Dans une économie de flux, une économie de l’abondance et de la libre circulation de l’information, comment éviter l’indigestion, comme éviter d’exploser d’information overload ? Lire la suite de cet article »
Ou quand les petits ruisseaux font de grandes rivières.
À force de parler de flux et de penser par flux, je me demande si je ne suis pas en train d’écrire un nouveau livre, suite du Peuple des connecteurs et du Cinquième pouvoir tout en mettant en suspend Le socialisme selon Starglider. Lire la suite de cet article »
Le fleuve coule. Les gens qui vivent au bord du fleuve puisent de l’eau. L’eau restante finit à la mer. Elle s’évapore, puis pleut sur la montagne où le fleuve prend sa source. Lire la suite de cet article »
Micro-posts, articles, livres… ils deviennent ou vont devenir flux, se libérant du papier comme de la page web qui était sensée le remplacer. Toute information se prête à la copie, à la propagation, à la réorganisation, à la représentation selon de multiples perspectives. Plus aucune raison technique ne l’attache à une forme graphique particulière quelle qu’en soit la volonté de l’auteur. Lire la suite de cet article »
Jusqu’à l’avènement du Web, grosso-modo en 1995, la liberté d’expression était une illusion. Seule une élite de journalistes, écrivains, artistes, scientifiques… pouvait parler à leurs contemporains. Depuis, tout au moins en occident et pour peu que nous fassions l’effort de maîtriser quelques outils, nous avons la liberté de publier nos textes, photos, vidéos, musiques… sans l’aval d’un éditeur. Lire la suite de cet article »
Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg. Lire la suite de cet article »
Henri Alberti, l’amoureux de la rigueur nécessairement intéressé par le formalisme, vient d’attirer mon attention vers une interview de Pierre Levy publiée dans Le Monde (PDF).
Quand j’évoque la transition sociale vers les réseaux, je ne la décris jamais en en termes de bien ou de mal. J’estime simplement que le le modèle pyramidal n’est pas durable. Nous devons repenser notre société globale pour survivre à neuf milliards dans un monde actuellement fini.
Je viens de lire le début de Here Comes Everybody. Clay Shirky raconte comment des milliers de gens s’auto-organisèrent pour retrouver un téléphone. J’ai manqué débuter Le cinquième pouvoir par une anecdote comparable.
Il existe me semble-t-il deux types de pyramidal, qui s’influencent l’un l’autre, se provoquent l’un l’autre, mais que je peux tenter de dissocier pour faciliter la discussion.
Tout le monde serait beau, tout le monde serait gentil, tout le monde aurait le droit de se contredire, de jouer un rôle ici ou là, de tantôt fermer sa gueule quand il se trouve en face d’un méchant, de l’ouvrir sur le net parce que personne ne peut mordre… Je ne suis pas d’accord.
Les journalistes sont naïfs. Ils voient un compte Twitter avec des dizaines de milliers de followers et ils s’extasient. Ils font du détenteur du compte une star. Mais ont-ils un peu gratté derrière les apparences ?
Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Ce fut une révolution, notamment grâce à l’hypertexte décentralisé, mais aussi une façon de traduire à l’écran ce que nous connaissions sur le papier. Il suffit de voir à quoi ressemblent encore les sites des journaux (où même les blogs). À des journaux traditionnels ! Très loin du look Google ou des services 2.0 les plus avancés. On reste dans l’ancien monde de Gutenberg.
Je vous rassure, je suis aussi un con. Que faisons-nous ? Nous ne cessons de parler des médias traditionnels et de linker vers eux. Nous leur donnons ainsi un poids démesuré dans l’écosystème du Web.
De plus en plus d’outils cherchent à nous éloigner de notre URL personnel, chez nous quoi, pour nous attirer chez eux. « Visitez dans notre centre commercial, ne restez plus sur votre terrasse à discuter avec vos amis, nous dit-on. Vous n’avez même plus besoin d’aller chez eux, ils viennent aussi. » Super.
Je dois être naïf. Je ne suis pas l’actualité alors je tombe des nues quand, sur Twitter, François Bon attire mon attention vers un article du Monde où j’apprends que la presse en ligne va recevoir 60 millions d’Euros de subvention.
« Vous êtes tous pourris, vous avez compris ? Vous êtes en état avancé de décomposition. Vous n’existez même pas. » Voici comment je pourrais résumer la pensée de Finkielkraut au sujet du Net après avoir écouté son entretien avec Pierre Lévy organisé par Michel Alberganti sur France Culture.
Ce texte, écrit début avril 2009, devait s'intituler Dire non à un monde pour dire oui à d’autres et trouver sa place dans mon prochain livre que j'imaginais initialement comme une narrative nonfiction. Pour reconstituer cette histoire, j'ai interviewé par ordre d'apparition Quitterie Delmas, Jean-Yves de Chaisemartin, Virginie Votier et François Bayrou. Mais, comme souvent quand j'écris, mes projets se transforment et je ne pense pas utiliser cette matière sans mon livre car je veux y traiter de la conscience globale.