taines per­sonnes gagnent bien leur vie. Mais ne confon­dons pas les per­sonnes qui abusent et les per­sonnes qui travaillent.

    Les inter­mé­diaires ne sont pas tous riches. Un reven­deur (qui mini­mise donc sa part d’artisanat) n’est pas for­cé­ment riche. Un ban­quier n’est pas for­cé­ment riche. Les publi­ci­taires ne le sont pas non plus.

    Chez nous, en Bel­gique, on dit clai­re­ment que la publi­cité est une des débou­chés bou­chés. C’est bien de faire des études d’art, de dif­fu­sion ou de com­mu­ni­ca­tion mais il va fal­loir se battre et sau­va­ge­ment pour avoir une place. Je n’appelle pas cela être riche.
    Les ban­quiers riches ? Oui, cer­tains dont les patrons et ceux qui peuvent tra­vailler avec une grande part en prime (tra­ders, agents de prêts, …).
    Mais riche, ne me dites pas que c’est l’équivalent de 2500€/mois (en Belgique)(Les salaires sont rela­ti­ve­ment dif­fé­rents entre la France et la Bel­gique par les taxa­tions et les dif­fé­rences de rému­né­ra­tions (voi­ture de société en Bel­gique “assez” cou­rant)). C’est juste un bon salaire.

    Les inter­mé­diaires ? Laissez-moi rigo­ler. Ils ne sont pas tous riches. Loin de là. Allez regar­der les indé­pen­dants, les repré­sen­tants de com­merce et com­pa­gnie. La vie qu’ils mènent n’est pas sou­vent flamboyante.

    J’ose espé­rer que la/les personne(s) qui a/ont osé dire cela, n’est/ne sont pas indépendante(s). J’aimerai savoir sinon com­ment il(s) peut/peuvent dire cela.

    Enfin, bon, c’est dom­mage de voir appa­raitre cela sur un billet qui par­tait d’un pro­blème réel et intéressant.

    Thierry ne te décou­rage pas. Ce n’est pas for­cé­ment simple mais il existe une solution.

  20. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    6 March 2010 @ 8:42

    @Eric Tu as rai­son. faut trou­ver une solu­tion. On se fait un brain storm 17, 17 ou 18 à Paris si vous vou­lez… suis de passage.

    @Monolecte Je pen­sais à toi en écri­vant ce billet…

    @000 “Le Web 2?0 entre­tient un rôle inces­tueux avec le mar­ke­ting” On en est bien là.

    @Jonas Je ne parle en géné­ral que de la force révo­lu­tion­naire d’Internet… mais cette force peut être aussi uti­li­sée par les imbé­ciles. Il ne faut pas l’oublier, sinon nous allons nous faire mas­sa­crer… et le mas­sacre a en fait commencé.

    @L’affreux Jojo Je ne suis pas décou­ragé, j’ai le cou­teau entre les dents comme tou­jours… je pense tout haut et cette pen­sée tout haut c’est le blog qui nous l’offre, il faut en pro­fi­ter, la valoriser.

  21. gravatar.com Macs 2.0 ip:8
    6 March 2010 @ 10:10

    il va fal­loir se battre et sau­va­ge­ment pour avoir une place”

    Que tous ceux qui font des études de mar­ke­ting ne deviennent pas riches, bien sûr.

    Plus un métier est ren­table, plus il y a de concur­rents, et moins la bonne place est acquise.

    Il n’empêche que les métiers de ban­quier, de publi­ci­taire, de consul­tant, d’avocat, sont mieux valo­ri­sés finan­ciè­re­ment que ceux d’agriculteur ou d’auteur.

    Les avo­cats nour­rissent les avo­cats : plus il y a d’avocats, plus il en faut pour se défendre contre eux. Cir­cuit mafieux entre­te­nant des parasites.

    Ils ne sont qu’intermédiaires, et leur salaire de base est supé­rieur à celui des créateurs.

    Un petit auteur ne va pas gagner en dix ans ce qu’un petit avo­cat gagne en un an.

    Dans la blo­go­sphère, les quelques mil­lion­naires viennent sou­vent du monde de la pub.

    Les inter­mé­diaires se sont empa­rés de la marge maximale.

    Au som­met, Google, inter­mé­diaire suprême, devient roi du monde.

    C’est un monde de macs exploi­tant des pros­ti­tuées esclavagisées.

  22. gravatar.com 000 ip:8
    6 March 2010 @ 10:29

    riche, ne me dites pas que c’est l’équivalent de 2500€/mois”

    La plu­part des créa­teurs ne gagnent pas cela.

    Tan­dis qu’un petit publi­ci­taire ou un petit avo­cat trouve nor­mal de gagner 2500 euro, et pense que ce n’est encore qu’un tout petit salaire.

    Pour­quoi est-ce que Thierry ne pour­rait pas gagner 2500 euro par mois avec son blog, alors qu’un mar­ke­teux fac­ture 80 000 euro trois semaines d’animation d’un réseau social ?

    Pour­quoi accepte-t-on cette fac­tu­ra­tion abu­sive des agences de mar­ke­ting, tan­dis qu’on demande la gra­tuité aux auteurs ?

    Thierry n’a même pas gagné 1000 euro par an avec son blog. Qui accep­te­rait de tra­vailler pour 1000 euro par an dans une agence de pub ?

  23. gravatar.com pacco ip:9
    6 March 2010 @ 10:31

    Thierry

    Tu es dans une pos­ture.
    Tu finis par dire que tous les livres ven­dus à la FNAC sont des merdes et que tous les bidouilleurs de blogs sont des auteurs.

    Tu mets de coté rapi­de­ment le fait que l’esquisse, n’est pas une ouvre en soit, mais un outils d’apprentissage ou une étape vers l’oeuvre.
    Des couches suc­ces­sives de ten­ta­tives créa­tives ne consti­tue pas une oeuvre, Des bouts de réflexions, même brillantes ne font pas une pen­sée.
    Bien sur que le blog est un genre infé­rieur, on n’y trouve que des esquisses, des ten­ta­tives, des post entassé les uns après les autres, comme des cubes de cou­leurs que des enfant plus ou moins vifs entassent dans l’espoir d’être consi­dé­rés comme des surdoués.

    Tu poses la ques­tion de ce qui se vend.
    Pour­quoi vou­drait tu que ce qui ne se vends déja pas en librai­rie soit acheté sur le web ?
    LE WEB serait donc un lieu magique qui une fois péné­tré per­met­trait mira­cu­leu­se­ment à l’homme de deve­nir plus fin dans ses choix, ses goûts et sa consom­ma­tion ?
    Les gros diver­tis­se­ment bien vul­gaires ven­dront tou­jours plus que les essais obs­cures.
    Cer­tains ont lutés toutes leurs vie contre ce fait, d’autre en ont fait des modèles écono­miques.
    Tous n’ont pas fait de la merde, un grand nombre de réa­li­sa­teurs ont pu conti­nuer à faire des oeuvres per­son­nelles parce qu’ils res­taient conscient de l’étroitesse de leur mar­ché et qu’il fai­saient avec.
    D’autre ont uti­li­sés le sys­tème à des fins per­son­nels, entre Tita­nic et Ava­tar, Came­ron a inves­tit trois ans de sa vie et son argent dans les fonds de l’océan avec une équipe de tour­nage et de scien­ti­fique à faire des docu­men­taires tout en étant conscient que ça ne lui appor­te­raient ni gloire, ni fortune.

    Le tra­vail de l’auteur c’est d’écrire, celui du mar­ke­teur c’est de vendre.
    Et ça sur le web, à la Fnac et quel que soit le sup­port.
    Un auteur qui n’en prend pas conscience ne ven­dra jamais.
    Alors si tu veux conti­nuer à écrire sans mar­ke­ter ou sans te faire mar­ke­ter c’est ton choix, mais ne soit pas étonné.

    Même si il y a des auteurs qui écrivent de la merde et des mar­ke­teurs qui vendent de la merde, et que bien sou­vent ils s’accouplent pour se faire un max blé, qu’est ce qu’on en a à foutre ?
    Fait nous une oeuvre qui touche, qui émer­veille, qui trans­porte vrai­ment, il y se trou­vera tou­jours quelqu’un qui se bat­tra pour te la vendre et un autre pour te l’acheter.

  24. gravatar.com Eric ip:2
    6 March 2010 @ 10:52

    @Thierry,

    Merci de ton invi­ta­tion, mais je ne pense pas que je serai à Paris à ces dates là.

  25. gravatar.com 000 ip:8
    6 March 2010 @ 10:58

    Même si il y a des auteurs qui écrivent de la merde et des mar­ke­teurs qui vendent de la merde, et que bien sou­vent ils s’accouplent pour se faire un max blé, qu’est ce qu’on en a à foutre ?”

    Pacco, avec ce rai­son­ne­ment, tu acceptes aussi la nomi­na­tion de Jean Sar­kozy à l’Epad.

    Tu prends, de façon fata­liste, la situa­tion du monde, et tu t’adaptes.

    On peut aussi essayer, comme une forme de com­bat poli­tique et cultu­rel, de remettre en cause la valo­ri­sa­tion écono­mique abu­sive de cer­taines acti­vi­tés, tan­dis que d’autres sont sous-valorisées.

    -

    On peut s’élever contre la marge des super­mar­chés, et reva­lo­ri­ser le paysan.

    On peut dire qu’il est abu­sif de fac­tu­rer 80 000 euro trois semaines d’animation d’un réseau social, quand un blo­gueur ne gagne même pas 800 euro par an avec ses écrits.

  26. gravatar.com 000 ip:8
    6 March 2010 @ 11:06

    Et puisque tu donnes des exemples côté cinéma,

    on peut, de même, s’élever contre la sous-valorisation écono­mique du scénario.

    Le scé­na­riste est exploité, parce que des gens comme toi trouvent cela nor­mal, et s’adaptent, au lieu de com­battre pour que ça change.

    Le déni­gre­ment du scé­na­riste, aussi bien sur le plan écono­mique que sur le plan de la recon­nais­sance publique, en dit long sur la déva­lo­ri­sa­tion de l’auteur.

    Qui peut citer trois noms de scénaristes ?

  27. gravatar.com Le Monolecte ip:7
    6 March 2010 @ 12:39

    C’est après avoir lu ton papier que je me suis dit : à quoi bon conti­nuer?
    Et de savoir que tu l’as écrit en pen­sant à moi n’est fran­che­ment pas de nature à me remon­ter le moral.
    Sur­tout que tu as bou­gre­ment raison.

  28. gravatar.com Henri A ip:5
    6 March 2010 @ 13:08

    A la fin, on se rend compte que cha­cun défend son bout de gras et comme chaque acti­vité est un uni­vers en soi, on voit le monde par son prisme.
    Ecri­vain pour l’un, scé­na­riste pour l’autre, musique ( tant qu’à faire ), etc…
    Ce n’est pas pour rien que j’ai rem­placé “écrire” par “faire quelque chose de par­ti­cu­lier”, ceci étant le point de vu de celui qui “écrit”.

  29. gravatar.com Gras 2.0 ip:8
    6 March 2010 @ 14:34

    Certes, Henri, mais tu ne peux nier que cer­taines pro­fes­sions se sont arro­gées des salaires dis­pro­por­tion­nés pour la moindre action.

    En géné­ral, les pro­fes­sions qui font cir­cu­ler l’argent.

    Comme si, être un inter­mé­diaire dans la cir­cu­la­tion de l’argent, méri­tait une plus grosse part de gras, qu’être au départ de la production.

    Le petit com­mer­çant pépère dans sa bou­tique double ou triple le prix d’un pro­duit qu’un pay­san se crève à pro­duire pour trois fois rien.

    Le publi­ci­taire qui vante ce pro­duit roule en voi­ture de sport et a deux ou trois mai­sons secondaires.

    Le tra­der qui joue avec les écono­mies des autres empoche des mil­lions de bonus.

    La situa­tion n’est pas égale, le départ de la chaîne est sys­té­ma­ti­que­ment exploité abu­si­ve­ment, par des pro­fes­sions qui ne sont pas vrai­ment utiles, qui se sont impo­sées sans rai­son véri­table, du moins jus­ti­fiant leurs revenus.

  30. gravatar.com pacco ip:9
    6 March 2010 @ 15:03

    000,
    c’est absurde d’extraire une phrase pour me faire pen­ser ce que je n’ai pas dis et ne pense pas.
    Va au moins jusqu’au bout du paragraphe.

    parce que des gens comme toi” Je ne sais pas ce que c’est que des gens comme moi.

    Ce que je sais, c’est que s’adapter, c’est affron­ter la réa­lité, se confron­ter au déca­lage qu’il existe entre l’idéal sub­jec­tif et infan­tile de nos désirs et la réa­lité du monde qui nous entoure.
    Et tu auras beau expo­ser toutes les théo­ries du pos­sibles, évoquer la sous exploi­ta­tion des scé­na­ristes et des enfant chi­nois dans le monde, dans le cas qui nous inté­resse la réa­lité se résume à une ques­tion :
    “Com­ment un sys­tème basé sur la gra­tuité, pro­po­sant un pro­cédé qui consiste à empi­ler des humeurs chro­niques, des­ti­nés à une niche élitiste peu espé­rer géné­rer du profit ?”

    Il est plus facile de théo­ri­ser sur monde idéale en res­tant bien au chaud dans ses convic­tions, plus dif­fi­cile de perdre ces illu­sions en affron­tant la réa­lité afin d’essayer d’obtenir ce que l’on désir.
    Parce que face à la réa­lité, le constat est effrayant, pour obte­nir ce que l’on désir vrai­ment il faut être prêt à faire d’énormes sacri­fices.
    Les deux pre­miers sont la perte de son illu­sion de toute puis­sance et l’acceptation de “faire” sans aucune assu­rance de réus­site.
    Si un auteur n’est pas prêt à ces sacri­fices, il ne vaut pas mieux qu’un mar­ke­teur qui fait de la merde, c’est juste un pisse papier qui veut être rému­néré en regard du temps qu’il passe.

    A ma ques­tion “Com­ment un sys­tème basé sur la gra­tuité, pro­po­sant un pro­cédé qui consiste à empi­ler des humeurs chro­niques, des­ti­nés à une niche élitiste peu espé­rer géné­rer du pro­fit ?“
    Cer­tains vont peut être trou­ver la solu­tion, d’autre sûre­ment une alter­na­tive, et beau­coup conti­nue­ront à se plaindre de l’injustice d’un monde qui ne se plie pas à leurs caprices.

    Je reste convaincu que l’exemple concret d’une réus­site est tou­jours plus effi­cace que des heures de débats sur l’échec.

  31. gravatar.com Z ip:10
    6 March 2010 @ 15:26

    Dites-donc, ça serait sympa de ne pas mena­cer de cou­per la tête des mar­ke­teux ;-)

    Le mar­ke­ting, vous vous en faites une idée à mon avis un peu mythique, en pre­nant la par­tie pour le tout, les quelques agences ultra-connues pour l’ensemble de la profession.

    Le mar­ke­ting, ce n’est ni plus ni moins qu’enrober un pro­duit, une idée, un concept, pour les rendre bien “finis” et pou­voir les pré­sen­ter avec suc­cès au public visé.

    Le mar­ke­ting, ça ne fonc­tionne que quand :
    – soit le “pro­duit” (ou l’idée, ou le concept) est vrai­ment bon
    – soit il est juste pile-poil adapté à une demande.

    Je crois que le modèle de l’auteur contem­po­rain est pro­fon­dé­ment en manque de mar­ke­ting, jus­te­ment. Vous voyez bien que vous avez des choses, et de belles choses à dire ! Que vous méri­te­riez de pou­voir en vivre. Mais il vous manque une sorte d’interface entre vous et le public, un modèle viable pour péren­ni­ser la chose.

    Je ne doute pas que cela vien­dra. Un des com­men­ta­teurs pro­po­sait un bou­ton Pay­pal pour inci­ter à don­ner, pour­quoi pas. L’économie du don, c’est peut-être un modèle d’avenir. Com­bien de beaux pro­jets ou col­lec­tifs actuels fonc­tionnent ainsi ? Je pense à la Qua­dra­ture du Net il y a peu, à Wiki­pe­dia qui lève tous les dans des mil­lions de $ à coups de dons de 5€, etc.

    Alors au lieu de taper sur les mar­ke­teux en les assi­mi­lant au diable, réflé­chis­sez, avec de bons mar­ke­teux (il y en a ! ) au meilleur modèle possible…

  32. gravatar.com 000 ip:8
    6 March 2010 @ 16:04

    Le pro­blème des mar­ke­teux c’est leur marge abusive.

    Il y a davan­tage de mar­ke­teux qui gagnent plu­sieurs mil­liers d’euro par mois (sans par­ler des mil­lion­naires), que d’auteurs, musi­ciens, scé­na­ristes, gagnant la même somme.

    On détourne les talents.
    La créa­ti­vité a mieux à faire, que de vendre des pots de yaourth.

  33. gravatar.com 000 ip:8
    6 March 2010 @ 16:23

    @ Pacco

    Le droit d’auteur a été inventé pour résoudre cela.

    En 1777, Beau­mar­chais fonde la pre­mière société d’auteurs pour pro­mou­voir la recon­nais­sance de droits au pro­fit des auteurs.”

    Le but du droit d’auteur est d’apporter une solu­tion séquen­tielle à la contra­dic­tion entre finan­ce­ment des auteurs et libre accès aux œuvres”.

    La naï­veté infan­tile, c’est de croire qu’on peut se pas­ser du droit d’auteur, que le concept de gra­tuité sur le Net est défi­ni­tif, et force les auteurs à tra­vailler pour rien.

    -

    Quant à la valo­ri­sa­tion finan­cière des filières, elle n’a rien de fatale.

    Il y a cent ans, un publi­ci­taire ne gagnait pas autant.

    On peut très bien remettre en cause aujourd’hui le pou­voir finan­cier du monde de la pub.

  34. gravatar.com ephi ip:11
    6 March 2010 @ 19:19

    x

  35. gravatar.com B. Majour ip:12
    6 March 2010 @ 20:30

    Bon­jour

    Amu­sant de voir qu’on en revient tou­jours aux mêmes pro­blé­ma­tiques : l’argent, ou le type de rémunération.

    Un pro­blème déjà traité de longue date… dans le monde infor­ma­tique.
    On le nomme Sha­re­ware, Free­ware, Card­ware, etcware.

    On peut uti­li­ser une par­tie du logi­ciel, ou la tota­lité en ver­sion sha­re­ware.
    Si on est content, on paye… C’est le principe.

    On peut aussi obte­nir des mises à jours (gra­tuites, à tarif réduit), l’acquisition d’autres logi­ciels à tarif pré­fé­ren­tiel, voire toute une suite pour le même prix. Etc.
    Les packages mar­ke­tings sont nom­breux et divers.

    Certes, au contraire du livre, l’utilisation d’un logi­ciel est plu­riel. (ou sup­posé telle. Nom­breux sont les logi­ciels uti­li­sés une unique fois, mais pré­sent au cas où.)

    Cepen­dant, le concept livre­ware peut être déve­loppé de la même manière.
    On peut offrir tous ses écrits sur le même modèle.

    1 ou 2 euros pour un livre, ou 10 euros pour toute ma pro­duc­tion et 1 à 2 euros par nou­veauté (nou­veauté consé­quente, utile par rap­port au prix ? Pro­duc­tion annuelle ? Les décli­nai­sons sont multiples.)

    1 ou 2 euros pour un livre.
    Oui, ça paraît peu… mais c’est le nombre d’accès/d’usages qui rému­nèrent le Sha­re­ware, et qui entraînent sa diffusion.

    Je sou­ris tou­jours lorsqu’on m’objecte la copie sur Inter­net : ceux qui ne paie­ront pas.
    Comme si un livre papier ne pou­vait pas se prê­ter (à ses amis) ou se revendre.
    Là, que l’on m’explique “où”, je dis bien “Où” l’auteur reçoit rému­né­ra­tion lors de ces prêts entre amis, ou encore lorsque tout un cha­cun écume les bou­qui­nistes et les sys­tèmes d’enchères en ligne.
    Ne par­lons même pas des livres pilon­nés à cause de la bêtise capi­ta­lis­tique qui a les yeux plus gros que le ventre (mais dont le coût des pilons est com­pris dans le prix du livre lui-même)

    Où ?
    Jamais.
    Jamais il n’obtient un seul cen­time sur ces ouvrages-là. :-(

    Au mieux !
    Je dis bien au mieux l’auteur publié peut espé­rer tou­cher de l’argent pour un lec­teur sur cinq, voire sur dix pour un livre papier !
    Et quand il publie un livre papier (et qu’il a 10 % de droits d’auteur), il obtient quoi exac­te­ment comme tarif sur cha­cun de ses livres ???
    10 % de 20 euros = 2 euros.

    Oui, c’est peu !
    Sur­tout quand le lec­teur doit débour­ser 20 euros, lui. (l’équivalent de 10 livres pour l’auteur)
    Deux ans de sou­tien à 10 euros.

    Et croyez-moi, je suis par­tant pour sou­te­nir un bon auteur de cette manière.
    Sur­tout s’il m’ouvre toute sa pro­duc­tion au for­mat PDF/DOC, libre­ment copiable pour récu­pé­ra­tion des infos dans ma base de don­nées, ou autres usages.
    Et si en plus il accepte la dis­cus­sion, les com­men­taires (tiens, ça rap­pelle un blog :-) ), c’est génial.
    Au niveau mar­ke­ting, on appelle ça la fidé­li­sa­tion du client… chose que tout arti­san sait et est obligé de pra­ti­quer s’il veut sur­vivre : l’échange, le dia­logue, le contact avec le client.
    Chose pour laquelle, nombre d’auteurs sont récal­ci­trants… alors qu’ils sont arti­sans eux aussi.
    Va com­prendre, Charles ! :-)

    Main­te­nant, je ne crois pas trop aux cris du coeur de ceux qui vou­draient être payés

    - lorsqu’ils offrent gra­tui­te­ment tout leur contenu (l’option pre­mium, ça existe, la mise en archive des anciens articles aussi, et les jour­naux font payer leur consul­ta­tion. Les exemples de rému­né­ra­tions sont nombreux).

    Pire !!!

    - lorsqu’ils n’ont aucune adresse “indi­qué sur le blog” où envoyer un éven­tuel chèque (un compte Pay­pal ?), que ce soit sous forme de dona­tion, de remer­cie­ment ou de finan­ce­ment de recherche.

    Je ne pro­pose même pas l’offense d’une “option pub sur le site”, qui est juste bonne pour les din­dons de la farce.
    (on est dans le même sys­tème que les droits d’auteurs… on touche des miettes lorsque les inter­mé­diaires – inter­mé­diaires qui n’apportent rien au pro­duit — se rému­nèrent à fond. Plus dra­ma­tique, on contri­bue à alour­dir la fac­ture pub que TOUT le monde paye ! D’où croyez-vous que les 1 cen­times de dol­lar payé pour chaque recherche (sur Google & autres) sortent ?
    Si ce n’est de notre poche. Un tiers du coût des pro­duits part dans de la pub !)

    Donc, non je n’y crois pas trop à ces faux cris du coeur, désolé.
    Parce que celui qui n’en offre pas les moyens n’y a pas réflé­chi !
    Bilan : il ne le sou­haite pas.

    Evi­dente logique.

    Et je rap­pelle, à tout hasard, qu’écrivain, c’est un métier !
    Ça ne consiste pas seule­ment à écrire pour vivre et vivre pour écrire… c’est aussi savoir se vendre, démar­cher pour obte­nir des débou­cher, ani­mer un réseau d’amitiés, expé­ri­men­ter et tes­ter ses mots auprès de lec­teurs tests pour mieux
    concré­ti­ser ce que l’on sou­haite vrai­ment vendre. Cette par­tie rému­né­ra­trice (pour ceux qui veulent en vivre) qui doit repré­sen­ter l’objectif final, le but à atteindre : le pro­duit fini.

    On ne peut que rire d’un mara­tho­nien inca­pable de cou­rir, parce qu’il refuse d’endosser un maillot ou un short. Parce que c’est un clown !!!

    Un métier, on l’accepte dans son inté­gra­lité, avec ses com­pro­mis, ou on en change.
    Ou encore, on paye pour sous-traiter ce qui nous déplaît… quand on en a les moyens.

    Quand on ne les a pas, on essaie de les trou­ver auprès de ses amis, connais­sances ou lec­teurs.
    Ce qui sup­pose d’ouvrir les portes pour leur per­mettre d’entrer !

    Et de pla­cer cette tâche au som­met de son EPO : Eton­nante pile d’objectifs. :-)

    Bien cor­dia­le­ment
    B. Majour

    P.S. :
    “Que puis-je don­ner, d’autre que ma recon­nais­sance et du res­pect à tous ceux qui m’ont donné gra­tui­te­ment leur contenu?”

    Et avec une adresse où envoyer un chèque, une carte pos­tale, un colis ?

    Sans argent ?
    Sim­ple­ment connec­ter le maxi­mum de per­sonnes sur ces gens-là.
    Par­ta­ger soi-même du contenu (des com­men­taires, des liens, de la res­source)
    Car tel est le peuple des connec­teurs, qu’un jour, l’un ou l’autre des connec­tés pourra payer ceux qui nous enri­chissent.
    S’ils nous en donnent la pos­si­bi­lité ! ;-)

  36. gravatar.com Thierry Crouzet ip:13
    6 March 2010 @ 21:59

    @ephi Des scru­pules avec ton com­men­taire? C’est pour ça que tu l’as viré? Tu te sou­viens d’un manus­crit que j’ai écrit il y a 20 ans. Bravo. Tu te sou­viens aussi bien de tous les manus­crits que tu lis? Faut dire que celui là j’ai jamais réussi à le relire.

    Depuis j’ai publié quelques livres…

    Les gens comme-toi j’aime bien leur pro­po­ser un skype avec recor­ding :-) Alors ?

  37. gravatar.com Henri A ip:5
    6 March 2010 @ 22:02

    N’oublions pas que nous vivons une période assez spé­ciale.
    Il n’y a jamais eut autant de gens plus ou moins “culti­vés” et en même temps une bonne par­tie de ces gens sont dans une situa­tion pré­caire finan­ciè­re­ment et fami­lia­le­ment.
    Donc, poten­tiel­le­ment il y a une demande et ce que dit “triple gras” plus haut se géné­ra­lise à pra­ti­que­ment tout, pour ce qui est de la rému­né­ra­tion , sauf les para­sites habi­tuels ( banques, inter­mé­diaires, etc…).

  38. gravatar.com 000 ip:8
    6 March 2010 @ 22:47

    @ Henri A

    Mais jus­te­ment !

    On a ici le poten­tiel pour une trans­for­ma­tion de la façon dont on gagne de l’argent.

    Aujourd’hui, en période de chô­mage, on main­tient des emplois absurdes, pour ne pas licencier.

    On pousse à la pro­duc­tion auto­mo­bile, uni­que­ment pour main­te­nir les emplois.

    Quand on ferme une usine d’armements, la CGT pro­teste : des emplois sont perdus.

    -

    Rému­né­rer la pro­duc­tion cultu­relle, c’est un poten­tiel de mil­lions d’emplois propres.

    Qu’on licen­cie sans scru­pules les mecs qui fabriquent des voi­tures, et qu’à la place on les rému­nère mieux s’ils jouent bien de la guitare.

    Pour­quoi main­te­nir des emplois inutiles, et refu­ser de payer des fonc­tions utiles ?

    -

    C’est ici le pas­sage d’une écono­mie de la crois­sance maté­rielle à une écono­mie de la crois­sance culturelle.

  39. gravatar.com steph ip:14
    7 March 2010 @ 13:59

    Il n’existe pas de solu­tion toute faite pour “gagner un peu de sous” en blo­guant et sur­tout, il n’existe aucune solu­tion indi­vi­duelle. La réponse est pro­ba­ble­ment collective.

    Je ne suis pas d’accord pour dire que le sys­tème est blo­qué : les créa­teurs ne gagnent rien sur le net.

    Il est pos­sible de faire payer les lec­teurs pour cer­tains articles ou papiers, la ques­tion est : com­ment rendre ce paie­ment indo­lore, invisible ?

    Un début de réponse ?
    Mettre en com­mun un pool de blogs (le tiens, celui d’autres per­sonnes, celui de volon­taire, etc…) cha­cun avec ses dif­fé­rences, ses apports.
    Le pot com­mun donne accès à une zone pour chaque lec­teur poten­tiel qui en fait la demande ou s’inscrit. Chaque lec­teur ainsi ins­crit peut choi­sir de cré­di­ter son compte (en mon­naie vir­tuelle : genre j’achète 500 cré­dits pour dix euros)
    Lorsqu’il visite les blogs de la Blog’Alliance, il peut choi­sir de lire des articles non-payants ou payants, dans ce der­nier cas, il va donc débi­ter son compte de crédits.

    A la fin de chaque mois, il est pos­sible de comp­ta­bi­li­ser le nombre de cré­dits per­çus pour chaque article déclaré payant par son auteur et de rétri­buer ce dernier.

    Il faut s’unir, plu­sieurs blogs, 15, 20, 50 ? se mettre d’accord sur la valeur d’un cré­dit, le pla­fond maxi d’un article, etc…
    C’est, à mon avis, la seule piste à explo­rer.
    Il n’y a pas de solu­tion indi­vi­duelle, pas de poule aux œufs d’or.

    Si tout le monde cherche la solu­tion dans son coin, dans une optique de “moi, moi, moi !” (les blogs sont assez nom­bri­listes => On se la raconte), per­sonne n’avancera, per­sonne ne trou­vera parce qu’aucun lec­teur n’est prêt à débour­ser un cen­time pour un auteur en particulier.

  40. gravatar.com 000 ip:8
    7 March 2010 @ 21:33

    @ Eric Mainville

    Crou­zet se demande com­ment gagner de l’argent avec son blog
    pres­se­ci­tron sait com­ment faire”

    Non. Crou­zet se demande com­ment vivre en tant qu’auteur en ligne.

    Presse Citron n’est pas un auteur. Il surf sur tous les buzz du moment. C’est de la soupe. Du mar­ke­ting vulgaire.

  41. gravatar.com J ip:15
    8 March 2010 @ 10:40

    Lais­sez moi vous dire qu’à vous lire tous (et bour­sou­flure 000 par­ti­cu­liè­re­ment) l’impression géné­rale qui s’en dégage est celle d’un petit clan aigri, pseu­doé­li­tiste, et extrê­me­ment pré­ten­tieux.
    Tout ceci enrobé d’une into­lé­rance géné­rale pour tout ce qui n’est pas exac­te­ment dans la ligne du parti.
    Quant à cette idée de gagner de l’argent en blog­gant qui se masque mal­hon­ne­te­ment der­rière l’appelation pré­cieuse ”que le blog devienne une forme noble”, pas de quoi être fier!

  42. gravatar.com 000 ip:8
    8 March 2010 @ 11:20

    Thierry sait très bien com­ment gagner de l’argent avec Internet.

    Ici il cherche une voie pour en gagner autre­ment qu’en étant mal­hon­nête (autre­ment qu’en fai­sant des sites bidons à mots clés pour Google, comme Bon­web ou Cozop).

    C’est tout à son hon­neur de cher­cher une façon de gagner sa vie en tant qu’auteur de textes, plu­tôt qu’en tant que bidouilleur de mots clés.

    L’objectif n’est pas de gagner de l’argent en soi.

    L’objectif est de faire en sorte que les hommes gagnent de l’argent avec des acti­vi­tés nobles, plu­tôt qu’avec des arnaques marketing.

    -

    J, tu es un conser­va­teur, et tu n’as tou­jours rien com­pris à la men­ta­lité de ce blog.

    Lis Le Peuple des Connecteurs.

    On n’est pas dans la ges­tion, on n’est pas dans l’esprit versac.

    On est dans l’expérimentation d’autres formes de vie sociale possible.

    Si pour toi c’est irréel, c’est que tu n’as pas com­pris l’angle expé­ri­men­tal et aven­tu­rier de la chose.

    Va lire tes copains d’HEC, ils ne manquent pas, les petits hommes gris enra­ci­nés dans le prin­cipe de réalité.

  43. gravatar.com J ip:15
    8 March 2010 @ 12:47

    je n’aime pas cette manière de consi­dé­rer les choses du haut d’une tour sup­po­sée d’ivoire mais qui de fait n’est qu’une bour­sou­flure hyper­tro­phiée du moi.
    ceci est de la même nature que les mar­ke­teux et autres dif­fé­rents de toi que tu dénonces.
    il n’y a aucun inté­rêt à rem­pla­cer une forme de conne­rie suf­fi­sante par une autre.
    000, tu es un con pré­ten­tieux… :)

  44. gravatar.com Coca-Cola 2.0 ip:8
    8 March 2010 @ 13:44

    J, si tu ne vois pas la dif­fé­rence entre gagner sa vie par son art, ou gagner sa vie par des arnaques mar­ke­ting, c’est que tu es vrai­ment un âne.

    Aujourd’hui, pour gagner leur vie, des blo­gueurs sont deve­nus ani­ma­teurs de com­mu­nauté Twit­ter pour Coca-Cola.

    Ce fai­sant ils aident à pro­mou­voir de la merde.

    Leur vie se passe à vendre du Coca-Cola.

    Der­rière les nou­veaux outils : Twit­ter, Face­book, ils en sont reve­nus au sys­tème TF1 : ils sont au ser­vice de Coca-Cola.

    Ils se croient modernes parce qu’ils sont sur Twit­ter. En fait ils font la même chose que TF1.

    Si tu ne vois pas le pro­blème, de ce sys­tème où la créa­tion en ligne n’a pas de modèle écono­mique, d’autres le voient, et c’est eux qui sont intéressants.

  45. gravatar.com J ip:15
    8 March 2010 @ 14:32

    Qui a dit que je ne voyais pas le pro­blème?
    Sim­ple­ment ta manière d’aborder les choses pue la suf­fi­sance, l’aigreur, la pré­ten­tion, l’intolérance, l’absence de vision à long terme, l’idéalisme imma­ture, et j’en passe.
    Je n’accorde pas plus de cré­dit à ceci qu’à TF1.
    Deux manières de puer, c’est tout.

  46. gravatar.com 000 ip:8
    8 March 2010 @ 16:32

    Le Peuple des connec­teurs com­mence avec ce que tu appelles “immaturité”.

    L’intéressant chez Thierry c’est jus­te­ment cette imma­tu­rité, vertu nietz­schéenne, qui en fait un auteur, contrai­re­ment à toi, avec ton esprit de pesan­teur. Ta vision des choses, “mature”, on la connait, tel­le­ment qu’elle n’intéresse en rien : tu res­sembles au passé.

    On n’a pas besoin de te lire pour savoir ce qui est. On cherche des expé­riences de ce qui pour­rait être. Et sur ce plan tu es sec, J.

    Dès qu’on va plus loin que la cri­tique des médias, dès qu’on aborde la ques­tion des com­por­te­ments à chan­ger, tu as peur.

    Autant dis­cu­ter avec Kissinger…

  47. gravatar.com J ip:15
    8 March 2010 @ 19:56

    Tu crois avoir le mono­pole de la vertu, de la culture de qua­lité, de la recherche du bien.
    Cela fait de toi un dan­ge­reux malade, de ceux qui pavent l’enfer de bonnes intentions.

    Qui crois tu donc impres­sion­ner avec tes cita­tions et réfé­rences pom­peuses en tous sens?
    Dépasse pour com­men­cer tes quelques credo concep­tuels étroits et répé­ti­tifs, ainsi que tes aigreurs ego­cen­trées qui te masquent l’ambivalence des choses et des êtres, puisque tu as la pré­ten­tion de faire de la ”recherche”.

  48. gravatar.com Le Monolecte ip:16
    9 March 2010 @ 12:15

    A-quoi-bonnite aiguë…

    Samedi matin, Le Mono­lecte a man­qué dis­pa­raître de la Toile. Pour de bon. J’avais le doigt sur la gâchette, mais je me suis laissé deux jours de réflexion sur la ques­tion de l’intérêt de lais­ser ce blog conti­nuer à fonc­tion­ner. Un peu au milieu du gu…

  49. gravatar.com Iza ip:17
    9 March 2010 @ 16:17

    Bon, je reviens d’une période d’isolement de tra­vail. Je n’ai pas encore lu le reste, mais je retiens de tout ça l’idée de l’AMAP pour écrivain…

  50. gravatar.com Ecrire pour rien | Le bloc-notes ip:18
    9 March 2010 @ 21:15

    […] des connec­teurs et autres ouvrages remar­qués, pas mal­ha­bile de sa plume, entame le débat dans un billet qu’on sent excédé et rêve haut d’une société où l’auteur en ligne ne gagne­rait pas moins qu’un […]

  51. gravatar.com Où l’on commence à parler de business plan | Journaliste & entrepreneur ip:18
    10 March 2010 @ 11:40

    […] Crou­zet s’interroge égale­ment, mais sur un plan plus moral je dirais, sur la pos­si­bi­lité de vivre de ses écrits sur le […]

  52. gravatar.com beniz ip:19
    12 March 2010 @ 11:05

    Le blog, les conte­nus inacheves, les esquisses etc… sont un peu comme la parole, ils flottent dans l air et dans la memoire. Mais qui paie pour ecou­ter un point de vue ? pour converser ?

    Mal­heu­reu­se­ment, il est pos­sible que le blog, c est a dire l ate­lier, ne soit pas l ecri­ture, le livre fini. Des lors les che­mins de la remu­ne­ra­tion ne sont pas les memes.

    Essayez autre chose, par exemple http://yooook.net

  53. gravatar.com Content: Paid vs. Free — Climb to the Stars ip:20
    28 March 2010 @ 18:20

    […] be willing to pay for it. In that res­pect, I think that people like Phi­lippe Bar­raud and Thierry Crou­zet aren’t being very rea­lis­tic if they expect to make their blogs paid content in the future. […]

  54. gravatar.com crouzet ip:21
    5 March 2010 @ 18:02

    Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://bit.ly/bPPYce

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  55. gravatar.com jmgall ip:21
    5 March 2010 @ 19:03

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://goo.gl/fb/Pxj3 blog tcrouzet.com #coup­de­gueule #blogs

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  56. gravatar.com simonhartmann ip:21
    5 March 2010 @ 18:07

    RT @crouzet: Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://bit.ly/bPPYce

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  57. gravatar.com Carole_Fabre ip:21
    5 March 2010 @ 19:12

    RT @crouzet Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://bit.ly/bPPYce

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  58. gravatar.com emgiro ip:21
    5 March 2010 @ 19:15

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://goo.gl/32Oi

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  59. gravatar.com sameganegie ip:21
    5 March 2010 @ 18:23

    RT @crouzet: Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://bit.ly/bPPYce

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  60. gravatar.com Worbleu ip:21
    5 March 2010 @ 18:25

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://yoolink.to/6wX

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  61. gravatar.com Atexis_erico ip:21
    5 March 2010 @ 19:26

    RT @crouzet: Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://bit.ly/bPPYce

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  62. gravatar.com SylvainePascual ip:21
    5 March 2010 @ 18:28

    RT @Carole_Fabre: RT @crouzet Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://bit.ly/bPPYce

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  63. gravatar.com Rubin ip:21
    5 March 2010 @ 19:31

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://ff.im/-h0agD

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  64. gravatar.com chrystopheoleon ip:21
    5 March 2010 @ 19:40

    RT @crouzet: Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://bit.ly/bPPYce

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  65. gravatar.com Kyrnos2A ip:21
    5 March 2010 @ 19:00

    Réflexion inté­res­sante RT @crouzet: Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://bit.ly/bPPYce

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  66. gravatar.com jchernandezjazz ip:21
    5 March 2010 @ 20:04

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://ff.im/-h0g5p

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  67. gravatar.com aubonroman ip:21
    5 March 2010 @ 20:30

    RT @Worbleu: Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://yoolink.to/6wX

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  68. gravatar.com hcouratin ip:21
    5 March 2010 @ 20:33

    RT @Carole_Fabre: RT @crouzet Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://bit.ly/bPPYce

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  69. gravatar.com ownicrew ip:21
    5 March 2010 @ 21:07

    #Owni­Crew Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://bit.ly/9G2woy

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  70. gravatar.com Monolecte ip:21
    5 March 2010 @ 22:55

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  71. gravatar.com L_ChezJeanne ip:21
    5 March 2010 @ 22:56

    RT @Monolecte: Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  72. gravatar.com _Jeanne ip:21
    5 March 2010 @ 22:56

    RT @Monolecte: Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  73. gravatar.com Desirade ip:21
    5 March 2010 @ 23:57

    #FF RT @Monolecte Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  74. gravatar.com analienfeed_ ip:21
    6 March 2010 @ 0:07

    [from mono­lecte] Vivre pour écrire ou écrire pour vivre: Je suis fati­gué d’entendre dire qu’il faut offrir ses tex… http://bit.ly/9Q40Qi

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  75. gravatar.com rosselin ip:21
    6 March 2010 @ 0:39

    Très bon constat. RT @Monolecte: Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  76. gravatar.com rosselin ip:21
    6 March 2010 @ 1:41

    @crouzet Tu as rai­son à 100% dans ton papier http://icio.us/lix2do Alors on fait quoi ? Inven­tons quelque chose !

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  77. gravatar.com Sarssipius ip:21
    6 March 2010 @ 1:59

    RT @rosselin Très bon constat @Monolecte: Vivre pour écrire ou écrire pour vivre. Coup de gueule salu­taire de @crouzet http://icio.us/lix2do

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  78. gravatar.com jchernandezjazz ip:21
    6 March 2010 @ 1:57

    RT @NaydineK: RT @jchernandezjazz Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://ff.im/-h0g5p

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  79. gravatar.com lionelchollet ip:21
    6 March 2010 @ 4:09

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://is.gd/9MYyc @crouzet fait sa “pro­fes­sion de soi”

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  80. gravatar.com Galuel ip:21
    6 March 2010 @ 8:28

    La seule chose à créer : le Divi­dende Uni­ver­sel RT @rosselin: @crouzet on papier http://icio.us/lix2do Inven­tons quelque chose !

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  81. gravatar.com Galuel ip:21
    6 March 2010 @ 8:37

    Et aussi SARD : http://bit.ly/babV9K RT @rosselin: @crouzet ton papier http://icio.us/lix2do Inven­tons quelque chose !

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  82. gravatar.com maldemots ip:21
    6 March 2010 @ 9:12

    RT @rosselin RT @Monolecte: Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  83. gravatar.com rodolphe31 ip:21
    6 March 2010 @ 10:01

    Quand les andouilles gagnent avec leur blog et que les créa­teurs crèvent la faim http://blog.tcrouzet.com/2010/03/05/vivre-pour-ecrire/

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  84. gravatar.com LaPeste ip:21
    6 March 2010 @ 10:14

    J’ai adoré !!! RT @Monolecte: Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  85. gravatar.com Georglob ip:21
    6 March 2010 @ 10:14

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://ow.ly/1eVWB

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  86. gravatar.com buzz_tweet_fr ip:21
    6 March 2010 @ 10:15

    BT @monolecte Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  87. gravatar.com Marievh ip:21
    6 March 2010 @ 10:40

    A lire ! Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do via @LaPeste et @Monolecte

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  88. gravatar.com kusanageek ip:21
    6 March 2010 @ 11:43

    Joli RT @monolecte Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  89. gravatar.com mamaloubr ip:21
    6 March 2010 @ 12:21

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre” — http://blog.tcrouzet.com/2010/03/05/vivre-pour-ecrire/#coupdegueule

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  90. gravatar.com tantaelefanta ip:21
    6 March 2010 @ 12:43

    RT @LaPeste: J’ai adoré !!! RT @Monolecte: Vivre pour écrire ou écrire pour vivre | Un coup de gueule salu­taire de @crouzet! http://icio.us/lix2do

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  91. gravatar.com marcocagnotti ip:21
    6 March 2010 @ 14:58

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://bit.ly/c2gptP

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  92. gravatar.com renartleveille ip:21
    6 March 2010 @ 16:47

    Gros texte! RT @Georglob: Vivre pour écrire ou écrire pour vivre http://ow.ly/1eVWB #Blogue:EnVivre

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  93. gravatar.com EricMainville ip:21
    7 March 2010 @ 21:51

    @Crouzet se demande com­ment gagner de l’argent avec son blog http://bit.ly/9Gt801 @pressecitron sait com­ment faire http://bit.ly/bQssGN

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  94. gravatar.com GibertPascal ip:21
    8 March 2010 @ 11:54

    Vivre pour écrire ou écrire pour vivre ? http://bit.ly/c4Ne5M @crouzet @Georglob http://ff.im/h8q0W

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  95. gravatar.com ferocias ip:21
    8 March 2010 @ 20:35

    RT @EricMainville @Crouzet demande com­ment gagner 2 l’argent avec sn blog http://bit.ly/9Gt801 @pressecitron sait faire http://bit.ly/bQssGN

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  96. gravatar.com Edelihan ip:21
    14 March 2010 @ 15:10

    Entiè­re­ment d’accord…
    Pour la vidéo :
    “Qui est tu pour dire à quelqu’un qu’il n’existe pas ?” // Parfait.

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  97. gravatar.com hh ip:21
    14 March 2010 @ 15:46

    Pour la pre­mière fois j’ai voté Mélen­chon.
    Au fur et à mesure je suis passé du centre à la gauche rouge.
    L’histoire est un éter­nel recommencement!

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  98. gravatar.com les2terres ip:21
    14 March 2010 @ 17:32

    J’ai bien aimé eude­line repro­chant à Biren­baum les pro­pos d’eudeline… En même temps c’est assez logique quand on n’a aucun argu­ment à avan­cer sinon celui, inavoué, de cher­cher la confron­ta­tion en visant à recueillir l’assentiment de ceux qui sont trop las pour com­prendre qu’on a rien à dire.
    Quant à la lit­té­ra­ture… Ma foi, ça existe ? Ben oui, c’est quoi l’art, quel qu’il soit, sinon une pure mer­veille pour celui à qui ça plaît ? Perso j’aime pas Picasso ni Vic­tor Hugo : c’est de l’art ? Et j’aime me relire tout seul : c’est de l’art ? Ben oui, les deux en sont. D’ailleurs j’ai un poème :

    Prout prout est en camion
    et va cueillir des cham­pi­gnons.
    Alors il perd son pan­ta­lon
    et puis se cache dans un buis­son.
    Qui va là ? crie le pin­son
    C’est Prout-prout ! dit le gar­çon
    Et le pin­son très polis­son
    Prend une photo pour Ardisson.”

    Osez me dire que ce n’est pas de l’art…

    Xavier Bignet, inter­naute, pouët-pouët.

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  99. gravatar.com tassin ip:21
    14 March 2010 @ 21:17

    Énor­mis­sime ce Eude­line. Je le connais­sais pas mais il incarne vrai­ment le bobo. Has been, consu­mé­riste, égocen­trique, narcissique…

    Quelqu’un se sent le cou­rage de faire un best of des répliques d’Eudeline parce que là c’est du réac­tion­naire de niveau stra­to­sphé­rique!
    “S’ils vendent c’est qu’ils existent!” On dirait du troll UMPiste de base.

    Le coup du “on n’est plus au XIXème siècle (sous-entendu un artiste pauvre n’est pas un artiste)”. Moi je lui répon­drai bien qu’on n’est plus au XXème siècle non plus…

    Dans ses débuts il devait être aussi Punk que Patrick Bal­kany est honnête.

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  100. gravatar.com tingting ip:21
    15 March 2010 @ 4:26

    je vous remer­cie pour ce par­tage d’un article de Nice.
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  101. gravatar.com Monsieur Poireau ip:21
    15 March 2010 @ 11:50

    Plu­tôt que poser la ques­tion de l’édition et de la dis­tri­bu­tion (la grande arnaque), il y a effec­ti­ve­ment à avan­cer la ques­tion des lec­teurs !
    :-) )

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