
Nos vies s’émiettent en une multitude de fragments. Nous sommes de chair et de code, nous sommes un corps ancré et un esprit qui surfe sur le Net, nous sommes assis sur notre chaise de bureau et en même temps penchés à plusieurs fenêtres. Le livre en tant qu’espace immersif est un anachronisme. Il nous dénie le multitâche, il nous redonne un arrière-goût du temps d’avant, il ne réussit pas longtemps à nous éloigner de notre hypermodernité. Nous replongeons bien vite dans le flux, avec cette incapacité chronique à recoller les morceaux. Lire la suite →

Écrire, c'est sculpter, non seulement le texte, mais aussi et avant tout les lecteurs. Eux-mêmes, en parlant des textes qu'ils aiment, en les offrants, en les échangeant, sculptent, donc transforment leurs amis… et cette foule transformée ne peut que changer le monde. Lire la suite →

J’ai souvent croisé des auteurs qui ne supportent pas qu’on touche à leurs textes, et leur confèrent une immuabilité biblique. Je conseille à tous ceux qui auraient cette tentation de lire Ciseaux de Stéphane Michaka. Lire la suite →

Quand je n’aime pas un texte, j’arrête de le lire et je n’en parle pas. Je ferais mieux d’écrire un bel article sur Ciseaux de Stéphane Michaka que perdre mon temps. Mais on ne se refait pas. Lire la suite →

Quand on écrit, on ne peut éviter de se demander « Qu’est-ce que le roman ? ». Parce qu’au début, souvent, on veut faire du roman, puis faire du roman qui ne ressemble pas au roman, puis parce qu’on s’en fiche. Lire la suite →

Steve est bien mort d’un cancer, mais Walter Isaacson son biographe officiel lui a planté un poignard dans le dos. Lire la suite →

Quand je lis le livre d’un ami, c’est toujours avec appréhension. Si je n’aime pas, je dois m’expliquer. Comme les auteurs sont toujours susceptibles, comme je ne suis pas très diplomate, ça mène tout droit au drame. Avec L’homme qui refusait de mourir de Nicolas Ancion, je suis sauf. Lire la suite →

En rentrant de vacances, j’avais dans ma boîte aux lettres, celle en ferraille près du portail de ma maison, une BD de Jean-Philippe Boudart, Les aventuriers du dimanche, édité par manolosantis.com. Cette BD sur les rôlistes était faite pour moi. Lire la suite →

Depuis le 31 mai dernier et sa diffusion intégrale en ligne, je dois voir I’m the media, le film de Benjamin Rassat. Pourquoi ai-je attendu hier soir pour le visionner ? Tout simplement parce que depuis cette date, je n’ai pas regardé le moindre film, pas la moindre vidéo. La lecture et l’interaction, dans la chair ou en ligne, m’accaparent. Lire la suite →

Des livres vous attrapent dès les premières pages et ne vous lâchent plus. L’auteur peut alors faire ce qu’il veut de vous, vous le suivrez, même dans des endroits où vous ne vous seriez jamais aventurés de vous-mêmes. Plus rien ne vous paraît ennuyeux, aucune longueur ou parenthèse ne vous est insupportable. Lire la suite →