Work in progress

Pas de chance

Le cinquième pouvoir est un si bon titre que Pierre Doré l’a utilisé en 1992 dans un livre publié chez Flammarion. J’ai l’impression qu’il s’agit d’un livre de marketing. Je devrais donc pouvoir utiliser le même titre puisque pour moi le cinquième pouvoir est tout autre chose. En cas de difficulté juridique, j’adopterai une variation du type L’ascension du cinquième pouvoir ou Le cinquième pouvoir : c’est nous.

Le cinquième pouvoir

De tous les titres que j’ai proposés et que vous avez proposés pour mon prochain livre, Le cinquième pouvoir , suggéré par Erick Jonquière, me semble le plus précis. Il décrit la nouvelle mobilisation politique qui se dégage au travers d’internet, sans mettre l’accent sur internet lui-même. Il met les gens en avant et pas l’outil qui les aide à s’organiser. La véritable nouveauté sera dans un nouveau mode d’organisation.

Mon éditeur apprécie aussi ce titre donc alea jacta es. Voici une petite définition, en version provisoire, que je placerai dès le début du livre.

CINQUIÈME POUVOIR nom masculin (2003; Ignacio Ramonet; Le Monde Diplomatique) Ensemble des citoyens, organisés grâce aux nouvelles technologies de communication, qui contrebalance le quatrième pouvoir, celui des médias et par extension du business, qui lui-même contrebalance les trois pouvoirs traditionnels : législatif, exécutif et judiciaire. Le cinquième pouvoir s’est montré pour la première fois au grand jour en 2005, en France, lors du référendum pour la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe.

Pour le moment, je n’ai pas trouvé en France de référence au cinquième pouvoir antérieures à l’article d’Ignacio Ramonet. Dans le monde anglo-saxon, j’ai découvert un disque de Lester Bowie publiée en 1978 et intitulé The 5th power.

SOS : cherche titre désespérément

Pour mon livre sur internet et la politique, je n’ai pas encore trouvé de titre. Il me reste moins d’un mois pour me décider. Je suis preneur de toutes les idées. Voici en gros comment se structurera le livre.

  1. Internet a influencé le référendum européen en 2005. J’évoquerai aussi la campagne US 2004.
  2. Nos hommes politiques ont définitivement compris qu’ils ne pouvaient plus ignorer internet. Je parlerai de leurs sites, de leurs stratégies, essayant de voir ce qu’ils comprennent de la logique internet et ce qu’ils ignorent encore totalement.
  3. Les citoyens aussi interviennent de plus en plus dans la vie politique et ils joueront un rôle de plus en plus central. J’analyserai le web citoyen et lui donnerai la parole.
  4. Enfin, je crois que les nouvelles idées propres à internet s’insinueront dans la pensée de tous les acteurs, donc conduiront progressivement à une redistribution totale des cartes politiques. C’est une partie qui me tient à cœur. Cette redistribution loin du clivage gauche-droite me paraît indispensable si nous voulons aller de l’avant et résoudre les grands problèmes de notre monde.

Voilà, vous savez tout. Il me faut maintenant un sous-titre explicatif du type : Pourquoi les prochaines élections se joueront sur internet et un titre court et choc.

Mon titre code actuel est Politique 2.0 mais seuls les spécialistes du web le comprennent. Les autres croient qu’il s’agit d’un jeu de mots en rapport avec le football. Nicolas voisin m’a proposé poliTIC qui signifie la politique à l’âge des nouvelles techno. C’est encore un peu cryptique. Casabaldi, lui, a lancé sans trop réfléchir Globalia pour signifier que la politique changeait de dimension.

De mon côté, je n’ai rien de terrible. En songeant à Tsunami sur l’Elysée j’ai pensé à Tsunami politique. C’est déjà un peu usé comme les variantes encore plus plates du type Explosion politique ou Électrochoc politique. Voici en vrac une liste de propositions pas très satisfaisantes :

Politique critique,

Buzz politique,

Net politique,

e-Politique,

e-Démocratie,

Politique critique,

Politique dépolitisée,

Contre politique,

Blogs et politique…

Une dernière idée me vient : Ménage à trois. Dorénavant, la gauche et la droite ne sont plus seules.

J’espère que vous avez mieux.

PS1 : Certains pensent que le web n’est qu’un outil et qu’il ne change rien. Je crois que les outils changent tout justement. Le net nous apporte au moins une chose, c’est la compréhension des réseaux universellement présents dans la nature. Si internet n’existait pas, Strogatz, Barabási et Watts n’auraient pas effectué toutes leurs découvertes et notre vision du monde ne serait pas en train d’être bouleversée. Il est d’ailleurs dommage que leurs livres ne soient pas traduits en Français. Leur lecture m’a fait comprendre que nous pouvions organiser la société différemment. Il est vrai qu’internet n’est pas indispensable pour cette nouvelle organisation. Il a attiré notre attention vers des choses que nous n’avions pas su voir jusque là. Maintenant qu’il est là, il est juste un réseau de plus. J’ai tout de même tendance à le considérer plus comme un territoire que comme un simple média. J’espère trouver un titre qui traduira cette idée. J’aime bien Le cinquième pouvoir par exemple.

PS2 : Les citoyens peuvent aujourd’hui constituer un cinquième pouvoir. Comme je crois que nous ne pouvons plus exercer que le pouvoir au niveau local, il y aura de moins en moins de place pour les quatre autres.

PS3 : Comme il y a des politiques qui ont perdu des élections en ignorant le quatrième pouvoir, d’autres perdront en ignorant le cinquième.

Croisade

Comme je l’ai déjà expliqué, j’écris en ce moment un roman, Croisade, suite du Peuple des connecteurs. Après m’être amusé à une présentation pastiche, voici le texte par lequel je pourrais commencer mon histoire :

« Chaque fois que nous dialoguons avec quelqu’un, nous faisons circuler entre lui et nous des informations. Depuis la fin du XXe siècle, sous l’impulsion des nouvelles technologies de communication, toutes ces informations qui circulent librement entre chacun de nous constituent un flux d’une ampleur sans précédent qui rappelle le flux des signaux électriques et chimiques dans nos cerveaux. C’est un pas vers l’intelligence globale, vers la conscience collective.

« Si vous lisez ces lignes, vous vous sentez peut-être déjà dépositaire d’une part de cette conscience collective. Vous vous savez membre d’un tout qui vous dépasse, un tout qui unit les êtres vivants à la planète elle-même. Par le passé, seuls les croyants partageaient cette expérience, aujourd’hui universelle.

« Dorénavant, ce qui se passe ailleurs nous concerne. Nous ne pouvons plus laisser faire n’importe quoi. Réciproquement, quand nous découvrons une initiative intéressante, nous voulons pouvoir la reproduire, quelle que soit son origine. C’est une révolution radicale. Mais comme toute révolution, elle engendre ses détracteurs.

« Certains hommes, souvent au nom de grands principes philosophiques, d’autres fois au nom de la tradition, refusent l’idée de conscience collective. Ils veulent maintenir les frontières entre les hommes, qu’elles soient raciales, idéologiques ou religieuses, frontières qui augmentent leur pouvoir tout en niant la liberté des hommes en leur pouvoir. Pour préserver en l’état le monde dans lequel ils sont rois, ou tout au moins confortables, ils ont lancé une croisade contre les animateurs de la conscience collective.

« L’histoire qui va suivre raconte un moment charnière de cette croisade. J’ai adopté le mode romanesque mais le fond de tout ce que je dis est vrai. Dans la réalité, l’héroïne, Kate Hammer, se surnomme elle-même mademoiselle K. Son comparse, le Lieutenant Francesco Casabaldi, est célèbre sur Internet. Ils sont devenus mes amis, ils m’ont fait confiance, j’ai essayé de raconter métaphoriquement leur aventure. J’ai souvent fabulé mais j’ai aussi souvent collé à la réalité historique, plaçant à la fin de l’ouvrage des notes afin d’étayer mes conjectures.

« Une chose est sûre : la croisade contre les animateurs de la conscience collective a commencé. Deux camps se forment, dans chaque nation comme dans chaque famille. Nous devons nous ressaisir si nous ne voulons pas plonger l’humanité dans un nouvel âge de barbarie. En allant les uns vers les autres, en dépassant nos appréhensions, en multipliant les contacts entre nous, nous inventerons une nouvelle société, plus équitable, plus généreuse et plus heureuse. »

PS : La conscience collective est accessible. Nous sommes de plus en plus conscients d’appartenir à un tout parce que nous recevons sans cesse des informations en provenance de ce tout. Nous avons aussi conscience de participer à ce tout, au moins en émettant vers lui des informations.

Une fois conscient de l’ensemble des échanges entre chacun de nous, nous sentons que nous partageons et participons à quelque chose qui nous dépasse. Maintenant, cette chose, cette conscience collective, a-t-elle ou non conscience d’elle-même ? A-t-elle des intentions ? Nous n’en saurons peut-être jamais rien. Il faudrait qu’elle soit capable de s’adresser à nous, ce qui est sans doute impossible vu que nous faisons partie d’elle.

À la veille d’un grand bouleversement

Je pense placer une note en tout début de mon prochain livre, suite romanesque du peuple des connecteurs. En voici une première version :

« Depuis la fin du vingtième siècle, une nouvelle conscience s’est fait jour dans l’esprit humain, une conscience que l’on peut qualifier de collective. Si vous êtes en train de lire ces lignes, vous ressentez sans doute déjà ce qui se passe, vous vous sentez connectés aux autres hommes, membre d’un tout qui vous dépasse.

« Pour la première fois, à ce moment précis de notre histoire, nous sommes capables de dialoguer les uns avec les autres d’un bout à l’autre de la planète, sans barrière sociale, sans passer par des intermédiaires susceptibles d’altérer nos propos. Chacun de nos échanges transforme notre façon de voir le monde et réoriente notre vie qui, peu à peu, s’harmonise avec celles des autres hommes.

« Plus qu’aucune autre communauté à aucune autre époque, nous avons l’intuition qu’une révolution radicale se prépare dans nos modes de vie, une révolution dans la façon dont nous allons cohabiter. L’humanité s’apprête à franchir une étape décisive dans son évolution, étape dont les religions et les philosophies n’ont jamais réussi à nous approcher.

« L’histoire qui va suivre espère participer à cette évolution. Si elle parvient à vous toucher, si elle cristallise en vous quelque chose que vous avez perçu, alors n’hésitez pas, partagez votre expérience avec quelqu’un d’autre. La conscience collective se propage de contact en contact, de personne à personne, par une sorte de contagion psychologique entre les hommes.

« Il suffit de mettre nos doutes entre parenthèses pour qu’une société nouvelle apparaissent et mène l’humanité vers un nouvel âge d’or. »

Ce texte est un remake de celui placé en introduction de La prophétie des Andes, livre initiatique pâle copie des chefs-d’œuvre d’Hermann Hesse.

Le roman des connecteurs

Croisade raconte le début de la bataille entre les hommes libres et les conservateurs de tout bord : capitalistes qui poursuivent la croissance coûte que coûte, quitte à détruire la planète, ou intégristes qui veulent précipiter la fin des temps et le retour des prophètes. Lire la suite de cet article »

La suite…

Je suis entrain d’écrire la suite du peuple des connecteurs sous la forme d’un roman.

Son titre : Croisade

Son sous titre : La guerre civile a commencé, choisissez votre camp

Je viens de m’amuser à écrire une quatrième de couverture en m’inspirant de celle de l’édition J’ai lu 1977 de À la poursuite des Slans de A.E. Van Vogt. J’avais 14 ans quand j’ai lu ce livre qui m’a donné envie de faire la révolution.

Ma version de la quatrième :

« L’humanité a connu des périodes flamboyantes comme le siècle de Périclès ou la Florence des Médicis mais elles n’ont jamais perduré.

«Qu’arriverait-il si, au sein de l’humanité, se développaient une communauté infiniment mieux organisée que les autres, infiniment plus prospère, infiniment plus heureuse ? Ne serait-elle pas crainte, haïe, pourchassée, puisque supérieure et donc redoutable ?

«Justement, cette communauté existe : elle rassemble les connecteurs. Ils sont l’avenir de l’homme, le prochain stade de son évolution sociale. Homère, Lao Tseu, Bouddha, Spartacus, le Christ, Goethe, Tolstoï, Geronimo… furent parmi les plus connus des connecteurs. Aujourd’hui, leurs descendants, de plus en plus nombreux, s’organisent en un vaste réseau international. Voici leur histoire à travers celle de Kathe Hammer, leur plus sublime représentante. Traquée d’un bout à l’autre de la planète, elle triomphera néanmoins car rien ne peut arrêter l’évolution inéluctable de l’humanité. »

PS1 : Cette quatrième est bien sûr une parodie. Je me suis d’ailleurs dit que j’en écrirai d’autres de temps en temps.
La communauté supérieure dont je parle n’est surtout pas formée par les puissants officiels de notre monde. Au contraire, ils la craignent car elle préfigure le monde de demain où il n’y aura plus beaucoup de place pour eux et pour leurs exactions. Ils feront tout pour éviter justement qu’elle prospère.

Dans le livre de Van Vogt, les Slans sont pourchassés parce qu’ils sont différents, ils n’en forment pas moins une nouvelle société. Je crois que nous assistons à cela aujourd’hui. Nous sommes de plus en plus nombreux à dire que nous devons nous organiser autrement, à vivre différemment, à essayer de le faire chacun avec nos moyens… sinon nous savons que nous nous préparons un enfer. Si nous ne changeons pas, ça ne va pas le faire.

Mais la plupart des gens sont réticents à l’idée de changer (suffit de regarder les fonctionnaires). Ils savent que nous allons dans le mur mais ils ne veulent pas l’admettre. Il est peut-être pas impossible que ceux qui en ont assez de cette attitude forment une nouvelle société, qu’ils prennent leur destin en main.

PS2 : Malheureusement mes hommes libres ne sont pas du côté des croisés mais de celui des victimes. Ils ne préparent aucune croisade mais devinent qu’une croisade se prépare contre eux. Ils risquent bientôt d’être pourchassés par les partisans d’un nouveau féodalisme. J’ai envie d’écrire l’histoire des hérétiques qui essayeront de s’en sortir sans user des armes de l’adversaire mais en jouant celles de la fraternité.

C’est déjà ce que font les communautés pauvres en inventant des économies alternatives. C’est ce que prônent les partisans du développement durable. C’est comme ça que nous éviterons des catastrophes écologiques, en prenant chacun sur soi plutôt qu’en renvoyant la balle aux autres.

Je voudrais parler d’une guerre qui ne se produira jamais, un conflit qui se jouera en douceur et se terminera sans bain de sang.