Thierry Crouzet

Quatre façons de vendre des eBooks

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L’expérience inédite progresse. Hier soir, j’ai envoyé à l’équipe éditoriale coopérative la version 2 de ma nouvelle La chasse aux riches (titre encore provisoire). Si je sais comment le texte sera vendu hors de mon blog, puisque je m’adapte à des modèles existants, il me reste à décider comment le vendre en direct. J’ai quatre possibilités.

Prix unique

Rien d’original, j’annonce un prix, genre 3 euros. C’est à prendre ou à laisser. Je peux au mieux effectuer une promo de lancement. Je dois alors distribuer des exemplaires gratuits aux propulseurs pour leur donner envie de pousser mon texte.

L’abonnement

Chaque année, vous me versez une somme forfaitaire pour recevoir gratuitement tous mes textes.

Prix libre

Je suggère un prix de 3 euros mais je vous laisse libre de le fixer vous-même. Vous pouvez récupérer le texte gratuitement, comme l’a proposé Le Bélial. Avantage : un lecteur peut lire gratuitement, puis payer par la suite. J’aime bien, mais j’ai aussi peur que les gens oublient de faire un don.

Prix croissant

C’est une vieille idée d’Isabelle : copier le modèle Ryanair. Au début le livre est gratuit. Plus les lecteurs en demandent, plus le prix monte, jusqu’à finir par atteindre son prix public. Les lecteurs fidèles et les propulseurs vigilants bénéficient du livre gratuitement, puis les premiers fans paient modérément et les late adopters paient le prix fort.

Pour mon blog, j’écarte le prix fixe car ce sera le cas ailleurs et l’abonnement, solution qui me paraît pour moi encore prématurée. Il me reste les deux dernières possibilités. Je vais devoir développer un plugin pour vendre La chasse aux riches et J’ai eu l’idée. Peut-être que j’essaierai pour chacun une des deux dernières techniques.

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20 commentaires pour “Quatre façons de vendre des eBooks”

  1. Clément
    21/09/2010 @ 15:43

    A propos d’abonnement, je ne sais pas si tu connais l’initiative de Bruce Holland Rogers, mais c’est aussi un modèle intéressant : http://www.shortshortshort.com/

    Le lecteur paie 10$ par an et l’auteur s’engage à lui envoyer trois (courtes) nouvelles par mois. Aux dernières nouvelles, il y avait plus de 500 abonnés. Il existe aussi une traduction française qui elle, par contre, n’a jamais décollé (moins d’une vingtaine d’abonnés aux dernières nouvelles).

    Pour toi, c’est sans doute un peu prématuré comme tu dis, mais c’est une idée à creuser !

  2. Thierry Crouzet
    21/09/2010 @ 16:08

    Surtout que je me vois mal livrer 3 histoires par mois, une à la rigueur… ça peut être un jeu pendant une période à la rigueur, mais j’ai des trucs plus amusants dans la tête en ce moment :-)

  3. Hubert Guillaud
    21/09/2010 @ 17:59

    Le prix décroissant est très intéressant, mais un autre peut l’être également, le prix croissant. On fait payer d’abord le plus cher à ceux qui ont le plus de chance de dépenser beaucoup (les fans) et on réduit dans le temps et à mesurer qu’on s’éloigne. C’est ce qu’il se passe la plupart du temps avec le prix libre : au début de l’expérience, les gens payent beaucoup, parce qu’ils sont fans, veulent accéder. Et petit à petit on fini par toucher des gens qui ne sont pas près à payer, mais veulent bien découvrir.

  4. Thierry Crouzet
    21/09/2010 @ 18:24

    Si Ryanair faisait comme ça tout le monde attendrait la dernière minute avant d’acheter ses billets :-)

    Pourquoi pas pour un livre. Le blocage c’est qu’il faut que des gens parlent du livre, la gratuité initiale facilite le début de la propagation. On n’est pas sur du logiciel, dont on connaît la fonction a priori, mais du texte dont on se sait rien. Il faut que des gens en parlent avant que plus de gens viennent (et le but c’est que les gains soient exponentiel pas qu’ils se réduise à néant très vite).

  5. Hubert Guillaud
    21/09/2010 @ 18:42

    Oui, mais ce n’est pas toujours très commode d’attendre la dernière minute et de rester dans l’incertitude du départ. ;-) .

    Je suis d’accord sur ton analyse du prix croissant, mais je ne suis pas sûr qu’il soit en accord avec les pratiques. Les résultats de la plupart des initiatives montrent bien ce phénomène : les convaincus s’abonnent rapidement à Spotify et plus le temps passe, plus le service est connu, et moins les abonnements se transforment en abonnement payants. Même chose dans les différentes expériences musicales (Radiohead notamment) ou dans les expériences de prix libre. Je pense que Belial fera le même constat dans le temps : les gens donnent plus au début qu’à la fin. Si tu estime ne pas vouloir acheter le livre broché, tu attends son passage en poche…

    De là à ce que ce soit exponentiel, je ne sais pas trop… Si le prix diminue proportionnellement à l’augmentation de la visibilité, cela peut peut-être tenir ? Mais en tout cas, la proposition inverse que tu fais, est intéressante et mérite largement d’être tentée. Mais le risque est surtout de générer un arrêt brutal des ventes…

  6. Thierry Crouzet
    21/09/2010 @ 19:16

    Il faut essayer toutes ces méthodes et comparer. ça sera toujours difficile, car ça dépendra aussi du texte lui-même.

  7. Antoine Barral
    21/09/2010 @ 19:23

    salut,

    et pourquoi pas un prix croissant puis décroissant ?

    une courbe en cloche assez aplatie , avec un plafond long au milieu.

    tout le boulot va consister à régler la pente au début, le moment où on arrive au prix maxi, et le moment où ça redescend…

    si c’est pas de la spéculation, ça !

    ;-)

  8. Thierry Crouzet
    21/09/2010 @ 19:26

    Pas con. Une courbe fluctuante. Tu montes, si ça stagne, ça descend… je le sens bien, bonjour le modèle derrière. Mais c’est ça qu’il faut faire. Le prix juste croissant ne marche que pour des avions qui finissent par être pleins.

    En fait il faut que le prix soit fonction de la demande, plus les gens en veulent, plus c’est cher, au début comme à la fin…

  9. Antoine Barral
    21/09/2010 @ 20:02

    L’auteur/vendeur se transforme en trader, il surveille les cours des auteurs concurrents, il spécule à la baisse ou à la hausse…

    Cela dit, en tant qu’usger de la SNCF, je préférais le prix au kilomètre, parce que maintenant ça change tout le temps et dans un même wagon tu as des gens qui ont payé du simple au double.

    ça manque de transparence aux yeux de l’acheteur qui peut avoir l’impression de se faire arnaquer. L’acheteur n’a pas forcément envie de jouer les spéculateurs à son tour.

    Option radicalement inverse: prix fixe avec publication du camembert de répartition des sous. Clarté et transparence !

  10. Antoine Barral
    21/09/2010 @ 20:19

    Et pourquoi mon avatar est bleu et tire la langue ?

  11. Thierry Crouzet
    21/09/2010 @ 20:27

    Il te dit d’aller sur gravatar.com mettre ta photo :-)

  12. Patrick
    21/09/2010 @ 23:12

    J’aime beaucoup le système de prix de http://pinboard.in, c’était gratuit initialement et le prix augmente de 0.001 $ à chaque nouveau compte.

    http://pinboard.in/signup/
    http://pinboard.in/help/fee/

    Les premiers paient moins, favorisant les fans et les “early adopters”. Les suivants paient plus cher mais en même temps la valeur ou du moins la popularité en a été prouvée de par le système de hausse. Reste à voir si ça peut être appliqué au contenu mais j’ai trouvé l’idée très intéressante.

  13. lOurs
    22/09/2010 @ 10:31

    Hello,

    J’aime bien faire confiance aux gens, l’idée de laisser le lecteur décider de son prix pour un exemplaire numérique est celle qui me séduit le plus.

    Après, pour les exemplaires imprimés qui ont un coût de production le problème est différent.

    Amitiés.

  14. keff
    22/09/2010 @ 16:45

    “Plus les gens en veulent, plus c’est cher” mondieumondieumondieu.
    rappelle moi le titre et le sujet de la nouvelle que tu aimerais vendre sur ce modèle ?
    moi je pense qu’il faut essayer deux ou trois modèles qui semblent viables. Honnêtement je n’arrive pas à en dégager un à priori mieux qu’un autre.

  15. Antoine Barral
    22/09/2010 @ 17:36

    Les limites du modèle “Ryanair”:

    Si le prix est fluctuant, le “client” n’est pas pressé.

    Ce n’est pas comme un billet d’avion, qu’on est plus ou moins obligé d’acheter à une date où on peut partir, ou on doit partir…

    La lecture d’un livre peut toujours être différée, plus que des vacances ou un voyage d’affaires.

    Donc si le lecteur sait que le prix peut baisser, il va attendre.

    Donc tu n’as pas le choix, c’est un prix croissant, avec un taux très faible, pas de “marche d’escalier” à telle date annoncée, car là on se sent contraint à l’achat, ce qui n’est pas bon non plus…

    Tu n’as plus qu’à espérer que tes premiers acheteurs seront des bons copains qui ne revendront pas des copies moins cher que le prix du jour ! ;-)

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    27/09/2010 @ 10:07

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    [...] vente unitaire à prix fixe ou à prix variable (cf. Quatre façons de vendre des eBooks) [...]

  19. PromoLivre
    29/11/2011 @ 17:31

    Quelqu’un a parlé de prix SNCF, et ça m’a fait tilter car quand j’ai lu prix Ryanair, c’est la première chose à laquelle j’ai pensé :)

    Ma vision du prix SNCF appliquée aux ebooks :

    - Prem’s : pour ceux qui veulent le prix le plus bas possible, quitte à payer plusieurs semaines à l’avance
    - prix 2nde classe : pour ceux qui veulent le prix le plus bas au moment où ils ont envie de l’acheter
    - prix 1ère classe : pour ceux qui veulent plus, quitte à payer plus cher, par exemple une édition spéciale

  20. eBook Master
    22/02/2012 @ 00:44

    99 cts d’euros sinon, le prix magique sur Amazon Kindle pour faire exploser ses ventes selon eux. Après je comprends qu’on peut avoir du mal à sacrifier des semaines de travail pour 99 cts, mais ça vaut le coup d’essayer.

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