Thierry Crouzet

Coup de gueule

Presse : une bonne mauvaise idée
Berlin Kultur Lab

Dans le but de réinventer une économie de la presse, tout le monde tente des expériences en tout sens. À vrai dire, tout le monde tente tout et n’importe quoi. Certains comprennent même tout de travers. Lire la suite →

La littérature contre l’information
Soft Pink Smoke (flickr.com/photos/pinksherbet/218745631/)

Un journaliste ou un scientifique se doit de dire la vérité, en tout cas pour le peu qu’il sait. Il doit mettre en ordre, pratiquer une écriture politiquement correcte, sans choquer aucune susceptibilité. Un littérateur, en revanche, a tous les droits, même de dire des absurdités (mais si elles choquent ou dérangent sont-elles réellement absurdes ?). Lire la suite →

Tuons la presse pour nous libérer
Veneno (flickr.com/photos/csm_web/4397858059/)

Partout sur le Net et ailleurs, on parle de l’avenir de la presse, de comment créer des nouveaux journaux viables, de nouveaux médias, de comment mieux informer… au nom de l’avenir de la démocratie. Mais nous sommes déjà gavés de news, toutes presque aussi inutiles les unes que les autres. Nous sommes shootés aux nouvelles, nous sommes de pitoyables infovores qui attendent leur prochaine injection avec avidité. Lire la suite →

En France, on a Finkielkraut et Slate.fr, ailleurs ils ont Morozov et Slate.com
Evgeny Morozov auf der re:publica10 (flickr.com/photos/re-publica/4520035629/)

Le bonhomme a le mérite de critiquer Internet, ça ne fait pas le lui un héros, mais ça ne fait jamais de mal. Pour mieux critiquer, Morozov fait dire n’importe quoi au sujet d’Internet, ou il cherche qui l’a dit, et alors il annonce que c’est n’importe quoi. Vous avez saisi la rhétorique dont Slate.fr vient de se faire l’écho. Lire la suite →

Les blogs meurent, vive nos blogs
Inside the Riemann Sphere (flickr.com/photos/fdecomite/2361500377/)

Tous les matins, François Bon constate que que son Netvibes est désespérément vide, ce qui implique que les blogueurs publient de moins en moins. Je n’aurais pas pu faire le même constat vu que je ne consulte pratiquement jamais mon agrégateur, préférant dérouler le fil de ma pensée, la suivre de lien en lien, sans aucun passage obligé (et donc, je ne vais que là ou mes pas me mènent, ils ne peuvent me montrer les vides, les manques, les béances…). Lire la suite →

Empêcher le lecteur de ne pas penser
Sleeping reader (flickr.com/photos/rubenrodz/120166661/)

Écriture virale nous propose une belle réflexion sur l’art d’écrire sur le Web. J’ai pris pour habitude de prendre à contre-pied chacun des conseils évoqués. Lire la suite →

Facebook n’est pas le seul danger qui plane sur le Web
FUCK-FACEBOOK (flickr.com/photos/snub/953748446/)

Les consciences s’éveillent. Il était temps. Affordance dénonce les risques pour l’écosystème du Web, Framablog et Wired rappellent les dangers pour la confidentialité et la main mise sur nos données, The New York Times proclame le Web comme le plus grand des réseaux social… Enfin Facebook est montré du doigt. Je suis soulagé. Depuis 2007, j’avais l’impression de me battre contre des moulins à vent et de pousser des gueulantes pour rien. Lire la suite →

Édition: la fourchette fatale
Fork Shoot (flickr.com/photos/danielygo/3827976471/)

Aux Échecs, la fourchette est le coup rêvé. Attaquer simultanément plusieurs pièces de l’adversaire ce qui lui impose d’en sacrifier au moins une. Le monde de l’édition se trouve dans la même situation. Quelles pièces seront sacrifiées ? Lire la suite →

Ce que les auteurs gagneront
Author (flickr.com/photos/glimpseofgloryphotography/1273042532/)

Les auteurs de BD pour commencer, puis tous les auteurs derrière, entendent prévenir les dérives pour leurs droits que le passage au tout numérique risque d’entraîner. Ils ont raison, bien sûr, mais leur appel, peut-être surtout par sa formulation et ses sous-entendus conservateurs, me dérange. Lire la suite →

Civisme 2.0 : ne pas voter
Cracked Earth, Badwater, Death Valley National Park, CA (flickr.com/photos/mrbarbosa2000/4164406096/)

Je n’ai pas voté une nouvelle fois et je ne voterai pas tant que la démocratie ne sera qu’un simulacre. J’ai dans Le peuple des connecteurs, et plus tard, exprimé des raisons théoriques pour ne plus voter (impossibilité de prévoir, impossibilité de contrôler la complexité, impossibilité de gouverner…), s’y ajoutent des raisons contestataires. Plus nous serons nombreux à ne pas voter, à refuser de choisir entre imbéciles et andouilles, mieux nous titillerons ceux qui effectuent encore ces choix stupides et qui nient notre liberté de choix. Un jour, un seuil d’abstention sera franchi qui fera s’écrouler un système représentatif exsangue. Lire la suite →