Sur cette vidéo que m’a signalée Xavier de Mazenod, je retrouve des images que j’ai vues chaque automne dans le Midi et aussi à Rome comme je le raconte dans Le peuple des connecteurs. Et nous autres humains serions incapables d’être collectivement intelligents ?
Dans un opuscule intitulé Raison contre pouvoir, le pari de Pascal, Jean Bricmont interviewe Noam Chomsky. Il lui demande notamment « N’est-il pas vrai que toutes les formes d’auto-organisation selon les principes anarchistes se sont finalement effondrées (pensez aux diverses communautés dans les années 1960 et 1970, mais il y a aussi des expériences antérieures) ? » Lire la suite de cet article »
L’anomie, c’est l’absence de loi. L’anarchie, c’est l’absence de gouvernement. Je ne défends aucun de ces deux systèmes, mais l’auto-organisation, tout au moins dans les situations complexes : climat, pauvreté, économie… Lire la suite de cet article »
L’idéal démocratique ne s’accomplira que si nous envisageons tous les modes possibles d’organisation de la société, et non seulement le modèle pyramidal qui implique la représentation de type monarchiste. Certains secteurs de la société ont peut-être besoin de pyramidal, d’autres non. Seulement, faudrait-il accepter les autres possibilités ! Nadia vient de me faire repenser à ces questions par ses questions.Lire la suite de cet article »
Il existe au moins deux types de lois, certaines répressives, d’autres incitatives. Hadopi se classe dans la première catégorie alors qu’elle aurait pu se placer dans la seconde et ouvrir de nouvelles possibilités économiques. Lire la suite de cet article »
Pour beaucoup, un anarchiste désire vivre dans un monde sans lois où chacun est seul maître de ses choix. Les conservateurs de tout bord ont toujours stigmatisé cette position pour mieux marginaliser les anarchistes. Lire la suite de cet article »
Un Airbus serait plutôt compliqué. Un organisme vivant serait plutôt complexe. Différencier ces deux notions me paraît fondamental.
Par compliqué, on tend un système composé d’un grand nombre de sous-systèmes, eux-mêmes composés de sous systèmes et ainsi de suite et où chacun des sous-systèmes est plus simple que l’ensemble auquel il participe. C’est le cas pour un avion. On termine avec les boulons et des composants élémentaires. Lire la suite de cet article »
Si je n’ai jamais croisé des promoteurs de l’auto-organisation panégyristes du modèle pyramidal, il m’arrive de croiser des gens qui voudraient rejeter les pyramides qui nous écrasent mais qui ne croient pas à l’auto-organisation. Lire la suite de cet article »
Si je parle toujours d’auto-organisation, mes interlocuteurs parlent souvent d’autogestion ou d’autorégulation. Et je ne sais vraiment pas ce qu’ils mettent sous ces vocables. Contrairement à mon habitude, je vais passer par le dictionnaire, le mien tout au moins. Lire la suite de cet article »
Si je n’ai jamais croisé des promoteurs de l’auto-organisation panégyristes du modèle pyramidal, il m’arrive de croiser des gens qui voudraient rejeter les pyramides qui nous écrasent mais qui ne croient pas à l’auto-organisation.
C’est la question que se pose Phyrezo. Oui, c’est une évidence et c’est pour cette raison qu’on ne peut opposer radicalement auto-organisation et structure pyramidale. Nous nous trouvons face une sorte de continuum d’organisations, chacune adaptées à des situations diverses.
Je viens de lire le début de Here Comes Everybody. Clay Shirky raconte comment des milliers de gens s’auto-organisèrent pour retrouver un téléphone. J’ai manqué débuter Le cinquième pouvoir par une anecdote comparable.
Jean Zin publie une superbe revue de la presse scientifique. Dans son édition de septembre, une petite note sur l’auto-organisation m’a interpellé (elle renvoie d’ailleurs à d’autres textes de Jean Zin, notamment celui assez critique par rapport à la théorie de la complexité… et que je n’ai fait que survoler).
Mon père était pêcheur professionnel. Comme tous les pêcheurs, il a toujours supposé que la mer était inépuisable. Quand je lui dis qu’il y a de moins en moins de thons en Méditerranée, il rigole et me répond que nous en pêchons plus que jamais. Pour mon père, c’est une preuve qu’il y a de plus en plus de poissons.
Les journalistes sont naïfs. Ils voient un compte Twitter avec des dizaines de milliers de followers et ils s’extasient. Ils font du détenteur du compte une star. Mais ont-ils un peu gratté derrière les apparences ?
Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg.
Je vous rassure, je suis aussi un con. Que faisons-nous ? Nous ne cessons de parler des médias traditionnels et de linker vers eux. Nous leur donnons ainsi un poids démesuré dans l’écosystème du Web.
De plus en plus d’outils cherchent à nous éloigner de notre URL personnel, chez nous quoi, pour nous attirer chez eux. « Visitez dans notre centre commercial, ne restez plus sur votre terrasse à discuter avec vos amis, nous dit-on. Vous n’avez même plus besoin d’aller chez eux, ils viennent aussi. » Super.
Je dois être naïf. Je ne suis pas l’actualité alors je tombe des nues quand, sur Twitter, François Bon attire mon attention vers un article du Monde où j’apprends que la presse en ligne va recevoir 60 millions d’Euros de subvention.
« Vous êtes tous pourris, vous avez compris ? Vous êtes en état avancé de décomposition. Vous n’existez même pas. » Voici comment je pourrais résumer la pensée de Finkielkraut au sujet du Net après avoir écouté son entretien avec Pierre Lévy organisé par Michel Alberganti sur France Culture.
Ce texte, écrit début avril 2009, devait s'intituler Dire non à un monde pour dire oui à d’autres et trouver sa place dans mon prochain livre que j'imaginais initialement comme une narrative nonfiction. Pour reconstituer cette histoire, j'ai interviewé par ordre d'apparition Quitterie Delmas, Jean-Yves de Chaisemartin, Virginie Votier et François Bayrou. Mais, comme souvent quand j'écris, mes projets se transforment et je ne pense pas utiliser cette matière sans mon livre car je veux y traiter de la conscience globale.