La liberté, c’est le lien

Dans un monde de plus en plus fluide, les struc­tures hié­rar­chiques perdent en effi­ca­cité en même temps qu’elles froissent les indi­vi­dus épris de noma­disme. Pour favo­ri­ser l’innovation, la créa­ti­vité, le bon­heur de vivre, il faut créer des envi­ron­ne­ments pro­pices à l’interaction sociale plu­tôt que vou­loir créer des entre­prises sur l’ancien modèle des startups.

L’accroissement de la complexité

Hori­zon­ta­lité, trans­ver­sa­lité, réseau, coopé­ra­tion, col­la­bo­ra­tion… nous uti­li­sons de plus en plus sou­vent ces mots pour dési­gner les nou­velles struc­tures de tra­vail et, plus géné­ra­le­ment, d’organisation. Est-ce un phé­no­mène de mode ou la consé­quence d’une évolu­tion plus pro­fonde, et d’une cer­taine manière irréversible ?

Répondre à cette ques­tion est un préa­lable. Si nous vivons une mode pas­sa­gère, inutile peut-être d’y adhé­rer. En revanche, si le phé­no­mène s’inscrit dans notre his­toire, il serait vain de le nier ou de s’arcbouter contre lui. Quelle peut donc être son ori­gine ? Qu’est-ce qui le provoque ?

Uti­li­sons une méta­phore pour mieux com­prendre la situa­tion. Au cours d’une par­tie de billard, le joueur frappe la boule blanche qui en frappe d’autres, qui en frappent d’autres à leur tour. Quelle que soit la force de l’impulsion ini­tiale, au bout de quelques secondes les boules s’immobilisent à cause des frot­te­ments. Un bon mathé­ma­ti­cien peut modé­li­ser sans trop de dif­fi­culté la ciné­tique de la par­tie. Nous sommes dans une situa­tion rela­ti­ve­ment simple.

Rem­pla­çons main­te­nant le tapis de feu­trine du billard par de la glace, mieux par un cous­sin d’air comme sur les tables de air-hockey. Le même joueur qui frappe la même boule blanche la verra pro­vo­quer bien plus de per­tur­ba­tions dans le petit monde des autres boules. En rédui­sant les frot­te­ments, on accroît la complexité.

Quit­tons le billard et intéressons-nous à notre société. Que se passe-t-il quand deux per­sonnes com­mencent à se par­ler sur un réseau social ? Lorsqu’elles se lisent par hasard sur un blog ? Qu’elles dis­cutent sur Twit­ter ? Qu’elles échangent leurs cartes de visite via leur télé­phone ? Ou même quand elles prennent le train ou l’avion pour un oui ou pour un non et qu’elles vont dans un autre coin du monde trans­por­ter leur influence ?

Nous sommes en fait pas­sés du tapis de feu­trine au cous­sin d’air. Avec nos nou­velles tech­no­lo­gies d’interconnexion, nous rédui­sons cer­taines fric­tions sociales, celles qui d’une manière ou d’une autre tenaient les gens éloi­gnés les uns des autres et limi­taient leurs inter­ac­tions. Ce mou­ve­ment nais­sant com­plexi­fie notre monde. Les consé­quences de nos paroles et de nos faits et gestes se font sen­tir de plus en plus loin, ils frappent de plus en plus d’autres indi­vi­dus. À tel point que les modé­li­sa­tions mathé­ma­tiques se heurtent à de sérieux écueils mêmes avec les ordi­na­teurs les plus puis­sants. Que l’avenir nous appa­rait plus impré­vi­sible que jamais avec la sur­ve­nue de plus en plus fré­quente de black swan. Que contrô­ler la société, ou même sim­ple­ment une com­mu­nauté, devient une gageure. Nous pou­vons écrire un théorème :

Inter­con­nexion => Flui­di­fi­ca­tion => Complexification

Les hété­rar­chies

Cette com­plexi­fi­ca­tion ne dépend pas uni­que­ment de notre volonté. Depuis que nous sommes des mil­liards sur terre, la bio­sphère nous lie les uns aux autres mal­gré nous. Mais nous avons notre part à jouer dans ce pro­ces­sus. Quelles pos­si­bi­li­tés avons-nous ?

1/ Nous déci­dons que cette com­plexité est inac­cep­table. Nous mili­tons contre les nou­velles tech­no­lo­gies et pour que rien ne change, cer­tains même prô­nant les stra­té­gies de réduc­tion de la population.

2/ Tou­jours dans l’idée que la com­plexité est inac­cep­table, nous déci­dons de la faire bais­ser par nous-mêmes. Nous nous iso­lons. Nous cou­pons Inter­net. Ne voya­geons plus. Frei­nons par tous les moyens la flui­di­fi­ca­tion. Nous créons mal­gré nous les condi­tions favo­rables à l’ethnocentrisme ce qui ne peut qu’engendrer des conflits armés .

3/ Nous ten­tons de vivre la com­plexité et parions que des mil­liards d’hommes et de femme peuvent coha­bi­ter har­mo­nieu­se­ment sur terre.

Tous ceux qui parlent d’horizontalité, de trans­ver­sa­lité, de réseau… ont plus ou moins consciem­ment opté pour ce troi­sième choix, le seul d’une cer­taine façon mora­le­ment acceptable.

Com­ment réus­sir ce tour de force ? Une obser­va­tion tout d’abord. La com­plexité n’est pas tant en nous qu’entre nous, dans la société : les entre­prises, les gou­ver­ne­ments, les asso­cia­tions… La com­plexité se gère au niveau indi­vi­duel, puisque nous pou­vons l’accroître ou la réduire, mais aussi au niveau collectif.

Comme l’a mon­tré le cyber­né­ti­cien Valen­tin Tur­chin, un sys­tème ne peut contrô­ler ses sous-systèmes que s’il dis­pose organe de contrôle d’un niveau de com­plexité au moins égal au leur. Si dans une entité col­lec­tive les indi­vi­dus créent des liens, ils aug­mentent la com­plexité, com­plexité qui elle-même répond à celle du monde exté­rieur. La struc­ture de mana­ge­ment doit donc accroître sa com­plexité pour répondre à celle du système.

Tant que les indi­vi­dus ont un pou­voir de com­plexi­fi­ca­tion faible, les mana­gers peuvent gérer la situa­tion. En revanche, quand les indi­vi­dus ont pra­ti­que­ment tous la même capa­cité de com­plexi­fi­ca­tion, situa­tion propre au monde tech­no­lo­gique, l’organe de contrôle a de plus en plus de mal à aug­men­ter sa com­plexité pour répondre à celle du sys­tème. Cette opé­ra­tion a un coût humain, éner­gé­tique et finan­cier vite vertigineux.

Trois solu­tions se présentent.

1/ Si l’organe de contrôle empêche les indi­vi­dus de créer des liens, il soli­di­fie le sys­tème pour éviter que sa com­plexité n’augmente. Nous nous retrou­vons dans la situa­tion qui conduit à l’ethnocentrisme.

2/ Si l’organe de contrôle abdique, le désordre s’installe, la com­plexité du sys­tème s’effondre. C’est un peu comme si sur une auto­route vous lâchiez sou­dai­ne­ment le volant. Le sys­tème implose, deve­nant inca­pable de mener à bien ses anciens objectifs.

3/ Si l’organe de contrôle auto­no­mise ses sous-systèmes, les libère, leur fait confiance et coopère avec eux plus qu’il ne les gère, la com­plexité interne de cha­cun des sous-systèmes dimi­nue sans amoin­drir la com­plexité glo­bale. Plu­tôt qu’un seul gros sys­tème, on se retrouve avec de nom­breux sys­tèmes qui interagissent.

Ils nouent entre eux des rela­tions d’égal à égal. Leurs hié­rar­chies s’entrecroisent, elles forment ce qu’on appelle des hété­rar­chies, c’est-à-dire des réseaux de coopé­ra­tion sans subor­di­na­tion. Cette absence de subor­di­na­tion est capi­tale. Elle implique un lien réci­proque, mutuel­le­ment consenti, mutuel­le­ment retourné, et non un lien uni­di­rec­tion­nel de type maître esclave. C’est toute la dif­fé­rence entre l’interdépendance et la dépendance.

Ce pro­ces­sus ne s’arrête pas en si bon che­min. Comme dans cha­cun des sous-systèmes, les indi­vi­dus conservent leur pou­voir de com­plexi­fi­ca­tion, l’autonomisation peut se pour­suivre. Les sous-systèmes donnent nais­sance à des sous-sous-systèmes et ainsi de suite jusqu’à ce que nous n’ayons plus que des indi­vi­dus qui inter­agissent les uns avec les autres. À ce moment, ils s’auto-organisent. Nous sommes pas­sés d’une orga­ni­sa­tion coer­ci­tive à une orga­ni­sa­tion fluide en évitant le piège de l’implosion.

Nous avons nous-mêmes construit cette tran­si­tion en usant de notre pou­voir de créer des liens. Plus nous nous ren­dons inter­dé­pen­dants, plus nous nous déga­geons des struc­tures de mana­ge­ment. In fine, nous dépen­dons uni­que­ment les uns des autres : nous sommes libres. Nous abou­tis­sons à un nou­veau théorème :

La com­plexité ne peut s’accroître qu’avec un accrois­se­ment conco­mi­tant des liber­tés individuelles.

Si nous usons de cette liberté pour créer de nou­veaux liens et démul­ti­plier la com­plexité, le pro­ces­sus se ren­force par feed­back positif :

Plus nous nous lions les uns aux autres, plus nous sommes libres.

C’est un résul­tat contre-intuitif, mais iden­ti­fié par les psy­cho­logues et les phi­lo­sophes. Ils parlent d’idiosyncrasie. Plus les gens ont de rela­tions sociales, plus ils se sin­gu­la­risent. « Mes amis me définissent. »

Ainsi, nous ne nous libé­rons pas en cou­pant les liens qui nous lient aux autres, mais, au contraire, en les mul­ti­pliant. Albert Jac­quard a relevé le para­doxe en écri­vant : « Pour être réa­liste, je dois voir en l’autre une source qui contri­buera à ma propre construc­tion. Car je suis les liens que je tisse ; me pri­ver d’échanges c’est m’appauvrir. Le com­prendre c’est par­ti­ci­per à l’Humanitude. »

Maxi­mi­ser l’interdépendance maxi­mise la liberté.

Par exemple, si nous cou­pons le lien avec notre bou­lan­ger, nous devons pétrir et cuire notre pain. Plus nous cou­pons de liens avec la diver­sité envi­ron­nante, plus nous devons faire nous-mêmes, nous finis­sons par faire exac­te­ment la même chose que tous ceux qui coupent les liens, ne serait-ce que pour répondre à nos besoins élémen­taires. Nous renon­çons à nous sin­gu­la­ri­ser, nous rédui­sons notre indi­vi­dua­tion.

Il se pro­duit la même chose dans le domaine cultu­rel. Si je décide que les écri­vains publient n’importe quoi, si je cesse de les lire, je dois m’inventer mes propres his­toires. Je m’enferme alors dans un monde étri­qué, j’invente les mêmes his­toires que des mil­lions d’autres per­sonnes qui ont effec­tué le même choix que moi.

De même, si je suis habité par la croyance que des forces trans­cen­dantes régissent le monde, je peux m’enfermer dans une reli­gion. Ce fai­sant, je me coupe des autres reli­gions et me prive d’un immense réser­voir de sagesse.

En cou­pant les liens, en nous libé­rant des autres, nous rédui­sons nos pos­si­bi­li­tés exis­ten­tielles. En appa­rence plus libres, parce que moins dépen­dants, nous sommes en réa­lité pri­son­niers d’une tribu.

Nous nous trou­vons dans une situa­tion para­doxale et pas néces­sai­re­ment intui­tive. Plus nous nous lions avec d’autres, plus nous accrois­sons la com­plexité et par réac­tion notre liberté ce qui conduit à une plus grande individuation.

Pour nous indi­vi­dua­li­ser, nous devons sans cesse tis­ser des liens.

Je peux main­te­nant mettre bout à bout tous les théo­rèmes. La flui­di­fi­ca­tion aug­mente la puis­sance d’agir, donc la liberté. Elle per­met le pro­ces­sus d’individuation qui, à son tour, ren­force la coopé­ra­tion. Une fois plus indi­vi­dué, on pro­fite d’autant plus des pos­si­bi­li­tés offertes par la flui­di­fi­ca­tion. Ce pro­ces­sus s’auto-entretient par feed­back positif.

Le noma­disme

Ima­gi­nons une société où vivent de plus en plus d’hommes et de femmes plei­ne­ment indi­vi­dués. Ce que l’un aime, l’autre ne l’aime pas néces­sai­re­ment. Cela est vrai dans le domaine des biens comme des ser­vices. Un pro­duit fabri­qué en grande série n’a guère de chance de les tou­cher. Consé­quences : les pro­duc­teurs fabriquent des pro­duits en séries de plus en plus petites et il existe de plus en plus de séries, donc poten­tiel­le­ment de plus en plus de producteurs.

En 2004, Chris Ander­son décri­vit ce phé­no­mène avec sa théo­rie de la longue traîne. Dans la dis­tri­bu­tion tra­di­tion­nelle, dès qu’un pro­duit ne se vend plus suf­fi­sam­ment, il est déré­fé­rencé, parce qu’il occupe en rayon­nage un espace qui n’est plus rentable.

Sur Inter­net en revanche, les rayon­nages étant poten­tiel­le­ment infi­nis, il n’y a aucune rai­son de déré­fé­ren­cer un pro­duit. Un libraire en ligne peut avoir des mil­lions de livres à son cata­logue. S’il dis­pose d’une bonne tech­no­lo­gie de fil­trage et de recom­man­da­tion, les livres qui tra­di­tion­nel­le­ment ne sont plus ven­dus conti­nuent de se vendre, réa­li­sant jusqu’à 30 % du chiffre d’affaires total. Cela signi­fie que les ache­teurs n’achètent plus tous les mêmes pro­duits, mais que nombre d’entre eux vaga­bondent hors des sen­tiers battus.

Ander­son se contenta de décrire une nou­velle pos­si­bi­lité de busi­ness. Pour lui, de grandes entre­prises pou­vaient aug­men­ter leurs reve­nus en adres­sant la longue traîne. Pour réus­sir ce tour de force, elles pou­vaient d’ailleurs agré­ger les offres de ven­deurs indé­pen­dants… qui cha­cun réus­si­raient à tirer son épingle du jeu.

La théo­rie d’Anderson a été contes­tée. Sou­vent les indé­pen­dants vendent trop peu pour sur­vivre. Quand elle se pro­duit, la longue traîne pro­fite avant tout à la grande entre­prise qui la met en œuvre.

Mais la théo­rie a aussi des impli­ca­tions poli­tiques qu’Anderson n’a guère abor­dées. Si nous nous indi­vi­duons, nous avons besoin d’une longue traîne. Si elle n’existe pas, nous devons la créer pour dis­po­ser des pro­duits maté­riels ou imma­té­riels qui com­ble­ront nos goûts variés.

Un mou­ve­ment de grande ampleur a débuté en ce sens. Par­fois appelé DIY pour Do it your­self, faites-le vous-mêmes, ses pané­gy­ristes partent du prin­cipe qu’un être indi­vi­dué ne peut plus se satis­faire d’un pro­duit créé en masse. « Plu­tôt que de som­brer dans le consu­mé­risme, soyons acteur de notre propre consom­ma­tion. » Sur Inter­net, des cen­taines de sites expliquent com­ment fabri­quer et per­son­na­li­ser une mul­ti­tude d’objets du quotidien.

Dans le même esprit, des micro-entrepreneurs, c’est-à-dire des arti­sans qui sou­vent s’appuient sur les tech­no­lo­gies de pointe, créent des pro­duits à l’unité qu’ils ne fabriquent qu’à la demande et qui peuvent être per­son­na­li­sés. Par­fois ils uti­lisent des impri­mantes 3D qui sculptent la matière. Une nou­velle façon de tra­vailler et de consom­mer se déve­loppe. Le créa­teur et l’acheteur établissent entre eux un lien tout aussi per­son­na­lisé que l’objet qui en résulte.

Alors, cher­cher les mani­fes­ta­tions de la longue traîne chez tel ou tel ven­deur, dans tel ou tel domaine, n’a aucun sens. La longue traîne se mani­feste dans l’ensemble de la société. L’individuation implique une offre com­pa­tible avec ce pro­jet de vie. Entre­prises de petites tailles et immense diver­sité de l’offre.

Rien à voir avec le monde capi­ta­liste à l’honneur au xxe siècle. Une entre­prise pro­dui­sait alors une faible variété de pro­duits, mais cha­cun en grand nombre. Un construc­teur auto­mo­bile dis­po­sait d’une dizaine de gammes, mais pro­dui­sait chaque modèle par mil­liers, voire par mil­lions. Il employait des cen­taines, voire des mil­liers de per­sonnes, toutes ran­gées dans des cases, sou­vent iden­tiques. Le désir mimé­tique pous­sait alors les clients à ache­ter les mêmes modèles.

La société était mono­li­thique, une société de séden­taires. Tout le monde se levait à la même heure, par­tait tra­vailler à la même heure, fai­sait une pause à la même heure, écou­tait les mêmes infor­ma­tions à la radio ou à la télé­vi­sion, retra­vaillait pour la même durée avant de rega­gner la mai­son à la même heure et une nou­velle fois subir le même lavage de cer­veau. La norme s’imposait à tous dans une société mécanisée.

Mais plus nous nous inter­con­nec­tons, plus nous cas­sons les rituels. Nous nous indi­vi­duons, nous accrois­sons la com­plexité, pous­sons les entre­prises à mêler leurs hié­rar­chies et à se sub­di­vi­ser en uni­tés de plus en plus auto­nomes qui coopèrent en réseau.

Tra­di­tion­nel­le­ment, une entre­prise s’apparente à une struc­ture qui veut main­te­nir sa com­plexité propre par-devers celle de l’environnement. C’est une cel­lule dans un orga­nisme plus vaste. Avec sa peau, sa fron­tière, elle empêche les com­po­sés internes de créer des liens arbi­traires avec l’extérieur.

Cette approche avait tout son sens lorsque l’interconnexion entre les indi­vi­dus était dif­fi­cile. Quand deux entre­prises inter­agis­saient, leurs employés inter­agis­saient. Cet effet de levier n’a plus guère d’intérêt quand cha­cun des indi­vi­dus peut inter­agir par lui-même dans une infi­nité de modalités.

Une entre­prise s’apparente à une eth­nie qui empri­sonne ses employés dans un jeu de règles et de codes. En frei­nant l’interconnexion, elle entre­tient le désir mimé­tique. Même si elle tente d’adopter des modèles d’organisation hori­zon­taux, elle reste une struc­ture stable et rela­ti­ve­ment durable, en-tout-cas qui cherche à impo­ser sa marque dans le temps. L’entreprise s’oppose au noma­disme. Car si nous usons de notre pou­voir de créer des liens, si nous accrois­sons la com­plexité sociale qui nous entoure, nous ren­dons inopé­rantes les struc­tures de mana­ge­ment des entre­prises tra­di­tion­nelles. Elles ont de plus en plus de mal à main­te­nir leur inté­grité dans un monde qui se déma­té­ria­lise et qui favo­rise les liens. Peu à peu, elles libèrent leurs sous-systèmes jusqu’au niveau de l’individu.

Call to action

Com­ment prendre en compte ce désir crois­sant d’individuation ? Ce désir d’être soi tout en se liant davan­tage aux autres ? Com­ment pro­fi­ter de la com­plexi­fi­ca­tion qui en résulte plu­tôt que de la subir ? Les poli­tiques autant que les entre­pre­neurs doivent se poser ces questions.

Le monde change. Jadis peu­plé de séden­taires, dans une cer­taine mesure qui se conten­taient des liens pro­po­sés par leur envi­ron­ne­ment immé­diat, des nomades l’envahissent peu à peu, en quête per­pé­tuelle de nou­veaux liens qui sti­mu­le­ront leur créativité.

On peut bien sûr conti­nuer à encou­ra­ger les star­tups. Quel est leur prin­cipe ? Une petite équipe tra­vaille sur une idée, récolte des fonds, construit une entre­prise avec des sala­riés selon le modèle tra­di­tion­nel. Si elle gros­sit, et c’est son but, elle se heur­tera à la com­plexité envi­ron­nante. Par ailleurs, ses employés, dans une cer­taine mesure liés de manière uni­di­rec­tion­nelle, ver­ront le déve­lop­pe­ment de leur indi­vi­dua­tion entravé.

Est-ce la meilleure méthode pour accom­pa­gner la noma­di­sa­tion crois­sante des indi­vi­dus ? Sans doute pas. Ils pré­fèrent se lier de manière coopé­ra­tive et souple, sou­vent de façon infor­melle, inter­agis­sant sur des pro­jets plu­tôt qu’à l’intérieur de struc­tures défi­nies. Ils se retrouvent sur le Net, dans les réseaux sociaux, où dans divers lieux, sou­vent des cafés, ces tiers-lieux qui maxi­misent l’interaction, la com­plexi­fi­ca­tion, l’individuation… Pour sti­mu­ler l’innovation au xxie siècle, nous n’avons d’autre choix que de favo­ri­ser cet envi­ron­ne­ment adapté aux nomades.

PS : J’ai écrit ce texte, résumé d’un des argu­ments cen­tral de L’alternative nomade, à la demande de Gene­viève Morand pour la Revue Eco­no­mique et Sociale.

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2 Comments 84 Tweets 73 Other Comments

101 commentaires à “La liberté, c'est le lien”

  1. gravatar.com Flux et Lien ip:1
    8 May 2010 @ 22:17

    Le lien par le flux, le flux par le lien, pour quoi faire ?

    Il y a un met­teur en scène qui a lancé aujourd’hui une expé­rience de flux / lien sur les réseaux sociaux.

    Une dizaine de comé­diens, au théâtre de la Cité Inter­na­tio­nale, connec­tés avec des por­tables, lancent des invi­ta­tions sur Face­book pour un col­lec­tif vide de contenu, “le Col­lec­tif Empire”, et observent com­bien suivent le flux sans savoir où il mène.

    http://cinema-litterature-musique.blog.24heures.ch/archive/2010/05/08/collectif-empire-a-l-assaut-de-facebook.html

    Le Col­lec­tif Empire sur Face­book :
    http://www.facebook.com/profile.php?id=100001066233803

    Col­lec­tif Empire est né le 8 Mai 2010, sur une idée du met­teur en scène Renaud Cojo uti­li­sant les réseaux sociaux face­book, twit­ter, you­tube pour une expé­rience artis­tique hors du commun.

    Plus de 10 acteurs aux com­mandes d’une dizaine de postes inter­net au nom d’un même compte font le buzz en flux tendu.
    Une véri­table entre­prise artistique.”

    ——–

    On a là, typi­que­ment, des gens qui se réunissent par le lien, via le flux, mais sans savoir trop pour quoi faire.

    Inté­res­sant.

  2. gravatar.com Fluxus ip:1
    8 May 2010 @ 22:23

    Les phrases du Col­lec­tif ont un accent crou­zé­tien :-) :

    donne moi ton flux”

    le col­lec­tif empire annonce la fin du travail”

    Notre iden­tité n’est pas un stock, c’est un flux…”

  3. gravatar.com narvic ip:2
    9 May 2010 @ 11:12

    J’ai une objec­tion de fond, tirée de Jeremy Rif­kin (“L’âge de l’accès”). Confron­tées au pro­blème que tu décris, un cer­tain nombre d’entreprises com­mer­ciales d’aujourd’hui ont opté pour ta troi­sième option (l’autonomisation des sous-systèmes), mais pas du tout dans le sens où tu l’entends. Et le résul­tat est que les sous-systèmes en ques­tion sont plus dépen­dants et vas­sa­li­sés que jamais !

    C’est l’organisation de l’entreprise en réseau (dont des modèles peuvent être Nike ou McDo­nald…), qui se défait au maxi­mum de toute capi­ta­li­sa­tion maté­rielle (immo­bi­lier, flotte de véhi­cules…), pré­fé­rant louer qu’acheter, quitte à vendre ses biens à des entre­prises satel­lites ad-hoc qui les lui louent en retour. Elle se défait de toutes les acti­vi­tés annexes à son “métier de base”, par l’externalisation auprès d’entreprises de ser­vice aux entre­prises (entre­tien, admi­nis­tra­tion, sécu­rité, etc.).

    Elle se défait même de toutes ses machines et usines, au pro­fit de la sous-traitance géné­ra­li­sée de la pro­duc­tion, orga­ni­sée en flux ten­dus et en pla­çant les sous-traitants en concur­rence les uns avec les autres.

    La forme ultime de cette entre­prise en réseau étant celle orga­ni­sée entiè­re­ment autour d’un réseau d’entreprises en fran­chise, qui par­tagent le risque avec le fran­chi­seur mais ne dis­posent d’absolument aucune auto­no­mie (au point que cer­tains écono­mistes pro­posent qu’un chef d’entreprise d’un PME fran­chi­sée, qui tient un res­tau­rant McDo­nald, par exemple, devrait au fond être consi­déré plu­tôt comme un cadre que comme un entrepreneur).

    Cette entre­prise en réseau se trouve au final réduite à n’être qu’un bureau d’étude cou­plé avec un ser­vice mar­ke­ting, assu­rant le déve­lop­pe­ment et la pro­mo­tion d’une marque. Ce modèle d’organisation de l’entreprise tend à se déve­lop­per consi­dé­ra­ble­ment aujourd’hui et il ne conduit qu’à une forme de vas­sa­li­sa­tion bien plus sophis­ti­quée et alié­nante que la précédente.

    Le seul qui s’individue là-dedans et qui gagne en auto­no­mie, c’est celui qui se trouve au centre du réseau !

    EDIT: au fond, Thierry, ne crois-tu pas que tu rai­sonnes sur­tout, ici, mais aussi en géné­ral, sur un réseau d’un type par­ti­cu­lier et que l’on ren­contre en fait assez peu : un réseau dis­tri­bué “plat”, dont tous les nœuds sont connec­tés de manière plus ou moins équi­va­lente ? Or la plu­part des réseaux maillés ont en réa­lité une archi­tec­ture “en grappes”, avec des nœuds bien plus connec­tés que d’autres. Les consé­quences de cette dif­fé­rence de topo­lo­gie dans le fonc­tion­ne­ment du réseau sont très impor­tantes. Par exemple, l’accroissement du nombre de liens dans un réseau en grappe ne conduit pas à un accrois­se­ment de la liberté de cha­cun des nœuds. Il accroit au contraire la hié­rar­chi­sa­tion du réseau, ren­for­çant l’autonomie des “nœuds les plus connec­tés” au détri­ment des autres.

  4. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    9 May 2010 @ 12:30

    Mon pos­tu­lat ini­tial, c’est la réelle com­plexi­fi­ca­tion qui nait des liens réci­proques. Nike et autres créent des liens de type maître-esclave, exac­te­ment sur le modèle hié­rar­chique. Si tu car­to­gra­phies leur réseau, tu as en fait une étoile, c’est-à-dire une pyra­mide. Dans une pyra­mide, c’est en effet en mon­tant vers le haut qu’on s’individue.

    Quand je parle de réseaux depuis tou­jours, c’est pour dési­gner les réseaux hau­te­ment dis­tri­bués et tis­sés de liens réci­proques… cette fameuse blo­go­sphère qu’on a un ins­tant vue naître et qui jus­te­ment aujourd’hui se fait enfermer.

    J’ai une posi­tion acti­viste. Nous avons les moyens de créer ces réseaux, si nous les créons nous allons vers plus d’interdépendance et plus de liberté. Je n’ai jamais dit qu’il se pas­sait cela aujourd’hui à grande échelle. Mais que nous avons les outils pour aller dans cette his­toire. Et j’écris pour ceux qui ont envie d’aller vers là.

    Dès que quelqu’un renonce à la réci­pro­cité, à l’égal à égal dans le lien, il s’enferme dans le lien pyra­mi­dal, ce qui implique réduc­tion de la com­plexité, maxi­mi­sa­tion du contrôle… et impos­si­bi­lité de résoudre les pro­blèmes réel­le­ment com­plexes aux­quels se confronte notre monde.

    C’est un pro­gramme poli­tique mon his­toire. Pas un constat (ou un constat de quelque chose qui sur­vient encore de manière trop épisodique).

    Le réseau n’est pas une struc­ture idéale… j’en fais la démons­tra­tion dans Croi­sade. Un réseau est mieux qu’une pyra­mide à mon sens dans cer­taines condi­tions par­ti­cu­lière (com­plexité, réci­pro­cité, décen­tra­li­sa­tion maximale…).

    PS : dans l’alternative je déve­loppe. Les sous-systèmes ne sont réel­le­ment libé­rés que quand ils inter­agissent avec d’autres (il ne s’agit pas juste de délo­ca­li­sa­tion, dans ce cas pas de réduc­tion de la complexité).

  5. gravatar.com narvic ip:2
    9 May 2010 @ 14:50

    Je ne lâche pas le mor­ceaux. ;-) L’entreprise en réseau est bien plus com­plexe que ça et ne peut se rame­ner à une orga­ni­sa­tion pyra­mi­dale. Elle ne réduit pas la com­plexité, jus­te­ment, mais l’accroit pour en tirer un avan­tage et ins­tau­rer une forme nou­velle de domi­na­tion, à l’intérieur même de la complexité.

    Un autre exemple… Hollywood.

    En fait, his­to­ri­que­ment, les labo­ra­toires de cette forme d’organisation des entre­prises auront été les stu­dios de cinéma hol­ly­woo­diens à par­tir des années 50/60.

    Aupa­ra­vant, jusqu’à leur crise des années 40/50, c’étaient des usines tra­vaillant à la chaine selon des prin­cipe de taylorisme/fordisme. Ils pro­dui­saient des films sté­réo­ty­pés en quan­ti­tés indus­trielles, qu’ils dif­fu­saient dans des cir­cuits dont ils étaient aussi les propriétaires.

    L’arrivée de la télé et sur­tout l’obligation qui leur a été faites, en vertu des lois anti-trust, de se sépa­rer de leurs réseaux de dis­tri­bu­tion, a remis en cause ce modèle, qui ne fonc­tion­nait plus.

    Les stu­dios se sont réor­ga­ni­sés de manière radi­ca­le­ment dif­fé­rente : on forme des équipes ad-hoc, pour le temps d’un pro­jet, en asso­ciant au coup par coup des com­pé­tences exté­rieures qui sont “indé­pen­dantes” (tel stu­dio audio, telle boite d’effets spé­ciaux ou de construc­tion de décors, etc.). Ce sont bien des réseaux com­plexes, sans cesse mou­vants, asso­ciant des enti­tés auto­nomes les unes des autres.

    La moti­va­tion de cette réor­ga­ni­sa­tion, c’est que pour lut­ter contre la télé, les stu­dios doivent aujourd’hui faire du sur-mesure au lieu de l’industriel. Chaque nou­veau block­bus­ter est un pro­to­type, qui doit renou­ve­ler à chaque fois l’expérience de l’utilisateur, et n’est donc que très peu repro­duc­tible (éven­tuel­le­ment une suite ou deux, mais ça ne marche pas vrai­ment très sou­vent). Le repro­duc­tible, ce sont les séries télé et elles, elles se pro­duisent tou­jours de manière industrielle.

    On est vrai­ment ici dans un mode d’organisation com­plexe qui ne peut se réduire à une pyra­mide. Les sous-systèmes dis­posent d’une cer­taine dose d’autonomie réelle : il y a plu­sieurs stu­dios, on peut tra­vailler pour plu­sieurs à la fois sur plu­sieurs pro­jets de films dif­fé­rents. Si on est le meilleur dans son domaine, on devient vite incon­tour­nable (Steve Jobs avec Pixar, Ste­ven Spiel­berg avec Dreamworks…).

    La place des entre­prises indé­pen­dantes par rap­port aux majors d’Hollywood a donc beau­coup aug­menté. Sauf que ce sont tou­jours les “majors” qui extraient l’essentiel de la valeur écono­mique (les deux-tiers) dans le fonc­tion­ne­ment du nou­veau système.

    Bref, c’est bien un sys­tème com­plexe, qui exploite la com­plexité sans la réduire et en tire pro­fit pour consti­tuer des hié­rar­chies… Et on peut étendre l’analyse à bien des fonc­tion­ne­ments d’internet…

  6. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    9 May 2010 @ 15:13

    Ton exemple est par­fait… il décrit le début du pro­ces­sus de com­plexi­fi­ca­tion, un pro­ces­sus en cours et non encore com­plet (c’est d’une his­toire en train de se vivre qu’il s’agit).

    On reste dans le cas pyra­mi­dal quand un sous-système libéré dépend exclu­si­ve­ment de son vais­seau ami­ral. Ce qui est sou­vent le cas dans une pre­mière phase. Puis la com­plexi­fi­ca­tion aug­mente quand le sous-système mêle sa hié­rar­chie à celle de sys­tèmes ini­tia­le­ment étran­gers. C’est ce que tu décris très bien pour le cinéma. On a bien dans ce cas com­plexi­fi­ca­tion (ce dont on peut dou­ter dans le cas de Nike). Pixar tra­vaille avec dif­fé­rentes Majors.

    Main­te­nant, les majors existent encore parce qu’elles n’ont pas mené à son terme le pro­ces­sus que je décris. Leurs employés comme cer­tains de leurs sous-traitants fonc­tionnent encore en maître esclave, je pense notam­ment au réseau de dis­tri­bu­tion. Mais on voit bien com­bien les Majors ont du mal avec le pira­tage et avec le net qui pousse plus loin la décen­tra­li­sa­tion de la dif­fu­sion (d’où des lois à la Hadopi pour pré­ser­ver encore un ancien modèle).

    Si tous ceux qui sont dans les dépar­te­ments non libé­rés usent de leur puis­sance de créa­tion des liens, ils ne seront plus sous l’emprise des Majors… qui en fait auront perdu leur der­nier pou­voir (après avoir renoncé au pou­voir d’innover).

    La libé­ra­tion des sous-systèmes ne peut se faire que par étapes, à moins d’une brusque explo­sion (pas même sou­hai­table). C’est à cha­cun d’entre nous d’user de sa capa­cité, actuelle, de créer des liens pour ampli­fier le mou­ve­ment dans tous les domaines.

    Si le pro­ces­sus dont je parle était achevé, nous vivrions dans un monde hyper­com­plexe dans une struc­ture tota­le­ment réti­cu­laire. C’est encore loin d’être le cas. Nous avons du travail.

  7. gravatar.com Gilles Misrahi ip:4
    9 May 2010 @ 17:43

    Superbe, clair.

    Blo­cage des élites à com­prendre ces évolu­tions iné­luc­tables ?
    La fameuse inter­view de Mc Luan dans Play­boy com­prend des enri­chis­se­ments et des réponses. Temps de latence ? Contre-feu pro­tec­tion­niste ? Opa­cité des nou­veaux modèles pour le plus grand nombre ?

    http://www.nextnature.net/2009/12/the-playboy-interview-marshall-mcluhan

    Ce temps étrange où se mêlent peurs, espoirs et sur­vie pro­met d’être tout aussi pas­sion­nant qu’inquiétant.

    Dans l’idéal l’individu intègre actuel­le­ment un long pro­ces­sus où il se trans­forme en connecteur.

    En mode cau­che­mar : des crises écono­miques, cultu­relles et poli­tiques vont se suc­cé­der pour absence de communication.

    Entre les deux : tout est pos­sible comme, par exemple, un long et ennuyeux “rien” fait de tas­se­ment de désirs et de recherche de boucs émissaires.

    Cer­tains ont inté­rêt à faire trai­ner une crise molle, me semble t-il, mais … l’avenir de nos socié­tés déve­lop­pées passent uni­que­ment par cette capa­cité à appré­hen­der, créer le lien, gérer de nou­veaux échanges. C’est juste ce qui nous revien­dra très fort et très vite dans le nez si nous ne nous en occu­pons pas… maintenant.

    Au fait, Beau­coup de bull­shit et de Take the money and run dans les start-ups ? Oui. Pour autant, je crois que cer­tains y ont appris énor­mé­ment sur de nou­veaux modes de coopé­ra­tion et de com­mu­ni­ca­tion. Il y a des choses à rete­nir des vrais digi­tal natives, à mon sens. Je peux pré­ci­ser. C’était juste pour pas jeter bébé avec l’eau des orties.

    Merci.

  8. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    9 May 2010 @ 18:01

    Y’a des start-ups qui res­semblent à des net-ups… je pré­fère… à la réin­ven­tion des vieux modèles liés au capital.

    Je vais aller lire play-boy :-) Mais d’abord je finis de plan­ter les tomates.

  9. gravatar.com [Enikao] ip:5
    9 May 2010 @ 21:58

    Je ne com­prends pas bien “Si l’organe de contrôle abdique, le désordre s’installe, la com­plexité du sys­tème s’effondre. C’est un peu comme si sur une auto­route vous lâchiez sou­dai­ne­ment le volant. Le sys­tème implose, deve­nant inca­pable de mener à bien ses anciens objectifs”.

    Ne peut-il y avoir de “lâcher prise” qui résulte à la fois :
    – d’une forme de confiance sur les moyens
    – d’une forme d’habitus concer­nant les résul­tats atten­dus (la fin) ?
    Pour reprendre la méta­phore de l’autoroute : si je lâche le volant mais main­tiens la vitesse, la voi­ture va tout droit (du moins les roues res­tent dans la même direction).

  10. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    9 May 2010 @ 22:10

    C’est la dif­fé­rence entre point 2 et 3. Entre l’anarchie et l’auto-organisation. Dans le cas 3, l’organe de contrôle supé­rieur abdique au pro­fit d’un contrôle interne, dis­tri­bué. Dans le cas 2, il abdique, mais rien ne le remplace…

    Et dans le cas 3, il ne faut pas oublier le mou­ve­ment récur­sif qui fait les sous-systèmes s’éclater un à un en même temps que la den­sité de liens augmente.

    Quand je parle de liens, il s’agit bien sûr des liens entre les indi­vi­dus avant tout. Les liens hyper­textes ne sont que des routes pos­sibles pour ces liens. Rien de plus.

  11. gravatar.com Henri A ip:6
    9 May 2010 @ 23:51

    Tout ça est quand même une his­toire de carac­tère, de contexte et enfin d’éducation.
    Je répète ce que j’avais dit je ne sais plus quand :
    1) Je dis que je vais faire un truc.
    2) Je fais un truc.
    3) Je dis que j’ai fais un truc.

    Si le sens de “truc” est exac­te­ment le même dans 1,2,3, c’est impec­cable.
    Si le sens de “truc” est exac­te­ment le même dans 2,3, c’est cor­rect.
    Dans les autres cas, c’est mal­heu­reu­se­ment ce qui engendre les pro­blèmes pénibles et la(les) cause(s) sont sou­vent un mau­vais ( carac­tère, contexte, éducation ).

  12. gravatar.com Djoussouf ip:7
    11 May 2010 @ 20:29

    Ou a la dis­pa­ri­tion total de moral divine..
    Ne sou­haite pas a ton voi­sin ce tu n’aimerais pas vivre..
    Ne convoite pas le bien de d’autrui
    Le bon com­por­te­ment avec les autres.
    Res­pecte tes ainés et ta hié­rar­chies.
    Ne convoite pas la femme de l’autre
    La fidé­lité conju­gale..
    Ne pri­vi­lé­gie pas l’argent aux devoirs envers ta famille et envers ton sei­gneur..
    Et tout et tou…

  13. gravatar.com France et confiance : le problème qui fait mal | Tête de Quenelle ! ip:8
    22 May 2010 @ 18:33

    […] dans quelle mesure inter­net pour­rait jouer un rôle favo­rable au retour de la confiance ? Si la liberté passe par les liens que nous tis­sons sur inter­net ces inter­con­nexions ne sont-elles pas gages de confiance ? C’est en tout cas la conclusion […]

  14. gravatar.com Merci au Musekeeper Alexis Moeckli « La Muse ip:9
    2 July 2010 @ 16:08

    […] Merci au Muse­kee­per Alexis Moe­ckli Alexis Moe­ckli ter­mine son stage de Muse­kee­per après le sucés de la jour­née du 22 juin sur la « créa­ti­vité en action » ou plus de 250 per­sonnes furent pré­sents. Après 10 mois passé au sein de la Muse,  Alexis va désor­mais tra­vaillé à ter­mi­ner son mémoire de Bache­lor sur « l’émergence des tiers-lieux » tel que la Muse.  Sur ce thème, il  d’ailleurs co-signé un article avec Patrick Genoud qui a été publié dans la « Revue Écono­mique et Sociale ». Fait aussi parti de ce dos­sier sur la créa­ti­vité l’article de M. Thierry Crou­zet « L’alternative nomade ». […]

  15. gravatar.com phbri ip:10
    18 July 2010 @ 9:46

    Bravo pour cette démons­tra­tion. J’adhère plei­ne­ment à l’approche théo­rique. Il me semble utile de reve­nir sur ce pas­sage pour exa­mi­ner le volon­ta­risme pra­tique de l’article :

    Nous sommes pas­sés d’une orga­ni­sa­tion coer­ci­tive à une orga­ni­sation fluide en évitant le piège de l’implosion”

    J’ai lu ce que que vous écri­vez sur la nature humaine (http://blog.tcrouzet.com/2008/08/18/de-la-nature-humaine), pour autant le peu que je sais de psy­cho­lo­gie et le constat de l’exercice du pou­voir dans dif­fé­rents contextes (entre­prise, poli­tique,…) m’incitent à vous pro­po­ser un bémol.

    Même si “Avec nos nou­velles tech­no­lo­gies d’interconnexion, nous rédui­sons cer­taines fric­tions sociales” le besoin de domi­ner, l’envie de pos­sé­der ce qui est dans la poche de l’autre (etc) ne dis­pa­raî­tront pas. On peut dis­cu­ter de leur éven­tuelle *modé­ra­tion*, mais non les écar­ter d’un revers de main.

    C’est bien ce que nar­vic décrit : une adap­ta­tion à la nou­velle donne avec les mêmes tro­pismes humains et des consé­quences. Cette nou­velle donne peut donc pous­ser dans une cer­taine direc­tion mais égale­ment être uti­li­sée dans une autre direc­tion… C’est peut-être une variante de votre option 1/ et j’entends bien votre volon­ta­risme assumé. Pour autant, ne pas évoquer ces “constantes” humaines qui me semblent quand même bien réelles, n’est-ce pas prendre le risque d’être moins crédible ?

  16. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    18 July 2010 @ 10:24

    Je dis­cute de tous ces points dans l’alternative nomade… cette démons­tra­tion est très très incom­plète dans ce texte… par exemple je ne montre pas com­ment dépas­ser le désir mimé­tique… et c’est en effet indis­pen­sable, la liberté seule est insuffisante.

  17. gravatar.com phbri ip:10
    18 July 2010 @ 18:30

    Ah, je viens à peine d’en com­men­cer la lec­ture, vous ne me faci­li­tez pas la tâche…
    Soit, nous pou­vons pour­suivre la par­tie quand je sau­rai ce que vous enten­dez par “désir mimé­tique” et “dépas­ser le désir mimé­tique” ;)

  18. gravatar.com Thierry Crouzet ip:3
    18 July 2010 @ 21:48

    Je te conseille d’attendre la nou­velle ver­sion qui sera très dif­fé­rente, avec une argu­men­ta­tion plus détaillée, beau­coup plus pré­cise… c’est un autre livre, notam­ment dépouillé de la réflexion sur le flux.

  19. gravatar.com crouzet ip:11
    8 May 2010 @ 13:39

    @rosselin @sebmusset @rosselin @Vogelsong @narvic @monolecte @dagrouik @Galuel @Mancioday @Mancioday @zoupic Révi­sion http://bit.ly/9GqGyw

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  20. gravatar.com pcouzon ip:11
    8 May 2010 @ 13:51

    #pen­ser­le­chan­ge­ment RT @crouzet: La liberté, c’est le lien http://bit.ly/9GqGyw

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  21. gravatar.com _arf_ ip:11
    8 May 2010 @ 17:48

    RT @crouzet: La liberté, c’est le lien http://bit.ly/9GqGyw

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  22. gravatar.com cyberlabe ip:11
    8 May 2010 @ 19:45

    La liberté, c’est le lien (via @crouzet) http://icio.us/1rezzg

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  23. gravatar.com nessyduloch ip:11
    8 May 2010 @ 20:10

    RT @crouzet: La liberté, c’est le lien http://bit.ly/9GqGyw

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  24. gravatar.com lionelchollet ip:11
    8 May 2010 @ 20:38

    RT @crouzet La liberté, c’est le lien http://bit.ly/9GqGyw // L’insubordination posi­tive pour tous, ça m’a tou­jours branché.

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  25. gravatar.com zoupic ip:11
    8 May 2010 @ 20:32

    La liberté, c’est le lien (de @crouzet) http://icio.us/1rezzg (via @cyberlabe)

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  26. gravatar.com gemorand ip:11
    8 May 2010 @ 22:20

    A lire l’article que vient d’écrire Thierry Crou­zet pour la Revue écono­mique et sociale “La liberté, c’est le lien” http://bit.ly/c89JRR

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  27. gravatar.com ruedelamuse ip:11
    8 May 2010 @ 22:20

    RT @gemorand: A lire l’article que vient d’écrire Thierry Crou­zet pour la Revue écono­mique et sociale “La liberté, c’est le lien” http://bit.ly/c89JRR

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  28. gravatar.com gemorand ip:11
    8 May 2010 @ 22:23

    La liberté, c’est le lien http://bit.ly/c89JRR est un article à paraître le 22 juin à l’occasion du 3è RDV des entre­pre­neurs romands

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  29. gravatar.com ruedelamuse ip:11
    9 May 2010 @ 0:23

    La liberté, c’est le lien http://bit.ly/c89JRR est un article à paraître le 22 juin à l’occasion du 3è RDV des entre­pre­neurs romands

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  30. gravatar.com Galuel ip:11
    9 May 2010 @ 1:06

    RT @zoupic: La liberté, c’est le lien (de @crouzet) http://icio.us/1rezzg (via @cyberlabe)

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  31. gravatar.com _Jeanne ip:11
    9 May 2010 @ 1:22

    RT @marcvasseur: RT @Galuel: RT @zoupic: La liberté, c’est le lien (de @crouzet) http://icio.us/1rezzg (via @cyberlabe)

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  32. gravatar.com tempsfuturs ip:11
    9 May 2010 @ 11:51

    La liberté, c’est le lien… Un mani­feste ? http://bit.ly/9feNx0 [@tcrouzet]

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  33. gravatar.com Gregoware ip:11
    9 May 2010 @ 12:28

    La liberté, c’est le lien – http://blog.tcrouzet.com/2010/05/08/la-liberte-le-lien/ http://ff.im/k3pWr

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  34. gravatar.com narvic ip:11
    9 May 2010 @ 11:38

    @crouzet “révi­sion” signi­fie aussi “modi­fi­ca­tion”. Voir mon com­men­taire de ton billet ;-) http://bit.ly/9GqGyw

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  35. gravatar.com jyjy ip:11
    9 May 2010 @ 11:42

    RT @nessyduloch: RT @crouzet: La liberté, c’est le lien http://bit.ly/9GqGyw

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  36. gravatar.com jmleray ip:11
    9 May 2010 @ 13:46

    La liberté, c’est le lien ! via @narvic @crouzet http://bit.ly/9GqGyw

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  37. gravatar.com RoyHP ip:11
    9 May 2010 @ 14:04

    La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1IIJO in Le peuple des connecteurs

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  38. gravatar.com repeatagain ip:11
    9 May 2010 @ 12:37

    La liberté, c’est le lien http://bit.ly/9GqGyw + les com­men­taires chez @crouzet & @Narvic #reli­re­Rif­kin #dimancheenforme

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  39. gravatar.com Naivos ip:11
    9 May 2010 @ 14:55

    RT @ownicrew: #Owni­Crew La liberté, c’est le lien http://bit.ly/cLCyCk

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  40. gravatar.com flessard ip:11
    9 May 2010 @ 16:22

    Plus nous nous lions les uns aux autres, plus nous sommes libres. >T.Crouzet http://bit.ly/9OC0Ar

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  41. gravatar.com crouzet ip:11
    9 May 2010 @ 15:13

    La dis­cus­sion conti­nue… impor­tant de cher­cher des bugs dans ce théo­rème : se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  42. gravatar.com nicolasancion ip:11
    9 May 2010 @ 17:25

    RT @crouzet: La dis­cus­sion conti­nue… impor­tant de cher­cher des bugs dans ce théo­rème : se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  43. gravatar.com repeatagain ip:11
    9 May 2010 @ 17:54

    RT @crouzet La dis­cus­sion continue…se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw #idiosyncrasie

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  44. gravatar.com WillyBraun ip:11
    9 May 2010 @ 16:06

    je suis les liens que je tisse” RT @repeatagain RT @crouzet La dis­cus­sion continue…se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  45. gravatar.com bizcom ip:11
    9 May 2010 @ 16:17

    RT @WillyBraun: “je suis les liens que je tisse” RT @repeatagain RT @crouzet.se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  46. gravatar.com breizh2008 ip:11
    9 May 2010 @ 16:18

    RT @crouzet: La dis­cus­sion conti­nue… impor­tant de cher­cher des bugs dans ce théo­rème : se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  47. gravatar.com Herv3Torchet ip:11
    9 May 2010 @ 16:26

    RT @crouzet: La dis­cus­sion conti­nue… impor­tant de cher­cher des bugs dans ce théo­rème : se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  48. gravatar.com konandrum ip:11
    9 May 2010 @ 16:27

    RT @crouzet: La dis­cus­sion conti­nue… impor­tant de cher­cher des bugs dans ce théo­rème : se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  49. gravatar.com rosselin ip:11
    9 May 2010 @ 18:34

    La conjec­ture de @crouzet : se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  50. gravatar.com GwenCatala ip:11
    9 May 2010 @ 18:42

    RT @rosselin: La conjec­ture de @crouzet : se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  51. gravatar.com GillesMisrahi ip:11
    9 May 2010 @ 19:43

    RT @crouzet: La dis­cus­sion conti­nue… impor­tant de cher­cher des bugs dans ce théo­rème : se lier, c’est se libé­rer http://bit.ly/9GqGyw

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  52. gravatar.com sirchamallow ip:11
    9 May 2010 @ 20:39

    La liberté, c’est le lien http://bit.ly/b9SeNo (via @crouzet)

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  53. gravatar.com Monolecte ip:11
    9 May 2010 @ 22:58

    La liberté, c’est le lien http://icio.us/51tk1u

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  54. gravatar.com analienfeed_ ip:11
    9 May 2010 @ 21:07

    [from mono­lecte] La liberté, c’est le lien: Dans un monde de plus en plus fluide, les struc­tures hié­rar­chiques per… http://bit.ly/9m3vmc

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  55. gravatar.com rosselin ip:11
    9 May 2010 @ 21:20

    Le lien, c’est la liberté. Ou la conjec­ture de @crouzet http://bit.ly/awOPds #orwell

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  56. gravatar.com _Jeanne ip:11
    9 May 2010 @ 21:23

    RT @rosselin: Le lien, c’est la liberté. Ou la conjec­ture de @crouzet http://bit.ly/awOPds #orwell

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  57. gravatar.com mikiane ip:11
    9 May 2010 @ 21:30

    La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1qxiXd un texte brillant sur les reseaux leur trans­pa­rence et les impacts politicosocietaux.

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  58. gravatar.com yXeLLe ip:11
    9 May 2010 @ 21:35

    RT @mikiane: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1qxiXd un texte brillant sur les reseaux leur trans­pa­rence et les impacts politicoso …

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  59. gravatar.com rosselin ip:11
    9 May 2010 @ 21:37

    Com­men­taire d’un blo­gueur sur Twit­ter sur http://bit.ly/awOPds : “@crouzet parle et écrit sur les liens, mais il n’en fait pas beaucoup…”

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  60. gravatar.com repeatagain ip:11
    9 May 2010 @ 21:39

    RT @rosselin: Com­men­taire d’un blo­gueur sur Twit­ter sur http://bit.ly/awOPds : “@crouzet parle et écrit sur les liens, mais il n’en fait …

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  61. gravatar.com ludobos ip:11
    9 May 2010 @ 23:40

    RT @mikiane: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1qxiXd un texte brillant sur les reseaux leur trans­pa­rence et les impacts politicosocietaux.

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  62. gravatar.com StevenJambot ip:11
    9 May 2010 @ 21:43

    RT @mikiane: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1qxiXd un texte brillant sur les reseaux leur trans­pa­rence et les impacts politicoso …

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  63. gravatar.com eni_kao ip:11
    9 May 2010 @ 21:48

    [Sochol] Se lier pour se libé­rer ? Réflexions et com­men­taires inté­res­sants chez @crouzet. http://bit.ly/9vOR8C

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  64. gravatar.com auboutduchemin ip:11
    9 May 2010 @ 21:58

    Plus nous nous lions aux autres, plus nous sommes libres” de #crou­zet http://bit.ly/9vOR8C (via @eni_kao)

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  65. gravatar.com floky60 ip:11
    9 May 2010 @ 21:58

    RT @mikiane: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1qxiXd un texte brillant sur les reseaux leur trans­pa­rence et les impacts politicoso …

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  66. gravatar.com nicolasbordas ip:11
    9 May 2010 @ 22:03

    RT @eni_kao: [Sochol] Se lier pour se libé­rer ? Réflexions et com­men­taires inté­res­sants chez @crouzet. http://bit.ly/9vOR8C

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  67. gravatar.com Apprendre2pt0 ip:11
    10 May 2010 @ 0:13

    veille La liberté, c’est le lien http://bit.ly/aoUOf3

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  68. gravatar.com nchambaud ip:11
    10 May 2010 @ 0:31

    RT @Monolecte: La liberté, c’est le lien http://icio.us/51tk1u

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  69. gravatar.com siinelab ip:11
    10 May 2010 @ 1:37

    La liberté, c’est le lien – http://blog.tcrouzet.com/2010/05/08/la-liberte-le-lien/

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  70. gravatar.com r4f ip:11
    10 May 2010 @ 2:06

    #veille La liberté, c’est le lien: Tags: lien, liberte, auto-organisation, decen­tra­li­sa­tion, noma­dis­meby: flo­rence… http://bit.ly/9ElU4A

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  71. gravatar.com suzysourires ip:11
    10 May 2010 @ 5:03

    RT @mikiane: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1qxiXd un texte brillant sur les reseaux leur trans­pa­rence et les impacts politicoso …

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  72. gravatar.com Georglob ip:11
    10 May 2010 @ 9:42

    La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1IWk8 ~ @crouzet

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  73. gravatar.com feeline06 ip:11
    10 May 2010 @ 9:53

    RT @Georglob: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1IWk8 ~ @crouzet

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  74. gravatar.com fdebailleul ip:11
    10 May 2010 @ 9:53

    RT @oli2be: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1IWk8 /@crouzet @Georglob #Free­dom #Science #Web [+]

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  75. gravatar.com ElCep ip:11
    10 May 2010 @ 10:11

    Un peuple de connec­teurs http://goo.gl/3Hbj

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  76. gravatar.com ked_ ip:11
    10 May 2010 @ 10:17

    La liberté, c’est le lien http://bit.ly/c37B6W via @epelboin

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  77. gravatar.com RVanEecke ip:11
    10 May 2010 @ 12:35

    Les réseaux permettront-ils d’aller vers plus inter­dé­pen­dance et plus de liberté? http://bit.ly/awOPds

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  78. gravatar.com markich ip:11
    10 May 2010 @ 11:07

    RT @fdebailleul: RT @oli2be: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1IWk8 /@crouzet @Georglob #Free­dom #Science #Web [+]

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  79. gravatar.com pascaluccelli ip:11
    10 May 2010 @ 11:12

    RT @Georglob: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1IWk8 ~ @crouzet

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  80. gravatar.com ehuver ip:11
    10 May 2010 @ 11:45

    La liberté, c’est le lien – http://blog.tcrouzet.com/2010/05/08/la-liberte-le-lien/

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  81. gravatar.com nessyduloch ip:11
    10 May 2010 @ 11:59

    Bon­jour! Pour être réa­liste, je dois voir en l’autre une source qui contri­buera à ma propre construc­tion (Jac­quart) in http://bit.ly/9GqGyw

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  82. gravatar.com trupheme ip:11
    10 May 2010 @ 13:07

    La liberté, c’est le lien http://tinyurl.com/2vt867t

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  83. gravatar.com FransoyWeb ip:11
    10 May 2010 @ 13:32

    RT @trupheme: La liberté, c’est le lien http://tinyurl.com/2vt867t

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  84. gravatar.com Voixquantique ip:11
    10 May 2010 @ 13:44

    RT @trupheme: La liberté, c’est le lien http://tinyurl.com/2vt867t

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  85. gravatar.com ramj ip:11
    10 May 2010 @ 14:31

    La liberté, c’est le lien – http://bit.ly/awOPds

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  86. gravatar.com volfoniq ip:11
    10 May 2010 @ 16:02

    [FR] un article pas­sio­nant sur le blog de Thierry @Crouzet http://is.gd/c2Foi “La liberté c’est le lien” #reseaux #humains #problématique

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  87. gravatar.com Sylvain Carle ip:11
    10 May 2010 @ 16:52

    Réflexion inté­res­sante dans le cadre du pro­jet Not­man House de Montréal…

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  88. gravatar.com amidumonde ip:11
    10 May 2010 @ 17:29

    RT @martinlessard: lit: «La liberté, c’est le lien» http://bit.ly/dicuyR

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  89. gravatar.com Sandraetlechien ip:11
    10 May 2010 @ 17:33

    RT @martinlessard: lit: «La liberté, c’est le lien» http://bit.ly/dicuyR

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  90. gravatar.com jackyei ip:11
    10 May 2010 @ 18:49

    Superbe dia­lec­tique! Lire les com­men­taires aussi. à nous, indi­vi­dus, d’imposer la voie à suivre… http://bit.ly/a8Hpb4

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  91. gravatar.com Louis Issembe ip:11
    10 May 2010 @ 20:49

    Superbe dia­lec­tique! Lire les com­men­taires aussi. à nous, indi­vi­dus, d’imposer la voie à suivre…

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  92. gravatar.com russata ip:11
    11 May 2010 @ 9:36

    La liberté, c’est le lien http://bit.ly/9jVDGo

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  93. gravatar.com annagueye ip:11
    11 May 2010 @ 13:33

    RT @mikiane: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1qxiXd un texte brillant sur les reseaux leur trans­pa­rence et les impacts politicoso …

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  94. gravatar.com rpapin ip:11
    11 May 2010 @ 15:38

    RT @annagueye: RT @mikiane: La liberté, c’est le lien http://ow.ly/1qxiXd

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  95. gravatar.com AndresRestrepo ip:11
    11 May 2010 @ 15:21

    Les Médias Sociaux: Fon­de­ment de l’Ultime Révo­lu­tion Sociale?
    http://bit.ly/bMG1wH via @crouzet

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  96. gravatar.com laguaquita ip:11
    11 May 2010 @ 15:49

    RT @martinlessard: lit: «La liberté, c’est le lien» http://bit.ly/dicuyR

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  97. gravatar.com PagesJaunes_ca ip:11
    11 May 2010 @ 18:24

    Pour inno­ver et favo­ri­ser la créa­ti­vité noma­di­sons nos sys­tèmes d’organisation en entre­prise. (Via/@AndresRestrepo) http://ht.ly/1JB1d

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  98. gravatar.com OLIVIER_GUERIN ip:11
    12 May 2010 @ 16:59

    Liberté = lien ou decon­nexion ? http://bit.ly/a8Hpb4

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  99. gravatar.com sylry ip:11
    17 May 2010 @ 19:06

    Inté­res­sant sur les concepts de liens trans­ver­saux, de liberté et d’individu : http://bit.ly/a6EX8T

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  100. gravatar.com Giraultises ip:11
    18 May 2010 @ 20:21

    #Rea­ding: La liberté, c’est le lien: Dans un monde de plus en plus fluide, les struc­tures hié­rar­chiques perdent en… http://bit.ly/bZ4LH4

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  101. gravatar.com rlehenaff ip:11
    26 May 2010 @ 15:30

    La liberté, c’est le lien – http://blog.tcrouzet.com/2010/05/08/la-liberte-le-lien/

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