La loi comme le répète depuis des années Étienne Chouard est écrite par les hommes de pouvoir afin de définir les conditions de leur bon exercice du pouvoir.
Oublier ce point, se soumettre aveuglément à la loi, c’est s’admettre esclave. Cela vaut notamment pour les lois de nature industrielle ou technologique promues par les grands opérateurs du marché.
Tout citoyen désireux de défendre ses libertés doit mettre en question les lois et vérifier leur validité. En cas de désaccord profond, il doit les combattre en révolutionnaire. Quand Lionel Maurel alias Calimaq se demande très justement si les ebooks ne seraient pas des livres diminués, il se place dans un cadre légaliste qui vole en éclat en cas de guerre ouverte entre les hommes et les femmes libres et ceux et celles qui veulent les asservir.
Nous n’avons pas à nous lamenter au sujet des DRM, des restrictions d’usages, de la non-transmissibilité des fichiers, de leur non-intégrité… Une fois mises en évidence, nous devons les combattre par tous les moyens.
N’oublions pas que les esclavagistes ont toujours profité de nous. Ils ne font que déplacer nos chaînes d’un anneau à l’autre. Nous disposons de deux armes en vente libre pour mener notre lutte pacifique.
DRM removal
Quand j’achète un ebook avec DRM, je commence par les effacer avec un logiciel de type DRM removal. Ça me prend deux secondes. Je stocke alors le fichier sur mon disque dur dédié aux eBooks, puis je le synchronise avec Calibre avec toutes mes liseuses, le donne à lire à ma femme ou à mes enfants, et pourquoi pas à mes amis comme je le faisais jadis avec un livre papier.
Ma liberté de lecteur augmente, elle ne diminue pas. Simplement je suis forcé à une petite gymnastique qui je l’espère deviendra inutile dans les années à venir. En attendant, je me défends.
Et je souris quand je vois que les développeurs de logiciels de déprotection commercialisent leurs créations. Bien sûr, d’autres développeurs propulsent des logiciels de déprotection déprotégés.
OCR
Quand les éditeurs diffusent des œuvres incomplètes ou refusent d’en faire circuler d’autres qui appartiennent à notre patrimoine, nous pouvons les prendre de vitesse. Depuis des années, la Team Alexandriz jette ainsi des pavés dans la marre de l’édition numérique. À tel point que je préfère souvent lire leurs ebooks que les mêmes versions commercialisées par les éditeurs (quand elles le sont, ce qui est loin d’être toujours le cas).
Qu’on arrête de nous raconter que publier en numérique c’est difficile, hors de prix. La Team nous démontre le contraire. Quand un livre existe en papier, rien ne peut nous empêcher de l’avoir en numérique, surtout pas une loi, car cette loi vise à nous acculturer au nom d’ayant-droits plus que souvent lésés.
En résumé, si quelque chose ne vous plait pas dans le monde des ebooks, changez-le. Lisons Callimaq, il désigne nos cibles, nos ennemis.
Mince, je me remets à bloguer. Pourquoi ? Parce que je sèche sur le chapitre 63 de mon Ératosthène. J’y retourne.
Tags: édition, eBook, une, Coup de gueule






Malheureusement, c’est un combat de l’ombre. Il faut aussi que ce qui découvrent le monde du livre numérique se mettent à réfléchir et exigent plus de liberté(s) avec leurs lectures.
On ne peut pas à chaque fois attendre des années (comme pour la guerre des navigateurs qui nous a bloqué +/- 10 ans sur des vieilles technologies web, la musique et les DRM, etc.)
Il faudrait que les auteurs se bougent aussi. Cela fait 15 ans qu’ils ont cédé les droits numériques de leurs textes sans rien voir venir ? Qu’ils les vendent en auto-édition, et récupèrent leur pouvoir.
Les problèmes que l’on “découvre” en Europe on été débattus depuis des années outre atlantique (cf. mobileread) — sans plus de résultat — il est temps de trouver des solutions autres que celles que vous décrivez.
Au temps de l’esclavage, certains militaient pour l’abolition, d’autres libéraient les esclaves. Les deux formes de lutte sont complémentaires.
Ce n’est pas un problème de solutions mais de politique…
Les éditeurs croient qu’ils vont pouvoir continuer longtemps à se moquer des gens, mais ils risquent de se réveiller trop tard. Quand les gens auront pris l’habitude de télécharger des livres gratuits, ils ne voudront plus payer. Les éditeurs font la même erreur que les majors.
Http://m.slate.fr/story/61805/livre-numerique-15-euros
Heureusement, Thierry que tu as été bloqué dans l’écriture du Chapitre 64 de ton ÉRATOSTHÈNE et que tu nous as confié ce blog! Je trouve que tu es, à ce jour, un des plus actifs et pointus des “frères de pensée” de “SORTIR de la CRISE par le HAUT”. Si nous t’avions mieux lu (et surtout plus tôt) nous t’aurions sûrement demandé l’autorisation de te citer très longuement. Mais pourquoi aurions-nous cette manie de tout regrouper (image des ongles crochus d’Harpagon) alors que nous sommes à l’époque des réseaux immatériels? Comme tu me le disais à propos du renouveau de démocratie et de liberté que nous appelons de nos voeux, les voies d’actions peuvent se résumer à deux: HORIZONTALITÉ et ÉDUCATION. Et l’horizontalité ce sont d’abord ces balles de ping-pong d’information que nous nous renvoyons et qui forment les réseaux. Il FAUT nous battre pour les défendre et avec eux la liberté d’accès libre à la culture et à la connaissance! Comme toi, jamais on ne m’a empêché de prêter un bouquin ou un disque à un ami, et qu’est-ce que ça change si aujourd’hui les réseaux me permettent d’avoir 1000 amis? Cela signifie seulement que le monde change pour un mieux: une solidarité de partage sans limité physique. L’ennemi principal est bien identifié dans ton blog ci-dessus (sur les DRM): tous les commerçants dont la signification sociale ne se justifie que par leurs privilèges. Eux-mêmes malades du lucre, ils veulent, avec la complicité des pouvoirs légaux, faire de NOUS LES ESCLAVES consommateurs des produits inutiles de leur puissance économique. C’est bien une guerre. Une guerre d’esclaves contre ceux qui les malades qui les manipulent.
Merci pour cet article, au moment où j’essaie de mettre en place une offre de lecture numérique en bibliothèque, où je me cogne contre ces fichus DRM qu’on impose, ou quand on prétend offrir du sans DRM c’est pour imposer le streaming (dommage pour mamie qui n’a pas internet et à qui on aurait pu prêter une liseuse avec autre chose que du vieux “classique”, ou pour lire dans des zones sans wifi encore bien nombreuses ; pour moi, même le streaming est un DRM, mineur, mais quand même, puisque cette technique impose 1 connexion pour lire).
Période donc où j’ai de plus en plus envie de casser du DRM, de libérer la lecture numérique,… Marre de lire qu’on ne paie que pour “un accès à”, et non pour l’ebook qu’on pourra conserver, prêter sans se soucier de la limite du nombre de périphériques à connecter, et autres joyeusetés.
Après les “copy party”, pourquoi pas les “breaking DRM party” ?
Il y a une faute à Team Alexandriz /Team Alexanriz
D’accord avec toi, mais alors… pourquoi publies-tu tes livres avec DRM ?
J’ai acheté ton livre “J’ai débranché”, et il me semble bien que toutes ses éditions sont avec DRM, y compris la DRM Adobe qui est facultative.
Il est passionnant, je l’ai acheté avec mon iPad et je le lis sur l’app d’Apple iBooks, mais j’aimerais le placer sur mon Kobo reader pour avoir un meilleur confort de lecture.
Et pof, DRM…
N’y aurait-il pas une très légère contradiction ?
?
Je suis justement pas l’éditeur de J’ai débranché. Tout ce que je diffuse moi-même est sans DRM. Je passe souvent par des éditeurs parce que la relation auteur-éditeur est souvent fructueuse. à moi alors d’essayer de faire bouger leur position, rien de simple.
Pour mon livre, vire les DRM. Tu trouveras sur les torrent DRM removal pour les fichiers adobe.
C’est comme ça que je survis et fais passer les livres que j’achète entre les différentes liseuses de la famille.
J’ai acheté le bouquin chez Apple, donc il a les DRM Fairplay, et non pas Adobe…