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Dans les sociétés anciennes, l’arc pouvait être créateur de valeur quand il servait à chasser, destructeur quand il servait à tuer d’autres hommes (étant entendu que pour moi toute mort humaine équivaut à la disparition de possibilités, donc de valeur). Cette analogie suffit il me semble à répondre oui et non à la question, mettant évidence le rôle que nous avons à jouer dans cette histoire. Lire la suite →

Depuis la sortie de J’ai débranché, lors des interviews notamment, on cherche à me faire dire qu’internet est un outil comme un autre et qu’il suffit de l’utiliser avec modération. Si c’était le cas, je n’aurais pas éprouvé le besoin de me déconnecter pour essayer de comprendre mon rapport à la vie numérique. Lire la suite →

Je n’ai pas envie d’être pris pour un VRP d’Amazon ou d’Apple, ou même de la Fnac. Je milite pour le livre électronique au nom de la création et de sa portée politique. Je me moque de savoir comment les textes sont lus du moment qu’ils sont lus. J’ai publié en février dernier L’édition interdite pour défendre ma position. Il est temps de libérer ce texte. Lire la suite →
![2213880833_ca19b0111f[1]](http://blog.tcrouzet.com/images_tc//2011/12/2213880833_ca19b0111f1-100x100.jpg)
J’ai débranché va partir en imprimerie et en ebook forgerie. Je peux enfin cesser de me demander si je dois modifier un passage, en supprimer un autre, en ajouter un dernier. J’ai beaucoup coupé, notamment les parenthèses théoriques qui n’étaient pas dans le ton de l’auto-fiction et que j’estime plus à leur place sur mon blog. Par exemple, le chapitre intitulé « Préservons les belles-mères » que voici. Le contexte. En mai, j’étais en train de lire Predictably Irrational de Dan Ariely. Lire la suite →
J’ai écrit ce texte en mars-avril 2009. Il aurait pu être le premier chapitre d’un nouveau livre. En même temps, je ne faisais que reformuler ce que j’ai souvent dit ici, peut-être juste donnant un peu de cohérence à quelques idées jamais évoquées en même temps. Je l’ai aussi uploadé sur Calaméo pour ceux qui préfèrent cette interface. Avec la démocratisation des ebooks, je me dis qu’il est agréable de lire les textes longs dans ces conditions.

Dans Du lisible au visible, texte malheureusement épuisé, Ivan Illich évoque une révolution du livre survenue autour de 1150. Grâce à une douzaine de techniques (amélioration de la ponctuation, retraits, insertion de titres et de rubriques, division en chapitres, index des matières classées dans l’ordre alphabétiques…), le livre devient lisible et la culture de la lecture commence, trois siècles avant l’invention de l’imprimerie. Lire la suite →

Ou la vie sans objets Ou le temps des propulseurs Ou quand les petits ruisseaux font de grandes rivières. À force de parler de flux et de penser par flux, je me demande si je ne suis pas en train d’écrire un nouveau livre, suite du Peuple des connecteurs et du Cinquième pouvoir tout en mettant en suspend Le socialisme selon Starglider. Lire la suite →
Dans un monde de flux où les biens s’écoulent, l’ancienne économie de la rareté de l’offre associée à la rareté de l’argent ne peut plus survivre. Sans doute faudra-t-il basculer vers un système financier où chacun pourra émettre de la monnaie et devenir banque centrale. Mais avant d’envisager cette entrée dans le flux de la finance, je voudrais inventorier les différentes modalités de rétribution adaptées aux flux, certaines incompatibles, d’autres complémentaires. Lire la suite →
Jusqu’à l’avènement du Web, grosso-modo en 1995, la liberté d’expression était une illusion. Seule une élite de journalistes, écrivains, artistes, scientifiques… pouvait parler à leurs contemporains. Depuis, tout au moins en occident et pour peu que nous fassions l’effort de maîtriser quelques outils, nous avons la liberté de publier nos textes, photos, vidéos, musiques… sans l’aval d’un éditeur. Lire la suite →
Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg. Lire la suite →