Écrire c’est bien, parfois il est aussi bon de se confronter aux autres en direct, soit pour échanger, soit pour se fritter. Alors pourquoi ne pas passer de temps en temps une heure en soirée pour enregistrer un débat sur Skype. On a fait l’expérience hier soir au sujet du revenu de vie, cette idée que le RSA devrait être étendue à tous les citoyens.
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J’ai profité d’avoir en même temps à la maison Christophe Grébert, un des premiers blogueurs politiques français, blog ouvert en 2002, et Jacques-Olivier Teyssier, le blogueur qui dérange à Montpellier. Si Christophe n’a jamais envisagé de vivre de ses publications Internet, c’est en revanche l’objectif de Jacques-Olivier. Pas gagné mais expérience intéressante.
C’était à Genève le 18 juin dernier. J’ai esquissé le sujet de mon prochain livre. De son côté, Quitterie Delmas a parlé de son parcours et de ce qui l’occupait aujourd’hui, Les Grappes que nous tentons d’organiser, espèce de cellules du superorganisme qui vise à mettre en place des méthodes de gouvernance par la base.
Grâce à plusconscient.net, je viens de tomber sur un interview que j’ai donné à la RSR et qui a été diffusé en mars dernier.
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J’avais pas encore assez généralisé la notion de cinquième pouvoir… à l’énergie, à la défense, à la culture, à l’économie… je me focalisais, présidentielle oblige, sur les aspects politiques et médiatiques.
PS : Je publie cette vidéo aujourd’hui car je viens de recevoir une alerte Google pointant vers elle.
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Paul Valéry avait prédit que plus personne n’écrirait des phrases du type « La marquise sortit à cinq heures. » Je viens aujourd'hui de passer exactement une année à enchaîner de telles phrases sur Twitter pour construire pas-à-pas les 60 premiers chapitres de Croisade.
Je me suis longtemps intéressé au Nouveau roman, puis à Georges Perec. L’écriture à contraintes alliait la logique et la littérature et je me suis laissé griser par le genre. Je suis allé jusqu’à écrire un roman où chaque signe aurait une valeur temporelle. Pour dire qu’une moto passait dans la rue, j’utilisais autant de signes que la moto prenait pour passer. J’avais développé une macro Word qui mesurait la durée de mes phrases.
Avec Les envoutés, Gombrowicz voulut un bon mauvais roman. J’ai la même ambition avec Croisade. Grâce à Twitter, j’ai trouvé une contrainte qui me pousse à coller au style de la littérature hall de gare (la contrainte aurait pu avoir d’autres effets mais c’est ainsi pour moi).
Carlo Revelli se demandait lundi si je m’étais fait déchirer. À vous de juger. Une petite anecdote. Philippe Breton qui critique internet n’a pas de téléphone portable et semble allergique à la technologie. Je respecte ce choix (puisque je n’ai pas la TV) mais je crois que Philippe Breton devrait l’annoncer comme un principe idéologique. Il critique internet a priori. C’est presque une position religieuse mais il ne le dit pas et cherche à faire croire que la « science » justifie sa position (ça me rappelle les propos des antiévolutionnistes américains qui défendent l’Intelligent Design).
Les journalistes sont naïfs. Ils voient un compte Twitter avec des dizaines de milliers de followers et ils s’extasient. Ils font du détenteur du compte une star. Mais ont-ils un peu gratté derrière les apparences ?
Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg.
Je vous rassure, je suis aussi un con. Que faisons-nous ? Nous ne cessons de parler des médias traditionnels et de linker vers eux. Nous leur donnons ainsi un poids démesuré dans l’écosystème du Web.
De plus en plus d’outils cherchent à nous éloigner de notre URL personnel, chez nous quoi, pour nous attirer chez eux. « Visitez dans notre centre commercial, ne restez plus sur votre terrasse à discuter avec vos amis, nous dit-on. Vous n’avez même plus besoin d’aller chez eux, ils viennent aussi. » Super.
Je dois être naïf. Je ne suis pas l’actualité alors je tombe des nues quand, sur Twitter, François Bon attire mon attention vers un article du Monde où j’apprends que la presse en ligne va recevoir 60 millions d’Euros de subvention.
« Vous êtes tous pourris, vous avez compris ? Vous êtes en état avancé de décomposition. Vous n’existez même pas. » Voici comment je pourrais résumer la pensée de Finkielkraut au sujet du Net après avoir écouté son entretien avec Pierre Lévy organisé par Michel Alberganti sur France Culture.
Ce texte, écrit début avril 2009, devait s'intituler Dire non à un monde pour dire oui à d’autres et trouver sa place dans mon prochain livre que j'imaginais initialement comme une narrative nonfiction. Pour reconstituer cette histoire, j'ai interviewé par ordre d'apparition Quitterie Delmas, Jean-Yves de Chaisemartin, Virginie Votier et François Bayrou. Mais, comme souvent quand j'écris, mes projets se transforment et je ne pense pas utiliser cette matière sans mon livre car je veux y traiter de la conscience globale.