Archive : Buzz

Bernard Szajner : de la difficulté de créer

31 Thursday January 2008

À l’instigation d’Henri Alberti, j’ai rencontré Szajner, un sexagénaire avec des projets de jeune homme. Son métier : créer des animations lumineuses. Son art : toucher à tout, à la lumière bien sûr pour la sculpter, à la musique aussi pour créer de subtiles ambiances électroniques.

Alberti nous a connecté parce que je suis un fan de Magazine et parce que le chanteur de magazine Howard Devoto a enregistré un disque avec Szajner. Pour ma génération, Devoto est un mythe, l’animateur d’un des groupes les plus créatifs de la fin des années 1970, qui influença le son de toute une génération.


J’ai découvert Magazine avec Shot By Both Sides avant de découvrir Definitive gaze.


Je ne pouvais pas résister à croiser quelqu’un qui avait travaillé avec Devoto. C’était pour moi faire un voyage près d’un quart de siècle en arrière.

Szajner m’a longuement parlé de la difficulté de diffuser sa musique alors même qu’il a enregistré un disque avec une figure de la culture rock. Je lui ai demandé pourquoi ne pas réveiller Devoto. Il m’a dit qu’il avait perdu Howard de vue depuis quelques années et qu’aujourd’hui Howard travaillait dans une boîte d’informatique.

Vous y croyez. Johnny Halliday vit de sa musique et pas Devoto. C’est une banalité de reconnaître que les artistes ne vivent pas toujours de leur art mais c’est rageant. Flaubert, Van Vogt, Proust… la liste pourrait s’étendre à l’infini. J’espère que Szajner trouvera un label pour sa musique et des mécènes pour ses sculptures afin de briser la malédiction.


Szajner en 1984, déjà sombre… et pour finir je n’ai pas trouvé Shot By Both Sides version Radiohead… aucun respect ces jeunes blogueurs.

Social reading by a social company

3 Thursday January 2008

Voici quel pourrait être le slogan de coZop. Nous pourrions devenir une des premières entreprises web 2.0 elle-même 2.0.

L’idée : coZop se propose de publier ou republier les contenus des auteurs du web, puis d’offrir un service de social reading aux lecteurs. coZop s’inscrit donc dans la logique 2.0 mais en cherchant à la sortir de son ornière initiale : à savoir que les auteurs bossent pour les beaux yeux des entrepreneurs. Je pense que nous devons abandonner cette logique et penser partage.

coZop redistribuera donc 50 % de ses recettes aux auteurs. Nous avions imaginé deux possibilités pour eux : encaisser directement les revenus ou les distribuer à des associations. En discutant avec José Ferré, une troisième possibilité est apparue : les auteurs peuvent réinvestir dans coZop.

Comment ? Je ne sais pas trop encore. Il va falloir imaginer un montage mais l’idée est de distribuer des actions aux auteurs. Si coZop prend de la valeur, les premiers actionnaires verront leurs parts initiales valorisées. D’une certaine manière, coZop deviendra l’entreprise des auteurs.

Nous pourrions, nous fondateurs, conserver 50 % des parts et redistribuer les 50 % restant aux auteurs. Sur le principe des stocks options, il doit être possible de toujours proposer de nouvelles actions en procédant à des augmentations de capital régulière.

J’avoue que je ne connais rien en finance mais j’ai l’intuition que le montage est possible. Nous allons y travailler.

Ohé blogueurs : coZop ouvre

5 Wednesday December 2007

cozop-ouvre.gifEn septembre 2006, je m’étais dis que nous pouvions récupérer l’argent des blogueurs pour financer des associations humanitaires, des fondations, des projets, soutenir les auteurs attaqués en justice…

Comme bien d’autres, cette idée est restée en stand by jusqu’au printemps dernier, jusqu’à ce qu’après la présidentielle une sorte d’accalmie se soit emparée de la blogosphère. Je me suis alors dit que nous devions nous auto-motiver.

Jusqu’à présent la blogosphère a été tirée en avant par un phénomène de mode, puis par les enjeux électoraux, parfois par des enjeux commerciaux pour les blogs ciblés qui réussissent à conjuguer audience et revenus publicitaires… Il est temps de transformer cette masse de créativité en un véritable pouvoir économique et politique. Avec Carlo Revelli, le fondateur d’Agoravox, et Bertrand Couturier, un ami développeur, nous avons alors imaginé coZop.

Pour les lecteurs, coZop se présentera comme un immense journal, publiant chaque jour des milliers d’articles en version intégrale et dans toutes les langues européennes.

Pour naviguer dans cette masse d’information, une fonction de social reading sera mise en œuvre : quand tes amis lisent un article, cet article t’intéresse peut-être. En liant les lecteurs par un réseau social, coZop apprendra à les connaître et leur délivrera automatiquement des articles susceptibles de les intéresser.

coZop veut casser le principe de la notoriété qui prévaut aujourd’hui sur le web : plus tu es lié, plus tu es intéressant. En 2005, lorsqu’Étienne Chouard publia son article contre la constitution européenne, personne ne l’avait jamais lié. Nous voulons que de tels articles remontent à la surface le plus souvent possible sans attendre un miracle.

Pour coZop, la popularité absolue n’existe pas. Il n’existe que des popularités relatives à l’intérieur des diverses communautés de lecteurs. Nous espérons faire découvrir aux lecteurs de nouveaux auteurs, de nouveaux sujets, nous espérons les aider à dépasser les sujets à la unes des journaux traditionnels. Nous espérons aussi obtenir une audience comparable aux grands médias pour qu’enfin cette blogosphère soit prise au sérieux lors des grandes échéances.

coZop ne réussira cette mission que si les auteurs du web, les blogueurs en premier lieu, participent à l’aventure. Ils peuvent dès aujourd’hui s’inscrire sur coZop et référencer leurs sites. Leurs articles seront alors republiés et monétisés, 50% des revenus leur revenant. Ils pourront encaisser cet argent ou le reverser aux associations, fondations et projets qui s’inscriront sur coZop. Nous espérons ainsi que les petits ruisseaux formeront de grandes rivières.

coZop est en version alpha. Le social reading n’est pas encore opérationnel. Dans un premier temps, nous nous focalisons sur les fonctions destinées aux auteurs. Nous avons besoin d’accumuler une immense base d’articles avant que les lecteurs puissent les parcourir et nous apprendre à les connaître.

Nous avons ouvert un blog pour discuter de coZop.

Vous trouverez une présentation détaillée sur le site.

Nous construisons une série de questions/réponses pour préciser notre projet.

coZop permet déjà aux lecteurs comme aux auteurs de créer leurs propres journaux en épinglant entre eux des articles. J’ai commencé à créer le journal des connecteurs. Je le complète dès que les auteurs rejoignent coZop. J’ai aussi ouvert le journal des Freemen.

Un blog en papier

29 Wednesday August 2007

Quelques blogs ont déjà été édités en livres. En France, celui de Ron l’infirmier par exemple. Je sais qu’en Grèce, c’est un genre qui marche bien. Je me suis amusé au même exercice grâce à un petit plugin WordPress et à un peu d’huile de coude pour relire le tout. Le livre est disponible au format poche chez lulu.com pour moins de 15 euros et gratuitement en PDF.

The Future Is Unwritten

22 Tuesday May 2007

 

Sortie d’un album posthume de Joe Strummer qui fait écho à la fin du Peuple des connecteurs :

L’avenir n’est pas écrit.
Le temps des connecteurs est arrivé.

Internet fait sa bulle

22 Tuesday May 2007

L’histoire d’internet vue de France, le reportage de Benjamin Rassat, sera diffusée sur 13ème Rue le 15 juin à 22h30.

Sur 13ème rue, vous pourrez le visionnez en ligne durant la première quinzaine de juin. Je dois attendre jusque-là pour voir le film car j’ai raté la première… et n’ai pas pu entendre les bêtises que j’ai déblatérées.

Le top des blogs

30 Monday April 2007

Comme je le dis toujours l’audience n’a pas beaucoup d’importance pour mesurer l’influence d’un blog. Les autoroutes pour les idées sont bien plus essentielles, autrement dit les chemins qui se tracent à travers la blogosphère. Plus les billets d’un blog sont cités, plus le blog est potentiellement influent.

Wikio vient de sortir un nouveau classement qui me paraît plus pertinent que celui de technorati. Il prend en compte seulement les billets, évitant les blogrolls et autres link farms. Par ailleurs ce classement est dynamique sur les derniers mois.

Des connecteurs qui connectent

15 Sunday April 2007

Jeremy Dumont organise une rencontre entre les connecteurs le jeudi 26 avril à Paris. Je n’en serai pas (car je vais rester sagement près de ma femme jusqu’à ce qu’elle accouche). Si participer à cet évènement vous intéresse, contactez Jeremy. Si vous avez des projets, partez à la rencontre de partenaires ou de collaborateurs.

Appel pour un débat entre candidats avant le premier tour de la présidentielle

5 Thursday April 2007

À quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, un fort intérêt pour la politique se mêle à une terrible impression de confusion, une très grande majorité des Français souhaite un débat du premier tour entre les principaux candidats.

Nous, blogueurs et médias en ligne, réaffirmons notre volonté qu’un tel Grand Débat voit le jour. Le Web permettrait une interaction entre les candidats à la présidentielle et les internautes qu’aucun média ne peut actuellement proposer.

À ce jour, les différentes difficultés techniques et organisationnelles ont été levées :

  • plusieurs opérateurs nous ont confirmé leur disponibilité pour assurer la diffusion en direct sur Internet
  • plusieurs équipes sont disponibles pour filmer l’événement
  • plusieurs blogeurs et podcasteurs sont intéressés pour participer à l’émission
  • plusieurs médias en ligne déploient leurs efforts pour concrétiser cette émission

Les diverses solutions techniques ayant été trouvées, nous appelons aujourd’hui les candidats à participer à ce débat.

Parmi les premiers signataires de cet appel :

Pour signer cette pétition, vous pouvez aller sur debat.agoravox.fr.

Trois conférences dans les Fnac

7 Wednesday March 2007

Si vous voulez discuter avec moi, je serai à la Fnac de Montpellier le 13 à 17h30, à la Fnac La Défense le 16 à 13h et à la Fnac St Lazare le 16 aussi mais à 17h30. Je devrais être en compagnie de Thierry Vedel, l’auteur de Comment devient-on Président(e) de la République ?