Connecteur

Le procès du capitalisme

J’ai écrit ce texte en mars-avril 2009. Il aurait pu être le premier chapitre d’un nouveau livre. En même temps, je ne faisais que reformuler ce que j’ai souvent dit ici, peut-être juste donnant un peu de cohérence à quelques idées jamais évoquées en même temps. Je l’ai aussi uploadé sur Calaméo pour ceux qui préfèrent cette interface. Avec la démocratisation des ebooks, je me dis qu’il est agréable de lire les textes longs dans ces conditions.

Lectio spiritualis vs lectio scholastic

Monastère

Dans Du lisible au visible, texte malheureusement épuisé, Ivan Illich évoque une révolution du livre survenue autour de 1150. Grâce à une douzaine de techniques (amélioration de la ponctuation, retraits, insertion de titres et de rubriques, division en chapitres, index des matières classées dans l’ordre alphabétiques…), le livre devient lisible et la culture de la lecture commence, trois siècles avant l’invention de l’imprimerie. Lire la suite de cet article »

Into the flux

Jupiter

Ou la vie sans objets

Ou le temps des propulseurs

Ou quand les petits ruisseaux font de grandes rivières.

À force de parler de flux et de penser par flux, je me demande si je ne suis pas en train d’écrire un nouveau livre, suite du Peuple des connecteurs et du Cinquième pouvoir tout en mettant en suspend Le socialisme selon Starglider. Lire la suite de cet article »

L’économie des flux

ben

Dans un monde de flux où les biens s’écoulent, l’ancienne économie de la rareté de l’offre associée à la rareté de l’argent ne peut plus survivre. Sans doute faudra-t-il basculer vers un système financier où chacun pourra émettre de la monnaie et devenir banque centrale. Mais avant d’envisager cette entrée dans le flux de la finance, je voudrais inventorier les différentes modalités de rétribution adaptées aux flux, certaines incompatibles, d’autres complémentaires. Lire la suite de cet article »

Libre de publier mais pas libre de lire

Jusqu’à l’avènement du Web, grosso-modo en 1995, la liberté d’expression était une illusion. Seule une élite de journalistes, écrivains, artistes, scientifiques… pouvait parler à leurs contemporains. Depuis, tout au moins en occident et pour peu que nous fassions l’effort de maîtriser quelques outils, nous avons la liberté de publier nos textes, photos, vidéos, musiques… sans l’aval d’un éditeur. Lire la suite de cet article »

Vers un web sans site web

flux

Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg. Lire la suite de cet article »

Plus jamais de guerres !

nowars

Il est tentant de voir l’homme comme un cancer qui se répand sur la terre. Le pessimisme ambiant en temps de crise peut nous y pousser plus qu’à d’autres époques. Mais quelle est la réalité chiffrée ? Un article publié dans NewScientist démonte les idées reçues. La guerre ne serait pas une fatalité. Lire la suite de cet article »

Quand l’humanité devient un superorganisme

Abeilles

Rien dans l’univers ne saurait résister à un nombre suffisamment grand d’intelligences groupées et organisées. Pierre Teilhard de Chardin

Guerres, pauvreté, inégalités, crises économiques, dérèglements climatiques, épuisement des matières premières… Nous semblons incapables de juguler les pires de nos maux, ceux qui touchent la globalité de l’humanité. Rien ne se passe. En 1981, 2,5 milliards de pauvres et 18 gigatonnes de CO2 dispersés dans l’atmosphère. Un quart de siècle plus tard, toujours 2,5 milliards de pauvres et 26 gigatonnes de CO2 dispersés ! Alors que la quantité de souffrante engendré par la pauvreté ne diminue pas, nous saccageons la planète. Nous avons des problèmes, de gros problèmes. Lire la suite de cet article »

Oublions la crise climatique

Supposons comme Ray Kurzweil que les nouvelles technologies réussiront très vite à convertir 1 % du rayonnement solaire pour satisfaire tous nos besoins énergétiques. Imaginons que les biotechnologies réussissent à produire des aliments en quantité illimitée sans nuire à l’environnement tout en maintenant nos corps dans un état de santé remarquable. Imaginons, imaginons… Je nous crois capables de toutes ces prouesses. Je suis sûr que nous les réaliserons.

Mais après ? Aurons-nous pour autant réduit la pauvreté ? Les écarts vertigineux entre les riches et les pauvres ? La solution n’est pas technologique. Nous avons déjà la technologie pour nourrir convenablement l’humanité et lui procurer des services de santé élaborés. Si nous ne le faisons pas, c’est parce qu’il nous manque un sens collectif, une raison spirituelle de le faire. Lire la suite de cet article »

Les écureuils égoïstes

squirell

Lorsqu’un écureuil récolte des glands et les enterre un peu partout, ils ne pensent qu’à se ménager des réserves pour l’hiver. C’est un égoïste. Mais son égoïsme peut s’avérer utile à la communauté des écureuils et plus généralement à beaucoup d’autres espèces. L’écureuil oubliera quelques glands, certains germeront et ainsi la forêt se propagera. Lire la suite de cet article »