Ératosthène

Descriptif
Genre : roman historique, essai, je ne sais plus trop
Pagination : 360
Statut : V2 (texte non définitif)

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V2 sur lulu.com (13,01 euros port compris, je ne prends aucune marge)

Work in progress

Mardi 4/9/2007, je publie la V2 pour me commander un exemplaire… et laisser reposer le texte. J’attends de recevoir un exemplaire avant d’en parler.

Présentation

Il est difficile de vivre les temps agités. À qui se fier ? Pour quel idéal se battre ? Comment trouver un équilibre personnel ? Comment, tout simplement, être heureux ? Lorsqu’une grande partie d’une population se pose des questions de ce genre,
l’histoire entre dans une phase de transition.

Comment la traverser ? Il n’existe aucune recette, sinon peut-être de nous retourner en arrière et de regarder comment, en des époques comparables, d’autres hommes s’en sortirent avec bonheur. En s’intéressant à eux, nous pouvons nous-mêmes trouver notre chemin à travers les temps de crise.

C’est ainsi que je suis parti à la rencontre d’Ératosthène de Cyrène et du troisième siècle avant Jésus-Christ en Alexandrie. J’ai peu à peu découvert beaucoup d’analogies entre cette époque et la mienne.

Ératosthène, surtout connu pour sa mesure de la circonférence terrestre, fut en fait l’égal d’un Léonard de Vinci. Directeur de la bibliothèque d’Alexandrie, il imagina les livres tels que nous les connaissons. Mais, par-dessus tout, il conçut une philosophie de la liberté qui pourrait inspirer les hommes du vingt-et-unième siècle.

Je n’ai pas écrit sa biographie mais j’ai réinventé sa vie sur un mode romanesque, intercalant le récit de mini-essais au sujet de notre époque et de la façon dont nous pouvons profiter de l’enseignement d’Ératosthène. Ce livre est avant tout un roman, mais aussi un essai, voire un documentaire. Il s’inscrit dans la continuité du Peuple des connecteurs (Bourin, 2006) et du Cinquième pouvoir (Bourin, 2007), montrant que les idées exprimées dans ces deux essais trouvent leur source loin dans l’antiquité grecque.

21 commentaires à “Ératosthène”

  1. Hervé Torchet a écrit :

    Impatient de le lire : avec un teaser comme ça !

  2. Thierry Crouzet a écrit :

    Avec Ératosthène, j’ai essayé de faire ce que tu décris lény. J’ai voulu éviter justement toute tension, j’ai refusé tous les trucs narratifs, j’ai voulu laisser monter tout doucement… Je sais qu’en contre partie la lecture risque d’être un peu chiante mais je me disais que c’était à ce prix qu’on pouvait comprendre ce que je voulais dire.

    J’ai un moment construit une version où la partie finale était en fait distribuée entre les chapitres historiques. J’avais l’impression que je trichais alors j’ai tout ramené à la fin. Je ne sais pas si j’ai bien fait, l’auteur est le plus mal placé pour savoir ce qui est bien.

  3. lény a écrit :

    la lecture n’est pas chiante, elle me semblait un peu gentillette mais agréable et malgré tout elle suscitait des réflexions (ce qui au final est primordial) et puis d’un coup, sans prévenir il y a eu toute cette réflexion d’Eratosthène qui ouvrait un champ pour moi bien plus dense et intéressant où pour le coup toutes les réflexions accumulées au long du reste se mettaient à s’agiter, à se croiser avec d’autres etc. En fait à la fin c’est toi qui parlait et là ça prenait une sacrée empleur comme si pris par ton personnage tu lachais de la retenue. Et puis tu reprenais de la distance. J’avoue que dans les annexes je me suis dis au début “oh non il aurait pas dû, il casse la fin” et puis non ça recadrait, ça enlevait du mythe pour que les réflexions venues prennent corps. Bref, non pas chiant ;)
    Ah, bien aussi les chapitres en italiques …

  4. Thierry Crouzet a écrit :

    En écrivant ce livre, j’ai beaucoup pensé à Andreï Roublev de Tarkovski… c’est un peu comme tu le décris… et puis soudain tu prends tout sur la tête.

    J’ai essayé ça, je sais qu’en littérature on ne joue plus trop avec ça en ce moment, qu’on cherche à captiver…

    Pour moi, au début, ça doit être gentil parce qu’Ératosthène est un enfant. L’enfance est baroque, d’où les descriptions de la fête en Alexandrie. Puis, peu à peu, très lentement Ératosthène devient conscient jusqu’à ce que la narration bascule à la première personne et qu’il n’y ait plus de différence entre lui et moi.

    Si j’avais essayé de tendre la narration en continue tu n’aurais jamais ressentit ce que tu décris à la fin. Mais peut-être que je me trompe, peut-être que je peux resserrer encore, abréger… J’en sais rien, ce texte me sort par les yeux.

  5. lény a écrit :

    bâh laisse couler l’été … ;)

    PS: je ne voulais pas dire qu’il fallait captiver, c’est juste peut être un p’tit quelque chose et je ne sais pas quoi, juste une articulation quelque part qui foire … oâff! laisse tomber c’est du détail, au prochain livre se sera mieux, faut avancer. Ce qui est important pour moi c’est que ce livre me donne goût à poursuivre avec de nouvelles idées le reste c’est de la virtuosité littéraire et je crois que pour ce que tu as voulu faire c’est un luxe proche de la branlette de mouches.

  6. Henri Alberti a écrit :

    On parle de mouches ?
    Ce genre de discussion devrait rester dans l’ordre du privé. Avec vos conneries j’ai envie de lire le bouquin pas fini.

  7. Thierry Crouzet a écrit :

    Un lecteur d’un éditeur que pourtant je connais m’a dit après voir lu le livre : « Votre Ératosthène n’a pas été retenu par le comité de lecture. En effet, il n’a pas soulevé un intérêt suffisant pour continuer son circuit, l’écriture plutôt fluide n’est pas en cause mais simplement l’histoire elle-même ne nous a pas accroché. »

    Comment expliquer qu’on peut écrire autre chose que des histoires.
    Mais cette réaction est compréhensible, je n’ai vraiment pas écrit un livre dans l’air du temps, encore moins pour divertir (Ax va se fâcher).

    En tout cas des remarques de ce genre me donnent juste envie de publier le texte moi-même mais je ne le ferai qu’après un travail d’édition… sans éditeur officiel, il faut bien que des éditeurs non-officiels, des lecteurs, remontent les critiques.

  8. Henri Alberti a écrit :

    Vu la description qu’en a fait Leny ( qui me semble avoir du gout ) et ton explication qui a suivie, cela ne peut que m’intéresser et piquer ma curiosité. Donc je vais commander ce bouquin pas fini. Point. C’est foutu.
    Pour ce qui est de Ax, il aura d’autres chats à fouetter pendant la décennie qui va suivre.
    ( Private joke ).

  9. Thierry Crouzet a écrit :

    Attend donc… il faut que je mette un nouveau PDF en ligne… j’ai corrigé pas mal de coquilles… Je redonne le signal quand c’est ok. J’essaie de faire ça avant de partir en vacances mardi prochain.

  10. lény a écrit :

    enfin t’emballe pas Henri, c’est pas le livre du siècle quand même, la partie intéressante est dans le dernier quart … seulement.
    héhéhé, allez bises …. ;)

  11. Iza a écrit :

    merde alors, j’ai commandé le mien il y a un siècle déjà… c’est longuet lulu, je crois que j’ai bien dépassé le mois… les vacances peut être….

  12. Thierry Crouzet a écrit :

    @Iza Oui c’est super long… mais t’inquiète, je ne vais rien bouleverser dans l’immédiat.

    @Lény Tu parles d’un bon vendeur…

  13. lény a écrit :

    Iza >> c’est juste que t’habite un village sur une île pleine de terroristes …

    Thierry >> ben quand même, Henri va l’acheter et Iza piaffe d’impatience, c’est pas mal quand même … et puis c’est mieux que ” faut qu’tu sortes du cadre” Oh putain! y fallait qu’ça sorte, scuze moi Thierry mais y fallait que j’me libère de ce poid plein d’acide, la rancoeur c’est pas bon pour la coopération, pfffiou ç’va mieux ;)

  14. lény a écrit :

    Et ben Eratosthène c’est comme Tilt dans “1001 pattes” ….

    C’vendeur ça non ?

  15. Thierry Crouzet a écrit :

    @Lény J’ai évoqué le besoin de sortir du cadre parce que j’ai vu de toi que des images uniques… mon faible pour la BD, les montages photos et l’architecture… et même le multifenêtrage de nos ordinateurs… m’influencent. En plus je crois dur comme fer que c’est une voie royale pour l’art contemporain. La technologie nous ouvre beaucoup de nouvelles possibilités.

  16. lény a écrit :

    bôah je rigolais Thierry, ch’suis taquin c’est tout. :)
    Pour le reste il y a manifestement un truc de mal compris ou de mal exprimé sur le blog de mekano mais c’est pas le moment … ;)

  17. Thierry Crouzet a écrit :

    Je viens de recevoir une autre critique… par mail : « J’ai craqué au bout de quelques pages, il y a trop de noms, il faut faire trop d’efforts pour lire, c’est pire qu’un livre de philo. J’ai alors sauté jusqu’à la dernière partie et j’ai détesté cette surabondance de je, votre façon de vous exposer… Vous n’avez pas moyen de dire les choses sans toujours vous mettre en avant ? »

    Cette réaction ne me surprend pas, mon Ératosthène est encore maudit (j’avais d’ailleurs pensé titrer le livre Ératosthène le maudit, allusion à la vie de mon héros et à celle de mon livre).

    En comparant ce que dit Lény et cette lectrice anonyme, on découvre combien est large le spectre des réactions possibles. Pour Lény, le début est gentilé. Pour elle, trop rempli de noms et de pensées. Je suis bien avancé.

    Le pire, dans un tel livre, est de sauter à la fin. Cette fin ne tient que si on a lu le début, c’est tout le problème. Si on regarde les 5 dernières minutes d’Andreï Roublev, on a l’impression de voir un reportage sur des fresques délabrées. La sensation est tout autre si on arrive là après 3 heures de noir et blanc, pas forcement compréhensibles d’ailleurs. Mais c’est alors que tout s’éclaire. Les fresques comme ce qu’on a vu avant.

    Autre chose sur ce livre. Il commence par la mort d’Alexandre le Grand. Un tableau filmé de très loin, sans personnage saillant, impersonnel, il a pour but d’amener le lecteur vers le passé où se déroulera l’action.

    Puis arrive Ératosthène enfant, un caractère encore informe, une conscience en construction. On s’approche de lui, mais encore de très loin. J’utilise la troisième personne pour parler de lui. Puis au fil du livre, cette conscience s’affine (je me moque de sa chair)… et imperceptiblement on bascule vers le je, le monologue intérieur jusqu’à ce que je prenne moi-même la parole à la fin, car dans un livre il n’y a pas d’autre je que l’auteur.

    C’est peut-être de la salade littéraire mais c’est ce que j’ai cherché à faire, en plus d’essayer de réinterpréter la philosophie de la liberté inventée par Ératosthène.

  18. Thierry Crouzet a écrit :

    En saisissant mes corrections, je me suis engagé dans des modifications de plus en plus lourdes. Donc je ne publie pas une V2 immédiatement.

    Que ceux qui ont commandé le manuscrit n’hésitent tout de même pas à le critiquer, ça me fera avancer. Mais je déconseille aux autres de le commander maintenant.

    Je sais que ça peut paraître un peu cavalier comme approche mais il était clair, j’espère, que le livre était dans un état transitoire et que je voulais m’en remettre à vous.

  19. Thierry Crouzet a écrit :

    Résumé des modifications en cours…

    Je n’ai pas écrit Ératosthène pour plonger le lecteur dans le passé, dans une ambiance, mais pour l’amener à revivre l’initiation d’un homme hors du commun.

    Dans ce roman, le décorum n’a pas beaucoup d’importance. J’ai décidé de le réduire encore au profit de capsules d’avenir, des anti-flashbacks, qui inscrivent la vie d’Ératosthène dans le temps long de l’histoire humaine.

    C’est peut-être ainsi que je créerai la tension supplémentaire qu’appelait Lény. D’une certaine façon, j’hypertextualise la narration, en me plaçant sans cesse hors du cadre romanesque. C’était déjà le cas avec les mini-essais qui ponctuent le roman, je généralise. Ainsi je retrouve un style d’écriture plus proche de ce que je fais ici dans le blog.

  20. Thierry Crouzet a écrit :

    @Iza et ceux qui ont commandé le livre. En fait, je crois qu’il ne vaut mieux pas lire la version actuelle. Gardez-la comme un objet de collection :-) Je t’enverrai gratos la nouvelle mouture. Je me demande même si je ne vais pas finir par distribuer le PDF gratuitement.

  21. Thierry Crouzet a écrit :

    Je viens de produire une V2… mais qui me frustre toujours. En fait, j’ai écrit les parties romanesques avant d’avoir abouti à mon style actuel… et sans doute me faut-il apprendre à vivre avec elles en l’état. Je crois que je vais me remettre au travail sur du neuf.

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